La néovessie iléale en W : résultats fonctionnels et qualité de vie à long terme

25 mai 2016

Auteurs : P.-Y. Belot, H. Fassi-Fehri, M. Colombel, X. Matillon, S. Crouzet, X. Martin, N. Abid, L. Badet
Référence : Prog Urol, 2016, 6, 26, 367-374
But

Évaluer les résultats fonctionnels de la néovessie iléale en W selon Hautmann et la qualité de vie des patients, plus de dix ans après l’intervention.

Patients et méthodes

Entre 1994 et 2004, 87 patients ont subi une cystoprostatectomie pour cancer de vessie avec remplacement iléal orthotopique en W dans le service. Parmi eux, 31 patients (35,6 %) ont été évalués. Le recul moyen était de 158 mois, l’âge moyen de 72ans. Une évaluation des résultats fonctionnels (recours aux protections, score USP, débitmétrie, mesure du résidu postmictionnel), de la qualité de vie globale des patients (score SF-36) et du retentissement des troubles mictionnels sur leur qualité de vie (échelle Ditrovie) a été réalisée.

Résultats

La continence diurne était satisfaisante chez 29 patients (96,8 %). La continence nocturne était satisfaisante chez 27 patients (87,1 %). Les scores moyens d’incontinence diurne, d’hyperactivité et de dysurie du questionnaire USP étaient respectivement de 1,5/9 ; 3,2/21 et 2/9. Le débit maximum était en moyenne de 18mL/s pour un volume mictionnel moyen de 324mL et un résidu postmictionnel médian de 70mL. Les 8 dimensions du SF-36 étaient comparables aux valeurs de la population française. Selon l’échelle Ditrovie, dont la valeur moyenne était de 1,83, la qualité de vie était inchangée ou peu modifiée par les troubles urinaires chez 28 (90,3 %) des patients.

Conclusion

Nos résultats suggèrent que le statut mictionnel et la qualité de vie des patients avec néovessie iléale orthotopique restent satisfaisants à long terme.

Niveau de preuve

5.




 




Introduction


La dérivation orthotopique est recommandée en première intention après cystectomie pour cancer en l'absence de contre-indication [1]. La néovessie iléale doit permettre au patient de rester sec de jour comme de nuit, d'uriner confortablement et efficacement. En conservant son schéma corporel, elle doit préserver sa qualité de vie. Les résultats fonctionnels et la qualité de vie des patients à court et moyen terme sont largement décrits dans la littérature et satisfaisants. À cinq ans de la chirurgie, environ 90 % sont continents la journée et 80 % la nuit [2]. La gêne urinaire est faible et altère peu la qualité de vie globale des opérés [3]. En revanche, les données à long terme sont insuffisantes [4].


Alors qu'un patient sur deux et près d'un patient sur trois sont vivants à respectivement 10 et 20ans de la chirurgie [5], le vieillissement de ce néo-organe reste mal connu. L'objectif de ce travail a été d'évaluer les résultats fonctionnels urinaires, ainsi que la qualité de vie des patients dérivés par néovessie iléale il y a plus de 10ans.


Matériels et méthodes


Pour cette étude rétrospective monocentrique, nous avons inclus les patients de sexe masculin, opérés il y a plus de 10ans, pour tumeur vésicale, survivants et indemnes de récidive carcinologique. L'intervention avait débuté par une cystoprostatectomie totale, associée à un curage ganglionnaire. La dérivation urinaire a été réalisée selon la technique de néovessie en W, décrite par Hautmann et al. en 1988 [6]. Nous avons exclu de l'étude les dossiers de dérivations urinaires réalisées pour des indications non carcinologiques ainsi que chez des patientes de sexe féminin afin d'homogénéiser l'effectif et d'éviter que les modalités de la chirurgie d'exérèse n'influencent les résultats.


