Lithiase oxalocalcique. Relation entre facteurs de risque biochimiques et phase cristalline du calcul.

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, facteur de risque, composition chimique du calcul
Auteurs : Parent X, Boess G, Brignon P
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 1051-1056
BUTS : Identifier les facteurs de risque biochimiques propres à chaque phase cristalline de l'oxalate de calcium (oxalate de calcium monohydraté et oxalate de calcium dihydraté) pour permettre une prise en charge médicale plus spécifique de la lithiase et une meilleure prévention des récidives. MÉTHODES : Nous comparons la biochimie les urines du matin et de 24h de 19 patients avec une lithiase contenant plus de 95% d'oxalate de calcium monohydraté à celles de 16 patients avec une lithiase contenant plus de 60% d'oxalate de calcium dihydraté (phosphate de calcium inférieur à 12%).
RÉSULTATS : La calciurie, en débit, en concentration, ainsi que le rapport calcium/citrate sont significativement plus élevés dans le groupe oxalate de calcium dihydraté que dans le groupe oxalate de calcium monohydraté : (9,2 +/- 3,8 mmol/24h contre 4,4 +/- 1,7 mmol/24h) ; (4,9 +/- 2,1 mmol/l contre 2,4 +/- 1,1 mmol/l) ; (3,3 +/- 1,6 contre 1,6 +/- 0,7). Le pH moyen des urines du matin est plus bas dans le groupe oxalate de calcium monohydraté, juste en dessous du seuil de 5,5.
CONCLUSION : Il existe une relation forte entre lithiase majoritaire en oxalate de calcium dihydraté et hypercalciurie ou rapport calcium/citrate supérieur à 3. Le lien étroit entre la biochimie urinaire et les phases cristallines de l'oxalate de calcium confirme l'intérêt clinique de l'analyse morphoconstitutionelle des calculs. L'identification de facteurs de risque, à travers l'analyse du calcul, permet une prise en charge médicale plus ciblée de la lithiase et à terme une meilleure prévention des récidives.