La laparotomie horizontale courte selon Pfannenstiel dans la prostatectomie radicale rétropubienne

27 octobre 2001

Mots clés : Cancer de la prostate, prostatectomie radicale rétropubienne, technique chirurgicale
Auteurs : SOULIÉ M, VAZZOLER N, SEGUIN P, ATTALAH F, PONTONNIER F, PLANTE P
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 1169-1172
Objectif:Evaluer la faisabilité de la laparotomie horizontale courte selon Pfannnestiel pour réaliser la prostatectomie radicale rétropubienne et ses conséquences sur la consommation d'antalgiques post-opératoires. Matériels et méthodes:De décembre 1998 à février 2000, 62 prostatectomies radicales ont été réalisées par une voie d'abord horizontale sus-pubienne courte. L'incision dans le pli inférieur de l'abdomen avait une longueur moyenne de 10,2 cm (8 à 14 cm). La durée moyenne de la prostatectomie radicale était de 130 minutes (90 ? 210). Un double drainage (prévésical et sous-aponévrotique) a été systématique pendant 48 heures en moyenne. La consommation post-opératoire d'antalgiques morphiniques, les modalités et la durée de prescription ont été comparées entre 30 patients opérés avec cette technique et 30 patients opérés préalablement avec une incision médiane sous-ombilicale. Résultats:La durée d'ouverture et de fermeture de la paroi abdominale était d'environ 20 minutes. L'intervention a toujours été réalisée par cette voie autorisant une excellente exposition des aires lymphonodales et de la prostate. Les complications post-opératoires liées à cette incision se résument à un hématome sous-aponévrotique qui n'a pas été drainé. La consommation moyenne d'antalgiques post-opératoires a diminué de 44% en durée et en posologie par rapport au groupe de référence. Le contrôle post-opératoire de la paroi a montré une quasi-disparition de la cicatrice à 3 mois et l'absence de déhiscence pariétale secondaire. Conclusion:La laparotomie horizontale courte selon Pfannenstiel est une technique simple et reproductible applicable à la prostatectomie radicale rétropubienne. Cette étude de faisabilité s'accompagne d'une diminution de la consommation d'antalgiques postopératoires dans le groupe étudié.