Base bibliographique

Sommaire :

Cancers de la vessie chez les patients neurologiques : analyse d'une série monocentrique
Bladder cancer in neurological patients : analysis of a single-centre series
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1333-1336

Objectif : Rapporter la prévalence, les étiologies et l'évolution des cancers de la vessie dans notre population de patients neurologiques.
Matériels et méthodes : Les dossiers des 1825 patients neurologiques suivis dans notre service entre 2000 et 2006 ont été revus rétrospectivement. En cas de tumeur vésicale, les données suivantes ont été relevées : âge, sexe, tabagisme, étiologie de la maladie neurologique, mode de vidange vésical, durée d'évolution de la vessie neurologique, mode de découverte, type histologique, grade, stade TNM, traitement entrepris et évolution.
Résultats : Huit patients (0,44%) neurologiques ont eu un cancer de la vessie. L'âge moyen a été de 58,8 ± 13,7 ans (36-72). Le rapport homme/femme a été de 3. Les vessies neurologiques concernaient : des blessures médullaires (n=4), une sclérose en plaque (n=1), un spina bifida (n=1), une paraplégie spastique familiale (n=1) et un syndrome périphérique idiopathique (n=1). Trois cas de cancers épidermoides (37,5%) ont été diagnostiqués. Sept tumeurs étaient de haut grade et 7 étaient invasives ( pT2). Le recul moyen a été de 27,8 ± 23,5 mois (14-71). Trois patients étaient décédés.
Conclusion : Les cancers de la vessie chez les patients neurologiques avaient une incidence proche de celle de la population générale. En revanche, il y avait davantage de carcinomes épidermoides invasifs d'emblée, nécessitant des traitements agressifs. Pour autant, seul le GENULF a publié à ce jour un protocole de surveillance adapté à cette population basé sur une cystoscopie/cytologie annuelle au-delà de 15 ans d'évolution.

Objective: To report the prevalence, aetiologies and course of bladder cancer in our population of neurological patients.
Materials and methods: The case files of 1,825 neurological patients followed in our department between 2000 and 2006 were retrospectively reviewed. The following data were recorded in patients with bladder tumour : age, gender, smoking, aetiology of the neurological disease, voiding mode, history of neurogenic bladder, mode of discovery, histological type, grade, TNM stage, treatment and outcome.
Results: Eight neurological patients (0.44%) developed bladder cancer. The mean age was 58.8 13.7 years (range : 36-72 years). The male/female sex ratio was 3. Neurogenic bladder was due to: spinal cord injury (n = 4), multiple sclerosis (n = 1), spina bifida (n = 1), familial spastic paraplegia (n = 1) and idiopathic peripheral syndrome (n = 1). Three cases of squamous cell carcinoma (37.5%) were diagnosed. Seven tumours were high grade and 7 were invasive ( pT2). The mean follow-up was 27.8 ± 23.5 months (range: 14-71 months). Three patients have died.
Conclusion: The incidence of bladder cancer in neurological patients is similar to that of the general population. However, more immediately invasive squamous cell carcinomas are observed, requiring aggressive treatment, but no consensus concerning a surveillance protocol adapted to this population has been published.

Mots clés:
Cancer de vessie / cancer urothélial / cancer épidermoide / vessie neurologique / blessé médullaire
Mots-clés:
Bladder carcinoma / transitional cell / squamous cell / Neurogenic bladder / spinal cord injury
Chirurgie du phéochromocytome par laparoscopie rétropéritonéale :analyse de la morbidité et de l'instabilité hémodynamique
Retroperitoneal laparoscopic surgery for phaeochromocytoma: analysis of morbidity and haemodynamic instability
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1319-1323

But : Etudier la morbidité et les paramètres hémodynamiques sur une série consécutive de surrénalectomies réalisées pour phéochromocytome par voie de laparoscopie rétropéritonéale.
Matériel et méthodes : Vingt troix phéochromocytomes chez 20 patients ont été traités par laparoscopie rétropéritonéale en chirurgie réglée, et constituent notre population d'étude. Les paramètres étudiés ont été : en per-opératoire : durée opératoire, pertes sanguines, pression artérielle, fréquence cardiaque, et en postopératoire : les complications infectieuses, hémorragiques et thromboemboliques.
Résultats : La durée opératoire moyenne a été de 156 minutes (105-224). Les pertes sanguines moyennes ont été de 58 mL (0-300). En peropératoire, 15% des patients ont présenté un pic de PAS > 220 mm Hg et 70% un pic de PAS > 200 mm Hg. A l'opposé, 20% des patients ont présenté un nadir de PAS < 60 mm Hg. Aucun patient n'a eu un nadir inférieur à 40 mmHg. Une hémorragie peropératoire est survenue (4.3%). Trois complications post-opératoires (une détresse respiratoire, un choc hémorragique, un abcès) sont survenues (13%).
Conclusion : La chirurgie laparoscopique pour phéochromocytome expose à une instabilité hémodynamique. En conséquence, il demeure préférable de réaliser la chirurgie du phéochromocytome dans des centres d'expertise (chirurgicale, anesthésique et endocrinologique).

Objective: To study the morbidity and haemodynamic parameters on a consecutive series of adrenalectomies performed for phaeochromocytoma by retroperitoneal laparoscopy.
Material and Methods: The study population comprised 23 phaeochromocytomas in 20 patients treated by controlled retroperitoneal laparoscopic surgery. The following parameters were studied: intraoperatively : operating time, blood loss, blood pressure, heart rate, and postoperatively : infectious, haemorrhagic and thromboembolic complications.
Results: The mean operating time was 156 minutes (range : 105-224). Mean blood loss was 58 ml (range : 0-300). Intraoperatively, 15% of patients presented a peak SBP > 220 mmHg and 70% presented a peak SBP > 200 mmHg. In contrast, 20% of patients presented a nadir SBP < 60 mmHg, but no patient presented a nadir SBP less than 40 mmHg. One case of intraoperative haemorrhage was observed (4.3%). Three postoperative complications (1 case of respiratory distress, 1 case of haemorrhagic shock, and 1 abscess) were observed (13%).
Conclusion: Laparoscopic surgery for phaeochromocytoma is associated with a risk of haemodynamic instability. Phaeochromocytoma surgery should therefore continue to be performed in specialized centres (surgical, anaesthetic and endocrinological).

