Base bibliographique

Maladie de Lapeyronie : résultats à court terme de la lithotritie extracorporelle de contact
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658, suppl. 13


Objectifs

La maladie de Lapeyronie touche jusqu’à 9 % de la population masculine. Elle se manifeste par des douleurs et une déformation de la verge en érection. Les traitements médicamenteux apportent un faible bénéfice et les traitements chirurgicaux présentent des effets secondaires non négligeables. Depuis 1996, la lithotritie extracorporelle (lec) est utilisée comme alternative thérapeutique non invasive et justifie d’évaluer ses résultats avec les nouveaux lithotripteurs de contact.


Méthodes

De janvier 2017 à avril 2018, nous avons testé prospectivement 2 lithotripteurs de contact successivement : urogold [44 patients : groupe 1 (g1)] puis dornier [34 patients : groupe 2 (g2)] selon 2 schémas thérapeutiques distincts. Les critères d’exclusions étaient : une taille de plaque>4cm, un rétrécissement circonférentiel ou un antécédent de lec. L’âge médian était respectivement de 58 et 64 ans dans g1 et g2. Selon les recommandations du fabriquant, g1 recevait une séance unique de 3000 impacts et g2 recevait 4 séances de 4000 impacts. Nous avons analysé l’impact du traitement sur la douleur (évaluée par l’échelle visuelle analogique) et l’angulation de la verge en érection.


Résultats

Dans g1 : 25/44 patients (57 %) présentaient une douleur avant la lec et dans g2 : 14/34 (41 %). Une disparition complète a été observée chez 18 patients (72 %) du g1 et 12 (86 %) du g2. Une diminution de la douleur a été constatée pour 5 patients (20 %) de g1 et 1 (7 %) de g2. Une déformation significative prélec existait chez 36 patients de g1 (82 %) et 28 de g2 (82 %). Les proportions de patients avec une angulation de 10 à 40°, 40 à 70° et >70° étaient de 48 %, 25 % et 9 % pour g1 et 29 %, 35 % et 17 % pour g2. Dans g1 et g2 respectivement : 12 (33 %) et 13 patients (46 %) présentaient une correction de 20° ; 8 (22 %) et 8 (29 %) présentaient une correction de 20 à 40°.


Conclusion

La lec est un traitement alternatif, non invasif, de la maladie de Lapeyronie, dont le bénéfice reste discuté. Dans cette étude, qui n’avait pas pour but de comparer deux lithotripteurs, >2/3 des patients présentaient une disparition complète de la douleur et >50 % présentaient une amélioration d’angulation. Il reste à standardiser le schéma thérapeutique et réaliser une étude comparant les lithotripteurs.

Mots clés:
N. / Y. / M. / F. / T.
Métastasectomie surrénalienne bilatérale robot-assistée pour Résection complète d’un cancer du rein métastatique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 747, suppl. 13


Objectifs

La rémission complète d’un cancer du rein à cellules claires métastatiques (CRCCm) repose le plus souvent sur l’association de thérapies systémiques ainsi que du traitement local des métastases. L’objectif de cette vidéo était d’illustrer la faisabilité de métastasectomies complexe intra-abdominales avec une approche mini-invasive robot-assistée.


Méthodes

Les temps opératoires clés des métastasectomies, réalisées avec le robot chirurgical Da Vinci Si® (Intuitive Surgical®), trois bras opérateurs, un optique 30° et deux trocarts pour l’aide sont présentées. Les données cliniques associées au cas présenté sont issues de la base de données UroCCR et y ont été collectées après consentement, de façon prospective.


Résultats

Cinq ans après néphrectomie totale élargie droite pour un CRCC de 8cm, le patient de 74 ans présentait une récidive pulmonaire et surrénalienne bilatérale métastatique. Après un an d’inhibiteurs de tyrosine kinase, on observait une réponse pulmonaire complète mais surrénalienne incomplète. Le traitement médical a cependant dû être suspendu pour des effets indésirables grades III–IV. Les métastasectomies ont été décidée en RCP, pour permettre une rémission clinique complète. La lésion droite de 8cm, comprimait la veine cave. La gauche, de 11cm comprimait le pédicule rénal gauche. L’analyse anatomopathologique a montré deux métastases de CRCC, marges chirurgicales négatives. Il n’y a pas eu de complication chirurgicale avec sorties à j+2. Après 22 mois sans thérapie systémique, une nouvelle récidive osseuse et pulmonaire nécessita l’introduction d’une immunothérapie anti-PD1.


Conclusion

Les métastasectomies de CRCCm peuvent être discutées afin d’obtenir une rémission clinique complète ou pour suspendre des thérapies systémiques. Une approche chirurgicale mini-invasive peut permettre une faible morbidité même en cas de métastases complexes importantes, pour un bénéfice non négligeable chez cette population présentant souvent un état général altéré et des fragilités.

Mots clés:
C. / C. / A. / N. / T.
Mitrofanoff pédiatrique : une solution pour freiner l’évolution vers l’insuffisance rénale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 657, suppl. 13


Objectifs

La vessie neurologique chez l’enfant se complique fréquemment d’insuffisance rénale, notre objectif est de présenter les indications ainsi que les résultats à court et à long terme de la dérivation urinaire externe continente type mitrofanoff (duecm) pour les enfants atteints de vessie neurologique compliquée d’insuffisance rénale légère ou modérée.


Méthodes

Entre juin 1992 et décembre 2017, 54 enfants âgés entre 5 et 15 ans (moyenne de 10,84 ans) ont eu une duecm, nous avons exclu de cette étude 6 patients qui ont une insuffisance rénale terminale. Les étiologies étaient dominées par la spina bifida (15 cas), myéloméningocèle (8 cas), valves de l’urètre postérieur (3 cas), exstrophie vésicale (3 cas) et vessie neurologique idiopathique (10 cas). Le diagnostic était établi à un stade avancé de la maladie chez tous les patients avec une insuffisance rénale légère pour 11 cas ou une insuffisance rénale modérée pour 34 cas avec une clairance moyenne de 42mL/min/1,73m2.


Résultats

La durée de suivi moyenne était de 138 mois. Tous les enfants étaient devenus continents ; 45 (94 %) après une seule intervention. Les complications mineures étaient principalement les difficultés de l’autosondage intermittent dans 10,4 % des cas. La fonction rénale a évolué à un stade sévère pour un seul patient après 6 ans de la chirurgie. En revanche, elle est restée stable ou elle s’est améliorée chez 35 enfants sans avoir recours à l’hémodialyse (avec clairance moyenne de la créatinine : 57mL/min/1,73m2 pour un suivi moyen de 9 ans) et elle est revenue normale chez 12 enfants. La dérivation continente (duecm) était bien acceptée par tous les enfants et leurs familles avec une bonne adhérence aux autosondages et un retour aux activités journalières habituelles d’où une meilleure qualité de vie.


Conclusion

La duecm donne de bons résultats chez les enfants. Elle assure une bonne continence, présente peu de complications et assure une bonne qualité de vie. En plus, notre étude a montré que cette dérivation permet de stabiliser ou améliorer la fonction rénale pour une longue période pour éviter l’hémodialyse ou la greffe rénale.

Mots clés:
M. / A. / N. / M. / W.
Modélisation de la morbidité de la photothérapie dynamique au wst11 comparée à la surveillance active en utilisant les données de deux essais cliniques prospectifs contrôlés randomisés
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 697, suppl. 13


Objectifs

L’étude de phase III pcm301 avait comparé la photothérapie dynamique au wst11 (ptd) et la surveillance active dans le traitement du cancer de la prostate de bas-risque et avait démontré une réduction significative du taux de thérapies radicales (tr) à 2 ans.

L’objectif était d’évaluer les taux d’incontinence urinaire (iu) et de dysfonction érectile (de) en tenant compte du cross-over vers une tr.