En ce qui concerne les résultats fonctionnels, la continence a été évaluée par un questionnaire spécifique renseignant le nombre ainsi que le type de protections utilisées de jour comme de nuit. La sévérité de l'incontinence diurne et/ou nocturne était définie selon les critères de l'International Continence Society [7], repris par Hautmann et al. en 1999 [6]. Un éventuel recours au cathétérisme intermittent ou permanent était renseigné. Le questionnaire Urinary Symptom Profile (USP) [8], évaluant la sévérité des symptômes du bas appareil urinaire a également été renseigné. Nous avons enfin évalué la capacité de vidange du réservoir par une débitmétrie urinaire ainsi qu'une mesure du résidu postmictionnel.


Pour l'évaluation de la qualité de vie globale, nous avons utilisé le SF-36, questionnaire multidimensionnel dit « générique » [9]. L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) réalise de manière décennale une enquête sur la santé des français. Nous avons ainsi pu comparer les résultats du score SF-36 de nos patients à ceux de la population française. Enfin, nous avons renseigné l'échelle Ditrovie [10], évaluant le retentissement spécifique des troubles mictionnels sur la qualité de vie globale des patients.


Les patients étaient convoqués en consultation spécifiquement pour l'étude. Les questionnaires étaient renseignés par un interrogatoire effectué par un seul médecin du service, indépendant de la prise en charge initiale des patients. Cet entretien était précédé d'une débitmétrie ainsi que d'une mesure du résidu postmictionnel par voie ultrasonore.


La comparaison des scores SF-36 de notre effectif à la population française a été réalisée par un test-t de Student bilatéral pour des variables non appariées. Une valeur de p <0,05 était considérée comme significative.


Résultats


Entre 1994 et 2004, 87 néovessies iléales en W ont été confectionnées dans le service après cystoprostatectomie pour cancer. À plus de 10ans de la chirurgie, nous avons inclus 31 (35,6 %) patients, indemnes de récidive. Quinze (17,2 %) patients étaient considérés comme perdus de vue. Les 41 (47,1 %) autres patients étaient décédés depuis l'intervention. Trois (3,4 %) étaient décédés de complications postopératoires précoces. Les décès étaient liés à une récidive carcinologique pour 17 (19,5 %) patients. Onze (12,6 %) étaient décédés de causes non carcinologiques. Pour les 10 (11,5 %) dossiers restants, nous n'avions pas d'information sur la cause du décès.


L'âge moyen à la date de la chirurgie était de 58,7±7,8ans (ext. 38-72ans). L'âge moyen à la date du recueil des données était de 72±7,4ans (ext. 53-87ans). Le recul postopératoire moyen était de 158,3±27,7 mois (ext. 120-223 mois), soit 13ans et 3 mois.


Les caractéristiques cliniques et pathologiques des patients sont rapportées dans le Tableau 1. Parmi les 31 patients, 26 (83,4 %) avaient un score ASA ≤ 2 (American Society of Anesthesiology).


Une bonne continence diurne était relevée chez 27 (87,1 %) patients, 30 (96,8 %) avaient une continence au moins satisfaisante et un seul (3,2 %) était considéré comme incontinent (Tableau 2). La nuit, 9 (29 %) patients avaient une bonne continence, 27 (87,1 %) patients une continence au moins satisfaisante et 4 (12,9 %) étaient incontinents (Tableau 3). Trois des quatre patients se protégeant la journée rapportaient des fuites peu volumineuses et préféraient des protections peu encombrantes et discrètes (Tableau 4). La nuit, les patients avaient fréquemment recours à des protections plus volumineuses. Aucun autre patient n'avait de sphincter urinaire artificiel au moment du recueil des données. Tous urinaient spontanément, aucun n'avait recours à un cathétérisme intermittent ou permanent.


Le score USP total, côté de 0 à 39, avait une valeur moyenne de 6,7±5,3 (ext. 1-25) (Figure 1). Le score d'incontinence urinaire d'effort, côté de 0 à 9, était en moyenne de 1,5±2,2 (ext. 0-8). Le score d'hyperactivité vésicale, côté de 0 à 21, avec une valeur moyenne de 3,2±3,1 (ext. 0-12) était proportionnellement le moins élevé des 3 scores. La journée, 27 (87,1 %) patients pouvaient se retenir plus de 2h entre 2 mictions. La nuit, seuls 4 (12,9 %) se réveillaient plus de 2 fois pour uriner. Le score de dysurie, côté de 0 à 9, avait une valeur moyenne de 2±1,3 (ext. 0-5). Afin de vidanger leur réservoir, 17 (54,8 %) patients déclaraient contracter volontairement leur ceinture abdominale, alors que 2 (6,4 %) devaient appuyer sur leur ventre.


