Base bibliographique

Identification d’une signature moléculaire prédictive du risque de progression des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 721, suppl. 13


Objectifs

Récemment, les analyses génomiques ont permis d’identifier de nouvelles altérations moléculaires et potentielles cibles thérapeutiques dans les tumeurs infiltrantes de vessie. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’implication de 29 gènes précédemment identifiés par le TCGA et/ou localisés sur des régions génomiques altérés dans une série de 61 tumeurs de vessie non infiltrant le muscle (TVNIM).


Méthodes

Les niveaux d’expression de 29 gènes ont été analysés par RT-PCR quantitative en temps réel, sur une série consécutive de 128 tumeurs de vessie, incluant 61 TVNIM (25 PTA de bas grade, 14 PTA de haut grade et 22 pt1 de haut grade) et 67 TVIM et 18 témoins (tissu vésical normal). Tous les patients ont signé un consentement éclairé. Les mutations ADN des gènes HRAS , PIK3CA et FGFR3  ont également été analysées par HRM et séquençage sanger. Les résultats de l’analyse transcriptomique et génomique ont été couplés à une analyse de survie.


Résultats

Les mutations de HRAS, pik3ca et fgfr3 étaient retrouvées dans 4,5 %, 15,9 % et 50,0 % des TVNIM sans corrélation au pronostic. Au sein des TVNIM, 23 gènes (79,3 %) étaient significativement dérégulés. En analyse univariée, la surexpression de rxra, fgfr3 et ccne1 était significativement associée à la survie sans récidive (p =0,0017, p =0,043 et p =0,039, respectivement) et à la survie sans progression (p =0,0043, p =0,022 et p =0,022, respectivement). La surexpression de fgfr3 était, par ailleurs, associée à une moindre réponse à la BCG-thérapie (p =0,037). Une analyse en clustering a permis d’identifier une signature moléculaire composée de ces 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) permettant de séparer les TVNIM en 4 sous-groupes pronostiques. Cette signature était un facteur pronostique indépendant en analyse multivariée en termes de survie sans récidive (p =0,004) et sans progression (p =0,05).


Conclusion

Les altérations génomiques décrites pour les tumeurs infiltrantes dans le TCGA concernent également les TVNIM. Nous avons identifié une signature moléculaire de 3 gènes (RXRA , FGFR3  et CCNE1 ) significativement associée au risque de récidive et de progression, suggérant un intérêt potentiel à l’échelon individuel. La correction de ces altérations moléculaires pourrait constituer une stratégie thérapeutique ciblée prometteuse dans les TVNIM.

Mots clés:
C. / D. / S. / N. / M.
Impact de la cohésion relationnelle et de la sexualité sur la qualité de vie des patients traités par agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (GnRH) pour un cancer de la prostate : analyse finale de l’étude EQUINOXE
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 660, suppl. 13


Objectifs

Les premiers mois du traitement d’un cancer de la prostate (CaP) sont un moment difficile pour un couple. Le degré de cohésion relationnelle pourrait avoir un effet sur le vécu de la maladie. Nous avons analysé les facteurs influençant l’évolution de la qualité de vie (QV) des patients atteints de CaP traités par hormonothérapie pendant 6 mois.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle française (NCT02630641). Les urologues ont recruté des couples partenaires–patients ayant un CaP pour lesquels une hormonothérapie était indiquée. Les données ont été recueillies à l’inclusion et après 6 mois de traitement, sur la QV (WHOQOL-BREF), la perception de la maladie (B-IPQ), les symptômes de la maladie (QLQ-PR25) et la perception de la cohésion au sein de la relation patient–partenaire (ajustement dyadique, DAS-16). Les résultats sont présentés en moyen±écart-type. L’analyse finale porte sur 492 patients (74,2 ans±8,1), dont 470 avec une évaluation de la partenaire (70,5 ans±9,0).


Résultats

La QV des patients restait majoritairement stable (0±21,2) alors que la satisfaction des patients concernant leur santé s’améliorait significativement (6,3±24,8 ; p <0,001). Les scores de santé physique (−1,4±14,5), psychologique (−2,3±13,3) et de relation sociale (−3,2±15,9) se dégradaient significativement au cours de l’étude. La QV se détériorait significativement chez les patients qui avaient une bonne cohésion dans le couple (−4,1±19,8) versus moyenne (2,8±19,8) ou pauvre (1,6±22,5). Une bonne cohésion dans le couple semblait globalement un facteur défavorable pour l’évolution des scores de QV, de santé et de perception de l’environnement. Les facteurs associés en analyse multivariée à une amélioration de la QV étaient la présence initiale de symptômes (OR [IC95 %] 3,0 [1,46 ; 6,17]) et une activité sexuelle initiale faible (2,04 [1,12 ; 3,72]) ou absente (2,23 [1,11 ; 4,50]).


Conclusion

Les hommes qui bénéficiaient le plus de l’hormonothérapie en termes de QV étaient ceux qui souffraient initialement de symptômes et ceux qui étaient sans activité sexuelle. L’influence de la cohésion au sein du couple sur l’évolution de la QV n’est pas confirmée en analyse multivariée.

Mots clés:
S. / M.H. / N. / V. / A.
Impact de la sarcopénie chez les patients pris en charge pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle traitée par chimiothérapie néoadjuvante et cystectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 668, suppl. 13


Objectifs

La sarcopénie est associée dans de nombreuses tumeurs solides à une augmentation du risque de complications postopératoires. L’objectif de cette étude était de définir l’impact de la sarcopénie sur la survenue de complications chez des patients traités par chimiothérapie néoadjuvante (nac) puis cystectomie pour une tumeur de vessie infiltrant le muscle (tvim).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique ayant inclus tous les patients traités par nac puis cystectomie entre le 01/01/2012 et le 31/12/2017. Le skeletal muscle index (smi) a été calculé à partir de la mesure de l’aire musculaire sur des coupes tdm en l3 avec un logiciel adapté par 2 médecins en double aveugle avant et après la nac. La sarcopénie était définie par un smi inférieur à 50cm2/m2 chez les hommes et 35cm2/m2 chez les femmes. La variation de la fonction rénale pré- et post-nac a été analysée. Les complications postcystectomie ont été évaluées à l’aide de la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Sur les 82 patients inclus, 47 (57,3 %) étaient sarcopéniques avant la nac. Les populations sarcopéniques et non sarcopéniques étaient comparables en dehors d’une moindre proportion de femmes (p <0,001), d’un bmi plus faible (p <0,001) et d’une approche robotique moins fréquente (p =0,009) dans le groupe sarcopénique. Les patients sarcopéniques avaient une dégradation de la fonction rénale post-nac (perte de plus de 10mL/min de clairance ckd-epi) plus fréquente (21,3 vs 5,7 % ; p =0,048) et une tendance à l’apparition d’une insuffisance rénale stade 3b (clairance ckd-epi<45mL/min) plus importante (23,4 % vs 8,6 % ; p =0,077). Par ailleurs, les patients sarcopéniques avaient plus de complications postopératoires précoces entre 30 et 90jours (27,7 vs 8,6 % ; p =0,03) et tardives à plus de 90jours (19,4 % vs 2,8 % ; p =0,025).


Conclusion

La sarcopénie semble être un nouvel indicateur du risque de survenue de complications des patients traités par nac, puis cystectomie pour une tvim. Un smi inférieur à 50cm2/m2 chez les hommes et 35cm2/m2 chez les femmes augmenterait le risque de dégradation de la fonction rénale post-nac et de complications postopératoires précoces et tardives après cystectomie.

Mots clés:
P. / N. / S. / G. / V.
Impact émotionnel et affectif du cancer de la prostate chez 492 patients traités par agoniste de l’hormone libérant la gonadotrophine (gnrh) : perception du couple
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 616, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’évolution de la qualité de vie (qv) en relation avec plusieurs facteurs affectifs, relationnels et sexuels auprès de 492 patients ayant un cancer de la prostate (cap), suivis en couple et traités pendant 6 mois par agoniste de la gnrh.


Méthodes

Étude prospective, multicentrique, longitudinale, non interventionnelle française, auprès de 492 patients traités par hormonothérapie (equinoxe, NCT02630641). Plusieurs échelles validées ont été utilisées chez le patient et sa partenaire : b-ipq (perception de la maladie), whoqol-bref (qv), das-16 (cohésion au sein du couple). Une analyse de la perception de la maladie (score b-ipq [/80]) chez le patient et la partenaire en fonction de la longévité du couple (anciens>50 ans vs récents<25 ans) et des analyses exploratoires sur la qv du patient en fonction des sous-scores du das-16 (degré d’accord dans le couple [dac] et qualité des interactions maritales [qim]) sont présentées ici.