Méthodes

Les données de suivi prolongé des patients inclus dans l’étude pcm301 ont été analysées. Les patients ayant effectué les visites de 36 et 48 mois ont été inclus. Les taux de de et d’iu après cross-over vers une tr étaient basés sur ceux observés dans l’essai protect. Les intervalles de confiance à 48 mois ont été estimés en utilisant un bootstrap avec 1000 simulations.


Résultats

Le risque cumulatif de cross-over vers une tr, d’iu et de de sont reportés dans la Fig. 1. La de était plus fréquente dans le groupe ptd avant 15 mois, après 15 mois, elle devient plus fréquente dans le groupe sa. En revanche, les taux d’iu augmentaient à la fois dans le bras ptd et sa de façon équivalente jusqu’à 9 mois. Après 9 mois, elle augmentait davantage dans le groupe sa. Le rapport des aires sous la courbe entre ptd et sa était de 0,63 (IC95 % : 0,28–0,69) pour la de et de 0,36 (IC95 % : 0,16–0,47) pour l’iu.


Conclusion

Lorsque le recours à une tr était pris en compte, les hommes initialement traités par ptd étaient moins exposés à une de ou à l’iu par rapport à ceux initialement traité par sa. Cela peut être attribué à la diminution du taux de recours aux tr dans le bras ptd.

Mots clés:
M. / A. / I. / J. / P.
Néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride versus néphrectomie partielle par cœlioscopie conventionnelle : étude appariée par score de propension
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 729, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride sans clampage pédiculaire après artério-embolisation suprasélective (hNPC) est une approche mini-invasive prometteuse. Dans cette étude, nous avons comparé les résultats opératoires immédiats de cette technique à une technique de néphrectomie partielle par cœlioscopie conventionnelle (cNPC) en utilisant un score de propension pour l’appariement.


Méthodes

Les résultats de 86 et de 127 patients opérés respectivement par hNPC et cNPC ont été analysés. Un score de propension en fonction de l’âge, du sexe, de l’IMC, du DFG préopératoire et de la taille tumorale a été utilisé pour un appariement 1:1 des patients de chaque technique. Après appariement, 2 groupes de 67 patients avec des caractéristiques similaires ont été obtenus (Tableau 1). Les deux techniques ont été comparées en termes de complications chirurgicales, des pertes sanguines, des durées opératoires et de séjour, des marges chirurgicales et du taux positif de trifecta (durée d’ischémie chaude<25min, marges, négatives et l’absence de complications).


Résultats

Le taux de conversion en chirurgie ouverte, les complications et les pertes sanguines étaient identiques dans les deux groupes. Inversement, les durées opératoire et d’hospitalisation ainsi que le taux de trifecta étaient en faveur de la hNPC (Tableau 2). L’analyse multivariée a montré que la hNPC avait 70 % plus de chance d’obtenir un trifecta positif que la cNPC dans toutes les classes d’âge et pour toutes les tailles la population étudiée (Fig. 1).


Conclusion

La néphrectomie partielle cœlioscopique en salle hybride a des résultats opératoires immédiats satisfaisants et atteint un taux de trifecta supérieur à en raison de l’absence d’ischémie. Des résultats fonctionnels et oncologiques à moyen et à long terme sont nécessaires pour asseoir cette alternative chirurgicale mini-invasive.

Mots clés:
I. / P. / R. / A. / A.
Néphrectomie partielle robot assistée d’un carcinome kystique avec échographie de repérage et fluorescence peropératoire : les pièges à éviter
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie partielle robot assistée s’est largement développée récemment avec l’extension des indications aux tumeurs complexes. Concernant les tumeurs kystiques, la voie robot-assistée peut se discuter en raison du risque de rupture du kyste et de dissémination péritonéale. L’objectif est de présenter une néphrectomie partielle robot-assistée par voie intrapéritonéale d’un carcinome kystique avec échographie de repérage et fluorescence peropératoire.


Méthodes

Il s’agit d’une patiente de 36 ans sans antécédent avec découverte fortuite sur un scanner de kystes rénaux dont un au niveau pole supérieur rein gauche Bosniak 4 de 41mm. L’IRM a confirmé le diagnostic.


Résultats

Le rein a été libéré puis dégraissé et le pédicule disséqué. La tumeur est exposée délicatement pour ne pas risquer d’effraction. Un clampage de l’artère rénale a été réalisé après injection intraveineuse de 1,5mL de vert d’indocyanine pour évaluation de la qualité du clampage. L’excision tumorale est réalisée aux ciseaux froids sans effraction. Le temps de clampage était de 22minutes. La patiente est sortie à j2 postopératoire sans complications.


Conclusion

La néphrectomie partielle robot-assistée pour tumeur kystique est réalisable mais doit être réalisée par un chirurgien expérimenté en raison du risque d’effraction tumorale et de dissémination péritonéale.

Mots clés:
I. / J. / D. / A. / P.
Néphrectomie partielle robot assistée en indication impérative pour volumineuse tumeur du rein multifocale et bilatérale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 748, suppl. 13


Objectifs

Nous exposons la vidéo d’une patiente de 56 ans présentant une tumeur bilatérale et multifocale avec 3 tumeurs sur le rein G dont une de 9cm de diamètre score RENAL 12Ph.


Méthodes

Le premier temps de la prise en charge est une néphrectomie partielle multifocale gauche par cœlioscopie robot-assistée.


Résultats

Durée d’ischémie froide : 60min.

Pertes sanguines 1000mL.


Conclusion

La voie d’abord robot assistée permet d’élargir les indications de chirurgie conservatrice même en situation impérative. L’élément limitant est la difficulté de réalisation d’une ischémie froide.

Mots clés:
C. / G. / J.J. / D. / E.
Neuromodulation sacrée chez les patients atteints de maladie de Parkinson : une étude multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 705, suppl. 13


Objectifs

Les symptômes de la phase du remplissage sont fréquents chez les patients atteints de maladie de Parkinson (MP). La forte prévalence des troubles ano-rectaux associés font de la neuromodulation sacrée (NMS) un traitement potientiellement intéressant dans cette population, mais il n’existe aucune donnée à ce jour pour le confirmer. L’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats de la NMS chez les patients MP.


Méthodes

Tous les patients atteints de MP ayant eu un test de NMS pour symptômes de la phase du remplissage entre 2008 et 2018 dans six centres universitaires ont été inclus dans une étude rétrospective. Les patients avec un diagnostic de syndrome parkinsonien atypique étaient exclus. Le test effectué était soit percutané (PNE), soit à l’aide de l’électrode définitive (staged ). Un boîtier interstim 2 était implanté à l’issue de la phase de test chez les patients ayant une amélioration de leurs symptomes>50 %.


Résultats

Vingt patients ont été inclus. Il s’agissait majoritairement d’hommes (60 %) avec un âge médian de 74 ans, tous résistants aux anticholinergiques et dont 90 % avaient une hyperactivité détrusorienne au bilan urodynamique pré-NMS. Les tests étaient de type PNE dans 6 cas et staged dans 14 cas. Treize patients (65 %) avaient une amélioration>50 % de leurs symptômes après une phase de test d’une durée moyenne de 8,7 jours et ont donc eu l’implantation d’un boîtier interstim 2. Aucune complication postopératoire n’a été notée que ce soit lors des 20 tests ou des 13 implantations. Après un suivi médian de 20 mois, seul 7 patients conservaient une amélioration>50 % (efficacité en intention de traiter : 35 %) avec une différence significative en fonction du type de test (PNE=0 % vs. staged =50 % ; p =0,05).


Conclusion

Cette série est la première à évaluer les résultats de la NMS chez les patients atteints de MP. Les résultats observés semblent inférieurs à ceux rapportés dans les populations idiopathiques et soulignent la nécessité d’autres études aidant à préciser le rôle de la NMS dans cette population. Le test percutané (PNE) semble sous-optimal chez les patients atteints de MP.