Mots clés:
surrénale / Tumeur / laparoscopie / morbidité
Mots-clés:
Adrenalectomy / Laparoscopy / pheochromocytoma
Résultats carcinologiques de la néphro-uretérectomie totale comparant les voies d'abord laparoscopique et chirurgicale ouverte
Comparison of the oncological results of laparoscopic and open surgical total nephroureterectomy
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1328-1332

But : Analyser les résultats carcinologiques à moyen terme de la néphro-uretérectomie totale pour tumeur urothéliale des voies excrétrices supérieures (TVES) selon la voie d'abord : laparoscopique contre chirurgicale ouverte.
Matériel : Etude rétrospective incluant 38 patients consécutifs ont été opérés dans notre service d'une néphro-uretérectomie totale pour TVES. Les patients ont été classés en 2 groupes en fonction de la voie d'abord : groupe 1 (19 patients) libération du rein ± de l'uretère distal par voie laparoscopique et groupe 2 (19 patients) chirurgie ouverte du rein et de l'uretère.
Résultats : Les deux groupes ont été comparables en ce qui concerne le terrain et les données anatomo-pathologiques. Le suivi moyen a été de 27 ± 22 mois (3-77 mois). Durant ce suivi, 9 patients (23,7%) sont décédés de l'évolution de leur tumeur urothéliale. Une récidive locale a été observée dans 6 cas (15,8%), une récidive vésicale dans 14 cas (36,8%) et une récidive métastatique dans 4 cas (11,4%). La technique opératoire (laparoscopique contre chirurgicale ouverte) n'a pas influencé la survie globale (p=0,5339), ni les survies sans récidive : locale (p=0,4503), vésicale (p=0,8224) ou métastatique (p=0,8932).
Conclusion : Les résultats carcinologiques à moyen terme de la néphro-uretérectomie totale laparoscopique pour TVES ont été comparables à ceux de la voie chirurgicale ouverte.

Objective: To analyse the medium-term oncological results of total nephroureterectomy for upper tract urothelial tumour according to the surgical approach: laparoscopy or open surgery.
Material: Retrospective study including 38 consecutive patients undergoing total nephroureterectomy for upper tract urothelial tumour in our department. Patients were classified into 2 groups according to the surgical approach: Group 1 (19 patients) laparoscopic release of the kidney ± distal ureter and Group 2 (19 patients) open surgery of the kidney and ureter.
Results: The two groups were comparable in terms of clinical context and histology. The mean follow-up was 27 ± 22 months (range: 3-77 months). During this follow-up, 9 patients (23.7%) died from progression of their urothelial tumour. A local recurrence was observed in 6 cases (15.8%), a bladder recurrence was observed in 14 cases (36.8%) and metastatic recurrence was observed in 4 cases (11.4%). The operative technique (laparoscopy versus open surgery) did not influence overall survival (p = 0.5339), or local (p = 0.4503), bladder (p = 0.8224) or metastatic (p = 0.8932) recurrence-free survival.
Conclusion: The medium-term oncological results of laparoscopic total nephroureterectomy for upper tract urothelial tumour were comparable to those of open surgery.

Mots clés:
laparoscopie / Néphro-urétérectomie / cancer urothélial
Mots-clés:
Laparoscopy / Nephroureterectomy / transitionnal cell carcinoma / Renal pelvis / ureter
Biopsies prostatiques sous guidage échographique 3 dimensions et temps réel (4D) sur fantôme. Etude comparative contre guidage 2D
Real-time three-dimensional (4D) ultrasound-guided prostatic biopsies on a phantom. Comparative study versus 2D guidance
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1337-1342

Objectif : L'objectif de l'étude était de définir la valeur ajoutée du guidage échographique temps réel en 3 dimensions (4D) des biopsies sur un fantôme de prostate en terme de précision de localisation et de distribution.
Méthodes : Un fantôme de prostate a été réalisé. Un échographe 3D temps réel couplé à une sonde endorectale volumique 5.9 MHz a été utilisé. Quatorze opérateurs ont réalisé 336 biopsies en 2D puis en 4D selon un protocole 12 biopsies. Le trajet de biopsies a été modélisé par segmentation dans un volume échographique 3D. Un logiciel spécifique a permis la visualisation des trajets de biopsie dans la prostate de référence et d'évaluer la zone ponctionnée. Une étude comparative a été réalisée afin de déterminer l'intérêt apporté par la ponction en 4 D par rapport au 2D en évaluant la précision des points d'entrée et de cible. La distribution était évaluée par la mesure du volume exploré et par un rapport de redondance des points biopsiés.
Résultats : La précision de réalisation selon le protocole était améliorée de façon significative en 4D (p=0,037). Il n'a pas été montré une augmentation du volume biopsié ou une amélioration de la répartition des biopsies en 4D par rapport au 2D.
Conclusion : La méthode de biopsies de prostate par guidage échographique 3D temps-réel semble montrer sur modèle synthétique une amélioration dans la précision localisatrice et dans la faculté à reproduire un protocole. La répartition des biopsies n'a pas semblé améliorée.

Objective: The objective of this study was to determine the added value of real-time three-dimensional (4D) ultrasound guidance of prostatic biopsies on a prostate phantom in terms of the precision of guidance and distribution.
Methods: A prostate phantom was constructed. A real-time 3D ultrasonograph connected to a transrectal 5.9 MHz volumic transducer was used. Fourteen operators performed 336 biopsies with 2D guidance then 4D guidance according to a 12-biopsy protocol. Biopsy tracts were modelled by segmentation in a 3D ultrasound volume. Specific software allowed visualization of biopsy tracts in the reference prostate and evaluated the zone biopsied. A comparative study was performed to determine the added value of 4D guidance compared to 2D guidance by evaluating the precision of entry points and target points. The distribution was evaluated by measuring the volume investigated and by a redundancy ratio of the biopsy points.
Results: The precision of the biopsy protocol was significantly improved by 4D guidance (p = 0.037). No increase of the biopsy volume and no improvement of the distribution of biopsies were observed with 4D compared to 2D guidance.
Conclusion: The real-time 3D ultrasound-guided prostate biopsy technique on a phantom model appears to improve the precision and reproducibility of a biopsy protocol, but the distribution of biopsies does not appear to be improved.

Mots clés:
biopsies de prostate / cancer de prostate / Diagnostic / échographie 3D / simulation
Mots-clés:
prostatic biopsies / Prostate cancer / Diagnosis / 3D ultrasound / simulation
Cancer de prostate : étude comparative stade T1a et stade T1b
Prostate cancer : comparative study of stage T1a and stage T1b
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1343-1346

But : Comparer les profils épidémiologiques et les facteurs histopronostiques des deux groupes de cancer de prostate : T1a et T1b.
Matériels et méthodes : Entre janvier 1996 et décembre 2005, 1359 patients ont été opérés pour hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) dans notre service d'urologie. Tous les patients avaient un taux de PSA inférieur à 4 ng/ml, une HBP au toucher rectal et homogène à l'échographie prostatique. Notre population de cancer a étérépartie en groupe 1 (cancer de stade T1a) et groupe 2 (cancer de stade T1b). Les paramètres étudiés ont été l'âge au diagnostic, la valeur de PSA, le volume du tissu prostatique prélevé (par résection ou énucléation), les données anatomopathologiques.
Résultats : Parmi les 1359 patients opérés (762 résection endoscopique et 597 adénomectomie transvésicale), 44 (3,23%) avaient un cancer de prostate. Le groupe 1 comportait 18 patients (40,9%) et le groupe 2, 26 patients (59,1%). Dans le groupe 1, l'âge moyen était de 74,7 ans, le taux moyen de PSA de 2,36 ng/ml et le volume prostatique de 37,16 ml. Les valeurs correspondantes pour le groupe 2, étaient respectivement 74,4 ans, 3,11ng/ml et 26,3ml. Le score de Gleason était faible (2-4 et 5-6) et aucun grade 4 n'a été observé pour tous les patients du groupe 1, alors que 50% des patients du groupe 2 avaient un score élevé (7-10).
Conclusion : L'incidence du cancer de prostate de stade T1a et T1b est faible. Celle-ci est expliquée par l'usage de plus en plus systématique du PSA. Les volumes de la prostate et de la zone de transition n'influencent pas le taux détection du cancer de stade T1a et T1b. Le cancer T1b est de plus mauvais pronostic que le cancer de stade T1a.