Résultats

Les patients (âge moyen 74,2 ans [53–98 ans] et les partenaires (70,5 ans [41–95 ans]) étaient en couple depuis en moyenne 38 ans. À l’inclusion, patients et partenaires des couples anciens semblaient moins affectés par la maladie (b-ipq 36,8±$10,9 et 42,6±7,9) que ceux des couples récents (41,3±7,4 et 44,2±6,9), principalement pour le poids de la maladie, la conviction de pouvoir être aidé par le traitement et le vécu émotionnel (pour le patient) et l’impact de la maladie du conjoint (pour la partenaire). À 6 mois, l’analyse en fonction des sous-scores du das-16 montrait une amélioration globale de la qv du patient corrélée à l’évolution du dac (2,5±6,3 en cas d’amélioration de la qv contre −2,9±5,5 en cas de dégradation) et de la qim (1,5±5,0 contre −1,5±4,1).


Conclusion

La longévité du couple semble représenter un facteur important pouvant améliorer la perception du cap chez des hommes traités par hormonothérapie, principalement en ce qui concerne l’impact émotionnel et la confiance dans le traitement. Il existe une bonne corrélation entre l’entente dans le couple (dac et qim) et l’amélioration de la qv après 6 mois de traitement.

Mots clés:
M. / A. / S. / N. / V.
Impact médico-économique potentiel d’une organisation stricte du circuit de sortie des patients dans un service de chirurgie urologique
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 679, suppl. 13


Objectifs

Les sorties d’hospitalisation sont le plus souvent prévisibles de la veille pour le lendemain en service d’urologie ; la visite du matin ne servant qu’à valider cette sortie. Le but de notre étude était de quantifier une partie de l’impact médico-économique des sorties décalées à l’après-midi pour des raisons autres que médicales.


Méthodes

Nous avons procédé à une analyse rétrospective des données récupérées auprès du département d’informatique médicale de notre centre hospitalier pour les patients rattachés au service d’urologie en hospitalisation traditionnelle en 2015, 2016 et 2017. Une analyse univariée a été réalisée à partir de ces données afin de déterminer le nombre de sorties ayant eu lieu après midi, sans justification médicale (hors attente de résultats d’examens) et hors sorties anticipées qui auraient sinon eu lieu le lendemain.


Résultats

Sur 3422 séjours réalisés en 2015, 2016 et 2017, 2505 (73,2 %) sorties ont été réalisées après déjeuner. Parmi ces sorties, 18 % étaient des sorties décalées à l’après-midi du fait d’une surveillance des résidus postmictionnels après ablation de sonde et 3 % étaient des sorties anticipées (ip-dms<1) par rapport à des sorties qui auraient sinon eu lieu le lendemain. Le coût total pour notre unité fonctionnelle, rien qu’en repas supplémentaires, a été de ∼17 008 euros, soit l’équivalent de ∼0,3 etp infirmières ; avec également des répercussions médico-économiques du fait du ralentissement des rotations de patients. Le pourcentage de sorties retardées après 18h a été de 15,08 % (516 patients), à une heure où dans notre région ne peuvent plus être réalisées que des sorties par ambulance, soit avec un surcoût supplémentaire pour l’assurance maladie.


Conclusion

En plus d’ajouter une charge financière aussi considérable qu’inutile à nos hôpitaux, l’impact médico-économique des sorties faites l’après-midi par non-anticipation se double du coût non moins négligeable engendré par le ralentissement des rotations de patients sur les lits ainsi libérés trop tardivement.

Mots clés:
C. / L. / M. / E.
Impact organisationnel et économique de l’utilisation de cystoscopes à usage unique pour l’ablation d’endoprothèses urétérales
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 735, suppl. 13


Objectifs

L’ablation d’endoprothèses urétérales est réalisée à l’aide d’un cystoscope souple réutilisable (cr), de dispositifs médicaux stérilisables et d’une colonne vidéo (cv) imposant sa réalisation en endoscopie ou bloc opératoire (bo). Un cystoscope souple à usage unique (cu) dédié à l’ablation des endoprothèses a récemment été mis sur le marché (isiris-coloplast).


Objectif

Déterminer l’impact organisationnel et économique d’un transfert d’activité en consultation grâce à l’utilisation d’isiris.


Méthodes

Le temps d’occupation annuel des salles dédié aux ablations a été calculé sur la base de 30minutes par acte.

Au niveau économique, les coûts d’une ablation en endoscopie, au bo et en consultation ont été calculés. Pour l’endoscopie et le bo, ce coût intègre les valeurs résiduelles des cr, cv, câbles de lumière froide (clf) et pinces à corps étranger (pce) après calcul de l’amortissement dégressif, le coût des maintenances, désinfection (cr) et stérilisation (clf et pce) et le coût de fonctionnement d’une salle pendant 30minutes

Pour la consultation, ce coût comprend l’achat du cu, son élimination et l’occupation d’un box de consultation pendant 30minutes


Résultats

En 2016, 603 ablations ont été réalisées en endoscopie et 6 au bo dans un chu français. Les temps d’occupation annuels pour cette activité étaient respectivement de 301,5heures et 3,0heures

En endoscopie, le coût d’une ablation est de 330 € (4,5 € : valeur des cr, cv, clf et pce–4,7 € : maintenance des cr–30,5 € : désinfection–30 € : stérilisation–260 € : fonctionnement d’une salle).

Au bo, ce coût est de 425 € (14,6 € : valeur des cr, cv, clf et pce, maintenance des cr–30,5 € : désinfection–30 € : stérilisation–350 € : fonctionnement d’une salle).

En consultation, il serait de 285 € (250 € : achat du cu–0,6 € : élimination–34,8 € : fonctionnement d’une salle).


Conclusion

Les résultats de cette étude mettent en avant le bénéfice aussi bien au niveau organisationnel qu’économique de l’ablation d’endoprothèses urétérales en consultation urologique et sont en faveur d’un transfert de cette activité. Ceci permettrait de libérer des plages horaires non négligeables en endoscopie et au bo pour la réalisation d’actes nécessitant des plateaux techniques.

Mots clés:
S. / V. / E. / E. / R.
Impact sur la composition corporelle et le style de vie du suivi personnalisé par télémédecine des patients traités pour un cancer de la prostate par association radio-hormonothérapie utilisant la leuproréline 45 mg
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 615, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’intérêt de la télémédecine pour une meilleure adhésion des patients à des modifications de leurs habitudes de vie (exercice physique et alimentation), établies pour compenser les effets indésirables de la castration médicale (adt) sur la qualité de vie, le déclin fonctionnel associé au vieillissement (osseux, musculaire…), et la susceptibilité aux maladies cardiovasculaires et au syndrome métabolique.


Méthodes

Pour 82 patients atteints de cancer de prostate, pour lesquels une castration médicale a été initiée, un suivi personnalisé par télémédecine a été réalisé avec un programme d’éducation thérapeutique (recommandations hygiénodiététiques). Les données anthropométriques, nutritionnelles et biologiques corrélées aux comorbidités de la castration médicale ont été comparées avant et après 6 mois de traitement. De même, une comparaison des fréquences des effets secondaires associés à ce traitement et de l’activité physique (déclarée et mesurée avec un podomètre) avant et après traitement a été réalisée.


Résultats

À l’inclusion, l’âge médian des patients était de 69 ans (59–78). Les caractéristiques des patients à l’initiation du traitement sont décrits dans le Tableau 1. Après 6 mois d’adt, les paramètres biologiques qui avaient varié significativement (p <0,05) étaient les taux de psa, de testostérone biodisponible, d’hémoglobine et de triglycérides. Les facteurs de qualité et style de vie significativement modifiés étaient : diminution de la consommation d’alcool journalière (de 44 à 27 %) et de l’utilisation d’inhibiteur des phosphodiestérases de type 5 (de 16 à 10 %) ; augmentation de l’activité physique (48 % marchaient plus de 9000 pas par jour à l’initiation de l’adt contre 69 % après 6 mois), des troubles du sommeil (de 42 à 68 %) et des bouffées de chaleur (de 16 à 95 %).


Conclusion

Dans cette étude, le suivi personnalisé a significativement réduit la consommation d’alcool et augmenté l’activité physique. Aucune prise de poids significative, ni décompensation de comorbidités du syndrome métabolique n’a été observée. Les effets sur la sexualité, le sommeil et les bouffées de chaleurs restaient prépondérants. Les taux d’hémoglobine et de triglycérides ont été significativement modifiés en 6 mois d’adt.

