Base bibliographique

Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses de stade 1 clinique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 137-143

Avant l'utilisation clinique du cisplatine, au cours des années soixante-dix, le traitement des tumeurs germinales non seminomateuses du testicule (TGNS) reposait sur la chirurgie, orchidectomie élargie suivi de curage ganglionnaire rétropéritonéal. Aujourd'hui le curage, suivi de chimiothérapie lorsqu'il est positif ou en cas de reprise évolutive, assure 99% de survie à 5 ans pour les TGNS de stade I clinique (TGNS I). Ce résultat constitue une référence d'efficacité à laquelle doivent être comparées les autres modalités thérapeutiques. Les techniques actuelles de curage, curage limité ou curage préservant les branches sympathiques lombaires, ont permis d'abaisser le taux d'anéjaculation au dessous de 10% sans en diminuer la valeur curatrice. Néammoins le curage a peu d'utilité thérapeutique lorsqu'il est négatif, c'est à dire dans 70% des cas et risque d'être insuffisant lorsqu'il et positif. L'efficacité de la chimiothérapie dans les formes métastatiques a amené à proposer d'autres stratégies thérapeutiques. La surveillance des TGNS I permet de ne traiter par chimiothérapie que les patients qui présentent une reprise évolutive. Elle a été largement évaluée depuis 1982 et assure un taux de survie supérieur à 98%. Mais elle présente deux inconvénients: elle expose à un risque de rechute à un stade métastatique avancé chez 3,7% des patients surveillés et elle impose un suivi rigoureux rarement observé. Les expériences de surveillance ont d'autre part permis de définir des critères histologiques prédictifs de rechute: la présence d'emboles vasculaires intra et/ou extratesticulaires ou de carcinome embryonnaire pur ou majoritaire. La valeur prédictive de ces critères est évaluée. La chimiothérapie première dans les TGNS I à risque de récidive est en cours d'évaluation. Le taux de survie à 5 ans est proche de 98%. La toxicité de deux BEP est minime et le risque carcinogène à long terme vraisemblablement négligeable. Mais une interrogation persiste quant au risque de traitement insuffisant d'une métastase supracentimétrique passée inapperçue en tomodensitométrie (11%). Aujourd'hui un traitement complémentaire n'est recommandé que dans les tumeurs à haut risque de récidive; le curage ganglionnaire a fait ses preuves, la chimiothérapie doit prouver qu'elle est aussi efficace et mieux tolérée. Une très bonne concertation entre pathologiste et clinicien est indispensable afin d'évaluer au mieux le risque de récidive.

Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / lymphadénectomie rétro-péritonéale / Chimiotherapie
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / retroperitoneal lymph node dissection / Chemotherapy
Traitement des tumeurs germinales non séminomateuses du testicule : les standards et les perspectives.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 7, 149-158
Mots clés:
testicule / Tumeur germinale non séminomateuse / thérapie
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / therapy
Traitement du cancer du rein avancé par l'Erythropoïétine recombinante
TexF-PU-97-00070399.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 399-402

BUTS : Etude des effets anti tumoraux de l'Erythropoïétine sur des métastases de cancer du rein.
MATERIEL ET METHODES : 20 patients porteurs de métastases histologiquement prouvées de cancer du rein ont reçu, après consentement éclairé, de l'Erythropoïétine recombinante en sous-cutanée trois fois par semaine à la dose de 150 UI/Kg en cas d'hémoglobine inférieure ou égale à 12 g/dL ou à la dose de 75 UI/Kg en cas d'hémoglobine supérieure à 12 g/dL. Le traitement était poursuivi pour un minimum de 8 semaines avant réévaluation et poursuivi au delà sauf en cas de progression ou de toxicité excessive. Un bilan d'évaluation tumorale était réalisé toutes les 8 semaines et la réponse jugée selon les critères de l'O.M.S. Un bilan clinique et biologique était réalisé de façon bimensuelle à la recherche d'une toxicité gradée selon l'échelle O.M.S. Tous les patients sauf un avaient reçu une immunothérapie ou une chimiothérapie avant inclusion dans l'étude.
RESULTATS : Une réponse complète (12 mois +), une réponse partielle (8 mois), deux réponses mineures, 10 stabilités et 6 progressions ont été constatées. 15 patients ont reçu le traitement à pleine dose. Chez 5 patients le traitement a été interrompu avant les 8 semaines initialement prévues pour progression tumorale chez un patient et pour un chiffre d'hémoglobine persistant supérieur à 15 gr/dL pour 4 d'entre eux. Les effets secondaires ont consisté en 1 cas de céphalée modérée, 2 cas de douleurs osseuses transitoires, 1 hypertension artérielle transitoire.
CONCLUSION : L'Erythropoïétine démontre un effet antitumoral modéré à confirmer dans une étude de phase II en première ligne thérapeutique chez des patients sélectionnés.

Treatment of advanced renal cell carcinoma by recombinant erythropoietin.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Métastase / Chimiotherapie
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / Chemotherapy
Traitement endo-urologique des sténoses de l'uretère et de la jonction pyélo-urétérale
2001
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 765-865
Mots clés:
voie urinaire supérieure / Uretère / sténose / hydronéphrose congénitale / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract / ureter / stenosis / ureteropelvic junction syndrome / endoscopic surgery
Traitement endoscopique des urétérocèles de diagnostic anténatal.
Endoscopic treatment of antenatally diagnosed ureteroceles.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 529-534

INTRODUCTION : Les auteurs rapportent une série de 16 enfants ayant présenté une urétérocèle diagnostiquée en période anté-natale et traités d'emblée, en période néo-natale, par incision endoscopique . Le but de ce traitement est d'assurer une décompression efficace de l'urétérocèle.
MATERIEL ET METHODES : Le bilan post-natal immédiat a recensé 17 urétérocèles dont 7 étaient intra-vésicales (avec une forme bilatérale) et 10 étaient ectopiques. L'ouverture endoscopique a permis l'affaissement de toutes les urétérocèles et, le plus souvent, l'amélioration de la fonction rénale. Un reflux vésico-urétéral est apparu secondairement chez 7 enfants ayant présenté une forme ectopique de la pathologie, il existait d'emblée chez deux autres.
RESULTATS : Chez les patients porteurs d'une forme intra-vésicale, le traitement endoscopique s'est avéré efficace à lui seul et aucun geste complémentaire n'a été nécessaire. En revanche, dans les formes ectopiques, un deuxième temps opératoire s'est imposé dans 9 cas: l'existence d'un reflux vésico-urétéral (8 cas) a nécessité une résection de l'urétérocèle avec reconstruction vésicale et réimplantation urétérale selon Cohen. Dans un cas, une urétéronéphrectomie totale a été réalisée du fait de l'absence complète de fonction du rein concerné.
CONCLUSION : L'ouverture endoscopique, pratiquée précocement peut être considérée comme le traitement de première intention des urétérocèles de diagnostic anté-natal. Sa principale complication reste l'apparition secondaire d'un reflux vésico-urétéral. Une surveillance radiologique apparaît donc indispensable.

