Base bibliographique

Évaluation d’une endoprothèse urétérale silicone hydrogel sur les symptomes et qualité de vie chez des patients traités par urétéroscopie souple pour calcul rénal : résultats préliminaires d’uneétude clinique multicentrique randomisée comparative
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 733-734


Objectifs

Les endoprothèses urétérales sont souvent associées à une tolérance variable et dont le traitement médical est souvent infructueux. Peu d’études se sont intéressées à l’influence du matériau de l’endoprothèse. Du fait d’une plus grande souplesse, le silicone a potentiellement un meilleur profil de tolérance que d’autres biomatériaux.


Objectif

Comparer la tolérance des endoprothèses urétérales silicone hydrogel (Coloplast Imajin® Hydro) aux percuflex plus® (Boston Scientific).


Méthodes

Une étude multicentrique réalisée entre novembre 2013 et décembre 2017 a inclus 141 patients traités par urétéroscopie souple pour calcul rénal unilatéral avec une taille comprise entre 5 et 25mm Les patients été randomisés en 2 groupes parallèles et simple aveugle sur 4 centres (2 en France, Grande Bretagne, Canada). Le critère principal de jugement était l’évaluation de la douleur selon le questionnaire ussq au 20e jour postopératoire (jour du retrait de l’endoprothèse). Critères secondaires : ussq à j2, j7, j35, qualité de vie, événements indésirables, incrustations. Critères d’exclusion : obstruction urétérale, grossesse, infection, douleur chronique, tumeurs urogénitales, endoprothèse urétérale préimplantée, traitement d’hbp, prostatite, pathologie neurocognitive.


Résultats

L’analyse en intention de traiter n’a montré aucune différence entre les deux groupes sur les caractéristiques démographiques, cliniques, taille et traitement du calcul, douleur initiale (cf Tableau 1). Le groupe silicone hydrogel comportait 68 patients contre 73 pour le groupe percuflex. L’évaluation du score de douleur selon le ussq au 20e jour postopératoire était en faveur du groupe silicone hydrogel avec un index de 18,65±11,42 contre 25,12±14,19 pour le groupe percuflex, p =0,015. Cette différence était maintenue sur l’index normalisé (prise en compte des différents niveaux d’échelle ussq entre hommes et femmes).


Conclusion

Les premiers résultats de cette étude prospective randomisée sur un large échantillon comparant le silicone hydrogel (Imajin® Hydro) au percuflex Plus® montrent que les endoprothèses urétérales en silicone sont significativement associées à un meilleur profil de tolérance après traitement d’un calcul rénal par urétéroscopie souple.

Mots clés:
S. / O. / J. / J. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation échographique et traitement de la sténose urétrale de la femme par urétroplastie muqueuse buccale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751


Objectifs

La sténose de l’urètre chez la femme est une pathologie rare de diagnostic particulièrement difficile, avec un traitement mal codifié. L’objectif de cette vidéo était de présenter une nouvelle technique diagnostique (échographie urétrale trans-labiale) et une nouvelle technique chirurgicale (urétroplastie dorsale par muqueuse buccale) dans la prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.


Méthodes

Au cours des cinq dernières années, une technique d’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale a été développé dans un service universitaire d’urologie afin d’essayer d’obtenir de meilleurs résultats que les traitements existants (urétroplastie lambeau vaginal, dilatation,…). Au cours des derniers mois une nouvelle technique d’échographie urétrale trans-labiale a été mise au point pour tenter de faciliter le diagnostic de la sténose urétrale chez la femme. Ces deux techniques sont présentées à travers le cas d’une femme de 50 ans aux antécédents de sténose urétrale et consultant pour jet faible, infections urinaires à répétition, pollakiurie et urgenturie.


Résultats

Une sonde d’échographie 8MHz est utilisée pour faire une échographie trans-labiale de l’urètre qui permet, après infusion de lidocaine gel, de visualiser l’urètre dans son ensemble, et confirmer et localiser la sténose ainsi que sa longueur et l’importance de la fibrose péri-urétrale.

Pour l’urétroplastie, la patiente est placée en position gynécologique. Après avoir mise une sonde urétrale, une incision est effectuée juste au-dessus de l’urètre et la dissection est poursuivie jusqu’à la zone de fibrose péri-sténotique. L’urètre est incisé longitudinalement jusqu’à la zone en amont de la sténose aux ciseaux froid. Un greffon de muqueuse buccale, adapté à la taille de l’urétrotomie est prélevé et suturée à l’urètre par 2 hémisurjets de pds 5/0.


Conclusion

Cette vidéo démontre la faisabilité de l’échographie urétrale trans-labiale et l’urétroplastie dorsale par muqueuse buccale, nouvelles techniques respectivement diagnostique et thérapeutique de prise en charge de la sténose urétrale chez la femme.

Mots clés:
B. / R. / L. / D. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation économique comparative des nouveaux dispositifs d’extraction des endoprothèses urétérales sous anesthésie locale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 734


Objectifs

Évaluation et mise au point vis-à-vis de l’impact économique des différents procédés d’extraction de sondes double j sous anesthésie locale actuellement disponibles.


Méthodes

Évaluation économique basée sur la collecte des prix catalogue non négociés des dispositifs magnetic blackstar (mbs) (aseptinmed/urotech) et isiris (coloplast), les cotations ccam et se1 (www.ameli.fr/). Une comparaison a été effectuée avec les résultats publiés (progrès en urologie 2017) de la technique classique à l’aide d’un fibroscope restérilisable sous anesthésie locale en externe sans hospitalisation, et renforcée par des données rétrospectives d’échec d’extraction avec ces nouveaux dispositifs, source potentielle de majoration du coût par le recours complémentaire à la technique classique.


Résultats

L’acte ccam jcge004 (48 €) en externe donnait accès au forfait se1 (73,71 € privé, 75,89 € public). L’extraction en consultation (cs) ne donnait accès qu’au tarif cs (23 €) ou cs+mpc+mcs (30 €) selon l’adhésion à l’optam.

Prix catalogue non négociés : isiris 350 €ht, mbs jj+extracteur 92 € ht.

Coûts :

– extraction classique 51,336 € ttc en 2016 ;

– mbs : cotation cs induisant une réduction de rémunération des praticiens 18–25 € et des établissements 22,374 € privé et 24,554 € public. Surcoût matériel 77,9 € ttc. Part des consommables 2,25 € ttc. Économie pour l’assurance maladie (am) 91,71–98,71 € ;

– isiris : cotations endoscopiques jcge004 et se1. Coûts : consommables (3,63 € ttc), matériel (420 € ttc). Déficit de 349,92 € ttc privé et 347,74 € ttc public, sans économie pour l’am ;

– coût des déchets majoré pour mbs et isiris.

Échecs d’extraction :

– mbs : uniquement chez les hommes dans 7,7 %, soit 4,65 % tous sexes confondus ;

– isiris : 2,98 % d’échecs tous sexes confondus.


Conclusion

L’utilisation des nouveaux dispositifs induit un surcoût pour les établissements, mais avec cependant : une disparition du risque de transmission virale, une planification plus aisée et une augmentation de la durée de vie des endoscopes restérilisables non quantifiable. Seules les mbs apportent une économie à l’am. Résultats à moduler aux contrats et fonctionnements des différentes structures.

Mots clés:
C. / V. / J. / A. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation et comparaison de scores prédictifs de succès de l’urétéro-rénoscopie souple (urss) pour la prise en charge de la pathologie lithiasique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 733


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer quatre scores pronostiques du taux de sans fragment résiduel (sfr) après urétéro-rénoscopie souple (urss) et fragmentation laser pour des calculs rénaux et urétéraux à travers une large cohorte de patients.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude rétrospective sur 800 procédures réalisées dans notre centre entre janvier 2009 et décembre 2016. Le statut sfr était défini par l’absence complète de fragment lithiasique en imagerie. Pour chaque procédure, un unique chirurgien a calculé les quatre scores : le s.t.o.n.e score, le resorlu unsal stone score (russ), le modified Seoul national university renal complexity (s-resc) score et le nomogramme de ito.


Résultats

Le taux global de sfr était de 74,13 %. L’analyse univariée pratiquée selon le statut sfr (versus non sfr) montrait que : la taille des calculs (p <0,0001), le volume des calculs (p <0,0001), le nombre des calculs (p =0,004), l’angle infindibulo pelvien (ipa) (p =0,003) et la localisation calicielle inférieure+ipa<45° (p =0,011) étaient significativement différents entre les deux groupes. Tous les scores étaient significativement différents entre les groupes sfr et non sfr. L’aire sous la courbe roc était de 0,617 [0,575 ; 0,660] pour le s.t.o.n.e score, 0,644 [0,609 ; 0,680] pour le russ score, 0,651 [0,606–0,697] pour le s-resc score et de 0,735 [0,692 ; 0,777] pour le nomogramme de ito (Fig. 1).