Mots clés:
G. / A. / V. / C. / L.
Importantes disparités entre les méthodes de mesure de la testostérone par spectrométrie de masse et par immunodosage en électrochemiluminescence chez les patients castrés atteints d’un cancer de la prostate : implications cliniques
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 612, suppl. 13


Objectifs

Le niveau de testostérone (t) sérique d’un patient atteint d’un cancer de la prostate traité par castration peut prédire le temps à la résistance à la castration et est dosé de routine. La spectrométrie de masse (ms) est la méthode de référence pour doser la testostérone, mais la majorité des hôpitaux utilisent l’immunodosage (ia), une méthode plus économique, mais peu validée à des taux castrés.


Méthodes

Le but de cette étude est d’évaluer la précision de l’ia pour mesurer la t à des niveaux de patients castrés, en prenant la ms comme référence. Nous avons comparé les niveaux de testostérone sérique mesurés dans un même échantillon par les deux méthodes, soit la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (ms) et l’immunodosage par électrochemiluminescence (ia) pour 435 sérums provenant de 304 patients. La cohorte est composée d’hommes diagnostiqués avec un cancer de prostate traité par castration ayant un taux de testostérone inférieur à 3nm.


Résultats

La moyenne du niveau de testostérone était significativement plus élevée pour l’ia que pour la ms (0,672±0,359nm vs. 0,461±0,541nm ; p <0,0001). Nous avons observé que 2,95 % des échantillons<0,7nm avec l’ia étaient ≥0,7nm avec la ms. Pour ces échantillons, l’ia sous-estimait de 38,6 % en moyenne le niveau de t. D’autre part, nous avons trouvé que 50 % des échantillons ayant une t≥0,7nm par ia étaient mesurés<0,7nm avec la ms. Pour ces échantillons, l’ia surestimait le niveau de t par 77,2 %. Nous disposions de plus d’une mesure de t pour 22 patients et nous avons évalué la reproductibilité des méthodes. Aucune différence significative n’a été notée entre les deux méthodes.


Conclusion

Un dosage de t>0,7nm par ia chez un patient castré peut mener à une mauvaise interprétation de son statut de castration. Un niveau suboptimal de t chez ces patients devrait être confirmé soit par ms ou une méthode ia validée pour la quantification de faibles niveaux de t et interprété avec prudence avant de changer la conduite clinique.

Mots clés:
F. / M. / M. / B. / G.
Incisions endoscopiques au laser des ectasies kystiques rétro-papillaires avec fragmentation et vaporisation des calculs chez les patients atteints de la maladie de Cacchi-Ricci (MCR) — « Rein en éponge »
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 755, suppl. 13


Objectifs

La maladie de Cacchi-Ricci se traduit par des dilatations kystiques des canaux collecteurs contenant dans environ 20 % des calculs. En grossissant ces calculs, peuvent éroder la paroi kystique, et passer dans la voie excrétrice. Le traitement est classiquement effectué en période de crise de coliques néphrétiques. Ce travail propose un traitement préventif des lithiases retro-papillaires : urétéroscopie souple laser avec une incision des ectasies retro-papillaires.


Méthodes

Deux patients âgés de 64 et 66 ans chez qui, suite à des lombalgies et des épisodes des coliques néphrétiques, un diagnostic de MCR avait été établi à l’aide d’un uro-scanner. Les patients ont bénéficié d’une urétérorénoscopie souple et une incision au laser holmium des ectasies rétro-papillaires, avec libération, fragmentation et vaporisation des calculs. La suite de la prise en charge a été déterminée par le contrôle radiologique (TDM). Le bilan métabolique et le suivi en néphrologie à partir de 8 semaines du retrait de la sonde double J. Un scanner d’évaluation à 12 mois après l’opération.


Résultats

Chaque patient a eu deux procédures de l’urétéroscopoie souple laser par côté atteinte. La durée médiane de l’intervention était de 91min [75–107]. L’incision au laser des ectasies rétro-papillaires, est sans danger d’hémorragie car il s’agit d’une zone peu vascularisée. La libération des calculs intra-kystiques permet leur fragmentation et leur vaporisation en prévention des crises de coliques néphrétiques. Le scanner de contrôle à 4 semaines postopératoire définit la suite de la prise en charge : urétéroscopie second look ou ablation de la sonde double J. Nos patients ont été rendus « stone free  ». Aucune complication per- ou postopératoire n’a été constatée. Lors de surveillance les patients ont rapporté une diminution des lombalgies sans épisodes de colique néphrétique.


Conclusion

Les incisions préventives endoscopiques des ectasies kystiques rétro-papillaires avec une fragmentation et une vaporisation des calculs est une technique facile, sans risque majeur d’hémorragie, permettrait de modifier l’évolution naturelle de la MCR. Cette technique ouvre la porte à un plus vaste projet de recherche afin d’améliorer la prise en charge des patients présentant la maladie de « Rein en éponge ».

Mots clés:
A. / D. / F. / M.
Intérêt d’une évaluation systématique du traitement des symptômes du bas appareil urinaire dans la prise en charge d’une hypertrophie bénigne de la prostate en médecine générale
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 736, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité d’une modification ou d’une initiation de traitement par un α-bloquant chez des patients déjà traités médicalement pour des sbau liés à une hbp.


Méthodes

Au total, 1449 patients inclus ≥60 ans, avec sbau liés à une hbp et traités médicalement depuis ≥6 mois. Un traitement par α-bloquant était initié ou modifié si le pgi-i n’objectivait aucune amélioration sous traitement et si ipss>8. Patients suivis entre 1 et 3 mois. Âge moyen : 70,0±6,9 ans ; ancienneté des sbau : 4,1±4,2 ans ; à l’inclusion, ils recevaient des plantes (53,9 %), des α-bloquants (33,6 %), des 5-ari (5,9 %) ou une association (6,6 %). Score ipss moyen : 16,4±6,7, non corrélé avec l’ancienneté des sbau ; pgi-i moyen : 2,6±1,2.


Résultats

Au total, 42,8 % des patients (591/1380 patients analysés) ont eu une modification de leur traitement et une visite de suivi : 385 (65,6 %) ont eu une initiation d’un α-bloquant, 202 (34,4 %) une modification, principalement en monothérapie (81,9 %).

Lors de la visite de suivi, 520 patients ont complété le questionnaire ; le score ipss moyen était de 7,7±4,8, significativement en baisse (18,7±6,1 à l’inclusion) ; le pgi-i moyen de 1,2+0,7 était significativement en baisse (3,5±0,8 à l’inclusion) ; la qualité de vie (q8-ipss) était significativement améliorée. Pour les 346 patients sous plantes ayant changé pour un α-bloquant, ainsi que pour les 67 patients sous α-bloquant ayant changé pour un autre α-bloquant, les 3 scores avaient diminué significativement.


Conclusion

Une évaluation systématique du traitement médical de l’hbp a montré que 42,8 % des patients n’étaient pas améliorés. Un traitement par un α-bloquant (initiation ou modification) peut améliorer les sbau.

Mots clés:
A. / P. / A. De La / G. / R.
Intérêt pronostique des marqeurs de l’inflammamation nlr et hpr dans la prise en charge du cancer de la vessie après cystectomie
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 671, suppl. 13


Objectifs

Plusieurs marqueurs de l’inflammation systémique comme la crp ont été associés à l’agressivité et à un pronostic défavorable dans plusieurs néoplasies. Les tumeurs induiraient un contexte inflmmatoire. L’objectif de cette étude était de déterminer l’intérêt pronostique respectifs de l’expression respective des rapports neutrophile/lymphocyte (nlr), lymphocytes/monocytes (lmr) et hémoglobine/plaquettes (hpr) dans l’évaluation du risque de récidive et de survie après cystectomie pour cancer urothelial.


Méthodes

Après accord du comité d’éthique, les dossiers de 134 patients opérés de cystoprostatectomie entre 2013 et 2017 ont été évalués rétrospectivement. Les valeurs des marqueurs inflammatoires (nlr, lmr, hpr, crp) ont été recueillies entre 1 et 10jours avant la chirurgie puis à 1, 3, 6 et 12 mois après chirurgie. Des modèles de régression logistique et à risque proportionnel de Cox ont été réalisés ainsi que des courbes de Kaplan–Meier pour l’évaluation de l’association de ces marqueurs avec la survie sans récidive (ssr), la survie spécifique (ssc) et la survie globale (sg).


