Base bibliographique

Résulta à long terme de l’urétroplastie en Onlay dans le traitement de l’hypospadias proximal associé à une courbure du pénis
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 692


Objectifs

L’urétroplastie en Onlay est l’une des techniques chirurgicales utilisées dans le traitement en seul temps des formes postérieures d’hypospadias. Sur une période de plus de 20 ans nous avons utilisé cette technique chirurgicale chez un grand nombre de patients.


Méthodes

Huit patients âgés actuellement de 14 à 25 ans, ayant subit durant leurs jeune âge une urétroplastie en Onlay pour corriger un hypospadias postérieur associé à une courbure du pénis, ont été revu entre janvier 2016 et mars 2019. Nous avons réalisé chez eux évaluation des Résultats fonctionnel et esthétique.


Résultats

Le résultat fonctionnel était considéré comme bon, aucun des patients ne présentait des dysuries, ni de notion d’infection urinaire à répétions, et le sondage urinaire n’a pas retrouvé de sténose de l’urètre. Cependant, les 8 patients ont présenté une réapparition de la courbure du pénis, et chez 3 d’entre eux, une correction chirurgicale en deux temps a été proposée et réalisée par le chirurgien traitant.


Conclusion

Si les résultats à court terme de l’urétroplastie en onlay sont souvent très bon. À long terme, le résultat esthétique risque d’être décevant.

Résultat d’un traitement chirurgical de sauvetage guidé par le résultat du TEP/TDM au 68Ga-PSMA-11 pour la récidive biologique après prostatectomie radicale
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 661


Objectifs

Évaluer la pertinence des traitements chirurgicaux de sauvetage des patients en récidive biologique (RB) de cancer de la prostate après prostatectomie, décidé sur la base des résultats du TEP/TDM au 68Ga-PSMA-11.


Méthode

À partir de la base de données des patients ayant eu au sein de l’institution une TEP/TDM au 68Ga-PSMA-11 entre avril 2016 et avril 2018, ont été revus les patients en RB après prostatectomie radicale et ayant bénéficié d’un traitement de sauvetage chirurgical.


Résultats

Treize patients en RB âgés en moyenne de 70 ans [53–78] et ayant un grade histologique initial ISUP 1 pour 3 d’entre eux, ISUP 2 pour 5 et ISUP3 pour 5 ont été inclus. La valeur médiane du PSA était de 1,23ng/mL [0,2–12,5] et son temps de doublement de 6,4 mois [0,6–33,6]. La TEP/TDM au 68Ga-PSMA-11 a permis une prise en charge chirurgicale dans 11 cas : 6 curages ganglionnaires pelviens étendu et 1 lombo-aortique, 2 orchidectomies, 2 électroporations, 1 cryothérapie et 1 chirurgie de carcinose. Les résultats histologiques retrouvaient un adénocarcinome prostatique sur les 7 curages ganglionnaires, la carcinose et une orchidectomie. L’efficacité du traitement basé sur un PSA indosable après traitement était notée dans 8 cas sur 11. La durée médiane de suivi était de 9 mois (Fig. 1).


Conclusion

L’accès à la TEP/TDM aux ligands du PSMA, encore limité en France, apporte des éléments informatifs pour la prise en charge de la récidive biologique après chirurgie et guide le traitement en améliorant le contrôle de la maladie à court terme. Le suivi à moyen/long terme et l’inclusion d’autres patients confirmeront la prise en compte de cet examen.

Résultat oncologique d’une résection simultanée d’une tumeur vésicale et d’une hypertrophie prostatique par rapport à une résection d’une tumeur vésicale seule
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 696


Objectifs

La coexistence de symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) en rapport avec une hypertrophie prostatique (HP) et d’une tumeur vésicale non infiltrant le muscle (TVNIM) est fréquente en pratique courante. Le but de notre étude était d’évaluer le résultat oncologique d’une résection endoscopique simultanée d’une TVNIM et d’une HBP par rapport à une résection d’une TVNIM seule.


Méthodes

Une étude comparative a été menée dans notre service entre 2000 et 2017. Les critères d’inclusion du premier groupe (G1) étaient les patients de sexe masculin, ayant des SBAU avec une indication à une résection transurétrale prostatique (RTUP) et ayant subi simultanément, une résection transurétrale vésicale (RTUV) et une RTUP. Le deuxième groupe (G2) témoin avait inclus les patients ayant des SBAU en rapport avec une HBP et ayant subi une RTUV seule. Le taux et le délai récidive, le taux de récidive dans la loge prostatique (LP) et le taux de progression tumorale ont été comparés dans les deux groupes.


Résultats

Notre étude a colligé 192 cas dont 95 patients du G1 et 97 patients du G2. L’âge moyen était significativement inférieur dans le G2 (65 ans contre 70 ans). Le taux de tabagisme, les caractéristiques des tumeurs vésicales et le risque de récidive et de progression étaient comparables dans les deux groupes (Tableau 1). En analyse univariée, les deux groupes étaient comparables en ce qui concerne le taux de récidive (41 % pour G1 et 49,4 % pour G2, p =0,6), le délai moyen de récidive (p =0,68), le taux de récidive dans la LP (p =0,87) et le taux de progression (p =0,4). L’étude multivariée a montré que le taux de récidive globale ajusté était significativement inférieur dans le G1 (p =0,035) et qu’une localisation initiale dans l’urètre prostatique n’influence pas le taux de récidives à ce niveau (p =0,8) (Tableau 2).


Conclusion

Notre étude a montré que la résection simultanée vésicale et prostatique est faisable sans augmentation du taux de récidive aussi bien au niveau de la LP qu’au niveau de la vessie. Cette technique permettrait ainsi un gain anesthésique et économique intéressant.

Résultats à long terme de l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel dans le traitement de l’incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne chez l’enfant
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 691-692


Objectifs

Le but de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels à long terme et les complications de l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) chez les enfants présentant une incontinence urinaire (IU) par insuffisance sphinctérienne (IS).


Méthodes

Tous les patients âgés de moins de 18 ans ayant bénéficié de l’implantation d’un SUA entre 1986 et octobre 2018 ont été inclus. Ont été évalués la continence, ainsi que les taux de révision et d’explantation.


Résultats

Trente-sept patients d’âge médian 12 ans (IQR=4) ont été inclus, (15 filles, 22 garçons), avec un recul médian de 25 ans. Vingt-cinq étaient porteurs d’une IS d’origine neurologique, essentiellement des patients spina bifida, 5 présentaient une agénésie sphinctérienne congénitale, et 2 un épispade. Chez les neurologiques, le mode mictionnel prédominant était la poussée abdominale. Quarante-huit pour cent avaient un antécédent chirurgical, majoritairement pour reflux vésico-urétéral ou ectopie testiculaire. Chez les garçons, le SUA a été implanté en position péricervicale dans 2/3 des cas (n =25). Au terme du suivi, 73 % des SUA étaient en place, 13 ont été révisés (35 %) et 11 (30 %) ont été explantés pour érosion ou infection. Au terme du suivi, 1/3 ne présentait aucune fuite, 2/3 quelques fuites nécessitant le port de 0 à 1 protection par jour.


Conclusion

L’implantation d’un SUA chez ces enfants a permis d’obtenir un taux de continence satisfaisant à long terme avec un taux d’explantation et de révision acceptable.

Résultats de la néphrectomie partielle RObot-assistée chez les patients oBESEs avec IMC >30 kg/m 2 (étude UroCCR-43 : RoBèse)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 729-730


Objectifs

Évaluer la morbidité, les résultats carcinologiques et fonctionnels de la voie d’abord robotique pour la néphrectomie partielle (NP) chez le patient obèse (IMC>30kg/m2).


Méthodes

Analyse rétrospective portant sur les patients avec IMC>30 et opérés par NP entre 2009 à 2017 et inclus prospectivement après consentement dans la base de données française UroCCR (CNIL DR 2013-206 ; NCT03293563). Analyse descriptive de la population et comparaison du groupe expérimental « NPR » avec un groupe contrôle néphrectomie partielle ouverte (NPO). Les variables qualitatives ont été décrites par les effectifs et pourcentages. Comparaisons par les tests du Chi2, de Fischer et le test de Student pour les variables qualitatives et quantitatives. Analyse de survie par un modèle de survie d’Aalen–Johansen pour prendre en compte le risque compétitif (Rstudio version 1.1.463).