Conclusion

Les quatre scores développés sont prédictifs du taux de sfr en urss. Dans notre étude, le score de ito semble être le plus performant, mais le taux de prédiction des scores semble moins informatif et plus faible que dans les études de développement, probablement du fait des différences de définition du taux de sfr.

Mots clés:
F. / J. / A. / L. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évaluation modélisée de la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 726


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une procédure complexe, dont la courbe d’apprentissage reste à ce jour imparfaitement évaluée. L’objectif de cette étude était d’estimer la courbe d’apprentissage de la néphrectomie partielle robot-assistée par modélisation multivariée.


Méthodes

Les données de tous les patients traités par NPRA pour une tumeur rénale ct1-t2 par deux chirurgiens de haut volume dans deux centres académiques européens ont été collectées prospectivement. L’expérience du chirurgien (EXP) était définie pour chaque procédure comme le nombre total de NPRA effectuée avant la procédure. Des régressions logistiques et linéaires multivariées ajustant pour le score de Charlson, le Renal score et la taille tumorale ont été effectuées pour évaluer l’impact de l’expérience sur les trois paramètres périopératoires suivant : la durée d’ischémie chaude (WIT), les marges chirurgicales et les complications de grade de Clavien-Dindo≥2.


Résultats

Au total, 457 patients ont été inclus pour analyse. La WIT médiane était 14 minutes avec des taux de complications Clavien-Dindo≥2 et de marges positives de 14 % et 4 % respectivement. En analyse multivariée, l’expérience impactait significativement la WIT, mais avec une relation non linéaire (−4,57min estimée tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relation non linéaire et un plateau à partir de 150 cas (Fig. 1A). L’expérience était également significativement associée a la probabilité de complications postopératoires (or =0,99, soit réduction d’1 % de la probabilité tous les 25 cas ; p <0,0001), mais avec une relations linéaire qui n’atteignait pas de plateau même après plus de 200 cas (Fig. 1B). En revanche, il n’y avait pas d’association significative entre expérience et taux de marges chirurgicales (p =0,5).


Conclusion

L’expérience du chirurgien a un impact sur la durée d’ischémie chaude et le risque de complications postopératoires. Si la courbe d’apprentissage de la NPRA peut être estimée à 150 cas pour la durée d’ischémie chaude elle semble se prolongée bien au-delà de 200 cas pour ce qui est des complications postopératoires.

Mots clés:
B. / A. / Z. / G. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évolution de la pratique chirurgicale rénale pour cancer en France depuis l’introduction de la chirurgie robotique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 678-679


Objectifs

Ces dernières années, la prise en charge chirurgicale du cancer du rein a été marquée par l’extension des indications de la néphrectomie partielle et l’avènement de l’assistance robotique. Notre objectif était d’évaluer, d’une façon inédite, l’évolution des pratiques nationales de la chirurgie rénale en combinant des données de la base de l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) et les données de la chirurgie robotique.


Méthodes

Les pratiques de la chirurgie rénale de 2009 et 2015 ont été obtenues en interrogeant la base de données de l’agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). La classification commune des actes médicaux (CCAM) a été utilisée pour extraire les données de néphrectomie partielle (PN) versus néphrectomie totale (RN), voie ouverte (OPN/ORN) versus voie cœlioscopique (LPN/LRN)/cœlioscopique robot-assistée (RAPN). Le code CCAM pour la RAPN n’existant pas, les données ont été obtenues via le fabricant du robot. Le code c64 de la cim10 correspondant au cancer du rein a été utilisé pour filtrer les actes liés au cancer.


Résultats

Le nombre d’actes durant la période étudiée est résumé dans le Tableau 1. Il existe une baisse significative de la voie ouverte (totale ou partielle) au profit de la voie mini-invasive (Figure 1). L’augmentation de la néphrectomie partielle mini-invasive est uniquement liée à l’implantation des robots et la voie laparoscopique conventionnelle est stagnante sur la période étudiée. Celle-ci représentait 23 % de la voie mini-invasive en 2015. Cette évolution avait un impact sur les durées de séjours avec une moyenne de 5,8jours versus 8,4jours pour la néphrectomie partielle mini-invasive versus ouverte en 2015. Cette tendance s’est confirmée sur tous les niveaux de sévérité de séjour confondus (Figure 2).


Conclusion

Cette étude a mis en évidence l’essor de la chirurgie partielle du rein et la voie mini-invasive. Le développement de la chirurgie robotique a permis la diffusion de la voie mini-invasive. Cette diffusion a pour effet la baisse des durées de séjours ne semble pas être affectée par le terrain des patients.

Mots clés:
I. / J.C. / P. / R. / J.A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évolution de la première prescription du dosage de psa en France : étude nationale 2006–2017 à partir de l’échantillon généraliste des bénéficiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 678


Objectifs

Entre 2010 et 2017, suite à la publication des résultats des essais ERSPC et PLCO, la stratégie de détection précoce du cancer de prostate (CAP) a fait l’objet de discussions et controverses entre professionnels de santé, sociétés savantes et agences de santé. L’objectif de cette étude était d’étudier l’évolution du premier dosage de psa dans une stratégie de détection précoce durant cette période.


Méthodes

L’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) comporte plus de 650 000 patients représentatifs au 1/97 de la population française couverte par l’assurance maladie. Via l’EGB, en 2011 et 2014, nous avons identifié les hommes de 50 à 52 ans, sans antécédent de cap (identifié via l’ALD, les codes cim-10 et ccam, la prise d’hormonothérapie) ni dosage de psa dans les 5 ans précédant chaque année d’analyse. Dans ces deux populations, le taux de premier dosage du psa a été calculé. Ce taux a également été évalué en fonction des comorbidités, de la spécialité et du lieu d’exercice du prescripteur et du délai au 2e PSA.


Résultats

En 2011 et 2014, 5275 et 5792 patients de 50–52 ans, sans antécédent de dosage de PSA et de CAP ont été identifiés, respectivement. Au total, 16,2 et 15,6 % des patients avaient des comorbidités motivant une mise en ald (hors CAP). En 2011, 829 patients (15,7 %) ont eu un 1er dosage de psa contre 766 patients (13,2 %) en 2014 (p <0,001) ; aucun patient n’avait d’antécédent récent de maladie à espérance de vie réduite. Dans les deux cas, 91,0 % des prescripteurs du dosage étaient des médecins généralistes, dans moins de 2 % des urologues. Un 2e dosage était réalisé dans les 2 ans dans 38,7 % des cas en 2011 et 43,2 % des cas en 2014 (p =0,07) ; délai médian du 2e dosage, respectivement, 13,0 versus 14,2 mois.


Conclusion

L’analyse de L’EGB révèle une diminution de la première prescription de PSA entre 2011 et 2014. Les données de l’EGB pour la population 2017 seront disponibles mi-2018 et feront l’objet de nouvelles analyses en vue de la présentation de ces résultats.

Mots clés:
L. / V. / S. / F. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évolution des oncocytomes rénaux surveillés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 723


Objectifs

Les oncocytomes sont des tumeurs primitives du rein, considérées comme bénignes, mais leur potentiel évolutif n’est pas complètement établi. La progression locale est admise, mais peu de données expliquent ce qui fait qu’un oncocytome croisse plus ou moins vite. L’objectif de notre étude est l’analyse de l’évolution des adénomes oncocytaires du rein surveillé après confirmation histologique et la recherche de facteurs pouvant influencer leur croissance.


Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique rétrospective. Tous les patients porteurs d’un oncocytome rénal diagnostiqué par biopsie percutanée de septembre 2010 à avril 2016 et suivis depuis plus d’un an ont été inclus. Les données épidémiologiques, histologiques, morphologiques ont été recueillies au diagnostic, en cours de surveillance et en cas de modification de stratégie (intervention). L’analyse statistique des facteurs influençant la croissance des oncocytomes était notamment basée sur le test de corrélation de pearson.


