Intérêt de la tomodensitométrie avec injection et clichés tardifs pour le diagnostic des fuites urinaires en transplantation rénale

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation rénale, complication iatrogène, urinome, Fistule urinaire, scanner
Auteurs : Barrou B, Bitker MO, Lugagne PM, Launay O, Luciani J, Jacobs C, Chatelain C
Référence : Prog Urol, 1992, 2, 234-240
Entre mai 1985 et mai 1990, 263 transplantations rénales chez 254 patients ont été réalisées dont 4 doubles greffes rein-pancréas. 12 urinomes ont été observés, soit 4,56 %. Dans la moitié des cas, l'examen clinique seul a permis de poser le diagnostic d'urinome mais dans les 6 autres cas, des examens complémentaires ont été nécessaires.Le scanner avec injection et clichés tardifs (entre 6 et 24 heures après l'injection) nous paraît le plus intéressant d'entre eux. Réalisé 6 fois, il a permis le diagnostic d'urinome dans 5 cas, pour lesquels il a permis de plus de suspecter le mécanisme de la fuite, qui a toujours été confirmé lors de la réintervention. Le diagnostic positif repose sur l'extravasation de produit de contraste qui est très bien visible même si les concentrations sont peu élevées du fait de l'altération de la fonction rénale. Cette extravasation a été précoce 3 fois mais retardée 2 fois, ce qui souligne le caractère fondamental des clichés tardifs. Les autres examens nous paraissent moins intéressants soit du fait d'un manque de sensibilité, soit du fait de renseignements anatomiques peu précis. La gravité des fuites urinaires et la nécessité d'un traitement rapide justifient à nos yeux, en cas de suspicion d'urinome, la réalisation d'un scanner avec injection de produit de contraste et clichés tardifs.