Résultats

Au total, 669 patients (480 NPR vs 189 NPO) présentaient un IMC>30kg/m2, médiane : 32,4kg/m2 dont 9,2 % en obésité morbide (IMC>40) avec un suivi médian de 36 mois. Parmi les patients, 62,2 % avaient un ASA 2 et 72,9 % un ECOG 0. Aucune différence statistique n’était retrouvée sur les variables de complexité et de taille tumorale. Les taux de complications per-, postopératoires médicales et chirurgicales étaient significativement moins importants après NPR (5,5 vs 11 %, 13,2 vs 20 % et 3,8 vs 15 %, respectivement). La durée d’hospitalisation et les pertes sanguines étaient inférieures après NPR (3,8 vs 8,1 j et 305 vs 426mL). Le Trifecta et la durée de clampage n’était pas statistiquement différents. Les variations de fonction rénale étaient comparables entre les 2 groupes. Les survies sans récidives étaient identiques dans les 2 groupes.


Conclusion

(1) La voie d’abord robotique permet de diminuer la morbidité de la NP et les durées d’hospitalisation chez les patients obèses (IMC>30kg/m2) tout en garantissant des résultats oncologiques et fonctionnels équivalents à la voie ouverte. (2) Effectifs trop faibles pour conclure sur les patients en obésité sévère (IMC>35).

Résultats de la prostatectomie radicale dans le cancer de la prostate localement avancé
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 697-698


Objectifs

Le cancer de la prostate est le 1er cancer chez l’homme, plusieurs traitements sont proposés en fonction du stade pathologique. Chez les patients classés pT3, les résultats carcinologiques est controversé, nous rapportons les résultats carcinologique de la prostatectomie radicale (PR) chez les patients présentant un cancer de la prostate localement avancé.


Méthodes

Étude rétrospective, ayant inclus tous les malades bénéficiant d’une PR. Le critère d’inclusion est le stade pT3. Tous les patients ont bénéficié d’un curage ganglionnaire étendu. Ont été évalué le statu des marges chirurgicales, la survie sans récidive biochimique et la survie sans métastase.


Résultats

Trois cent neuf patient ont été inclus, l’âge moyen est de 64 ans, le PSA moyen avant la PR est 12,7ng/mL, 46 % des patients présentait un stade clinique T1c, 32 % T2a, 10 % T2b et 12 % T2c. Sur la pièce opératoire, 43 % présentant un score de Gleason 7 (3+4), 42 % score 7 (4+3) et 7 % score 8 (5+3). Neuf pour cent des patients avaient un envahissement ganglionnaire et 37 % avaient des marges chirurgicales positives. Sur un suivi moyen de 9 ans, 41 % ont présenté une récidive biologique dont 16 % précoce avant 12 mois ayant nécessité un traitement hormonal adjuvant et 25 % tardive ayant nécessité une radiothérapie. Aucune métastase n’a été diagnostiquée chez nos malade le long du suivi.


Conclusion

La prostatectomie est recommandée en première ligne dans les pT3 pour des patients bien sélectionnés dans le cadre d’une approche multimodale. Elle offre un contrôle carcinologique et une permet survie sans récidive et sans métastase. Cependant, un traitement adjuvant au cours de l’évolution de la maladie peut s’avérer nécessaire.

Résultats de l’expérience initiale de l’aquablation pour le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 715-716


Objectifs

L’aquablation est une technique mini-invasive innovante pour le traitement de l’HBP. Son principe repose sur l’utilisation d’un jet d’eau de haute vélocité guidé par un logiciel robotique sous contrôle endoscopique et échographique endorectale. Nous décrivons notre expérience initiale utilisant cette technique.


Méthodes

Tous les malades opérés dans notre centre entre mars 2018 et mai 2019 sont inclus. Les données préopératoires, peropératoires et postopératoires sont recueillies dans un registre d’une façon prospective. Les résultats à trois mois sont évalués de manière comparative. Une valeur p <0,05 est considérée comme significative.


Résultats

Cinquante et un malades ont été traités par aquablation. Le poids prostatique moyen était de 69g (30–148) et 14 patients étaient en rétention urinaire (Tableau 1). La durée opératoire moyenne était de 79min (28–116), une hémostase sélective par électrocoagulation a été réalisée chez 25 patients. En postopératoire 4 patients étaient en rétention et 2 perforations capsulaires sont notées. Ces complications ont été résolues par un sondage urinaire plus long. Un patient avait présenté une hématurie nécessitant un decaillotage en salle d’endoscopie sous anesthésie locale. À 3 mois, la réduction du PSA (p =0,001), du résidu post-mictionnel (p =0,033), du volume prostatique (p <0,0001), du score d’IPSS (p =0,003) et l’amélioration de débit urinaire maximal (p =0,028) étaient significatives. Les scores IIEF5 et MSHQ-EJD étaient inchangés (Fig. 1).


Conclusion

L’aquablation est une technique efficace pour le traitement de l’HBP. Elle permet de bons résultats fonctionnels avec une préservation de la fonction sexuelle et éjaculatoire. Un suivi plus long est nécessaire pour évaluer les Résultats à long terme.

Résultats du protocole de recherche clinique 2017-A00205-48 évaluant l’utilisation et la tolérance d’une nouvelle sonde urétérale anti-reflux
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 725


Objectifs

La sonde double J peut nuire à la qualité de vie du patient. Cependant, en limitant la quantité de matériel liée à la boucle vésicale, il semble être possible d’atténuer les symptômes liés aux frottements de la sonde. Afin de limiter ce matériel vésical, l’évaluation prospective d’une nouvelle sonde urétérale avec un embout anti-reflux en silicone a été acceptée par le Comité d’Éthique et l’ANSM.


Méthodes

La nouveauté majeure de la nouvelle sonde a été de substituer la boucle vésicale par un embout en silicone non refluant. Une sonde double J Teleflex 8 French a été sectionnée perpendiculairement, en s’assurant que la sonde soit suffisamment longue pour atteindre le méat urétéral. Un embout en silicone a été embouti à l’extrémité sectionnée (Fig. 1A). Quatorze patients avaient une obstruction symptomatique du bas uretère drainée par une sonde double J et ont accepté l’inclusion dans le protocole. Le questionnaire complet USSQ sur les symptômes de sonde double J a été recueilli à j0 et j15 après le remplacement de sonde.


Résultats

Le type d’obstruction était tumoral dans 7 cas (prostate, utérus, vessie, œsophage), post-radiothérapique dans 4 cas (utérus, vasculaire, Ewing) et post-chirurgical dans 3 cas (fibrose). Dans tous les cas, les obstructions étaient dans l’uretère pelvien et le positionnement de la sonde avec son embout a été aisé. Aucune migration de sonde ou d’embout n’a été observée. Aucune calcification de l’embout n’a été notée après trois mois. Le score USSQ normal et minimal était défini à 11. À j0 avec la sonde double J, le score moyen USSQ des symptômes urinaires était à 31,6±7,0. À j15 avec la sonde à embout de silicone, le score moyen était à 23,9±7,6 (p <0,005) (Fig. 1B).


Conclusion

Ce rapport préliminaire montre que la conformation de l’embout en silicone dans sa configuration actuelle est utilisable et pourrait être efficace pour atténuer les symptômes vésicaux de la sonde double J. Cette sonde représente une première avancée dans l’amélioration de la tolérance vésicale de la sonde mais elle doit encore être améliorée afin de plaquer en permanence l’embout au méat.

Résultats fonctionnels de l’implantation du sphincter urinaire artificiel par voie laparoscopique robot-assistée AMS 800TM chez les femmes ayant une incontinence urinaire d’effort
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 703-704


Objectifs

L’implantation d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) par voie laparoscopique robot-assistée (AMS 800TM) est techniquement réalisable et permettrait de surmonter les difficultés de dissection du col de la vessie chez la femme. Notre objectif était de rapporter les résultats du SUA implanté par voie laparoscopique robot-assistée (AMS 800TM) chez les femmes souffrant d’incontinence urinaire à l’effort (IUE) secondaire à une insuffisance sphinctérienne.


Méthodes

Une étude prospective monocentrique a inclus toutes les patientes ayant une IUE secondaire à une insuffisance sphinctérienne et traitée par un SUA (AMS 800TM) implanté par voie laparoscopique robot-assistée depuis 2012. La dissection du col de la vessie a été initiée par une approche postérieure du plan entre la vessie et la paroi antérieure du vagin avec un control visuel complet permanent.

Les complications per- et postopératoires précoces ont été rapportées (classification de Clavien). Les patientes ont été suivies à 1, 6, 12 mois et ensuite annuellement. Les taux de continence (définie par l’absence de port de protection), d’explantation et de révision ont été rapportés.