Objective: To compare the epidemiological profiles and histoprognostic factors of two groups of prostate cancer : T1a versus T1b.
Materials and Methods: Between January 1996 and December 2005, 1,359 patients were operated for benign prostatic hyperplasia (BPH) in our urology department. All patients had a PSA less than 4 ng/ml, an adenomatous prostate on digital rectal examination with a homogeneous appearance on prostatic ultrasonography. The population of patients with prostate cancer was classified into group 1 (stage T1a) and group 2 (stage T1b). The following parameters were studied: age at diagnosis, PSA, volume of prostatic tissue removed (by resection or enucleation), histological findings.
Results: In this series of 1,359 operated patients (762 by endoscopic resection and 597 by transvesical prostatectomy), 44 (3.23%) had prostate cancer. Group 1 comprised 18 patients (40.9%) and group 2 comprised 26 patients (59.1%). Group 1 had a mean age of 74.7 years, a mean PSA of 2.36 ng/ml and a mean prostatic volume of 37.16 ml. Corresponding values for group 2 were 74.4 years, 3.11 ng/ml and 26.3 ml, respectively. The Gleason score was low (2-4 and 5-6) and no grade 4 was observed for any of the patients of group 1, while 50% of patients of group 2 had a high Gleason score (7-10).
Conclusion: The incidence of stage T1a and T1b prostate cancer is low due to the increasingly systematic use of PSA. The volume of the prostate and transitional zone does not influence the stage T1a and T1b prostate cancer detection rate. T1b cancer has a poorer prognosis than stage T1a cancer.

Mots clés:
prostate / Cancer / stade T1a-T1b / Anatomopathologie / Pronostic
Mots-clés:
prostate / Cancer / stage T1a-T1b / Histology / prognosis
Discours inaugural du 100ème Congrès Français d'Urologie
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1388-1393

Vanité des éloges

Mots clés:
100eme congrès / discours inaugural
Etude française prospective multicentrique de l'utilisation des ballons ACT® pour le traitement de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme
French multicentre prospective study of the use of ACT® balloons (Uromedica, Inc., Plymouth, MIN, USA ; Medtronic, Minneapolis, USA) for the treatment of female stress urinary incontinence
2008
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1372-1377

But : Evaluer dans une étude française prospective multicentrique l'efficacité et la faisabilité de la mise en place des ballons ACT® (Adjustable Continence Therapy) dans la prise en charge de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme (IUE).
Matériels et méthodes : Le système ACT® comprend deux ballons ajustables qui sont implantés de part et d'autre du col vésical dans l'objectif de rétablir une continence correcte. La faisabilité de cette technique a été éva-luée en péri-opératoire. Les événement indésirables ont été collectés pour évaluer la technique. L'évaluation de l'efficacité a été faite par entretiens individuels pour noter l'importance de l'incontinence (port de protections et questionnaire de qualité de vie (I-QoL)) et par un test à la toux sur table (DVST).
Résultats : Soixante huit patientes ayant une IUE ont été incluses. La durée moyenne opératoire a été de 31.8 ± 11.7 minutes. 91% des implantations n'ont pas présenté de difficultés particulières. L'évaluation des pa-tientes (recul moyen 2 ans) après implantation a mis en évidence une nette amélioration de leur incontinence (87%), DVST (85%) et I-Qol (score 75/100). Dix huit patientes ont été explantées pour différentes raisons ; 6 d'entre elles ont pu avoir une nouvelle implantation. Huit patientes ont été explantées à leur demande compte tenu d'une absence complète d'efficacité.
Conclusion : L'implantation de ballons ACT® est une nouvelle technique faiblement invasive et réversible et pro-metteuse, pour la prise en charge de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme.

Objective: French multicentre prospective study to evaluate the efficacy and feasibility of ACT (Adjustable Continence Therapy) balloons for the management of female stress urinary incontinence (SUI).
Materials and Methods: The ACT system comprises two adjustable balloons implanted on either side of the bladder neck in order to restore continence. The feasibility of this technique was evaluated perioperatively. Adverse events were recorded to evaluate the acceptability of the technique. Evaluation of efficacy was based on individual interviews to determine the severity of incontinence (use of pads and quality of life questionnaire (I-QoL)) and by Direct Visual Stress Testing (DVST).
Results: 68 patients with SUI were included. The mean operating time was 31.8 ± 11.7 minutes. The ACT was implanted with no particular difficulties in 91% of cases. Evaluation of patients (mean follow-up: 2 years) after implantation revealed a marked improvement of incontinence (87%), DVST (85%) and I-Qol (score: 75/100). The ACT was removed in 18 patients for various reasons and was reimplanted in 6 cases. The ACT was removed in 8 patients at their request due to complete absence of efficacy.
Conclusion: ACT balloon implantation is a new, reversible and promising minimally invasive technique for the management of female stress urinary incontinence. The possibility of percutaneous adjustment of the size of the balloons according to clinical efficacy appears to be an essential advantage of this technique.

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / insuffisance sphinctérienne / biomatériau / Vessie / ballon ACT
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / efficacy / safety / Sphincter incompetence / biomaterial
Etude sur l'efficacité et les complications à moyen terme de 41 implantations de neuromodulateur des racines sacrées (Interstim™, Medtronic, USA) dans les troubles urinaires réfractaires
Study of the efficacy and medium-term complications of 41 sacral nerve neurostimulators (Interstim™, Medtronic, USA) in refractory urinary disorders.
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1355-1361