INTRODUCTION : The authors report a series of 16 infants presenting with an antenatally diagnosed ureterocele, treated immediately, during the neonatal period, by endoscopic incision. The objective of this treatment is to ensure effective decompression of the ureterocele. MATERIAL AND METHODS : The immediate postnatal assessment revealed 17 ureteroceles, including 7 intravesical ureteroceles (with one bilateral form) and 10 ectopic ureteroceles. Endoscopic opening allowed collapse of all of the ureteroceles and usually ensured improvement of renal function. Vesicoureteric reflux was observed secondarily in 7 infants with an ectopic form of the disease, and was present primarily in two other patients. RESULTS : In patients with an intravesical form, endoscopic treatment was found to be effective on its own and no complementary procedure was required. In contrast, in ectopic forms, a second operation was required in 9 cases : presence of vesicoureteric reflux (8 cases) required resection of the ureterocele with vesical reconstruction and ureteric reimplantation according to Cohen's technique. In one case, total ureteronephrectomy was performed due to complete absence of function of the kidney concerned.
CONCLUSION : Endoscopic opening, performed soon after birth, can be considered to be the first-line treatment of antenatally diagnosed ureteroceles. Its main complication remains the secondary development of vesicoureteric reflux. Radiological surveillance therefore appears to be essential.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / urétérocèle / dépistage anté-natal / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / Ureterocele / antenatal screening / endoscopic surgery
Traitement endoscopique du reflux vésico-rénal chez l'enfant. Bilan de cinq ans d'utilisation de Macroplastique
Endoscopic treatment of vesicorenal reflux in children. Five-year assessment of the use of Macroplastique.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1001-1006

BUTS : Analyser les résultats du traitement endoscopique du reflux vésico-rénal par implantation de Macroplastique et comparaison avec le Téflon.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 297 enfants présentant 454 reflux vésico-rénaux ont été traités par implantation endoscopique de Macroplastique (Uroplasty-A.B.S.) : 385 reflux primitifs et de 69 reflux secondaires ou associés. Tous les enfants ont été contrôlés par échographie et cystographie 6 semaines et 1 an après l'implantation.
RÉSULTATS : Toutes étiologies ou tous grades confondus, le reflux a disparu chez 91,2% des enfants (93,3% des uretères). Les complications à type de stase urétérale sont rares (3 cas). Après guérison, 161 enfants (253 uretères) ont été revus à 1 an : le reflux est réapparu chez 8,7% des patients.
CONCLUSION : Bien que la quantité moyenne implantée ait été moindre avec le Macroplastique, les résultats semblent supérieurs à ceux obtenus avec le Téflon (sur une série antérieure de 402 enfants : guérison pour 87,1% des uretères et 85,7% des enfants). Les avantages du Macroplastique par rapport au Téflon peuvent s'expliquer par la consistance moins liquide, l'absence de rétraction du produit et par la présence de micro-particules plus grosses sans aucune réaction inflammatoire locale ou à distance.

OBJECTIVE : To compare the results of endoscopic treatment of vesicorenal reflux by Macroplastique implantation versus Teflon implantation. MATERIAL AND METHODS : 297 children with 454 refluxing vesidorenal units were treated by endoscopic implantation of Macroplastique (Rplasty)-A.B.S. : 385 cases of primary reflux and 69 cases of secondary or associated reflux. All children were reviewed by ultrasound and cystography 6 weeks and 1 year after implantation. RESULTS : Regardless of the aetiology and the grade, reflux resolved in 91.2% of children (93.3% of ureters). Complications such as ureteric stasis were rare (3 cases). 161 children (253 ureters) were reviewed 1 year after treatment : reflux had recurred in 8.7% of patients.
CONCLUSION : Although the mean quantity implanted was lower with Macroplastique, the results appeared to be better than those obtained with Teflon (bases on a previous series of 402 children : cure for 87.1% of ureters and 85.7% of children). The advantages of Macroplastique compared to Teflon include the less liquid consistency, the absence of retraction of the product and the presence of larger microparticles without any local or distant inflammatory reaction.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / chirurgie endoscopique / opération anti-reflux
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / endoscopic surgery / antireflux procedure
Traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral après réimplantation de l'uretère (greffes exclues)
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 66-71

La technique de O'Donnell a été utilisée pour traiter 9 unités urétérales refluantes après réimplantation chirurgicale de l'uretère chez 8 patients (âge moyen: 45 ans) entre mai 1986 et janvier 1991. La réimplantation a été de type Cohen 5 fois (dont 1 uretère modelé), de type Leadbetter 2 fois (dont 1 uretère modelé), de type Campos Freire 1 fois et directe 1 fois (sur Boari). Les reflux étaient de grade ll pour 1 uretère; de grade lll pour 5 uretères; de grade IV pour 2 uretères et V pour 1 uretère. L'injection a été unique pour 5 patients et multiple pour 3 patients. 2 patients masculins ont eu une section du col associée. Aucune complication n'est survenue. La correction du reflux a été obtenue pour 8 unités urétérales, soit 87% de succès avec un recul moyen de 28 mois. L'échec correspond à un reflux de grade V sur méga-uretère réimplanté avec modelage. Le traitement endoscopique du reflux nous paraît devoir être utilisé en première intention pour traiter les reflux sur uretères réimplantés en raison de la simplicité et del'efficacité de cette technique.

Endoscopic treatment of vesicoureteric reflux after ureteric reimplantation (excluding renal transplantation).

Mots clés:
implantation urétéro-vésicale / Échec / opération anti-reflux / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
ureterovesical implantation / Failure / antireflux procedure / endoscopic surgery
Traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral par injections de téflon
Endoscopic teflon injection for the treatment of vesicoureteric reflux.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 391-397

Il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique portant sur 124 patients porteurs d'un reflux vésico-rénal et traités par injection de polytetrafluoréthylène (téflon). Le reflux était bilatéral dans 71 cas et unilatéral dans 53 cas. Au total 195 uretères ont été traités. Il s'agissait d'un reflux primaire dans 94 cas (143 uretères), ou secondaire dans 30 cas (52 uretères). 118 uretères (60,5%) ont été traités avec une seule injection. Dans 77 cas, deux ou trois injections ont été réalisées. avec une disparition du reflux dans 46 cas (23,6%). Au total, le taux de guérison a été de 84,1%. Les échecs, représentant 31 uretères (15,9%) ont été traités par réimplantation. Le recul post-traitement est compris entre 1 et 4 ans. Dans cette étude nous avons analysé les résultats du traitement en fonction du grade et du type de reflux, ainsi que de la technique utilisée. Les causes possibles d'échec et les complications éventuelles ont été discutées.

We have reviewed 124 patients with vesicoureteral reflux who were treated by endoscopic injection of polytetrafluoroethylene (Teflon) in four institutions. Of these patients 71 had bilateral reflux and 53 had unilateral reflux. In all, 195 ureters were treated. Reflux was primary in 94 cases (143 ureters) and secondary in 30 cases (52 ureters). Only 118 ureters (60.5%) showed no more reflux after a single injection. Seventy-seven ureters needed a second or third Teflon injection to control their reflux. In this group, reflux was cured in 46 ureters (23.6%) for a total cure rate by Teflon injection of 84.1%. Thirty-one ureters (15.9%) needed reimplantation (follow-up ranged from 1-4 years). In this study we assessed results in relation to the grade and type of reflux, the injected dose of Teflon and the technique used. The possible causes of failure and the reported complications are discussed.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / chirurgie endoscopique / téflon
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / antireflux procedure / endoscopic surgery / teflon
Traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral résiduel après réimplantation chez l'enfant : à propos de 12 observations.
Endoscopic treatment of residual vesicoureteric reflux after reimplantation in children, based on a series of 12 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 618-621

BUTS : Evaluer la tolérance et l'efficacité du traitement endoscopique du reflux vésico-urétéral de l'enfant persistant après réimplantation chirurgicale.
MATERIEL ET METHODES : 12 enfants âgés de 17 à 103 mois ont été traités par injection endoscopique après échec de réimplantation urétéro-vésicale type Cohen. Il existait une uropathie associée chez 4 enfants. Le reflux était dans tous les cas unilatéral. L'intervention était réalisée en hôpital de jour. Tous les enfants étaient contrôlés à 3 mois.
RESULTATS : Aucune complication précoce n'est apparue. La cystographie de contrôle était normale chez 10 enfants. Il persistait un reflux de même stade chez 2 enfants nécessitant une seconde réimplantation urétéro-vésicale. Une sténose du méat est apparue 2 ans après l'injection. Le recul moyen était de 24,7 mois. Le taux de succès de la technique était de 75% dans cette série.
CONCLUSION : Cette technique est fiable, simple pouvant être réalisée en hôpital de jour. Les bons résultats ne doivent pas faire oublier les risques de récidives à distance imposant une surveillance prolongée.

