Cystite hémorragique : étiologie et traitement

06 décembre 2001

Mots clés : Cystite hémorragique, cystite radique, cyclophosphamide, Vessie, hématurie
Auteurs : TRAXER O, DESGRANDCHAMPS F, SEBE P, HAAB F, LE DUC A, GATTEGNO B, THIBAULT P
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 591-601
La cystite hémorragique est un saignement diffus, aigu ou insidieux, de la muqueuse vésicale.
L'étiologie des cystites hémorragiques est variée, les origines radiques et chimiques sont deux causes prédominantes. Parmi les causes chimiques ce sont les oxaphosphorines (cyclophosphamide, ifosfamide) qui sont le plus souvent responsables de cystite hémorragique. Il peut également s'agir de causes toxiques ou infectieuses (bactériennes, fungiques, parasitaires ou virales). Enfin, la cystite hémorragique peut survenir au décours d'une maladie systémique ou être isolée et idiopathique.
La prévention de la cystite hémorragique est essentielle mais ne permet pas toujours d'éviter sa survenue. Elle comporte des mesures générales et des mesures spécifiques.
En cas de cystite hémorragique avérée, les possibilités thérapeutiques sont variées et peuvent associer décaillotage, irrigation vésicale continue, instillations vésicales de facteurs hémostatiques, formolisation, oxygénothérapie hyperbare, embolisation artérielle ou chirurgie de sauvetage.
Si la prise en charge thérapeutique est le plus souvent efficace, elle peut s'avérer difficile en raison de l'importance du saignement et de son retentissement sur l'état général du patient. Les décès ne sont pas exceptionnels et font toute la gravité des cystites hémorragiques.
A partir des données de la littérature, ce travail fait le point sur l'étiologie et le traitement de la cystite hémorragique.