Résultats

Quatre-vingt-neuf ont été inclus. L’âge médian au diagnostic était de 67 [26–89]. Le sex-ratio h/f était 4/3. Le suivi médian était de 36 [12–180]. La taille moyenne au diagnostic était de 30mm [±16mm]. Vingt-quatre patients (27 %) ont été secondairement traités, dont 83,3 % par traitement conservateur. La croissance moyenne était de 0,23 (±0,23)cm/an. Les patients traités étaient plus jeunes et avaient une vitesse de croissance plus forte que les non traités (0,38±0,27cm/an versus 0,15±0,16cm/an, p =0,0001). Selon l’analyse de Pearson, il existait une relation linéaire négative entre la vitesse et l’âge au diagnostic (ρ =−0,35 ; p =0,0008) et entre la vitesse et score de comorbidité de Charlson (ρ =−0,40 ; p =0,0001). Donc, la croissance tumorale était d’autant plus forte que les patients étaient jeunes et en bonne santé.


Conclusion

Une croissance rapide conduit souvent à un arrêt de la surveillance au profit d’une stratégie interventionnelle. Pour les patients jeunes, le traitement conservateur (tumorectomie ou traitement ablatif) à moyen terme est sans doute à privilégier, mais pour les patients âgés ou ayant des comorbidités importantes, la surveillance est une alternative à une attitude invasive.

Mots clés:
F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Évolution rénale dans la transplantation combinée rein – cœur
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 619-620


Objectifs

La transplantation combinée rein–cœur (txrc) est un traitement reconnu de l’association d’une insuffisance cardiaque terminale et d’une insuffisance rénale modérée à sévère concomitante. La prévention de l’insuffisance rénale en postopératoire augmente la survie après une transplantation cardiaque, mais la survie du transplant rénale a peu été décrite. L’objectif était d’évaluer l’évolution rénale après txrc et d’identifier les facteurs prédictifs de perte du transplant rénal.


Méthodes

Cette étude rétrospective multicentrique a été effectuée avec le comité de transplantation de l’association française d’urologie (ctAFU). Les receveurs d’une txrc parmi 8 centres entre 1988 et 2017 ont été inclus. Les données des donneurs et des receveurs ont été analysées pour chercher des facteurs prédictifs de mortalité et de perte du transplant. Une relecture centralisée des données a été effectuée, incluant les caractéristiques des donneurs, des receveurs, la pathologie causale, leur traitement immunosuppresseur, les complications, l’utilisation d’inotropes ou d’une assistance circulatoire par ecmo, la survie des receveurs et l’évolution cardiaque et rénale des transplants.


Résultats

Soixante-treize receveurs ont été inclus et suivis en moyenne 5,36 ans. Au total, 39,7 % étaient dialysés en préopératoire. L’ischémie moyenne était de 189±57,3 et 710±321,5minutes pour le cœur et le rein. Il y a eu 2 (2,7 %) non fonctions primaires, 67,1 % de complications Clavien≥IIIb, dont 16 décès (21,9 %) postopératoires. La clairance rénale (dfg) à 1 an était 56,7±22,9mL/min/1,73m2. La survie globale et du transplant à 5 ans était 74,5 et 69,4 %. Sept (14,9 %) survivants sont retournés en dialyse pendant le suivi. En multivariée, l’ecmo postopératoire (hr =6,04, p =0,006), la dialyse (hr =1,04/jour, p =0,022) et les complications postopératoires (hr =31,79, p =0,022) étaient indépendamment prédictifs de mortalité, mais pas l’antécédent de transplantation rénale ou cardiaque ni le dfg préopératoire. L’antécédent de transplantation rénale (hr =2,52, p =0,026) et un délai majoré entre les deux transplantations (hr =1,25/heure, p =0,018) étaient associés à une perte du transplant rénal (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1).


Conclusion

La txrc permet une bonne survie du transplant rénal, mais sa mortalité postopératoire de 21,9 % impose d’identifier les patients à risques qui n’en bénéficieraient pas (nécessité de support par ecmo, complications cardiaques précoces). Le bénéfice individuel de la txrc peut être opposé à la possibilité d’allouer le transplant à un autre receveur dans un contexte de pénurie d’organes.

Mots clés:
T. / I. / I. / V. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Experience monocentrique prospective de l’énucléation greenlep monobloc : 100 premiers cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 649-650


Objectifs

Les techniques d’énucléation prostatique se développent dans le traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) en utilisant différents lasers. L’énucléation laser greenlight (greenlep) « en bloc » permet de traiter de manière exhaustive un adénome prostatique. Les objectifs de cette étude sont de rapporter les résultats fonctionnels et la courbe d’apprentissage d’une équipe dans l’énucléation greenlep.


Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective monocentrique incluant consécutivement les 100 premiers patients présentant une HBP traitée par greenlep entre décembre 2015 et mai 2018. Les caractéristiques des patients (âge, volume prostatique [VP]), les données périopératoires (énergie émise, durées d’énucléation, de morcellation, d’intervention, conversion en résection monopolaire, durées de sondage et d’hospitalisation), les complications postopératoires ainsi que les données fonctionnelles (score IPSS, IIEF5, PSA, débit maximal [qmax] et résidu postmictionnel [RPM]) ont été collectées. Le temps d’énucléation par rapport au volume prostatique a également été évalué.


Résultats

Au total, 100 patients ont été inclus. L’âge moyen était de 68,1 ans. Le vp moyen était de 86,01±32,4 grammes. Le vp moyen énucléé de 50,83±27,55 grammes (59 % du vp préopératoire). Les durées moyennes d’irrigation, de sondage et d’hospitalisation étaient respectivement de 1,32±0,65jours, 1,36±0,70jours et 1,58±0,83jours (Tableau 1). Avec un suivi moyen de 9,09 mois, aucune complication majeure ni rétention urinaire n’a été rapportée. Deux conversions ont été notées. Deux patients présentaient une incontinence urinaire d’effort postopératoire à 6 mois (2,1 %), 1 seul à 1 an (1 %). À 1, 6 et 12 mois, on notait une amélioration significative du score i-pss, du qdv et du qmax (Tableau 2). Le rapport poids énucléé/temps était plus court à partir de 30 procédures (Fig. 1).


Conclusion

Notre expérience montre des résultats fonctionnels postopératoires comparables à ceux rencontrés avec les autres techniques d’énucléation laser et une courbe d’apprentissage plus courte. Elle permet d’opérer des prostates de gros volume, mais également des volumes prostatiques intermédiaires compris entre 60 et 100g. C’est une technique reproductible, avec un taux faible de complications et une durée d’hospitalisation courte.

Mots clés:
D. / F. / S. / V. / A. De La
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Extraction de spermatozoïdes ex-vivo au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683


Objectifs

L’extraction de spermatozoïdes testiculaires (tese, testis sperm extraction) est devenue une stratégie thérapeutique reconnue de l’azoospermie non obstructive. Le cancer du testicule est associé à d’importants changements qualitatifs du sperme pouvant aller jusqu’à l’azoospermie. Cette analyse a été réalisée pour rapporter notre expérience de la méthode tese réalisée au moment de l’orchidectomie chez les patients ayant un cancer du testicule.


Méthodes

Les patients ayant une azoospermie préopératoire et devant avoir une orchidectomie pour cancer du testicule étaient orientés vers une prise en charge de type tese au moment de leur orchidectomie. Au moment de leur orchidectomie, le testicule était placé dans un champ stérile séparé et en utilisant une lampe à magnification, le testis était ouvert en deux et examiné. La zone de la tumeur était délibérément évitée et les tubes séminifères étaient extraits en de multiples endroits au niveau des parties macroscopiquement saines du testicule. Les échantillons étaient placés dans un milieu de transport adapté et analysés dans un laboratoire de procréation médicalement assistée.


Résultats

Huit patients, d’âge moyen 29±7 ans, constituaient notre population d’étude. Cinq avaient eu un tese au moment d’une première orchidectomie. Trois avaient du avoir une deuxième orchidectomie pour tumeur testiculaire métachrone. Cinq patients avaient un séminome et 3 une tumeur germinale non séminomateuse. Deux des 3 patients ayant eu une seconde orchidectomie avaient un antécédent de chimiothérapie, et un, de radiothérapie rétropéritonéale. Le volume moyen des testicules retirés était de 16±5mL. Les taux moyens de testostérone totale et de fsh étaient de 376±127ng/dL et de 11±8iu/mL. Au total, 3/8 patients avaient des spermatozoïdes retrouvés par la technique tese. Aucun spermatozoïde n’a pu être retrouvé chez aucun patient ayant eu un traitement gonadotoxique préorchidectomie. Les concentrations moyennes de spermatozoïdes récupérés étaient de 500±350 spermatozoïdes/hpf, permettant de réaliser en moyenne 8±4 paillettes à cryoconserver.