OBJECTIVE : To evaluate the safety and efficacy of endoscopic treatment of vesicoureteric reflux in children persisting after surgical reimplantation. MATERIAL AND METHODS : 12 children between the ages of 17 and 103 months were treated by endoscopic injection after failure of Cohen ureterovesical reimplantation. An associated uropathy was present in 4 children. Reflux was unilateral in every case. The operation was performed as a day-only procedure. All children were reviewed at 3 months. RESULTS : No early complications were observed. The follow-up cystography was normal in 10 children. The same degree of reflux persisted in 2 children, requiring a second ureterovesical reimplantation. A meatal stricture occurred 2 years after injection. The mean follow-up was 24.7 months. The success rate of the technique was 75% in this series.
CONCLUSION : This technique is reliable, simple and can be performed in the day hospital. However, these good results must not mask the risk of long-term recurrence, requiring prolonged surveillance.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / Reflux vésico-urétéral / opération anti-reflux / Échec / chirurgie endoscopique
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / vesicoureteral reflux / antireflux procedure / Failure / endoscopic surgery
Traitement endourologique des fistules urétérales survenant après chirurgie carcinologique pelvienne : à propos de 5 cas
Endourological treatment of ureteric fistulae occurring after pelvic cancer surgery. Report of 5 cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 436-441

Nous avons pris en charge 5 patients présentant une fistule urétérale après chirurgie carcinologique pelvienne élargie. Parmi eux 3 étaient au stade de récidive néoplasique et 3 avaient subi une radiothérapie. Les méthodes endo-urologiques ont permis d'obtenir 4 résultats immédiats satisfaisants mais seulement 1 succès complet à long terme. Le drainage percutané isolé des cavités pyélocalicielles tarit ainsi remarquablement l'écoulement urineux mais expose à un risque notable de sténose séquellaire de la voie excrétrice en l'absence d'intubation concomittante de la zone fistuleuse. Lorsqu'il associe dérivation urinaire et cathétérisme de l'uretère pathologique, le traitement endo-urologique représente par contre une alternative fiable à la chirurgie conventionnelle.

The authors report 5 cases of ureteric fistula after radical pelvic cancer surgery. Three patients had a recurrent tumour and 3 had received radiotherapy. Endourological methods achieved 4 immediately satisfactory results, but only one complete long-term success. Isolated percutaneous drainage of the pyelocaliceal cavities effectively dried up the urine leak, but carried a high risk of secondary stenosis of the excretory tract in the absence of concomitant intubation of the fistula zone. However, endourological treatment, combined with urinary diversion and catheterisation of the pathological ureter, represented a reliable alternative to conventional surgery.

Mots clés:
complication iatrogène / Uretère / Fistule urinaire / chirurgie endoscopique / lésion
Mots-clés:
iatrogenic complication / ureter / Urinary fistula / endoscopic surgery / lesion
Traitement endovasculaire d'un angiomyolipome rénal hémorragique par microcoil de platine.
Endovascular treatment of a haemorrhagic renal angiomyolipoma with platinum microcoils.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 424-428

L'hémorragie est la principale complication des angiomyolipomes rénaux. Son traitement est classiquement chirurgical mais l'embolisation est une alternative thérapeutique. L'amélioration des cathéters et des matériaux d'embolisation permet de réaliser des embolisations hypersélectives. Nous présentons un cas où l'emploi d'un cathéter à souplesse variable et de microcoils de platine a permis de réaliser l'embolisation hypersélective d'un angiomyolipome rénal hémorragique tout en préservant le parenchyme fonctionnel.

Haemorrhage is the major complication of renal angiomyolipoma and is classically treated surgically, but embolization constitutes an alternative treatment. Improvement of catheters and embolization materials now allows highly selective embolization. The authors present a case in which the use of a variable stiffness catheter and platinum microcoils allowed highly selective embolization of a haemorrhagic renal angiomyolipoma while preserving the functional renal parenchyma.

Mots clés:
Rein / tumeur rare / hématurie / Embolisation
Mots-clés:
Kidney / rare tumor / hematuria / Embolization
Traitement médical du priapisme veineux à propos de 46 cas : ponction, détumescence pharmacologique ou réfrigération pénienne ?
Conservative treatment of venous priapism based on a series of 46 cases : puncture, pharmacological detumescence or penile cooling?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 433-441

BUTS : Analyser l'efficacité comme premier traitement du priapisme de trois méthodes médicales non spécifiques : a) l'injection intracaverneuse (IIC) de drogue alphastimulante, b) la ponction caverneuse, c) la réfrigération cutanée pénienne..
MATERIEL ET METHODES : 46 cas de priapismes veineux d'étiologie variée ont d'abord été traités par IIC de drogue alphastimulante (23 cas) ou ponction (14 cas ou réfrigération (9 cas). Ces 3 méthodes n'ont été associées qu'en cas d'échec et de façon non uniforme en fonction de notre expérience. Les résultats ont été analysés sur l'obtention de la détumescence et la préservation de la capacité érectile.
RESULTATS : Dans près de 80% des cas, la détumescence a été obtenue et la capacité érectile préservée par le seul traitement médical. Comme premier traitement, l'efficacité de l'IIC (83%) et de la réfrigération (78%) a été supérieure à celle de la ponction (57%). En fait, le délai préthérapeutique a été un paramètre plus important que l'étiologie. La réfrigération n'a plus été efficace après la 8ème heure, la ponction après la 9ème heure et l'IIC après la 34ème heure. Les échecs du traitement médical et les séquelles érectiles n'ont été observés que pour les priapismes traités après la 24ème heure.
CONCLUSION : L'efficacité des 3 méthodes est proche à la condition d'être faites tôt. Leur indication dépend de : 1) la durée du priapisme, 2) l'existence ou non d'une souffrance anoxique caverneuse. Schématiquement (et parallèlement au traitement étiologique si possible) : a) en cas de priapisme indolore 12-24 24 heures, la ponction doit être le premier traitement. En cas d'échec, la gazométrie caverneuse évalue la souffrance anoxique caverneuse et guide la conduite à tenir.

OBJECTIVE : To analyse the efficacy of three nonspecific medical approaches to the first-line treatment of priapism : a) intracavernous injection (ICI) of alpha-adrenergic agonists, b) cavernous puncture, c) penile cutaneous cooling. METHODS : 46 cases of venous priapism, due to various aetiologies, were initially treated by ICI of alpha-adrenergic agonists (23 cases), puncture (14 cases) or cooling (9 cases). These 3 methods were combined only in the case of failure and not uniformly, based on our experience. The results were analysed in terms of successful detumescence and preservation of erectile function. RESULTS : Detumescence was obtained and erectile function was preserved in almost 80% of cases, with conservative treatment alone. ICI (83%) and cooling (78%) were more effective as first-line treatment than puncture (57%). The delay to treatment was a more important parameter than the aetiology. Cooling was no longer effective after the 8th hour, puncture was no longer effective after the 9th hour and ICI was no longer effective after the 34th hour. Failures of conservative treatment and erectile sequelae were only observed in cases of priapism treated after the 24th hour.
CONCLUSION : The 3 methods have a similar degree of efficacy, provided they are performed early. Their indication depends on the duration of priapism, the presence or absence of cavernosal anoxia. Schematically (and in parallel with aetiological treatment when possible) : a) in the case of painless priapism 12, but 24 hours, puncture must be the first treatment. In the case of failure, cavernosal blood gases should be performed to evaluate cavernosal anoxia and to guide management.

