Cancer de la prostate localisé : l'IRM endorectale à 1,5 Tesla améliore-t-elle la sélection des patients en vue d'une surveillance active ?

25 février 2011

Auteurs : F. Luyckx, P. Hallouin, C. Barré, G. Aillet, P. Chauveau, J.-F. Hétet, O. Bouchot, J. Rigaud
Référence : Prog Urol, 2011, 2, 21, 114-120




 




Introduction


Le risque de surdiagnostic des cancers de la prostate a été démontré dans deux grandes études : une européenne European Randomized Study of Screening for Prostate Cancer (ERSPC) [1] et une nord américaine Prostate, Lung, Colorectal and Ovarian Cancer Screening Trial (PLCO) [2]. Cela expose au risque de découvrir des tumeurs « latentes », telles que définies par Epstein et al. [3] selon les critères suivants : pT<pT3 (extension extraprostatique), Gleason<7, volume tumoral inférieur à 0,5cm3.


Le principe de la surveillance active (SA) a été proposé pour la prise en charge de ces tumeurs. La première difficulté est de « sélectionner » au mieux les patients atteints de tumeurs latentes. Pour les trois principaux protocoles de SA (SurAcaP, Klotz [4], Warlick et al. [5]) a été établi un ensemble de critères. Un taux de PSA10ng/mL, un stade cliniqueT2A et un score de Gleason biopsique6 sont les critères communs à ces trois protocoles. Les différences concernent le nombre, la longueur et le pourcentage de longueur de biopsies envahies.


Malgré l’emploi de ces critères très sélectifs, le taux de tumeurs significatives varie de 69 à 90 % chez les patients éligibles pour une SA, ayant eu une prostatectomie, avec un taux de pT3 variant de 8,4 à 23 % [6, 7, 8, 9]. L’IRM prostatique est utilisée actuellement en pratique courante dans le bilan d’extension locale des cancers de prostate, avec des résultats encourageants depuis l’utilisation des antennes endorectales à 1,5 Tesla, combinées à une antenne pelvienne [10, 11].


Le but de notre étude a été d’étudier les performances de l’IRM endorectale à 1,5 Tesla avec antenne pelvienne combinée en réseau phasé (1,5 T er IRM PPA) dans la détection des tumeurs significatives afin d’exclure ces patient d’une SA.


Patients et méthodes


Les dossiers de 681 patients ayant eu une prostatectomie pour cancer et une IRM préopératoire entre 2002 et 2007 dans deux centres ont été rétrospectivement colligés. Soixante et un patients ont présenté les critères d’enregistrement du protocole SurAcaP, 61 patients (8,9 %). Ces critères d’enregistrement sont rappelés dans le Tableau 1.


Le Tableau 2 résume les caractéristiques préopératoires des patients.


Tous les patients ont eu une IRM prostatique préopératoire (1,5 T er IRM PPA), sans injection de gadolinium. Tous les examens ont été réalisés par un seul radiologue ayant une expérience de plus de 40 IRM [12]. Le signe IRM pour la détermination des sextants atteints a été un hyposignal en séquence pondérée (sp) T2. Les signes IRM en faveur d’une extension extraprostatique (T3IRM) ont été : irrégularité des contours prostatiques en sp T1, extinction de l’hypersignal veineux normal des lames neurovasculaires postérolatérales, comblement du triangle graisseux interprostatorectal postérolatéral, tumeur à développement majoritairement extraprostatique et l’impression générale du radiologue. Les signes IRM en faveur d’une extension aux vésicules séminales (VS) ont été hyposignal spT2 au sein de VS normalement hypersignal spT2, modification de l’architecture T2 des VS, épaississement des VS. Une tumeur non vue en IRM a été considérée comme « IRM blanche » [13, 14].


L’analyse anatomopathologique de la pièce de prostatectomie a été réalisée selon le protocole de Stanford dans deux laboratoires d’anatomopathologie. Plus de 90 % de ces analyses ont été réalisées par deux mêmes praticiens. Le volume tumoral a été calculé selon la formule elliptique (L*l*h*0,5). La distinction tumeur latente/tumeur significative a été établie selon les critères d’Epstein et al. [3]. Les résultats de cette analyse sont figurés dans le Tableau 3.


