Comparaison des propriétés biomécaniques de l'ancrage vaginal dans les suspensions du col vésical selon la technique de Burch et une technique percutanée.

16 juillet 2001

Mots clés : incontinence urinaire, chirurgie de l'incontinence urinaire, colposuspension, chirurgie à ciel ouvert, chirurgie laparoscopique
Auteurs : Traxer O, Haab F, Anidjar M, Gattegno B, Cussenot O, Thibault P
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 727-730
La suspension du col vésical ou colpopexie peut être réalisée par voie rétropubienne ou par voie percutanée transvaginale. Le taux de succès est plus élevé pour les interventions effectuées par voie rétropubienne. Une des hypothèses avancée mais non vérifiée est que la voie rétropubienne permet un ancrage vaginal de meilleur qualité que la voie percutanée. BUT : Le but de cette étude a été de comparer les propriétés biomécaniques de l'ancrage vaginal selon la technique de Burch et une technique percutanée (Vésica(r), Boston Scientific).
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Nous avons réalisé sur 6 cadavres non fixés (âge moyen 85 ans), avec le même fil, une suspension du col vésical selon Burch (2 points) à gauche et selon la technique percutanée Vésica(r) à droite. Les ancrages vaginaux ont été prélevés. L'épaisseur de pénétration des fils dans le vagin a été mesurée et un test de traction sur système informatisé (Lloyd Instruments, France) a été effectué sur les ancrages. La force de traction maximale avant rupture a été mesurée.
RÉSULTATS : Aucune différence significative n'a été mise en évidence pour l'ensemble des mesures.
CONCLUSION : Les ancrages vaginaux des suspensions du col vésical effectués selon la technique de Burch ou une technique percutanée (Vésica(r)) ont des propriétés biomécaniques équivalentes.