Résultats

La durée médiane de suivi a été de 21 mois (5–36,8). Un nlr préopératoire≥3,88 était associé à un stade pt 3–4 et un statut pn+. Un hpr préopératoire≤0,039 était associé au statut pn+. La crp préopératoire≥9,1 et un nlr postopératoire≥4, 68 à 3 mois étaient associés à une réduction de la ssr. Le nlr postopératoire≥4,68 (Fig. 1) et un hpr postopératoire≤0,029 (Fig. 2) à 3 mois étaient associés à une réduction de la ssc et de la sg.


Conclusion

Nous avons confirmé l’intérêt de la crp et du nlr préopératoire comme marqueur d’agressivité, mais nlr et hpr postopératoires à 3 mois semblent être associés aux ssr, ssc et sg. Ces résultats s’ils venaient à être confirmés pourraient participer à la prise de décision thérapeutique adaptée à chaque patient en complément des facteurs pronostiques actuels.

Mots clés:
S. / I. / F. / E. / G.
IRM et stade pathologique après prostatectomie totale : corrélation en fonction de la classification d’Amico
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 688, suppl. 13


Objectifs

L’IRM est l’examen de référence pour l’évaluation locale avant prostatectomie totale et permet de préciser la technique opératoire utilisée. Le but de cette étude est de confronter les résultats de l’IRM avec ceux de la pièce opératoire en fonction de la classification d’Amico.


Méthodes

De 2006 à 2018, 2647 patients ont eu une prostatectomie totale avec une IRM préopératoire. Les données préopératoires (classification de d’Amico, l’IRM) et postopératoires (poids de prostate, analyse de la pièce opératoire) ont été relevées. Les résultats IRM sont classés en it2, it3 en cas de franchissement capsulaire ou d’envahissement des vésicules séminales, les données anatomopathologiques en stade pt2 et pt3 (pt3a pt3b).

La sensiblite (SE),la specificité (SP), valeur prédictive positive (VPP), négative (VPN) ainsi que la précision diagnostic [évaluée par l’index de youden.(IY)] et l’efficacité de l’IRM pour évaluer le stade pathologique ont été calculées en fonction de la classification de d’Amico.


Résultats

Sur les 2647 patients, il y avait 38 % risque faible, 44 % risque intermédiaire et 17 % risque élevé. Sur IRM, il y avait 78 % it2, 22 % it3. L’extension extraprostatique était confirmée sur 1101 pieces de prostatectomie (44,6 %), avec envahissement des vésicules séminales sur 307 (12,4 %). Pour l’ensemble des patients, la sensibilté de l’IRM pour prédire les stades extraprostatiques était de 33,4 %, la spécificité 86,7 %, la VPP 67 %, la VPN 61,8 %, l’index de Youden (IY) de 0,2 et l’efficacité de 62,9 %. Pour les groupes de faible risque, intermédiaire et haut risque les se et sp de l’IRM pour détecter une extension extraprostatique sont respectivement de 25,6 % et 86,8 % ; 28,8 % et 87,3 % ; 47,6 % et 84,4 % de même les VPP et VPN sont respectivement de 41 % et 76,4 % ; 69 % et 55,6 % ; 88,6 % et 37,3 %.


Conclusion

Les performances de l’IRM varient en fonction de la classification d’Amico. Pour prédire l’extension extraprostatique et ainsi mieux guider le choix d’une éventuelle préservation des bandelettes, il faut prendre en compte ces variations dans l’interpétation de l’IRM.

Mots clés:
E. / A. / L. / C. / C.
La chirurgie de désobstruction prostatique a-t-elle un role chez les patients atteints de maladie de Parkinson ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 736, suppl. 13


Objectifs

La chirurgie de désobstruction prostatique est généralement considérée comme une option à risque chez les patients atteints de syndrome parkinsonien, plusieurs séries historiques ayant rapporté des résultats très mitigés dans cette population. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats de la chirurgie de désobstruction prostatique en se restreignant aux patients atteints de maladie de parkinson (mp) chez qui les résultats pourraient être moins défavorables.


Méthodes

Tous les hommes avec un diagnostic certain de maladie de Parkinson (exclusion formelle par un neurologue de tout syndrome parkinsonien atypique) et traités par resection transurétrale de prostate (rtup) ou photovaporisation sélective de la prostate (pvp) au laser Greenlight entre 2010 et 2017 dans 3 centres universitaires ont été inclus dans une étude rétrospective multicentrique internationale. Le critère de jugement principal était le succès défini par une amélioration des symptômes du bas appareil urinaire (sbau) de quelque degré que ce soit rapporté par le patient à 3 mois postopératoire ou la reprise de miction spontanée chez les patients en sonde à demeure en préopératoire.


Résultats

Après exclusion de 7 hommes avec un syndrome parkinsonien atypique, 42 patients ont été inclus : 31 traités par pvp et 11 par rtup. À trois mois, 69 % rapportaient une amélioration de leur sbau, 4 étaient inchangés (9,5 %) et 9 étaient aggravés (21,5 %). Dix des 14 patients en rétention en préopératoire avaient repris des mictions à 3 mois (71,4 %). Chez les patients en miction spontanée, le rpm était significativement diminué à 3 mois (138 vs. 63,9mL ; p =0,008). Parmi les 16 patients avec une incontinence préopératoire, 7 avaient récupéré une continence complete en postopératoire (43,8 %). À l’inverse, parmi les 26 patients sans incontinence préopératoire, 3 ont développé une incontinence de novo en postopératoire (11,5 %). Quatorze patients (33,3 %) ont nécessité un traitement pour hyperactivité vésicale résiduel/de novo en postopératoire.


Conclusion

La présente série suggère que la rtup et la pvp sont associées à des résultats globalement satisfaisants chez les patients atteints de mp ayant des sbau et une obstruction prostatique. Toutefois, les taux relativement élevés de patients aggravés par la chirurgie (21,5 %) ou avec incontinence postopératoire de novo (11,5 %) souligne l’importance d’une sélection soigneuse des patients.

Mots clés:
B. / V. / F. / R. / B.
La grande précision des biopsies transpérinéales guidées par l’image utilisant le système Trinity ® est indépendante du type d’anesthésie utilisée
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 715, suppl. 13


Objectifs

Dans le cadre de biopsies guidées par l’image, mesurer la précision de biopsies transpérinéales utilisant un système de fusion élastique (Trinity® Koelis, Grenoble). Vérifier que la précision ne diffère pas selon le type d’anesthésie.


Méthodes

La précision a été mesurée selon Cornud (Radiology , 2018) en termes de distance au centre de la cible (dcc, mm) et de profondeur dans la cible (dcs, mm les valeurs négatives montrent que la carotte est dans la cible) sur la base des archives dicom de biopsies guidées par l’image d’anomalies IRM PIRADSv2≥3 chez des patients en surveillance active ou en réévaluation avant décision thérapeutique. Pour des raisons logistiques, nous développons les biopsies sous anesthésie locale (patch EMLA, 20mL lidocaïne 1 % sc et en bloc périprostatique). Les résultats de 41 dossiers (2 carottes par cible, 82 carottes ; anesthésie générale : 27 patients, anesthésie locale : 14 patients) sont présentés.


Résultats

Le volume moyen de la cible était de 0,8mL (IC95 % : 0,5–1,2), correspondant à une sphère de diamètre moyen de 11,6mm (IC95 % : 9,8–13,2). La précision moyenne (IC95 %) était de 2,5 (2,2–2,9)mm par rapport au centre de la cible (dcc) et toutes les carottes étaient à l’intérieur de la cible (dcs : −2,9 (−3,2/−2,6)mm. La précision n’était pas dégradée par la réalisation de l’acte sous anesthésie locale (Fig. 1). Les données de 82 carottes tirées de notre série historique de biopsies transrectales avec fusion élastique (Cornud. Radiology 2018) ont été utilisées à des fins de comparaison suggérant une meilleure précision (dcc voie transpérinéale : 2,5 (2,2–2,9)mm contre 5,1 (4,0–6,2)mm, p <0,0001) et une plus grande profondeur d’échantillonnage par voie transpérinéale (dcs transpérinéale : −2,9 (−3,2/−2,6)mm, contre 1,3 (0,2–2,3)mm, p <0,0001).


Conclusion

La démonstration faite pour les biopsies transrectales que les systèmes permettant la fusion élastique des volumes définis sur l’IRM et lors de l’échographie transrectale améliorent la précision et la qualité d’échantillonnage des biopsies prostatiques peut être étendue aux biopsies transpérinéales. Ces dernières peuvent être réalisées sous anesthésie locale sans dégradation de la précision.

