Base bibliographique

Biopsies prostatiques directement guidées ( in-bore ) par l’imagerie par résonance magnétique : notre expérience chez 111 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 713


Objectifs

Les biopsies ciblées réalisées directement sous imagerie par résonance magnétique (IRM) sont peu utilisées au profit de la technique cognitive et celle par fusion. La disponibilité d’un radiologue spécialisé en IRM prostatique, l’utilisation d’un matériel spécial et le besoin d’une courbe d’apprentissage sont autant des facteurs qui réduisent l’utilisation universelle de cette technique. Nous présentons notre série de biopsies ciblées réalisées directement sous IRM.


Méthodes

Il s’agit d’une revue rétrospective des dossiers de 111 patients ayant subi des biopsies ciblées et guidées directement par l’IRM (in-bore ) dans un hôpital universitaire libanais, pour les lésions de score 3 de PIRADS (12 patients), score 4 (63 patients) ou score 5 (36 patients) détectées par l’IRM multiparamétrique (IRMmp). La procédure est réalisée en utilisant un kit spécial « dyna interventional device » et une aiguille « trucut » 16g

Des biopsies randomisées (BR) concomitantes sont pratiquées chez 54 patients.

Les biopsies sont réalisées sous anesthésie locale par un seul radiologue expert en IRMmp. Une antibiothérapie prophylactique est administrée la veille et continuée pour 48 heures.


Résultats

La durée moyenne de la procédure est de 15 minutes (15 à 30). Aucune complication infectieuse n’est survenue. Le nombre moyen de carottes prélevées est de 3 (de 1 à 8). Un cancer de prostate est détecté chez 61 patients (55 %), dont 2 ayant un score 3 de PIRADS, 23 ayant un score 4 et 36 avec score 5. La valeur prédictive positive (VPP) des biopsies des lésions de score 3, 4 et 5 de PIRADS est de 16,6 %, 36,5 % et 100 % respectivement. L’ajout des biopsies randomisées a permis d’augmenter la VPP de 10 %. Le score de Gleason est de 6 chez un patient, 7 chez 26, 8 chez 23 et 9 chez 11. Le Tableau 1 illustre la répartition des scores de Gleason en fonction des scores de PIRADS.


Conclusion

La réalisation des biopsies prostatiques directement sous IRM (in-bore ) doit être considérée comme la technique de référence dans les biopsies prostatiques ciblées. Elle permet de prélever un minimum de carottes, réduisant ainsi les complications infectieuses et l’inconfort du patient. Elle est plus précise que les autres techniques de biopsies ciblées, mais plus coûteuse et nécessite un radiologue expérimenté et disponible.

Mots clés:
M. / P. / G. / J. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies prostatiques en fusion élastique : la voie transrectale comparée à la voie transpérinéale pour la restadification de cancer de risques faibles et intermédiaires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 714


Objectifs

La biopsie guidée par l’image en fusion élastique facilite la caractérisation histologique du cancer de la prostate. Cependant, certaines lésions restent difficilement accessibles par voie transrectale et le résultat des biopsies sujet à caution. Comparer les résultats des biopsies guidées par l’image réalisées par voie transpérinéale ou par voie transrectale à des fins de caractérisation de la lésion index.


Méthodes

Biopsies guidées par l’image utilisant une technique validée de fusion élastique (Koelis, La Tronche, France), à des fins d’évaluation du risque après diagnostic initial par biopsies transrectales systématisées. Comparaison des 25 premiers patients biopsiés par voie transpérinéale (1–4/2018) aux 50 derniers patients biopsiés par voie transrectale (10/2017–2/2018). Les caractéristiques des patients et IRM ont été colligées (âge, PSA, volume prostatique, situation antérieure ou postérieure des cibles, score PI-RADS-v2, taille des cibles), tout comme les résultats des biopsies.


Résultats

Les caractéristiques des patients et des IRM étaient comparables dans les deux groupes (Tableau 1) avec 80 % (40/50 et 20/25, n.s.) de diagnostics confirmés. Avec un moindre nombre de carottes (8 contre 13,5 dans le groupe transrectal), les biopsies transpérinéales obtenaient de plus grandes longueurs tumorales, tant sur une carotte (7mm contre 1, p =0,001) que cumulées sur l’ensemble des carottes (20mm contre 5,75, p =0,04). Les cancers de Gleason≥7 étaient observés de manière similaire dans les deux groupes (16/25, 64 % dans le groupe transpérinéal contre 60 % dans le groupe transrectal), tout comme l’escalade thérapeutique (60 % dans le groupe transpérinéal versus 54 % dans le groupe transrectal). Aucun évènement indésirable n’a été relevé (Fig. 1, Tableau 2).


Conclusion

Les biopsies prostatiques transpérinéales en fusion d’image ont une rentabilité diagnostique similaire au transrectal, notamment dans les lésions antérieures. Dans notre série, elles permettaient une modification thérapeutique chez 2 patients sur trois.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / E. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Biopsies prostatiques transpérinéales en fusion élastique échographie transrectale-IRM : aspects techniques et résultats d’une série de 50 cas
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 741-742


Objectifs

Les biopsies prostatiques guidées par l’image apportent un meilleur échantillonnage des lésions d’intérêt vues en IRM, et permettent un archivage des données. Néanmoins, certaines lésions (extrême apex, lésions antérieures) sont difficilement accessibles par voie transrectale.

L’objectif de notre travail était d’évaluer la faisabilité et les résultats de l’abord transpérinéal des biopsies prostatiques.


Méthodes

Nous avons évalué la détection de cancer de prostate globale et cliniquement significatif (≥Gleason 7).

Les patients ayant une zone d’intérêt antérieure sur l’IRM prostatique ou des cibles mal caractérisées par des biopsies antérieures ont été inclus. Un seul binôme radiologue-urologue réalisait les biopsies en position de lithotomie, sous anesthésie générale ou locale selon le désir du patient.

Le geste était réalisé à l’aide de la station Trinitry, de Koelis (La Tronche, France).

Les données concernant l’âge, les biopsies antérieures, l’IRM prostatique, le PSA, l’anatomopathologie, les décisions cliniques ont été recueillies de façon rétrospective.


Résultats

Entre janvier 2018 et avril 2018, 50 patients ont été inclus. L’âge médian était de 68,5 ans. Le PSA médian était de 9,35ng/mL.

Quarante-trois patients (87 %) avaient déjà eu des biopsies dont 18 en Koelis transrectale. La répartition des biopsies (primo-diagnostic, requalification, recherche d’une récidive) est résumée sur la Fig. 1.

Les biopsies transpérinéales étaient positives dans 62 % des cas (n =31). Parmi celles-ci, 83 % (n =26) étaient un cancer cliniquement significatif.

La longueur tumorale maximale médiane était de 9,5mm, alors que la longueur cumulée tumorale médiane était de 23,5mm (Tableau 1).

Aucune complication infectieuse n’a été relevée dans notre série.


Conclusion

Les biopsies prostatiques par voie transpérinéales en fusion d’image apparaissent comme aisément réalisables au plan technique, et non inférieures au biopsies transrectales en termes de diagnostic de cancer cliniquement significatif.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / M. / P.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Brève histoire de la prise en charge de l’HBP
Brief history of BPH management
2018
- Réf : Prog Urol, 2018, 15, 28, 799-802

Mots clés:
A.
Mots-clés:
Adrenocortical carcinoma / Malignant pheochromocytoma / adrenal metastasis / surgery / Adjuvant treatments
Cancer de prostate : « tout IRM » du diagnostic au traitement focal « vrai » ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742


Objectifs

Depuis nos débuts en cryothérapie totale de cancer de prostate (CP), nous modifions notre technique pour augmenter précision et reproductibilité, en conservant la puissance de l’IRM du dépistage jusqu’au traitement, pour évoluer ensuite vers la cryothérapie focale IRM-guidée. L’objectif de notre vidéo est d’expliquer les étapes qui permettrait de proposer à des patients sélectionnés le « tout IRM » du diagnostic au traitement focal.


Méthodes

Nous participons à la réalisation des CT et des biopsies par voie transpérinéale (BTP) en relation avec l’équipe de radiologie interventionnelle qui dispose d’une IRM (AERA XW, 1.5T, Siemens®). Lors des différentes étapes nous avons pu améliorer successivement (i) l’installation avec des jambières intégrant une grille périnéale IRM compatible (évitant des implantations à main levée comme nous le faisions initialement), (ii) la mise en place d’un thermocouple pour monitoring de la température à proximité du sphincter, (iii) la dissection de l’espace inter-prostato-rectal par du sang du patient pour éloigner la paroi antérieure du rectum.