Figure 1
Figure 1. 

Sévérité de la symptomatologie urinaire selon le score USP.




La valeur moyenne du débit urinaire maximal était de 17,9±9,6mL/s (ext. 4-51mL/s), le volume mictionnel moyen de 324,1±150mL (ext. 60-723mL). Le résidu postmictionnel était en moyenne de 160,7±211,4mL (ext. 0-791mL). Quatre patients avaient résidus > 400mL (Figure 2).


Figure 2
Figure 2. 

Effectifs des patients selon la valeur du résidu postmictionnel.




Les scores de qualité de vie du SF-36 variaient de 61,3 pour les limitations dues à l'état physique (RP) à 86,7 pour la vie et relation avec les autres (SF). Le score résumé physique était en moyenne de 49,2±9,8 (ext. 31,7-63,9) et le score résumé mental de 47,1±12,1 (ext. 18,5-66,9) (Tableau 5, Figure 3). Pour 6 des 8 dimensions du score SF-36 ainsi que pour les 2 scores résumés, les résultats des 31 patients opérés étaient statistiquement comparables à ceux de la population générale (20 574 personnes de 18 à 100ans ; âge moyen de 45ans ; 53 % de femmes). La valeur des limitations dues à l'état physique (RP) était significativement inférieure chez les patients opérés (p =0,003), tout comme la valeur des limitations dues à l'état psychique (RE) (p =0,004).


Figure 3
Figure 3. 

Qualité de vie globale des patients, de la population générale française et des hommes français de 53 à 87ans, selon les huit dimensions et deux scores résumés du questionnaire SF-36.




Après ajustement de la comparaison sur l'âge et le sexe, nous avons comparé les résultats des 31 patients aux 3132 hommes âgés de 53 à 87ans ayant rempli le questionnaire dans le cadre de l'enquête de l'INSEE (Tableau 6). Pour l'ensemble des 8 dimensions du SF-36, ainsi que pour les 2 scores résumés, les patients opérés avaient des résultats statistiquement comparables à ceux des hommes français de la même tranche d'âge.


Le score Ditrovie total, côté de 1 à 5, avait chez les patients une valeur moyenne de 1,8±0,7 (ext. 1,1-4).


Le neuvième item (nombre de réveils nocturnes) était le plus perturbé à 3,5±1 (ext. 1-5) (Tableau 7). Par la dixième question, dont la valeur moyenne était de 2,4±1 (ext. 1-5), les patients jugeaient globalement leur qualité de vie liée aux troubles urinaires satisfaisante.


Discussion


La quasi-totalité de l'effectif avait une continence diurne au moins satisfaisante. Près de 4 patients sur 5 déclaraient être parfaitement secs. Tous les patients ont bénéficié en postopératoire d'un programme de rééducation par un kinésithérapeute comportant un apprentissage du « verrouillage périnéal », facilitant la récupération d'une continence diurne satisfaisante. Dans notre travail, la moyenne d'âge des patients ainsi que la durée moyenne de recul sont parmi les plus élevées de la littérature (Tableau 8). Nos bons résultats, de jour comme de nuit, tendent donc à suggérer que le vieillissement affecte peu la continence. Il faut néanmoins rester prudent dans la comparaison aux autres études en raison d'importantes différences méthodologiques (types de réservoirs, inclusion de femmes, âge moyen des patients à la chirurgie, définitions de l'incontinence).