Dans le but d’exclure de la SA les patients atteints d’une tumeur significative, nous avons défini les critères suivants :

extension extraprostatique et/ou aux VS sur l’IRM (T3IRM) ;
nombre de sextants atteints à l’IRM et/ou aux PBP calculé de la façon suivante : cellules tumorales sur un sextant biopsique et/ou signes IRM en faveur d’une atteinte tumorale sur 1 sextant. Ce nombre a été nommé « nombre de sextants positifs (NSP) ». Les valeurs limites d’exclusion testées ont été 1 (NSP>1) et 2 (NSP>2).


Nous avons comparé la valeur de ces critères dans les trois groupes de SA.


Le résultat de l’IRM et les critères testés ont été évalués par comparaison avec les caractéristiques de la tumeur en analyse anatomopathologique.


L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel Statview® 5,0 (SAS international) en utilisant un test en t pour les comparaisons de moyennes, le test du Chi2 pour les comparaisons de fréquence, et des tableaux de contingence pour les tests diagnostics.


Résultats


Valeur diagnostique des critères étudiés dans la prédiction d’une tumeur significative


La valeur de l’IRM dans la détection des T3 est représentée dans le Tableau 4. La sensibilité a été nulle dans le groupe SurAcaP, mais la spécificité a été excellente.


La valeur des signes NSP>1 et NSP>2 dans la détection des tumeurs significatives, associés au signe « T3IRM » est exposée dans les Tableau 5, Tableau 6.


En vue d’exclure d’une SA les patients atteints d’une tumeur significative, le signe le plus sensible, quoi que peu spécifique, a été T3IRM±NSP>1.


Effets des critères


Les caractéristiques anatomopathologiques des tumeurs en fonction des critères définis dans l’étude sont résumées sur la Figure 1.


Figure 1
Figure 1. 

Effets des critères de l’étude pour le groupe SurAcaP.




Le taux d’enregistrement a été divisé par quatre avec le critère T3IRM±NSP>1 (24,6 %). Ce même critère a permis d’obtenir un taux de pT3 nul et un taux de score de Gleason>6 diminué de moitié (de 39,2 à 20 %). Le critère de significativité de la tumeur en raison d’un volume supérieur à 0,5cm3 a été par conséquent plus fréquent après application des critères de sélection (60 contre 44,3 %).


Discussion


Ce travail a permis de définir et de tester un nouveau critère d’exclusion de la SA établi sur les données conjointes de l’imagerie par 1,5T er IRM PPA et des ponctions-biopsies de prostate. Ce critère : « T3IRM±NSP>1 » peut être employé pour exclure les patients atteints d’une tumeur significative en minorant le risque de pT3 et de Gleason>6. Ce critère a cependant semblé moins pertinent pour détecter des tumeurs uniquement significatives du seul fait d’un volume tumoral supérieur à 0,5cm3.


Les limites de ce travail sont le caractère rétrospectif et l’emploi d’une technique IRM moins performantes que les nouvelles actuellement employées dans la détection tumorale (IRM fonctionnelles simples ou combinées) mais encore à l’étude.


Ponctions-biopsies et critères de surveillance active


Le nombre de biopsies minimum varie de 6 à 10 en fonction des protocoles [4, 5]. La place des rebiopsies avant inclusion a été peu étudiée. Dans un travail de Berglund et al. [15], les rebiopsies systématiques des patients initialement incluables en SA ont conduit à 27 % d’upstaging . Dans le protocole SurAcaP, une deuxième série de biopsies est obligatoire avant inclusion (10PBP avec quatre prélèvements sur chaque site atteint lors des premières biopsies). Mais cela rend le protocole SurAcaP plus restrictif.