Conclusion

Ces données démontrent l’utilité de la technique ex-vivo tese chez les hommes ayant un cancer du testicule avec possibilité de mise en conservation de spermatozoïdes chez 50 % des hommes n’ayant pas d’antécédents de chimiothérapie.

Mots clés:
C. / J. / B. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Extraction du greffon rénal après néphrectomie laparoscopique robot-assistée pour donneur vivant : comparaison des voies iliaques, vaginales et ombilicales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631


Objectifs

La chirurgie mini-invasive s’est imposée pour la néphrectomie pour donneur vivant : elle peut être effectuée par voie laparoscopique robot-assisté (NRDV). Plusieurs voies d’extraction du greffon ont été décrites. Si classiquement, elle s’effectue par voie iliaque, pour améliorer encore les suites, d’autres voies (vaginales, ombilicales) ont été décrites. Le but de cette étude est de comparer les résultats de l’extraction iliaque, ombilicale et vaginale du rein dans les NRDV.


Méthodes

Entre 2011 et 2017, 63 NRDV ont été effectuées consécutivement : 23 avec extraction iliaque (EI), 23 avec extraction vaginale (EV) et 17 avec extraction ombilicale (EO).

Pour chaque patient, ont été relevés l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle (IMC), le temps d’ischémie chaude (TIC), les pertes sanguine (PS), la durée opératoire (DO), les complications per et postopératoires, la durée d’hospitalisation (DH) et la douleur postopératoire évaluée en fonction de la quantité de tramadol et paracétamol donnés selon l’eva de douleur. Les tests statistiques de Student et de Chi2 ont été effectués à l’aide de Statview®, la différence étant significative, si p <0,05.


Résultats

L’âge moyen des donneurs (25 hommes/38 femmes) était de 47 ans et l’IMC de 25,1. Neuf patients avaient 2 artères et 2 avaient 2 veines. Respectivement pour l’EI, l’EV et l’EO, la do était de 133,6, 137,8 et 122minutes, le saignement de 73,9, 85,9 et 129,5mL, le tic de 5,2, 6,1 et 4,2minutes (p >0,05), le nombre de complications peropératoires était de 2, 2 et un, le nombre de doses de tramadol était 2,6, 2,3 et 1,7, celui de paracétamol de 6, 5,5 et 4,7, la DH était de 5,65, 4,73 et 4,7jours (p <0,05 EI versus EV et EO). Aucune complication postopératoire n’était notée pour l’EO, 3 pour l’EV et une pour l’EI.

On note une reprise immédiate de la fonction rénale chez tous les transplantés.


Conclusion

Quel que soit la voie d’extraction, la chirurgie mini-invasive robot-assistée permet d’obtenir un greffon de bonne qualité tout en offrant des suites opératoires simplifiées pour le donneur. Les doses d’antalgiques paraissent plus importantes avec la voie iliaque et la durée d’hospitalisation est plus courte avec les extractions vaginales et ombilicales qu’avec la voie iliaque.

Mots clés:
M. / C. / J. / C. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Facteurs de associés au décès après traumatismes du rein : résultats de l’étude multicentrique nationale traumAFUf
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 689


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent. Les facteurs prédictifs de décès après traumatisme rénal sont peu connus. La classification américaine AAST par exemple n’a pas été reconnue comme un facteur de risque de décès dans certaines études. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs associés au décès après traumatisme du rein.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (traumAFUf) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les paramètres cliniques, d’imagerie et de prise en charge ont été recueillis. Pour les variables quantitatives [âge, hémoglobine, tension artérielle systolique à l’arrivée (tas)] des seuils ont été déterminés par analyse des courbes roc. Les facteurs associés au décès ont été identifiés par test d’indépendance du Chi2, puis régression logistique multivariée.


Résultats

Parmi une cohorte de 1799 patients ayant un traumatisme rénal, 1425 avaient les données nécessaires, 59 (4,8 %) sont décédés en lien avec le traumatisme. Les facteurs indépendamment associés au risque de décès après analyse uni- et multivariée étaient une tas<90mm hg (or 4,11 IC 95 % 1,95–8,68), un traumatisme rénal bilatéral (or 4,51 IC 95 % 1,61–12,58), une hémoglobine≤11,7g/dL (or 3,39 IC 95 % 1,48–7,77), un âge≥39 ans (or 2,52 IC 95 % 1,26–5,04) ou un traumatisme osseux associé (or 2,86 IC 95 % 1,10–7,42) (Tableau 1).


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, le risque de décès après un traumatisme rénal est de moins de 5 %. Une tension artérielle initiale<90mm hg, un traumatisme rénal bilatéral, une hémoglobine≤11,7g/dL, un âge≥39 ans ou un traumatisme osseux étaient associé à un risque de décès. Ces facteurs devraient être considérés à la prise en charge des traumatisés rénaux.

Mots clés:
C. / G. / M. / I. / X.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Facteurs de risques de toxicité urinaire et digestive des patients traités initialement par radiothérapie externe avec modulation d’intensité 80 gy pour cancer de prostate. Une étude prospective mono-opérateur
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 697-698


Objectifs

L’escalade de dose améliore la survie sans récidive biologique des cancers de prostate localisés. Les toxicités de cette radiothérapie haute-dose doivent être maîtrisées par l’apport des nouvelles techniques d’irradiation.

L’objectif de cette étude était d’identifier de manière prospective les toxicités des patients traités par modulation d’intensité 80gy, puis d’identifier les facteurs de risques de survenue de toxicité urinaire et digestive.


Méthodes

Entre avril 2013 et novembre 2016, tous les patients traités pour un cancer de prostate en place ont été inclus. Le plan traitement prévoyait de délivrer 80gy en imrt-vmat® avec repositionnement quotidien scanographique. Les données cliniques, les paramètres oncologiques, les données dosimétriques ont été analysées. Un suivi clinique permettait de recenser les toxicités urinaires et digestives de manière prospective. Les facteurs de risques de toxicité ont été recherchés en établissant deux groupes (toxicité de stade 0 et 1 versus toxicité de stade 2 et 3).


Résultats

Au total, 189 patients ont été traités pendant cette période. L’âge médian était de 73 ans [72 ; σ =8]. Le suivi médian était de 14 mois. Trente patients ont présenté une toxicité urinaire (15,8 %) de grade≥2, dont 6 (3,1 %) de grade 3. Dix-sept patients ont présenté une toxicité digestive (8,9 %) de grade 2 (aucune toxicité digestive de grade 3). On ne retrouvait pas de différence entre les groupes « irradiation pelviprostatique » et « irradiation prostatique seule » (25,2 % vs 26,7 % ; p =0,823). On identifiait 30 % de toxicité urinaire≥2 dans le groupe rtup préradiothérapie contre 19 % dans le groupe sans rtup préalable (p =0,173). On observait une toxicité digestive accrue dans le groupe Gleason≥4 (p =0,045). Il n’y avait pas de paramètre dosimétrique identifié comme facteur de risque de toxicité (Fig. 1, Fig. 2, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Il n’a pas été retrouvé d’augmentation de la toxicité liée à l’irradiation des aires ganglionnaires pelviennes. La toxicité urinaire est majorée (non significativement) en cas de rtup préradiothérapie. Les taux de toxicité rapportés dans notre série sont plutôt inférieurs à ceux de la littérature, mais un suivi à plus long terme est nécessaire pour valider ces résultats.

Mots clés:
A. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Facteurs de susceptibilité génétique de récidive du cancer de la prostate : étude des variants du gène DARC
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 611-612


Objectifs

Dans les populations originaires d’Afrique subsaharienne, la récidive biologique après prostatectomie est plus élevée comparée au reste de la population. Ceci suppose probablement une origine génétique. Le récepteur DARC présent à la surface des globules rouges est absent dans ces populations d’origine africaine ce qui leur confère une résistance au paludisme. Ce récepteur permet également de diminuer le taux circulant des molécules impliquées dans le développement tumoral. L’objectif de notre travail est d’étudier l’association entre les polymorphismes du gène DARC et la récidive biologique après prostatectomie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude unicentrique (service d’urologie) prospective. Nous avons inclus les patients antillais, ayant eu une prostatectomie radicale entre 2005 et 2010 et faisant l’objet d’un suivi régulier dans ce même service. Tous les échantillons salivaires ont été recueillis la veille du geste chirurgical. Les polymorphismes du gène DARC ont été étudiés grâce à la technique du SNap-Shot, puis lus dans un séquenceur automatique (AB3130). Pour étudier l’association entre la récidive biologique et ces différents polymorphismes, nous avons utilisé le modèle de régression de Cox en tenant compte des facteurs de confusion potentiels.