But : Etude rétrospective monocentrique de suivi (efficacité à court et moyen terme, complications, révisions) des patients traités pour troubles urinaires réfractaires par implantation d'un neuromodulateur des racines sacrées (Interstim™, Medtronic, USA).
Matériel et méthode : Soixante dix neuf patients souffrant de troubles urinaires réfractaires ont bénéficié d'un test de stimulation des racines sacrées entre 1999 et 2005. Parmi eux 41 ont été implantés. Les patients ont été évalués par un calendrier mictionnel, un score MHU, et un bilan urodynamique.
Résultats : Le suivi moyen était de 20,5 mois. Une amélioration significative des paramètres du calendrier mictionnel, du MHU, était notée à 6, 12, et 24 mois de recul. A 20,5 mois 22 (54%) patients étaient considérés comme des échecs, dont 3 patients explantés. Cinq patients étaient classés succès, et 14 améliorés, soit 19 (46%) succès/amélioration à 20,5 mois de recul. Seule une ancienneté des symptômes de moins de 5 ans avant l'implantation est retrouvée comme facteur prédictif de succès. Soixante dix pourcent des patients ont présenté une complication. La douleur était retrouvée chez plus de la moitié des patients à un moment de leur suivi. Quatre infections ont été recensées dont une ayant nécessité une explantation. Dix problèmes techniques à cause de désactivation accidentelle ou d'interférences avec un champ magnétique ont été retrouvés. Sept patients (17%) ont nécessité une révision, 3 repositionnements d'électrodes pour inefficacité, 4 changements de position du boïtier.
Conclusion : La neuromodulation est un traitement efficace dans les troubles urinaires réfractaires chez plus de 45% des patients implantés, avec néanmoins un effet qui semble diminuer dans le temps. Nos résultats sont moins bons que ceux décrits dans la littérature, mais les critères de jugement sont plus sévères. Un fort taux de complications, essentiellement douloureuses est recensé, mais la plupart ne nécessitent qu'une prise en charge symptomatique. Cette technique reste néanmoins une bonne alternative à la prise en charge chirurgicale lourde dans des pathologies fonctionnelles.

Objective: Single-centre retrospective follow-up study (short-term and medium-term efficacy, complications, revisions) of patients treated for refractory urinary disorders by sacral nerve neurostimulation (Interstim™, Medtronic, USA).
Material and method: A sacral nerve neurostimulation screening test was performed in 79 patients with refractory urinary disorders between 1999 and 2005 and a neurostimulator was implanted in 41 of these patients. Patients were evaluated by bladder diary, MHU urinary disability score, and urodynamic assessment.
Results: The mean follow-up was 20.5 months. A significant improvement of bladder diary parameters and MHU urinary disability score was observed at 6, 12, and 24 months of follow-up. At 20.5 months, 22 (54%) patients were considered to be failures and 3 were explanted. Five patients were considered to be a success, and 14 were improved, i.e. 19 (46%) success/improvement at 20.5 months of follow-up. The only predictive factor of success was a history of symptoms lasting less than 5 years before neurostimulator implantation. A complication was observed in 70% of patients. More than one half of patients reported pain at some time during follow-up. Four infections were observed, one of which required explantation. Ten technical problems due to accidental deactivation or interference with a magnetic field were observed. Seven patients (17%) required revision: repositioning of the leads due to inefficacy in 3 cases, and change of position of the device in 4 cases.
Conclusion: Sacral nerve neurostimulation is an effective treatment in refractory urinary disorders in more than 45% of implanted patients, although this effect tends to wane over time. Our results are less favourable than those described in the literature, but were based on stricter endpoints. A high complication rate, mainly pain, was observed, but most required only symptomatic management. This technique nevertheless remains a good alternative to invasive surgical management of functional disorders.

Mots clés:
neuromodulation / racines sacrées / incontinence urinaire / pollakiurie / hyperactivité vésicale
Mots-clés:
sacral nerve neurostimulation / Urinary incontinence / Frequency / Overactive bladder
L'ectopie testiculaire transverse de l'enfant : à propos d'un cas
Transverse testicular ectopia in children : a case report
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1385-1387

L'ectopie testiculaire transverse est une anomalie rare de la migration testiculaire de l'enfant. Elle doit cependant être suspectée et recherchée devant l'association d'hernie inguinale et d'une cryptorchidie non palpable controlatérale, afin d'adopter une conduite à tenir adéquate en ayant soin d'éliminer notamment un syndrome de persistance des canaux de Müller.

Transverse testicular ectopia is a rare abnormality of testicular migration in children. However, it must be suspected and investigated in any child with inguinal hernia associated with non-palpable contralateral cryptorchidism to ensure appropriate management, after eliminating, in particular, persistent Müllerian duct syndrome.

Mots clés:
Ectopie testiculaire transverse / ectopie testiculaire croisée / Enfant / syndrome de persistance des canaux de Müller
Mots-clés:
transverse testicular ectopia / crossed testicular ectopia / children / persistent Müllerian duct syndrome
L'hémospermie par amylose des vésicules séminales.Traitement par vésiculectomie coelioscopique. A propos d'un cas
Haemospermia due to seminal vesicle amyloidosis. Treatment by laparoscopic vesiculectomy. A case report
2008
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1382-1384

L'amylose des vésicules séminales responsable d'hémospermie est rare. Nous rapportons le cas d'un patient de 42 ans qui avait une hémospermie récidivante depuis 2 ans, avec anomalies d'une vésicule séminale à l'échographie et à l'IRM, qui a justifié l'exérèse par voie coelioscopique. L'analyse histologique a mis en évidence une amylose localisée, d'origine inflammatoire. A 1 an, il n'y a pas eu de récidive. Il s'agit de la première observation publiée de vésiculectomie coelioscopique pour amylose.

Amyloidosis of the seminal vesicles is a rare cause of haemospermia. The authors report the case of a 42-year-old patient with recurrent haemospermia over a period of 2 years and abnormalities of one seminal vesicle on ultrasonography and MRI, justifying laparoscopic resection. Histological examination demonstrated localized amyloidosis, secondary to inflammation. No recurrence was observed with a follow-up of one.

Mots clés:
amylose / vésicules séminales / hémospermie / laparoscopie
Mots-clés:
amyloidosis / seminal vesicles / hemospermia
La néphrolithotomie percutanée "tubeless" : à propos de 37 cas
"Tubeless" percutaneous nephrolithotomy : a series of 37 cases
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1351-1354

Objectif : Evaluer l'intérêt et la faisabilité de la néphrolithotomie percutanée "tubeless" (sans sonde de néphrostomie postopératoire).
Matériel et Méthode : Etude prospective concernant 37 patients consécutifs opérés d'une néphrolithotomie percutanée (NLPC) "tubeless" entre 1998 et 2007 pour calcul rénale. Les critères d'inclusion pour cette technique étaient : un seul trajet de ponction, une intervention de durée < 2 heures, un nombre de calculs < ou égal à 3, de taille < ou égal à 25 mm, une extraction complète du ou des calculs et absence de saignement significatif dans les cavités rénales en fin d'intervention. Trente trois patients ont eu, au début de l'intervention, une mise en place d'une sonde urétérale Ch7. Quatre patients ayant une sonde double-J ont conservé leur sonde. A la fin de l'intervention, le trajet pariétal a été électrocoagulé par une anse à boule montée sur un résectoscope Ch26. Aucune sonde de néphrostomie n'a été mise en place et aucun produit hémostatique n'a été utilisé. Les complications, la durée d'hospitalisation, la durée opératoire, les pertes sanguines, les transfusions ainsi que l'intensité douloureuse ont été relevées.
Résultat : La taille moyenne des calculs était de 17,2 ± 6 mm. Le temps opératoire percutané moyen était de 72 ± 17 min. La durée d'hospitalisation moyenne était de 1,9 ± 1,3 jours (1 à 7 jours). Le taux de succès était de 95%. Le taux de complications était de 13,5%. Les complications étaient : deux cas de pyélonéphrite, un cas d'hématurie prolongée, un cas de colique néphrétique et un cas d'extravasation urinaire. La chute moyenne de l'hémoglobine était de 0,95 ± 0,65 g/dl (0 à 2 g/dl). L'intensité douloureuse moyenne évaluée par l'échelle visuelle analogique (EVA) était de 1,9 ± 1,1. Aucune transfusion sanguine n'a été relevée. La sonde urétérale a été retirée à J1 post opératoire chez 91% des patients ayant une sonde urétérale.
Conclusion : La néphrolithotomie percutanée "tubeless" a été une intervention efficace de faible morbidité et reproductible dans des cas bien définis avec des résultats satisfaisants.

