Base bibliographique

Plaie du col vésical pendant l’implantation d’un sphincter artificiel urinaire par voie robot-assistée chez la femme : comment s’en sortir ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744, suppl. 13


Objectifs

La voie robot-assistée a été récemment décrite comme une option qui pourrait permettre de réduire la morbidité de l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS-800 chez la femme. La plaie du col vésical peropératoire reste pour autant une complication relativement commune avec cette voie d’abord. L’objectif de cette vidéo était de décrire les principes de prise en charge d’une plaie du col vésical peropératoire.


Méthodes

Nous présentons le cas d’une femme de 70 ans aux antécédents de cure de prolapsus prothétique par voie vaginale et de deux bandelettes sous-urétrales TOT avec persistance d’une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne.


Résultats

Les étapes clés suivies ici et dans les quelques autres cas de plaie vésicale pour effectuer une réparation efficace et permettre l’implantation du sphincter artificiel en minimisant le risque d’érosion vésicale sont :

– reprendre la dissection plus latéralement pour ramener médialement les fibres détrusoriennes laissés sur la paroi vaginale et retrouver le bon plan ;

– effectuer un passage autour du col vésical plus distal, vers l’urètre pour pouvoir positionner la manchette aussi loin que possible de la plaie du col vésical ;

– terminer ce passage autour du col vésical et mettre en place le mesureur ;

– réparer minutieusement la plaie du col vésical en 2 ou 3 plans par des hémisurjets ;

– effectuer un test au bleu pour s’assurer que la réparation est étanche.


Conclusion

Grâce à une vision magnifiée en 3 dimensions et une dextérité augmentée par la technologie Endowrist, la voie d’abord robot-assistée pourrait permettre non seulement de diminuer la fréquence des perforations du col vésical mais aussi de faciliter leur détection précoce en peropératoire et une réparation efficace en suivant les principes exposés dans cette vidéo.

Mots clés:
B. / A. / J. / M. / Q.
Points techniques pour améliorer la continence lors de la prostatectomie totale pour cancer par chirurgie robotique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette vidéo a été de décrire les différents points techniques chirurgicaux permettant de traumatiser le moins possible l’appareil sphinctérien et son environnement, ainsi que la reconstruction simple autour du col vésical.


Méthodes

Description pas à pas des points techniques opératoires lors de la chirurgie robotique Da Vinci avec utilisation de 4 bras.


Résultats

Les différents temps opératoires permettant la préservation et la reconstruction de l’appareil sphinctérien ont été décrit : décollement des aponévroses pelviennes, dissection et conservation du col vésical, dissection et section du plexus de Santorini avec conservation des ligaments pubo-prostatiques, dissection de l’apex et de l’urètre, reconstruction postérieur et antérieur avec la suture urétro-vésical fait lors du même surjet.


Conclusion

Ces différents points techniques ont permis une récupération plus rapide de la continence.

Mots clés:
J.
Pose d’implants intraprostatiques urolift : résultats après 6 ans d’expérience
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 738, suppl. 13


Objectifs

Rapporter les résultats de la pose d’implants intraprostatiques urolift®.


Méthodes

L’intervention a été proposée entre février 2012 et mai 2018 à 38 patients ayant une hyperplasie bénigne de la prostate symptomatique. L’évaluation de la symptomatologie urinaire était basée sur l’auto-questionnaire ipss. L’évaluation de la fonction érectile et éjaculatoire était basée sur les auto-questionnaires iief5 et mshq-ejd.


Résultats

L’âge médian était de 67 ans [42–84]. Le volume prostatique médian était de 45mL [20–80]. En préopératoire, l’ipss et l’ipss-qdv médians étaient de 20 [6–29] et 5 [2–6]. L’intervention a été pratiquée sous anesthésie locale chez 5 patients. La durée médiane de l’acte était de 9minutes [6–15]. Aucun eig n’a été observé en périopératoire. À 3 mois, l’ipss médian était de 6 (p <0,001). La durée médiane du suivi a été de 50 mois. Trois patients ont été perdus de vue après 3 mois, 10 ont eu une chirurgie additionnelle la première année, un autre a repris un alpha-bloquant. Chez 24 patients restant, l’amélioration symptomatique restait significative en fin de suivi (ipss médian de 10 [3–19], p <0,0001). Aucun n’a rapporté d’éjaculation rétrograde, ni d’altération de fonction érectile.


Conclusion

La pose d’implants intraprostatiques Urolift® a permis une amélioration des symptômes sans aucun traitement additionnel de l’hbp chez 63 % des patients après 4 ans de suivi médian. Le risque de réintervention était maximal la première année.

Mots clés:
M. / A. / S. / N. Barry
Prescription d’une hormonothérapie dans le cancer de la prostate et surveillance associée : étude française 2010–2013 des pratiques sur base de données médico-administrative
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614, suppl. 13


Objectifs

Dans le cancer de prostate (cap), l’hormonothérapie (ht) est prescrite à différents stades de la maladie par différents spécialistes. Cette ht peut être associée à des effets indésirables justifiant d’une surveillance spécifique faisant l’objet de recommandations.

L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques de prescription d’une ht et la surveillance associée.


Méthodes

À partir de la base de données française de l’assurance maladie (sniiram), les données des hommes avec cap initiant une ht médicamenteuse en 2011 ont été recueillies. Une description du recours au soin a été réalisée dans l’année précédant et celle suivant l’initiation de l’ht concernant les consultations des spécialistes, et la prescription de bilans biologiques (glycémie, lipidique, psa, testostérone) et d’une ostéodensitométrie.

En 2011, 23 407 patients ont initié une ht (âge médian, 75 ans) : 67,4 % avec un agoniste gnrh seul, 12,2 % avec antiandrogène seul, 3,9 % avec un antagoniste gnrh seul et 16,5 % avec un blocage androgénique complet.


Résultats

Les initiations étaient réalisées à 89 % par des spécialistes et 11 % par des généralistes. Dans les 6 mois avant initiation, 83,2 % des patients avait consulté un urologue, 25,0 % un oncologue/radiothérapeute. Dans les 3 mois précédent l’initiation, un dosage de psa et de testostérone étaient réalisés chez 70,8 % et 2,7 % des hommes ; une glycémie, un bilan lipidique et un dosage de vitamine D étaient réalisés respectivement chez 37,3 %, 26,4 % et 4,6 % des hommes. Dans les 6 mois suivants l’initiation, le psa et la testostérone étaient dosés chez 81,9 % et 13,9 % des patients, respectivement. Une glycémie, un bilan lipidique et un dosage de vitamine D étaient réalisés respectivement chez 41,6 %, 38 % et 7,6 % des hommes. À 1 an de l’initiation, 74,8 % des patients comptaient une consultation en urologie et 46,6 % en oncologie/radiothérapie.


Conclusion

L’ht est initiée le plus souvent par un médecin urologue et selon différentes modalités. Bien qu’il existe des recommandations concernant les examens à réaliser dans le cadre de l’initiation et du suivi d’une ht, la réalisation de certains de ces examens spécifiques reste limitée.

Mots clés:
L. / F. / E. / E. / S.
Prise charge onco-urologique des cancers du rein métastatique dans un service d’urologie. Bilan d’activité à 2 ans
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 625, suppl. 13


Objectifs

L’organisation des soins en onco-urologie est variable d’un centre à l’autre. Nous rapportons notre expérience de prise en charge des cancers du rein métastatique dans un service universitaire d’urologie.


