Éditorial

09 avril 2009

Auteurs : Laurent Salomon
Référence : Progrès FMC, 2010, 20, 1, F1
Dans ce nouveau numéro de Progrès FMC, vous trouverez des mises au point en cancérologie dont l’usage vous sera quotidien. Bertrand Tombal précise les indications de blocage androgénique complet : en accord avec les méta-analyses, l’association agoniste de la LH–RH–anti-androgène non stéroïdien devrait être réservée aux patients présentant un cancer de prostate métastatique dont l’espérance de vie est supérieure à deux ans. Il s’agit donc d’une « niche » thérapeutique dont les indications sont à tempérer avec les effets secondaires du traitement.
L’IRM devient l’examen de choix du cancer de prostate, aussi bien dans le bilan d’un patient avec des biopsies négatives, d’un cancer de prostate au stade localisé que dans la recherche de métastases ganglionnaires ou métastatiques. François Cornud nous expose les nouveaux développements de l’IRM associant injection de gadolinium, imagerie de diffusion et spectroscopie. Ces techniques qui ne sont pas encore diffusées dans l’ensemble des services de radiologie pourraient encore se développer avec les aimants 3 Tesla.
Il est connu des urologues que les tumeurs des voies excrétrices urinaires sont liées au tabagisme. Mais ils oublient que certaines expositions professionnelles peuvent conduire à leur reconnaissance et leur prise en charge en tant que maladie professionnelle. Pascal Andujar et Jean-Claude Pairon rappellent les différents agents carcinogènes et les différents métiers exposés à ces agents, ainsi que la manière d’établir la reconnaissance de cette pathologie en tant que maladie professionnelle. La toute première étape consiste déjà à demander systématiquement quelle profession a exercé ou exerce votre patient, élément d’interrogatoire indispensable !
Les anti-angiogéniques ont révolutionné la prise en charge du cancer du rein au stade métastatique et vont faire partie de l’arsenal thérapeutique de ce cancer par l’urologue en traitement néo-adjuvant ou adjuvant. Frédéric Thibault nous décrit les différents effets secondaires de l’un d’entre eux, le sunitibib, ainsi que la manière de les prendre en charge. Il est indispensable que ces effets soient connus de l’urologue, l’administration de ces thérapeutiques ne devant pas relever uniquement des compétences de l’oncologue.
Enfin, Vidal Azancot, Guillaume Ploussard et Evangelos Xylinas ont résumé pour vous l’essentiel du dernier congrès de l’AFU qui s’est tenu Porte Maillot en novembre 2009.
Bonne lecture !