Mots clés:
andrologie / priapisme
Mots-clés:
andrology / priapism
Traitement microchirurgical de l'impuissance d'origine vasculaire.
Microsurgical treatment of impotence of vascular origin.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 787-795

L'impuissance d'origine vasculaire peut être dûe à un défaut d'apport artériel, à une fuite caverno-veineuse, ou à l'association des deux phénomènes. Plusieurs techniques microchirurgicales ont été proposées afin de restaurer la fonction érectile de manière physiologique, évitant les injections intracaverneuses de drogues vaso-actives ou l'implantation de prothèses péniennes. Depuis plus de 15 ans, nous avons recours à ce type de chirurgie chez des patients motivés et sélectionnés (72 patients traités, 57 patients évalués en postopératoire). Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle, nous pratiquons une revascularisation artério-artérielle selon Michal II en cas de lésion limitée proximale ou distale avec conservation d'une des deux artères dorsales (13 patients), et nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde de la verge en cas d'atteinte diffuse et distale (8 patients); avec dans les deux types de revascularisation 62% de résultats positifs pour un suivi moyen de 22 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine veineuse (11 patients), nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde, avec 92% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle et veineuse (25 patients), nous pratiquons, selon le siège de la lésion artérielle, une revascularisation selon Michal II associée à une ligature de la veine dorsale ou une artérialisation de la veine dorsale, avec respectivement 64% et 58% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 et 5 mois. A la lumière de ces résultats, nous voudrions tenter de définir la place de la microchirurgie vasculaire dans le traitement de l'impuissance.

Impotence of vascular origin may be due to a defect of the arterial blood supply, a cavernous venous leak or a combination of the two phenomena. Several microsurgical techniques have been proposed to restore physiological erectile function, without the use of intracavernous injections of vasoactive drugs or implantation of penile prostheses. We have used this type of surgery in motivated and selected patients for more than 15 years (72 patients treated, 57 patients evaluated after surgery). In patients with impotence of arterial origin, we perform a Michal II arterio-arterial revascularisation in the case of limited proximal or distal lesions with preservation of one of the two dorsal arteries, (13 patients) and arterialisation of the deep dorsal vein of the penis in the case of diffuse distal lesions (8 patients). 62% of positive results were obtained with both forms of revascularisation with a mean follow-up of 22 months. In patients with impotence of venous origin (11 patients), we perform arterialisation of the deep dorsal vein of the penis, with 92% of positive results with a mean follow-up of 12 months. In patients with impotence of arterial and venous origin (25 patients), we carry out a Michal II revascularisation and ligation of the dorsal vein or arterialisation of the dorsal vein achieves 64% and 58% of positive results with a mean follow-up of 12 months and 5 months, respectively. In the light of these results, the authors try to define the place of vascular microsurgery in the treatment of impotence.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / micro-chirurgie / chirurgie vasculaire
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / microsurgery / vascular surgery
Traitement par embolisation artérielle percutanée d'un priapisme post-traumatique chez un enfant.
Treatment of post-traumatic priapism in a child by percutaneous arterial embolization.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 258-261

Un priapisme à haut débit a été diagnostiqué 5 jours après une chute à califourchon chez un adolescent de 14 ans. Une embolisation supra sélective des 2 artères honteuses internes à l'aide de gélatine ( SPONGEL(r) ) a pu être réalisée. La résolution rapide du priapisme mais aussi la reprise d'érections normales dès 48 heures ont été observées. L'échographie doppler retrouve un flux à haut débit et définit le côté de l'artère traumatisée. L'embolisation endovasculaire permet un traitement efficace des fistules artério-caverneuses traumatiques.

High flow rate priapism was diagnosed in a 14-year-old adolescent 5 days after a fall onto the perineum. Highly selective embolization of the 2 internal pudendal arteries was performed with gelatin (SPONGEL(r)). Rapid resolution of the priapism as well as return of normal erection were observed within 48 hours. Doppler ultrasound revealed a high flow rate and identified the side of the traumatized artery. Endovascular embolization allows effective treatment of traumatic arteriocavernous fistula.

Mots clés:
andrologie / priapisme / Enfant / Embolisation
Mots-clés:
andrology / priapism / child / Embolization
Traitement par radiochimiothérapie concomitante des tumeurs urothéliales de vessie N+ M0.
Treatment of N+M0 urothelial bladder tumours by concomitant radiochemotherapy.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 522-528

Dix-sept malades atteints de tumeur urothéliale de vessie N+ ont été traités par une association résection endoscopique profonde, radiochimiothérapie concomitante, (5FU cisplatine). 15 malades ont pu poursuivre l'ensemble de leur traitement, 52,9% de 17 ces malades sont en rémission complète à 6 mois, 35,2% de rémission complète à 1 an, 30% des malades en rémission complète ont fait des métastases à distance, 52,9% ont présenté une inefficacité locale, 40% ont présenté des métastases à distance. Ce protocole associant résection profonde et radiochimiothérapie peut donc être efficace sur le contrôle local de la tumeur et permettre de conserver le réservoir vésical en cas de rémission complète, il est cependant insuffisant pour éviter l'apparition de métastases à distance. Il est donc souhaitable d'intensifier ce traitement en faisant une résection endoscopique complète, en augmentant le débit-dose de radiothérapie et en intensifiant le protocole de chimiothérapie.

Seventeen patients with N+ urothelial bladder tumours were treated by a combination of deep endoscopic resection and concomitant radiochemotherapy (5FU cisplatin). 15 patients completed their course of treatment. 52.9% of these 17 patients are in complete remission at 6 months, 35.2% are in complete remission at 1 year, 30% of patients in complete remission developed distant metastases, 52.9% developed local progression and 40% developed distant metastases. This protocol of deep resection combined with radiochemotherapy can therefore be effective in the local control of the tumour and can allow preservation of the bladder in the case of complete remission. However, it is insufficient to prevent the development of distant metastases. It is therefore preferable to intensify this treatment by performing complete endoscopic resection, by increasing the radiotherapy dose rate and by intensifying the chemotherapy protocol.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / Métastase ganglionnaire / radiothérapie / Chimiotherapie
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / radiotherapy / Chemotherapy
Traitement per-cutané des kystes simples du rein
Percutaneous treatment of simple renal cysts.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 880-888

Le traitement per-cutané des kystes du rein est une alternative à la chirurgie, efficace et peu invasive, pour le traitement des kystes simples du rein symptomatiques ou compliqués de lithiases ou d'hydronéphrose. Les kystes de taille modérée et les kystes para-pyéliques relèvent de la sclérothérapie. Les kystes volumineux et périphériques doivent être réséqués par voie per-cutanée. 29 kystes ont été traités : 6 résections per-cutanées, 22 scléroses, 1 ponction/aspiration simple. La disparition des douleurs a été obtenue dans 96% des cas. La disparition des hydronéphroses et des lithiases a été obtenue dans 100% des cas. La morbidité (infection, hématome) est faible (10%) mais 9 patients, soit 32%, présentent une cavité résiduelle de petite taille qui dans 1 cas a évolué vers une récidive vraie du kyste. Le devenir de ces cavités résiduelles qui n'entraînent aucun symptôme n'est pas connu à long terme.

Percutaneous treatment of renal cysts is an effective and minimally invasive alternative to surgery for the treatment of simple, symptomatic renal cysts or cysts complicated by renal stones or hydronephrosis. Moderately large cysts and parapelvic cysts should be treated by sclerotherapy, while very large and peripheral cysts should be resected percutaneously. A series of 29 cysts was treated : 6 percutaneous resections, 22 scleroses, 1 simple puncture-aspiration. Pain relief was obtained in 96% of cases. Resolution of hydronephrosis and renal stones was obtained in 100% of cases. The morbidity (infection, haematoma) was low (10%), but 9 patients (32%) presented with a small residual cavity which, in 1 case, evolved towards a true recurrence of the cyst. The long-term outcome of these asymptomatic residual cavities is unknown.

