Enquête de pratique sur la prise en charge de la nycturie associée à une polyurie nocturne en consultation d’urologie

25 novembre 2017

Auteurs : P. Coloby, J.-L. Descotes, T. Lebret, D. Prunet
Référence : Prog Urol, 2017, 13, 27, 695
Objectifs

Mieux connaître les modalités de diagnostic de la nycturie et de mise en évidence de la polyurie nocturne par les urologues en France, ainsi que leur prise en charge chez les hommes et les femmes.

Méthodes

Enquête transversale réalisée du 03/11/2016 au 08/02/2017, à l’aide d’un questionnaire envoyé par courrier auprès de 359 urologues hospitaliers et libéraux dont 133 ont complété et validé l’ensemble des questions de l’enquête (62,4 % libéraux et 37,6 % hospitaliers).

Résultats

Pour 74,6 % à 79,5 % des médecins, la nycturie est souvent mise en évidence chez les hommes consultant pour troubles de stockage, de vidange, bilan prostatique et pour 49,2 % à 59,4 % chez les femmes consultant pour troubles de stockage, de la statique pelvienne, incontinence. Au total, 69,9 % des patients sont des hommes, 30,1 % des femmes, 64,6 % sont âgés de plus de 65 ans. La gêne rapportée est due principalement au nombre de levers nocturnes et aux troubles du sommeil. Avant de traiter une nycturie gênante, 83 % des médecins demandent des examens complémentaires dont un calendrier mictionnel (87,4 % chez les femmes, 76,6 % chez les hommes). Le traitement proposé de la nycturie avec polyurie nocturne est : une restriction hydrique vespérale et un traitement médicamenteux : anticholinergiques (60,9 %), desmopressine (30,8 %) chez les femmes ; alphabloquants (49,6 %), anticholinergiques (42,9 %), desmopressine (27,1 %) chez les hommes.

Conclusion

Cette enquête a montré une utilisation plus fréquente du calendrier mictionnel avant la prise en charge d’une nycturie que dans les enquêtes précédentes. C’est le seul outil à même d’identifier la polyurie nocturne comme l’une des étiologies de la nycturie et donc d’adapter le traitement. Malgré tout, hormis la restriction hydrique, la desmopressine semble peu utilisée dans cette étiologie. L’âge des patients, les troubles mictionnels concomitants, peuvent-ils expliquer ces modalités de prise en charge ?




 




Déclaration de liens d'intérêts


Ferring.






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