Certains travaux ont pu au sein même de leur cohorte évaluer l'impact de l'âge ou de la durée de suivi sur les taux de continence avec des résultats discordants. Les patients âgés ont de moins bons taux de continence diurne dans les séries de Demesmaeker et al. [11] et Perimenis [12]. Pour Minervini et al. [13], les patients de plus de 70ans ont une moins bonne continence diurne, mais aussi nocturne. Madersbacher et al. [14] suggèrent que la continence se dégrade après 5ans de recul. À l'opposé, Ahmadi et al. [15] et Obara et al. [16] ne retrouvent aucun impact de l'âge sur la survenue de fuites. Dans son étude prospective, Dellis et al. [17] ont même rapporté une amélioration progressive des résultats jusqu'à 20ans après la chirurgie. En résumé, l'existence ou non d'une altération de la continence liée au vieillissement reste débattue. Son impact clinique après dérivation orthotopique nous semble néanmoins modeste.


Alors qu'une vessie native se vidange par contraction du muscle détrusor, la néovessie iléale ne dispose d'aucun mécanisme de contraction volontaire intrinsèque. Ainsi, 54,8 % des patients utilisaient volontairement leur ceinture abdominale (manÅ“uvre de Valsalva), comme cela leur avait été enseigné en postopératoire. Malgré cela, les mictions restaient dans la majorité des cas efficaces (volume mictionnel et débit maximal satisfaisants) et confortables (score de dysurie de l'USP moyen à 2/9).


Depuis la publication de sa première version il y a 23ans, le questionnaire SF-36 a été adapté dans plus de 60 pays et validé dans sa version française. C'est actuellement le questionnaire générique de qualité de vie le plus utilisé après dérivation orthotopique [18]. Seuls deux des huit items du SF-36 sont statistiquement inférieurs dans notre effectif par rapport à la population générale française. Il s'agit des limitations liées à l'état physique (RP) et des limitations liées à l'état mentale (RE). Cette différence disparaissait après ajustement de la comparaison sur l'âge et le sexe. Nos résultats suggèrent donc que plus de dix ans après une cystoprostatectomie avec dérivation par néovessie iléale, la qualité de vie des patients reste préservée, tant sur le plan physique que mental.


L'échelle Ditrovie a été initialement développée et validée pour mesurer l'impact de l'incontinence urinaire sur la qualité de vie de patientes de sexe féminin. Cette échelle a cependant été utilisée à plusieurs reprises sur des populations masculines, notamment après cystoprostatectomie et néovessie iléale [11]. Nous avons jugé son contenu pertinent pour évaluer l'impact des troubles urinaires sur la qualité de vie de nos patients. Les patients restaient dans notre effectif globalement peu perturbés par leurs problèmes urinaires. Les fuites étant plus fréquentes la nuit, la symptomatologie nocturne causait le plus de gêne. Plusieurs patients rapportaient une appréhension à l'idée de passer la nuit à l'extérieur de leur domicile.


Plus de dix ans après la chirurgie, 17 % des opérés étaient perdus de vue. De même, certains patients ayant répondu à nos sollicitations n'avaient pas été revus dans le service depuis plusieurs années. À long terme, plusieurs auteurs [11, 12, 19] suggèrent qu'un certain laisser-aller puisse conduire les patients à ne plus à respecter les règles mictionnelles. Lorsque les patients ne vidangent pas leur réservoir à intervalle régulier se développe une distension vésicale irréversible (floppy bag ), source d'augmentation du résidu postmictionnel, de dégradation de la symptomatologie fonctionnelle et d'obstruction du haut appareil [11]. Face à une telle distension du réservoir, la seule solution est l'apprentissage des autosondages. La surveillance à long terme faisait défaut chez les quatre patients en rétention chronique d'urine. Aucun n'était encore suivi par un urologue au moment du recueil des données. Le maintien d'un suivi à long terme avec rappel régulier des règles mictionnelles aurait probablement pu éviter la distension de leur réservoir. Nous pensons donc que la surveillance des résultats fonctionnels doit perdurer à vie, au minimum une fois par an.


Ce travail comporte un certain nombre de limites. En raison du recueil rétrospectif des données, nous ne disposions pas de données sur la symptomatologie urinaire ou la qualité de vie des patients avant l'intervention. Impossible alors d'évaluer l'impact de facteurs préopératoires sur ces résultats.