Mots clés:
Rein / Kyste / chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
Kidney / Cyst / laparoscopic surgery
Traitement probabiliste de l'infection urinaire en chirurgie urologique
Empirical treatment of urinary tract infection in urological surgery.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1017-1022

La mise en route d'une antibiothérapie probabiliste est justifiée en urgence devant une infection urinaire fébrile ou pour raccourcir la période préopératoire chez un patient infecté et hospitalisé. La prise en compte de la sévérité de l'infection, de son origine (communautaire ou nosocomiale), des caractères morphologiques du (ou des) germe(s) à l'examen direct et des données de la bandelette urinaire permet de choisir l'antibiothérapie la mieux adaptée en attendant les résultats de l'antibiogramme.

Emergency prescription of empirical antibiotic therapy is justified in a context of febrile urinary tract infection, or to shorten the preoperative period in a hospitalised infected patient. The severity of the infection, its origin (community or nosocomial), morphological characteristics of the bacteria on direct examination, and urinary dip-stick data must be taken into account to select the most appropriate antibiotic while waiting for the antibiotic susceptibility test results.

Mots clés:
infection urinaire / antibiothérapie
Mots-clés:
urinary tract infection / antibiotic therapy
Traitements non-antibiotiques des cystites récidivantes
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 47-53

Nous envisageons le cas de cystites récidivantes (4 crises ou plus par an selon une définition classique). Il est important de s'intéresser à la cystite récidivante parce que c'est une affection fréquente, et parce que la colonisation vésicale est l'indispensable préalable de la pyélonéphrite: le même système qui permet l'accès à la vessie, va permettre l'accès au rein des E. Coli adhérents. S'intéresser aux phénomènes d'adhérence est aussi important. Ils constituent une partie de l'explication du processus par lequel un organisme se défend contre l'infection urinaire. Or le sous entendu de tout traitement antibiotique est d'assurer la stérilité urinaire dans l'attente de récupération d'une auto protection suffisante.

Mots clés:
infection urinaire / cystites aiguës récidivantes / étio-pathogénie
Mots-clés:
urinary tract infection / recurrent acute cystitis / etiopathogenesis
Transperitoneal nephrectomy for benign disease of the kidney: a comparison of laparoscopic and open surgical techniques.
Transperitoneal nephrectomy for benign disease of the kidney: a comparison of laparoscopic and open surgical techniques.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 43, 607-613

BUTS. Comparer les résultats de la néphrectomie cÏlioscopique et de la néphrectomie ouverte pour le traitement des pathologies rénales bénignes.METHODES. 20 patients consécutifs ayant subi une néphrectomie cÏlioscopique pour pathologie bénigne ont été comparés avec 23 patients ayant subi une néphrectomie chirurgicale et 29 ayant subi une néphrectomie pour transplantation (donneur vivant). Ont été relevés: l'âge du patient, son risque anesthésique, la durée de l'intervention, la perte sanguine estimée, le délai post-opératoire de reprise de l'alimentation, l'attribution d'antalgiques parentéraux et oraux, la durée d'hospitalisation, les complications et la convalescence. Ces informations ont été recueillies par revue des dossiers, entretiens téléphoniques et questionnaires postaux. RESULTATS. Comparée à la néphrectomie chirurgicale, la néphrectomie cÏlioscopique nécessitait une durée opératoire significativement supérieure. Cependant, elle était liée à une réduction significative de la durée de l'iléus post-opératoire (chirurgie ouverte), de la durée d'hospitalisation (chirurgie et prélèvement), de la prise d'analgésiques oraux (prélèvements) et de la convalescence (chirurgie et prélèvement). L'incidence de complications était de 15% (cÏlioscopie) et de 0% (chirurgie et prélèvement). La plupart des complications sont survenues au cours des 7 premières cÏlioscopies. CONCLUSIONS. La néphrectomie cÏlioscopique prend plus de temps que la chirurgie. Les complications en début de pratique sont plus élevées. Néanmoins, en dépit du caractère récent de la technique, elle apporte des bénéfices significatifs aux patients: réduction de la douleur post-opératoire, du séjour hospitalier, et convalescence plus rapide.

OBJECTIVE. The objective of this study was to compare the results of laparoscopic nephrectomy for benign disease to open surgical nephrectomy for benign disease. METHODS. Twenty consecutive patients undergoing laparoscopic nephrectomy for benign disease were compared with 23 patients undergoing open surgical nephrectomy for benign disease and with 29 patients undergoing a donor nephrectomy. Data were collected in the following areas: patient age, anesthetic risk, operative time, estimated blood loss, postoperative time to resume oral intake, parenteral analgesics, oral analgesics, hospital stay, complications, and convalescence. Information was obtained through chart review, telephone interviews, and mailed questionnaires. RESULTS. Compared with open surgical nephrectomy, laparoscopic nephrectomy resulted in a statistically significant longer operative time; however, it afforded a statistically significant decrease in postoperative ileus (open group), hospital stay (both groups), oral analgesics (donor group), and convalescence (both groups). The incidence of complications was 15 percent in the laparoscopic group and 0 percent in the two open surgical groups; the majority of complications occurred during the initial seven laparoscopic procedures. CONCLUSIONS. Laparoscopic nephrectomy is a more time-consuming procedure than open surgical nephrectomy. Also, early in one's experience with this technique, the complication rate is higher than with open surgery. However, despite the newness of the technique, it results in significant benefits to the patient: decreased postoperative pain, shorter hospitalization, and more rapid convalescence.

Mots clés:
nephrectomy / laparoscopic surgery / open surgery
Mots-clés:
nephrectomy / laparoscopic surgery / open surgery
Transplant nephrectomy over 20 years: factors involved in associated morbidity and mortality.
Transplant nephrectomy over 20 years: factors involved in associated morbidity and mortality.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 855-858

Sur 1048 transplantations rénales pratiquées entre 1971 et 1990, la détransplantation a été pratiquée 86 fois (8,2%). L'âge moyen des patients était de 33 ans (3,8 à 66,5). Des complications post-opératoires sont survenues chez 60% des patients, en particulier abcès de paroi dans 20% des cas et hémorragie sévère pour 4 patients. L'artère iliaque externe a été liée chez 4 patients. L'incidence et la sévérité des complications étaient plus grandes chez les patients en rejet aigu. Quatre patients sont morts: 1 par ischémie mésentérique et cancer métastatique, 1 par embolie pulmonaire, et 2 par septicémie et coagulation intra-vasculaire disséminée. Le taux de néphrectomie a significativement augmenté (p

Of 1,048 renal transplants performed between 1971 and 1990, transplant nephrectomy was performed in 86 (8.2%). Mean patient age was 33 years (range 3.8 to 66.5). Postoperative complications occurred in 60% of the patients, including wound infection in 20% and major hemorrhage in 4 patients. The external iliac artery was ligated in 4 patients. The incidence and severity of the complications were greater in patients with acute rejection. Four patients died: 1 of ischemic bowel and metastatic carcinoma, 1 of pulmonary embolism, and 2 of sepsis and disseminated intravascular coagulation. The nephrectomy rate increased significantly (p

Mots clés:
Renal transplantation / transplantectomy / mortality / iatrogenic complication
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy / mortality / iatrogenic complication
Transplantation combinée rein-pancréas dans le traitement de l'insuffisance rénale chronique d'origine diabétique.
Combined kidney-pancreas transplantation in the treatment of diabetic c hronic renal failure. The experience of La Pitié urology department.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 37-43

