Curage lymphonodal rétropéritonéal pour cancer du testicule et troubles génito-sexuels : une étude rétrospective

14 octobre 2001

Mots clés : Cancer du testicule, curage ganglionnaire rétropéritonéal, Éjaculation
Auteurs : CASTELLI E, TERRONE C, DE LUCA S, ROCCA ROSSETTI S
Référence : Prog Urol, 2000, 10, 578-582
But:Evaluer à partir d'une étude rétrospective les conséquences génito-sexuelles des curages lymphonodaux pour cancer du testicule Patients et Méthodes:Entre 1983 et 1998, 41 patients atteint d'un cancer du testicule ont été pris en charge dans notre institution pour curage lymphonodal rétropéritonéal. L'âge moyen était de 29 ans (extrêmes : 18 - 58 ans). L'évaluation préopératoire a comporté une tomodensitométrie abdominale, une radiographie pulmonaire, un dosage des différents marqueurs sériques (alpha foetoprotéine, beta HCG, LDH). Le curage a été bilatéral dans 14 cas, unilatéral droit dans 6 cas et unilatéral gauche dans 7 cas. Une préservation nerveuse a été tentée dans 14 cas. L'éjaculation post opératoire a pu être étudiée chez 39 patients, deux patients étant décédés de dissémination métastatique. Le recul moyen lors de l'évaluation était de 64 mois (extrêmes : 5 - 182). Par ailleurs 21 patients ont eu un spermogramme en préopératoire et 19 en post opératoire. Résultats:Les curages bilatéraux ont entraîné une perte d'éjaculation dans 67% des cas (8/12). Les curages unilatéraux droit et gauche ont permis un maintien de l'éjaculation dans 100% (6/6) et 57% (4/7) des cas respectivement. Lorsqu'une technique de préservation nerveuse a été utilisée, tous les patients ont conservé des éjaculations normales en post opératoire (14/14). Nous n'avons pas constaté de modification concernant le nombre de spermatozoïdes ou la motilité des spermatozoïdes (143.0 + 124.0 x 106 contre 128.2 + 72.0 x 106 p> 0,05 ; 40,7 ± 17,6% contre 48,0 + 15,5 %, p> 0,05). Le taux de survie global est de 95%. Aucun des patients qui ont eu un curage unilatéral ou avec préservation nerveuse ont récidivé. Conclusion: la simplification des curages lymphonodaux rétropéritonéaux a permis d'en réduire la morbidité génito-sexuelle sans affecter le pronostic carcinologique.