Résultats

Au final, 332 patients ont été étudiés. L’âge médian est de 62,6 ans et le PSA médian de 7,3ng/mL. Le Tableau 1 illustre les caractéristiques de notre population. La médiane de suivi est de 6,7 ans. Au total, 29,81 % ont présenté une récidive biologique et 69,6 % des patients n’exprimaient pas la protéine DARC. En analyse univariée, le score de Gleason, les marges chirurgicales, les antécédents familiaux de cancer de prostate et le poids de la pièce de prostatectomie sont des facteurs de risque de cette récidive (Tableau 2). Il n’y a pas d’association entre l’absence d’expression du gène DARC (polymorphisme CC) et la récidive biologique (HR=0,84, IC 95 % [0,42–2,11], p =0,885) (Tableau 3)


Conclusion

Notre étude suggère l’absence de relation entre l’expression de la protéine DARC à la surface des globules rouges et la récidive biologique après prostatectomie.

Mots clés:
S. / L. / R. / P. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Facteurs prédictifs de sortie de surveillance active, étude d’une cohorte prospective
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 694-695


Objectifs

Déterminer des critères, à l’inclusion, permettant de prédire une sortie anticipée de surveillance active (SA).


Méthodes

Notre cohorte prospective, monocentrique était composée de 261 patients majoritairement afro-antillais, ayant un cancer de prostate de très faible ou faible risque inclus dans un protocole de SA entre 2005 et 2018. Nous avons étudié, en analyse multivariée, l’influence de l’âge, du stade clinique, d’anomalie(s) à l’IRM et de la densité du PSA, sur le délai de sortie de SA des patients.


Résultats

L’analyse descriptive de notre population est résumée dans le Tableau 1. La Figure 1 représente la courbe de survie avant sortie de SA. À 2,5, 5 et 10 ans, la proportion de patients demeurant en SA était respectivement de 69,4 %, 45,6 % et 23,3 %. En analyse multivariée, la densité du PSA (p =0,02) était un facteur de risque indépendant de sortie de surveillance active mais pas l’âge (p =0,09), le stade clinique (p =0,24) ou l’IRM (p 0,54). Avec un cut-off calculé de 0,15ng/mL/mL, le risque de progression tumorale était augmenté avec un hazard ratio de 1,62 [IC : 1,15–2,28] (Tableau 2).


Conclusion

La densité du PSA est le seul facteur prédictif à l’inclusion d’une sortie anticipée de surveillance active dans notre population afro-antillaise. Une densité de PSA≥0,15 présage d’une plus rapide évolution tumorale.

Mots clés:
G. / M. / S. / P. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Facteurs prédictifs d’incontinence urinaire après holep : étude analytique à partir d’un registre prospectif, national, multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 653-654


Objectifs

L’énucléation de la prostate par le laser holmium (holep) est la technique d’énucléation endoscopique avec le plus grand recul et validée dans de nombreuses études de niveau 1. L’incontinence urinaire (iu) postopératoire est la complication la plus fréquente après holep. L’objectif était d’analyser les facteurs pertinents prédictifs d’iu postopératoire.


Méthodes

Registre prospectif, national, multicentrique de patients opérés d’une hbp symptomatique par holep entre avril 2012 et décembre 2017. Un total de 2435 patients traités par 38 opérateurs ont été inclus. L’iu était évaluée à l’interrogatoire par la présence ou non de fuite d’urine à 3 et 6 mois. Les données étudiées étaient l’âge, l’imc, l’ipss préopératoire, le volume prostatique, le diabète, la variation du taux de psa total, la durée opératoire, la durée d’énucléation, l’efficacité d’énucléation, le poids d’adénome énucléé, l’énergie délivrée et l’expérience du chirurgien : groupe a (<21 cas), b (entre 21 et 40 cas) et c (>40 cas). Une analyse univariée puis multivariée à l’aide d’une régression logistique a été réalisée.


Résultats

Au total, 2346 patients ont été inclus dans l’étude et 89 patients ont été exclus pour des comorbidités essentiellement neurologiques. Les données préopératoires et peropératoires sont présentées dans le Tableau 1. En analyse multivariée, l’âge (or =1,28 ; p =0,0006), l’imc (or =1,20 ; p =0,007), le poids de l’adénome énucléé (or =1,21 ; p =0,003) et l’expérience du chirurgien pour le groupe b (or =0,43, p =0,0005) et le groupe c (or =0,42, p <0,0001) étaient des facteurs associés à l’iu à 3 mois. L’imc (or =1,35 ; p =0,003) et la durée opératoire (or =1,37 ; p =0,021) étaient des facteurs associés à l’iu à 6 mois.


Conclusion

L’expérience du chirurgien est le principal facteur prédictif d’incontinence urinaire postopératoire après holep. L’âge, l’imc, le poids d’adénome énucléé et la durée opératoire sont également des facteurs prédictifs. Cette étude souligne l’importance d’un programme de mentorship au début de la courbe d’apprentissage pour limiter l’iu postopératoire.

Mots clés:
V. / A. / G. / T. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Facteurs prédictifs et pronostics du cancer du rein à composante sarcomatoïde. Résultats d’une étude UCLA et UroCCR 45
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 711-712


Objectifs

La présence d’une composante sarcomatoïde pour un cancer du rein (sCCR) est un facteur de mauvais pronostic. Nous avons étudié l’association de comorbidités, connus dans d’autres cancers, avec la survenue ou la récidive du sCCR.


Méthodes

À partir d’une population de patients de UCLA et du réseau français UroCCR (étude no 45), 469 patients avec un sRCC ont été comparés à 1808 patients avec un cancer du rein sans composante sarcomatoïde (RCC). L’association du tabagisme, du diabète ou de l’hypothyroïdie avec la survenue ou la récidive du sCCR a été étudiée par régression logistique univariée et multivariée. La récidive était définie comme la survenue d’une récurrence locorégionale ou d’une progression métastatique.


Résultats

La prévalence globale du tabagisme actif, du diabète et de l’hypothyroïdie était de 18 %, 12 % et 5 %, respectivement. En analyse univariée, le tabagisme (31 vs. 13 % p <0,001) et le diabète (25 vs. 20 % p =0,04) étaient associés au sCCR. L’hypothyroïdie (12 vs. 21 % p =0,019) était associée à un risque diminué de sCCR (Tableau 1a). En analyse multivariée, en excluant les patients avec données manquantes le tabagisme actif (OR=2,93, IC95 % [2,16–3,99]) était associé au sCCR (Tableau 1b). Pour la population sRCC, le temps de suivi médian était de 6,4 mois (IQR 2,3–16,0). Cent quatre-vingt patients (38 %) ont présenté une récidive. En analyse univariée, le tabagisme actif était associé à un risque significativement accru de récidive (42 vs. 30 % p =0,04). Le diabète était associé à une diminution significative du risque de récidive (27 vs. 41 %, p =0,03) (Tableau 2a). En analyse multivariée avec le score UISS comme cofacteur et en excluant les patients avec données manquantes, le tabagisme (OR=1,67, IC95 % [1,03–2,72]) était indépendamment associé à la récidive (Tableau 2b).


Conclusion

Si de nouvelles études le confirment, identifier si les causes, les conséquences métaboliques ou les traitements de ces comorbidités, influencent la survenue ou la récidive du sCCR, pourrait fournir une plausibilité biologique et permettrait de proposer des mesures préventives.

Mots clés:
C. / A. / I. / D. / J.C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Faisabilité de la mise en place d’implants péniens en chirurgie ambulatoire en France
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 659-660


Objectifs

La majorité des implants péniens sont mis en place au cours d’une hospitalisation conventionnelle en France ce qui contraste avec la tendance actuelle visant à augmenter le nombre d’actes réalisés en ambulatoire. L’objectif de ce travail est de montrer la faisabilité de cette chirurgie en ambulatoire.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a analysé les résultats postopératoires précoces (jusqu’à activation réalisée à 6 semaines) de patients programmés en chirurgie ambulatoire pour la mise en place d’un implant pénien (primo-implantation ou révision) entre mars 2017 et février 2018.