Il s'agit d'une étude transversale, un instantané à plus de 10ans de la chirurgie. On peut supposer que les patients décédés ou vivants perdus de vue auraient eu des résultats moins favorables que les patients vus en consultation.


Nos patients étaient très sélectionnés (âge moyen au moment de la chirurgie inférieur à 60ans, absence d'antécédent de maladie systémique invalidante chez plus de 4 patients sur 5). Cette sélection préopératoire a très probablement influencé positivement les résultats du score SF-36.


Conclusion


Les résultats fonctionnels de la néovessie iléale en W demeurent satisfaisants à long terme. Les patients sont très majoritairement continents la journée, conservent des mictions efficaces et confortables. La nuit, le port de protections est fréquent. Cela a peu d'impact sur la qualité de vie qui reste préservée et comparable à celle de la population française.


Afin d'éviter une altération de la vidange du réservoir, il est nécessaire de suivre les patients régulièrement, à vie.


La validation d'outils évaluant spécifiquement les problématiques liées à la dérivation orthotopique ainsi que la publication de séries prospectives sur de plus larges effectifs seront nécessaires afin de confirmer ces résultats.


Déclaration de liens d'intérêts


Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d'intérêts.




Tableau 1 - Caractéristiques cliniques et pathologiques des patients.
  Effectifs (%) 
Score ASA préopératoire    
8 (25,8 %) 
II  18 (58,1 %) 
III  5 (16,1 %) 
Anatomopathologie préopératoire    
cT1/Cis  12 (38,7 %) 
cT2  19 (61,3 %) 
> cT3  0 (0 %) 
Pièce opératoire    
pTa/T1, Cis  15 (48,4 %) 
pT2  11 (35,5 %) 
pT3  4 (12,9 %) 
pT4  1 (3,2 %) 
Statut ganglionnaire    
pN0  29 (93,6 %) 
pN +  2 (6,4 %) 





Tableau 2 - Continence diurne des patients selon les définitions de l'ICS.
Symptômes diurnes  Statut de continence  Satisfaction  Effectif (%) 
Complètement sec  Continent  Bonne  27 (87,10 %) 
< 1 protection mouillée 1-2 fois/semaine  Socialement continent  Satisfaisante  1 (3,23 %) 
1 protection mouillée tous les jours  Socialement continent  Satisfaisante  2 (6,45 %) 
> 1 protection/jour  Incontinent  Non satisfaisante  1 (3,23 %) 





Tableau 3 - Continence nocturne des patients selon les définitions de l'ICS.
Symptômes nocturnes  Statut de continence  Satisfaction  Effectif (%) 
Complètement sec avec<1 miction  Continent  Bonne  6 (19,3 %) 
Complètement sec avec 2 mictions  Fonctionnellement continent  Satisfaisante  2 (6,4 %) 
Complètement sec avec>3 mictions  Fonctionnellement continent  Satisfaisante  1 (3,2 %) 
< 1 protection, mouillée<2 fois/semaine  Socialement continent  Satisfaisante  10 (32,3 %) 
1 protection, mouillée environ chaque nuit  Socialement continent  Satisfaisante  8 (25,8 %) 
Plus d'une protection/nuit (ou collecteur urinaire)  Incontinent  Non satisfaisante  4 (12,9 %) 





Tableau 4 - Types de protections utilisées par les patients.
Type de protection  Effectif jour (%)  Effectif nuit (%) 
Compresse, protège-slip de petite taille  3 (9,68)  9 (29,03) 
Protège-slip de grande taille, couche  1 (3,23)  10 (32,26) 
Alèse  0 (0)  2 (6,45) 
Collecteur urinaire  0 (0)  1 (3,23) 





Tableau 5 - Comparaison de la qualité de vie globale (score SF-36) entre les patients de l'étude et la population générale française.
SF 36  Néovessies (n =31)  Population française globale (n =20 574)  Student (p
PF  82,7±17,5  85,3±22,3  0,42 
RP  61,3±36,4  82,2±32,2  < 0,01 
BP  72,6±23,6  72,3±24,6  0,92 
GH  66,1±23,7  67,8±17,7  0,70 
VT  61,6±20,3  57,4±32,9  0,26 
SF  86,7±39,4  81,1±21,2  0,42 
RE  75,3±23,6  82,0±18,0  < 0,01 
MH  70,1±22,0  66,7±18,9  0,20 
PCS  49,5±9,8  50,4±9,1  0,63 
MCS  47,2±12,2  48,8±9,7  0,47 