Récemment, Ploussard et al. [16], dans une série de 411 patients, ont montré l’intérêt d’une sélection des patients à partir de schémas à 21 biopsies par comparaison avec un schéma de 12 biopsies. L’application de ce schéma permettrait de diminuer les taux de score de Gleason>3+4, le taux de pT3 et le taux de tumeurs « défavorables » sur la pièce de prostatectomie. Cette diminution n’a pas été statistiquement significative dans tous les groupes (chaque groupe étant défini selon différents protocoles de SA). Dans le groupe répondant aux critères de Klotz de cette étude, l’utilisation de 21 biopsies aurait rendu 80 % des patients non éligibles pour une SA. Le taux de pT3 passerait ainsi de 28 % à 13,6 %, le taux de Gleason>6 de 20 % à 9,6 % (différences non significatives).


Les critères établis grâce à l’IRM dans notre travail conduisent à un taux de non-enregistrement proche (75 %), en obtenant cependant pour le critère T3IRM±NSP>1, un taux de pT3 nul, et un taux de Gleason>6 de 20 %.


Valeur de l’IRM dans le bilan d’extension locale des cancers de prostate


Détection tumorale


L’expérience du radiologue est à prendre en compte dans l’analyse des résultats. Futterer et al. et Cornud et al. [10, 12] ont rapporté la nécessité d’un praticien entrainé à l’interprétation des images, avec au moins 40 examens afin d’atteindre la fin de la courbe d’apprentissage, dans le bilan d’extension locale. Cela a été le cas pour le radiologue dont nous rapportons ici l’expérience.


Par ailleurs, un délai court (inférieur à six semaines ou inférieur à huit semaines) [17] entre PBP et IRM est connu pour avoir un effet perturbant l’interprétation des images en raison d’artéfacts post-biopsiques (hypersignaux T1). Dans notre série, le délai moyen a été supérieur à huit semaines, avec près de 80 % d’IRM réalisées au moins six semaines après les biopsies.


Les capacités de l’IRM prostatique dans la détection tumorale ont été largement étudiées, pour la plupart des techniques disponibles. Les études les plus récentes font état de l’intérêt des techniques fonctionnelles dans la détection tumorale (IRM Dynamic Contrast Enhanced [DCE], IRM de diffusion ou Diffusion Weighted Imaging [DWI], spectro-IRM, avec des sensibilités allant de 59 à 89 % et des spécificités allant de 79 à 95 % [10, 11, 18].


L’IRM endorectale à 1,5 Tesla (er1,5 T PPA) sans injection a, pour Weinreb et al. [19], des performances équivalentes à la spectro-IRM en termes de localisations des tumeurs par sextant. La technique semble donc pertinente, à la condition de donner une cartographie par sextant de la lésion, et non pas en termes de détermination du volume.


Volume tumoral


La difficulté, dans le cas précis des tumeurs à très faible risque évolutif ou supposées telles, est de détecter une lésion de faible volume. Le taux d’IRM « blanches » c’est-à-dire ne retrouvant pas de tumeur a été de 26,2 % pour les patients du groupe SurAcaP dans notre série, contre un taux de 14,9 % pour les patients non éligibles.


Les IRM dynamiques et les spectro-IRM [18, 20, 21]) semblent plus performantes que l’er IRM 1,5 T PPA dans la détermination du volume tumoral, avec un taux d’erreur plus important en cas de tumeur d’un volume inférieur à 0,5cm3 [22].


Extension extraprostatique


Enfin, la recherche d’une extension extraprostatique par IRM pour un patient répondant aux critères de SA semble difficile. La fiabilité de l’IRM sans injection a été insuffisante pour justifier d’une IRM dans une étude de Jager et al., en cas de risque de T3 inférieur à 38 % (étude coût-efficacité) [20]. Le risque de pT3 dans les populations de patients éligibles pour une SA a été constamment inférieur à ce risque « seuil » dans les études disponibles [6, 7, 23] (8,5 % dans notre série). Dans notre série la détection de T3 à l’IRM a été médiocre en termes de sensibilité (0 %), mais la VPN a été excellente (91,8 %), justifiant la recherche de signes de T3IRM dans les populations de patients éligibles pour une SA.