De 1989 à 1995, 32 patients ont bénéficié d'une transplantation combinée rénale et pancréatique pour insuffisance rénale chronique d'origine diabétique. Parmi ces patients, un seul a reçu un pancréas isolé pour cessation de fonction d'un pancréas segmentaire préalablement implanté. La technique chirurgicale employée a toujours été la transplantation par voie sous-péritonéale pure en fosse iliaque droite d'un greffon pancréatique total avec anastomose duodéno-vésicale. Les complications post-opératoires observées font déplorer un décès à J10 de thrombose veineuse pulmonaire chez un patient drépanocytaire et la perte précoce d'un greffon pancréatique par thrombose veineuse. Neuf patients ont subi au moins une reprise chirurgicale dont 8 fois pour fuite au niveau de l'anastomose duodéno-vésicale. Avec un recul moyen de 33 ± 20 mois, les résultats font apparaître, outre le décès précoce déjà cité, un décès à 50 mois d'un patient ayant perdu son pancréas de thrombose veineuse précoce et décédé avec un rein fonctionnel. Parmi les 30 patients vivants, 23 ont un rein et un pancréas fonctionnel (79%), soit 74% de l'ensemble des 32 patients pris en charge. Les pertes de fonction pancréatique ont été deux fois chirurgicales (une infection de loge, une thrombose), une fois vasculaire à six mois par rupture d'anévrysme mycotique dans le duodénum et trois fois immunologique : deux de ces pancréas ont conservé une fonction partielle permettant une euglycémie parfaite avec moins de 10 unités d'Insuline ordinaire par jour. Enfin, un pancréas parfaitement fonctionnel a été retiré à 13 mois de la transplantation du fait d'un rejet rénal non contrôlé par le renforcement de l'immunosuppression. Ces résultats comparés au Registre des données internationales font apparaître l'intérêt de la voie d'abord sous-péritonéale utilisée, ainsi que l'amélioration des résultats obtenue avec l'augmentation de l'expérience du Groupe.

Between 1989 and 1995, 32 patients underwent combined kidney-pancreas transplantation for diabetic chronic renal failure. Only one of these patients received an isolated pancreas following cessation of function of a previously implanted segmental pancreas. The surgical technique always consisted of pure retroperitoneal transplantation into the right iliac fossa of a total pancreas transplant with duodenovesical anastomosis.The postoperative complications included one death on D10 from pulmonary vein thrombosis in a patient with sickle cell anaemia and early loss of the transplanted pancreas due to venous thrombosis. Nine patients underwent at least one surgical revision, due to a leaking duodenovesical anastomosis in 8 cases. With a mean follow-up of 33 ± 20 months, the results demonstrate, apart from the early death indicated above, another death at 50 months of a patient who had lost his pancreas due to early venous thrombosis and who died with a functioning kidney. 23 of the 30 surviving patients have a functioning kidney and pancreas (79%), i.e. 74% of the total population of 32 patients. Loss of pancreatic function was surgical in two cases (one case of infection of the transplant site, one case of thrombosis), vascular in one case due to rupture of a mycotic aneurysm into the duodenum and immunological in three cases : two of these pancreases retained partial function allowing perfect blood glucose control with less than 10 units of ordinary insulin per day. Lastly, a perfectly functioning pancreas was removed 13 months after transplantation because of renal rejection not controlled by reinforced immunosuppression. Compared to the data of the international registry, these results demonstrate the value of the retroperitoneal approach used in this series and the improvement of the results obtained with increasing experience of the transplant team.

Mots clés:
Transplantation / transplantation multi-organes / transplantation rein-pancréas
Mots-clés:
transplantation / combined organ transplantation / combined kidney-pancreas transplantation
Transplantation d'un rein en fer à cheval. A propos d'une observation et revue de la littérature
Transplantation of a horseshoe kidney.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 282-286

Les auteurs rapportent un cas de transplantation d'un rein en fer à cheval chez deux receveurs. A propos de ce cas et d'une revue de la littérature, ils insistent sur les précautions techniques qui autorisent le prélèvement et la transplantation de ces reins malformés.

The authors report a case of transplantation of a horseshoe kidney in two recipients. Based on this case and a review of the literature, they emphasise the technical precautions required for collection and transplantation of these malformed kidneys.

Mots clés:
Transplantation rénale / malformation rénale / Rein en fer à cheval
Mots-clés:
renal transplantation / renal malformation / Horseshoe kidney
Transplantation in autosomal dominant polycystic kidney disease without nephrectomy.
Transplantation in autosomal dominant polycystic kidney disease without nephrectomy.
2001
- Article original
- Réf : Urol Int, 1996, 56, 75-78

BUTS : Certaines équipes de transplantation sont encore partisanes de la néphrectomie avant transplantation, pour les patients atteints de polykystose autosomale dominante (PKAD), au moins dans certain cas. Le but de l'étude était de connaître le réel bénéfice d'une telle attitude. PATIENTS ET METHODES : L'évolution de 47 patients consécutifs, porteurs d'une PKAD et transplantés sans néphrectomie préalable a été comparée à celle de sujets contrôles, en étudiant en particulier les complications spécifiques de la PKAD. RESULTATS : Bien que les patients ayant une PKAD soient plus âgés que les contrôles (50,1 ans en moyenne contre 40,3 ans), il n'y avait pas de différence significative de survie du greffon à 1 et 5 ans entre les patients porteurs de PKAD (respectivement 76,6% et 68,0%) et les contrôles (83,9% et 56,3%). Après un suivi moyen de 66,5 mois, 3 porteurs de PKAD avaient eu des surinfections de kystes, traitées par antibiothérapie. Deux patients avaient eu des épisodes hématuriques, aucun n'ayant requis de traitement invasif. Il n'y a pas eu de cancer urologique ni de lithiase. Aucune néphrectomie post-transplantation n'a été nécessaire. CONCLUSIONS : Il reste peu d'indications de néphrectomies pré-transplantation chez les patients atteints de PKAD, et aucun argument ne la justifie à titre systématique.

Some transplantation centers still suggest nephrectomy in patients with autosomal dominant polycystic kidney disease (ADPKD) before kidney transplantation at least in selected cases. We wanted to learn whether prior nephrectomy is beneficial. The outcome of kidney transplantation in 47 consecutive ADPKD patients without prior nephrectomy was compared with that in matched controls with respect to complications of ADPKD. Although ADPKD patients were older than controls (mean, 50.1 vs. 40.3 years), there was no statistically significant difference in 1- and 5-year allograft survival between ADPKD patients and controls: 76.6 and 68.0%, respectively, in ADPKD patients, and 83.9 and 56.3% in controls. After a mean follow-up of 66.5 months 3 patients with ADPKD had cyst infections and were managed with antibiotics. Two patients had episodes of hematuria; neither required invasive therapy. There was no renal malignancy and clinical sign of urolithiasis in any patient. No posttransplantation nephrectomy was required. With only few indications remaining, there is no rationale for routine pretransplantation nephrectomy in patients with ADPKD.

Mots clés:
kidney / autosomal polycystic disease / Renal transplantation
Mots-clés:
Kidney / autosomal polycystic disease / renal transplantation
Transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) : expérience d'un centre.
Living related donor (LRD) renal transplantation : one centre's experience.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 521-528

La transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) est restée peu développée en France jusqu'à présent. La diminution du nombre de greffons disponibles et surtout la supériorité des résultats de la greffe à partir de DVA nous ont conduits récemment à développer ce type de transplantation. Nous présentons l'analyse rétrospective de notre expérience portant sur 63 cas de mars 1973 à juin 1995. La survie actuarielle des greffons est de 91% à 1 an et de 87% à 3, 5 et 10 ans. La survie à 5 et 10 ans des greffons HLA identiques (n = 17) est de 100%. La morbidité chez les donneurs a été minime (2 suppurations pariétales, 1 atélectasie pulmonaire). Ces résultats soulignent la supériorité de la greffe à partir de DVA qui présente en outre l'avantage de pouvoir greffer des patients hyperimmunisés pour lesquels l'attente du rein d'un donneur en état de mort cérébrale est longue et aléatoire.