Mots clés:
B. / M. / J.B. / D. / B.
La néphrectomie droite chez le donneur vivant : une alternative fiable et sûre a propos d’une série de 67 transplantations
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 631, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude est d’évaluer le prélèvement de rein droit donneur vivant par laparoscopie manuellement assistée en termes de sécurité pour le donneur et de fonction du transplant.


Méthodes

Entre novembre 2002 et avril 2017, 270 néphrectomies par laparoscopie manuellement assistée ont été réalisées dans notre centre. Les caractéristiques des patients et les données à court et à long terme ont été rétrospectivement recueillies via le système d’information « données informatisées validées en transplantation » et les dossiers médicaux. Les données préopératoires incluaient la fonction rénale relative et le bilan scannographique afin de déterminer les raisons de la sélection du rein droit. Les données per- et postopératoires des donneurs et des receveurs ont été comparées selon que le rein droit (groupe d) ou le rein gauche (groupeg) a été prélevé.


Résultats

Soixante-sept reins droits ont été prélevés (25 %), du fait d’une asymétrie fonctionnelle en faveur du rein gauche (52 %) ou d’artères multiples à gauche (48 %).

Parmi les donneurs, aucune conversion en chirurgie ouverte ni de transfusion peropératoire n’ont été nécessaire, il n’y avait pas de différence significative entre le groupe d et le groupe g en terme de durée opératoire (170±37min vs 171±32min respectivement). La durée d’ischémie chaude était significativement plus importante parmi le groupe d que le groupe g (4,0±1,6min vs 3,0±1,7min ; p <0,001).

Parmi les receveurs, il n’y a eu aucune thrombose vasculaire du greffon, il n’y avait pas de différence significative en termes de reprise retardée de fonction (3 groupe d et 8 groupe g), de créatinémie à 6 mois, 1 an et 5 ans.


Conclusion

Comparativement au prélèvement de rein gauche, le prélèvement de rein droit par laparoscopie manuellement assistée est une technique sûre pour les donneurs, avec de bons résultats fonctionnels pour les receveurs à court et à long terme.

Mots clés:
L. / G. / P. / O. / L.
La néphrolithotomie percutanée dans le traitement des calculs du haut appareil urinaire, chez les patients atteints d’une maladie du système nerveux avec un handicap moteur sévère
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 667, suppl. 13


Objectifs

Évaluer l’efficacité et la morbidité de la néphrolithotomie percutanée (nlpc), chez les patients atteints de maladies du système nerveux avec retentissements vésico-spinctériens, pour le traitement des calculs du haut appareil urinaire.


Méthodes

Étude rétrospective, menée dans un centre universitaire, en 2005 et 2017, chez tous les patients présentant une pathologie neurologique sévère, ayant été opérés pour calcul urinaire, d’au moins une nlpc. Une procédure était considérée comme un succès, en cas d’absence de fragment résiduel dans le rein traité, sur les examens d’imagerie (asp, échographie, scanner) postopératoires ou sur les constatations peropératoires en fin d’intervention. Les complications peropératoires étaient rapportées, ainsi que les postopératoires tardives ou précoces selon la classification de Clavien-Dindo.


Résultats

Soixante-seize nlpc ont été réalisées, sur 68 reins, chez 54 patients : 11 blessés médullaires (20,4 %), 11 paralysés cérébraux (20,4 %), 7 scléroses en plaques (13,0 %), 6 spina bifida (11,1 %), 6 accidents vasculaires cérébraux (11,1 %), 4 traumatisés crâniens (7,4 %), et 9 divers (16,7 %). Après une première procédure, dont 12 (15,8 %) avec deuxième temps au cours de l’hospitalisation, le taux de succès était de 60,5 %. Le taux de complications peropératoires était de 10,5 %, essentiellement des saignements. Il a été observé, 34,2 % de complications mineures (Clavien-Dindo≤2) et 9,2 % de majeures (Clavien-Dindo>2), principalement septiques (31,6 % des patients), incluant 3 décès (3,9 %). Les transfusions sanguines ont été nécessaires chez 18,4 % des patients et la durée moyenne d’hospitalisation était de 8jours (minimum : 2, maximum : 29). Un retraitement fut nécessaire, dans les 3 ans, pour 34,2 % des procédures, majoritairement par urétéroscopie.


Conclusion

Chez les patients atteints d’une maladie du système nerveux avec trouble vésico-sphinctérien, la nlpc est d’une efficacité plus faible que dans la population générale, avec des taux de complications similaires, mais une mortalité plus importante. Cependant, pour cette population de patients, le taux de succès semble supérieur aux procédures d’urétéro-rénoscopies souples itératives, pour des complications moins fréquentes, mais plus graves.

Mots clés:
I. / M. / F. / P. / L.
La polyurie nocturne est-elle prédictive d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sévère ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 706, suppl. 13


Objectifs

La nycturie est un motif de consultation très fréquent en urologie et peut être l’expression d’une polyurie nocturne. La polyurie nocturne est significativement associée à la survenue d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). L’objectif de cette étude est de déterminer la valeur pronostique de la polyurie pour dépister un SAOS sévère et de préciser au moyen d’un algorithme, sa valeur prédictive.


Méthodes

Tous les patients vus en consultation d’urologie sur une période de 30 mois pour nycturie ont été explorés par un calendrier mictionnel. Les patients présentant une polyurie nocturne avérée et inexpliquée ont été adressés pour exploration du sommeil par polysomnographie ventilatoire. Les données suivantes ont été recueillies prospectivement : âge, IMC, HTA, céphalées matinales, bronchopathie, trouble de la vigilance (échelle d’Epworth) et de la libido, somnolence diurne et index d’apnée-hypopnée (IAH). Un SAOS sévère était défini par un IAH>30. Les patients présentant un SAOS sévère étaient comparés à un groupe de patients ne présentant pas de SAOS ou présentant un SAOS non sévère.


Résultats

Parmi les 113 patients inclus, 63 (55,8 %) présentaient un SAOS sévère. Les caractéristiques de chaque groupe sont présentées dans le Tableau 1. Un algorithme associant : sexe (homme ou femme), âge [70,80] ou [80,94], IMC [25,30] ou [30,45] dans cette population de patients présentant une polyurie nocturne a permis d’obtenir une valeur prédictive positive de SAOS sévère de 79,3 % (Fig. 1). Selon l’algorithme défini, une polyurie nocturne chez un homme de (70–80 ans) présentant un IMC>30 a permis de prédire à 96 % la présence d’un SAOS sévère (Tableau 1).


Conclusion

La présence d’une polyurie nocturne doit faire évoquer le diagnostic d’un SAOS systématiquement. Sa puissance prédictive peut être améliorer au moyen d’un algorithme qui doit être validé de manière prospective.

Mots clés:
V. / A. / D.
La résection transurétrale de vessie de réévaluation est-elle toujours nécessaire en cas de primo-résection sous luminofluorescence par hexaminolévulinate ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 722, suppl. 13


Objectifs

L’utilisation de la luminofluorescence par hexaminolévulinate (HAL) est désormais recommandée lors de la primo-RTUV afin d’optimiser la détection des lésions tumorales. L’objectif de notre étude était d’étudier l’impact de cette pratique sur le taux de tumeur résiduelle (TR) à la résection de réévaluation (re-RTUV).


Méthodes

Parmi tous les patients opérés d’une RTUV entre 2012–2017, 52 avaient eu une re-RTUV après primo-RTUV jugée complète et dans un délai<3 mois. Nous avons comparé les patients ayant eu une primo-RTUV avec cystoscopie en lumière blanche suivie d’une re-RTUV sous luminofluorescence HAL (group a, n =30) et les patients ayant eu une primo-résection sous HAL suivie d’une re-RTUV en lumière blanche seule (group b, n =22). Le taux de TR à la re-RTUV, le changement de groupe pronostique et/ou de stratégie thérapeutique, les facteurs prédictifs de TR, ainsi que les survies sans récidive et sans progression ont été analysés.


Résultats

Il n’y avait pas de différence significative entre les deux groupes concernant les caractéristiques clinicopathologiques. Le taux de tr était de 66,7 % dans le groupe a versus 9,1 % dans groupe b, p <0,001. Dans le groupe a, 16,7 % des patients ont été reclassés dans un groupe pronostique plus sévère après re-RTUV, avec un impact sur la stratégie thérapeutique. Les facteurs prédictifs de TR en analyse univariée étaient : l’utilisation de la luminofluorescence à la primo-RTUV (p <0,001), le lieu de réalisation de la primo-RTUV (p =0,0029) et le délai avant re-RTUV (p =0,033). En analyse multivariée, seule l’utilisation de la luminofluorescence à la primo-RTUV restait un facteur prédictif indépendant de TR (p =0,0031). Après 24 mois de suivi médian, il n’y avait pas de différence en termes de survie sans récidive ou de progression.