Méthodes

Nous avons inclus dans cette étude tous les patients traités pour un cancer du rein métastatique de février 2016 à avril 2018. Les patients étaient pris en charge par l’équipe d’urologie aidée par un oncologue. Les données cliniques, les effets secondaires des traitements et les résultats oncologiques étaient reportés prospectivement dans la base de données uroccr. Pendant la période d’inclusion, nous avons pris en charge 247 nouveaux cas de cancer du rein, dont 97 étaient métastatiques (67 étaient métastatiques synchrones et 30 métachrones). Nous avons inclus 74 hommes et 23 femmes, dont l’âge médian à l’inclusion était de 66 ans.


Résultats

La prise en charge des patients a nécessité 231 consultations, 198 hospitalisations de jour et 19 traditionnelles. Une néphrectomie de cytoréduction, une métastasectomie et un traitement ablatif des métastases ont été réalisés chez 72, 26 et 23 patients. Nous avons inclus 21 patients dans des essais thérapeutiques. Un traitement de première, de seconde et de troisième ligne ont été proposés chez 50, 21 et 8 patients. En première ligne, un inhibiteur de tyrosine kinase a mené à 2 réponses complètes, 10 réponses partielles, 24 stabilisations, 8 progressions de la maladie et la survie sans progression était de 8 mois. Les évènements indésirables étaient de grade 1 ou 2. Une immunothérapie était souvent proposée en deuxième ligne. Trente-deux patients ont eu une prise en charge palliative et 35 patients sont décédés.


Conclusion

La prise en charge globale des cancers du rein métastatique au sein d’un service d’urologie est réalisable sans importante modification de l’organisation des soins.

Mots clés:
E. / N. / T. / E. / S.
Prostatectomie de rattrapage après HIFU : les difficultés
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742, suppl. 13


Objectifs

La présente vidéo montre une procédure de prostatectomie de rattrapage après HIFU en insistant sur les différences qu’il peut y avoir en comparaison avec une prostate naïve de traitement.


Méthodes

Un patient de 72 ans préalablement traité par un HIFU total présente une récidive locale authentifiée par une récidive biochimique, des biopsies de contrôle et un PET fluorocholine ne montrant pas de lésions à distance.

Le PSA initial était de 16, le patient avait souhaité un HIFU malgré l’insistance de la RCP. Le score de Gleason initial était de 6 (ISUP 1). Le PSA nadir, 1 mois après la procédure était de 2,5ng/mL.

Une progression biochimique a suivi avec récidive localisée en IRM, confirmée par les biopsies ciblées (ISUP 3).

Une prostatectomie de rattrapage est proposée compte tenu d’un refus catégorique d’une radiothérapie.


Résultats

Les difficultés sur la face postérieure de col, l’individualisation des vésicules séminales, le clivage inter-prostato-rectal rendent cette chirurgie périlleuse.

La pièce de prostatectomie radicale retrouve un adénocarcinome bilatéral pT2c R0 N0 (0/12).

Le PSA à 3 mois est toujours indosable.

La continence est parfaite à 3 mois.


Conclusion

Les difficultés chirurgicales au cours d’une prostatectomie de rattrapage doivent décourager d’envisager une prostatectomie de rattrapage chez un patient préalablement traité par HIFU.

Mots clés:
J.-A. / H. / S. / C. / J.J.
Réalisation d’un Bricker entièrement intracorporel au robot Da Vinci Xi en utilisant le système Firefly ® pour angiographie mésentérique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 741, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette vidéo était de montrer l’intérêt de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine (Système de visualisation Firefly) dans la préservation de la vascularisation mésentérique pour reconstruction urinaire et digestive totalement intracorporelle lors d’une cystoprostatectomie radicale robot assistée au robot Xi.


Méthodes

Le patient, âgé de 58 ans, présentait un carcinome urothélial de vessie pT2N0M0. Les temps carcinologiques ont été réalisés en premier : lymphadénectomie pelvienne étendue et cystoprostatectomie radicale. Les principales étapes de la dérivation urinaire ont été : la dissection puis l’anastomose urétéro-urétérale selon la technique de Wallace puis l’intubation des uretères par des sondes Mono J, l’injection de 2mL de 2mg/mL de vert d’indocyanine puis l’activation du mode Firefly permettant d’obtenir une angiographie mésentérique, le prélèvement du Bricker en conservant la vascularisation mésentérique, la remise en continuité digestive par une anastomose latéro-latérale en utilisant l’endo-GIA robot et l’anastomose urétéro-Bricker puis cutanéo-Bricker.


Résultats

Le temps opératoire a été de 7h15. La reprise du transit s’est faite à j3 pour les gaz et à j4 pour les selles. Le patient est sorti à j7. Il n’y a eu aucune complication en per- et postopératoire. Il n’y a pas eu de fistule urinaire ou digestive. Le résultat anatomopathologique de la pièce était carcinome urothelial pT4N1R0.


Conclusion

L’utilisation de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine avec le système Firefly du robot Da Vinci Xi a permis de repérer aisément les vaisseaux mésentériques et de faciliter leur préservation pour la reconstruction urinaire et digestive totalement intracorporelle post cystectomie.

Mots clés:
S. / L. / M. / D. / B.
Réimplantation urétéro-vésicale droite avec remodelage du bas uretère par laparoscopie robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical par réimplantation urétérovésicale et remodelage du bas uretère est proposé pour le traitement du méga-uretère avec retentissement sur le haut appareil urinaire. Le but de cette chirurgie est de corriger l’anomalie anatomique afin de prévenir le développement de complications liées au reflux ou à l’obstruction, et ainsi de préserver la fonction du rein homolatéral. Nous décrivons ici une technique par cœlioscopie robot-assistée.


Méthodes

Le patient était un homme de 53 ans, sans antécédent, chez qui il avait été découvert fortuitement et tardivement un méga-uretère congénital droit de type II avec dilatation importante des cavités pyélo-calicielles et amincissement du cortex rénal.

Le débit de filtration glomérulaire était de 90mL/min avec un rein droit représentant 30 % de la fonction rénale en scintigraphie.

La dissection commence par la libération de l’uretère à la croisée des vaisseaux iliaques et par la mobilisation de la vessie. Après exérèse du radicelle on réalise le remodelage urétéral sur 5cm puis une réimplantation urétéro-vésicale selon Lich-Gregoir protégée par sonde JJ 7/26.


Résultats

La durée d’intervention était de 3heures. Les pertes sanguines ont été négligeables. Les suites opératoires ont été parfaitement simples avec l’ablation de la sonde vésicale à j5 et de la sonde JJ à 5 semaines. On note une préservation de la fonction rénale avec un DFG à 100mL/min à 6 mois. La reprise de travail a été précoce.


Conclusion

La chirurgie cœlioscopique robot-assistée du méga-uretère par réimplantation urétéro-vésicale avec remodelage du bas uretère semble être une alternative intéressante à la chirurgie par voie ouverte. Elle combine les avantages d’être reproductible avec un apport pédagogique par l’utilisation de la double console robot, ainsi que des suites opératoires plus confortables pour le patient par l’utilisation de la cœlioscopie.

Mots clés:
Q. / S. / G. / D. / C.
Réirradiation stéréotaxique du lit prostatique pour récidive locale après prostatectomie et radiothérapie externe de rattrapage
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge de la récidive locale du cancer de la prostate (cap) après prostatectomie et radiothérapie externe de rattrapage (ebrt) n’est pas standardisée. Environ 20 patients traités par radiothérapie stéréotaxique (sbrt) pour récidive locale après prostatectomie et ebrt de rattrapage ont été décrits dans la littérature. Nous rapportons nos résultats préliminaires d’une irradiation sbrt (Cyberknife®) dans le lit prostatique pour les récidives locales de cap.