Living related donor (LRD) renal transplantation has remained underdeveloped in France up until now. The reduction of the number of available grafts and especially the superiority of the results of LRD transplants recently led us to develop this type of transplantation. We present the retrospective analysis of our experience of 63 cases from March 1973 to June 1995. The actuarial graft survival rate was 91% at 1 year and 87% at 3, 5 and 10 years. The 5- and 10-year survival rates of HLS-identical transplants (n = 17) was 100%. The donor morbidity was minimal (2 cases of parietal suppuration, 1 pulmonary atelectasis). These results emphasize the superiority of LRD transplantation, which also has the advantage of allowing transplantation of hyperimmunized patients in whom the waiting time for a brain-dead donor kidney is long and unpredictable.

Mots clés:
Transplantation rénale / Donneur vivant
Mots-clés:
renal transplantation / Living donor
Transplantation rénale avec dérivation urinaire cutanée continente (à propos de 6 observations)
Renal transplatation whith continent urinary diversion.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 110-123

Dans une série de 525 transplantations rénales réalisées entre janvier 1987 et septembre 1990, 5 patients, soit 1% présentaient des lésions vésicales, sphinctériennes et uréthrales ne permettant ni une réimplantation urétéro-vésicale ou urétéro-urétérale classique, ni une reconstruction vésico-sphinctérienne fonctionnellement satisfaisante. Dans ces conditions, la dérivation de l'urine dans la vessie étant impossible, celle-ci a été réalisée dans un réservoir intestinal continent confectionné avant la greffe. 4 poches de Kock et une poche de Mainz ont été faites dans les mois précédant la transplantation rénale avec un rein de coma dépassé. Un 6ème patient greffé en 1981 a dû avoir une dérivation urinaire continente en février 1988 après un agrandissement vésical non fonctionnel, pour des problèmes de vidange vésicale. Nous n'avons observé ni mortalité ni complication médicale ou chirurgicale majeure. Le recul après transplantation chez les 5 premiers patients est actuellement de 3, 6, 10, 37 et 40 mois. La fonction rénale est normale dans les 5 cas avec une créatininémie inférieure à 130 mmol/l. Pour le 6ème patient le recul de 9 ans après la transplantation est de 32 mois après la dérivation urinaire cutanée continente; la créatinine est à 200 mmol/l, stable depuis la dérivation cutanée. La continence est excellente et le confort de tous les patients indiscutable. Mais il existe une bactériurie dans tous les cas, sans infection urinaire symptomatique.

In a series of 525 renal transplantations performed between January 2987 and September 1990, 5 patients (i.e. 1%) presented with vesical, sphincteric and urethral lesions which prevented classical uretero-vesical or uretero-ureteric reimplantation and functionally satisfactory vesico-sphincteric reconstruction. Under these conditions, in which drainage of the urine into the bladder was impossible, a diversion was created using a continent intestinal reservoir constructed prior to the graft. Four Kock pouches and one Mainz pouch were created during the months preceding renal transplantation with a cadavre kidney. A sixth patient, transplanted in 1981, had to undergo continent urinary diversion in February 1988 after a non-functional bladder augmentation for problems of bladder drainage. We did not observe any mortality or major medical or surgical complications. The follow-up after transplantation in the first 5 patients is now 3, 6, 10, 37 and 40 months. Renal function is normal in all 5 cases with serum creatinine below 130 mmol/l. For the sixth patient, the follow-up is 9 years after the transplantation and 32 months after the continent urinary diversion; serum creatinine is 200 mmol/l and stable since the urinary diversion. Continence is excellent and the comfort of all of the patients is undeniable. However, all patients present with bacteriuria with no symptomatic urinary tract infection.

Mots clés:
Transplantation rénale / dérivation urinaire externe continente
Mots-clés:
renal transplantation / continent external urinary diversion
Transplantation rénale itérative.
Repeated renal transplantation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 621-626

D'octobre 1987 à juin 1992, alors que 359 greffes étaient réalisées, 25 patients, ayant à ce jour plus de six mois de recul, ont bénéficié d'une retransplantation rénale: 23 pour une deuxième greffe et 2 pour une troisième. La pathologie initiale était glomérulaire pour 17 malades et interstitielle pour 6. L'âge moyen des patients lors de leur transplantation itérative était de 36,9 années (20 à 53 ans). La durée de survie moyenne du premier greffon était de 3 ans et 10 mois (1 semaine à 10 ans). Les causes de perte du premier greffon peuvent se regrouper ainsi: rejet aigu (n = 5), rejet chronique (n = 14), échec chirurgical (n= 5) ou sepsis (n = 1). Le traitement immunosuppresseur était conventionnel chez 9 patients alors que 16 patients (64%) recevaient une quadrithérapie incluant de la Ciclosporine. La survie actuarielle des patients et des greffons à un an est respectivement de 100 et 92%. Vingt trois greffons sont actuellement fonctionnels, avec un suivi moyen de 22,7 mois (1 semaine à 5 ans). Le taux moyen de la créatinine est de 136,4 ± 65 mmol/l (59 à 298 mmol/l). Dix patients ont fait un rejet dans un délai moyen de 18,6 jours (6 à 30 jours) et 2 ont fait 2 rejets avant 4 mois. Ces résultats mettent en relief le faible taux de complications post-opératoires chirurgicales et immunologiques dans ce groupe de patients dont les résultats à distance sont au moins comparables à ceux des premières transplantations dans notre groupe.

From October 1987 to June 1992, 359 renal transplantations were performed, while, over the same period, 25 patients with a follow-up of more than six months underwent repeat renal transplantation : 23 for a second transplant and 2 for a third transplant. The initial disease was glomerular for 17 patients and interstitial for 6 patients. The mean age of the patients at the time of the repeat transplantation was 36.9 years (range : 20 to 53 years). The mean survival after the first transplantation was 3 years and 10 months (range : 1 week to 10 years). The reasons for loss of the first transplant can be classified as follows : acute rejection (n = 5), chronic rejection (n = 14), surgical failure (n = 5) or sepsis (n = 1). 9 patients received conventional immunosuppressant therapy, while 16 patients (64%) received four-drug therapy including cyclosporin. The actuarial one-year survival of the patients and the transplants was 100% and 92%, respectively. The mean serum creatinine was 136.4 ± 65 µmol/l (range : 59 to 298 µmol/l). Ten patients developed rejection after a mean of 18.6 days (range : 6 to 30 days) and 2 patients suffered from 2 episodes of rejection within 4 months. These results illustrate the low postoperative surgical and immunological complication rate in this group of patients whose long-term results are at least comparable to those of first transplantations in our group.

Mots clés:
Transplantation rénale / transplantations itératives
Mots-clés:
renal transplantation / repeated transplantations
Transplantectomies rénales : techniques chirurgicales et résultats. A propos de 60 patients.
Transplantectomies : surgical techniques and results in a series of 60 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 627-636

La néphrectomie d'un greffon rénal non fonctionnel après transplantation rénale est une intervention délicate que nous évaluons à partir de l'analyse rétrospective de 60 patients. L'étude de la littérature nous permet de mieux codifier l'indication thérapeutique, le choix du moment de l'acte chirurgical et la technique opératoire. Dans les formes "tardives", la voie sous-capsulaire, en simplifiant l'intervention, constitue un facteur important de la diminution de la morbidité de celle-ci. Les transplantectomies "précoces" sont souvent plus graves en raison de la fragilité de l'opéré récent, et de l'immuno-suppression responsable de complications infectieuses fréquentes. Elles ne doivent donc pas être retardées lorsque l'on est assuré de la perte définitive de la valeur fonctionnelle du greffon.

Nephrectomy of a non-functioning renal transplant after renal transplantation is a delicate operation which the authors evaluate on the basis of a retrospective analysis of 62 patients. A review of the literature helps to more clearly define the indications, optimal time of the operatin and the operative technique. A subcapsular approach, by simplifying the operation, constitutes an important factor in reducing the operative morbidity in the late forms. "Early" transplantectomies are often more serious because of the recently operated patient's fragile status and immunosuppression, responsible for frequent infectious complications. Transplantectomy should therefore not be delayed once the permanent loss of transplant function has been confirmed.