Résultats

Dix patients ont été programmés en ambulatoire. L’âge médian des patients était de 69 ans (56–75). Six primo-implantations (5 implants hydrauliques et 1 semi-rigide) et quatre changements d’implants hydrauliques ont été réalisés dans un contexte de dysfonction érectile postprostatectomie (n =5), vasculogénique (n =4) et consécutive à une maladie de la peyronie (n =1). L’approche chirurgicale était péno-scrotale. Sept cas ont été réalisés sous anesthésie générale et trois anesthésies locorégionales. Deux patients étaient sous antiagréants plaquettaires. Neuf patients ont pu rentrer à domicile le jour même après retrait du redon sous antibioprophylaxie et antalgiques de paliers I et II. Un patient ayant nécessité une contre-incision abdominale pour la mise en place du reservoir a été hospitalisé une nuit pour surveillance. Aucune complication n’a été rapportée au cours du suivi.


Conclusion

La mise en place d’un implant pénien en chirurgie ambulatoire apparaît comme une technique sûre et efficace à envisager chez tous les patients candidats à cette chirurgie. Un suivi postopératoire standardisé est nécessaire afin de garantir ces résultats.

Mots clés:
W. / A. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Faisabilité de la promontofixation laparoscopique avec ou sans assistance robotique en ambulatoire
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 640-641


Objectifs

Face aux enjeux de réduction capacitaire des lits d’hospitalisation, cette étude a évalué la prise en charge ambulatoire de la promontofixation laparoscopique avec ou sans assistance robotisée.


Méthodes

Étude observationnelle d’une cohorte entre 2016 à 2018 de toutes les patientes présentant un prolapsus de stade≥2 symptomatique qui avaient une promontofixation avec et sans hystérectomie réalisée en ambulatoire par laparoscopie. L’intervention était réalisée par 2 chirurgiens expérimentés. L’objectif principal était d’évaluer le taux de succès ambulatoire défini par l’absence d’hospitalisation complète dans les 24h suivant l’intervention. Le suivie était de 1 mois. L’ensemble des critères per- et postopératoires étaient analysés.


Résultats

Vingt-sept patientes ont eu une promontofixation laparoscopique (cf. Tableau 1), 24 (89 %) avec double prothèse, 10 (37 %) avec hystérectomie subtotale concomitante et 23 (85 %) avec assistance robotique. La durée moyenne de l’intervention était de 103minutes (±38min), sans complication peropératoire. Il n’y avait pas de perdu de vu. Le taux de succès était de 92 % avec un score de Chung (SG) médian de 10 lors de la remise à la rue. Deux patientes (8 %) ont nécessité une hospitalisation pour nausées vomissements postopératoires avec déambulation impossible et rétention aiguë d’urine. Dans le mois postopératoire, 3 (11 %) patientes ont consulté leur médecin traitant pour cystite aiguë et constipation. Deux patientes ont consulté au service d’accueil des urgences pour hématome pariétal. Il n’a pas été rapporté de réadmission.


Conclusion

Les promontofixations par laparoscopie avec ou sans hystérectomie robot-assisté ou non paraissent réalisable en ambulatoire avec un taux de succès de 92 % chez les patientes sélectionnées. Ces résultats devront être confirmés par des analyses prospectives plus larges.

Mots clés:
B. / P. / Y. / R. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Faisabilité du curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle pour les tumeurs de verge N0
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754


Objectifs

Le curage inguinal élargie ou modifié dans la cadre de tumeur de verge est morbide avec de multiples complications type lymphocèle et thrombose veineuse profonde.

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est un standard dans la prise en charge des mélanomes.

L’objectif de ce travail est de montrer la faisabilité et l’organisation de cette technique dans un centre hospitalier universitaire.


Méthodes

Le curage selon la technique du ganglion sentinelle est indiquée chez les patients à risque intermédiaire ou éléve (≥pT1b et/ou≥grade 2) et cN0.

En cas de ganglion sentinelle positif, une lymphadénectomie inguinale élargie est recommandé du côté pN+ et un curage modifié du côté pN0.

Généralement, une molécule colloïde marquée au technétium 99 est injecté en péri tumoral en 3 à 4 points, le geste est réalisé 2à 3h avant la chirurgie.

Le début de l’acquisition commence environ 15mm plu tard, si fixation ganglionnaire, un marquage est réalisé sur la peau sinon une nouvelle acquisition est réalisée à 90min.


Résultats

Le repérage des ganglions est réalisé à l’aide d’une sonde gamma que nous partageons avec les autres spécialités.

Les ganglions retirés sont envoyés en extemporané, si le curage est positif, un curage élargie est ainsi réalisé du côté N+ et modifié du côté N0.


Conclusion

Le curage inguinal selon la technique du ganglion sentinelle est faisable à condition d’avoir un service de médecine nucléaire, une sonde gamma, un accès à un examen extemporané et une coordination parfaite entre les différents acteurs, on peux envisager cette technique en ambulatoire.

Mots clés:
K. / G. / L. / F. / X.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Faut-il utiliser les reins des donneurs cadavériques en état de mort encéphalique ayant une fonction rénale altérée ? Résultats à un an
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 630


Objectifs

L’actuelle pénurie de greffons pousse la population médicale à proposer des donneurs limites. Ces transplants ont une survie inférieure, cependant, la survie des patients est supérieure à celle des patients dialysés. Le but de cette étude était d’évaluer la survie des transplants issus de donneurs en mort encéphalique ayant une fonction rénale très altérée avec ou sans anurie pré prélèvement.


Méthodes

Tous les dossiers des patients transplantés rénaux de janvier 2010 à avril 2017 ont été revus de façon rétrospective et bicentrique. Nous avons sélectionné les patients ayant reçu un transplant rénal, en monotransplantation exclusivement, issu d’un donneur en état de mort encéphalique présentant un DFG<45mL/min/m2.

Nous avons analysé la survie des transplants à 12 mois, la reprise de la fonction des transplants et le DFG à 12 mois.

Les résultats sont exprimés en moyenne, avec écart-type. Le DFG est calculé selon l’équation « modification of diet in renal disease » (MDRD) et exprimé en mL/min/m2.


Résultats

Au total, 165 patients répondant aux critères ont été transplantés durant cette période. L’âge moyen des donneurs était de 56,4±17,7 ans, le DFG au prélèvement était de 33,9±8mL/min, 48 % des donneurs étaient anuriques. L’ischémie froide était de 16,7±5,1heures, ischémie tiède 49±17,9minutes. L’âge moyen des receveurs était de 57,1±10,2 ans. Il s’agissait d’une première greffe dans 81,2 % des cas. La reprise de fonction a eu lieu dans les 7,8±9,4jours après transplantation. Il y a eu 5 non-fonction primaires, soit 3 % des cas.

Cent cinquante et un patients (91 %) avaient un greffon fonctionnel à 12 mois. Le DFG moyen à 12 mois était de 46,9±20,1mL/min et 122 patients (73 %) avaient un DFG supérieur à 30mL/min.


Conclusion

La survie des transplants issus d’un donneur présentant un DFG altéré était de 91 % après 12 mois de suivi, la récupération des capacités de filtration des transplants rénaux se fait dans la grande majorité des cas, malgré une ischémie froide surajoutée à la défaillance rénale aiguë du donneur. Nous continuons donc à utiliser ces transplants même en cas d’anurie.

Mots clés:
A. / G. / J. / F.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Fermeture urétrale chez la femme par voie transvaginale : une technique à retrouver
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 743


Objectifs

La fermeture de l’urètre reste une intervention de dernier recours et d’indication rare très majoritairement dédiée aux patientes porteuses de malformations du bas appareil ou d’un handicap en neuro-urologie. Décrite initialement comme technique de fermeture du col vésical, cette vidéo montre étape par étape la procédure de fermeture de l’urètre par un abord transvaginal.


Méthodes

L’intervention réalisée concernait une patiente âgée de 26 ans, porteuse des séquelles d’une myéloméningocèle, multiopérée dans l’enfance, sous autosondage et porteuse d’une entérocystoplastie d’agrandissement avec dérivation cutanée continente en échec d’une bandelette sous-urétrale aponévrotique. La persistance d’une incontinence d’effort par insuffisance sphinctérienne majeure avec béance uréthrale rendait compte de l’indication opératoire de fermeture urétrale par voie basse, afin de ne pas réintervenir dans l’espace de Retzius.


Résultats

Les étapes de l’intervention comprennent :

– la technique d’exposition ;

– la dissection de l’urètre par voie transvaginale avec abord circonférentiel péri-urétral ;

– la fermeture de l’urètre en plusieurs plans ;

– la suspension de celui-ci à la symphyse pubienne.