Mots clés:
B. / X. / J.N. / G. / A.
Objectifs thérapeutiques et effets indésirables des traitements médicamenteux de la cystinurie : résultats de l’étude nationale française portant sur 442 patients
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 731, suppl. 13


Objectifs

La cystinurie est la première cause de maladie lithiasique héréditaire monogénique. Nos objectifs étaient d’évaluer les effets indésirables des traitements médicamenteux dans une grande série de patients cystinuriques et de déterminer les objectifs thérapeutiques médicamenteux grâce à l’étude de la cristallurie qui est associée au risque de récidive lithiasique (Daudon et al., 2003).


Méthodes

Nous avons conduit une étude observationnelle rétrospective nationale. Des questionnaires ont été envoyés à tous les médecins urologues et néphrologues français prenant en charge la maladie lithiasique rénale. Les données de 442 patients cystinuriques ont été colligées. Les cristalluries ont été étudiées dans un sous-groupe de 89 patients afin d’évaluer l’association entre le ph urinaire, la densité urinaire (du), le traitement par dérivés sulfhydrilés et le risque d’avoir une cristallurie positive pour la cystine grâce à un modèle de regression logistique à effects mixtes.


Résultats

Un traitement alcalinisant et un dérivé sulfhydrylé ont été prescrits à 88,8 et 55,3 % des patients, respectivement. Des effets indésirables digestifs ont été rapportés chez 12,3 %, 10,4 % et 2,6 % des patients traités par bicarbonate de potassium, citrate de potassium et bicarbonate de sodium respectivement (p =0,008). Au total, 23,7 % des patients sous tiopronine versus 30,2 % des patients sous d-penicillamine ont eu au moins un effet indésirable (p =0,23). L’élévation du ph et la baisse de la du étaient associés à une diminution du risque d’avoir une cristallurie de cystine alors que la d-penicillamine et la tiopronine ne réduisaient pas ce risque (or =1 si ph≤6,5, or =0,26 [0,13–0,53] si 7,5<ph≤8,0, p <0,001 ; or =1 si du≤1,005, or =11,06 [2,76–44,26] si 1,011≤du≤1,014, p <0,001). L’élévation du ph urinaire augmentait significativement le risque d’avoir une cristallurie de phosphate de calcium.


Conclusion

Les fréquences des effets indésirables de la d-penicillamine et de la tiopronine sont comparables. L’hyperdiurèse alcaline est bien tolérée et réduit le risque d’avoir une cristallurie positive pour la cystine. Une densité urinaire inférieure ou égale à 1,005 et un ph urinaire supérieur à 7,5 devraient être les objectifs thérapeutiques, tout en surveillant le risque de cristallisation phosphocalcique.

Mots clés:
C. / S. / M. / I. / J.
Orchidectomie partielle pour tumeur testiculaire
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 753, suppl. 13


Objectifs

L’orchidecomie totale est le dogme standard devant toute tumeur testiculaire. Cependant, ce dogme est éprouvé par l’expérience accumulée des chirurgies conservatrices « de nécessité », sur testicule unique. Le bénéfice fonctionnel mis en balance avec le risque carcinologique induit par une attitude conservatrice semble en faveur de l’orchidectomie partielle. Ainsi, ce traitement nécessite un ensemble de règles à respecter.


Méthodes

Jeune de 30 ans qui consultait pour des douleurs testiculaires. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et histologiques étaient en faveur de lésion testiculaire probablement bénigne et justifiant une résection partielle. L’énucléation de la lésion est faite sans complications postopératoires.


Résultats

Les suites opératoires étaient simples. L’étude histologique a objectivé un kyste épidermoïde.


Conclusion

Il est licite devant une lésion bénigne tel que celle de notre cas, kyste épidermoïde, de proposer une chirurgie conservatrice afin de préserver les fonctions testiculaires.

Mots clés:
M. / Y. / K. / O. / M.
Orgasme chez les hommes sous traitement par hormonothérapie pour cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660, suppl. 13


Objectifs

La testostérone (t) serait nécessaire au désir sexuel, à la production de sperme, à la santé du tissu érectile et aux orgasmes. Il n’y a jamais eu d’analyses évaluant l’orgasme chez les hommes sous traitement par hormonothérapie. Le but de notre étude était de définir la prévalence et la nature des orgasmes chez les patients sous hormonothérapie pour cancer de la prostate.


Méthodes

Les patients de notre service qui (i) étaient actuellement sous traitement par hormonothérapie pour un cancer de la prostate et depuis≥3 mois, (ii) avaient des taux de testostérone de castration sous hormonothérapie, (iii) acceptaient de répondre à des questions au sujet de leurs orgasmes et (iv) avaient rempli la partie « orgasme » du score iief, constituaient la population de notre étude. Un modèle multivarié était réalisé à la recherche de prédicteurs de maintien des orgasmes sous hormonothérapie. Les facteurs évalués étaient : l’âge du patient, la présence d’un(e) partenaire, la durée de l’hormonothérapie, le type de traitement reçu pour leur cancer de prostate.


Résultats

Au total, 196 hommes étaient évalués. Douze avaient reçu une hormonothérapie seule, 120 avaient eu une radio-hormonothérapie et 64 avaient eu une prostatectomie radicale et une radiothérapie. L’âge moyen était de 64±19 (42–79) ans avec aucune différence statistiquement significative entre les trois groupes. Soixante-dix-huit pour cent des hommes étaient en couple. La durée moyenne de l’hormonothérapie au moment du questionnaire était de 5±11 (3–26) mois. Quatre pour cent (n =8) des patients rapportaient avoir toujours des orgasmes. Mais l’ensemble de ces 8 patients rapportait une réduction en intensité de ces orgasmes et une moindre facilité à les atteindre depuis le début de l’hormonothérapie. Sept pour cent (n =14) conservaient un désir sexuel. En analyse multivariée, les seuls prédicteurs de maintien des orgasmes sous hormonothérapie étaient la présence d’un partenaire (or 2,2, 1,5–6,4, p <0,05) et la persistance d’un désir sexuel (or 11,6, 4–4–13,2, p <0,01).


Conclusion

Les orgasmes sont rares chez les hommes sous hormonothérapie pour cancer de la prostate. Les chances d’atteindre un orgasme sont plus grandes chez les hommes ayant un(e) partenaire et chez ceux qui conservent un désir sexuel.

Mots clés:
C. / P. / K. / C. / J.
PD-L1 est-il un marqueur prédictif dans les TVNIM à haut risque réfractaires au traitement d’attaque par instillations endo-vésicales de BCG ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 720, suppl. 13


Objectifs

Le BCG est le traitement de référence des TVNIM à haut risque. Récemment, l’immunothérapie par anticorps anti-PD-L1 dans les TVIM a apporté des résultats prometteurs, même si l’expression de PD-L1 en immunohistochimie reste controversée. L’objectif de notre étude était d’évaluer la place de PD-L1 en tant que marqueur prédictif dans les TVNIM à haut risque récidivant précocement après instillations endo-vésicales de BCG.


Méthodes

Notre étude bicentrique rétrospective a inclus 186 patients présentant une TVNIM à haut risque survenue de novo de 2000 à 2015, traités par 6 instillations de BCG, puis classés en deux groupes : bons répondeurs (n =148) et mauvais répondeurs (n =38), définis comme présentant une récidive tumorale précoce après traitement d’attaque. Le lien entre récidive tumorale et expression de PD-L1 en IHC par les cellules tumorales et les cellules inflammatoires du stroma a été étudié, via une variante du test exact de fisher. Le lien entre expression de PD-L1 et infiltrat inflammatoire ainsi que l’évolution de son expression entre tumeurs initiales et récidives ont été étudiés.