Objective: To assess the value and feasibility of "tubeless" percutaneous nephrolithotomy (without postoperative nephrostomy tube).
Material and Method: Prospective study of 37 consecutive patients operated by "tubeless" percutaneous nephrolithotomy (PCNL) between 1998 and 2007 for renal stones. Inclusion criteria for this technique were: a single puncture tract, a procedure lasting less than 2 hours, < 3 stones with a diameter < 25 mm, complete extraction of all stones and no significant bleeding in the renal cavities at the end of the operation. A 7 Fr ureteric stent was inserted at the beginning of the operation in 33 patients and a double J stent was already present in the last four patients. All these stents were not remowed at the end of the procedure and the nephrostomy tract was electrocoagulated by a blunt electrocautery loop mounted on a 26 F resectoscope. No nephrostomy tube was left in place and no haemostatic product was used. Complications, length of hospital stay, operating time, blood loss, transfusions and intensity of pain were recorded.
Result: The mean stone diameter was 17.2 mm. The mean percutaneous operating time was 72 min. The mean length of hospital stay was 1.9 days (range: 1 to 7 days). The success rate was 95% and the complication rate was 13.5%. Complications were : two cases of pyelonephritis, one case of prolonged haematuria, one case of renal colic and one case of urinary extravasation. The mean decrease in haemoglobin was 0.95 g/dl (range: 0 to 2 g/dl). The mean intensity of pain evaluated by visual analogue scale (VAS) was 1.9. No blood transfusion was required. The ureteric stent was removed on postoperative D1 in 91% of patients with a stent.
Conclusion: "Tubeless" percutaneous nephrolithotomy is an effective and reproducible procedure with low morbidity that provides satisfactory results in selected cases.

Mots clés:
néphrolithotomie percutanée / Calcul
Mots-clés:
kidney stone / percutaneous / nephrolithotomy / tubeless
Métastases gastriques et duodénales de cancer du rein à cellulesconventionnelles
Gastric or duodenal metastases from clear cell renal cell carcinoma. Report of two cases and review of the literature
2008
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1305-1309

Introduction : Les métastases digestives gastriques ou duodénales d'un cancer du rein à cellules conventionnelles sont exceptionnelles. D'après les études autopsiques, l'incidence des métastases digestives est de 0,06 à 4% pour tous les cancers et de 0,2 et 0,7% pour les cancers du rein.
Objectif : Le but de cette revue a été de préciser la prise en charge diagnostique et thérapeutique de ces localisations rares à partir d'une revue de la littérature.
Résultats : Quinze cas de patients avec métastases gastriques ou duodénales de cancer du rein ont été retrouvés dans la littérature et sont ajoutés aux 2 cas que nous avons observés. Ces 17 cas consistaient en 5 métastases duodénales et 12 métastases gastriques et ont été décrits dans 14 articles (2 articles comportaient 2 et 3 cas). Les métastases étaient révélatrices du cancer dans 3 cas ou apparaissaient dans le suivi d'une néphrectomie dans 14 cas après un délai moyen de 6,6 ans (2 ans - 14 ans). Le nombre de sites métastatiques était en moyenne de 2,5 (1 - 5). Les symptômes révélateurs étaient dominés par les hémorragies digestives hautes ou basses (14 cas sur 17) ou une anémie (2 cas). Une fibroscopie gastrique était réalisée et permettait le diagnostic, le prélèvement pour l'anatomopathologiste et le contrôle de l'hémorragie à la phase aiguë. Pour les patients ayant une métastase unique et en bon état général, une gastrectomie était pratiquée en traitement complémentaire. Pour les patients avec des métastases multiples ou non opérables, le traitement consistait en soit une exérèse endoscopique, soit une embolisation de la métastase, soit une immunothérapie. Le délai de suivi court de 8,6 mois en moyenne (extrêmes 1 à 36 mois) ne permettait pas de conclure à un bénéfice du traitement chirurgical en termes de survie. La médiane de survie globale de ce groupe n'a pas été atteinte, mais elle est supérieure à 6 mois.
Conclusion : Un traitement chirurgical avec exérèse de la lésion métastatique doit être privilégié en cas de métastase unique et l'absence de contre-indication liée à l'état général. Dans les autres cas la résection endoscopique ou l'embolisation de la métastase peuvent être proposées, associées ou non à un traitement systémique par immunothérapie. Aucun de ces traitements n'a fait la preuve de sa supériorité dans cette indication en terme de survie. La place des traitements anti-tumoraux ciblés type anti-angiogénique n'a pas été évaluée.

Introduction: Gastric or duodenal metastases from clear cell renal cell carcinoma are exceptional. According to autopsy series, the incidence of gastrointestinal metastases is 0.06 to 4% for all cancers and 0.2 and 0.7% for renal cancers.
Objective: To define the diagnostic and therapeutic management of these rare sites in the light of 2 cases of gastric metastases from renal cancer seen in our institution and a review of the literature.
Results: These two patients with gastric or duodenal metastases from renal cancer can be added to the 15 cases found in the literature. These 17 cases consisted of 5 cases of duodenal metastases and 12 cases of gastric metastases and were described in 14 articles (2 articles comprised 2 and 3 cases, respectively). Metastases were the presenting sign of the cancer in 3 cases or occurred during follow-up after nephrectomy in 14 cases after a mean of 6.6 years (range: 2 years-14 years). The mean number of metastatic sites was 2.5 (range: 1-5). Presenting symptoms were mainly upper or lower gastrointestinal bleeding (14 out of 17 cases) or anaemia (2 cases). Gastroscopy established the diagnosis and allowed biopsies and control of acute bleeding. For patients with a solitary metastasis and in good general condition, gastrectomy was performed as complementary treatment. For patients with multiple or inoperable metastases, treatment consisted of either endoscopic resection, embolization of the metastasis, or immunotherapy. The benefit of surgery in terms of survival could not be demonstrated due to the short follow-up (mean: 8.6 months; range: 1 to 36 months). The median overall survival of this group has not been reached, but is greater than 6 months.
Conclusion: Surgical resection of the metastasis is the preferred treatment in the case of a solitary metastasis and absence of contraindication related to the general state. In the other cases, endoscopic resection or embolization of the metastasis can be proposed, with or without systemic immunotherapy. None of these treatments has been shown to be superior in terms of survival in this indication. The place of targeted anti-tumour treatments such as anti-angiogenic drugs has not been evaluated