Conclusion

La qualité de la primo-RTUV, quand elle est optimisée par la cystoscopie en lumière bleue, a un impact significatif sur le taux de tumeur résiduelle à la re-RTUV et peut modifier la prise en charge des patients atteints de TVNIM.

Mots clés:
L. / G. / J. / S. / S.
La tuberculose urogénitale : aspects épidémiologiques et morbidité
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634, suppl. 13


Objectifs

La tuberculose est un problème majeur de santé publique dans le monde. Bien qu’il s’agisse d’une pathologie curable, elle est classée parmi les maladies transmissibles causant un nombre assez important de décès. L’objectif de notre travail était d’étudier les caractéristiques épidémiologiques ainsi que la morbidité causée par cette maladie.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre 2007 et 2017, incluant tous les malades hospitalisés pour tuberculose urogénitale. Cinquante-deux cas étaient colligés. Les données épidémiologiques, thérapeutiques et évolutives étaient recueillies et analysées.


Résultats

Le sex-ratio (h/f) était de 1 :2. L’âge moyen était de 42 ans. Le contage tuberculeux était retrouvé dans 9 cas (17 %). Le délai moyen de consultation était de 5 mois. Le diagnostic a été révélé par un choc septique dans 9 % des cas et une insuffisance rénale aiguë dans 15 % des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 8jours. Le traitement antibacillaire était démarré dans tous les cas, arrêté pour intolérance ou toxicité dans 18 % des cas. Une néphrectomie a été réalisée dans 15 cas (29 %). Une cystectomie a été faite chez 7 patients (13 %). Onze malades ont eu une orchidectomie (21 %). Le recours à l’hémodialyse a été noté chez 4 patients (7 %). Le taux de mortalité par la tuberculose était de 8 %.


Conclusion

La tuberculose est encore une maladie d’actualité. Avec une mortalité de 8 % et un passage en une insuffisance rénale terminale dans 7 % des cas, la morbidité de cette pathologie est considérable. Un diagnostic précoce et une prise en charge rapide sont indispensables.

Mots clés:
K. / A. / M. / M. / H.
Laser à fibre Thulium SuperPulse : expérience initiale pour lithotripsie de larges calculs rénaux
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 755, suppl. 13


Objectifs

Le laser à fibre Thulium SuperPulse apparaît être une alternative au laser Holmium pour la lithotritie. Sa longueur d’onde de fonctionnement est proche du pic d’absorption d’eau, ce qui se traduit par une efficacité d’ablation plus élevée à faible énergie d’impulsion par rapport au laser Holmium.

Dans cette vidéo, nous présentons l’applicabilité du laser à fibre Thulium pour la lithotripsie de larges calculs rénaux.


Méthodes

Trois patients traités par urétéroscopie souple pour calculs rénaux avec une masse lithiasique supérieure à 15mm sont présentés dans cette vidéo.

La lithotripsie a été réalisée au moyen d’un générateur laser à fibre Thulium SuperPulse (Thulium pulsé).

Les interventions complètes ont été enregistrées et les principales conclusions ont été rapportées dans cette vidéo.


Résultats

Premier patient : calculs rénaux gauches multiples allant jusqu’à 12mm de longueur. Les réglages laser utilisés étaient : énergie d’impulsion faible : 0,1J avec une fréquence de 250Hz.

Deuxième patient : calcul rénal gauche unique de 15mm dans le bassinet traité en 24minutes.

Troisième patient : calcul rénal gauche unique de 30mm dans le bassinet traité en 37minutes.


Conclusion

À partir de cette expérience initiale, nous pouvons conclure que le laser à fibre Thulium SuperPulse peut s’appliquer à la lithotripsie. Des études complémentaires sont nécessaires afin de définir les paramètres optimaux de lithotripsie de ce laser.

Mots clés:
O. / E. / V. / S.
Le toucher rectal : est-il indispensable au dépistage du cancer de la prostate
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 685, suppl. 13


Objectifs

Historiquement, il y avait deux manières de dépister le cancer de la prostate : le toucher rectal (TR) et le test PSA. L’objectif de cette étude est de connaître la place du TR dans la pratique des médecins généralistes de notre région (médecins de soins primaires).


Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive transversale de pratiques, sur une mode déclaratif et anonyme. L’enquête a été menée sur la base d’un questionnaire préétabli avec 145 médecins généralistes (MG). Le questionnaire comprenait trois volets : les critères d’identité des médecins, l’approche diagnostique des symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) et leurs connaissances théoriques, y compris le dépistage.


Résultats

Au total, 137 (94 %) médecins ont participé à cette étude, dont 70 (51 %) hommes et 67 (49 %) femmes. L’âge moyen était de 44,6 ans (25–72 ans). Le TR est considéré comme recommandé par 116 (86,6 %), médecins, cependant, il n’est pratiqué de manière systématique que par 5 (4 %), dont 1 femme. Plus de 76 (55 %) disent qu’ils le realisé systématiquement au début de leur exercice. Les hommes 39 (56 %) font plus de TR que les femmes 14(21 %) et cette différence est statistiquement significative (p<0,00, or  : 4,7). Seulement 28 (28,4 %) pensaient que le TR devrait être effectué par un urologue ; au moment où 38 (67,9 %) femmes ont déclaré que leur sexe constituait un obstacle à cet examen. Neuf femmes ont rapporté un refus de tr en raison de leur sexe.


Conclusion

S’il est vrai que les recommandations ne sont pas très claires en ce qui concerne le dépistage, il n’en demeure pas moins que de nombreux mg n’en suivent aucune. Beaucoup ne le réalisent pas et ne se réfèrent pas à un urologue. Cette approche ambiguë du diagnostic nécessite une meilleure organisation des consultations et souligne la nécessité de renforcer les connaissances des praticiens.

Mots clés:
S.
Les donneurs altruistes
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 632, suppl. 13


Objectifs

En dépit de nombreuses actions menées par les systèmes de santé pour promouvoir la transplantation, le nombre de greffons disponibles restent aujourd’hui largement inférieurs à la demande. L’un des moyens pour augmenter ce dernier est le don vivant altruiste, pratiquée au Royaume-Uni depuis 2006. Nous présentons ici l’expérience de cette pratique au Royaume-Uni au cours des 12 dernières années.


Méthodes

L’acte de donner de manière anonyme un rein à un étranger reste controversé dans le milieu de la transplantation. Les raisons sous-tendant un don vivant altruiste sont complexes et les dommages physiques et psychologiques à long terme ne sont que partiellement étudiés les reins des donneurs vivants (DV) altruistes sont ajoutés anonymement à la banque de donneurs. Ils peuvent être donnés aux patients sans DV direct, notamment ceux dont la probabilité de recevoir un rein de donneur décédé est faible, en raison d’une hyperimmunisation. Ils peuvent également rentrer dans le processus de partage d’organes via le système national de partage d’organes.


Résultats

Les DV représentent actuellement plus du tiers des greffes rénales au Royaume-Uni. Ils ont les meilleurs résultats à long terme pour la survie du greffon et du patient. Les DV altruistes constituent environ 11 % du pool de DV. Plus de 500 transplantations par DV altruistes ont été réalisées depuis leur légalisation en 2006. Le programme est dirigé par le NHSBT (service national de santé pour le sang et la transplantation). Cette pratique n’a été légalisé que dans un petit nombre de pays, notamment les États-Unis et les Pays-Bas. Au cours du processus, on observe un taux d’abandon significatif des DV altruistes. La prise de conscience des risques encourus, la durée de convalescence et le manque de soutien sont les principales raisons soulevées.


Conclusion

Le don altruiste contribue significativement au pool global d’organes issus des DV au Royaume-Uni. Cette pratique devient de plus en plus populaire, notamment par l’aide des médias et d’internet. Les reins non spécifiés offrent un nouvel outil pour diminuer le temps d’inscription des receveurs sur la liste d’attente et les risques qui en découlent.

Mots clés:
F.
Lymphadénectomie rétropéritonéale laparoscopique robot-assistée : un nouveau standard dans la chirurgie des masses résiduelles post-chimiothérapie pour tumeur germinale du testicule ?
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 753, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles post-chimiothérapie peut être mené par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). Nous présentons dans cette vidéo la technique chirurgicale laparoscopique robot-assistée avec docking unique et position latérale pour masse résiduelle latéro-aortique gauche utilisée lors de une étude récemment publiée.


