Les forces actives de la continence. Illustration par analyse quantifiée du signal électromyographique du sphincter strié urétral couplée à l'étude des pressions urétrales

16 juillet 2001

Mots clés : physiologie vésico-sphinctérienne, Électromyographie, uréthromanométrie
Auteurs : Amarenco G, Kerdraon J, Denys P
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 108-113
La continence chez la femme, assurée par des pressions de clôture constamment positives, est la résultante de deux phénomènes: d'une part, des facteurs purement passifs (pression et compliance urétrales, transmission des pressions vésicales à l'urètre); d'autre part, des facteurs actifs sous-tendus par un mécanisme neuro-musculaire volontaire et réflexe (contraction, réflectivité et endurance sphinctérienne). Pour préciser ces forces actives de la continence, nous avons étudié simultanément l'activité électromyographique quantitative du sphincter strié et du muscle bulbo-caverneux et les variations des pressions urétrales et vésicales au cours de différentes circonstances (repos, effort de toux, stimulation du nerf honteux). Lors de la toux, on observe: une plus grande précocité (100 millisecondes) du pic de pression urétrale par rapport au pic vésical, associé à une hypertransmission de 20%; une contraction préalable du muscle bulbo-caverneux suivie de celle du sphincter strié urétral (délai de 150 ms), cette activité électrique précédant l'élévation des pressions vésicales et urétrales. La stimulation du nerf honteux interne supprime la possibilité d'artéfact lié à la toux et induit la même séquence d'évènements.