Résultats

Nous avons débuté notre expérience par des traitements complets à main levée dont les résultats ont été publiés [11Gangi A., Tsoumakidou G., Abdelli O., de Mathelin M., Jacqmin D., et al. Percutaneous MR-guided cryoablation of prostate cancer: initial experience Eur Radiol 2012 ;  22 (8) : 1829-1835 [cross-ref]

Cliquez ici pour aller à la section Références]. Nous avons stoppé notre programme pour développer le matériel IRM compatible afin d’améliorer la reproductibilité. Dans une démarche cohérente nous débutons un essai clinique prospectif randomisé évaluant les biopsies périnéales sous contrôles IRM aux biopsies transrectales échoguidées. Ceci nous paraît être une étape indispensable pour l’apprentissage des radiologues, des radiologues interventionnelles, des anatomopathologistes et des urologues pour pouvoir s’orienter vers le traitement focal « vrai » avec le maximum de sécurité carcinologique.


Conclusion

L’IRM est l’imagerie la plus précise et pertinente en matière de CP, il paraît légitime de l’utiliser tout au long de la prise en charge du CP. Ne pouvant réaliser un essai multicentrique français sur cette thématique du fait de l’absence de diffusion d’IRM interventionnelle, il nous paraît important d’exposer notre démarche à notre communauté afin de recueillir ses réflexions.

Mots clés:
T. / J. / G. / P. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Caractérisation de la réponse au traitement par nivolumab plus ipilimumab (N+I) ou sunitinib (S) chez des patients (pts) atteints d’un carcinome à cellules rénales avancé (CCRa) non préalablement traité : CheckMate 214
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 624-625


Objectifs

Le traitement par N+I a démontré un taux de réponse objective (TRO) ainsi qu’une survie globale (SG) supérieurs par rapport au sunitinib chez des patients atteints d’un CCRa à risque intermédiaire/défavorable (I/D) selon l’IMDC dans l’essai de phase 3 CheckMate 214. Une caractérisation de la réponse plus approfondie pourrait éclairer la pratique clinique.


Méthodes

Dans l’essai CheckMate 214, des patients atteints d’un CCRa non préalablement traité ont été randomisés selon un ratio 1 :1 pour être traités par N 3mg/kg+I 1mg/kg toutes les 3 semaines pour un total de 4 doses, puis par N 3mg/kg toutes les 2 semaines ou par S 50mg une fois par jour pendant 4 semaines, suivi de 2 semaines sans traitement. L’efficacité, la sécurité et la qualité de vie (QDV) ont été explorées chez les patients à risque I/D présentant une réponse complète (RC) ou une réponse partielle (RP) à N+I ou S.


Résultats

Au suivi médian de 25,2 mois, le TRO chez les patients à risque I/D était de 42 % pour N+I contre 27 % pour S (p <0,001 ; Tableau 1), 36 contre 18 % des patients ayant obtenu une meilleure réduction tumorale≥50 % avec N+I contre S. Parmi les répondeurs à N+I contre S, 72 contre 63 % présentent une réponse en cours, 47 et 34 % restent sous traitement, et 53 et 66 % ont interrompu le traitement, en raison d’une progression de la maladie (N+I : 22 % ; S : 40 %) ou d’une toxicité (N+I : 23 % ; S : 13 %). Une réponse durant≥18 mois a été observée chez 13 % des patients sous N+I et 4 % des patients sous S. Des événements indésirables liés au traitement (EILT) de grade 3–4 sont survenus chez 52 % des répondeurs à N+I et 68 % des répondeurs à S. Les données à 3 ans mises à jour pour les répondeurs et les traitements ultérieurs seront présentés.


Conclusion

TRO et SG étaient significativement améliorés sous N+I vs S chez les patients atteints d’un CCRa présentant un risque I/D dans CheckMate214. Des taux plus importants de RC et des durées de réponses plus longues ont été observés dans le groupe N+I vs S. Les EILT de haut grade étaient moins fréquents et la QDV meilleure chez les répondeurs à N+I.

Mots clés:
B.I. / N.M. / B. / D.F. / M.-O.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Carcinome urothélial au sein d’un diverticule de vessie : étude multicentrique des caractéristiques cliniques, anatomopathologiques et des résultats oncologiques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 718


Objectifs

La prévalence du carcinome urothélial (CU) intradiverticulaire vésical (TVID) est d’environ 1 % des cas de cancers de vessie. Les données actuelles de la littérature sont contradictoires entre nécessité de cystectomie partielle (CP) ou totale (CT). L’objectif de notre étude était d’étudier les résultats oncologiques des cystectomies partielles et totales pour TVID.


Méthodes

Une étude de cohorte rétrospective multicentrique a été menée afin de récolter les caractéristiques tumorales et les résultats oncologiques après CP ou CT chez des patients atteints de TVID. Les données étaient issues des bases de données prospectives de chaque centre. Les données de restadification entre le stade tumoral de la résection transurétrale de vessie diagnostique (DRTUV) et le stade tumoral définitif ont été étudiées. Les survies (sans récidive [SSR] et globale [SG]) étaient estimées par la méthode de Kaplan–Meier. La comparaison entre CP et CT était réalisée par le test du log-rank.


Résultats

Cent dix patients atteints de TVID ont été inclus dans 10 centres avec une durée de suivi médiane de 43 mois. Après DRTUV, la répartition des stades était : 8 (7 %) CTA/IS, 64 (58 %) CT1 et 38 (35 %)≥CT2. Sept patients ont bénéficié d’une RTUV seule, 26 (24 %) d’une CP et 77 (70 %) d’une CT. Concernant les CP, 11 (42 %) ont reçu une curiethérapie complémentaire. Il n’existait pas de différence significative des caractéristiques cliniques et anatomopathologiques entre CP et CT. Une restadification était fréquente : 37/64 (58 %) avec CT1 à la DRTUV avaient un stade≥pt2 sur l’examen définitif. Trente (43 %) ont récidivé et 21 (30 %) sont décédés. Le type de traitement (CP vs CT) n’impactait pas la SG : 62 vs 57 % (p =0,305) ni la SSR : 57 % versus 59 % (p =0,197).


Conclusion

Une restadification en tumeur de vessie infiltrant le muscle après prise en charge chirurgicale des TVID non infiltrante sur la RTUV initiale intervient dans plus de la moitié des cas. La cp apparaît comme une stratégie thérapeutique satisfaisante chez des patients sélectionnés. Elle peut s’accompagner d’une curiethérapie. Des essais prospectifs sont nécessaires afin de confirmer ces données.

Mots clés:
G. / C. / R. / M. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie ambulatoire de la prostate par photo-vaporisation bipolaire turis : première expérience en afrique pour 504 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 737-738


Objectifs

L’objectif de notre travail est d’évaluer, à partir d’une étude prospectives concernant 504 cas d’hypertrophie bénigne de la prostate, l’efficacité, la sécurité et les résultats postopératoires à moyen terme de la photovaporisation bipolaire turis en ambulatoire.


Méthodes

Sur une période de 24 mois, 504 patients ont été concerné par notre étude. Nous avons inclus tous les malades qui remplissaient un certain nombre de critères de sélection. Les patients sont admis le jour de l’intervention à 7:00 am et ils sont autorisés à quitter l’hôpital à 20h. En préopératoire, nous avons recueilli le score international prostate symptom score (ipss) des malades, les données de la débitmétrie ainsi que le résidu postmictionnel (rpm). En peropératoire, ont été recueillies la durée de la résection et la survenue de complication. En postopératoire, nous avons noté la durée du drainage transuréthrale et la détection des éventuelles complications.


Résultats

Notre étude a concerné 504 patients ayant bénéficié d’une résection bipolaire, marque olympus, utilisant la technologie turis. L’anesthésie et la chirurgie ont été effectuées sans complication chez tous les patients. Le poids moyen de la prostate était de 51g. Le temps opératoire moyen était de 45minutes. Il n’y a eu aucune conversion pour tous les cas. Le cathéter urétral a été enlevé le même jour dans 100 cas pour les prostates de moins de 40g et le lendemain postopératoire dans 404 cas. Tous les cas ont quitté l’hôpital 12heures après la chirurgie. À la suite, tous les patients avaient une amélioration du score ipss et du débit urinaire maximal. Les résultats de notre étude sont résumés dans les Tableau 1, Tableau 2.


Conclusion

La chirurgie ambulatoire par photovaporisation bipolaire turis de la prostate a permis d’obtenir des résultats satisfaisants avec une sécurité et efficacité meilleurs et un court séjour hospitalier.

Mots clés:
R. / A. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie conservatrice des tumeurs testiculaires : résultats périopératoires
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 683


Objectifs

L’orchidectomie élargie par voie inguinale (OEI) est le traitement de référence des tumeurs testiculaires (TT). L’orchidectomie partielle (OP) doit être envisagée si elle est techniquement faisable surtout en cas de testicule unique, de tumeur bilatérale ou de doute sur la bénignité de la lésion. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats périopératoires des orchidectomies partielles dans la prise en charge des TT.