Résultats

Vingt-sept femmes ont été incluses (âge médian 68 ans, IQR : 56,5–72,5 ; Tableau 1). Une conversion en laparotomie, 3 plaies vésicales, 5 plaies vaginales et 1 lésion urétérale ont été rapportées : le SUA n’a pas été implanté quand la plaie était située au col vésical (n =1) et sur l’uretère gauche (n =1).

Douze complications postopératoires précoces chez 10 patientes ont été rapportées : 2 Clavien I (hématome des grandes lèvres) et 10 Clavien II (6 rétentions urinaires transitoires, 3 infections urinaires, 1 occlusion intestinale).

La durée médiane d’hospitalisation était de 7jours (IQR : 7–8).

Le suivi médian était de 19 mois (IQR : 11–27). Trois patientes ont eu une révision secondaire à une défaillance mécanique à 16,6 mois. Au terme du suivi, 85,2 % des patients étaient continentes et tous les SUA étaient en place et activés.


Conclusion

Notre technique d’implantation d’AUS par voie laparoscopique robot-assistée chez la femme diffère de celles précédemment rapportées : elle permet une contrôle permanent de l’espace vésicovaginal et du col vésical, en particulier dans sa partie postérieure. Les résultats obtenus sont prometteurs. Des études complémentaires avec un suivi plus long sont nécessaires.

Résultats oncologiques de la thérapie trimodale pour cancer de vessie infiltrant le muscle
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 751-752


Objectifs

La thérapie trimodale (TMT), associant résection transurétrale étendue (RTUVe) et chimioradiothérapie, est une alternative de préservation vésicale pour les cancers de vessie infiltrant le muscle (TVIM) chez les patients refusant ou médicalement contre-indiqué à la cystectomie totale. L’objectif était d’analyser les résultats oncologiques de la TMT chez les patients atteints d’une TVIM.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients atteints d’une TVIM (cT2-4aN0-2M0) traités par TMT à dose curative entre 2001 et 2017. Les résultats démographiques, pathologiques, d’imagerie et des cystoscopies ont été collectés. Les patients ont bénéficiés d’une RTUVe, d’une radiothérapie à dose curative (> 45Gy) associé à une chimiothérapie concomitante. Un suivi régulier par imagerie, cystoscopie et anatomopathologie était réalisé. Les analyses statistiques étaient réalisées par analyse de Kaplan–Meier et modèle de Cox.


Résultats

Au total, 158 patients atteints d’une TVIM ont été inclus dont 142 (90 %) cT2 patients, 12 (8 %) cT3, et 4 (2 %) cT4a. L’âge médian était de 75 ans [IQR 43–91]. Chez 60 (38 %) patients la chirurgie était contre-indiquée et 30 (19 %) ont bénéficiés d’une chimiothérapie néoadjuvante. Les radio-sensibilisants majoritairement utilisés étaient la gemcitabine (68 %) ou le cisplatine (23 %). La médiane de suivi était de 43 mois [IQR 5–191]. Cinquante-deux patients (33 %) ont présenté une récidive, la médiane avant récidive était de 10 mois [IQR 5,7–20,2]. Durant la période l’étude, 76 (48 %) patients sont décédés. Les probabilités de survie à 2 et 5 ans étaient de 0,71 (IC95 % : 0,64–0,79) et 0,52 (IC95 % : 0,48–0,66) respectivement. En analyse multivariée, l’âge (HR=1,06 ; p =0,026) et une cystoscopie suspecte ou une cytologie urinaire positive (HR=3,10 ; p =0,008) étaient prédictifs d’une survie globale plus faible (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

La TMT est associée à des résultats oncologiques satisfaisant et est une alternative valide à la cystectomie totale pour les patients atteints d’une TVIM ne pouvant ou ne souhaitant pas de chirurgie invasive. Nos résultats doivent être validés par des études prospectives.

Résultats oncologiques du traitement du cancer de la prostate de risque intermédiaire par ultrasons focalisés de haute-intensité (HIFU) : une première expérience nord-américaine
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 759-760


Objectifs

La thérapie par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) est une alternative à la surveillance active pour les cancers de prostate (CaP) de faible risque. Les résultats de cette thérapie pour les CaP de risque intermédiaire sont discutés. L’objectif de notre étude était d’analyser les résultats oncologiques de l’HIFU chez les patients atteints d’un CaP de risque intermédiaire.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique nord-américaine issue d’une cohorte prospective de patients avec CaP cliniquement significatif (CaPCS) traités par HIFU entre mai 2015 et octobre 2018. Les critères d’inclusion étaient : lésion unilatérale de groupe anatomopathologique ISUP 2 et 3, lésion visible en IRM, PSA<15ng/mL. Les données démographiques, biopsiques, d’IRM et procédurales ont été récoltées. Les patients ont bénéficié d’une hémi-ablation ou d’un traitement ultrafocal ainsi qu’une IRM et biopsies de contrôle à 6 mois. Les récidives et les traitements de rattrapage ont été répertoriés. Une estimation de survie sans traitement complémentaire et de survie sans traitement radical ont été estimées par analyse de Kaplan–Meier.


Résultats

Soixante-sept patients ont été inclus dont 56 % ISUP2 et 37 % ISUP3 avec suivi médian de 19 mois IC95 % (15 ;30). Le PSA médian était de 6,2ng/mL IQR (5,0 ;9,5). L’IRM retrouvait une lésion Pi-RADS ≥ 4 chez 90 % des patients. Le temps médian de traitement était de 69min IQR (55 ;87) pour un volume médian traité de 27 % IQR (20 % ;36 %) du volume total. À 6 mois, le taux de CaPCS dans la zone traitée était de 12,5 %. L’IRM post-traitement montrait une lésion Pi-RADS ≥ 4 uniquement chez 25 % des patients avec CaPCS à la biopsie de contrôle. La dysfonction érectile et l’anéjaculation étaient retrouvées respectivement chez 12,5 % et 7,5 % des patients. À 2 ans, la survie sans traitement complémentaire était de 76 % IC95 % (56 % ;88 %) et la survie sans traitement radical de 86 % IC95 % (67 % ;95 %). Un retraitement HIFU a été possible chez 8 % des patients.


Conclusion

Le traitement des CaP de risque intermédiaire par HIFU est faisable et est associé à des résultats oncologiques et fonctionnels acceptables. Ces résultats doivent être confirmés avec une durée de suivi plus importante.

Résultats périopératoires et oncologiques de la résection transurétrale de vessie en ambulatoire (RTUVA)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 694-695


Objectifs

Le traitement du cancer de vessie (CV) engendre des coûts très élevés et est source de multiples hospitalisations altérant la qualité de vie des patients. Dans ce contexte, la RTUVA permet de réduire les coûts en limitant le temps d’hospitalisation. Notre travail avait deux objectifs : rechercher des facteurs associés à la survenue de complications postopératoires et étudier l’influence d’une RTUVA sur les Résultats oncologiques.


Méthodes

Notre étude rétrospective monocentrique a porté sur tous les patients traités pour un cancer de la vessie par RTUVA entre février 2016 et décembre 2018. Les critères suivant ont été analysés :

– complications postopératoires selon Clavien–Dindo, taux de conversion en hospitalisation conventionnelle, taux de consultation aux urgences et de réhospitalisation secondaire ;

– résultats anatomopathologiques (stade, grade, présence de CIS), qualité oncologique de la RTUVA jugée par la présence de muscle sur les copeaux de résection, survie sans récidive à 12 et 24 mois.

Une régression logistique a été réalisée afin d’identifier les facteurs associés à la survenue de complication. Analyses conduite avec R version 3.3.2.


Résultats

Cent quatre-vingt-sept patients consécutifs ont été inclus d’âge moyen 64 ans. Pour 119 patients (64 %) il s’agissait de la résection d’une récidive (en moyenne 1,6 résections antérieures). Parmi les lésions, 53,5 % étaient multifocales, avec un nombre et une taille moyens respectivement de 2,3 et 1,3cm. Le muscle était présent dans 79 % des cas. Dans 3 % des cas la tumeur était infiltrante. Une complication postopératoire est survenue chez 33 patients (17,6 %) dont une majorité de Clavien 2. Vingt patients (10,7 %) ont nécessité une conversion en hospitalisation, 8 (4,3 %) une réhospitalisation et 16 (8,6 %) une consultation aux urgences. Le nombre de tumeurs réséquées était le seul zfacteur associé à la survenue d’une complication (OR=1,20, p =0,04). Les survies sans récidive à 12 et 24 mois étaient de 80 et 62 %.