Tableau 6 - Comparaison de la qualité de vie globale (score SF-36) entre les patients de l'étude et les hommes français de la même tranche d'âge.
SF 36  Néovessies (n =31)  Hommes français entre 53 et 87ans (n =3132)  p  
PF  82,7±17,5  78,05±24,4  0,15 
RP  61,3±36,4  74,31±37,3  0,07 
BP  72,6±23,6  67,79±25,0  0,27 
GH  66,1±23,7  61,41±18,9  0,28 
VT  61,6±20,3  57,25±18,5  0,24 
SF  86,7±39,4  80,74±21,4  0,45 
RE  75,3±23,6  78,54±36,3  0,06 
MH  70,1±22,0  69,14±17,1  0,49 
PCS  49,5±9,8  46,10±10,5  0,06 
MCS  47,2±12,2  50,43±9,5  0,15 





Tableau 7 - Qualité de vie liée aux troubles urinaires des patients (échelle Ditrovie).
Item Ditovie  Intitulé  Valeur moyenne±écart-type 
Gêne à l'extérieur de chez soi  2±1,1 
Gêne lors des courses ou achats  1,4±0,9 
Gêne pour porter des choses lourdes  1,54±
Nécessité d'interrompre fréquemment son travail ou activités quotidiennes  1,3±0,7 
Sentiment de honte ou dégradation  1,7±1,2 
Crainte de sentir mauvais  1,6±1,2 
Perte de patience  1,3±
Crainte de sortir de chez soi  1,5±0,8 
Besoin de se relever plusieurs fois pendant le sommeil  3,5±1,1 
10  Appréciation de la qualité de vie compte tenu des troubles urinaires  2,4±





Tableau 8 - Continence diurne et nocturne après dérivation orthotopique dans la littérature.
Référence  Type de poche  Effectif (% d'hommes)  Suivi moyen (mois)  Âge moyen à la chirurgie  Continence diurne (%)  Continence nocturne (%)  Cathétérisme intermittent
(%) 
Madersbacher ; 2002 [14 Studer  176 (100)  95  63  92  70 
Perimenis ; 2004 [12 Studer  100 (100)  73  63  94  72 
Obara ; 2006 [16 Studer  31 (100)  36  64  100  95  NR 
Demesmaeker ; 2010 [16 Poche en Z  40 (100)  113  67  82  55  15 
Ahmadi ; 2013 [15 Studer, T-pouch  179 (100)  54  65  83  47 
Minervini ; 2013 [13 Hautmann  64 (95)  84  59  95  91  12 
Dellis ; 2014 [18 Poche en S  119 (99)  162  61  99  96  16 
Série personnelle ; 2015  Hautmann  31 (100)  158  59  97  87 



Légende :
NR : non renseigné.