Méthodes

Nous avons inclus, dans cette étude rétrospective, les hommes ayant eu une OP dans notre service entre 2000 et 2016. Tous les patients avaient eu une échographie et une IRM testiculaire, un dosage des marqueurs sériques (alpha-foeto-proteine, LDH et HCG), un scanner thoraco-abdomino-pelvien et une cryoconservation de sperme. Lors de la chirurgie, nous avons réalisé un abord inguinal sans clampage du cordon, une échographie testiculaire de repérage peropératoire, des biopsies de pulpe testiculaire en zone saine et un examen extemporané. Cette cohorte pouvait inclure des patients à gonade unique fonctionnelle, mais également à testicule controlatéral sain. Les patients n+ et m+ étaient exclus.


Résultats

Nous avons inclus 48 hommes, âge moyen 40 ans, 15 % avaient une gonade unique fonctionnelle. Quarante-quatre pour cent des patients consultaient pour une infertilité, 56 % étaient asymptomatiques et un patient consultait pour douleur. À l’échographie, la taille tumorale moyenne était de 10,8mm. À l’histologie définitive, on a retrouvé 24 % de séminome, 45 % de leydigome et 32 % d’autres types histologiques. Seize pour cent ont eu une complication mineure classée Clavien 1–2 en postopératoire et un patient avait eu une complication clavien 3 : OEI pour un hématome surinfecté. Au total, 10,5 % ont eu une oei durant l’hospitalisation : 4 pour séminome à l’histologie définitive et 1 pour une anatomopathologie incertaine. Dix pour cent ont eu une OEI durant une hospitalisation ultérieure : 2 pour récidive de TT, 1 pour rechute ganglionnaire et 2 pour doute sur séminome après relecture anatomopathologique.


Conclusion

L’orchidectomie partielle avait des suites simples et a permis de préserver le testicule dans la majorité des cas dans cette cohorte. L’OP est une technique sûre et faisable et doit être discutée comme alternative à l’OEI chez des patient précisément sélectionnés.

Mots clés:
V. / V. / S. / L. / T.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie du cancer du rein avec thrombus tumoral de la veine cave inférieure : la plus grande série européenne, avec 30 ans d’expérience au sein d’un centre expert
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 627-628


Objectifs

Les tumeurs du rein avec thrombus tumoral sont peu fréquentes (2 à 10 %), avec des chirurgies invasives le plus souvent multidisciplinaires et surtout une mortalité et une morbidité importantes. L’objectif était d’évaluer les résultats de morbidité périopératoires et oncologiques des patients opérés d’une tumeur rénale avec thrombus tumoral envahissant la veine cave inférieure (VCI) à plus de 2cm de la veine rénale.


Méthodes

Entre 1988 et 2018, 97 patients ont été opérés dans un centre universitaire expert de haut volume. Les données préopératoires [insuffisance rénale (<60mL/min), facteurs de risque cardiovasculaires, cTNM, classification de Mayo, peropératoires (voie d’abord, circulation extracorporelle [CEC], saignement, durée opératoire) et postopératoires (anatomopathologie, complications, traitement complémentaire, progression, décès) ont été analysées. Les taux de survie globale (SG) et sans progression (SSP) ont été estimés selon la méthode de Kaplan–Meier. L’impact du niveau du thrombus a été étudié par des analyses univariées et multivariées à l’aide du test du Log rank et du modèle de Cox, des tests de corrélations de Spearman ont été effectués.


Résultats

L’âge médian était de 64 ans (34–85 ans). Soixante-quinze pour cent présentaient une tumeur rénale droite, classée cT3b-c dans 95 % des cas, 15,7 % présentaient une atteinte ganglionnaire(cN1-2), 30 % étaient d’emblée métastatiques, 14,4 % avaient présenté une embolie pulmonaire préopératoire. 39,2 % des patients présentaient un thrombus intracardiaque (Mayo 4), 36,1 % infradiaphragmatique en regard des veines hépatiques (Mayo 3) et 21,6 % sous hépatiques (Mayo 2). Au total, 27,8 % des patients présentaient au moins une complication Clavien>2, 3 patients décédaient en périopératoire. Soixante-sept pour cent avaient un traitement adjuvant (Tableau 1). La médiane de SG était de 25,2 mois, la SSP de 6,3 mois [IC 4,30–8,44] (Fig. 1). Le Mayo était un facteur prédictif péjoratif de SSP (p =0,0123). On retrouve une corrélation positive entre la classification de Mayo et les complications, la durée d’hospitalisation et le grade de Fuhrman (Tableau 2).


Conclusion

La chirurgie des cancers du rein avec thrombus tumoral concerne une population jeune avec peu de comorbidité. Il s’agit d’une chirurgie morbide, avec une médiane de SSP faible. Malgré l’association chirurgie multidisciplinaire et traitement adjuvant, cette maladie reste de mauvais pronostic. L’extension veineuse du thrombus tumoral est corrélée au grade de Fuhrman, aux complications périopératoires et à la durée d’hospitalisation.

Mots clés:
C. / J. / L. / A. / L.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie robot-assistée des cancers du rein avec thrombus cave : technique et faisabilité
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749


Objectifs

Montrer la faisabilité et la technique d’une néphrectomie élargie droite avec cavotomie et thrombectomie par voie mini invasive robot-assistée pour un thrombus cave de niveau 2.


Méthodes

La chirurgie a été réalisée à l’aide du Robot Da-Vinci (Intuitive Surgical) en utilisant 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts (5mm et 12mm) pour l’aide opératoire. Afin de visualiser les limites exactes du thrombus cave, une échographie peropératoire a été réalisée. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de données prospective UroCCR.


Résultats

Le patient âgé de 73 ans présentait une lésion rénale droite de 10cm associée à un envahissement ganglionnaire lomboaortique et à un thrombus de la veine cave sus-rénal (thrombus de niveau 2). La lésion était classée cT3bN2M1 (doute sur l’existence d’une localisation pleuropulmonaire).

Après décollement colique droit, nous avons complètement libéré la veine cave et l’aorte, réalisé le curage ganglionnaire et sectionné les deux artères rénales droites. Une échographie peropératoire a été réalisée et retrouvait une thrombose cave sous-rénale associée. Nous avons procédé à un clampage cave inférieure puis rénal gauche et cave supérieure, ensuite à une cavotomie et une thrombectomie. Le thrombus envahissant la paroi veineuse nous en avons réséqué une pastille puis refermé la veine cave par deux hémi-surjets de prolène 4/0. Les pertes sanguines ont été de 100mL.


Conclusion

La voie d’abord laparoscopique avec assistance robotique apparaît réalisable pour la prise en charge de tumeurs rénales droites avec thrombus cave sous-hépatique sous réserve d’une expertise de l’équipe chirurgicale et anesthésique. Elle permet de limiter les pertes sanguines peropératoires et participe à une meilleure récupération précoce de l’opéré.

Mots clés:
L. / L. / C. / N. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Chirurgie robotique guidée par l’image : intérêt de la combinaison des techniques d’assistance par l’imagerie appliquée à un cas d’héminéphrectomie zéro-ischémie
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748-749


Objectifs

Le traitement conservateur de tumeurs de gros volume présente plusieurs difficultés : préservation optimale du parenchyme sain, obtention de marges saines et risque d’ischémie prolongée. L’objectif de cette vidéo était de démontrer l’intérêt de l’utilisation combinée, peropératoire, de trois techniques d’imagerie pour permettre une chirurgie conservatrice anatomique et sans clampage des tumeurs rénales complexes.


Méthodes

Le logiciel Synapse 3D (Fujifilm) a été utilisé pour la modélisation tridimensionnelle du rein tumoral et de son réseau vasculaire, la sélection des points de clampage de 3e ordre et la prédiction de l’ischémie en rapport. La chirurgie a été réalisée avec le robot Da-Vinci (Intuitive Surgical) et guidée par l’image selon trois modalités : modélisation 3D et échographie peropératoire toutes deux intégrées à la vue console (fonction TilePro) et fluorescence par injection intraveineuse de vert d’indocyanine. Les données cliniques, collectées après consentement, sont issues de la base de données prospective UroCCR.


Résultats

Le patient, âgé de 40 ans, présentait une tumeur rénale gauche de 6cm, polaire supérieure et équatoriale, hilaire et majoritairement endophytique avec contact sinusal profond, de complexité élevée selon RENAL (10ph) et PADUA (11p). Le repérage préopératoire a permis d’identifier trois branches artérielles de 3e ordre vascularisant la tumeur, la branche veineuse drainant le territoire tumoral et la voie excrétrice supérieure envahie par la lésion. L’utilisation de l’endo-échographie, a permis d’identifier les limites tumorales. La vérification peropératoire de la correspondance entre la zone d’ischémie obtenue et les limites tumorales observées après injection intraveineuse de vert d’indocyanine a permis de confirmer la faisabilité d’une exérèse en marges minimales sans ischémie du parenchyme rénal conservé. La durée opératoire était de 150minutes, le saignement peropératoire de 200mL.