Place de l’IRM dans la sélection des patients avant surveillance active


L’intérêt de l’IRM dans la sélection des patients en vue d’une SA a été peu étudié. Cabrera et al. [24] ont étudié la valeur pronostique d’une tumeur inapparente à l’IRM pour les patients optant pour une SA. La conclusion de cette étude sur 92 patients est l’absence de valeur pronostique de l’évolution biochimique d’une tumeur invisible à l’IRM (endorectale à 1,5 Tesla avec antenne corporelle combinée) ou à la spectro-IRM. Il convient cependant de remarquer que les critères de sélection de SA n’ont pas été précisés et que certains patients avaient un score de Gleason 7, et enfin que 22 patients avaient un T2 clinique.


Des revues de la littérature ont évoqué une possible place de l’IRM dans la sélection des patients avant SA et/ou traitement focal [25, 26], en raison des récents progrès apportés par l’IRM fonctionnelle dans la détection tumorale. Un nomogramme incluant les résultats de l’IRM prostatique a même été proposé par Dong et al. [27], dans le but de prédire les tumeurs « indolentes ». L’IRM a permis d’augmenter l’aire sous la courbe ROC de tous les modèles de prédiction. Nous avons choisi l’attitude alternative consistant à rechercher des outils pour prédire une tumeur significative dans des populations de patients répondant aux critères de SA.


Sur la Figure 1 nous avons pu observer que l’emploi des critères définis dans l’étude permettrait de diminuer le risque de pT3 et de Gleason>6. En revanche, le taux de tumeurs significatives est resté élevé, pour la seule raison d’un volume tumoral supérieur à 0,5cm3 dans de nombreux cas (60 %). La caractérisation du volume par l’IRM permettrait donc d’améliorer la sélection des patients.


Critique d’une sélection plus précise des patients en vue d’une surveillance active


Les résultats de Klotz [28, 29] ont fait état d’un taux de non-traitement de 66 % à cinq ans. 22 % ont été traités en raison d’une évolution défavorable (clinique, biochimique ou histologique), et 12 % par choix du patient. Eu égard à la forte proportion de tumeurs significatives dans le groupe de patients éligibles pour une SA de notre série de patients opérés, ces chiffres remettent en cause la définition d’une tumeur « latente » actuellement retenue, sous réserve d’un suivi encore trop court. Une nouvelle définition de ces tumeurs remettrait en cause les critères d’imagerie définis dans notre travail.


Effets de l’emploi de critères IRM d’exclusion de la surveillance active


Deux critères additionnels à ceux retenus pour les protocoles de SA ont été étudiés dans notre travail. Le critère le plus restrictif pour exclure les patients atteints d’une tumeur significative a été : tumeur T3IRM et/ou nombre de sextants positifs (IRM et/ou PBP)>1. La sensibilité de ce critère dans la détection d’une tumeur significative a été de 77 %.


L’application théorique de ce critère dans la population étudiée aurait conduit à proposer une surveillance à 24,6 % des patients initialement « enregistrables ».


L’utilisation des critères reste donc à définir en fonction du protocole de sélection choisi, c’est-à-dire en fonction de la nécessité ou non d’une seconde série de biopsies avant inclusion.


Conclusion


Le risque d’inclure des patients atteints d’une tumeur significative est actuellement une critique de la SA. Notre travail a démontré l’existence de critères IRM restrictifs permettant de mieux exclure les patients atteints d’un adénocarcinome prostatique significatif et cependant candidats à une SA selon les protocoles actuels. Nous proposons donc d’ajouter ces critères d’imagerie en vue d’amoindrir le risque de tumeur significative dans ces populations de patients.


Conflit d’intérêt


Pas de conflit d’intérêt à déclarer.



 Niveau de preuve : 5.