Méthodes

Analyse monocentrique rétrospective chez des patients traités par sbrt pour une récidive macroscopique isolée dans le lit prostatique. Tous les patients ont d’abord été traités par prostatectomie radicale et ebrt de ratrappage. La récidive locale était documentée par IRM et tep. La récidive biochimique était définie comme deux augmentations du psa≥0,2ng/mL au-dessus du nadir. Le traitement était approuvé en rcp. Des fiduciels en or étaient utilisés pour le suivi du mouvement de la tumeur durant le sbrt. La dose de prescription était de 36gy en 6 fractions pour tous les patients. La toxicité a été notée selon le ctcae v4.0.


Résultats

Au total, 12 patients étaient traités par sbrt entre 07/2011–11/2017, pour récidive du lit prostatique avec un suivi médian de 28,1 mois (3,5–64,4 mois). La récidive était prouvée sur l’IRM pour chaque patient et aucun n’avait de maladie métastatique à la tep. Deux patients ont été traités par 6 mois d’hormonothérapie concomitante à une réirradiation. Une diminution du taux de psa après ebrt a été retrouvée chez 10 patients (83 %). Les taux de survie sans récidive biochimique à 1 an et 2 ans : 78 % (7/9) et 43 % (3/7). Une récidive biochimique a été observée chez 6 patients (50 %) après une médiane de 18 mois (4–42). Le traitement était bien toléré : 3 patients (25 %) ont présenté une cystite de grade 1 et 1 patient (8 %) a présenté une rectite aiguë de grade 2 à 4 mois. Un patient (13 %) a présenté une cystite de grade 1 à 12 mois.


Conclusion

La réirradiation pour une récidive locale dans le lit prostatique à l’aide de Cyberknife® après chirurgie et ebrt de rattrapage est un traitement sûr, qui pourrait retarder l’utilisation de l’hormonothérapie dans 50 % des cas et contrôler le cap dans 50 % des cas. D’autres études prospectives sont nécessaires avant l’utilisation de ce traitement en routine.

Mots clés:
J. / L. / E. / A. / D.
Résultats à long terme des dérivations urinaires cutanées non continentes chez les patients ayant une sclérose en plaque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 707, suppl. 13


Objectifs

Les troubles vésico-sphinctériens des patients ayant une sclérose en plaque (SEP) peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale non conservatrice. L’objectif de ce travail est d’évaluer les résultats à long terme chez les patients opérés d’une dérivation urinaire cutanée non continente selon Bricker.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a inclus tous les patients ayant une SEP et opérés d’une dérivation urinaire cutanée non continente entre 2000 et 2015. Les données postopératoires recueillies étaient les complications précoces (<30 jours) selon la classification de Clavien–Dindo, la fonction rénale et les complications tardives incluant les reprises chirurgicales et les infectons urinaires symptomatiques.


Résultats

Quatre-vingt-onze patients ont été inclus (Tableau 1) avec un suivi moyen de 59,6 (±42,6) mois. Vingt-quatre patients (26 %) ont eu des complications précoces (4 grade I, 6 grade II, 9 grade III, 4 grade IV, 1 grade V). Le taux de complications tardives était de 27 %. Dix patients (11 %) ont nécessité une reprise chirurgicale : 8 sténoses anastomotiques urétéro-iléales traitées par des sondes urétérales changées itérativement (n =5 patients) ou réfection chirurgicale (n =3 patients). Une réfection de stomie sténosée et une cure d’éventration ont été réalisées. Un patient a présenté un rétrécissement stomial traité par la pose d’une sonde dans le Bricker. Six patients (7 %) ont développé des calculs urinaires et 10 patients (11 %) ont eu des infections urinaires fébriles. Les fonctions rénales pré- et postopératoires n’étaient pas significativement différentes (Tableau 1).


Conclusion

La dérivation urinaire cutanée non continente est un traitement efficace des troubles vésico-sphinctériens réfractaires chez les patients ayant une SEP. Les complications et leur fréquence sont à prendre en considération lors de la discussion multidisciplinaire avec le patient.

Mots clés:
W. / E. / C. / V.
Résultats de l’urétéro-iléoplastie pour sauvetage de la voie urinaire après transplantation rénale : étude rétrospective multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618, suppl. 13


Objectifs

Les complications urinaires lors d’une transplantation rénale (tr) surviennent dans 2 à 10 % des cas. La prise en charge de ces complications peut s’avérer complexe. L’objectif de l’étude était d’évaluer la faisabilité et les résultats fonctionnels des urétéro-iléoplasties de sauvetage (uis) de la voie urinaire après tr.


Méthodes

Étude multicentrique rétrospective de 2009 à 2017 incluant l’ensemble des uis réalisées en traitement de dernière ligne. Douze hommes et 2 femmes ont été inclus, d’âge et d’imc moyens de 58,3 (20–73) ans et 24,7 (18,6–36)kg/m2 respectivement. Une uis a été réalisée le jour de la transplantation, les autres l’étaient en moyenne 39,3 (1,5–84) mois après la tr. Les donneurs étaient vivants (n =3), à critères standard (n =3) ou étendus (n =8). Les techniques de réimplantation urinaire initiales étaient : lich-grégoir (n =4), pyélo-urétérale (n =5), urétéro-urétérale (n =2), urétéro-iléale sur bricker (n =1) ou néovessie (n =1) et une urétéro-iléoplastie d’emblée.


Résultats

La durée opératoire, la durée de séjour et les pertes sanguines étaient de 253,7 (177–337) minutes, de 25,7 (7–107) jours et de 344 (10–750)mL, en moyenne, respectivement. Il y a eu aucune transfusion peropératoire. L’adhésiolyse a été difficile chez 50 % des patients et responsable d’une plaie vasculaire chez 2 patients et d’une résection-anastomose iléale chez 1 patient.

Le suivi moyen était de 47,4 (5–91) mois. Douze patients sur 14 ont eu des complications : 5 (grade 2), 5 (grade 1), 3 (grade 3b), 1 (grade 4) selon Clavien-Dindo. Cinquante pour cent ont été réhospitalisés au moins 1 fois pour une pathologie médicale ou chirurgicale. À j0 et aux dernières nouvelles, la créatininémie moyenne était respectivement de 223 et 158micromol/L.

Il y a eu 2 décès, mais aucune fistule digestive ni perte de greffon.


Conclusion

L’urétéro-iléoplastie de sauvetage parait être une technique fiable et efficace, mais morbide, à réserver en dernier recours en cas de complications urinaires après transplantation rénale.

Mots clés:
X. / R. / H. / L.
Résultats fonctionnels rapportés par les patients pris en charge pour un cancer de la prostate en fonction des différents traitements : résultats à 5 ans de la cohorte prospective VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer les conséquences à long terme des différentes stratégies thérapeutiques sur la continence, la sexualité et la qualité de vie des hommes pris en charge pour un cancer de la prostate à partir des données prospectives à 5 ans de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN 5 est un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans, parmi lesquels 447 avaient un cancer de la prostate au diagnostic. Les stratégies thérapeutiques incluaient : surveillance (17,4 %), prostatectomie totale seule (pt) (42,8 %) ou associée à une radiothérapie de rattrapage (pt+rt) (7,5 %), radiothérapie seule (rt) (17,5 %) ou en association à une hormonothérapie (rt+ht) (11,6 %) et hormonothérapie seule (ht) (3,2 %). Les données rapportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires portant sur la qualité de vie (questionnaire sf-12) et les effets secondaires des traitements.