Résultats

Pour un seuil de positivité de PD-L1 pour les cellules tumorales (TC)>1 %, 20,5 % des patients MR étaient PD-L1 négatifs contre 20 % PD-L1 positifs (p =0,97). Les résultats étaient similaires pour les cellules inflammatoires du stroma (IC) aux seuils 1 et 5 %. La positivité de PD-L1 par les IC (seuil>1 %) était corrélée à la densité de l’infiltrat inflammatoire péri-tumoral (95,2 % infiltrat dense vs 47,2 % infiltrat faible, p1 %) était corrélée au stade tumoral initial, le stade pt1 marquant le plus l’anticorps (CIS vs pt1, p =0,023).


Conclusion

Nous n’avons pas pu mettre en évidence de lien entre positivité de PD-L1 et récidive tumorale précoce. Le lien entre infiltrat inflammatoire et positivité de PD-L1 nous permet d’asseoir l’intérêt d’associer l’évaluation de la densité de l’infiltrat inflammatoire. L’intensification de l’expression de PD-L1 après BCG thérapie conforte la place des traitements combinés BCG/anticorps anti-PD-L1 dans les TVNIM réfractaires au BCG.

Mots clés:
C. / C. / F. / J. / P.
Performance diagnostique de l’index phi dans le diagnostic moderne du cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 687, suppl. 13


Objectifs

Déterminer le profil de l’index phi dans le diagnostic moderne du cancer de la prostate (CAP).


Méthodes

Étude monocentrique, incluant les patients de 2016 à 2018 qui allaient réaliser une IRM prostatique de détection pour suspicion de CAP. Tous les patients avaient un dosage centralisé de l’index phi. La décision de réaliser des biopsies prostatiques (BP) ciblées avec un système de fusion d’image (koélis) reposait sur les données cliniques, PSA et IRM sans connaître le résultat du dosage du phi. Les données quantitatives et qualitatives étaient analysées respectivement par le t test de student et le Chi2. La précision diagnostique de l’index phi était définie par l’aire sous la courbe roc.


Résultats

Soixante-dix patients étaient inclus, 47 (67 %) avaient des biopsies ciblées et 25 (53 %) cancers étaient diagnostiqués (Figure 1). Les caractéristiques de la population sont décrites dans le Tableau 1. Nous avons pris en compte 3 seuils pour l’index phi 25, 35 et 55. Les patients avec une IRM pi-rads 4 ou 5 avait un index phi statistiquement plus élévé (phi=41,41) quand ils avaient un cancer que lorsqu’il n’y avait pas de CAP (phi=30,24) p =0,037 (Figure 2). L’aire sous la courbe de l’index phi était de 0,68 (p =0,03) (Tableau 1).


Conclusion

Dans la pratique clinique, l’index phi est une information complémentaire au psa et à l’IRM pour la décision de réaliser une nouvelle série de bp en particulier avec une cible IRM classée pi rads 4 ou 5 et après une premiére série de biopsies prostatiques négatives.

Mots clés:
M. / B. / B. / M. / X.
Physiopathologie de l’hyperactivité détrusorienne neurogène : rôle relatif des neurotrophines, de l’inflammation et de la matrice extracellulaire en fonction de la pathologie neurologique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 702, suppl. 13


Objectifs

L’objectif était d’évaluer l’implication des neurotrophines (NGF, BDNF) des neuromédiateurs de l’inflammation (tgf-b1, pge2) et du remodelage de la matrice extracellulaire (timp-2) dans la physiopathologie de l’hyperactivité détrusorienne neurogène (HDN) des patients blessés médullaires, spina bifida, atteints de sclérose en plaque (SEP) ou de pathologies suprapontiques (Parkinson, accidents vasculaires cérébraux).


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a été menée entre mars 2015 et mars 2017 incluant les patients âgés de plus de 16 ans, présentant une pathologie neurologique et ayant consulté consécutivement pour évaluation de troubles vésico-sphinctériens par examen urodynamique et chez qui une hyperactivité détrusorienne était diagnostiquée sur l’examen urodynamique. Les urines de la miction/autosondage initiale du bilan urodynamique étaient prélevées et mises en conservation à −80°C. À la fin de la période d’inclusion, les prélèvements urinaires étaient décongelés pour réalisation des dosages de NGF, BDNF, timp-2, tgf-b1 à l’aide de kits Elisa dédiés. Les taux des marqueurs urinaires étaient ajustés sur la créatininurie.


Résultats

Soixante-trois patients ont été inclus : 20 blessés médullaires, 8 sep, 16 spina bifida et 19 suprapontiques. Les taux urinaires de pge-2/Cr, de timp-2/Cr et tgfβ-1 étaient comparables dans les 4 groupes de pathologies neurologiques (p =0,72, p =0,82 et p =0,64 respectivement). En revanche, le taux urinaire moyen de NGF/Cr était significativement plus élevé chez les patients sep que dans les autres populations neurologiques (0,83, vs. 7,06 vs. 0,32 vs. 0,94pg/mL ; p =0,0009) de même que le taux urinaire moyen de BDNF/Cr (0,05 vs. 0,14 vs. 0,06 vs. 0,03ng/mL ; p =0,048, voir Fig. 1). Le niveau urinaire de NGF/Cr était inversement corrélé au score edss sans toutefois atteindre le seuil de significativité (r =−4,04 ; p =0,06) (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La voie des neurotrophines, connus pour être altérée dans la sep semble impliquée dans la physiopathologie de l’HDN chez ces patients avec des niveaux de NGF et BDNF urinaires significativement plus élevés dans la population sep que dans les autres populations neurologiques ayant une HDN. Ce résultat, si confirmé, pourrait avoir des implications diagnostiques et thérapeutiques dans le futur.

Mots clés:
C. / B. / C. / J. / Q.
Place de la tomodensitométrie dans la prédiction de l’envahissement de la graisse périrénale dans le cancer du rein
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 709, suppl. 13


Objectifs

Le but de ce travail est d’évaluer l’intérêt de la tomodensitométrie préopératoire dans la prédiction de l’envahissement de la graisse périrénale dans le cancer du rein, en comparaison aux données histologiques des pièces opératoires.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, colligeant 160 patients, entre janvier 2009 et décembre 2017. Les données cliniques, tomodensitométriques et histologiques ont été recueillies. L’envahissement de la graisse périrénale et hilaire était défini par la présence de nodules et/ou par la prise de contraste au scanner. La recherche des facteurs scanographiques prédictifs de l’envahissement de la graisse était effectuée en analyse univariée par le test log rank. Le seuil de signification était fixé à 0,05. L’analyse multivariée en régression de Cox, selon la méthode descendante pas à pas, a permis de calculer les risques relatifs ajustés, mesurant le rôle prédictif propre de chaque donnée scanographique.


Résultats

Cent soixante patients présentant 163 tumeurs étaient inclus. Le délai moyen entre l’imagerie et l’intervention était de 67 jours. À l’uro-scanner, la taille tumorale moyenne était de 73 millimètres. La graisse périrénale était envahie dans 73 cas à l’imagerie (44,7 %) et 54 cas à l’histologie (33,1 %). La concordance était faible (kappa : 0,4 ; p <0,0001). À l’analyse univariée, les facteurs prédictifs de l’envahissement de la graisse étaient la densification et les nodules de la graisse, le rehaussement hétérogène de la tumeur et ses contours irréguliers, les adénomégalies et l’envahissement des cavités excrétrices. Les facteurs retenus à l’analyse multivariée étaient la présence de nodules dans la graisse et le rehaussement tumoral intense. Ces résultats étaient significatifs pour un délai de chirurgie de moins de 6 semaines et une taille tumorale inférieure à 66 millimètres (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La concordance entre la suspicion de l’envahissement de la graisse périrénale à l’imagerie et les données anatomopathologiques était faible. À l’étude multivariée, en plus de la présence de nodules de la graisse, le rehaussement tumoral intense était prédictif de l’envahissement histologique. Ces résultats dépendent de la taille tumorale et du délai entre l’imagerie et la chirurgie.