Conclusion

La RTUVA apparaît être une technique sûre, avec un taux de complications de 17 %, qui n’altère ni la qualité de la résection ni les résultats carcinologiques. Le seul facteur associé à la survenue d’une complication est le nombre de tumeurs réséquées.

Retour d’expérience sur 100 prélèvements de rein de donneur vivant par cœlioscopie robot-assistée : mise à jour d’une série monocentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 735


Objectifs

Les données de la littérature rapportent la néphrectomie pour don de rein vivant apparenté (DV) par voie laparoscopique robot-assistée comme une technique sûre et reproductible chez des équipes avec une expertise en chirurgie robotique. L’intervention chez un patient sain impose en effet un minimum de risque. L’objectif de l’étude est d’évaluer notre expérience du prélèvement rénal de DV depuis 2011 dans un centre expert français.


Méthodes

De novembre 2011 à janvier 2019, dans notre centre, 100 patients ont eu une néphrectomie pour don de rein par laparoscopie robot-assistée (DA VINCI Si). Toutes les interventions étaient réalisées par un seul chirurgien expérimenté. L’extraction était réalisée par voie iliaque (EI) pour 23 patients, voie vaginale (EV) pour 23 patients et voie ombilicale (EO) pour 54 patients. Le rein gauche était privilégié même si l’anatomie vasculaire n’était pas modale (2 reins droits prélevés).


Résultats

L’âge médian des donneurs était de 49 ans. La durée médiane d’intervention était de 120min avec des pertes sanguines de 50mL. La durée médiane d’ischémie chaude était de 5min, avec un temps d’ischémie chaude plus faible en cas d’EO (4min). Neuf patients ont eu des complications postopératoires : 7 de grade I, 1 de grade II et 1 de grade IIIb (saignement vaginal après EV) de la classification de Clavien. La durée médiane d’hospitalisation était de 5jours. Quatre-vingt-dix-huit receveurs ont repris une fonction rénale immédiate et 3 greffons ont été détransplantés : un en peropératoire pour thrombose artérielle, un à j4 pour ischémie sur dissection artérielle et un à 5 mois pour rejet aigu.


Conclusion

Le prélèvement rénal DV par cœlioscopie robot-assistée est une technique sûre pour un chirurgien expérimenté. Elle permet de combiner l’apport de la robotique pour la dissection du pédicule rénal et les bénéfices déjà établis de la laparoscopie pour les suites postopératoires, sans altérer la fonction du greffon rénal. L’EO entraînerait une ischémie chaude plus courte que l’EV ou l’EI.

Réunion de concertation pluridisciplinaire en pelvi-périnéologie : expérience d’un centre tertiaire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 687-688


Objectifs

Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en pelvi-périnéologie sont destinées à la gestion des pathologies complexes impliquant potentiellement des problématiques vésico-sphinctériennes, génito-sexuelles et anorectales chez un(e) même patient(e). Le but de cette étude était de présenter l’activité d’une RCP de pelvi-périnéologie sur un centre, en étudiant l’influence sur la prise en charge des patients.


Méthodes

Une étude monocentrique a été réalisée sur l’année 2018 à propos de l’activité d’une RCP de pelvi-périnéologie se tenant dans un centre expert, impliquant urologues, gynécologues, chirurgiens digestifs, gastro-entérologues, physiologistes, radiologues spécialisés et kinésithérapeutes. Tous les patients présentés en RCP ont fait l’objet d’une collection de données prospective mentionnant les caractéristiques cliniques, l’historique, la pathologie principale, la proposition de prise en charge initiale par le médecin référent et l’avis collégial (intervention, avis spécialisé, examen complémentaire, chirurgie). Une analyse descriptive a été menée. Le critère principal était la modification de la prise en charge proposée par la RCP (avis différent de la proposition initiale).


Résultats

Dix-neuf réunions ont été conduites sur 12 mois et 154 dossiers ont été discutés (16 hommes et 138 femmes). Les thématiques abordées par référent et les symptômes touchant les patient(e)s sont présentées dans le Tableau 1 (les symptômes traitées étaient toujours multiples). Il existait un contexte d’endométriose dans 10 cas, un antécédent de chirurgie prothétique du prolapsus ou de l’incontinence dans 33 cas, un contexte neurologique dans 28 cas. Dans 15 cas (10 %), la prise en charge était directement liée à une complication d’une chirurgie prothétique. La décision de la RCP a été un traitement chirurgical dans 54 cas (35 %). La décision finale de la RCP était différente de celle proposée initialement par le médecin référent dans 22 % des cas.


Conclusion

La tenue d’une RCP en pelvi-périnéologie avait, dans notre étude, permis la prise en charge de nombreux dossiers complexes et pluridisciplinaires. La décision de la RCP avait une influence déterminante dans plus d’un cas sur 5. Ces données légitimaient la prise en compte par la communauté urologique de ces RCP appelées à se structurer et à se généraliser.

Révision de bandelette sous-urétrale pour hyperactivité vésicale de novo et suspicion d’obstruction : quel critère urodynamique d’obstruction sous-vésical prédit le mieux les résultats postopératoires
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 706


Objectifs

Cinq critères urodynamiques d’obstruction sous-vésical (OSV) ont été proposés chez la femme (critère de Zimmern, nomogramme de Blaivas–Groutz, BOOi, nomogramme de Solomon–Greenwell, critère vidéo-urodynamique de Nitti). L’objectif de cette étude était d’évaluer la pertinence clinique de ces 5 définitions d’OSV chez la femme en déterminant leurs valeurs prédictives des résultats des révisions de bandelettes sous-urétrale pour hyperactivité vésicale (HAV) de novo et suspicion d’obstruction.


Méthodes

Les dossiers de toutes les révisions de bandelette sous-urétrale entre 2001 et 2018 dans un centre ont été revus rétrospectivement. Les patients avec une suspicion clinique d’OSV liée à la bandelette sous-urétrale et des symptômes d’HAV de novo prédominants ont été inclus. Les résultats fonctionnels de la révision de bandelette rapportés par les patientes à 6 semaines postopératoires étaient catégorisés comme suit : résolution complète de l’HAV (guérie), amélioration de l’HAV, HAV inchangée ou HAV aggravée en postopératoire. Le critère de jugement principal était l’obtention d’une HAV améliorée ou guérie à 6 semaines postopératoire. Des courbes ROC étaient générées pour comparer les critères d’OSV.


Résultats

Quarante-deux patientes ont été incluses. À 6 semaines, 45,2 % des patientes avaient une résolution complète de leurs symptômes d’HAV, 30,9 % avaient une HAV améliorée, 14,9 % avaient une HAV inchangée et 9,6 % avaient une HAV aggravée. Parmi ces 42 patientes 48,7 % avaient une OSV d’après le critère vidéo-urodynamique de Nitti contre 42,9 % d’après le critère de Zimmern, 66,7 % d’après le nomogramme de Blkaivas et Groutz, 16,7 % d’après le BOOi et 31 % d’après le nomogramme de Solomon–Greenwell. Les définitions d’OSV de Nitti et Blaivas–Groutz avaient les meilleures valeurs prédictives pour le critère de jugement principal avec des aires sous la courbe ROC respectivement de 0,60 et 0,61. Quand ces 2 définitions étaient combinées, l’aire sous la courbe ROC du modèle atteignait 0,66 avec une sensibilité de 75 % et une spécificité de 65,6 % (Fig. 1).


Conclusion

Parmi les définitions urodynamiques d’OSV chez la femme, le critère vidéo-urodynamique de Nitti et le nomogramme de Blaivas avaient les meilleures valeurs prédictives des résultats post-révision de bandelette sous-urétrale pour HAV et suspicion d’obstruction. La combinaison des critères de Nitti et Blaivas permettait d’obtenir des performances pronostiques encore supérieures soulignant l’intérêt potentiel de la vidéo-urodynamique chez ces patientes.

Risque médico-légal en urologie : analyse d’un portefeuille d’assurés auprès d’une compagnie d’assurances française entre 2009 et 2018
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 759


Objectifs

L’urologie arrive au 12e rang sur 28 des spécialités médicales et chirurgicales en nombre de mise en cause aux États-Unis. Pour la mutuelle d’assurances des professionnelles de santé (MACSF) et le SOU MEDICAL, l’urologie arrive à la huitième place des spécialités chirurgicales. Aucune approche n’ayant été réalisée en France, il nous est apparu intéressant d’analyser un portefeuille d’assurés urologues et leurs réalités médico-légales.


