Tumeur urothéliale de vessie chez le patient « fragile »

29 mai 2010

Mots clés : carcinome urothélial, Cancer de vessie, M-VAC, Cisplatine, Gemcitabine, Métastase, Chimiotherapie, radiothérapie
Auteurs : P. Mongiat-Artus, C. Pfister, C. Théodore, R. De Crevoisier, J. Guillotreau
Référence : Prog Urol, 2010, 20, S54-S56, suppl. 1
Pour les tumeurs urothéliales de vessie, l’indication du traitement adjuvant est basée sur le risque de récidive et sur les comorbidités (fonction rénale altérée). Le facteur pronostique principal est le statut ganglionnaire (N+ = mauvais facteur pronostic). Il existe un faible niveau de preuve pour la chimiothérapie postopératoire. Deux protocoles adjuvants sont utilisés (MVAC ou GC). Chez les patients dits « unfit » (contre indication au cisplatine du fait de l’altération de leur état général et/ou de leur fonction rénale), on peut proposer l’association gemcitabine-taxanes mais cela reste encore en évaluation. Concernant la radiothérapie adjuvante pour marges chirurgicales positives, l’indication dépend du risque métastatique. L’association RT-CT concomitante peut être considérée comme une alternative à la chirurgie d’exérèse pour les patients demandeurs, refusant la cystectomie après une information pertinente ou inopérables pour des raisons médicales. Cependant, les critères d’inclusion sont très sélectifs.