PARTIE E. ENQUÊTE 2000-2001

22 mars 2003

Mots clés : Vessie, Cancer, carcinome urothélial, tumeurs infiltrantes, Enquête, méthodes thérapeutiques.
Auteurs : ZERBIB M., BOUCHOT O.
Référence : Prog Urol, 2002, 12, 1139-1139
Une petite enquête, sur les années 2000 et 2001, a été conduite dans 8 centres français, dont l'objectif n'a été que d'avoir une idée, non exhaustive, des traitements proposés dans les différentes régions en France en cas de tumeur infiltrante de vessie. Les centres interrogés sur leur pratique ont été : Hôpital Salvator de Marseille, Hôpital Foch de Suresnes, Hôpitaux Civils de Strasbourg, Hôpital Tripode de Bordeaux, Hôpital Purpan de Toulouse, Institut Montsouris de Paris, Hôpital Cochin de Paris, Hôtel Dieu de Nantes. Nous remercions les personnes interrogées de nous avoir répondus. Comparaison entre 2000 et 2001:Plusieurs remarques peuvent être faites :
- tendance vers la réalisation plus fréquente de la "Vessie de Remplacement"
- un seul centre réalise une chimiothérapie néo-adjuvante
- tendance vers le protocole "Gemcitabine-Cisplatine" au dépend du classique M-VAC pour la chimiothérapie adjuvante
- disparition dans les alternatives de la radiothérapie exclusive et de la cystectomie partielle pour les tumeurs urothéliales.

ANNÉE 2000.

Parmi 1850 tumeurs de vessie, tous stades confondus, 472 étaient des tumeurs infiltrant le muscle vésical (25,5%) : * 70 n'ont pas eu de traitement chirurgical ;

* 408 ont eu un geste chirurgical :

- 253 cystoprostatectomies totales,

- 30 cystectomies avec coque prostatique,

- 45 pelvectomies antérieures,

- 82 alternatives à la cystectomie dont 34 RTUV seules, 11 cystectomies partielles et 26 ARC. Parmi les hommes ayant eu une cysto-prostatectomie totale (n= 253): * 138 ont une dérivation urinaire cutanée,

* 109 ont une vessie de remplacement, Parmi les femmes ayant eu une pelvectomie antérieure (n= 45) : * 36 ont une dérivation urinaire cutanée,

* 6 ont une vessie de remplacement,

* 3 ont une vessie continente. La chimiothérapie néo-adjuvante avant traitement a été réalisée dans un seul centre.

La chimiothérapie adjuvante après cystectomie a été M-VAC ou Gemcitabine-Cisplatine, avec une nette tendance pour le M-VAC.

Figure 1: Répartition des traitements chez 408 patients traités en 2000, dans 8 centres français, pour tumeur infiltrante de vessie.

ANNÉE 2001.

Parmi 1815 tumeurs de vessie, tous stades confondus, 412 étaient des tumeurs infiltrant le muscle vésical (22,7%) :

* 68 n'ont pas eu de traitement chirurgical ;

* 344 ont eu un geste chirurgical :

- 215 cystoprostatectomies totales,

- 35 cystectomies avec coque prostatique,

- 42 pelvectomies antérieures,

- 62 alternatives à la cystectomie dont 26 RTUV seules et 21 ARC. Parmi les hommes ayant eu une cysto-prostatectomie totale (n= 215): * 99 ont une dérivation urinaire cutanée,

* 110 ont une vessie de remplacement,

* 6 ont une dérivation colique. Parmi les femmes ayant eu une pelvectomie antérieure (n= 42) : * 30 ont une dérivation urinaire cutanée,

* 18 ont une vessie de remplacement,

* 2 ont une dérivation colique. La chimiothérapie néo-adjuvante avant traitement n'a été réalisée que dans un seul centre et pour quelques cas.

La chimiothérapie adjuvante après cystectomie a été M-VAC ou Gemcitabine-Cisplatine, avec une nette tendance vers la 2ième association comparativement à l'année 2000.

Figure 2: Répartition des traitements chez 344 patients traités en 2001, dans 8 centres français, pour tumeur infiltrante de vessie.

Comparaison entre 2000 et 2001:

Plusieurs remarques peuvent faites : tendance vers la réalisation plus fréquente de la "Vessie de Remplacement" ; un seul centre réalise une chimiothérapie néo-adjuvante ; tendance vers le protocole "Gemcitabine-Cisplatine" au dépend du classique M-VAC pour la chimiothérapie adjuvante; disparition dans les alternatives de la radiothérapie exclusive et de la cystectomie partielle pour les tumeurs urothéliales.