Méthodes

Il s’agissait d’une étude rétrospective portant sur les mises en causes des urologues assurés par une compagnie d’assurance française entre 2009 et 2018. Toutes les voies de recours ont été étudiées en tenant compte de l’environnement professionnel et du type d’interventions chirurgicales. L’intervention en cause, les complications, les conséquences ainsi que le délai de réclamation ont été étudiées. La responsabilité du praticien ainsi que les coûts des procédures ont été analysés pour calculer la sinistralité de ce portefeuille et au delà celle des urologues.


Résultats

Trente-sept dossiers ont été retrouvés. Les interventions chirurgicales oncologiques et fonctionnelles représentent 78 % des demandes de réparation. Les complications postopératoires représentent 76 % des dossiers. Les actes les plus représentés sont la prostatectomie totale (5) et la promonto-fixation (4). Le délai moyen de réclamation est de 28,6 mois [1–144 mois], la durée moyenne d’une procédure (ouverture–clôture) est 32,8 mois [12–72 mois]. Les Commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI), les tribunaux de grande instance (TGI) ont été sollicités respectivement dans 51 % et 33 % des procédures. Un accord à l’amiable est trouvé dans 16 % des cas. Il n’y a eu aucune procédure pénale ou disciplinaire pour cette spécialité. Le coût moyen d’un dossier d’urologie clos est de 7836 € [0–31 120 €]. Au total, 64,8 % des expertises confirment des pratiques dans le respect des règles de l’art.


Conclusion

Le taux de responsabilité du praticien retenue est de 27 %. Le faible taux de dossiers fautifs, l’absence de condamnation pour manquement au devoir d’information et l’absence de condamnation en rapport avec l’antibioprophylaxie semblent confirmer que la pratique l’urologie française est de bonne qualité. Une étude sur une durée et une cohorte plus grande permettrait une approche médico-légale plus fine.

Rôle de l’infirmier(e) dans l’application de la récupération améliorée après chirurgie
Role of the nurse in the implementation of enhanced recovery after surgery
2019
- Réf : Prog Urol, 2019, 15, 29, 904-907


Introduction

La récupération améliorée après chirurgie (RAAC) nécessite une réorganisation des soins et une coordination optimale des différentes étapes. L’infirmier coordinateur a un rôle crucial dans la mise en place d’un tel protocole.


Matériel et méthodes

Nous avons identifié les missions de l’infirmier coordinateur dans le parcours du patient.


Résultats

Le rôle du coordinateur est majeur aux différentes étapes de la prise en charge pour : informer le patient, réduire les conséquences du stress chirurgical, solliciter en fonction des besoins du patient les autres intervenants, anticiper l’organisation des soins et la sortie du patient en restant en relation avec un réseau d’infirmières libérales, détecter les alertes justifiant une ré-hospitalisation éventuelle, favoriser et stimuler la reprise d’autonomie du patient.


Conclusion

L’infirmier coordinateur est un des piliers de la RAAC, permettant une harmonisation du parcours de soins pluridisciplinaire du patient afin d’établir une organisation optimale entre le patient et les différents intervenants.


Introduction

Enhanced recovery after surgery (ERAS) requires a reorganization of care and optimal coordination of the different perioperative steps. The coordinating nurse has a crucial role in setting up such a protocol.


Material and methods

We have identified the tasks of the coordinating nurse in the patient's management.


Results

The role of the coordinator is major in the different steps to: inform the patient, reduce the consequences of surgical stress, solicit other actors according to the needs of the patient, anticipate the organization of care and discharge of the patient by staying in touch with a network of liberal nurses, detect alerts justifying readmission, promote and stimulate recovery of autonomy of the patient.


Conclusion

The coordinating nurse is one of the pillars of ERAS protocol, allowing a harmonization of the multidisciplinary management in order to establish an optimal organization between the patient and the different actors of the care course.

Rôle du CaSR dans la différenciation neuro-endocrine des cellules tumorales prostatiques
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 662


Objectifs

Le pronostic du cancer de prostate varie en fonction des caractéristiques tumorales. La présence d’un contingent neuro-endocrine est associée à un pronostic péjoratif. Nous avons montré que le calcium peut accélérer la progression tumorale et que ses effets passent par un récepteur au calcium (CaSR), associé à un mauvais pronostic. Notre objectif a alors été de montrer l’implication du CaSR dans la différenciation neuro-endocrine.


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement les liquides de rinçage du pistolet à biopsies, des patients ayant bénéficié de biopsies prostatiques ciblées dans notre centre entre janvier 2013 et novembre 2016. Des qPCR ont été réalisées pour rechercher l’expression du CaSR et de la synaptophysine, un des marqueurs les mieux établis pour les cellules neuro-endocrines. Une analyse de régression logistique multivariée a été réalisée pour rechercher les facteurs associés à l’expression de CaSR et synaptophysine. En parallèle nous avons analysé par qPCR l’expression de CaSR et synaptophysine sur la lignée cellulaire tumorale prostatique humaine (LNCaP) chez lesquelles nous avons induit la différenciation neuro-endocrine.


Résultats

Nous avons analysé les liquides de rinçage de 214 patients et 164 qPCR ont pu être réalisées sur ce matériel. Sur les 164 liquides de rinçages, 100 (61,3 %) correspondaient à une biopsie positive. Le CaSR était exprimé chez 52 (32 %) patients. La synaptophysine était exprimée chez 116 (71 %) patients. Quatre-vingt-trois pour cent des patients qui exprimaient le CaSR exprimaient la synaptophysine. Chez les patients exprimant CaSR et synaptophysine, la prévalence du cancer était de 70 %. Chez les patients n’exprimant aucun des deux marqueurs, la prévalence du cancer était de 44,7 % (p =0,0232). En analyse multivariée, l’expression de CaSR et synaptophysine n’étaient pas associées à la présence de cancer, ni aux caractéristiques tumorales. La différenciation neuro-endocrine des LNCaP a montré l’apparition et la co-localisation du CaSR et de la synaptophysine au niveau cellulaire.


Conclusion

Le CaSR a été associé à une surmortalité dans un travail récent, mais n’est pas associé aux caractéristiques tumorales au moment du diagnostic. Le CaSR pourrait donc jouer un rôle tardif dans l’évolution du cancer en favorisant l’apparition d’un contingent neuro-endocrine. Le suivi de notre cohorte pourrait permettre de valider cette hypothèse.

Sexualité et qualité de vie après un traitement chirurgical de la vessie neurologique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 741-742


Objectifs

Le traitement chirurgical de la neuro-vessie offre une acquisition d’une continence urinaire et de propreté tout en préservant l’image corporelle aidant ainsi les patients à regagner une confiance en eux et à améliorer leur performance sexuelle. Notre objectif était d’évaluer à long terme la qualité de vie ainsi que la satisfaction sexuelle chez les adultes neurologiques après intervention chirurgicale.


Méthodes

Parmi 71 patients opérés pour vessie neurologique entre 1987 et 2017, 45 étaient joignables et ont accepté de remplir des auto-questionnaires validés portant sur la qualité de vie et la sexualité. Pour évaluer la qualité de vie on a utilisé le SF-QUALIVEEN score. La performance sexuelle était évaluée à l’aide du score IIEF-5 pour les sujets de sexe masculin et le Female Sexual Function Index (FSFI) pour les sujets de sexe féminin. On a défini une altération de la qualité de vie pour un SF-QUALIVEEN ≤ 2 ; une dysfonction érectile pour un IIEF-5<21 et une dysfonction sexuelle féminine pour un FSFI<22,7.


Résultats

Notre étude a inclus 13 femmes et 32 hommes. L’âge moyen était de 34 ans. Une dérivation urinaire externe type Bricker a été pratiquée chez 15 patients (33 %) et une iléocystoplastie d’agrandissement chez 35 patients (66 %). Le délai moyen postopératoire était de 78 mois. Le score QUALIVEEN moyen était de 0,77 [0–3,12] témoignant d’une qualité de vie satisfaisante. La qualité de vie était altérée chez 11 % des patients (Tableau 1). Une corrélation statistiquement positive était retrouvée entre la qualité de vie et le niveau d’éducation (p =0,037) et le statut social (p =0,006). Le score d’IIEF-5 moyen était de 16,5 [5–25] et 62,5 % des hommes avaient une fonction érectile satisfaisante (Fig. 1). Le score FSFI moyen était de 26 [13,6–29,3]. Une activité sexuelle globalement altérée était notée chez 38,5 % des femmes (Tableau 2).