Mots clés:
cancer du rein / métastases gastriques / métastases duodénales
Mots-clés:
Renal carcinoma / gastric metatstases / duodenal metastases
Perforations vésicales au cours d'une résection trans-uréthralede tumeur de vessie
Bladder perforation during transurethral resection of bladder tumour : a review
2008
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1310-1312

La résection trans-uréthrale de tumeur de vessie est une intervention fréquente (10 711 nouveaux cas de tumeur de vessie diagnostiqués en France, en 2000), non dénuée de morbidité. La perforation de la paroi vésicale, qu'elle soit intra- ou extra-péritonéale, est une des complications possibles. Le diagnostic est généralement porté en per-opératoire et une cystographie sur table peut être réalisée pour objectiver le diamètre de la perforation. Les perforations extra-péritonéales relèvent dans la majorité des cas d'un traitement conservateur par drainage simple de la vessie. Les perforations intra-péritonéales peuvent nécessiter une réparation chirurgicale. Actuellement, la laparoscopie tend à supplanter la chirurgie ouverte dans ces réparations. Par ailleurs, un des risques de la perforation est la dissémination et la greffe de cellules néoplasiques hors de la vessie. Il semble que les métastases liées à la perforation soient rares et apparaissent précocement imposant une surveillance rapprochée.

Transurethral resection of bladder tumour is a common procedure (10,711 new cases of bladder tumour diagnosed in France in 2000), associated with a certain morbidity. Intra- or extraperitoneal perforation of the bladder wall is a possible complication. The diagnosis is generally established intraoperatively and cystography can be performed in the operating room to demonstrate the diameter of the perforation. Most cases of extraperitoneal perforation can be treated conservatively by simple bladder drainage. Intraperitoneal perforations may require surgical repair. Laparoscopy is currently tending to replace open surgery for this repair. One of the risks of perforation is also tumour seeding outside of the bladder. However, metastases related to perforation appear to be rare and occur rapidly requiring close surveillance.

Mots clés:
Résection endoscopique / Vessie / perforation / Coelioscopie / Cancer
Mots-clés:
transurethral resection of bladder cancer / perforation / celioscopy
Place de la résection laparoscopique des kystes rénaux pour polykystose rénale autosomique dominante symptomatique
Place of laparoscopic cysts decortication (LCD) in the treatment of autosomal dominant policystic kidney disease (AD PKD)
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1324-1327

But : Le but de cette étude a été l'évaluation des résultats de la résection laparoscopique des kystes rénaux pour polykystose autosomique dominante (PKAD) symptomatique.
Matériel et méthode : Entre septembre 2000 et juillet 2006, 15 patients (5 hommes et 10 femmes), âge moyen 54 ans, ont été opérés par coeliochirurgie pour PKAD symptomatique. La voie rétropéritonéale a été utilisée 2 fois, la voie transpéritonéale 13 fois. L'indication opératoire a été: la douleur (15 cas), l'infection des voies urinaires (8 cas). Sept patients avaient une insuffisance rénale de moyen degré. Le bilan préopératoire a toujours comporté l'évaluation du débit de filtration glomérulaire (DFG), la tomodensitométrie abdominale, la scintigraphie dynamique des reins, l'évaluation de la douleur avec une échelle visuelle-analogique (EVA).
Résultats : La durée moyenne de l'intervention a été de 197 mn. Le nombre des kystes ouverts a été de 18-68 (moyenne : 43,5). Le geste a été unilatéral (13 fois) ou bilatéral (2 fois). La durée moyenne de l'hospitalisation a été de 5,4 jours. Les douleurs pré-opératoires ont disparu dans chaque cas. Le DFG a augmenté dans les cas avec une insuffisance rénale de 10% et l'amélioration de la fonction des reins a été de 4,9%.
Conclusion : La résection laparoscopique des kystes rénaux pour PKAD symptomatique a été une technique réalisable, efficace pour le traitement de la douleur. Cette technique a permis l'amélioration de la fonction rénale.

Introduction: Decortication of many cysts in patients with autosomal dominant policystic kidney disease (AD PKD) allows to reduce renal mass, decreases hydrostatic pressure in cysts ; moreover it diminishes pain.
Methods: Between the years 2000-2005, 15 patients underwent laparoscopic cyst decortication (LCD) inculuding 5 (33,3%) men and 10 (66,7%) women. Patients age ranged between 41-73 years (mean 54y.). Two patients underwent extraperitoneal and 13 transperitoneal LCD. In 2 patients were performed bilateral and in others unilateral decortication. LCD was done in 6 patients on the left side and in 7 on the right side. In all patients except three only 3 ports were used during these operations. Preoperative and postoperative diagnos was based on physical, laboratory, sonographic and computer tomografy (CT) examinations. Renal function was estimated by GFR and renal dynamic Tc99 scyntigraphy. Pain intensity was estimated in visual (VAS) 10 degree score. Follow-up after LCD was 9 to 77 months (mean 36 months).
Results: The mean operative time and the mean hospitalization time were respectively : 197 minutes and 5,4 days. The mean convalescence time was 10,5 days. The mean number of operated cysts was 43,5 per one patient. Pain was relieved in all (100%) patients into 6 months after LCD but has returned in 20% patients after 12 months and in 27% patients after 24 months. Hypertension regressed in 4 patients among 6(40,0%) with high blood pressure before operation, but haematuria regressed in all patients among 5 (33,3%) with this symptom before LCD. The mean renal function (GFR) increase was observed about 10%, but blood purification in scitiscanning about 4,9% in all patients.
Conclusions: 1.Laparoscopic cyst decortication (LCD) in patients with symptomatic AD PKD is safe, effective and repeatable alternative to non-radical open surgery. 2.LCD stabilizes renal function which together with improved renal perfusion and renal decontamination decreases number of severe, life-threatening complications.