Tableau 1 - Critères d’enregistrement des patients pour une surveillance active : protocole SurAcaP. Pour l’inclusion, une seconde série de biopsies avec quatre prélèvements centrés sur les zones pathologiques sur la première série est nécessaire à trois mois de l’enregistrement.
Protocole  SurAcaP 
Patient  Candidat à un traitement curateur (esperance de vie>10 ans et âge inférieur à 75 ans) 
Stade clinique  T1c ou T2a 
PSA sérique  10ng/mL 
Biopsies  Au moins 10 carottes (2 base, 2 Moyen, 1 Apex) 
Carottes envahies  <
Longueur envahie  3mm 
Gleason  <7 (3+3 au maximum) 





Tableau 2 - Caractéristiques préopératoires.
  Population de l’étude  SurAcaP 
n   681  61 
Âge  62,2 [44,4 ; 74,7]  61,3 [44,4 ; 74,1] 
T clinique 
T1c  72,5 % (494)  95,11 % (58) 
T2a  14,1 % (96)  4,89 % (3) 
PSA sérique  7,84 [0,6 ; 57]  6,11 [0,6 ; 9,9] 
n Biopsies  8 [4–31]  11 [10 ; 24] 
Gleason biopsique  6 [4 ; 9]  6 [5 ; 6] 
Délai biopsies-IRM 
Moyenne  2,6 mois  2,8 mois 
>6 semaines  481  75,4 % (46) 
>8 semaines  317  50,8 % (31) 
T3IRM  11,3 % (77) 
IRM blanches  15,4 % (105)  26,2 % (16) 



Légende :
Valeurs entre parenthèses : n . SA : surveillance active.



Tableau 3 - Analyse anatomopathologique des pièces de prostatectomie radicale.
  SurAcaP  Hors SurAcaP  p  
  % (n =61)  % (n =620)   
pT2A  26,2 (16)  10 (62)  0,00033 
pT2B  9,8 (6)  10,2 (63)  NS 
pT2C  55,7 (34)  47,4 (294)  NS 
pT3A  8,2 (5)  22,7 (141)  0,013 
pT3B  0  7,9 (49)  0,043 
 
Gleason 5  16,5 (10)  7,2 (45)  0,024 
Gleason 6  44,3 (27)  39,7 (246)  NS 
Gleason 7  34,3 (21)  44,8 (278)  NS 
Gleason 8  4,9 (3)  5,5 (34)  NS 
Gleason 9  0  2,1 (13)  NS 
 
Volume>0,5 cm3=seul critère de tumeur significative +  44,3 (27)  69,5 (431)  0,0001 
 
Tumeur latente  14,7 (9)  8,1 (50)  NS 



Légende :
En gras : critères de tumeur significative.



Tableau 4 - Valeur du signe « T3IRM » dans la détection d’une extension extraprostatique.
T3IRM  Population d’étude  SurAcaP 
n   681  61 
Prévalence (%)  28,80  8,20 
Sensibilité (%)  28,60  0,00 
Spécificité (%)  95,30  100,00 
VPP (%)  70,90  N/A 
VPN (%)  76,70  91,80 
Accuracy (%)  76,10  91,80 



Légende :
Prévalence : fréquence des pT3.



Tableau 5 - Performances du signe NSP>1.
T3IRM±NSP> Population d’étude  SurAcaP 
681  61 
Prévalence (%)  91,30  85,20 
Sensibilité (%)  86  76,90 
Spécificité (%)  49,10  33,30 
VPP (%)  94,70  86,70 
VPN (%)  25  20 
Accuracy (%)  82,80  70,50 



Légende :
Prévalence : fréquence des tumeurs significatives.



Tableau 6 - Performances du signe NSP>2.
T3IRM±NSP> Population d’étude  SurAcaP 
n   681  61 
Prévalence (%)  91,30  85,20 
Sensibilité (%)  60,40  38,50 
Spécificité (%)  81,40  77,80 
VPP (%)  97,20  90,90 
VPN (%)  16,30  17,90 
Accuracy (%)  62,30  44,30 



Légende :
Prévalence : fréquence des tumeurs significatives.


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