Conclusion

La chirurgie de la neuro-vessie améliore la qualité de vie des patients tout en préservant leur sexualité en leur offrant une propreté urinaire les aidant à retrouver une confiance en soi. On n’a pas trouvé dans notre étude une corrélation statistiquement significative entre les différentes techniques chirurgicales et l’amélioration de la qualité de vie ou la sexualité des patients.

Signification pronostique de l’indice d’aire du muscle psoas dans les tumeurs des voies excrétrices
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 652-653


Objectifs

La sarcopénie (ou diminution de la masse musculaire lombaire) a été associée dans de nombreuses tumeurs solides à un pronostic sombre. L’objectif de notre étude était de l’impact de l’indice d’aire du muscle psoas sur le devenir oncologique des patients traités par une néphro-urétérectomie totale (NUT) pour une tumeur des voies excrétrices supérieures (TVES).


Méthodes

Nous avons mené une étude rétrospective entre 2012 et 2017 colligeant les patients ayant eu une NUT pour une TVES. Le calcul de la surface du muscle psoas a été effectué sur les coupes axiales passant par (L3) du scanner abdominal préopératoire. Le résultat obtenu (en cm2) a été rapporté au carré de la taille du patient (m2) afin d’obtenir la valeur de l’indice d’aire du psoas (cm2/m2). La survie sans récurrence et la survie spécifique ont été calculées. La signification pronostique de l’indice d’aire du muscle psoas a été évaluée. Le seuil de signification a été fixé à p <0,05.


Résultats

Soixante-douze patients ont été inclus. L’âge moyen des patients était de 68 ans [42–87 ans]. Le sex-ratio était de 2 :1. L’indice moyen d’aire du muscle psoas était de 2,37 cm2/m2. Le recul moyen des patients était de 53 mois [22–84 mois]. Les patients ayant un indice d’aire du muscle psoas bas avaient des tumeurs plus grandes (p =0,026), un stade T plus élevé (p =0,03), un grade plus haut (p =0,016) et plus d’invasion lympho-vasculaire (p =0,002). Le taux de survie sans récurrence et de la survie spécifique à 5 ans étaient significativement plus bas chez les patients avec un indice d’aire de psoas inférieur à 2,37 cm2/m2. L’analyse multivariée a identifié l’indice d’aire de psoas comme un facteur indépendant de survie sans récidive (p =0,001) et de survie spécifique (p =0,005).


Conclusion

Un indice d’aire du muscle psoas plus bas a été associé à une tumeur des voies excrétrices supérieures plus agressive. En outre cet indice était un facteur pronostique significatif à la fois pour la survie sans récidive et la survie spécifique.

Signification pronostique du rapport préopératoire neutrophiles-lymphocytes dans les tumeurs vésicales infiltrant le muscle non métastatique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 756


Objectifs

La signification pronostique du rapport neutrophiles–lymphocytes dans le carcinome urothélial non métastatique est controversée, bien qu’il ait été établi comme facteur pronostique dans plusieurs cancers. L’objectif de notre étude était d’évaluer la signification pronostique du rapport neutrophiles–lymphocytes préopératoire chez les patients atteint d’une tumeur vésicale infiltrant le muscle non métastatique (TVIM).


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective monocentrique de tous les patients ayant eu une cystoprostatectomie totale (CPT) pour une TVIM entre janvier 2006 et décembre 2016. La survie sans récurrence et la survie spécifique ont été calculées. La signification pronostique du rapport neutrophiles–lymphocytes a été évaluée. Le seuil de signification a été fixé à p <0,05.


Résultats

Deux cent vingt patients ont été inclus. Les patients ayant un rapport neutrophiles-lymphocytes plus élevé avaient des tumeurs plus grandes (p =0,04), un stade T plus élevé (p =0,02), un état de performance du groupe ECOG plus faible (p =0,001), des symptômes plus agressives (p =0,001), une invasion lympho-vasculaire (p =0,026) et nécrose tumorale (p =0,03). Les taux de survie sans récidive et de la survie spécifique à 5 ans étaient significativement plus bas chez les patients avec rapport neutrophiles–lymphocytes élevé que chez ceux avec un rapport faible (chaque p <0,001). L’analyse multivariée a identifié le rapport neutrophiles–lymphocytes comme un prédicteur indépendant de survie sans récurrence et de survie spécifique (chaque p <0,05).


Conclusion

Un rapport neutrophiles–lymphocytes plus élevé a été associé à un comportement clinique et histologique agressif des TVIM. En outre, le rapport neutrophiles–lymphocytes était un facteur pronostique significatif à la fois pour la survie sans récurrence et survie spécifique.

Spécificité de la prise en charge du cancer du rein métastatique chez le patient âgé
Specificity of the management of metastatic renal cancer in the older patient
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 874-895

But

Définir les aménagements du traitement médical par les anti-angiogéniques, l’inhibiteur de mTOR ou les immunothérapies systémiques lors de la prise en charge du cancer du rein métastatique chez les patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots-clés suivants : cancer du rein métastatique, personne âgé, traitement.

Résultats

Les critères de sélections du traitement médical du cancer du rein métastatique chez les patients âgés sont le score IMDC nécessairement complété par le performance status , le profil de tolérance du traitement, les interactions médicamenteuses plus fréquentes, l’observance du traitement, la capacité de gestion de ses effets secondaires et la préférence des patients. Chacun de ces critères est détaillé de manière critique.

Conclusion

L’efficacité et la tolérance de traitements médicaux du cancer du rein métastatique n’ont pas été rapportées comme différentes en fonction de l’âge. Aucune adaptation posologique n’est recommandée de principe. Toutefois, la prévention et le traitement précoce des effets secondaires des traitements doivent être renforcés chez les patients âgés.

Aim

To define the necessary arrangements of medical treatment with anti-angiogenics, mTOR inhibitor or systemic immunotherapies in the management of metastatic renal cell carcinoma in elderly patients.

Method

Bibliographical search was performed from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase focused on: metastatic renal cell carcinoma, elderly, treatment.

Results

The selection criteria for the medical treatment of metastatic renal cell carcinoma in elderly patients are the IMDC score, necessarily complemented by performance status, the tolerability profile of treatments, more frequent drug interactions, treatment adherence, management capacity of side effects, and patient preference. Each of these criteria is detailed in critical ways.

Conclusion

The efficacy and tolerability of medical treatments for metastatic renal cancer have not been reported as different depending on age. No dosage adjustment is recommended in principle. However, prevention and early treatment of side effects of treatment should be strengthened in elderly patients.

Spécificités épidémiologiques, pathologiques et pronostiques du cancer de la vessie chez les patients âgés
Epidemiological, pathological and prognostic characteristics of bladder cancer in elderly patients
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 840-848

But

Définir et discuter les différences épidémiologiques, pathologiques et pronostiques du cancer de la vessie chez les patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase à partir des mots-clés suivants : cancer de vessie, épidémiologie, oncogenèse, personne âgé, pronostic.

Résultats

Le cancer de la vessie concerne en premier lieu et avec une incidence croissante les personnes âgées, principalement celles consommatrices ou anciennes consommatrices de tabac. Les comorbidités associées au tabagisme, notamment vasculaires, sont fréquentes. Le vieillissement favorise la carcinogenèse tant en potentialisant les anomalies génétiques induites par le tabagisme qu’en réduisant les performances du système immunitaire pour détruire les cellules cancéreuses. Le diagnostic des cancers de la vessie est plus fréquemment retardé chez les patients âgés, ce qui contribue à détériorer le pronostic de la maladie.

Conclusion

Le vieillissement favorise la survenue et l’agressivité des cancers de la vessie. Ainsi, l’arrêt de l’exposition aux carcinogènes est à promouvoir quel que soit l’âge des patients. L’exploration d’une hématurie chez les personnes âgées doit rechercher systématiquement un cancer de la vessie.

Aim

To define and present explanations for the epidemiological, pathological and prognostic differences in bladder cancer in elderly patients.

Method

Bibliographical search was performed from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase focused on: bladder cancer, carcinogenesis, elderly, epidemiology, prognosis.

Results

Bladder cancer is a growing concern for the elderly first and foremost and with an impact, mainly those who are consumers or former users of tobacco, whose therefore frequently have comorbidities associated with this consumption. The initiated carcinogenesis extends with the life length of patients, increasing the prevalence of bladder cancer. Aging promotes carcinogenesis by both potentiating its genetic abnormalities and reducing the immune system performance of the aged host to destroy cancer cells. The delay in the diagnosis of bladder cancer in elderly patients is explained and make up for the time could improve the prognosis.