Résultats

Au total, 51,5 % des patients déclaraient avoir des fuites urinaires (parfois : 36,2 %, souvent : 12,3 %, ou très souvent : 3,0 %), avec un impact significatif sur la qualité de vie physique et mentale et la sensation de discrimination (p =0,049, p =0,020 et p =0,025). Les patients traités par pt avaient significativement plus de fuites (59,0 % versus 36,6 % pour rt et 47,3 % pour rt+ht, p =0,026). Concernant la sexualité (n =380 patients évaluables), 56,0 % rapportaient une dysfonction érectile, avec une différence significative selon les traitements (pt+rt : 74,1 % versus pt : 63,5 %, rt+ht : 58,2 %, rt : 48,6 %, ht : 43,4 %, surveillance : 37,8 %, p =0,004). On notait une baisse de libido plus importante dans le groupe ht (p =0,035), avec un impact significatif sur les symptômes dépressifs, la qualité de vie physique et mentale (p =0,002, p <0,001 et p =0,002).


Conclusion

Les résultats fonctionnels rapportés par les patients à 5 ans du diagnostic de cancer de la prostate restent mauvais, en termes de continence et de sexualité, avec un impact significatif sur la qualité de vie. La mise en place de programmes d’accompagnement et/ou d’éducation thérapeutique semble nécessaire pour améliorer la prise en charge au long court de ces patients.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Résultats initiaux d’une série de micronlpc (4,85 ch) pour calculs du rein
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 665, suppl. 13


Objectifs

La micro-nephrolithotomie percutanée (micronlpc) est une technique percutanée utilisant une aiguille de diamètre externe 4,85ch pour le traitement des calculs du rein. Le petit diamètre du matériel permet de s’affranchir de la morbidité de la nlpc standard (hémorragie et fistule). Nous rapportons les résultats d’une série initiale de micro-nlpc pour calcul du rein.


Méthodes

Trente et un patients traités par micro-nlpc pour calcul du rein dans 2 établissements et par 2 opérateurs ont été inclus. La matériel de micronlpc comporte une fibre optique de 0,9mm 120° connectée à une camera hd, la lithotritie est effectuée avec une fibre 200um connectée à une source laser holmium-yag en mode dusting , l’irrigation est gérée par une pompe à pression. Un connecteur 3 voies permet d’insérer l’ensemble de ce matériel dans une aiguille à lumière unique de diamètre externe 4,85ch. La ponction était effectuée sous contrôle scopique et échographique sur des patients installés en décubitus dorsal avec dégagement du flanc (valdivia).


Résultats

L’âge moyen était 51±17 ans, l’imc moyen 26±5kg/m2, le Charlson médian 1 [0–4], le dfg moyen 108±37mL/min. Concernant le calcul : la taille moyenne était 19mm±11, densité moyenne 1048±249uh, avec une localisation : 21/31 (68 %) calice inferieur, 3/31 (10 %) calice moyen, 4/31 (13 %) bassinet, 3/31 (9 %) calculs multiples calice inferieur/moyen. La durée opératoire moyenne était de 83±35min On rapportait 1 échec de ponction et 1 intervention interrompue pour casse de matériel, pour 2 patients multiopérés avec antécédent de lombotomie. La durée d’hospitalisation médiane était de 2,5±2jours pour les 17 (55 %) patients hospitalisés, 14 (45 %) traitements ambulatoires. Au total, 9/31 (29 %) patients ont eu une complication : 8 (26 %) fièvre (grade I–II), 1 (3 %) grade III (jj pour colique nephretique). Concernant les résultats de la lithotritie, on rapportait : 13/31 (42 %) sans fragment, 11/31 (36 %) microfragments résiduels (<3mm), 7/31 (22 %) fragments résiduels nécessitant un deuxième traitement.


Conclusion

Dans cette série initiale, la micro-nlpc était une technique mini-invasive de traitement des calculs, peu morbide et efficace. Elle constitue une alternative à l’ureteroscopie en particulier pour les calculs du calice inférieur.

Mots clés:
R.
Résultats oncologiques et complications de la prostatectomie totale par laparoscopie robot-assistée chez le patient transplanté rénal, étude comparative multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 647, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était de rechercher des facteurs prédictifs de récidive carcinologique chez les patients transplantés rénaux traités d’un cancer prostatique par prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée (PTLRA).


Méthodes

Il s’agissait d’une étude comparative multicentrique rétrospective. Les dossiers des malades de chaque centre ayant un antécédent de transplantation rénale et opérés entre 2008 et 2016 d’une prostatectomie totale par laparoscopie robot-assistée ont été analysés. Afin d’étudier les résultats oncologiques et d’évaluer les complications selon Clavien et Dindo, ces patients ont ensuite été appariés 1 à 1 à des malades sans antécédent de transplantation rénale, mais également opérés d’une PTLRA pour cancer (groupe contrôle). Vingt-sept malades transplantés rénaux ont constitué le groupe des greffés qui fut comparé au groupe contrôle.


Résultats

La durée moyenne de suivi était respectivement de 34,9 et 47,5 mois. Les données démographiques et carcinologiques préopératoires ne différaient pas entre les 2 groupes. L’analyse univariée retrouvait une durée médiane de survie sans récidive biochimique plus courte chez les greffés, avec 26,9 mois contre 49,3 mois dans le groupe contrôle (p =0,018). Le taux de récidive biochimique ne différait pas entre les 2 groupes (7,4 % vs 11,1 %, p =0,639). Les greffés n’avaient pas plus de complications postopératoires précoces comparativement au groupe contrôle (29,6 % vs 22,2 %, p =0,279). La greffe rénale était un facteur de risque indépendant de durée médiane de survie sans récidive plus courte avec un hazard ratio de 4,291 (IC 95 % [2,102–8,761] et p <0,001).


Conclusion

Ces résultats montrent la fiabilité de la ptlra dans le traitement du cancer prostatique chez les patients ayant un antécédent de transplantation rénale. La récidive biochimique n’est pas plus fréquente, mais semble plus précoce chez ces malades.

Mots clés:
G. / J. / B. / G. / Q.
Résultats préliminaires du traitement de la maladie de Lapeyronie par ondes de choc extracorporelles focalisées piézoélectriques : étude prospective bicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658, suppl. 13


Objectifs

La lithotritie extracorporelle par ondes de choc a montré une efficacité sur la réduction des douleurs en érection et est indiquée à la phase active de la maladie de Lapeyronie. L’objectif de notre travail était d’étudier l’efficacité des ondes piézoélectriques à l’aide d’une tête de tir de dernière génération dans le traitement de la maladie de Lapeyronie.


Méthodes

Étude prospective concernant l’utilisation du Piezowave© avec analyse rétrospective des données, dans le cadre d’un protocole bicentrique validé par le comité d’éthique de l’AFU. Les patients avaient une maladie de Lapeyronie en phase active. Chaque séance consistait pour le patient à recevoir 4000 impulsions administrées sur la verge à l’aide d’une tête de tir adaptée avec un générateur, Piezowave© 2, no 100505. Chaque patient recevait au minimum 6 séances, soit un cycle complet. Le critère principal de jugement était l’impact sur le score de Lue avant et après traitement (critère composite validé prenant en compte : douleur en érection, taille de plaque et degré de courbure).


Résultats

Au total, 45 patients ont été inclus, dont l’âge médian était de 57,5 ans (iqr : 25–77). Au terme d’un suivi médian de 24 mois (iqr : 18–36), le traitement a impacté favorablement l’évolution du score de Lue moyen, soit 3,32 avant traitement et 2,25 après (p <0,0001). Pris isolément, la douleur a diminuée (score de Likert inférieur à 6 dans 12 cas–26,6 %), le degré de courbure également (24 patients ont constaté une amélioration d’au moins 5° de courbure–53,3 %) et la dysfonction érectile concomitante (hausse du score iief-5 chez 5 patients–11,1 %). Les effets secondaires rapportés étaient deux hématomes du fourreau de la verge (4,4 %).