Conclusion

La technique de chirurgie guidée par l’image selon 3 modalités permet, via une approche anatomique, de satisfaire aux objectifs carcinologiques et fonctionnels de la chirurgie conservatrice des tumeurs du rein et ce même en cas de lésion de volume et complexité élevés. Cette approche diminue certainement aussi la morbidité spécifique à ce type de chirurgie.

Mots clés:
L. / J.C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Choix de traitement des hommes atteints de cancer de la prostate localisé en contexte de région éloignée du Québec
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 685-686


Objectifs

L’objectif de la présente étude est de décrire et caractériser le choix de traitement des hommes atteints de cancer de la prostate localisé habitant une région éloignée du Québec, canada. Plus précisément, les traitements choisis par les patients, leur préférence d’implication dans le choix, leur incertitude du choix, leur regret du choix ainsi que les raisons associées à ce choix sont décrits.


Méthodes

Entre décembre 2016 et mars 2018, un recrutement de patients atteints de cancer de la prostate s’est déroulé dans une clinique externe d’urologie d’un hôpital en région éloignée du Québec. La référence des patients à l’équipe de recherche s’est faite via les urologues de cette clinique. Les données ont été colligées grâce à un questionnaire autoadministré. Les données cliniques relatives au taux d’APS, au grade et au stade du cancer ont été prélevées des dossiers médicaux des participants. Le protocole de la présente recherche a été soumis pour approbation aux comités d’éthique concernés et a obtenu les certificats attestant du respect des normes éthiques.


Résultats

L’échantillon comptait 107 participants. Le traitement le plus fréquemment choisi était la radiothérapie (67,3 %) suivie de la prostatectomie radicale (23,4 %). La majorité des patients (53,3 %) préférait jouer un rôle actif dans le choix de son traitement. Plus du quart des patients (29 %) vivaient de l’incertitude quant au choix (41 %) et 6 % regrettaient leur choix. Le médecin, la/le conjoint(e) ainsi que des personnes ayant déjà vécu une expérience de cancer de la prostate étaient les sources d’informations les plus fréquemment consultées par les patients avant de choisir leur traitement. Quant aux raisons du choix, les résultats de l’étude montrent que la volonté des patients d’éviter la chirurgie constitue le déterminant de leur choix (p =0,000 ; or ajusté =2,582 ; IC 95 %, 1,715–3,889).


Conclusion

Bien que la radiothérapie ne soit pas offerte dans cette région éloignée et qu’elle requiert un déplacement d’environ 500km, elle est le traitement le plus fréquemment choisi par les patients (Tableau 1, Tableau 2). Vouloir éviter la chirurgie constitue le déterminant de ce choix ; ce qui pourrait s’expliquer par le désir des patients d’éviter les effets indésirables de la prostatectomie/dysfonctionnement sexuel.

Mots clés:
A. / F. / H. / A. / A.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Classification phylogénétique des récidives vésicales après tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 681


Objectifs

Après le traitement d’une tumeur de la voie excrétrice urinaire supérieure (TVES), les tumeurs de vessie (TV) sont fréquentes, avec une incidence de 22 à 47 %. Plusieurs théories s’opposent pour expliquer leur origine : monoclonalité par dispersion intraluminale et implantation cellulaire ou oligoclonalité par cancérisation en plage de l’urothélium. L’objectif de cette étude était de comparer le profil moléculaire entre TVES et TV métachrones.


Méthodes

Nous avons séquencé la tumeur et l’ADN germinal correspondant de 137 patients avec une tves traitée par néphrourétérectomie en utilisant une plateforme de séquençage de nouvelle génération basée sur la capture ciblée d’un panel de 341 oncogènes. Les mutations somatiques ont été analysées en fonction du risque de récidive vésicale. Pour un sous-groupe de 29 patients avec une TV métachrone, TVES et TV ont été comparées chez le même patient pour définir leur clonalité.


Résultats

Au total, 57 patients (42 %) ont développé une tumeur de vessie après néphrourétérectomie, avec un délai médian de 7,3 mois (IQR : 4,1–13,7). Après ajustement pour le sexe, les antécédents de TV, la localisation, le grade et le stade tumoral, les mutations de FGFR3 (hr =3,00 ; 95 % IC : 1,58–5,68 ; p =0,001), KDM6A (hr =2,27 ; 95 % IC : 1,29–4,02 ; p =0,005) et CCND1 (hr =3,10 ; 95 % IC : 1,17–8,21 ; p =0,023) étaient significativement associées au risque de récidive vésicale, alors que les mutations de TP53 étaient significativement associées à une réduction du risque (hr =0,32 ; 95 % IC : 0,13–0,80 ; p =0,014). Chez les 29 patients présentant les 2 tumeurs de manière métachrone, TVES et TV étaient toujours clonales (Figure 1).


Conclusion

Alors que TVES et TV présentent des différences significatives dans la prévalence des mutations somatiques, chez un même patient présentant les 2 tumeurs, TVES et TV sont clonales. Cela implique une meilleure prévention du risque de dissémination intraluminale en peropératoire, notamment pour les tumeurs présentant des facteurs de risque moléculaires.

Mots clés:
F. / S. / E. / M. / E.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Classifieur génomique permettant d’identifier de tumeurs à profil génomique neuro-endocrine («  ne-like  »)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 670


Objectifs

Les tumeurs de vessie neuroendocrine (tvne) représentent une variante histologique rare et agressive. Des études récentes de sous-types moléculaire de tumeurs de vessie envahissant le muscle (TVIM) ont rapporté que 5 à 10 % de profils transcriptomiques compatibles avec celui des tvne sans nécessairement en avoir l’aspect histologique. Dans cette étude, nous proposons un classifieur génomique développé afin d’identifier les tumeurs à profil génomique neuro-endocrine(« ne-like  »).


Méthodes

Une série de modèles de regroupement (ou « clusters  ») a été générée en utilisant une méthode de classification non supervisée. Un modèle glmnet a été utilisé afin d’optimiser le classifieur génomique dans l’identification de tumeurs à profil génomique neuro-endocrine (ne-like ) au sein d’une cohorte d’apprentissage (n =173). Le classifieur a été appliqué à 4 cohortes de validation (n =1036). Des analyses de survie multivariées ont été utilisées pour caractériser les résultats cliniques « ne-like  ».


Résultats

Dans la cohorte d’apprentissage, la classification hiérarchique utilisant un panel de 84 gènes a identifié 7 patients (4 %) présentant une expression hautement hétérogène, mais constante de marqueurs neuroendocrine associée à l’absence d’expression de marqueurs « basal » ou « luminal ». Ce profil biologique a été observé de façon consistante au sein des 4 cohortes de validation. L’incidence des patients ayant une tumeur « ne-like  » varie de 1,3 à 7,9 % dans les cohortes de validation avec un taux de survie sans progression significativement inférieure à 1 an (65 vs 82 % pour « ne-like  » vs non ne-like , p =0,046). Après ajustement pour divers facteurs cliniques et pathologiques, les patients présentant des tumeurs de type ne avaient un risque accru de mortalité toutes causes confondues (hr  : 6,40, p =0,001) (Figure 1, Figure 2).


Conclusion

Nous avons mis au point un classifieur génomique capable d’identifier un groupe de tumeurs ayant un génotype de tumeur urothéliale, mais avec un phénotype de TVNE. L’identification de ces patients pourrait avoir des implications pronostiques et potentiellement impacter leur prise en charge. Une validation supplémentaire sera nécessaire pour évaluer l’utilité clinique de ce classifieur génomique.

Mots clés:
J. / J. / M. / T. / R.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comment atteindre le trifecta de la néphrectomie partielle robot-assistée au début de la courbe d’apprentissage ? Analyse de chirurgiens de centres à hauts volumes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 726-727


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (NPRA) est une intervention difficile à acquérir. Les études sur la courbe d’apprentissage de la NPRA sont rares et toujours mono-opérateur. L’objectif était d’évaluer la courbe d’apprentissage de la NPRA au travers de l’expérience de plusieurs opérateurs afin de comparer les résultats obtenus à la phase initiale de leur expérience et de rechercher les facteurs susceptibles de les influencer.


Méthodes

Entre 2009 et 2014 les 50 premiers patients opérés consécutivement d’une NPRA par 6 chirurgiens débutant cette technique. Ont été inclus dans une étude rétrospective. Le trifecta utilisé comprenait : une durée de clampage <25minutes, l’absence de complication postopératoire et des marges chirurgicales négatives le franchissement de la courbe d’apprentissage était défini par la réalisation de 5 trifecta consécutifs. Nous avons comparé le nombre de cas nécessaires au franchissement de la courbe d’apprentissage, ainsi que le nombre de série (>5 trifectas). Les caractéristiques des patients et les résultats périopératoires ont également été comparées par des analyses de variance (Anova) et des tests du Chi2.