Mots clés:
Rein / polykystose rénale / laparoscopie / Infection / hémorragie
Mots-clés:
Kidney / Polycystic kidney disease / Laparoscopy / infection / haemorrhage
Place du traitement endoscopique des urétérocèles compliquées de l'adulte
Place of endoscopic treatment of complicated ureteroceles in adults
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1362-1366

Introduction : L'urétérocèle est une malformation congénitale rarement diagnostiquée chez l'adulte. Son traitement, indiqué dans les formes compliquées ou symptomatiques, n'est pas univoque. Notre but a été d'évaluer les résultats de la méatotomie endoscopique par incision semi-circulaire.
Matériel et méthode : Etude rétrospective de 26 dossiers de patients adultes ayant un urétérocèle, traités entre janvier 1987 et décembre 2004.
Résultats : L'âge moyen de notre population était de 41 ans. Le sexe ratio était de 1,7/3. Trente-deux urétérocèles intravésicales ont été diagnostiquées dont six étaient bilatérales. Dix-huit urétérocèles étaient compliquées de calcul in situ, neuf étaient compliquées de dilatation modérée en amont et trois avaient les deux complications. Deux urétérocèles étaient asymptomatiques et non compliquées, justifiant l'abstention thérapeutique. Le traitement endoscopique a été réalisé dans 30 cas consistant en une méatotomie en "bouche souriante" avec traitement d'éventuel calcul associé. Aucun incident opératoire n'a été noté. Les suites opératoires étaient simples. Une amélioration clinique et radiologique a été obtenue chez 23 patients contrôlés. Deux patients, parmi 12 contrôlés par une uréthrocystographie rétrograde, ont eu un reflux vésico-urétéral grade I qui a disparu à 6 mois. Aucune sténose méatique n'a été notée.
Conclusion : La méatotomie endoscopique apparaît comme le traitement de choix des urétérocèles compliquées ou symptomatiques de l'adulte. C'est une technique mini invasive, facile, reproductible et efficace.

Introduction: Ureterocele is a congenital malformation that is rarely diagnosed in adults. Treatment is indicated for complicated or symptomatic forms, but has not been clearly standardized. The objective of this study was to evaluate the results of endoscopic meatotomy according to the Rodriguez technique.
Material and method: Retrospective study of 26 adult patients with ureterocele treated between January 1987 and December 2004.
Results: The mean age of this population was 41 years and the sex ratio was 1.7/3. Thirty-two intravesical ureteroceles were diagnosed, six of which were bilateral. Eighteen ureteroceles were complicated by in situ stones, nine were complicated by moderate proximal dilatation and three presented both complications. Two ureteroceles were asymptomatic and uncomplicated, justifying conservative management. Endoscopic treatment was performed in 30 cases and consisted of a curved meatotomy with concomitant treatment of stones, when present. No operative incidents were recorded and the postoperative course was uneventful. Clinical and radiological improvement was obtained in 23 of the patients reviewed. Two of the 12 patients assessed by retrograde cystourethrography presented grade I vesicoureteric reflux that had resolved at 6 months. No case of meatal stenosis was observed.
Conclusion: Endoscopic meatotomy appears to be the treatment of choice for complicated or symptomatic ureterocele in adults. It is a minimally invasive, easy, reproducible and effective technique.

Mots clés:
urétérocèle / adulte / Endoscopie
Mots-clés:
Ureterocele / adult / endoscopy
Prise en charge carcinologique des cancers du pénis. Expérience d'un centre
Can a standard treatment be proposed for penile cancer ?
2008
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1347-1350

Objectif : Les tumeurs malignes du pénis sont rares et leur prise en charge complexe. Notre objectif était de rapporter notre expérience et de faire le point sur l'attitude thérapeutique et les résultats carcinologiques.
Matériels et méthodes : Les cas de cancers du pénis suivis dans notre service entre 2000 et 2006 ont été revus rétrospectivement. Les données suivantes ont été relevées : mode de révélation, bilan d'extension, localisation, anatomopathologie, stade TNM, traitement, évolution et survie.
Résultats : Au total, 7 cas de carcinomes épidermoides du pénis ont été diagnostiqués. L'âge moyen des patients était de 58,8 ans (41-74). Deux lésions pré-cancéreuses ont été retrouvées (maladie de Bowen) et une infection par le Human Papilloma Virus (HPV). Cinq patients ont eu un traitement conservateur multimodal et 2 patients ont eu une amputation totale de la verge. Quatre patients sont actuellement décédés. Le délai moyen de survie était de 19,3 mois. La survie spécifique à 5 ans a été de 42,8%.
Conclusion : Les cancers du pénis ont été des tumeurs agressives et de mauvais pronostic. Les réunions de concertation pluri-disciplinaires trouvent tout leur intérêt dans ces cas de cancers rares où la décision thérapeutique, mal codifiée, mérite d'être prise de façon collégiale.

Objective: Malignant tumours of the penis are rare and their management is complex. The objective of this study was to review the management and report the results based on a personal series.
Materials and methods: Cases of penile cancer treated in our department between 2000 and 2006 were retrospectively reviewed. The following data were recorded: mode of presentation, staging, site, pathology, TNM stage, treatment, course and survival.
Results: Seven cases of squamous cell carcinoma of the penis were diagnosed. The mean age of the patients was 58.8 years (range: 41-74). Two precancerous lesions (Bowen's disease) and one case of Human Papilloma Virus (HPV) infection were observed. Five patients received multimodal conservative treatment and 2 patients were treated by total amputation of the penis. Four patients have died. The mean survival was 19.3 months and the 5-year specific survival was 42.8%.
Conclusion: Cancers of the penis are aggressive tumours with a poor prognosis. Treatment decisions, which are poorly defined in these cases of rare cancers, should be based on multidisciplinary consultations.

Mots clés:
carcinome épidermoïde / Pénis / Tumeur / Pronostic
Mots-clés:
Squamous cell carcinoma / Penile cancer / Survival
QCM Progrès en Urologie - Novembre 2007
2008
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1394-1395
  • La radiothérapie pour adénocarcinome de la prostate
    Parmi les 5 propositions, une seule est vraie, laquelle ?
  • Est sans conséquences sur les organes de voisinage à moyen et long terme.
  • Multiplie par un facteur 5 le risque d'oncogénèse rectale et ou vésicale.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Tumeur phyllode de la prostate chez un homme de 28 ans
    Phyllodes tumour of the prostate in a 28-year-old man
    2008
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1379-1381

    Les tumeurs phyllodes prostatiques sont des tumeurs rares. Le nombre de cas publiés est inférieur à 40. Nous rapportons le cas d'un homme de 28 ans pris en charge pour une tumeur phyllode prostatique découverte à la suite d'une hémospermie. Le diagnostic a été fait par l'échographie, le scanner, l'IRM et les biopsies prostatiques. Une prostatectomie radicale a été réalisée après discussion multidisciplinaire. Trente six mois après l'intervention, le patient était en rémission complète, avait des érections spontanées et est devenu le père d'un enfant conçu par procréation médicalement assistée. Dans notre observation nous insistons sur l'importance du traitement chirurgical radical avec préservation nerveuse et rééducation sexuelle précoce.

    Phyllodes tumours of the prostate are very rare tumours, as less than 40 cases have been reported in the literature. The authors report the case of a 28-year-old man managed for a phyllodes tumour of the prostate diagnosed in a context of haemospermia. The diagnosis was established by ultrasound, CT, MRI and prostatic biopsies. Radical prostatectomy was performed after multidisciplinary discussion. Thirty six months after the operation, the patient was in complete remission, with spontaneous erections and had fathered a child conceived by medically assisted procreation. The authors stress the importance of nerve-sparing radical surgery and early sexual rehabilitation.