Mots clés:
O. / M. / A. / A. / H.
Plaie du col vésical pendant l’implantation d’un sphincter artificiel urinaire par voie robot-assistée chez la femme : comment s’en sortir ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 744, suppl. 13


Objectifs

La voie robot-assistée a été récemment décrite comme une option qui pourrait permettre de réduire la morbidité de l’implantation du sphincter artificiel urinaire AMS-800 chez la femme. La plaie du col vésical peropératoire reste pour autant une complication relativement commune avec cette voie d’abord. L’objectif de cette vidéo était de décrire les principes de prise en charge d’une plaie du col vésical peropératoire.


Méthodes

Nous présentons le cas d’une femme de 70 ans aux antécédents de cure de prolapsus prothétique par voie vaginale et de deux bandelettes sous-urétrales TOT avec persistance d’une incontinence urinaire d’effort par insuffisance sphinctérienne.


Résultats

Les étapes clés suivies ici et dans les quelques autres cas de plaie vésicale pour effectuer une réparation efficace et permettre l’implantation du sphincter artificiel en minimisant le risque d’érosion vésicale sont :

– reprendre la dissection plus latéralement pour ramener médialement les fibres détrusoriennes laissés sur la paroi vaginale et retrouver le bon plan ;

– effectuer un passage autour du col vésical plus distal, vers l’urètre pour pouvoir positionner la manchette aussi loin que possible de la plaie du col vésical ;

– terminer ce passage autour du col vésical et mettre en place le mesureur ;

– réparer minutieusement la plaie du col vésical en 2 ou 3 plans par des hémisurjets ;

– effectuer un test au bleu pour s’assurer que la réparation est étanche.


Conclusion

Grâce à une vision magnifiée en 3 dimensions et une dextérité augmentée par la technologie Endowrist, la voie d’abord robot-assistée pourrait permettre non seulement de diminuer la fréquence des perforations du col vésical mais aussi de faciliter leur détection précoce en peropératoire et une réparation efficace en suivant les principes exposés dans cette vidéo.

Mots clés:
B. / A. / J. / M. / Q.
Points techniques pour améliorer la continence lors de la prostatectomie totale pour cancer par chirurgie robotique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette vidéo a été de décrire les différents points techniques chirurgicaux permettant de traumatiser le moins possible l’appareil sphinctérien et son environnement, ainsi que la reconstruction simple autour du col vésical.


Méthodes

Description pas à pas des points techniques opératoires lors de la chirurgie robotique Da Vinci avec utilisation de 4 bras.


Résultats

Les différents temps opératoires permettant la préservation et la reconstruction de l’appareil sphinctérien ont été décrit : décollement des aponévroses pelviennes, dissection et conservation du col vésical, dissection et section du plexus de Santorini avec conservation des ligaments pubo-prostatiques, dissection de l’apex et de l’urètre, reconstruction postérieur et antérieur avec la suture urétro-vésical fait lors du même surjet.


Conclusion

Ces différents points techniques ont permis une récupération plus rapide de la continence.

Mots clés:
J.
Pose d’implants intraprostatiques urolift : résultats après 6 ans d’expérience
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 738, suppl. 13


Objectifs

Rapporter les résultats de la pose d’implants intraprostatiques urolift®.


Méthodes

L’intervention a été proposée entre février 2012 et mai 2018 à 38 patients ayant une hyperplasie bénigne de la prostate symptomatique. L’évaluation de la symptomatologie urinaire était basée sur l’auto-questionnaire ipss. L’évaluation de la fonction érectile et éjaculatoire était basée sur les auto-questionnaires iief5 et mshq-ejd.


Résultats

L’âge médian était de 67 ans [42–84]. Le volume prostatique médian était de 45mL [20–80]. En préopératoire, l’ipss et l’ipss-qdv médians étaient de 20 [6–29] et 5 [2–6]. L’intervention a été pratiquée sous anesthésie locale chez 5 patients. La durée médiane de l’acte était de 9minutes [6–15]. Aucun eig n’a été observé en périopératoire. À 3 mois, l’ipss médian était de 6 (p <0,001). La durée médiane du suivi a été de 50 mois. Trois patients ont été perdus de vue après 3 mois, 10 ont eu une chirurgie additionnelle la première année, un autre a repris un alpha-bloquant. Chez 24 patients restant, l’amélioration symptomatique restait significative en fin de suivi (ipss médian de 10 [3–19], p <0,0001). Aucun n’a rapporté d’éjaculation rétrograde, ni d’altération de fonction érectile.


Conclusion

La pose d’implants intraprostatiques Urolift® a permis une amélioration des symptômes sans aucun traitement additionnel de l’hbp chez 63 % des patients après 4 ans de suivi médian. Le risque de réintervention était maximal la première année.

Mots clés:
M. / A. / S. / N. Barry
Prescription d’une hormonothérapie dans le cancer de la prostate et surveillance associée : étude française 2010–2013 des pratiques sur base de données médico-administrative
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614, suppl. 13


Objectifs

Dans le cancer de prostate (cap), l’hormonothérapie (ht) est prescrite à différents stades de la maladie par différents spécialistes. Cette ht peut être associée à des effets indésirables justifiant d’une surveillance spécifique faisant l’objet de recommandations.

L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques de prescription d’une ht et la surveillance associée.


Méthodes

À partir de la base de données française de l’assurance maladie (sniiram), les données des hommes avec cap initiant une ht médicamenteuse en 2011 ont été recueillies. Une description du recours au soin a été réalisée dans l’année précédant et celle suivant l’initiation de l’ht concernant les consultations des spécialistes, et la prescription de bilans biologiques (glycémie, lipidique, psa, testostérone) et d’une ostéodensitométrie.

En 2011, 23 407 patients ont initié une ht (âge médian, 75 ans) : 67,4 % avec un agoniste gnrh seul, 12,2 % avec antiandrogène seul, 3,9 % avec un antagoniste gnrh seul et 16,5 % avec un blocage androgénique complet.


Résultats

Les initiations étaient réalisées à 89 % par des spécialistes et 11 % par des généralistes. Dans les 6 mois avant initiation, 83,2 % des patients avait consulté un urologue, 25,0 % un oncologue/radiothérapeute. Dans les 3 mois précédent l’initiation, un dosage de psa et de testostérone étaient réalisés chez 70,8 % et 2,7 % des hommes ; une glycémie, un bilan lipidique et un dosage de vitamine D étaient réalisés respectivement chez 37,3 %, 26,4 % et 4,6 % des hommes. Dans les 6 mois suivants l’initiation, le psa et la testostérone étaient dosés chez 81,9 % et 13,9 % des patients, respectivement. Une glycémie, un bilan lipidique et un dosage de vitamine D étaient réalisés respectivement chez 41,6 %, 38 % et 7,6 % des hommes. À 1 an de l’initiation, 74,8 % des patients comptaient une consultation en urologie et 46,6 % en oncologie/radiothérapie.


Conclusion

L’ht est initiée le plus souvent par un médecin urologue et selon différentes modalités. Bien qu’il existe des recommandations concernant les examens à réaliser dans le cadre de l’initiation et du suivi d’une ht, la réalisation de certains de ces examens spécifiques reste limitée.

Mots clés:
L. / F. / E. / E. / S.
Prise charge onco-urologique des cancers du rein métastatique dans un service d’urologie. Bilan d’activité à 2 ans
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 625, suppl. 13


Objectifs

L’organisation des soins en onco-urologie est variable d’un centre à l’autre. Nous rapportons notre expérience de prise en charge des cancers du rein métastatique dans un service universitaire d’urologie.


Méthodes

Nous avons inclus dans cette étude tous les patients traités pour un cancer du rein métastatique de février 2016 à avril 2018. Les patients étaient pris en charge par l’équipe d’urologie aidée par un oncologue. Les données cliniques, les effets secondaires des traitements et les résultats oncologiques étaient reportés prospectivement dans la base de données uroccr. Pendant la période d’inclusion, nous avons pris en charge 247 nouveaux cas de cancer du rein, dont 97 étaient métastatiques (67 étaient métastatiques synchrones et 30 métachrones). Nous avons inclus 74 hommes et 23 femmes, dont l’âge médian à l’inclusion était de 66 ans.