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’utilisation des ondes piézoélectriques dans le traitement de la maladie de Lapeyronie ont montré un impact favorable sur les critères d’évaluation. La maladie de Lapeyronie étant une maladie chronique, ces résultats préliminaires sont à confirmer à long terme et doivent surtout convenir subjectivement aux patients, dont la qualité de vie est affectée par ce trouble andrologique.

Mots clés:
A. / C. / V. / M.
Résultats préliminaires d’une étude prospective tep/tdm 68ga-psma chez des patients atteints de récidive occulte d’un cancer de la prostate : performances diagnostiques et impact sur la prise en charge thérapeutique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 613, suppl. 13


Objectifs

Le but de cette étude était d’étudier les performances diagnostiques et l’impact de la tep/tdm 68ga-psma sur la prise en charge des patients atteints de cancer de la prostate en récidive biochimique occulte (rbo).


Méthodes

Au total, 130 patients en rbo (psa inférieur à 1,6ng/mL) ont été inclus dans cette étude (NCT03443609). Initialement, tous les patients ont bénéficié d’un traitement radical. Avant inclusion dans l’étude, les patients ont bénéficié d’une mpirm pelvienne et d’une scintigraphie osseuse avec double temp/tdm et n’ont été inclus que si ces 2 examens étaient normaux ou douteux. L’imagerie tep a été réalisée 1 et 2heures après l’injection de 68ga-psma. Les médecins référents des patients ont rempli des questionnaires (avant et après tep) pour évaluer l’impact de cette imagerie sur la stratégie thérapeutique. Six mois après la fin du traitement, il a été réalisé un psa.


Résultats

Cinq mpirm et 2 scintigraphies osseuses ont été positives chez 7 patients donc non incluables. Voici l’analyse des données des 52 premiers patients inclus : trente-huit d’entre eux (73 %) ont eu une tep/tdm 68ga-psma positive ; 94 lésions ont été détectées, 53/94 (56,4 %) dans des ganglions lymphatiques (principalement en région pelvienne), 25/94 (26,6 %) dans les os (squelette axial) et 12/94 (12,7 %) dans la loge de prostatectomie. Les taux de détection des récidives ont été de 56 %, 87 % et 74 % si psa entre [0,05–0,2ng/mL], [0,2–0,6ng/mL] et [0,6–1,6ng/mL] respectivement. Grâce à la tep/tdm 68ga-psma, la prise en charge thérapeutique a été modifiée chez 67,3 % (35/52) des patients. Parmi les patients psma-positifs, 30,7 % (16/52) ont eu un taux de psa indétectable après traitement focalisé sur la (les) lésion(s) psma positive(s).


Conclusion

Trois points majeurs sont retenus : localisation de la récidive chez plus de la moitié des patients malgré un taux de psa inférieur à 0,2ng/mL (taux limite de psa pour une radiothérapie de rattrapage), impact majeur de l’examen car changement de traitement chez plus de la moitié des patients et obtention d’un psa indétectable chez 30 % des patients.

Mots clés:
C. / M. / L. / D. / A.
Résultats préliminaires d’une prothèse pénienne spécifiquement adaptée aux phalloplasties, la Zsi ® 475 ftm
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 659, suppl. 13


Objectifs

Les implants péniens habituellement utilisés pour la reconstruction pénienne sont développés pour une utilisation sur pénis natif. Une nouvelle prothèse spécifique pour l’implantation dans une phalloplastie a été développée pour répondre aux exigences et contraintes rencontrées dans cette indication. L’objectif était d’étudier la faisabilité et les complications chez les 20 premiers patients porteurs d’une phalloplastie ayant bénéficié de l’implantation d’une prothèse Zsi© (Zephyr Surgical Implants).


Méthodes

Les patient ont été inclus de juin 2016 à septembre 2017, dans un seul centre et suivi par un unique opérateur. Les données initiales été collectées dans le dossier medical informatisé puis un questionnaire de satisfaction était proposé aux patients. Ce questionnaire incluait l’international index of erectile function (iief), l’erectile dysfunction inventory of treatment satisfaction (edits), le self-esteem and relationship (sear) et des items spécifiques.


Résultats

Vingt patients ont été inclus, d’âge moyen 37,9 ans, pour 21 prothèses implantées. Tous les patients étaient suivis pour dysphorie de genre et les phalloplasties étaient de type antébrachiale (n =15, 75 %), suprapubienne (n =4, 20 %), et inguinale (n =1, 5 %). Dix-sept patients (85 %) avaient une urétroplastie fonctionnelle. Les complications survenues étaient 2 (10 %) infections traitées médicalement, 1 (5 %) infection traitée par explantation, 2 (10 %) dysfonctionnements mécaniques et 1 (5 %) malposition. Quatorze patients ont répondu au questionnaire (70 %). Douze patients (85,7 %) avaient des relations sexuelles régulières. L’iief moyen était de 20,2 sur 25 (ds 7,9), le sear moyen était de 84 sur 100 (ds 9,9) et l’edits moyen était de 82 sur 100 (ds 17,5).

Treize patients (92,8 %) étaient satisfaits ou très satisfaits de la prothèse (Fig. 1).


Conclusion

Notre étude montre que l’implantation de cette nouvelle prothèse est faisable, avec une sécurité satisfaisante bien qu’un plus long suivi soit nécessaire. La satisfaction des patients est élevée. Les résultats préliminaires de la Zsi® 475ftm sont encourageants. Des études sur le long terme sont nécessaires pour poursuivre l’analyse de ces résultats.

Mots clés:
P. / N. / D. / A. / J.
Retard de précontraction périnéale involontaire dans l’incontinence urinaire d’effort postprostatectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 636, suppl. 13


Objectifs

La prostatectomie radicale est une technique chirurgicale pourvoyeuse d’incontinence urinaire d’effort. Cela pose problème en termes de qualité de vie. Si sa prise en charge actuelle est bien codifiée, les mécanismes exacts de cette incontinence restent flous. Nous avons comparé, chez des patients (continents ou incontinents) ayant eu une prostatectomie radicale, l’impact de celle-ci sur la précontraction périnéale involontaire.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique. Un consentement écrit a été obtenu auprès de tous les patients. Un enregistrement électromyographique simultané de l’activité des muscles intercostaux (EMG MIC) et du sphincter anal externe (EMG SAE) était réalisé pendant un effort de toux à l’aide d’électrodes de surface. L’effort de toux était utilisé pour provoquer une contraction involontaire du sphincter anal externe. L’incontinence urinaire d’effort était quantifiée grâce à un pad test des 24h. Pour notre analyse principale, nous avons mesuré le temps de précontraction (rt3), défini comme le temps entre le début de l’activité EMG SAE et l’activité EMG MIC.


Résultats

Nous avons analysé 22 patients, 12 continents et 10 présentant une incontinence urinaire d’effort. L’âge moyen était de 66 ans. Les deux groupes étaient comparables, excepté en termes de suivi (Tableau 1). Le retard médian de précontraction était augmenté de −1,7ms (−47,9 ; +34,2) à 55,8ms (+47,5 ; +80) chez les patients incontinents (p =0,0033) (Tableau 2). Néanmoins, la durée et le maximum de contraction du sphincter anal externe n’étaient pas différents.


Conclusion

Nous avons observé une augmentation du retard de la précontraction du sphincter anal externe postprostatectomie chez les patients présentant une incontinence urinaire d’effort pure. Une altération de cette précontraction pourrait être une des causes de l’incontinence urinaire d’effort chez ces patients.

Mots clés:
F. / A. / C. / C. / F.
Risque d’invasion ganglionnaire après prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée : validation externe du nomogramme de Briganti
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 643, suppl. 13


Objectifs

Le nomogramme de Briganti est couramment utilisé pour prédire le risque d’invasion ganglionnaire chez les patients présentant un cancer de prostate et aide à la décision de réaliser un curage ganglionnaire pelvien étendu. L’objectif de notre étude était de valider le nomogramme de Briganti.