La durée de l’intervention a été de 75minutes et sans complication peropératoire ni à 30jours, la patiente est continente sous autosondage par la dérivation cutanée.

Les principes techniques ne doivent pas faire omettre le prérequis d’un réservoir vésical de bonne qualité et d’une voie de sondage par stomie continente ne posant ni de soucis fonctionnels ni de soucis d’acceptabilité. Le principal risque postopératoire est la récidive de l’incontinence urinaire par fistulisation qui ferait discuter la reprise chirurgicale avec lambeaux de recouvrement.


Conclusion

La fermeture de l’urètre reste d’indication rare, tout devant être fait pour conserver celui-ci tant que cela est possible en termes de continence et de qualité de vie. Il s’agit d’une bonne alternative comme traitement de dernier recours de l’incontinence par insuffisance sphinctérienne, historiquement décrite comme la fermeture du col vésical dans les béances majeures de l’urètre.

Mots clés:
N. / V. / C. / C. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Fracture des corps caverneux à propos de 155 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692


Objectifs

Décrit comme une urgence urologique rare, la fracture des corps caverneux survient au décours d’un traumatisme de la verge en érection. Le but de ce travail étant d’analyser les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques des fractures des corps caverneux de la verge.


Méthodes

Une enquête rétrospective menée dans notre service entre janvier 2012 et décembre 2017 a permis de dénombrer une série de 155 patients admis pour prise en charge de fracture des corps caverneux de la verge. Le logiciel EPI IFO.7.2 a permis la saisie et l’analyse des données. Pour les analyses uni- et multivariées, nous avons utilisé les tests de Mann-Whitney et de Fischer. Le seuil de signification était de 5 %.


Résultats

L’âge moyen des patients était de 36,1 ans, la manœuvre forcée sur la verge en érection était le motif de consultation le plus fréquent (38,06 %) suivi du faux pas du coït (25,80 %) la majorité des patients avaient consulté dans un délai inférieur à 24h (84,42 %). Un craquement audible, suivi de la détumescence, puis l’hématome était présent chez 144 patients (92,90 %). Un cas d’urétrorragie été retrouvé avec rupture de l’urètre. Le traitement était chirurgical chez 153 patients (98,70 %), un patient avait refusé d’être opéré, puis un patient a bénéficié du traitement médical. Aidés parfois par l’imagerie, l’incision élective a été majoritaire (59,47 %) par rapport à la coronale (40,52 %). Les points séparés inversés étaient la technique de suture la plus utilisée (88,88 %). L’urètre a été réparé par des points simples.


Conclusion

Sa fréquence est en nette augmentation, le faux pas du coït et la manipulation visant à stopper l’érection matinale sont les principales causes. Son diagnostic reste clinique, l’imagerie peut aidé au choix de l’incision. Le traitement este chirurgical en urgence. La coudure reste l’une des complications les plus fréquentes.

Mots clés:
A.E. / M. / M. / Y. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Gestion de la récidive d’incontinence urinaire après ablation de bandelette sous-urétrale pour douleur pelvienne ou périnéale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 638


Objectifs

La pose de bandelettes sous-urétrales (BSU) chez la femme peut entraîner des douleurs pelviennes ou périnéales. L’ablation chirurgicale de la bandelette peut améliorer les douleurs, mais également entraîner une récidive de l’incontinence urinaire. À notre connaissance, il n’existe pas de prise en charge consensuelle de l’IU récidivante après ablation de BSU. Notre objectif était d’évaluer la prise en charge médicochirurgicale de ces patientes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, des patientes ayant eu une ablation de BSU pour douleur pelvienne ou périnéale, entre 11-2004 et 12-2017. Les patientes étaient séparées selon le type de bandelette, transobturator tape (TOT) enlevée par voie transvaginale et abord de la racine de cuisse ou tension-free vaginal tape (TVT) enlevée par voie combinée transvaginale et laparoscopique transpéritonéale. Étaient évaluées, l’amélioration de la douleur postopératoire, la récidive de l’iu et la nécessité d’un nouveau traitement de l’IU. L’IU d’effort (IUE) était différenciée de l’IU par impériosités (IUI) et de l’IU mixte (IUM) à l’examen clinique et, en cas de doute, au bilan urodynamique.


Résultats

Quatre-vingt-neuf patientes (39 TVT, 50 TOT) ont été incluses avec un suivi médian de 8,3 mois [0,2–135,7]. Cinquante-deux patientes (58,4 %) ont présenté une récidive de leur IU : 38 IUE (73 %), 2 IUI (3,9 %), 12 IUM (23,1 %). Parmi ces patientes, 33 (63,5 %) ont eu un traitement conservateur par rééducation pelvipérinéale (n =28), traitement anticholinergique (n =6) ou stimulation tibiale postérieure (n =1). Dix-neuf (36,5 %) ont eu un traitement chirurgical par ballons act (n =4), colposuspension de Burch (n =4), sphincter urinaire artificiel (SAU, n =2), TVT (n =8) ou neuromodulation des racines sacrées (NMS, n =1). Après chirurgie : 5 patientes (26,3 %) étaient toujours incontinentes : 3 ont eu un SAU et 1 une NMS. Une patiente traitée par colposuspension de Burch a récidivé ses douleurs pelviennes. En fin de suivi, 94,2 % des patientes (49/52) étaient continentes.


Conclusion

La récidive d’IU après ablation de BSU survient dans plus de la moitié des cas et nécessite une réintervention chirurgicale chez près de une patiente sur 5. Au total, 94,4 % des patientes réopérées ont été totalement continentes après une ou deux procédures. La pose de TVT est possible sans récidive de douleur chez les patientes ayant eu au préalable une bandelette TOT.

Mots clés:
M. / P. / O. / L. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Gestion des sténoses urétérales : les alternatives à la sonde jj au long cours
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 622


Objectifs

La sonde jj devient souvent fatalité pour traiter les sténoses urétérales (su) longues. Il existe pourtant des alternatives telles autotransplantation rénale (atr) et urétéro-iléoplastie (uip). Le but de cette étude était d’évaluer leur pratique dans des centres universitaires français.


Méthodes

Notre étude multicentrique intéressait tous les patients pris en charge pour su par atr ou uip dans 7 centres urologiques universitaires français entre 2010 et 2018. Les su sur carcinome urothélial ou transplant rénal ont été exclues. Le recueil de données de patients, périopératoires et de suivi était rétrospectif. Le critère de jugement principal était la préservation du rein homolatéral à la su et de la fonction rénale, sans dérivation urinaire.


Résultats

Vingt-deux patients ont été pris en charge par atr (n =8, 36,4 %) et uip (n =14, 63,6 %). La longueur moyenne de su était de 4,6 et 6cm (p =0,52) dans les groupes atr et uip respectivement. Les su étaient postlithiasiques (n =3, 37,5 % et n =5, 35,7 % respectivement), iatrogènes (n =4, 50 % et n =7, 50 %) ou sur compression extrinsèque (n =1, 12,5 % et n =2, 14,3 %). Les durées moyennes d’intervention et d’hospitalisation étaient de 336 et 346min (p =0,87) et de 8,3 et 15jours respectivement (p =0,001). Les complications postopératoires étaient majoritairement clavien≤2 (n =20, 91 %). Trois reprises chirurgicales (37,5 %) ont été nécessaires dans le groupe atr, aucune dans le groupe uip. La durée moyenne de suivi était de 15,7 mois. Tous les reins, sauf un dans le groupe atr, ont été préservés, avec une fonction rénale restant stable (p =0,67).


Conclusion

La sonde jj à demeure pour su doit rester un dernier recours. Atr et uip sont des alternatives reconnues, d’indication dépendante de l’expertise du chirurgien. Notre étude dénote la rareté de leur pratique et l’intérêt de référer les patients vers des centres experts.

Mots clés:
C. / S. / C. / M. / I.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Glansectomie et exérèse de ganglion sentinelle
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 754


Objectifs

Présentation d’une chirurgie de glansectomie et exérèse de ganglions sentinelle.


Méthodes

Cette vidéo présente la chirurgie d’un patient de 65 ans présentant une tumeur du gland évoluant depuis 3 mois, sans adénopathie inguinale palpable.

La chirurgie consiste en l’ablation en marge saine de la tumeur avec exérèse des ganglions sentinelles, repérés la veille de l’intervention par l’injection de Tc99m au niveau du site tumoral.