Résultats

La prise en charge des patients a nécessité 231 consultations, 198 hospitalisations de jour et 19 traditionnelles. Une néphrectomie de cytoréduction, une métastasectomie et un traitement ablatif des métastases ont été réalisés chez 72, 26 et 23 patients. Nous avons inclus 21 patients dans des essais thérapeutiques. Un traitement de première, de seconde et de troisième ligne ont été proposés chez 50, 21 et 8 patients. En première ligne, un inhibiteur de tyrosine kinase a mené à 2 réponses complètes, 10 réponses partielles, 24 stabilisations, 8 progressions de la maladie et la survie sans progression était de 8 mois. Les évènements indésirables étaient de grade 1 ou 2. Une immunothérapie était souvent proposée en deuxième ligne. Trente-deux patients ont eu une prise en charge palliative et 35 patients sont décédés.


Conclusion

La prise en charge globale des cancers du rein métastatique au sein d’un service d’urologie est réalisable sans importante modification de l’organisation des soins.

Mots clés:
E. / N. / T. / E. / S.
Prostatectomie de rattrapage après HIFU : les difficultés
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 742, suppl. 13


Objectifs

La présente vidéo montre une procédure de prostatectomie de rattrapage après HIFU en insistant sur les différences qu’il peut y avoir en comparaison avec une prostate naïve de traitement.


Méthodes

Un patient de 72 ans préalablement traité par un HIFU total présente une récidive locale authentifiée par une récidive biochimique, des biopsies de contrôle et un PET fluorocholine ne montrant pas de lésions à distance.

Le PSA initial était de 16, le patient avait souhaité un HIFU malgré l’insistance de la RCP. Le score de Gleason initial était de 6 (ISUP 1). Le PSA nadir, 1 mois après la procédure était de 2,5ng/mL.

Une progression biochimique a suivi avec récidive localisée en IRM, confirmée par les biopsies ciblées (ISUP 3).

Une prostatectomie de rattrapage est proposée compte tenu d’un refus catégorique d’une radiothérapie.


Résultats

Les difficultés sur la face postérieure de col, l’individualisation des vésicules séminales, le clivage inter-prostato-rectal rendent cette chirurgie périlleuse.

La pièce de prostatectomie radicale retrouve un adénocarcinome bilatéral pT2c R0 N0 (0/12).

Le PSA à 3 mois est toujours indosable.

La continence est parfaite à 3 mois.


Conclusion

Les difficultés chirurgicales au cours d’une prostatectomie de rattrapage doivent décourager d’envisager une prostatectomie de rattrapage chez un patient préalablement traité par HIFU.

Mots clés:
J.-A. / H. / S. / C. / J.J.
Réalisation d’un Bricker entièrement intracorporel au robot Da Vinci Xi en utilisant le système Firefly ® pour angiographie mésentérique
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 741, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette vidéo était de montrer l’intérêt de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine (Système de visualisation Firefly) dans la préservation de la vascularisation mésentérique pour reconstruction urinaire et digestive totalement intracorporelle lors d’une cystoprostatectomie radicale robot assistée au robot Xi.


Méthodes

Le patient, âgé de 58 ans, présentait un carcinome urothélial de vessie pT2N0M0. Les temps carcinologiques ont été réalisés en premier : lymphadénectomie pelvienne étendue et cystoprostatectomie radicale. Les principales étapes de la dérivation urinaire ont été : la dissection puis l’anastomose urétéro-urétérale selon la technique de Wallace puis l’intubation des uretères par des sondes Mono J, l’injection de 2mL de 2mg/mL de vert d’indocyanine puis l’activation du mode Firefly permettant d’obtenir une angiographie mésentérique, le prélèvement du Bricker en conservant la vascularisation mésentérique, la remise en continuité digestive par une anastomose latéro-latérale en utilisant l’endo-GIA robot et l’anastomose urétéro-Bricker puis cutanéo-Bricker.


Résultats

Le temps opératoire a été de 7h15. La reprise du transit s’est faite à j3 pour les gaz et à j4 pour les selles. Le patient est sorti à j7. Il n’y a eu aucune complication en per- et postopératoire. Il n’y a pas eu de fistule urinaire ou digestive. Le résultat anatomopathologique de la pièce était carcinome urothelial pT4N1R0.


Conclusion

L’utilisation de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine avec le système Firefly du robot Da Vinci Xi a permis de repérer aisément les vaisseaux mésentériques et de faciliter leur préservation pour la reconstruction urinaire et digestive totalement intracorporelle post cystectomie.

Mots clés:
S. / L. / M. / D. / B.
Réimplantation urétéro-vésicale droite avec remodelage du bas uretère par laparoscopie robot-assistée
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 750, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical par réimplantation urétérovésicale et remodelage du bas uretère est proposé pour le traitement du méga-uretère avec retentissement sur le haut appareil urinaire. Le but de cette chirurgie est de corriger l’anomalie anatomique afin de prévenir le développement de complications liées au reflux ou à l’obstruction, et ainsi de préserver la fonction du rein homolatéral. Nous décrivons ici une technique par cœlioscopie robot-assistée.


Méthodes

Le patient était un homme de 53 ans, sans antécédent, chez qui il avait été découvert fortuitement et tardivement un méga-uretère congénital droit de type II avec dilatation importante des cavités pyélo-calicielles et amincissement du cortex rénal.

Le débit de filtration glomérulaire était de 90mL/min avec un rein droit représentant 30 % de la fonction rénale en scintigraphie.

La dissection commence par la libération de l’uretère à la croisée des vaisseaux iliaques et par la mobilisation de la vessie. Après exérèse du radicelle on réalise le remodelage urétéral sur 5cm puis une réimplantation urétéro-vésicale selon Lich-Gregoir protégée par sonde JJ 7/26.


Résultats

La durée d’intervention était de 3heures. Les pertes sanguines ont été négligeables. Les suites opératoires ont été parfaitement simples avec l’ablation de la sonde vésicale à j5 et de la sonde JJ à 5 semaines. On note une préservation de la fonction rénale avec un DFG à 100mL/min à 6 mois. La reprise de travail a été précoce.


Conclusion

La chirurgie cœlioscopique robot-assistée du méga-uretère par réimplantation urétéro-vésicale avec remodelage du bas uretère semble être une alternative intéressante à la chirurgie par voie ouverte. Elle combine les avantages d’être reproductible avec un apport pédagogique par l’utilisation de la double console robot, ainsi que des suites opératoires plus confortables pour le patient par l’utilisation de la cœlioscopie.

Mots clés:
Q. / S. / G. / D. / C.
Réirradiation stéréotaxique du lit prostatique pour récidive locale après prostatectomie et radiothérapie externe de rattrapage
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 614, suppl. 13


Objectifs

La prise en charge de la récidive locale du cancer de la prostate (cap) après prostatectomie et radiothérapie externe de rattrapage (ebrt) n’est pas standardisée. Environ 20 patients traités par radiothérapie stéréotaxique (sbrt) pour récidive locale après prostatectomie et ebrt de rattrapage ont été décrits dans la littérature. Nous rapportons nos résultats préliminaires d’une irradiation sbrt (Cyberknife®) dans le lit prostatique pour les récidives locales de cap.


Méthodes

Analyse monocentrique rétrospective chez des patients traités par sbrt pour une récidive macroscopique isolée dans le lit prostatique. Tous les patients ont d’abord été traités par prostatectomie radicale et ebrt de ratrappage. La récidive locale était documentée par IRM et tep. La récidive biochimique était définie comme deux augmentations du psa≥0,2ng/mL au-dessus du nadir. Le traitement était approuvé en rcp. Des fiduciels en or étaient utilisés pour le suivi du mouvement de la tumeur durant le sbrt. La dose de prescription était de 36gy en 6 fractions pour tous les patients. La toxicité a été notée selon le ctcae v4.0.