Méthodes

Entre 2011 et 2017, 408 patients consécutifs ont été traités par prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée par trois chirurgiens experts avec réalisation d’un curage ganglionnaire étendu pour des cancers de prostate localisés. Les données préopératoires et les paramètres des biopsies ont été collectés rétrospectivement. La probabilité d’invasion ganglionnaire a été calculée pour chaque patient selon le nomogramme de Briganti et comparée aux analyses anatomopathologiques définitives, selon différents seuils de probabilité d’invasion. Des régressions logistiques uni- et multivariées ont été réalisées pour vérifier si les données préopératoires étaient des facteurs prédictifs d’invasion ganglionnaire. Une courbe roc a été utilisée pour évaluer l’exactitude de prédiction de notre modèle.


Résultats

Le nombre médian de ganglions retirés était de 16 (3–51) et l’on retrouvait une invasion ganglionnaire chez 59 (14,5 %) patients. Le taux de psa médian, le score de Gleason primaire et secondaire et le pourcentage de biopsies positives étaient corrélés au risque d’invasion ganglionaire (p <0,05) que ce soit en analyse uni- ou multivariée. Avec un seuil de probabilité d’invasion inférieur à 5 %, 4 (1 %) patients avaient un envahissement ganglionnaire et 260 (64 %) en étaient exempt. La courbe roc confirmait l’exactitude du modèle avec une aire sous la courbe de 0,7547.


Conclusion

La validation externe du nomogramme de Briganti est démontrée avec une bonne précision pour cette cohorte belge.

Mots clés:
Q. / S. / R. / A. / T.
Ropan : observatoire national sur la néphrectomie partielle robotisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 727, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot-assistée (npra) est devenue une option thérapeutique majeure des tumeurs rénales de moins de 7cm, en accord avec les recommandations actuelles. L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques des patients traités par npra, les centres recruteurs, la population cible et les caractéristiques des tumeurs. Les objectifs secondaires étaient de décrire les techniques chirurgicales employées et leurs résultats cliniques.


Méthodes

On a réalisé une étude prospective multicentrique française dans le cadre du réseau uroccr (NCT03293563 – autorisation cnil dr 2013-206) pendant 1 an. Les données cliniques étaient renseignées dans la base de données prospective uroccr de façon exhaustive, incluant les données périopératoires, les données anatomopathologiques et biologiques, ainsi que le suivi clinique et biologique. Les données ont été analysées par l’unité statistique du département de pharmacologie de l’université de Bordeaux selon le plan préétabli, avec Sas®.


Résultats

Au total, 466 patients opérés par npra ont été inclus dans ropan entre mars 2015 et février 2016 dans 16 centres experts français. L’âge médian était de 61 ans. La taille tumorale moyenne était 3,4 (±1,7)cm. Les scores renal et Padua moyens étaient 7 et 8,3, avec 21,2 % de tumeurs de complexité élevée selon Padua. Il y a eu 6,8 % de complications opératoires, 4,2 % de conversions. Il y a eu 3,8 % de transfusions et 5,5 % de complications chirurgicales, dont 2 % Clavien>2, et 15 % de complications médicales. La durée moyenne d’hospitalisation a été de 4,2j (±2,9). Il y a eu une totalisation et 2 décès. Il y avait 3,9 % de marges chirurgicales positives. Il y a eu 5 récidives et 5 progressions métastatiques. La variation moyenne du dfg à 3 mois était de −4,9 (±25,8) %.


Conclusion

Les résultats de cette cohorte contemporaine prospective de npra reflètent l’activité des centres experts français, montrent la sécurité des procédures et la faible morbidité de la prise en charge conservatrice des tumeurs du rein mini-invasive avec assistance robotique.

Mots clés:
C. / J.C. / J.B. / N. / M.
Signification pronostique du rapport préopératoire neutrophiles-lymphocytes dans le carcinome rénal non métastatique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 711, suppl. 13


Objectifs

La signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes dans le carcinome rénal non métastatique est controversée, bien qu’il ait été établi comme facteur pronostique dans plusieurs cancers. L’objectif de notre étude était d’évaluer la signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes préopératoire chez les patients atteint d’un cancer rénal non métastatique.


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective monocentrique de tous les patients opérés d’un cancer rénal localisé entre janvier 2013 et décembre 2016. La survie sans récurrence et la survie spécifique ont été calculées. La signification pronostique du rapport neutrophiles-lymphocytes a été évaluée.


Résultats

Cent vingt patients ont été inclus. Les patients ayant un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé avaient des tumeurs plus grandes (p =0,008), un stade t plus élevé (p =0,002), un état de performance du groupe ecog plus faible (p =0,001), des symptômes moins bons (p =0,006), une différenciation sarcomatoïde (p =0,004) et nécrose tumorale (p =0,027). Les taux de survie sans récurrence et de la survie spécifique à 5 ans étaient significativement plus bas chez les patients avec rapport neutrophiles-lymphocytes élevé que chez ceux avec un rapport faible (chaque p <0,002). L’analyse multivariée a identifié le rapport neutrophiles-lymphocytes comme un prédicteur indépendant de survie sans récurrence et de survie spécifique (chaque p <0,005).


Conclusion

Un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé a été associé à un comportement clinique moins bon du cancer rénal non métastatique. En outre, le rapport neutrophiles-lymphocytes était un facteur pronostique significatif à la fois pour la survie sans récurrence et survie spécifique.

Mots clés:
K. / A. / M. / M. / S.
Simulateur prostatique de la Kansai Medical University : application à l’apprentissage de l’énucléation endoscopique et la vaporisation au laser Greenlight
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 746, suppl. 13


Objectifs

L’énucléation endoscopique et la photovaporisation prostatique au laser greenlight font parti des techniques de référence de la chirurgie de l’obstruction prostatique. La courbe d’apprentissation de ces techniques peut être longue. L’acquisition des compétences pourrait être réduite grâce à l’utilisation de simulateurs. Nous présentons dans cette vidéo l’utilisation du simulateur prostatique de la Kansai Medical University appliquée à l’énucléation endoscopique et la photovaporisation au laser Greenlight.


Méthodes

Le modèle prostatique développé par la Kansai Medical University (Matsuda et al.) a été testé pour l’apprentissage de l’HoLEP (expérience rapportée en 2014 par Aydin et al.). Les simulateurs d’entraînement au laser Greenlight sont actuellement limités aux logiciels virtuels avec retour de force. Aucun simulateur « wet-lab » n’était disponible pour le laser Greenlight en raison de l’interaction exclusive de ce laser (532nm) avec l’hémoglobine présente dans le tissu prostatique. Nous avons testé le simulateur prostatique de la Kansai Medical University avec les 2 fibres laser Greenlight (180W et 120W).


Résultats

L’interaction entre le laser et la matrice du modèle prostatique utilisé ici semble proche de l’interaction du laser avec le tissu adénomateux in vivo. La consistance de la matrice semble également proche de celle du tissu prostatique natif et permet de reproduire la résistance rencontrée au cours de la dissection mécanique effectuée avec le resectoscope dans le plan de la capsule et donc de se familiariser avec la gestuelle de l’énucléation. Il ne reproduit toutefois pas le saignement.


Conclusion

Le simulateur prostatique de la Kansai Medical University semble applicable à l’apprentissage de l’énucléation endoscopique et la vaporisation au laser Greenlight. Des études sont nécessaires afin de confirmer l’intérêt de ce simulateur sur la réduction de la courbe d’apprentissage.