Résultats

Parmi six chirurgiens, il fallait en moyenne 11 procédures pour franchir la courbe d’apprentissage. Deux chirurgiens réalisés 5 trifecta consécutifs dès leurs premiers cas (Fig. 1). Les résultats des 50 premières NPRA de chaque chirurgien sont rapportés dans le Tableau 1. Le chirurgien, qui semblait avoir la courbe d’apprentissage la plus courte et favorable, était le chirurgien 6 avec le plus fort taux de trifecta (86 % ; p =0,001), le plus faible taux de marges (0 % ; p =0,002), les plus faible pertes sanguines (83mL) et la durée d’ischémie chaude la plus courte (15minutes ; p =0,003). Ce chirurgien était celui dont le Renal score moyen était le plus faible (5,9 ; p =0,003) et la taille tumorale la moins importante (28mm ; p 200 procédures robot-assistée avant sa première NPRA.


Conclusion

En début d’apprentissage, une expérience préalable en chirurgie robotique (ex : prostatectomie) et la sélection de tumeur moins complexes et plus petites permet d’acquérir de bons résultats plus précocement et de franchir la courbe d’apprentissage de la NPRA plus rapidement.

Mots clés:
B. / B. / Z. / H. / N.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comment évaluer les SBAU liés à l’HBP en pratique clinique et en recherche ?
How to evaluate BPH-related SBAUs in clinical practice and research?
2018
- Réf : Prog Urol, 2018, 15, 28, 830-838

Objectif

Décrire les explorations utiles dans l’évaluation clinique des symptômes des voies urinaires inférieures a priori liées à une HBP (SBAU/HBP), et répertorier les informations nécessaires pour permettre une évaluation d’une intervention instrumentale ou chirurgicale dans le traitement de l’hypertrophie et de l’obstruction prostatique bénigne.

Méthode

Recherche bibliographique en anglais en utilisant les recommandations européennes, américaines et françaises sur l’évaluation de l’HBP, complétée par une recherche Pubmed.

Résultats et conclusion

Un certain nombre d’explorations sont quasi systématiques dans l’évaluation d’un homme atteint de SBAU/HBP : interrogatoire, examen clinique avec toucher rectal, analyse d’urine, débitmètre et résidu post-mictionnel. Le catalogue mictionnel est nécessaire pour comprendre le mécanisme d’une nycturie. Le PSA a un triple intérêt potentiel : évaluation du risque de progression, évaluation du volume prostatique et diagnostic d’un cancer de la prostate. La créatininémie est nécessaire uniquement lorsqu’une rétention chronique est observée et avant chirurgie. L’urétrocystoscopie est indispensable en cas d’hématurie, de suspicion de sténose de l’urètre ou de tumeur de vessie. L’échographie pour l’évaluation du volume de la prostate est essentielle avant la chirurgie, et peut être utile pour guider la décision de prescrire un inhibiteur de la 5 alpha réductase. Aucune technique non invasive n’a prouvé sa substitution possible à une mesure de pression débit lorsqu’elle est indiquée. Lorsqu’un chercheur envisage d’évaluer un traitement chirurgical ou instrumental pour l’HBP, des paramètres préopératoires, périopératoires et de suivi sont attendus des lecteurs pour avoir une idée juste de la technique évaluée.

Niveau de preuve 5

Consensus d’experts.

Objective

To describe the useful explorations in the clinical evaluation of the symptoms of the lower urinary tract symptoms possibly related to BPH (LUTS/BPH), and to list the information necessary to allow an evaluation of an instrumental or surgical intervention in the treatment of the hypertrophy and benign prostatic obstruction.

Method

Bibliographic research in English using the European, American and French recommendations on the evaluation of BPH, supplemented by a Pubmed search.

Results and conclusions

A number of systematic investigations into the evaluation of a man with LUTS/BPH include interrogation, clinical examination with rectal examination, urinalysis, flowmeter and post-micturition residual volume. The voiding catalog is necessary to understand the mechanism of a nocturia. PSA has a triple potential of interest: evaluation of the risk of progression, evaluation of the prostatic volume and diagnosis of a cancer of the prostate. Creatinine is needed only when chronic retention is observed and before surgery. Urethrocystoscopy is essential in case of hematuria, suspicion of stenosis of the urethra or bladder tumor. Ultrasound for evaluation of prostate volume is essential before surgery, and may be helpful in guiding the decision to prescribe a 5 alpha reductase inhibitor. No non-invasive technique has proven its possible substitution for pressure flow studies when indicated. When a researcher is considering evaluating a surgical or instrumental treatment for BPH, preoperative, perioperative and follow-up parameters are expected from readers to get a fair idea of the technique being evaluated.

Level of evidence 5

Consensus d’experts.

Mots clés:
HBP / Évaluation / Obstruction sous-vésicale / Débitmètre / Mesures pression débit
Mots-clés:
BPH / assessment / Bladder outlet obstruction / Uroflowmetry / Pressure flow studies
Communication en chirurgie robotique : place, modalités et évolutions d’une communication sécurisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 679-680


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer par questionnaire le ressenti et les attentes en termes de communication des différents intervenants lors d’une chirurgie robotique immergée.


Méthodes

Cent trente questionnaires ont été adressés après accord exprès à différents centres chirurgicaux et destinés aux opérateurs (O), aides opératoires (AO) et instrumentistes (i). Il comportait 32 questions, abordant les thèmes suivants : fonction, expérience, formations reçues, impressions vis-à-vis de la communication (difficultés, place des indications verbales, évolution avec l’expérience, rôle de chacun dans la communication).


Résultats

Soixante-neuf réponses ont été obtenues. C’était l’aide opératoire qui percevait le plus une sensation d’isolement. Seulement 17,4 % des réponses rapportaient l’application de techniques de communication. La description systématique par l’AO/I des difficultés dans la réalisation d’un geste hors du champ visuel de l’opérateur était perçue comme « indispensable » par 59, 44,4 et 73,7 %, « utile » par 35,9, 55,6 et 21,1 % des I, AO et O. Une altération de la communication a été ressentie en phase d’apprentissage par 60, 80 et 57,9 % des I, AO et O. Durant cette phase, 92,3, 100 et 100 % des I, AO et O estimaient ce mode de contrôle verbal particulièrement utile. Avec l’expérience, 82,1, 80 et 73,7 % des I, AO et O pensaient qu’il fallait maintenir cette façon systématisée de communiquer.


Conclusion

Avec l’immersion, le chirurgien perd en grande partie l’échange non verbal. La communication doit se faire de manière verbale et sécurisée visant à limiter les sources de distraction du chirurgien. Elle devra être renforcée lors d’une phase de formation et pourra être allégée avec l’expérience.

Mots clés:
C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison de la récidive biologique du cancer de prostate classé selon le risque CAPRA-S après prostatectomie radicale entre 2 populations d’origine ethno-géographique différente avec accès au soin similaire
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 646


Objectifs

Le cancer de la prostate est la pathologie tumorale la plus fréquente aux Antilles, son incidence est l’une des plus élevée au monde. Cela s’explique par un contexte ethno-géographique et environnemental singulier. La controverse demeure sur son agressivité. Le but est de comparer la récidive biologique du cancer prostatique classée selon le CAPRA-S entre une population majoritairement caucasienne et une autre d’ascendance afro-antillaise.


Méthodes

Étude bicentrique incluant 3281 patients consécutifs ayant bénéficié d’une prostatectomie radicale entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2014. La récidive biologique était définie par le dosage de 2 PSA consécutifs au-dessus de 0,2ng/mL. Des analyses descriptives ont été réalisées pour déterminer les caractéristiques des populations d’étude et leur classification pronostique selon le CAPRA-S, ainsi que des analyses uni et multivariées et selon Kaplan–Meier.


Résultats

Au total, 3167 patients répondent à la définition de récidive biologique avec un délai de suivi médian de 4 ans. Le taux de récidive est de 15,6 % dans la population caucasienne contre 22,9 % chez les Afro-Antillais, mais il n’existait pas de différence significative concernant la survie sans récidive à 10 ans (log-rank p =0,76). Cette récidive chez les patients à risque intermédiaire et haut risque entre les 2 populations est également similaire (log-rank p =0,19 et 0,11 respectivement). Il existe une différence significative dans le sous-groupe bas-risque (log-rank p =0,001). En analyse multivariée, les variables d’intérêt sont le score de Gleason, la présence d’une marge positive et le curage négatif (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Les patients afro-antillais ne semblent pas présenter une maladie plus agressive avec un accès aux soins équitable quelle que soit son origine ethno-géographique. Cependant, on note une différence dans le sous-groupe bas-risque qui pourrait amener à une nouvelle réflexion sur la prise en charge du cancer dans cette population.

