Anomalies des organes génitaux internes masculins et retentissement sur la fertilité

05 décembre 2001

Mots clés : malformation, testicule, épididyme, déférent, infertilité
Auteurs : FONTAINE E, JARDIN A
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 729-732
Les malformations des organes génitaux internes (OGI) sont rares. En revanche, leur retentissement sur la fertilité est fréquent. La stérilité concerne environ 15% des couples dans les pays industrialisés. Dans 55 à 60% des cas, il existe un facteur masculin isolé ou associé à un facteur féminin. Une azoospermie est retrouvé dans 10 à 30% des cas de stérilité d'origine masculine. Elle est obstructive dans 1,5 à 7,4% selon les séries.
L'infertilité liée à des anomalies des organes génitaux internes est rare (estimé à 2% des stérilités d'origine masculine). Elle est dans la grande majorité des cas due à une azoospermie obstructive (ou une oligozoospermie sévère), avec un volume d'éjaculat faible et une concentration de fructose effondrée. L'examen clinique et l'échographie endo-rectale permettent un diagnostic précis dans la majorité des cas. En cas d'atteinte distale, l'IRM permet de bien détailler les anomalies du carrefour uro-génital. La vésiculo-déférentographie est rarement nécessaire et sera le plus souvent intégrée dans une éventuelle stratégie chirurgicale.