Mots clés:
Transplantation rénale / Transplantectomie
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy
Transplantectomies rénales: Etude multicentrique du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie.
Renal transplantectomies: Multicentre study of the Transplantation Committee of the Association Française d'Urologie.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 204-210

BUTS: Etude multicentrique du Comité de Transplantation de l'Association Française d'Urologie (les attitudes des différents centres français de transplantation en matière de transplantectomie rénale). MÉTHODES: Neuf centres ont participé à cette étude: Bordeaux, Brest, Grenoble, Marseille, Nantes, Paris-Necker, Paris-la Pitié, Strasbourg et Toulouse. L'enquête a été réalisée à partir de 2 types de fiches: étude des transplantectomies réalisées entre 1982 et 1992, étude spécifique des transplantectomies réalisées en 1992.
RÉSULTATS: De 1982 à 1992, 731 transplantectomies ont été réalisées dans ces centres, soit 15% de l'activité de transplantation rénale.Le rejet représente 80% des indications et les complications vasculaires 15%. Avant la 6ème semaine la technique utilisée est l'ablation complète du transplant, après ce délai le transplant est enlevé par voie sous-capsulaire. La mortalité post-opératoire est de 0,7% et la morbidité de 26%. En 1992, 91 transplantectomies ont été réalisées dans ces différents centres. Quarante-deux pour cent des transplants présentaient des signes locaux et 38% des signes généraux. Une transplantectomie sous-capsulaire a été réalisée dans 84% des cas, dans tous les cas pour un rejet. La morbidité a été de 16% . Une ablation complète du transplant a été réalisée dans 16%des cas, essentiellement pour des complications infectieuses. La morbidité a été de 7%.
CONCLUSION : La technique de transplantectomie rénale doit être adaptée au délai après la transplantation: avant la 6ème semaine l'ablation du transplant doit être complète, passé ce délai la transplantectomie doit être sous-capsulaire. Ainsi, cette intervention ne présente plus les mortalité et morbidité qui lui étaient accordées.

OBJECTIVES: Multicentre study of the Transplantation Committee of the Association Française d'Urologie (French Urology Association) concerning the attitudes of various French transplantation centres in relation to renal transplantectomy. METHODS: Nine centres participated in this study: Bordeaux, Brest, Grenoble, Marseille, Nantes, Paris-Necker, Paris-La Pitié, Strasbourg and Toulouse. The survey was performed by means of 2 types of forms: study of transplantectomies performed between 1982 and 1992, specific study of transplantectomies performed in 1992. RESULTS: From 1982 to 1992, 731 transplantectomies were performed in these centres, i.e. 15% of all renal transplantations. Rejection represented 80% of the indications and vascular complications represented 15%. The technique used before the 6th week was complete removal of the transplant. After this period, the transplant was removed via a subcapsular approach. The postoperative mortality was 0.7% and the morbidity was 26%. In 1992, 91 transplantectomies were performed in these different centres. Forty-two per cent of the transplants presented with local signs and 38% with general signs. A subcapsular transplantectomy was performed in 84% of cases, for rejection in every case. The morbidity was 16%. Complete removal of the transplant was performed in 16% of cases, essentially for infectious complications. The morbidity was 7%. CONCLUSION: The renal transplantectomy technique must be adapted to the interval after transplantation: before the 6th week, the transplant must be completely removed; after this period, subcapsular transplantectomy must be performed. This operation therefore no longer carries the mortality and morbidity attributed to it.

Mots clés:
Transplantation rénale / Transplantectomie
Mots-clés:
renal transplantation / Transplantectomy
Transrectal ultrasonography of the prostate and seminal vesicles with hemospermia.
Transrectal ultrasonography of the prostate and seminal vesicles with hemospermia.
2001
- Article original
- Réf : Urol Int, 1994, 53, 139-142

Une échographie transrectale a été réalisée chez 46 patients présentant une hémospermie. Les anomalies de la prostate et des vésicules séminales (lithiase prostatique, hyperplasie bénigne de la prostate, prostatite, dilatation ou calcul des vésicules séminales) ont été observées chez 34 patients (73,9%). Cependant aucune lésion maligne n'a été retrouvée sur la prostate ou sur les vésicules séminales. L'échographie transrectale est un moyen utile et non invasif pour étudier les causes d'hémospermie. De plus l'échographie transrectale peut retrouver des anomalies bénignes et exclure une origine tumorale prostatique ou séminale chez les patients atteints d'hémospermie.

Transrectal ultrasonography was performed in 46 patients with hemospermia. Abnormal findings in the prostate and seminal vesicles, including prostatic stones, benign prostatic hyperplasia, prostatitis, and dilatation and calculi of the seminal vesicles, were observed in 34 patients (73.9%). However, no malignant lesions were found in the prostate or seminal vesicles. Transrectal ultrasonography was a useful and noninvasive procedure to investigate the causes of hemospermia. Furthermore, transrectal ultrasonography could demonstrate latent diseases and exclude malignancy of the prostate and seminal vesicle in patients with hemospermia.

Mots clés:
hemospermia / transrectal ultrasonography
Mots-clés:
hemospermia / transrectal ultrasonography
Transrectal ultrasound screening for prostatic adenocarcinoma with histopathological correlation. Factors affecting specificity.
Transrectal ultrasound screening for prostatic adenocarcinoma with histopathological correlation. Factors affecting specificity.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 71, 2047-2047

Facteurs affectant la spécificité. OBJECTIFS. L'échographie transrectale est de plus en plus employée pour détecter le cancer de la prostate, mais sa spécificité n'est pas très élevée lorsqu'elle est utilisée seule. Cette étude a été entreprise pour examiner les facteurs affectant la spécificité de l'échographie prostatique transrectale. METHODES. 35 prostates intactes prélevées lors d'autopsies ont été étudiées in vitro par échographie et les observations ainsi faites ont été rapprochées de l'analyse des coupes histologiques. RESULTATS. Des anomalies échographiques ont été observées sur 24 prostates, mais un adénocarcinome prostatique n'a été reconnu par échographie que dans 5 des 12 prostates où il a été mis en évidence histologiquement. Il semble que le diagnostic échographique de tumeur soit influencé plus par le siège de cette tumeur que par sa taille. Les tumeurs antérieures et centrales sont souvent manquées par les ultrasons. L'hypertrophie bénigne de la prostate, qui atteint la zone transitionnelle, a contribué à un diagnostic de tumeur faux-positif ou faux-négatif dans 10 des 35 cas. Parmi les autres pathologies associées à des anomalies échographiques se trouvent les abcès, les infarctus et l'inclusion des vésicules séminales dans la prostate. CONCLUSION. La spécificité de l'échographie prostatique transrectale est faible; elle ne devrait pas être employée comme moyen de dépistage isolé pour les tumeurs de la prostate.

BACKGROUND. Ultrasound (US) is increasingly used for the detection of prostatic cancer, yet its specificity is low when used alone. A study was undertaken to examine the factors affecting the specificity of prostatic US. METHODS. Thirty-five intact prostates obtained at autopsy were studied in vitro by US, and the findings were correlated with those in histologic sections. RESULTS. US abnormalities were noted in 24 cases, but prostatic adenocarcinoma was diagnosed by US in only 5 of 12 proven cases. It appears that the US diagnosis of tumor is determined more by location than by size. Anterior and central tumors often are missed by US. Benign prostatic hyperplasia, which affects the transition zone, contributed to a false-positive or false-negative diagnosis of tumor in 10 of 35 cases. Other findings associated with abnormal US include abscesses, infarcts, and seminal vesicles embedded in the prostate. CONCLUSION. The specificity of prostatic US is low; it should not be used as an isolated test in screening the prostate for tumors.

Mots clés:
prostate / tumor / Screening / transrectal ultrasonography
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / transrectal ultrasonography