Mots clés:
J. / A. / G. / C. / G.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison de la voie ouverte et robotique totalement intracorporelle pour les cystectomies avec remplacement orthotopique pour cancer de vessie : morbidité périopératoire, complications, résultats fonctionnels et qualité de vie à long terme
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 672


Objectifs

La cystectomie totale ouverte (CTO) est la technique de référence des cystectomies pour cancer. La cystectomie laparoscopique robot-assistée (CLRA) a été introduite en 2003, son développement est en plein essor. Comparaison de la voie ouverte et robotique totalement intracorporelle (IC) pour les cystectomies avec remplacement orthotopique en termes de : morbidité périopératoires, complications, résultats fonctionnels et qualité de vie (QDV) à long terme.


Méthodes

Une étude rétrospective, multicentrique, a été conduite sur les patients opérés par ct avec dérivation urinaire par néovessie orthotopique iléale (NVOI) pour cancer de vessie, entre février 2010 et février 2017. Les questionnaires de QDV (EORTC QLQ-c30 et BLM30) et de fonction urinaire (questionnaire USP et calendrier mictionnel) étaient distribués au cours d’une consultation de suivi ou bien par voie postale. Les patients traités par CT et NVOI de remplacement étaient divisés en 2 groupes : un groupe CLRA-IC, et un groupe CTO.


Résultats

Au total, 72 patients étaient inclus. La voie ouverte était majoritaire avec 55 patients (76,4 %), 17 patients (33,6 %) étaient opérés par voie robotique. Les caractéristiques initiales des deux groupes étaient comparables. La durée opératoire était plus longue dans le groupe CLRA-IC (médiane 360 vs 300min ; p <0,001), mais la durée d’hospitalisation réduite de 5jours comparer au groupe cto (médiane 12 vs 17jours ; p <0,05). Les patients du groupe CLRA-IC avaient moins de transfusion périopératoire (0 vs 23,6 % ; p <0,05), mais plus de sténose urétéro-iléale et d’éventration à long terme (respectivement 25,5 vs 3,6 % et 23 vs 2 % ; p <0,05). Aucunes différences statistiquement significatives en termes de qualité de vie et de fonctions urinaires n’étaient observées entre les deux groupes à long terme.


Conclusion

La CLRA avec NVOI totalement IC pourrait être associée à une diminution de la durée d’hospitalisation et de la morbidité périopératoire. Les patients ayant eu une clra présenteraient un risque plus important de sténose urétéro-iléale. La CLRA avec NVOI en IC ne présente aucune différence avec la CTO en termes de fonction urinaire et de QDV à long terme.

Mots clés:
V. / G. / J. / P. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison de l’urétroplastie par muqueuse buccale et par lambeau vaginal pour sténose urétrale chez la femme
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 621


Objectifs

La sténose urétrale de la femme est une pathologie rare et méconnue. Il est de plus en plus reconnue que la dilatation urétrale n’est pas un traitement adapté et serait même probablement, la principale cause de sténose urétrale par iatrogénie. L’objectif de ce travail était de comparer deux techniques d’urétroplastie pour sténose urétrale chez la femme : muqueuse buccale (mb) vs. lambeau vaginal pédiculé (blandy).


Méthodes

Toutes les femmes traitées par urétroplastie pour sténose urétrale dans un centre universitaire entre 2011 et 2017 ont été incluses dans une étude rétrospective. Seules les urétroplasties de type muqueuse buccale ou lambeau vaginal ont été incluses (exclusion des urétroplasties d’avancement). Le critère de jugement principal était le succès défini subjectivement comme toute amélioration des symptômes de la phase mictionnel, de quelque degré que ce soit, à 1 mois postopératoire. Les évaluations pré- et postopératoires comprenaient un interrogatoire détaillé, un examen clinique, une débitmétrie et mesure du rpm. Quand la sténose était intubable, un examen urodynamique et une fibroscopie souple étaient systématiquement réalisés en préopératoire.


Résultats

Au total, 21 patients ont été incluses : 11 dans le groupe mb et 10 dans le groupe blandy. La sténose était située au niveau de l’urètre moyen chez la majorité des patientes dans les 2 groupes (63,6 % vs. 50 % ; p =0,17). La majorité des procédures été effectuée en ambulatoire (81,8 % vs. 100 % ; p =0,47). Le taux de complications étaient similaire dans les deux groupes (18,2 % vs. 0 % ; p =0,47) tout comme le taux de succès à 1 an (100 % vs. 175 % ; p =0,49). Un amélioration significative du qmax et du rpm était observe dans les deux groupes (p <0,05). Le taux d’incontinence d’effort de novo était comparable dans les deux groupes (9,1 % vs. 10 % ; p =0,95), de même que la survie sans récidive de sténose (à 1 an : 75 % vs. 74,1 ; p =0,95 ; Fig. 1).


Conclusion

Les techniques d’urétroplastie par muqueuse buccale ou par lambeau vaginal semblent toutes les deux données des résultats satisfaisants chez les femmes présentant une sténose de l’urètre avec des taux d’incontinence urinaire d’effort de novo limités. D’autres études sont nécessaires pour déterminer le rôle exact de ces deux techniques dans le traitement de la sténose urétrale chez la femme.

Mots clés:
B. / R. / D. / R. / M.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison des capacités d’accès caliciel inférieur de huit urétéroscopes souples numériques (réutilisables et à usage unique) dans dix situations différentes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 662-663


Objectifs

L’objectif de cette étude a été de comparer les urétéroscopes souples (urss) numériques réutilisables et à usage unique pour leur capacité à accéder au calice inférieur dans une configuration anatomique simple et complexe en utilisant le modèle rénal in vitro k-box en fonction de l’occupation du canal opérateur (libre ou occupé).


Méthodes

Quatre urss numériques à usage unique (lithovue, pusen, neoflex, youcare) et quatre urss numériques réutilisables (urf-v2, fle- xc, cobra vision, boa vision) ont été comparés pour leur capacité à accéder au calice inférieur dans une configuration anatomique simple et complexe en utilisant le modèle rénal in vitro k-box. Les expériences ont été réalisées avec un canal opérateur libre ou occupé par différents instruments : fibre laser de 200μm, 273μm, 365μm ; panier en nitinol de 1,5fr, 1,9fr, 2,2fr ; fil guide ptfe de 0,038′′, fil guide en nitinol de 0,035′′ ; pince à biopsie piranha. Les taux de succès d’accès caliciel inférieurs ont ensuite été analysés.


Résultats

Les résultats sont présentés dans les Fig. 1, Fig. 2. L’urss à usage unique lithovue et l’urss réutilisable flex-xc étaient ceux obtenant les meilleurs taux de succès pour l’accès caliciel inférieur simple et complexe quelle que soit la situation du canal opérateur (libre ou occupé). Bien que la plupart des urss aient accédé au calice inférieur simple, seul le flex-xc (urss réutilisable) et l’ensemble des urss à usage unique, hormis le youcare, ont accédé au calice inférieur complexe quelle que soit la situation du canal opérateur. Les résultats globaux étaient en faveur des urss à usage unique bien qu’il existait une large variabilité selon l’instrument utilisé.


Conclusion

Ces résultats montrent une grande variabilité de déflexion des urss pour l’accès caliciel inférieur en fonction de la situation du canal opérateur (libre ou occupé). L’urss à usage unique lithovue et l’urss réutilisable flex-xc étaient ceux obtenant les meilleurs résultats.

Mots clés:
S. / L. / V. / E. / O.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison des niveaux de pression intrapyélique entre urétéroscopie souple, mini-néphrolithotomie percutanée et néphrolithotomie percutanée conventionnelle dans un modèle in vitro
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 663-664


Objectifs

Comparer les niveaux de pression intrapyélique (pip) atteints entre urétéroscopie souple (urss), mini-néphrolithotomie percutanée (mini-nlpc) et néphrolithotomie percutanée conventionnelle (nlpc) dans un modèle in vitro.


Méthodes

Un modèle de tractus urinaire en silicone a été utilisé pour les expériences. Ont été comparés : un urss avec un canal opérateur de 3,6-fr, un mini-néphroscope de 12-fr avec un canal opérateur de 6,7-fr et un néphroscope de 26-fr. Différents gaines de travail ont été utilisées pour la mini-nlpc : 15-fr, 16,5-fr et 21-fr et 30-fr pour la nlpc.

La pression d’irrigation a été fixée à 40 et 193cmH2 O.

Ont été comparés les paramètres suivants :

– urss±gaine d’accès urétérale (gau) de 10/12-fr et±fibre laser 273μm ;

– mini-nlpc : différentes tailles de gaine±fibre laser 365μm ;

– nlpc±lithotripteur lithoclast master 11,4-fr.