Mots clés:
V.
Suivi à long terme après prostatectomie et curage ganglionnaire étendu d’une cohorte de patient atteint d’un cancer de prostate localisé avec envahissement ganglionnaire : intérêt du curage ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 647, suppl. 13


Objectifs

Le curage ganglionnaire étendu (ce) est recommandé lorsqu’un traitement chirurgical est envisagé en cas de cancer de prostate (cap) localisé de risque intermédiaire, si la probabilité d’envahissement lymphatique est >5 %, et de risque élevé. Le rôle thérapeutique oncologique de ce traitement n’est pas démontré à ce jour. Nous avons suivi une cohorte de patients présentant une invasion ganglionnaire (pn+) et évaluer l’intérêt du curage.


Méthodes

Nous avons analysé les données de 373 patients présentant un cap de risque intermédiaire ou élevé opérés par prostatectomie radicale laparoscopique et ce par un seul opérateur expérimenté entre 2006 et 2016. Le c’était défini par l’exérèse de la totalité des chaînes ganglionnaires obturatrices, iliaques externes et internes. La récidive biologique (RB) lors du suivi était défini par 2 dosages consécutifs du PSA>0,2ng/mL. Nous avons comparé 2 groupes de patients PN+ : avec (RB+) et sans (RB−) récidive biologique. Nous avons utilisé les tests de student et de Wilcoxon pour les données quantitatives et les tests de Fisher ou Chi2 pour les données qualitatives.


Résultats

Parmi 373 patients, 73 étaient PN+. Un ce comptait 16 ganglions en moyenne. Le suivi médian était de 60 mois et 5 patients sont décédés du cap. Les traitements adjuvants, y compris l’hormonothérapie, étaient instaurés uniquement devant l’ascension du PSA. Un quart des patients n’ont pas récidivé au cours de l’étude (suivi médian : 54 mois). Parmi les 54 patients restant, 27 ont présenté un PSA positif en postopératoire immédiat. Tous les patients présentant plus de 3 ganglions envahis ont récidivé (p =0,008) et 12/19 patients RB− avaient un unique ganglion envahi (p =0,03). En comparant les groupes RB− (n =19) et RB+ à distance de la chirurgie (n =27) : l’envahissement capsulaire et périnerveux sur biopsie (p =0,0005 et 0,00003), un toucher rectal pathologique (p =0,02) et un curage<40g (p =0,03) étaient associés à la récidive.


Conclusion

Le rôle thérapeutique du ce est débattu, mais en l’absence de stadification ganglionnaire radiologique fiable, il reste le meilleur moyen d’évaluer l’envahissement ganglionnaire et présente un intérêt pronostique. L’identification de facteurs de risque de récidive tels que le nombre de ganglions envahis pourraient permettre d’orienter la prise en charge postopératoire (surveillance ou traitement adjuvant précoce).

Mots clés:
N. / J. / A. / B. / G.
Technique de néphrectomie partielle robotique par lomboscopie
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 749, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette vidéo est de décrire les différents temps opératoires de la néphrectomie partielle robotique par lomboscopie.


Méthodes

Patient ayant un antécédent de Bricker avec une tumeur rénale postérieure du rein droit.

Description pas à pas des points techniques opératoires lors de la chirurgie robotique Da Vinci avec utilisation de 3 bras.


Résultats

Les différents temps opératoires ont été décrit : abord de l’espace rétropéritonéal, mise en place des bras du robot pour la lomboscopie, dissection du hile rénal, réalisation de la néphrectomie partielle sous clampage vasculaire, fermeture rénale.


Conclusion

La technique de néphrectomie partielle lomboscopique robotique est reproductible est intéressante dans certains cas complexe.

Mots clés:
J.
Technique d’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie cœlioscopique robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744, suppl. 13


Objectifs

Décrire notre technique d’implantation d’un sphincter urinaire artificiel chez la femme par voie cœlioscopique robot-assistée.


Méthodes

La procédure a été réalisée en utilisant un robot da Vinci quatre bras placé dans une position latérale gauche permettant ainsi un accès au vagin si nécessaire. Un trocart optique de 12mm a été placé à l’ombilic ainsi que trois trocarts de 8mm et un trocart d’Airseal de 12mm. Une sonde vésicale CH16 est mise en place dans le champ opératoire.


Résultats

La dissection du col vésical a été initiée par la paroi vaginale antérieure pour exposer la face postérieure du col vésical. Ainsi, le tour du col a été effectué sous contrôle de la vue sans ouverture vésicale. Le mesureur a été introduit via le trocart de l’assistant puis placé autour de l’urètre pour la mesure. La manchette a été ensuite introduite, suturée au mesureur, puis placée autour du col vésical. L’intégrité de la vessie et du vagin a été vérifiée. Le ballon a ensuite été positionné dans l’espace pré-vésical après pressurisation de la manchette. La mise en place de la pompe et le reste des connexions a été effectuée de manière habituelle en extracorporel.


Conclusion

Notre technique d’implantation de sphincter urinaire artificiel robot-assistée chez la femme permet de répondre à la problématique du tour du col vésical qui s’effectue sous contrôle strict de la vue et permet ainsi de prévenir autant que possible les plaies vésicales et vaginales peropératoires qui pourraient compromettre la pose de l’implant.

Mots clés:
V. / C. / E.
Tolérance et efficacité de la thermo-chimiothérapie par Hivec ® chez les patients réfractaires au BCG : résultats à 18 mois de l’initiation du protocole
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 722, suppl. 13


Objectifs

La thermo-chimiothérapie par Hivec® est encore peu évaluée. Son intérêt potentiel chez les patients réfractaires au BCG pourrait permettre de proposer une stratégie de conservation vésicale en alternative à la cystectomie. L’objectif de notre étude était d’évaluer la tolérance et l’efficacité en termes de récidive et de progression chez les 20 premiers patients pris en charge pour une TVNIM réfractaire au BCG.


Méthodes

Depuis janvier 2017, 20 patients pris en charge pour une TVNIM réfractaire au BCG ont été inclus dans notre étude. Tous ces patients avaient une indication théorique de cystectomie, mais jugés inopérables ou refusant l’intervention. Une note d’information a été remise et un consentement éclairé a été signé par chaque patient à l’inclusion. Le traitement a consisté en 6 instillations hebdomadaires de Mitomycine® chauffée à 43°C (±1°C), suivi d’une surveillance cystoscopique trimestrielle. La tolérance du traitement a été évaluée prospectivement à chaque instillation à l’aide d’un questionnaire (effets secondaires et IPSS). Les données d’efficacité préliminaires ont été analysées (taux de récidive et de progression).


Résultats

Parmi les 20 patients inclus, 18 ont pu compléter le traitement de 6 instillations (2 arrêts prématurés pour mauvaise tolérance). Aucun patient n’a présenté d’effets secondaires sévères. Les effets secondaires mineurs rapportés par les patients étaient : impériosités mictionnelles (90 %), brûlures mictionnelles (75 %), hématurie macroscopique (17 %), réactions cutanées au niveau des OGE (10 %). Il n’y avait pas de différence significative en termes d’IPSS pré- et post-instillations (IPSS moyen : 11,0 versus 15,1, p =0,29). Après un suivi moyen de 11,8 mois, le taux de récidive était de 40 % avec un délai médian de 5,5 mois. Aucun patient n’a présenté de progression vers l’infiltration musculaire. Deux (10 %) patients ont finalement été opérés d’une cystectomie.


Conclusion

La thermo-chimiothérapie par Hivec® est d’administration simple et bien tolérée. Dans cette sous-population de patients réfractaires au BCG, l’efficacité reste modeste avec 40 % de récidive à 1 an, la majorité des récidives survenant dans les 6 premiers mois. Ces données préliminaires méritent d’être confirmées par des études prospectives multicentriques.

