Amélioration du pronostic et du traitement de l'hydronéphrose par maladie de jonction pyélo-urétérale chez l'enfant

16 juillet 2001

Mots clés : malformation de la voie urinaire supérieure, hydronéphrose congénitale, chirurgie réparatrice, Pyéloplastie, Enfant
Auteurs : Frering V, Sabatier E, Takvorian P, Dodat H
Référence : Prog Urol, 1991, 1, 1000-1005
180 hydronéphroses par syndrome de jonction pyélo-urétérale chez 162 nourrissons et enfants de 1 jour à 15 ans nous ont été confiées. En dehors de 9 abstentions (type I ou II) et de 7 néphrectomies temporaires), 164 résections de jonction avec anastomose pyélo-urétérale ont été réalisées, dont 51 avec plastie associée du bassinet. Le drainage interne avec sonde trans-anastomotique sortant par néphrostomie mise en place 81 fois a donné lieu à 5 complications mécaniques. L'absence de drainage n'a entraîné que 3 fistules dont 2 qui ont guéri rapidement après la montée d'une sonde urétérale par endoscopie. Sur 160 cas contrôlés, 6 échecs ont été repris avec succès, 5 fois par anastomose pyélo-urétérale itérative, 1 fois par urétéro-calicostomie. Il ressort de cette étude que le traitement précoce grâce au diagnostic échographique anténatal améliore le pronostic. La scintigraphie avec test au furosémide permet de préciser l'indication chirurgicale dans les cas limites, et de préciser en période post-opératoire s'il existe ou non un obstacle résiduel en cas de persistance d'une dilatation pyélique. La voie d'abord postérieure et l'absence de drainage interne simplifient le traitement et les suites, améliorent le confort des opérés et limitent à 5 jours la durée de l'hospitalisation.