Résultats

Quel que soit le niveau de pression d’irrigation (40 et 193cmH2 O), la pip était constamment plus élevée en urss que les mini-nlpc et nlpc :

– urss : la présence d’une gau ou d’une fibre laser 273μm dans le canal opérateur a diminué proportionnellement la pip aux différents niveaux de pression d’irrigation, la pip minimale étant atteinte avec l’association d’une gau et d’une fibre laser à 40cmH2 O ;

– mini-nlpc : la pip était inversement proportionnelle à la taille de la gaine de travail à tous les niveaux de pression d’irrigation. La présence d’une fibre laser 365μm n’affectait pas la pip à 40cmH2 O alors qu’elle diminuait à 193cmH2 O ;

– nlpc : la pip n’a pas changé à 40cmH2 O même avec lithoclast alors qu’elle a augmenté de manière significative à 193cmH2 O avec lithoclast (Fig. 1, Tableau 1).


Conclusion

Cette étude a montré que la pip était plus élevée en urss en toutes circonstances que les mini-nlpc et conventionnelle.

Mots clés:
A. / S. / V. / E. / O.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison des qualités optiques et de torque des urétéroscopes numériques réutilisables et à usage unique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 664-665


Objectifs

Les objectifs ont été de comparer les qualités optiques ainsi que les capacités de torque de plusieurs modèles d’URSS numériques réutilisables et à usage unique.


Méthodes

Concernant les qualités optiques, les paramètres suivants ont été comparés in vitro : champ de vision (mire à fréquence multiple), profondeur de champ (mire de profondeur de champ), résolution d’image (mires de résolution USAF 1951), distorsion (mire de distorsion à fréquence fixe) et la représentation des couleurs (modèle Gretag Macbeth Color Checker).

Concernant les capacités de torque, un dispositif permettant de maintenir la poignée de l’URSS à la verticale et d’imprimer un mouvement de rotation de l’URSS autour de son axe à 90° dans le sens horaire et antihoraire a été créé. La gaine centrale de l’URSS passait ensuite à travers un canal dans lequel un ballon de dilatation urétérale haute pression de 4cm/12-Fr était positionné. Le ballon a été placé à 10cm, 20cm, 30cm et 40cm de l’extrémité distale des URSS et a été graduellement gonflé (incréments de 0,5atm). La rotation de la pointe de l’URSS obtenue lors de la rotation de la poignée de l’URSS a été enregistrée et comparée.


Résultats

Concernant les qualités optiques, tous les URSS avaient un champ de vision similaire, avec un léger avantage en faveur du LithoVue. La résolution et la profondeur de champ étaient similaires pour la plupart des URSS, excepté le YouCare qui avait des résultats inférieurs. La distorsion de l’image était la plus élevée pour Flex-Xc et la plus faible pour LithoVue. La reproductibilité des couleurs n’a montré aucune différence significative entre les différents modèles d’URSS. Une altération partielle du champ de vision a cependant été notée pour certains URSS à usage unique (Pusen, YouCare) à différentes distances de la cible.

Concernant le torque, l’URSS Olympus URF-V2 était celui pour lequel le torque était le plus important : arrêt de la rotation pour la pression la plus élevée quelle que soit la position du ballon sur la gaine de l’URSS. Le YouCare était l’URSS ayant le plus faible torque : arrêt de la rotation pour la pression la plus basse avec le ballon placé à 10cm de l’extrémité distale de l’URSS. À l’exception des URSS Olympus V2 et P6, tous les autres URSS ont progressivement perdu leurs capacités de torque lorsque la pression était appliquée au plus proche de leur extrémité distale (Fig. 1, Fig. 2, Fig. 3, Fig. 4, Fig. 5, Fig. 6, Tableau 1).


Conclusion

Bien que les URSS à usage unique aient montré des qualités optiques in vitro presque similaires aux URSS réutilisables, les résultats globaux sont en faveur des URSS réutilisables.

Les URSS avec les gaines les plus rigides étaient ceux obtenant les meilleures capacités de torque, ces résultats se maintenant pour une pression exercée proche de leur extrémité distale.

Mots clés:
S. / L. / V. / E.X. / O.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison des résultats de la cystectomie radicale pour tumeurs de vessie infiltrant le muscle d’emblée vs. tumeurs de vessie secondairement infiltrantes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 671-672


Objectifs

Le pronostic après cystectomie pour tumeur de vessie infiltrant le muscle (TVIM) a été suggéré potentiellement moins bon pour les patients aux antécédents de TVNIM ayant progressé, comparé aux patients ayant une tvim d’emblée. Cependant, les études sur ce sujet sont rares et leurs résultats contradictoires. Notre objectif était de comparer le pronostic postcystectomie des patients traités pour une TVIM d’emblée infiltrant vs. progressive.


Méthodes

Une étude rétrospective a été réalisée incluant 1313 patients traités par cystectomie pour tvim dans 5 centres entre 2000 et 2015 avec un suivi moyen de 65,6 mois. Les patients étaient répartis en deux groupes : TVIM d’emblée vs. TVIM progressive définie par un antécédent de TVNIM. Les caractéristiques des patients et de leur tumeur ont été collectées pour analyse. Les survies globale, spécifiques et sans récidive ont été calculées selon la méthode de Kaplan–Meier et comparée entre les deux groupes. Une analyse en sous-groupe a été réalisée selon le stade histologique et le statut ganglionnaire.


Résultats

Au total, 932 (71 %) patients avaient une tvim d’emblée, 381 (29 %) une TVIM progressive. Quatre-vingt-neuf pour cent étaient des hommes d’âge médian de 65 ans [58–72] et 25,8kg/m2 de BMI moyen. Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes concernant l’age, le sexe, le BMI, l’intoxication tabagique. Les caractéristiques histologiques (t, n, m, marges chirurgicales) n’étaient pas différentes entre les groupes. Il n’y avait de pas de différence significative pour la survie globale. Les survies spécifiques et sans récidive était meilleures dans le groupe tvim d’emblée : médiane non atteinte vs. 65 mois, p =0,018 et 77 vs. 34 mois, p =0,002 respectivement. Pour le sous-groupe t3–4, les survies n’étaient pas différentes entre les goupes. La survie sans progression était meilleure pour les tvim d’emblée pour les patients n+ (24 vs. 7 mois, p <0,0001) (Figure 1, Figure 2, Figure 3).


Conclusion

Nos résultats suggèrent que les patients ayant un antécédent de TVNIM pourraient avoir un plus mauvais pronostic en cas de progression que les patients ayant une TVIM d’emblée et ce, malgré une surveillance urologique après TVNIM supposée permettre un diagnostic plus précoce en cas de récidive/progression.

Mots clés:
F. / M. / C. / I. / B.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison des résultats périopératoires entre la reconstruction urinaire intracorporelle et extracorporelle après cystectomie robot-assistée pour cancer de vessie : une étude multicentrique française
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 673


Objectifs

Comparaison des résultats obtenus après cystectomie robot-assistée pour le traitement des tumeurs de la vessie infiltrant le muscle (TVIM) entre la reconstruction urinaire intracorporelle (ICUD) et extracorporelle (ECUD).


Méthodes

Entre 2010 et 2016, les données périopératoires des patients opérés d’une cystectomie robot-assistée ont été collectées de manières prospectives dans une base de donnée multicentrique puis analysées rétrospectivement avec un recul minimum de 3 mois. Dans chaque centre, un seul chirurgien expérimenté (>100 procédures robotiques et>200 cystectomies ouvertes) réalisait les interventions chirurgicales. Aucun chirurgien n’avait d’expérience en cystectomie robotique avant le début de l’inclusion.


Résultats

Au total, 108 patients ont été inclus, 34 patients (31,5 %) dans le groupe ECUD et 74 patient (68,5 %) dans le groupe ICUD. Les deux groupes étaient comparables sauf pour la répartition des patients asa 3 qui étaient plus nombreux dans le groupe ECUD. Le nombre de Bricker et de néovessie étaient respectivement de 63/108 (58 %) et 45/108 (42 %). La durée opératoire, la durée d’hospitalisation, le taux de marge positive, le nombre de ganglion et le taux de complications précoces et tardives étaient comparables entre les deux groupes. Le saignement peropératoire et le taux de transfusion étaient significativement plus élevés dans le groupe ECUD (500 vs. 400mL, p =0,04 et 23,5 % vs. 5,4 %, p =0,006, respectivement). Ces résultats étaient comparables dans l’analyse du sous-groupe des patients ayant eu un Bricker (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Cette étude multicentrique montre des résultats périopératoires comparables entre les dérivations urinaires intracorporelles et extracorporelles pour les patients opérés de cystectomie robot-assistée.

Mots clés:
L. / G. / R. / J. / V.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison d’un protocole de biopsies de prostate standard de 12 carottes versus un protocole de 2 à 4 carottes dirigées vers une cible index IRM par fusion d’images chez 1051 patients présentant un PSA ? 20 ng/mL
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 713-714


Objectifs

Comparer un protocole de 12 carottes (STD) à un protocole de 2 à 4 carottes dirigées vers une cible IRM (CIB) à l’aide du dispositif Urostation/Trinity (Koelis, La Tronche, France) chez des patients avec un taux de PSA≤20ng/mL.


Méthodes

Étude prospective monocentrique.