Résultats

Au total, 12 patients étaient traités par sbrt entre 07/2011–11/2017, pour récidive du lit prostatique avec un suivi médian de 28,1 mois (3,5–64,4 mois). La récidive était prouvée sur l’IRM pour chaque patient et aucun n’avait de maladie métastatique à la tep. Deux patients ont été traités par 6 mois d’hormonothérapie concomitante à une réirradiation. Une diminution du taux de psa après ebrt a été retrouvée chez 10 patients (83 %). Les taux de survie sans récidive biochimique à 1 an et 2 ans : 78 % (7/9) et 43 % (3/7). Une récidive biochimique a été observée chez 6 patients (50 %) après une médiane de 18 mois (4–42). Le traitement était bien toléré : 3 patients (25 %) ont présenté une cystite de grade 1 et 1 patient (8 %) a présenté une rectite aiguë de grade 2 à 4 mois. Un patient (13 %) a présenté une cystite de grade 1 à 12 mois.


Conclusion

La réirradiation pour une récidive locale dans le lit prostatique à l’aide de Cyberknife® après chirurgie et ebrt de rattrapage est un traitement sûr, qui pourrait retarder l’utilisation de l’hormonothérapie dans 50 % des cas et contrôler le cap dans 50 % des cas. D’autres études prospectives sont nécessaires avant l’utilisation de ce traitement en routine.

Mots clés:
J. / L. / E. / A. / D.
Résultats à long terme des dérivations urinaires cutanées non continentes chez les patients ayant une sclérose en plaque
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 707, suppl. 13


Objectifs

Les troubles vésico-sphinctériens des patients ayant une sclérose en plaque (SEP) peuvent nécessiter une prise en charge chirurgicale non conservatrice. L’objectif de ce travail est d’évaluer les résultats à long terme chez les patients opérés d’une dérivation urinaire cutanée non continente selon Bricker.


Méthodes

Une étude rétrospective monocentrique a inclus tous les patients ayant une SEP et opérés d’une dérivation urinaire cutanée non continente entre 2000 et 2015. Les données postopératoires recueillies étaient les complications précoces (<30 jours) selon la classification de Clavien–Dindo, la fonction rénale et les complications tardives incluant les reprises chirurgicales et les infectons urinaires symptomatiques.


Résultats

Quatre-vingt-onze patients ont été inclus (Tableau 1) avec un suivi moyen de 59,6 (±42,6) mois. Vingt-quatre patients (26 %) ont eu des complications précoces (4 grade I, 6 grade II, 9 grade III, 4 grade IV, 1 grade V). Le taux de complications tardives était de 27 %. Dix patients (11 %) ont nécessité une reprise chirurgicale : 8 sténoses anastomotiques urétéro-iléales traitées par des sondes urétérales changées itérativement (n =5 patients) ou réfection chirurgicale (n =3 patients). Une réfection de stomie sténosée et une cure d’éventration ont été réalisées. Un patient a présenté un rétrécissement stomial traité par la pose d’une sonde dans le Bricker. Six patients (7 %) ont développé des calculs urinaires et 10 patients (11 %) ont eu des infections urinaires fébriles. Les fonctions rénales pré- et postopératoires n’étaient pas significativement différentes (Tableau 1).


Conclusion

La dérivation urinaire cutanée non continente est un traitement efficace des troubles vésico-sphinctériens réfractaires chez les patients ayant une SEP. Les complications et leur fréquence sont à prendre en considération lors de la discussion multidisciplinaire avec le patient.

Mots clés:
W. / E. / C. / V.
Résultats de l’urétéro-iléoplastie pour sauvetage de la voie urinaire après transplantation rénale : étude rétrospective multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 618, suppl. 13


Objectifs

Les complications urinaires lors d’une transplantation rénale (tr) surviennent dans 2 à 10 % des cas. La prise en charge de ces complications peut s’avérer complexe. L’objectif de l’étude était d’évaluer la faisabilité et les résultats fonctionnels des urétéro-iléoplasties de sauvetage (uis) de la voie urinaire après tr.


Méthodes

Étude multicentrique rétrospective de 2009 à 2017 incluant l’ensemble des uis réalisées en traitement de dernière ligne. Douze hommes et 2 femmes ont été inclus, d’âge et d’imc moyens de 58,3 (20–73) ans et 24,7 (18,6–36)kg/m2 respectivement. Une uis a été réalisée le jour de la transplantation, les autres l’étaient en moyenne 39,3 (1,5–84) mois après la tr. Les donneurs étaient vivants (n =3), à critères standard (n =3) ou étendus (n =8). Les techniques de réimplantation urinaire initiales étaient : lich-grégoir (n =4), pyélo-urétérale (n =5), urétéro-urétérale (n =2), urétéro-iléale sur bricker (n =1) ou néovessie (n =1) et une urétéro-iléoplastie d’emblée.


Résultats

La durée opératoire, la durée de séjour et les pertes sanguines étaient de 253,7 (177–337) minutes, de 25,7 (7–107) jours et de 344 (10–750)mL, en moyenne, respectivement. Il y a eu aucune transfusion peropératoire. L’adhésiolyse a été difficile chez 50 % des patients et responsable d’une plaie vasculaire chez 2 patients et d’une résection-anastomose iléale chez 1 patient.

Le suivi moyen était de 47,4 (5–91) mois. Douze patients sur 14 ont eu des complications : 5 (grade 2), 5 (grade 1), 3 (grade 3b), 1 (grade 4) selon Clavien-Dindo. Cinquante pour cent ont été réhospitalisés au moins 1 fois pour une pathologie médicale ou chirurgicale. À j0 et aux dernières nouvelles, la créatininémie moyenne était respectivement de 223 et 158micromol/L.

Il y a eu 2 décès, mais aucune fistule digestive ni perte de greffon.


Conclusion

L’urétéro-iléoplastie de sauvetage parait être une technique fiable et efficace, mais morbide, à réserver en dernier recours en cas de complications urinaires après transplantation rénale.

Mots clés:
X. / R. / H. / L.
Résultats fonctionnels rapportés par les patients pris en charge pour un cancer de la prostate en fonction des différents traitements : résultats à 5 ans de la cohorte prospective VICAN
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était d’évaluer les conséquences à long terme des différentes stratégies thérapeutiques sur la continence, la sexualité et la qualité de vie des hommes pris en charge pour un cancer de la prostate à partir des données prospectives à 5 ans de la cohorte VICAN.


Méthodes

La cohorte française VICAN 5 est un échantillon représentatif de 4174 patients pris en charge pour un cancer et survivants à 5 ans, parmi lesquels 447 avaient un cancer de la prostate au diagnostic. Les stratégies thérapeutiques incluaient : surveillance (17,4 %), prostatectomie totale seule (pt) (42,8 %) ou associée à une radiothérapie de rattrapage (pt+rt) (7,5 %), radiothérapie seule (rt) (17,5 %) ou en association à une hormonothérapie (rt+ht) (11,6 %) et hormonothérapie seule (ht) (3,2 %). Les données rapportées par les patients ont été collectées par entretiens téléphoniques et auto-questionnaires portant sur la qualité de vie (questionnaire sf-12) et les effets secondaires des traitements.


Résultats

Au total, 51,5 % des patients déclaraient avoir des fuites urinaires (parfois : 36,2 %, souvent : 12,3 %, ou très souvent : 3,0 %), avec un impact significatif sur la qualité de vie physique et mentale et la sensation de discrimination (p =0,049, p =0,020 et p =0,025). Les patients traités par pt avaient significativement plus de fuites (59,0 % versus 36,6 % pour rt et 47,3 % pour rt+ht, p =0,026). Concernant la sexualité (n =380 patients évaluables), 56,0 % rapportaient une dysfonction érectile, avec une différence significative selon les traitements (pt+rt : 74,1 % versus pt : 63,5 %, rt+ht : 58,2 %, rt : 48,6 %, ht : 43,4 %, surveillance : 37,8 %, p =0,004). On notait une baisse de libido plus importante dans le groupe ht (p =0,035), avec un impact significatif sur les symptômes dépressifs, la qualité de vie physique et mentale (p =0,002, p <0,001 et p =0,002).