Méthodes

Il s’agit d’un patient de 28 ans présentant une masse résiduelle latéro-aortique gauche dans les suite d’une chimiothérapie pour tumeur germinale non séminomateuse. Patient en décubitus latéral droit. Un curage dit « modifié » est réalisé selon les recommandations actuelles avec les limites anatomiques classiquement décrites. Décollement et mobilisation du côlon gauche. La veine génitale, l’uretère gauche et l’artère iliaque primitive gauche sont repérés. Le curage débute sur le bord latéral gauche de l’aorte en remontant de l’artère iliaque primitive gauche jusqu’au pédicule rénal gauche. La masse résiduelle est identifiée et disséquée. La partie latérale du curage est ensuite libérée.


Résultats

La durée opératoire était de 155minutes. Les saignements étaient de 80cc. La durée d’hospitalisation était de 2jours. Pas de complications postopératoires. L’examen anatomopathologique a retrouvé une masse de 3cm avec 60 % de nécrose et 40 ganglions réactionnels non métastatiques.


Conclusion

Cet exemple d’approche laparoscopique robot-assistée pour masses résiduelles post-chimiothérapie dans les tumeurs germinales du testicule met en avant l’intérêt de cette voie mini-invasive dans cette indication. Sous couvert d’une bonne sélection des patients et d’une expertise chirurgicale, cette voie d’abord pourrait devenir un standard dans la prise en charge de ce type de patients.

Mots clés:
C. / V. / J.B. / M. / M.
Lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles postchimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires : actualisation des résultats du «  single docking  » avec approche latérale lors du curage modifié
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 684, suppl. 13


Objectifs

Le traitement chirurgical des masses résiduelles postchimiothérapie peut être réalisé par différentes voies d’abord (ouverte, cœlioscopique ou robot-assistée). Nous présentons les données actualisées du curage rétropéritonéal robot-assisté avec single docking et décubitus latéral dans la chirurgie des masses résiduelles après chimiothérapie pour cancer testiculaire.


Méthodes

Étude, observationnelle, monocentrique, entre octobre 2013 et mai 2018. La technique chirurgicale utilisée était basée sur un single docking avec une position latérale. Un curage rétropéritonéal dit modifié était systématiquement réalisé. Les patients inclus devaient avoir une masse résiduelle après chimiothérapie supérieure à 3cm pour les séminomes (TGS) et supérieure à 1cm pour les tumeurs non séminomateuses (TGNS). Les données préopératoires (âge, pathologie testiculaire initiale, chimiothérapie, taille de la lésion, stade clinique), peropératoires (durée opératoire, perte sanguine, complications (Clavien), nombre de ganglions prélevés et pathologiques) et postopératoires (complications, durée d’hospitalisation, survie sans récidive à 2 ans, mode éjaculatoire) ont été analysées.


Résultats

Dix-sept patients ont été inclus (13 TGNS, 1 TGS et 3 tumeurs mixtes). Tous les patients ont reçu au moins 3 cycles de bep et deux ont reçu une chimiothérapie de rattrapage (VIP). La taille médiane de la tumeur était de 20mm [14–100]. La durée médiane de l’intervention était de 140min [45–300] et les pertes sanguines médianes de 50mL [5–300]. Aucune conversion ni complication>Clavien 2 n’ont été recensées. Le temps moyen d’hospitalisation était de 3,5jours [2–4]. Soixante-huit pour cent des patients conservaient une éjaculation antégrade. Le nombre médian de ganglions prélevés est de 7 [1–40] avec en moyenne 1,3 ganglions positifs [0–3]. Les résultats anatomopathologiques sont présentés dans le Tableau 1. Enfin, la survie sans récidive à 2 ans des patients évaluables était de 100 % (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La lymphadénectomie rétropéritonéale robot-assistée pour masses résiduelles postchimiothérapie dans les tumeurs germinales testiculaires avec approche latérale et single-docking est une technique sûre et reproductible avec des résultats oncologiques et fonctionnels prometteurs.

Mots clés:
A. / J.B. / C. / M. / C.
L’antibiorésistance des germes uropathogène dans le milieu hospitalier « de réels défis à relever dans le futur proche »
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 634, suppl. 13


Objectifs

Les infections urinaires sont au premier rang des infections acquises à l’hôpital (IAH). Elles constituent une préoccupation constante, du fait de leur morbidité importante et des bactéries multirésistantes incriminées dans ces infections. L’objectif de l’étude est de dresser le profil bactériologique ainsi que la cinétique d’évolution de la résistance aux antibiotiques des principales souches bactériennes.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective étalée sur trois ans, de janvier 2015 à décembre 2017. Nous avions recensé 1382 patients, hospitalisés dans une unité universitaire d’urologie, pour une durée supérieure à 48h. L’examen cytobactériologique d’urine (ECBU) était stérile à l’admission. Un autre ECBU a été réalisé à la sortie des patients. Nous avions étudié les observations des patients aussi bien que les données bactériologiques (types de bactéries, profil de résistance aux antibiotiques).


Résultats

On a relevé 207 patients avec une infections acquises à l’hôpital. L’âge moyen était de 63 ans. Cependant, 57 % des patients étaient porteurs d’une sonde vésicale. L’étude bactériologique a objectivé 37 % d’Escherichia coli , 21 % de Klebsiella pneumoniae et 7 % d’Acinitobacter bomanii . Sur les trois ans de l’étude, la résistance d’Escherichia coli aux c3g est passée de 28 à 44 %, aux fluoroquinolones de 66 à 94 %, aux aminosides de 27 % à 35 %. Cependant, la résistance du Klebsiella pneumoniae aux fluoroquinolones était à 100 % pendant toute la durée de l’étude et aux c3g elle est passée de 79 à 92 %. Par ailleurs, la résistance de l’Acinetobacter bomanii aux quinolones est restée stable à 100 % et aux c3g, elle est passée de 93 à 98 % et aux carbapénèmes de 48 à 56 %.


Conclusion

Les données de notre étude montre des taux alarmants d’antibiorésistance des germes hospitaliers nécessitant une mise en place de mesures urgentes et durables pour la lutte contre l’infection acquise à l’hôpital. Ce sont donc des défis majeurs à relever afin d’éviter des situations inéluctables d’impasses thérapeutiques à venir.

Mots clés:
M. / A. / H. / Z. / M.
L’apprentissage de la ponction calicielle percutanée dans un gant en latex
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 756, suppl. 13


Objectifs

Plusieurs modèles biologiques, réalisés avec un rein de porc, ou virtuel ont été développés pour l’apprentissage de la ponction calicielle percutanée. Nous présentons une vidéo d’un modèle confectionné avec un gant en latex, pour l’apprentissage de l’abord caliciel percutané.


Méthodes

Deux ou 3 morceaux de mousse sont utilisés pour simuler la paroi abdominale. Une sonde urétérale est introduite dans un gant en latex et l’entrée du gant est fermée par des ligatures. Le gant est rempli par du sérum et du produit de contraste. Les doigts du gant sont fixé aux mousses par du sparadrap. Les mousses sont repliées pour couvrir le gant. Les bouts des doigts du gant sont ponctionnés comme les calices. La ponction, insertion du guide et une petite dilatation sont faite sous radioscopie. Les résidant ou urologues sont enseignés la ponction calicielle et le début de la dilatation du trajet.


Résultats

C’est un modèle économique, utilisant du matériel non coûteux, et facilement réalisable en quelques minutes. La mobilisation et la ponction du bout du doigt de gant est similaire à la ponction d’un calice. L’insertion du guide et le début de la pré-dilatation sont possibles. Mais, une dilatation plus large et l’insertion de la Gaine d’Amplatz sont presque impossibles ; le doigt est invaginé et repoussé par la dilatateur.

Il est non biologique donc il n’y a pas de problème d’hygiène et peut être utilisé au bloc opératoire. Cependant, il y a une limitation en termes de rapport anatomique et de sensation tissulaire. En plus, la ponction écho-guidée n’est pas possible.

Au cours d’ateliers, les participants ont rapporté une grande satisfaction et de confiance concernant l’apprentissage de la ponction calicielle.


Conclusion

Ce modèle est économique, rapide et facile à réaliser. En plus, il a été satisfaisant pour l’apprentissage de la ponction calicielle. Cependant, des études comparatives avec les modèles biologiques et simulateurs virtuels sont nécessaires.