Critères d’inclusion :

– PSA≤20ng/mL ;

– IRM multiparamétrique : au moins une lésion index classée Likert≥3 (et classification PIRADS v1 ou v2) ou classée comme anormale si classification PIRADS non rapportée.

Chaque patient a bénéficié par un même opérateur du protocole STD suivi du protocole CIB vers la lésion IRM index. Une carotte est qualifiée de cliniquement significative si elle présente un adénocarcinome prostatique avec du grade 4 (Gleason≥7). Huit urologues et 1 radiologue ont participé aux biopsies.


Résultats

Au total, 1051 des 2949 patients de notre base de données prospective présentent les critères d’inclusion. Il s’agissait d’une première série de biopsies pour 75 % des patients. Onze pour cent avaient déjà eu une série de biopsies positive. Âge moyen=65 ans (iqr 61–71). PSA moyen=7ng/mL (IQR 5,3–9,5). Volume prostatique moyen=40mL (IQR 28–60). Taille moyenne de la cible index IRM=10mm (IQR 8–14). Au total, 15,5 % des carottes STD et 39,3 % des carottes CIB sont positives (p <0,0001). Six pour cent des carottes STD et 22,1 % des carottes CIB sont cliniquement significatives (p <0,0001). Au total, 58,2 % des patients ont au moins une carotte STD positive et 52,4 % au moins une carotte CIB positive (p <0,0001, Tableau 1). Un total de 26,9 % des patients ont au moins une carotte STD positive significative et 28,9 % au moins une carotte CIB significative (p =0,013, Tableau 2).


Conclusion

Chez les patients présentant un PSA≤20ng/mL, 2 à 4 carottes dirigées vers une cible IRM permettent de diagnostiquer plus de patients présentant un cancer cliniquement significatif que 12 carottes standard.

Mots clés:
G. / R. / A. / T. / C.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Comparaison in vitro de l’efficacité du laser thulium fibré et du laser holmium pour la lithotripsie endocorporelle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 732-733


Objectifs

Avec une émission à une longueur d’onde de 1940nm, très proche du pic d’absorption de l’eau, le laser fibré au thulium (tfl) devrait être plus efficace que le laser ho:yag. La technologie thulium permet également d’utiliser de très hautes fréquences pour le traitement des calculs.

L’objectif de notre étude était de comparer in vitro l’efficacité du tfl et du laser ho:yag, sur des calculs synthétiques.


Méthodes

Un prototype de laser chirurgical superpulsed 50w de tfl (ipg photonics) émettant à une longueur d’onde de 1940nm et un laser 30m ho: yag mh1 (rocamed) ont été utilisés dans cette étude. Pour chaque réglage d’énergie permis par ces lasers, les fréquences minimum, médiane et maximum ont été testées. Un urétéroscope souple jetable lithovue (Boston Scientific) a été utilisé par un même opérateur pour traiter des calculs synthétiques durs (bégostone) et mous (plâtre de paris), avec une fibre de 200μm, pendant 2minutes La pesée des calculs a été effectuée avant et après traitement par une balance analytique mettler at261 (Mettler).


Résultats

Au total, 33 paramètres du tfl ont été testés (12 en « fine dusting  », pour une énergie de 0,025 à 0,15 j ; 9 en « dusting  », pour une energie de 0,2 à 0,8 j), 12 en « fragmentation  », pour une énergie de 1 à 6 j) contre 12 paramètres du laser ho:yag (9 en « dusting  », pour une énergie de 0,2 à 0,8 j ; 6 en fragmentation à 1 et 2 j).

En moyenne, la diminution de masse des calculs était de 0,57, 1,32 et 1,99μg/sec pour les paramètres du tfl de « fine dusting  », « dusting  » et « fragmentation  », contre 0,25 et 0,98μg/sec respectivement pour les paramètres du laser ho:yag en « dusting  » et « fragmentation  » (Fig. 1).


Conclusion

Comparé au laser ho:yag, le tfl augmente la destruction des calculs d’un facteur 5 en « dusting  », et d’un facteur 2 en « fragmentation  ». Associé aux hautes fréquences permises par la technologie thulium, le tfl est une alternative prometteuse au standard actuel en termes d’efficacité. D’autres études sont nécessaires pour vérifier l’innocuité de tels paramètres en pratique clinique.

Mots clés:
P. / L. / V. / E. / S.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Complications postopératoire apres énucléation prostatique au laser holmium (holep) pour les adénomes prostatiques de plus de 150 mL
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 654


Objectifs

L’adénomectomie voie haute est encore le traitement de référence de l’hypertrophie bénigne de prostate (hbp) symptomatique ou compliquée de plus de 80mL. C’est une intervention morbide nécessitant une durée d’hospitalisation prolongée. Pour ces hbp, l’holep apparaît comme une alternative chirurgicale intéressante. Nous avons donc étudié les complications de l’holep pour les adénomes prostatiques de plus de 150mL.


Méthodes

Nous avons étudié rétrospectivement l’ensemble des procédures par holep effectuées dans l’établissement pour des hbp de plus de 150mL entre le 1e janvier 2012 et le 31 décembre 2016. Les complications postopératoires à 30jours selon le score de Clavien-Dindo, le recours à la transfusion, le taux de réintervention, la durée d’intervention, le poids en anatomopathologie, le taux d’hémoglobine pré- et postopératoire, la durée de sondage postopératoire et la durée d’hospitalisation ont été analysés.


Résultats

Nous avons inclus 116 patients, dont 44 (37,9 %) étaient sondés à demeure en préopératoire. Le volume prostatique préopératoire médian était de 184mL. La durée opératoire médiane était de 154minutes et le poids médian énuclée de 92g. Treize patients (11,2 %) ont eu une transfusion postopératoire et la durée moyenne du séjour hospitalier était de 2,8jours. Pour 50 patients (43,1 %), la sonde vésicale a été retirée le lendemain de l’intervention et 38 patients (32,8 %) le surlendemain. Quinze patients (12,9 %) sont sortis avec une sonde urinaire et 3 patients ont présenté, après leur sortie, une rétention aiguë d’urines sur hématurie. Une complication postopératoire est survenue chez 31 patients (26,7 %), dont 4 reprises pour décaillotage endoscopique et une conversion en adénomectomie voie haute (Tableau 1).


Conclusion

L’holep est une alternative possible à l’adénomectomie voie haute pour les très grosses prostates. Elle n’est pas limitée par le poids de l’adénome et peut être réalisée lors d’une courte hospitalisation sans risque accru de complications postopératoires.

Mots clés:
C. / M. / A. / H.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case
Concentrations d’androgènes sériques et intraprostatiques : comparaison de patients atteints de cancer de prostate et d’hypertrophie bénigne de prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 686


Objectifs

Actuellement, il n’existe pas de références sur les concentrations d’androgènes intratissulaires prostatiques attendues chez les patients atteints de cancer de prostate. Notre objectif était de comparer les concentrations sériques et intraprostatiques des stéroïdes sexuels, auprès de patients atteints de cancer de prostate (CAP) ou d’hypertrophie bénigne de prostate (HBP).


Méthodes

Entre septembre 2014 et janvier 2017, des hommes sélectionnés pour prostatectomie radicale pour CAP localisée ou pour adénomectomie voie haute pour HBP ont été inclus. Les échantillons sériques ont été prélevés avant chirurgie, selon les recommandations de la société internationale d’endocrinologie. Les échantillons intraprostatiques ont été prélevés à partir d’échantillons chirurgicaux frais et évalués par spectrométrie de masse en phase gazeuse, en zone centrale et périphérique. Une analyse permanova a été réalisé, ajustée sur l’âge, le volume prostatique et le PSA.


Résultats

Au total, 41 patients ont été inclus pour CAP et 32 patients pour HBP. Les patients présentant un CAP étaient plus jeunes, avaient des prostates moins volumineuses et un PSA plus élevé. Dans le sérum, les concentrations de testostérone totale (TT), de di-hydro-testostérone et d’oestradiol n’étaient pas significativement différentes selon la présence ou l’absence de cap. Dans le tissu prostatique, les concentrations de tt étaient significativement plus faibles (0,11ng/mL vs 0,47ng/mL ; p =0,0002) et son dérivé l’oestradiol présentait des concentrations significativement plus élevées (31,0ng/mL vs 22,3ng/mL ; p =0,01) dans le groupe CAP. Les concentrations de TT intraprostatiques était significativement plus faible dans la zone périphérique que dans la zone centrale pour le groupe CAP (0,07ng/mL vs 0,15ng/mL IC 95 % ; p =0,001) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

Les patients atteints de cap ont des concentrations de TT intraprostatiques inférieures aux patients atteints d’HBP. Les prostates cancéreuses semblent consommer plus de tt et produire plus d’oestradiol, notamment dans la zone périphérique.

Mots clés:
M. / Y. / J. / C. / J.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Laser / Ambulatory / Day-case