Inhibition de l’extravasation des cellules de carcinomes rénaux à cellules claires par la dysregulation de la formation des invadopodes, via l’inbihition de PAK1

25 novembre 2015

Auteurs : C. Mazzola, K. Williams, J. Brugarolas, N. Power, A. Chambers, H. Leong
Référence : Prog Urol, 2015, 13, 25, 801-802
Objectifs

Le remodelage du cystoquelette et la formation d’invadopodes (protrusions membranaires riches en protéases) permettent aux cellules tumorales une dégradation locale et un remodelage de la matrice extracellulaire facilitant leur extravasation et leur migration. Notre objectif était de montrer que l’inhibition de PAK 1 permettait d’inhiber la formation des invadopodes et par conséquence le processus d’extravasation in vivo.

Méthodes

Des cellules de carcinomes rénaux à cellules claires commercialisées (786-O) ainsi que des cellules dérivées de patients (XP 121 et 127) ont été placées pendant 6 à 12heures sur gélatine (594) après traitement ou pas avec un inhibiteur de PAK1, puis une fixation était réalisée ainsi qu’un immunomarquage des protéines associées à la formation d’invadopodes. Les cellules porteuses d’un marquage par GFP ou visualisées par CellTracker étaient ensuite injectées dans une membrane chorioallantoique d’embryon de poulet. Le nombre de cellules présentes immédiatement après l’injection sur une aire d’observation prédéfinie était ensuite comparé à celui observé 24heures après l’injection.

Résultats

L’inhibition de PAK1 a permis de diminuer de façon significative les taux d’extravasation in vivo (IPA-3, 1uM), sans impact sur la viabilité des cellules in vitro. In vitro, il n’y a pas eu de différences significatives dans le nombre de cellules formant des invadopodes avec ou sans inhibiteur de PAK1. Cependant, la dégradation de la gélatine par cellule était statistiquement plus importante pour les cellules traitées par inhibiteur de PAK1. In vivo, en revanche, les images de la formation des invadopodes montrent une diminution significative du nombre d’invadopodes après traitement par inhibiteur de PAK1 par rapport aux contrôles.

Conclusion

Notre travail montre que l’inhibition de PAK1 permet d’inhiber la formation d’invadopodes et le processus d’extravasation cellulaire des cellules de carcinome rénal à cellules claires.




 




Fig. 1
Fig. 1. 





Déclaration d'intérêts


Les auteurs n'ont pas transmis de déclaration de conflits d'intérêts.






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