Conclusion

Regardless of variations in therapeutic effect and morbidity and mortality of treatments, aging promotes the occurrence and aggressiveness of bladder cancer. The incentive to stop exposure to carcinogens and the search for bladder cancer in patients with hematuria should not reduce with advanced age but instead be promoted in order to improve the prognosis.

Spécificités gériatriques du cancer de la prostate
Geriatric specificities of prostate cancer
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 828-839

But

Décrire l’épidémiologie du cancer de la prostate (CaP) et son histoire naturelle chez le patient âgé. Proposer des adaptations de l’évaluation gériatrique spécifiques du CaP. Rappeler les options thérapeutiques et la conduite des traitements propres aux patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, de l’Institut National du Cancer à partir des mots clés suivants : personne âgée, gériatrie, cancer de la prostate, diagnostic, traitement.

Résultats

L’âge médian au diagnostic du CaP est 69 ans, faisant du CaP le type même du cancer du sujet âgé. La mortalité spécifique du CaP augmente avec l’âge. Cela traduit deux caractéristiques. Premièrement, un diagnostic des formes de stade et de grade élevés plus fréquent chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes. Deuxièmement, un recours aux options thérapeutiques curatives moins fréquent chez les patients âgés que chez les patients plus jeunes. La SIOG propose une évaluation gériatrique spécifique pour les patients présentant un CaP ; elle peut être une aide, mais la recommandation d’une évaluation initiale des troubles cognitifs est critiquable. Nous ne disposons pas d’études thérapeutiques, ne serait ce que prospective, dédiées aux patients âgés. Cependant, un double objectif doit présider aux choix des soins chez le patient âgé : premièrement le respect des attentes propres à chaque patient et deuxièmement la recherche du bénéfice clinique global ; objectifs qui n’ont aucune raison d’être réservés aux patients âgés.

Conclusion

Le CaP chez le patient âgé répond aux recommandations diagnostiques et thérapeutiques générales en cours. Le respect de ces recommandations devrait permettre de corriger à la fois le diagnostic tardif et le sous-traitement observés.

Purpose

To describe the epidemiology of prostate cancer (PCa) and its natural history in the elderly patient. To propose adaptations of geriatric evaluation specific to PCa. Recall therapeutic options and the treatment options specific to elderly patients.

Method

Bibliographic research from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as on the websites of scientific societies of geriatrics, from the National Cancer Institute using the following keywords: elderly, geriatrics, prostate cancer, diagnosis, treatment.

Results

The median age at diagnosis for PCa is 69 years old, making PCa the very type of cancer of the elderly. The specific mortality of the disease increases with age. This translates two of its characteristics. First, a diagnosis at higher grade and stage is more common in older patients than in younger patients. Secondly, use of curative therapeutic options is less common in elderly patients than in younger patients. SIOG recommends a specific geriatric assessment for patients with PCa, which may be useful, but the need for an initial detection of cognitive disorders is open to criticism. There is no therapeutic trial, if only prospective, dedicated to elderly patients with PCa. However, decision-making in the elderly patient with PCa must pursue two goals: first, the respect of the expectations specific to each patient and secondly, the search for the global clinical benefit; goals that should not be restricted to elderly patients.

Conclusion

PCa in the elderly patient follow the current guidelines for diagnostic and for treatment. Compliance with these guidelines should eliminate both the late diagnosis and the under-treatment actually observed.

Spécificités gériatriques du cancer du rein localisé
Geriatric specificities of localized renal cell carcinoma
2019
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2019, 14, 29, 865-873

But

Décrire l’épidémiologie du cancer du rein (CaR) et son histoire naturelle chez le patient âgé. Proposer des adaptations de l’évaluation gériatrique spécifiques du CaR. Rappeler les options thérapeutiques et la conduite des traitements propres aux patients âgés.

Méthode

Recherche bibliographique à partir de la base de données bibliographiques Medline (NLM outil Pubmed) et Embase, ainsi que sur les sites internet des sociétés savantes de gériatrie, de l’Institut National du Cancer à partir des mots-clés suivants : personne âgée, gériatrie, cancer du rein, petite masse rénale, diagnostic, traitement.

Résultats

Le CaR connaît en France une augmentation d’incidence avec un pic entre 70 et 80 ans. Cette augmentation d’incidence se fait essentiellement par le diagnostic de petites masses rénales (PMR). La mortalité spécifique du CaR augmente avec l’âge (au moins entre 75 et 95 ans). La biopsie de la tumeur, à fortiori d’une PMR, devrait être envisagée chez le patient âgé. L’évaluation gériatrique des patients porteurs d’un CaR ne présente pas de particularité en dehors de des appréciations spécifiques de la fonction rénale et du risque opératoire. Nous ne disposons pas d’essai thérapeutiques prospectifs dédiés aux patients âgés ayant un CaR localisé. Le traitement chirurgical nécessite de recourir à une réhabilitation améliorée (dont les modalités sont en cours de définition) dans lequel les gériatres tiennent une place de choix tout au long du parcours de soins. La place des traitements ablatifs percutanés doit être mieux précisée chez les patients âgés. Cependant, devant une mortalité spécifique faible, la surveillance des PMR (au moins initialement) est une option probablement appropriée, certainement sous-utilisée, même si ses conséquences sur la qualité de vie restent à préciser. Le double objectif général de l’onco-gériatrie doit présider aux choix des soins chez le patient âgé ayant un CaR : premièrement le respect des attentes propres à chaque patient et deuxièmement la recherche du bénéfice clinique global ; objectifs qui n’ont aucune raison d’être réservés aux patients âgés.

Conclusion

Le CaR est en passe de devenir un cancer majoritairement du patient âgé. Il répond aux recommandations diagnostiques et thérapeutiques générales en cours. Il est souhaitable que la recherche clinique aide à mieux définir les places respectives de la biopsie des tumeurs rénales et de leur traitement percutané.

Purpose

To describe the epidemiology of renal cell carcinoma (RCC) and its natural history in the elderly patient. To propose adaptations of geriatric evaluation specific to RCC. Recall therapeutic options and the treatment options specific to elderly patients.

Method

Bibliographic research from the Medline bibliographic database (NLM Pubmed tool) and Embase, as well as on the websites of scientific societies of geriatrics, from the National Cancer Institute using the following keywords: elderly, geriatrics, renal cell carcinoma, small renal mass, diagnosis, treatment.

Results

The incidence of RCC increases in France and peaks between 70 and 80 years. This increase in incidence is mainly due to the diagnosis of small renal masses (SMR). The specific mortality of RCC increases with age (at least between 75 and 95 years). Tumor biopsy, especially of SMR, should be considered in the elderly patient. The geriatric assessment of patients with CaR has no specificity apart from specific evaluation of renal function and operative risk. There is no prospective therapeutic trials dedicated to elderly patients with localized RCC. Surgical treatment requires the use of fast track protocol (the modalities of which are being elaborated) in which geriatricians play a key role throughout the process. The role of percutaneous ablative treatment should be better defined in elderly patients. However, given their low specific mortality, surveillance of SRM (at least initially) is probably an interesting option, certainly under-used, although its impact on quality of life remains to be clarified. The overarching goal of geriatric oncology must guide the decisions of care in the older patient with CaR: first, the respect of patient-specific expectations and secondly the search for an overall clinical benefit; objectives that have no reason to be restricted to elderly patients.

Conclusion

RCC is becoming a predominantly elderly cancer. It responds to the current general diagnostic and therapeutic guidelines. It is desirable that clinical research help to better define the respective roles of percutaneous biopsy and treatment of localized RCC.

Sphincter urinaire artificiel péri-bulbaire en structure ambulatoire dédiée : étude de morbidité immédiate et limites après un an d’expérience
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 704


Objectifs

La chirurgie de l’incontinence urinaire masculine fait appel à la mise en place du sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS800 depuis plus de 35 ans. Usuellement réalisé en hospitalisation complète (HC) en France, la chirurgie ambulatoire (CA) s’est imposée et modifie les pratiques professionnelles. L’objectif est de revoir l’expérience immédiate au sein d’une structure hospitalo-universitaire ambulatoire dédiée récemment ouverte (1/4/2018).