Conclusion

Les résultats fonctionnels rapportés par les patients à 5 ans du diagnostic de cancer de la prostate restent mauvais, en termes de continence et de sexualité, avec un impact significatif sur la qualité de vie. La mise en place de programmes d’accompagnement et/ou d’éducation thérapeutique semble nécessaire pour améliorer la prise en charge au long court de ces patients.

Mots clés:
G. / R. / A. / P. / J.
Résultats initiaux d’une série de micronlpc (4,85 ch) pour calculs du rein
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 665, suppl. 13


Objectifs

La micro-nephrolithotomie percutanée (micronlpc) est une technique percutanée utilisant une aiguille de diamètre externe 4,85ch pour le traitement des calculs du rein. Le petit diamètre du matériel permet de s’affranchir de la morbidité de la nlpc standard (hémorragie et fistule). Nous rapportons les résultats d’une série initiale de micro-nlpc pour calcul du rein.


Méthodes

Trente et un patients traités par micro-nlpc pour calcul du rein dans 2 établissements et par 2 opérateurs ont été inclus. La matériel de micronlpc comporte une fibre optique de 0,9mm 120° connectée à une camera hd, la lithotritie est effectuée avec une fibre 200um connectée à une source laser holmium-yag en mode dusting , l’irrigation est gérée par une pompe à pression. Un connecteur 3 voies permet d’insérer l’ensemble de ce matériel dans une aiguille à lumière unique de diamètre externe 4,85ch. La ponction était effectuée sous contrôle scopique et échographique sur des patients installés en décubitus dorsal avec dégagement du flanc (valdivia).


Résultats

L’âge moyen était 51±17 ans, l’imc moyen 26±5kg/m2, le Charlson médian 1 [0–4], le dfg moyen 108±37mL/min. Concernant le calcul : la taille moyenne était 19mm±11, densité moyenne 1048±249uh, avec une localisation : 21/31 (68 %) calice inferieur, 3/31 (10 %) calice moyen, 4/31 (13 %) bassinet, 3/31 (9 %) calculs multiples calice inferieur/moyen. La durée opératoire moyenne était de 83±35min On rapportait 1 échec de ponction et 1 intervention interrompue pour casse de matériel, pour 2 patients multiopérés avec antécédent de lombotomie. La durée d’hospitalisation médiane était de 2,5±2jours pour les 17 (55 %) patients hospitalisés, 14 (45 %) traitements ambulatoires. Au total, 9/31 (29 %) patients ont eu une complication : 8 (26 %) fièvre (grade I–II), 1 (3 %) grade III (jj pour colique nephretique). Concernant les résultats de la lithotritie, on rapportait : 13/31 (42 %) sans fragment, 11/31 (36 %) microfragments résiduels (<3mm), 7/31 (22 %) fragments résiduels nécessitant un deuxième traitement.


Conclusion

Dans cette série initiale, la micro-nlpc était une technique mini-invasive de traitement des calculs, peu morbide et efficace. Elle constitue une alternative à l’ureteroscopie en particulier pour les calculs du calice inférieur.

Mots clés:
R.
Résultats oncologiques et complications de la prostatectomie totale par laparoscopie robot-assistée chez le patient transplanté rénal, étude comparative multicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 647, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était de rechercher des facteurs prédictifs de récidive carcinologique chez les patients transplantés rénaux traités d’un cancer prostatique par prostatectomie totale laparoscopique robot-assistée (PTLRA).


Méthodes

Il s’agissait d’une étude comparative multicentrique rétrospective. Les dossiers des malades de chaque centre ayant un antécédent de transplantation rénale et opérés entre 2008 et 2016 d’une prostatectomie totale par laparoscopie robot-assistée ont été analysés. Afin d’étudier les résultats oncologiques et d’évaluer les complications selon Clavien et Dindo, ces patients ont ensuite été appariés 1 à 1 à des malades sans antécédent de transplantation rénale, mais également opérés d’une PTLRA pour cancer (groupe contrôle). Vingt-sept malades transplantés rénaux ont constitué le groupe des greffés qui fut comparé au groupe contrôle.


Résultats

La durée moyenne de suivi était respectivement de 34,9 et 47,5 mois. Les données démographiques et carcinologiques préopératoires ne différaient pas entre les 2 groupes. L’analyse univariée retrouvait une durée médiane de survie sans récidive biochimique plus courte chez les greffés, avec 26,9 mois contre 49,3 mois dans le groupe contrôle (p =0,018). Le taux de récidive biochimique ne différait pas entre les 2 groupes (7,4 % vs 11,1 %, p =0,639). Les greffés n’avaient pas plus de complications postopératoires précoces comparativement au groupe contrôle (29,6 % vs 22,2 %, p =0,279). La greffe rénale était un facteur de risque indépendant de durée médiane de survie sans récidive plus courte avec un hazard ratio de 4,291 (IC 95 % [2,102–8,761] et p <0,001).


Conclusion

Ces résultats montrent la fiabilité de la ptlra dans le traitement du cancer prostatique chez les patients ayant un antécédent de transplantation rénale. La récidive biochimique n’est pas plus fréquente, mais semble plus précoce chez ces malades.

Mots clés:
G. / J. / B. / G. / Q.
Résultats préliminaires du traitement de la maladie de Lapeyronie par ondes de choc extracorporelles focalisées piézoélectriques : étude prospective bicentrique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658, suppl. 13


Objectifs

La lithotritie extracorporelle par ondes de choc a montré une efficacité sur la réduction des douleurs en érection et est indiquée à la phase active de la maladie de Lapeyronie. L’objectif de notre travail était d’étudier l’efficacité des ondes piézoélectriques à l’aide d’une tête de tir de dernière génération dans le traitement de la maladie de Lapeyronie.


Méthodes

Étude prospective concernant l’utilisation du Piezowave© avec analyse rétrospective des données, dans le cadre d’un protocole bicentrique validé par le comité d’éthique de l’AFU. Les patients avaient une maladie de Lapeyronie en phase active. Chaque séance consistait pour le patient à recevoir 4000 impulsions administrées sur la verge à l’aide d’une tête de tir adaptée avec un générateur, Piezowave© 2, no 100505. Chaque patient recevait au minimum 6 séances, soit un cycle complet. Le critère principal de jugement était l’impact sur le score de Lue avant et après traitement (critère composite validé prenant en compte : douleur en érection, taille de plaque et degré de courbure).


Résultats

Au total, 45 patients ont été inclus, dont l’âge médian était de 57,5 ans (iqr : 25–77). Au terme d’un suivi médian de 24 mois (iqr : 18–36), le traitement a impacté favorablement l’évolution du score de Lue moyen, soit 3,32 avant traitement et 2,25 après (p <0,0001). Pris isolément, la douleur a diminuée (score de Likert inférieur à 6 dans 12 cas–26,6 %), le degré de courbure également (24 patients ont constaté une amélioration d’au moins 5° de courbure–53,3 %) et la dysfonction érectile concomitante (hausse du score iief-5 chez 5 patients–11,1 %). Les effets secondaires rapportés étaient deux hématomes du fourreau de la verge (4,4 %).


Conclusion

Les résultats préliminaires de l’utilisation des ondes piézoélectriques dans le traitement de la maladie de Lapeyronie ont montré un impact favorable sur les critères d’évaluation. La maladie de Lapeyronie étant une maladie chronique, ces résultats préliminaires sont à confirmer à long terme et doivent surtout convenir subjectivement aux patients, dont la qualité de vie est affectée par ce trouble andrologique.

Mots clés:
A. / C. / V. / M.