Mots clés:
G. / J. / N. / S. / S.
Traitement chirurgical des hypospadias : analyse des facteurs influençant la survenue de fistules, a propos de 306 cas
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 656, suppl. 13


Objectifs

L’hypospadias est défini par l’abouchement ectopique du méat urétral à la face ventrale de la verge, il est l’une des plus fréquentes anomalies génitales. De multiples techniques de corrections ont été décrites, mais aucune n’a montré sa supériorité par rapport à l’autre.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 306 patients hypospades opérés entre 1995 et 2014. Les patients sont revus 2 semaines après, puis à 3 mois pour évaluer le résultat esthétique définitif et rechercher une complication tardive.


Résultats

Le taux de fistule global de 21,5 %. Le pourcentage des patients ayant présenté des fistules était de 29,3 % pour la technique d’onlay, 28,3 % pour la technique de Duplay, 15,6 % pour la technique de Mathieu et 11,7 % pour l’avancement urétral, mais cette différence reste statistiquement non significative (p >0,05). La moyenne d’âge des patients opérés qui n’ont pas eu de fistules était 6 ans, alors que la moyenne d’âge des patients qui ont eu une fistule était 7 ans (p <0,05). Le risque de fistule était plus important chez les patients ayant des antécédents de cure d’hypospadias (p <0,05). Le risque de fistule était plus important chez les patients ayant un hypospadias postérieur (53,1 %) contre 13,3 % pour les hypospadias antérieurs et 22,3 % pour les hypospadias moyens (p <0,05).


Conclusion

Les facteurs influençant la survenue de fistule urétrale postopératoire sont l’âge avancé lors de l’intervention, les antécédents d’anciennes cures, la sévérité du type anatomique (plus l’hypospadias est proximal, plus le risque de fistule est important). L’utilisation de ses différentes techniques chirurgicales ne présente pas en lui même un facteur de risque de survenue de fistules.

Mots clés:
K. Ben / K. / G. / M. / F.
Traitement chirurgical du traumatisme des organes génitaux externes masculins (à propos de 321 cas)
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 692, suppl. 13


Objectifs

Analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives des traumatismes des organes génitaux externes masculins (OGEM). Évaluer les indications du traitement conservateur et chirurgical.


Méthodes

Une étude rétrospective portant sur une série de 231 malades victimes de cette affection sur une période de 16 ans allant de janvier 2002 au janvier 2018, nous avons enregistré l’age, les circonstances du traumatisme, les données cliniques et échographiques ainsi que le traitement adopté et l’évolution.


Résultats

Quatre formes cliniques étaient identifiés : la fracture des corps caverneux (FCC) avec 155 patients (67 %), le traumatisme scrotal avec 55 patients (28 %), 7 automutilations génitales et 4 patients étaient victimes de morsure d’animal. Âge moyen des patients était 25 ans. Le traitement des fcc était chirurgical dans 98 % des cas par une incision éléctive et l’évolution était favorable. Sept (13 %) traumatismes scrotales étaient gérés de façon conservatrice et 48 (87 %) étaient opérés, dont 18 (37,5 %) avaient nécessité une orchidectomie totale, l’évolution était marqué par une atrophie testiculaire chez 16 patients (29 %). Parmi les 7 automutilations, une réimplantation de la verge était réalisée avec une évolution marquée par un rétrécissement de l’uréthre. Une périneostomie définitive était nécessaire chez un patient victime de morsure d’animal avec arrachement total de la verge.


Conclusion

Le traumatisme des organes génitaux externes masculins est une urgence qui pose un triple problème urinaire sexuel et d’infertilité. Le traitement est majoritairement chirurgical en dehors de quelques cas de traumatisme minime.

Mots clés:
A. / M. / A. / H. / S.
Traitement conservateur des tumeurs de la voie excrétrice urinaire supérieure par urétéroscopie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 682, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les tumeurs des voies excrétrices urinaires supérieures.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective bicentrique réalisée entre février 2001 et mai 2016. Cent cinq patients avec TVEUS traitées par URSS-laser ont été inclus. Tous avaient une TVEUS documentée histologiquement (cytologie urinaire mictionnelle et biopsie endoscopique). Aucun patient n’avait à l’imagerie initiale de localisation secondaire ni d’argument pour classer les tumeurs t2. Quarante-trois URSS (41 %) étaient des indications de nécessité. Trente-trois (31,4 %) étaient des indications électives. Vingt-neuf (27,6 %) ne correspondaient à aucune des deux indications (16 pour une taille tumorale trop importante, 13 pour multifocalité).


Résultats

Au terme du suivi (moyen : 52,41±34,86 mois), 71 patients (67 %) ont récidivé au niveau du haut appareil. Trente patients (28,5 %) ont eu une nut secondairement. Quinze patients (14 %) ont une tumeur vésicale dans les suites. La multifocalité et la taille des TVEUS initiales étaient des facteurs de risque statistiquement significatifs de récidive dans le haut appareil (p =0,025 et p =0,01) et de NUT secondaire (p =0,03 et p =0,0013). La morbidité était de 10,47 %, aucun décès per procédure n’a été répertorié. La durée moyenne d’hospitalisation était de 3,8±3,7jours. La survie spécifique était de 93,3 % et la survie globale de 90,5 %. Soixante-huit patients (64,7 %) étaient vivants avec rein conservé à la fin du suivi.


Conclusion

Cette étude a conforté la faisabilité d’un traitement endoscopique exclusif pour les TVEUS. Le point clé est la gestion des indications avec une évaluation de la TVEUS initiale radiologique et endoscopique primordiale.

Mots clés:
E.
Traitement des calculs du greffon rénal par urétéroscopie souple ex-vivo sur machine de perfusion
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 757, suppl. 13


Objectifs

La découverte de calculs dans un rein chez un patient en état de mort encéphalique est rare. Elle ne contre-indique pas le prélèvement, ni la greffe. La stratégie à adopter pour le traitement de ces calculs n’est pas codifiée. Faut-il les traiter avant ou après la transplantation ? Quelques équipes ont proposé un traitement par urétéroscopie semi-rigide ou souple ex-vivo, avant transplantation.


Méthodes

Nous rapportons, dans cette vidéo, deux cas de traitement de calculs du greffon par urétéroscopie souple réalisée sur machine de perfusion. À notre connaissance, cette technique réalisée sur machine de perfusion n’a jamais été décrite. De façon rétrospective, nous présentons les résultats de deux patients ayant reçu chacun un greffon issu de deux donneurs dits à « critères élargis » avec dans les deux cas des calculs découverts sur l’imagerie avant prélèvement. Une urétéroscopie souple ex-vivo a été réalisée sur les greffons maintenus sur machine de perfusion Lifeport*.


Résultats

Dans le premier rein, nous avons traité par fragmentation laser puis extraction panier un calcul de 4mm caliciel supérieur.

Le second rein présentait un calcul de 7mm sur le scanner, qui s’avéra être un amas de micro-lithiases. Les fragments les plus volumineux ont été récupérés avec une sonde panier, le reste a été fragmenté en poussière à l’aide d’une fibre laser.

Les durées d’ischémie froide étaient de 31h30 et de 10h49.

Avec un recul de 28 mois pour le premier patient, il n’y a pas eu de récidive lithiasique, ni de complication urologique. Le second patient a développé un lymphome de type B, nécessitant une transplantectomie à 8 mois.

Les nadirs de la créatininémie ont été respectivement de 90μmol/L et de 154μmol/L.


Conclusion

Lorsqu’elle est possible et qu’elle ne prolonge pas la durée d’ischémie froide, l’urétéroscopie souple ex vivo sur des reins perfusés sur machine semble être une bonne alternative pour traiter les calculs du greffon.

Mots clés:
S. / T. / T. / B. / J.