Références



Pfister C., Roupret M., Neuzillet Y., Larré S., Pignot G., Quitens H., et al. CCAFU Recommendations 2013: bladder carcinoma Prog Urol 2013 ;  23 (Suppl. 2) : S105-S125 [inter-ref]
Kassouf W., Hautmann R.E., Bochner B.H., Lerner S.P., Colombo R., Zlotta Alexandre, et al. A critical analysis of orthotopic bladder substitutes in adult patients with bladder cancer: is there a perfect solution? Eur Urol 2010 ;  58 (3) : 374-383 [cross-ref]
Porter M.P., Penson D.F. Health related quality of life after radical cystectomy and urinary diversion for bladder cancer: a systematic review and critical analysis of the literature J Urol 2005 ;  173 : 1318-1322 [cross-ref]
Minervini A., Serni S., Vittori G., Masieri L., Siena G., Lanciotti M., et al. Current indications and results of orthotopic ileal neobladder for bladder cancer Expert Rev Anticancer Ther 2014 ;  14 : 419-430 [cross-ref]
Hautmann R.E., De Petriconi R.C., Volkmer B.G. 25 years of experience with 1,000 neobladders: long-term complications J Urol 2011 ;  185 (6) : 2207-2212 [cross-ref]
Hautmann R.E., De Petriconi R., Gottfried H.W., Kleinschmidt K., Mattes R., Paiss T. The ileal neobladder: complications and functional results in 363 patients after 11 years of follow-up J Urol 1999 ;  161 : 422-427[discussion 427-8].
 [cross-ref]
Thuroff J.W., Mattiasson A., Andersen J.T., Hedlund H., Hinman F., Hohenfellner M., et al. The standardization of terminology and assessment of functional characteristics of intestinal urinary reservoirs. International Continence Society Committe on Standardization of Terminology. Subcommittee of Intestinal Urinary reservoirs Br J Urol 1996 ;  78 (4) : 516-523
Haab F., Richard F., Amarenco G., Coloby P., Arnould B., Benmedjahed K., et al. Comprehensive evaluation of bladder and urethral dysfunction symptoms: development and psychometric validation of the Urinary Symptom Profile (USP) Questionnaire Urology 2008 ;  71 : 646-656 [inter-ref]
Ware J.E., Kosinski M., Keller S.K. SF-36 physical and mental health summury scales: a user's manual  Boston, MA: The Health Institute (1994). 
Amarenco G., Jacquetin B., Marquis P., Richard F. Development and validation of a disease specific quality of life questionnaire for urinary urge incontinence :  (1995). 
Demesmaeker M., Lebret T., Yonneau L., Hervé J.M., Botto H. Functional evaluation of the orthotopic Z-shaped ileal detubulated neobladder with a minimal 5-year follow-up Prog Urol J Assoc Fr Urol Soc Fr Urol 2010 ;  20 : 49-55 [cross-ref]
Perimenis P., Burkhard F.C., Kessler T.M., Gramann T., Studer U.E. Ileal orthotopic bladder substitute combined with an afferent tubular segment: long-term upper urinary tract changes and voiding pattern Eur Urol 2004 ;  46 : 604-609 [cross-ref]
Minervini A., Mariani C., Pagni R., Santarsieri M., Morelli G., Giannese D. Long-term functional outcomes in patients with a W-shaped Ileal orthotopic neobladder with no antireflux mechanism Urology 2013 ;  82 (4) : 928-932 [inter-ref]
Madersbacher S., Möhrle K., Burkhard F., Studer U.E. Long-term voiding pattern of patients with ileal orthotopic bladder substitutes J Urol 2002 ;  167 : 2052-2057 [cross-ref]
Ahmadi H., Skinner E.C., Simma-Chiang V., Miranda G., Cai J., Penson D.F., et al. Urinary functional outcome following radical cystoprostatectomy and ileal neobladder reconstruction in male patients J Urol 2013 ;  189 : 1782-1788 [cross-ref]
Obara W., Isurugi K., Kudo D., Takata R., Kato K., Kanehira M., et al. Eight year experience with Studer ileal neobladder Jpn J Clin Oncol 2006 ;  36 (7) : 418-424[Epub 2006 Jun 27].
 [cross-ref]
Dellis A.E., Papatsoris A.G., Skolarikos A.A., Varkarakis I.M., Deliveliotis C.N. Modified S-ileal neobladder for continent urinary diversion: functional and urodynamic results after 20 years of follow-up Urol Int 2014 ;
Ali A.S., Hayes M.C., Birch B., Dudderidge T., Somani B.K. Health related quality of life (HRQoL) after cystectomy: comparison between orthotopic neobladder and ileal conduit diversion Eur J Surg Oncol 2015 ;  41 (3) : 295-299 [cross-ref]
Nam J.K., Kim T.N., Park S.W., Lee S.D., Chung M.K. The Studer orthotopic neobladder: long-term (more than 10 years) functional outcomes, urodynamic features, and complications Yonsei Med J 2013 ;  54 (3) : 690-695 [cross-ref]






© 2016 
Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.