Devenir de la métaplasie néphrogène vésicale chez les transplantés rénaux

16 juillet 2001

Mots clés : transplanté rénal, Vessie, tumeur rare, métaplasie, Pronostic
Auteurs : Karam G, Gaschignard N, Hourmant M, Prunet D, Garcia S, Le Normand L, Buzelin F, Glémain P, Buzelin JM
Référence : Prog Urol, 1997, 7, 948-952
BUTS : Evaluer le risque de récidive et de dégénérescence maligne de la métaplasie néphrogène vésicale en transplantation rénale.
MATERIEL ET METHODES : Quatorze patients ayant une métaplasie néphrogène connue ont été contrôlés d'une façon systématique. Les biopsies vésicales ont été réalisées avec un résecteur, colorées à l'hémalun éosine safran, analysées et comparées aux résultats initiaux. Dans 5 cas, où les réactions inflammatoires étaient importantes, un marquage par des anticorps monoclonaux anti EBV et anti CMV a été réalisé.
RESULTATS : Tous les patients étaient de sexe masculin. La médiane d'âge était de 39 ans. Le diagnostic de métaplasie néphrogène a été fait 7 à 80 mois après la transplantation rénale (médiane : 37,8). Douze patients ont été contrôlés 5 à 116 mois après le diagnostic initial (médiane = 52). La récidive a été observée dans 83% des cas mais sans aucune dégénérescence maligne.
CONCLUSION : La métaplasie néphrogène est donc une maladie bénigne et récidivante. L'importance de la vascularisation initiale et de la fibrose en cas de récidive serait en faveur d'un trouble de la vascularisation probablement d'origine traumatique. Quant à la surveillance, elle ne concerne actuellement que les patients symptomatiques.