Mots clés:
M. / H. / I. / A. / O.
L’intensité de la douleur est-elle un bon critère de sélection des patientes nécessitant une imagerie à la phase initiale d’une pyélonéphrite aiguë ?
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 633, suppl. 13


Objectifs

L’objectif de cette étude était de rechercher l’existence de facteurs prédictifs de complication urologique à l’imagerie en cas de pyélonéphrite aiguë de la femme de 18 à 65 ans.


Méthodes

Les patientes de 18 à 65 ans consultant au service d’accueil des urgences entre 2010 et 2015 pour une pyélonéphrite aiguë ont été incluses. Le critère d’exclusion était l’absence d’imagerie des voies urinaires aux urgences. Le critère de jugement principal était la présence d’une complication urologique à l’imagerie ; le critère de jugement secondaire était la modification thérapeutique après diagnostic fait à l’imagerie. Ces critères ont été recherchés en analyses univariées et multivariées par régression logistique.


Résultats

Au total, 193 patientes étaient incluses, dont 45,6 % présentaient une complication urologique. En analyse multivariée dans cette cohorte globale, l’antécédent de calcul urinaire (or =2,41 ; p =0,01) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =5,29 ; p =0,009) étaient associés à la découverte d’une complication urologique à l’imagerie. Au total, 154 patientes avaient une pyélonéphrite simple, parmi elles, 120 avaient eu une imagerie, dont 45 % avaient une complication urologique, avec modification de la prise en charge thérapeutique chez 36,7 % d’entre elles. En analyse multivariée, l’âge (or =4,58 ; p =0,02) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =3,78 ; p =0,02) étaient significativement associés à la découverte d’une complication urologique à l’imagerie. En analyse multivariée, l’âge (or =6,76 ; p =0,005) et le caractère morphino-requérant de la douleur (or =4,19 ; p =0,01) étaient associés à une modification de la prise en charge thérapeutique (Fig. 1).


Conclusion

Le caractère morphino-réquérant de la douleur, l’âge de la patiente et l’antécédent de calcul des voies urinaires étaient associés au risque de complication urologique à l’imagerie chez les patientes atteintes d’une pyélonéphrite aiguë simple. Devant le fort taux de complication urologique retrouvé dans cette série (45 %), il pourrait se discuter la réalisation d’une imagerie systématique.

Mots clés:
B. / S. / P. / L. / J.
L’intérêt de l’embolisation préopérative immédiate avant néphrectomie pour tumeur localement avancée et/ou associée à un thrombus cave
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 626, suppl. 13


Objectifs

La néphrectomie, pour tumeur du rein localement avancée (≥t2b) et/ou associée à un thrombus cave, est une chirurgie potentiellement morbide en particulier en raison du risque hémorragique. L’objectif de ce travail était d’évaluer l’impact d’une embolisation artérielle rénale (EAR) avant néphrectomie pour tumeurs rénale localement avancées et/ou thrombus cave sur la morbidité périopératoire.


Méthodes

Étude comparative multicentrique incluant 145 néphrectomies pour tumeur rénale≥t2b issues du registre français UROCCR : 46 néphrectomies avec embolisations préopératoires immédiates et 99 néphrectomies seules. Les critères de jugement étaient la morbidité hémorragique (perte sanguine peropératoire, taux de CGS transfusés) et les complications périopératoires selon le Clavien.

Les données initiales et les stades tumoraux étaient similaires entre les 2 groupes (embolisé vs non embolisé) : âge moyen 65 ans, Charlson médian 3, hémoglobinémie 11g/dL (p >0,05), t2b 15 vs 14 %, t3a 31 vs 45 %, t3b 32 vs 24 %, t3c 15 vs 12 %, t4 7 vs 5 % (p =0,55), mais le niveau du thrombus était significativement plus élevé dans le groupe embolisation (niveau iii/iv 51 % vs 19 %, p =0,02)


Résultats

La perte sanguine peropératoire moyenne était inférieure dans le groupe embolisé : 726±118mL et 1083±113mL (p =0,03). Les taux de transfusion peropératoire, postopératoire et total étaient similaires, alors que le niveau du thrombus était significativement plus élevé dans le groupe embolisation (niveau iii/iv 51 % vs 19 %, p =0,02). Le taux de complication postopératoire grave (Clavien iii–iv) était inférieur dans le groupe embolisé : 11 % vs 21 % (p =0,03). Dans le sous-groupe des tumeurs sans thrombus cave (t2b/t3a), les taux de transfusion, la perte sanguine peropératoire et le delta d’hémoglobine étaient divisés par 2 dans le groupe embolisé (p <0,05)


Conclusion

Dans cette étude rétrospective comparative, nous avons démontré l’intérêt de l’embolisation rénale préopératoire immédiate avant néphrectomie pour tumeur localement avancée et/ou thrombus cave, avec un taux de complication et une morbidité hémorragique qui étaient similaires ou inférieures pour les patients bénéficiant d’une embolisation preopératoire malgré des niveaux de thrombus plus élevés que le groupe non embolisé.

Mots clés:
R.
L’urétroplastie anastomotique termino-terminale
2018
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 751, suppl. 13


Objectifs

L’urétroplastie anastomotique termino-terminale est une technique qui garde son intérêt dans la gestion de l’urètre post-traumatique.

Méthodes nous présentons le cas d’un jeune patient de 17 ans victime d’un AVP avec une rupture complète de l’urètre bulbaire, l’incision en U renversé, la dissection des différents plans, libération de l’urètre, la réalisation de l’anastomose urétrale termino-terminale par PDS 4-0.


Résultats

La durée opératoire a été de 100min, les pertes sanguines furent estimées à 100cc. La sortie à j3 avec ablation des lames de Delbet, le patient a été suivi en consultation avec un recul de 6 ans sans récidive.


Conclusion

l’urétroplastie anastomotique termino-terminale muqueuse contre muqueuse est une technique efficace et fiable dans le traitement de l’urètre post-traumatique non manipulé.

Mots clés:
A. / T. / K. / A. / A.
Maladie de Lapeyronie : résultats à court terme de la lithotritie extracorporelle de contact
2018
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2018, 13, 28, 658, suppl. 13


Objectifs

La maladie de Lapeyronie touche jusqu’à 9 % de la population masculine. Elle se manifeste par des douleurs et une déformation de la verge en érection. Les traitements médicamenteux apportent un faible bénéfice et les traitements chirurgicaux présentent des effets secondaires non négligeables. Depuis 1996, la lithotritie extracorporelle (lec) est utilisée comme alternative thérapeutique non invasive et justifie d’évaluer ses résultats avec les nouveaux lithotripteurs de contact.


Méthodes

De janvier 2017 à avril 2018, nous avons testé prospectivement 2 lithotripteurs de contact successivement : urogold [44 patients : groupe 1 (g1)] puis dornier [34 patients : groupe 2 (g2)] selon 2 schémas thérapeutiques distincts. Les critères d’exclusions étaient : une taille de plaque>4cm, un rétrécissement circonférentiel ou un antécédent de lec. L’âge médian était respectivement de 58 et 64 ans dans g1 et g2. Selon les recommandations du fabriquant, g1 recevait une séance unique de 3000 impacts et g2 recevait 4 séances de 4000 impacts. Nous avons analysé l’impact du traitement sur la douleur (évaluée par l’échelle visuelle analogique) et l’angulation de la verge en érection.


Résultats

Dans g1 : 25/44 patients (57 %) présentaient une douleur avant la lec et dans g2 : 14/34 (41 %). Une disparition complète a été observée chez 18 patients (72 %) du g1 et 12 (86 %) du g2. Une diminution de la douleur a été constatée pour 5 patients (20 %) de g1 et 1 (7 %) de g2. Une déformation significative prélec existait chez 36 patients de g1 (82 %) et 28 de g2 (82 %). Les proportions de patients avec une angulation de 10 à 40°, 40 à 70° et >70° étaient de 48 %, 25 % et 9 % pour g1 et 29 %, 35 % et 17 % pour g2. Dans g1 et g2 respectivement : 12 (33 %) et 13 patients (46 %) présentaient une correction de 20° ; 8 (22 %) et 8 (29 %) présentaient une correction de 20 à 40°.


Conclusion

La lec est un traitement alternatif, non invasif, de la maladie de Lapeyronie, dont le bénéfice reste discuté. Dans cette étude, qui n’avait pas pour but de comparer deux lithotripteurs, >2/3 des patients présentaient une disparition complète de la douleur et >50 % présentaient une amélioration d’angulation. Il reste à standardiser le schéma thérapeutique et réaliser une étude comparant les lithotripteurs.

Mots clés:
N. / Y. / M. / F. / T.