Le traitement des récidives biologiques après traitement du cancer de la prostate localisé

02 juillet 2004

Mots clés : cancer de prostate, Récidive, Traitement
Auteurs : Marc ZERBIB
Référence : Progrès FMC, 2004, 14, 2, 19-21
  • Après échec d'une prostatectomie radicale :
    Rappelons que l'on définit l'échec biochimique par une élévation du PSA au dessus de 0.2 ng/ml et croissante à deux dosages successifs.
    • La radiothérapie « de sauvetage » différée est indiquée entre 0,5 et 1ng/ml si le score de Gleason est ¾ 7, avec pénétration capsulaire ou marges positives et un PSA augmentant au delà de deux ans ou avec un temps de doublement supérieur à 11 mois. Rappelons qu'il n'y a pas de place pour la radiothérapie adjuvante immédiate ou de rattrapage différée en cas de score de Gleason > ou = à 8, d'envahissement des vésicules séminales ou de patients N+.
    • L'hormonothérapie continue ou intermittente a son indication en cas d'échec d'une radiothérapie « de sauvetage » ou si le PSA augmente dans un délai inférieur à deux ans ou présente un temps de doublement inférieur à 11 mois et s'il s'agit de patients ayant un score de Gleason > ou = à 8 , un envahissement des vésicules séminales ou un envahissement ganglionnaire. A noter que pour ce type de patients à haut risque de récidive locale et/ou surtout de métastases, de nouveaux protocoles associant l'hormonothérapie immédiate et la chimiothérapie sont en cours et apporteront dans quelques années des réponses extrêmement utiles aux cliniciens.
  • Après échec de la radiothérapie externe :
    • A. Quand les patients n'atteignent pas un Nadir inférieur à 0.5 ng/ml et présentent une ascension croissante du PSA selon les critères de l'Astro.
    • B. Comment ?
      • par une prostatectomie «de sauvetage» s'il s'agit de patients jeunes sans signe d'extension à distance et acceptant les risques d'incontinence et d'impuissance d'une telle chirurgie.
      • par des ultrasons focalisés (Ablatherm®) ou par une curiethérapie de rattrapage dans le cadre uniquement de protocoles d'essais cliniques.
      • par une hormonothérapie continue ou intermittente qui est indiquée à tout moment pour normaliser le PSA quand celui-ci a atteint son taux initial d'avant la radiothérapie