    Mots clés:
    tumeur phyllode / prostate / hémospermie / andrologie
    Mots-clés:
    phyllodes tumour / prostate / haemospermia / andrology
    Tumeurs induites après irradiation pour cancer de prostate localisé
    Radiation-induced tumours after irradiation for localized prostate cancer : review and proposals for long-term follow-up
    2008
    - Synthèse thématique
    - Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1302-1304

    L'augmentation de la fréquence des cancers de la prostate découverts au stade localisé, dont environ 20% seront traités par radiothérapie, incite à apprécier les effets secondaires de cette modalité de traitement.
    Les risques d'impuissance et les troubles irritatifs digestifs et urinaires après radiothérapie sont bien connus.
    Le but de cet article a été de faire le point sur les risques moins bien établis de tumeurs radio induites au vu des données de la littérature et de discuter de modifications éventuelles des modalités classiques de surveillance.
    Le risque d'induction tumorale par la radiothérapie est bien connu en gynécologie. Le lien a été difficile à établir après radiothérapie pour cancer de prostate. Les séries les plus récentes, ont rapporté une élévation du risque relatif de tumeurs vésicales (RR=1,63) et rectales (RR=1,6 à 1,7). A 5 ans le risque d'apparition d'une seconde tumeur est de 15% dans la population irradiée et il atteint 34% à 10 ans. Bien que le recul soit encore insuffisant les nouvelles techniques de radiothérapie conformationnelles ne semblent pas faire diminuer ce risque.
    Ces données incitent à la prudence chez les patients cumulant les facteurs de risque tel que le tabac pour la vessie et à proposer une surveillance endoscopique vésicale et rectale au-delà de 5 ans chez les patients traités par radiothérapie pour cancer de prostate.

    The growing frequency of prostate cancer discovered at a localized stage, about 20% of which are treated by radiotherapy, justifies an analysis of the adverse effects of this treatment modality.
    The risks of impotence and gastrointestinal and urinary irritative disorders after radiotherapy are well known.
    The objective of this article is to review the less well known risks of radiation-induced tumours based on the data of the literature and to discuss possible modifications of the conventional modalities of follow-up.
    The risk of radiation-induced tumours is well known in gynaecology, but the link is more difficult to establish after radiotherapy for prostate cancer. The most recent series report an increased relative risk of bladder cancer (RR = 1.63) and rectal cancer (RR = 1.6 to 1.7) : the risk of second tumour is 15% at 5 years in the irradiated population and 34% at 10 years. Finally, although follow-up is still too short, new conformal radiotherapy techniques do not appear to decrease this risk.
    These data indicate the need for caution in patients combining several risk factors, such as smoking for bladder cancer, and bladder and rectal endoscopic surveillance for more than 5 years should be proposed in patients treated by radiotherapy for prostate cancer.

    Mots clés:
    Cancer de la prostate / radiothérapie / lésions radio induites
    Mots-clés:
    Prostate cancer / radiotherapy / radiation-induced lesions
    Une image à retenir Myoblastes et fibroblastes autologues dans l'incontinence urinaire d'effort
    2008
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1378

    Service d'Urologie, Hôpital de la Milétrie, Poitiers, France

    Hannes Strasser, Rainer Marksteiner, Eva Margreiter, Germar Michael Pinggera, Michael Mitterberger, Ferdinand Frauscher, Hanno Ulmer, Martin Fussenegger, Kurt Kofler, Georg Bartsch : Autologous myoblasts and fibroblasts versus collagen for treatment of stress urinary incontinence in women : a randomised controlled trial. Lancet, 2007 ; 369 : 2179-2186.

    Mots clés:
    IUE / incontinence urinaire
    Urologues américains et français : quelles différences de part et d'autre de l'Atlantique ?
    What are the differences between American and French urologists?
    2008
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2007, 17, 7, 1367-1371

    La France et les Etats-Unis participent tous les 2, de par la formation reconnue qu'ils assurent aux urologues, au développement et à l'innovation de cette spécialité. Néanmoins, il existe de nombreuses différences entre les 2 systèmes.
    Les études de Médecine ne sont pas organisées de la même façon. Les Américains doivent obtenir une maïtrise à l'Université avant de pouvoir intégrer le cursus médical. La sélection par concours à la fin de la première année et au niveau de l'Internat est spécifique à la France. Aux Etats-Unis, l'admission dans un programme d'urologie se fait par l'intermédiaire d'un "matching" national où la personnalité et le parcours du candidat sont au moins aussi importants que ses performances aux examens.
    L'Internat ou "residency" a, à peu de choses près, la même durée qu'en France. La formation en chirurgie générale est plus succincte. Il se termine par une année de "chief-resident" qui valide la formation pratique. Il n'y a pas de clinicat systématique. Les résidents peuvent compléter leur formation par un "fellowship" spécialisé (endourologie, oncologie, uro-gynécologie ...) lorsqu'ils envisagent une carrière universitaire.
    Les Internes bénéficient d'une très bonne éducation intellectuelle tout au long de leur parcours qui a pour but de les préparer au "Board certification" qui sanctionne leur formation et leur donne l'autorisation d'exercer. Enfin, la possibilité de faire de la recherche parallèlement à l'activité clinique est sans doute un des plus grands avantages du système américain qui bénéficie de moyens plus importants et d'une organisation particulièrement efficace.
    Les enseignements français et américain n'ont pas la même organisation pour des raisons culturelles, sociales et économiques. Il serait sans doute intéressant de s'intéresser aux bons côtés de la formation outre-atlantique pour continuer à faire évoluer et à entretenir l'excellence de l'urologie française.

    As a result of the recognized training that they provide for urologists, France and the USA both participate in the development and innovation of this specialty. However, there are many differences between the two systems.
    Medical training is not organized in the same way. Americans must obtain a University Master's degree before entering medical school and selection by entrance examinations at the end of the first year and at internship is specific to France. In the USA, admission to a urology training programme is based on national matching, in which the candidate's personality and career are at least as important as his or her examination results.
    Residency lasts for about the same duration as in France. General surgical training is more succinct. Residency ends with a year of Chief Resident, which validates the practical training. A registrar position is not systematic. Residents can complete their training by a specialized fellowship (endourology, oncology, uro-gynaecology...) when they are planning a university career.
    Residents receive a very good intellectual education throughout their training, designed to prepare them for the Board certification which validates their training and authorizes them to practice. Finally, the possibility to conduct research in parallel with clinical practice is probably one of the greatest advantages of the American system which benefits from greater resources and a particularly effective organization.
    French and American training programmes are not organized in the same way for cultural, social and economic reasons. It would no doubt be beneficial to consider the positive aspects of transatlantic training to improve and maintain the excellence of French urology.

    Mots clés:
    urologues / Formation
    Mots-clés:
    France / USA / urologists / Training