Résultats

La chirurgie débute par l’exérèse de la lésion tumorale. Un dégantage est réalisé, puis la dissection est poursuivie jusqu’à prendre contact avec les corps caverneux, après section prudente des bandelettes vasculo-nerveuses. On découvre en peropératoire un envahissement des corps caverneux classant alors la tumeur au stade T2. On réalise une tranche de section pour analyse extemporanée. On prélève ensuite un ganglion sentinelle de chaque côté. La reconstruction est réalisée à l’aide d’une greffe de peau mince prélevée en cuisse.

À 3 mois, le patient n’a pas repris d’activité sexuelle mais urine normalement et avec un résultat cosmétique satisfaisant.


Conclusion

La chirurgie de tumeur de verge est de plus en plus conservatrice. Cette vidéo présente une exérèse de tumeur de verge avec reconstruction immédiate par greffe de peau mince.

Mots clés:
P. / N. / A. / P. / J.-E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
HIFU de rattrapage pour récidive après radiothérapie prostatique : morbidité et résultats carcinologiques à propos d’une série monocentrique de 45 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 699-700


Objectifs

Un homme sur trois présentera une récidive localisée d’un cancer de prostate après traitement par radiothérapie. Pourtant, la majorité des patients seront traités par une privation androgénique palliative. L’objectif était d’analyser des résultats fonctionnels (morbidité et qualité de vie), carcinologiques et facteurs prédictifs de succès de high intensity focused ultrasound de rattrapage (HIFU-r) après radiothérapie des récidives locales d’un cancer de prostate.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant les patients traités par HIFU-r entre 2006 et 2016 pour récidive locale après radiothérapie. La récidive était définie soit biologiquement (psa nadir+2ng/mL), soit biopsies positives après HIFU-r ou introduction d’un traitement adjuvant après l’HIFU-r. Les effets indésirables étaient répertoriés au cours du suivi prospectif et la morbidité évaluée par le score de qualité de vie de l’eortc, l’incontinence urinaire (iu) par l’ics, la dysurie par l’ipss et la dysérection par l’iief5, avant traitement par HIFU-r puis à 6 mois, à 1 an et aux dernières nouvelles (ddn). Kaplan–Meier a été utilisée pour l’analyse de la survie sans récidive (ssr).


Résultats

Quarante-cinq patients ont été inclus avec un suivi moyen de 2,6±2,1 ans. La médiane du psa nadir après HIFU était de 0,58ng/mL (0–6,5). Le taux de ssr était de 82 % à 1 an, 53 % à 2 ans et 30 % à 3 ans. La ssr à 2 ans était de 72,7 %, 47,1 % et 40,9 % pour les risques faibles de d’Amico, intermédiaires et hauts risques. Avec un psa nadir inférieur ou égal à 0,5ng/mL, la ssr était de 100 % à 1 an, 92 % à 2 ans et 67,7 % à 3 ans (p =0,001). Les scores ics pré- et post-HIFU augmentaient aux dernières nouvelles (p =0,03). L’iief5 s’aggravait à 6 mois (p =0,016) et 1 an (p =0,04), mais la qualité de vie pré- et post-HIFU-r était conservée (p =0,2) (Fig. 1 et Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’HIFU-r pour les récidives de cancer de prostate localisé après échec de radiothérapie était associé à un taux de ssr à 2 ans supérieur à 50 %. Ce traitement permettrait de retarder l’introduction de l’hormonothérapie palliative, au prix de morbidités non négligeables, mais une qualité de vie conservée. Une cohorte de patients et un suivi plus important permettraient d’affirmer ces résultats.

Mots clés:
J. / H. / D. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Hospitalisation ambulatoire ou classique pour urétérorénoscopie souple laser : valeur prédictive des comorbidités. Résultats préliminaires de l’étude prospective multicentrique du clAFU
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 663


Objectifs

En 2017, l’urétérorénoscopie laser est devenue le premier traitement des calculs rénaux en France avec 27 150 interventions, dont 13 348 en ambulatoire (49,1 %) (statistiques-activite-mco-par-diagnostique-et-actes?secteur=mco).

Dès 2016, le clAFU a débuté une étude prospective multicentrique afin d’évaluer les complications infectieuses des urétérorénoscopies. Nous présentons les résultats préliminaires de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Méthodes

Nous avons débuté une étude observationnelle prospective multicentrique non comparative en juin 2016. Son objectif principal est l’évaluation des complications infectieuses des urétérorénoscopies. La taille de l’échantillon nécessaire a été estimée à 1000 inclusions. Un formulaire exhaustif a été élaboré par le clAFU permettant d’explorer les données suivantes :

– préopératoires : comorbidités, caractéristiques des calculs, indication opératoire, ecbu préopératoire, antibioprophylaxie, hospitalisation ambulatoire ou classique ;

– peropératoires : matériel utilisé, ecbu peropératoire, complications, drainage, durée opératoire ;

– postopératoires : survenue d’un sepsis, ecbu postopératoire, score de Clavien.

Nous avons réalisé l’analyse de la valeur prédictive des comorbidités pour le choix du type d’hospitalisation.


Résultats

Au total, 415 patients ont été inclus de juin 2016 au 30 avril 2018, pendant 20 mois par 13 centres. Quatre cents dossiers ont été pris en compte pour cette analyse. Quinze ont été exclus pour excès de données manquantes. L’analyse préliminaire montre un taux d’hospitalisation ambulatoire de 39 % (n =156) contre 50,5 % en hospitalisation classique (n =202) (10,5 % de données manquantes). Au moins une comorbidité est présente pour 181 patients. Les comorbidités les plus fréquentes sont : une hta (n =115), un diabète (n =76), hta et diabète associés (n =43). Dans le groupe ambulatoire, 63,4 % (n =99) n’ont aucune comorbidité versus 36,5 % (n =57) (p <0,001). Dix patients prévus en ambulatoire sont passés en hospitalisation classique sans modifier cette différence significative.


Conclusion

L’absence de comorbidité incite logiquement à l’hospitalisation ambulatoire. Les pratiques observées en France montrent un taux d’hospitalisation de 49,1 contre 39 % dans notre série multicentrique. Cette étude doit se poursuivre rigoureusement jusqu’à son terme de 1000 inclusions afin de pouvoir présenter des données objectives de nos pratiques aux autorités de tutelle.

Mots clés:
V. / A. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Identification d’une signature moléculaire prédictive du risque de progression des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721


Objectifs

Récemment, les analyses génomiques ont permis d’identifier de nouvelles altérations moléculaires et potentielles cibles thérapeutiques dans les tumeurs infiltrantes de vessie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’implication de 29 gènes précédemment identifiés par le TCGA et/ou localisés sur des régions génomiques altérés dans une série de 61 tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM).


Méthodes

Les niveaux d’expression de 29 gènes ont été analysés par RT-PCR quantitative en temps réel, sur une série consécutive de 128 tumeurs de vessie, incluant 61 TVNIM (25 PTA de bas grade, 14 PTA de haut grade et 22 pt1 de haut grade) et 67 TVIM et 18 témoins (tissu vésical normal). Tous les patients ont signé un consentement éclairé. Les mutations ADN des gènes HRAS , PIK3CA et FGFR3  ont également été analysées par HRM et séquençage sanger. Les résultats de l’analyse transcriptomique et génomique ont été couplés à une analyse de survie.


Résultats

Les mutations de HRAS, pik3ca et fgfr3 étaient retrouvées dans 4,5 %, 15,9 % et 50,0 % des TVNIM sans corrélation au pronostic. Au sein des TVNIM, 23 gènes (79,3 %) étaient significativement dérégulés. En analyse univariée, la surexpression de rxra, fgfr3 et ccne1 était significativement associée à la survie sans récidive (p =0,0017, p =0,043 et p =0,039, respectivement) et à la survie sans progression (p =0,0043, p =0,022 et p =0,022, respectivement). La surexpression de fgfr3 était, par ailleurs, associée à une moindre réponse à la BCG-thérapie (p =0,037). Une analyse en clustering a permis d’identifier une signature moléculaire composée de ces 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) permettant de séparer les TVNIM en 4 sous-groupes pronostiques. Cette signature était un facteur pronostique indépendant en analyse multivariée en termes de survie sans récidive (p =0,004) et sans progression (p =0,05).


Conclusion

Les altérations génomiques décrites pour les tumeurs infiltrantes dans le TCGA concernent également les TVNIM. Nous avons identifié une signature moléculaire de 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) significativement associée au risque de récidive et de progression, suggérant un intérêt potentiel à l’échelon individuel. La correction de ces altérations moléculaires pourrait constituer une stratégie thérapeutique ciblée prometteuse dans les TVNIM.

Mots clés:
C. / D. / S. / N. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case