Méthodes

Du 1er avril 2018 au 1er avril 2019 tous les patients devant être implantés d’un SUA ont été proposés à une hospitalisation ambulatoire sous réserve de l’absence de contre-indications anesthésiques ou sociales. L’étude reprend le descriptif de la population, le taux d’hospitalisation complète secondaire jusqu’à activation, la morbidité périopératoire et les taux de rétention postopératoire immédiats. La préparation à la chirurgie comprenait un ECBU préopératoire, une antibioprophylaxie peropératoire exclusive et le rasage à domicile.


Résultats

Vingt-cinq patients (69,5 ans, DS 9) sélectionnés pour leur recevabilité à la CA ont été opérés par deux opérateurs, 19/25 pour IUE après PT, 5/25 post chirurgie d’HBP, 1/25 post-radiothérapie et cryothérapie. Un patient est passé en HC pour non-réveil de rachianesthésie (24/25 anesthésies générales) et repose de sonde urinaire (ablation j2). Quatre-vingt pour cent étaient des premières poses, 20 % des révisions complètes ; 25 manchettes bulbaires dont 4 trans-caverneuses. Aucune transfusion n’a été réalisée, 3/25 étant sous anticoagulants actifs stoppés pour la chirurgie. Deux pompes se sont mal positionnées (hématomes postopératoire, Clavien 1) ayant imposé un geste de reprise pour réalignement des tubulures dans les 6 mois. Vingt-deux sur 25 étaient socialement continents (≤1 protection). 1 infection de cicatrice (Clavien 1).


Conclusion

Si aucune comparaison n’est actuellement faite à l’expérience passée en hospitalisation complète, la faisabilité paraît acceptable et pouvoir soutenir les programmes de réduction des durées d’hospitalisation pour cette chirurgie prothétique. La rachianesthésie doit être exceptionnelle et les protocoles d’auto-suivi à domicile optimisés. Une étude de vécu de ces séjours réduits et contraignants pour les patients devra être mise en place.

Statut gonadique des cancers de prostate localisé et prise de statines
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 763


Objectifs

L’impact de la prise des statines sur le cancer de prostate (CaP) localisé reste discuté et très diversement apprécié. L’objectif de cette étude a été de comparer les concentrations des stéroïdes sexuels de patients opérés d’un CaP localisé en fonction qu’ils soient traités ou non par statines.


Méthodes

Étude prospective (2013–2016), multicentrique, sur 1343 hommes porteurs d’un CaP localisé, traités par prostatectomie radicale robot-assistée. Les mesures préopératoires du poids total et gras, de la taille, de l’IMC, du PSA,FSH, LH, SHBG et par chromatographie gazeuse-spectrométrie de masse de la DHEA, Δ4, Δ5, DHEA sulfate, testostérone totale (TT), bio-disponible (BT), DHT, E1, E2 de patients prenant des statines depuis au moins 6 mois, ont été comparées à celles de patients ne recevant pas de statines. La probabilité de la différence entre les 2 groupes est obtenue par un test t par randomisation (10 000 itérations) tenant compte d’une éventuelle différence de variance entre groupes.


Résultats

Les concentration des 285 patients qui prenaient des statines depuis au moins 6 mois, ont été comparées a celles des 71 patients ne recevant pas de statines (Tableau 1). Le groupe recevant des statines est significativement plus âgé ; TT, BT, DHT, Δ 4 y était significativement plus faibles. Les différences sur E2 et le poids prostatique tangentent la significativité sans l’atteindre.


Conclusion

La prise de statine, de façon prolongée (≥ 6 mois) est associée a un hypogonadisme franc. Ce paramètre devrait être intégré dans le profil métabolique pré-thérapeutique des CaP localisé.

Suivi et sécurité des endoprothèses Allium
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 724


Objectifs

Évaluer la sécurité et le suivi des endoprothèses Allium mises en place dans notre centre au niveau urétral ou urétéral.


Méthodes

Étude de cohorte rétrospective, unicentrique à partir des dossiers médicaux de 32 patients pris en charge pour la mise en place d’une endoprothèse Allium entre 2011 et 2018.


Résultats

Quatorze stents urétraux et 20 stents urétéraux (chez 17 patients) ont été posés. Parmi les 14 stents urétraux, 10 ont été retirés de manière non programmée (migration n =5, calcification n =2, mauvaise tolérance ou inefficacité n =3) après un délai médian de 93jours (33–153). Les 20 stents urétéraux ont été posés pour sténose urétérale ou compression extrinsèque. Huit (40 %) ont été retirés à une médiane de 10 mois (migration intravésicale n =2, migration pyélique n =1, calcifications, obstruction et surinfection n =4, fistule urétérale n =1, inefficacité n =1) dont 2 suivis d’une néphrectomie. Le suivi des stents urétraux était régulier sauf pour 1 patient perdu de vue pendant 3 ans jusqu’à calcification. Deux patients porteurs de stents urétéraux ont été perdus de vue et 3 patients ont présenté des complications sévères malgré un suivi échographique.


Conclusion

Les complications après mise en place d’une endoprothèse Allium sont fréquentes et la plupart du temps gérées simplement (migration). Les complications potentielles des stents urétéraux justifient un suivi régulier comportant un uroscanner.

Surrénalectomie par voie cœlioscopique
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 775


Objectif

La chirurgie surrénalienne a été complètement transformée par l’arrivée de la cœlioscopie qui est devenue le « gold standard » pour la plupart des tumeurs surrénaliennes. Néanmoins sa réalisation pour les volumineuses tumeurs est souvent discutable.


Méthodes

Nous vous rapportons au travers cette vidéo un exemple de surrénalectomie pour un phéochromocytome géant de 10cm, chez une patiente de 30 ans sans antécédent pathologique particulier dont le diagnostic a été posé au premier trimestre de grossesse, mais opérée seulement en post-partum.


Résultats

La surrénalectomie s’effectuera au bout d’environ 2h d’intervention. On ne notera aucun incident en cours d’intervention, les pertes sanguines minimes, les suites opératoires étaient simples.


Conclusion

L’intérêt de cette vidéo est double du fait qu’elle montre l’augmentation très rapide du volume de la masse en l’espace de quelques mois, mais aussi elle nous montre l’alternative toujours possible de la cœlioscopie à la chirurgie ouverte, même pour des tumeurs volumineuses

Survie globale des patients français traités par abiraterone et enzalutamide pour un cancer de prostate résistant à la castration chimio-naïfs entre 2014 et 2017 : une comparaison directe à travers une étude sur base de données médico-admini...
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 699-700


Objectifs

En traitement de 1re ligne chez les patients présentant un cancer de prostate résistant à la castration (CPRC) chimio-naïfs, abiraterone (ABI) et enzalutamide (ENZ) apparaissent des alternatives thérapeutiques. Hormis quelques études observationnelles peu puissante, aucun essai clinique n’a comparé jusqu’à présent l’efficacité d’ABI et ENZ de façon directe.


Méthodes

L’objectif de cette étude était de comparer de façon directe la survie globale des patients français initiant un traitement par ABI ou ENZ chez des patients CPRC métastatiques chimio-naïfs. Utilisant les données du SNDS, une étude de cohorte a été réalisée incluant les nouveaux utilisateurs d’ABI ou ENZ entre 2014 et 2015 et suivis jusqu’à fin 2017. Les séances de chimiothérapie, dont cabazitaxel, ont été identifiées. Avec une approche type en intention de traiter, une analyse de survie a été conduite, estimant le HR de la survie globale avec un modèle de Cox et utilisant un score de propension par la méthode SIPTW.


Résultats

Parmi les 4783 nouveaux utilisateurs, 83,1 % étaient traités par ABI et 16,9 % par ENZ. Avec un suivi médian de 27,7 mois (Q1–Q3, 15,9–35,8 mois) pour ABI et 25,4 mois (Q1–Q3, 16,6–28,3 mois) pour ENZ, le taux d’incidence des décès toutes causes était de 26,0 pour 100 personnes-années (PA) (IC95 % : 24,9–27,1) pour ABI et de 23,8/100 PA (IC95 % : 21,5–26,4) pour ENZ. Le suivi médian des patients décédés était de 17,7 mois (Q1–Q3, 9,4–26,2 mois) pour ABI et 15,0 mois (Q1–Q3, 8,7–21,1 mois) pour ENZ. L’analyse multivariée suggère une meilleure survie globale avec ENZ comparativement à ABI (HR : 0,86 [0,77–0,96]).


Conclusion

Pour la première fois, avec cette étude sur base de données française, via une comparaison directe, notre étude suggère un potentiel bénéfice d’ENZ par rapport à ABI en termes de survie globale.