Base bibliographique

Sommaire :

Le gène du PSA : intérêt pour la détection des cellules circulantes dans le cancer de la prostate
TexF-PU-97-00070930.html
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 930-936

La détection des cellules circulantes dans les cancers connait un regain d'attention grâce à la simplicité, la spécificité et la sensibilité d'une technique de biologie moléculaire : la RT-PCR. Cette détection repose sur la notion de spécificité d'une séquence d'ARN exprimée par la cellule cancéreuse. Pour le cancer de prostate, le PSA apparaît comme le marqueur idéal des cellules prostatiques circulantes par sa spécificité. Il semble donc essentiel de connaître ce gène ainsi que ses caractères moléculaires. Nous proposons une revue didactique des gènes de la famille des kallicréines dans le but d'exposer les avantages et les difficultés de l'utilisation de l'ARN messager du PSA comme marqueur des cellules prostatiques circulantes.

The PSA gene : value for detection of circulating prostate cancer cells. There has been a renewed interest in detection of circulating cancer cells due to the simplicity, specificity and sensitivity of a molecular biology technique : RT-PCR. This detection is based on the concept of specificity of an RNA sequence expressed by a cancer cell. PSA appears to be the ideal marker for circulating prostate cancer cells due to its specificity. The authors review the genes of the kallikrein family and discuss the advantages and difficulties involved in the use of PSA messenger RNA as a marker for circulating prostate cancer cells.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA / cellule circulante
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / circulating cell
Traitement de la maladie de von Hippel Lindau avec atteinte rénale
TexF-PU-97-00070939.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 939-947

BUTS : Essayer de préciser quand et quel type d'intervention effectuer dans la maladie de von Hippel-Lindau (VHL) en cas d'atteinte rénale.
MATERIEL ET METHODES : Entre 1985 et juillet 1996, 43 patients avec atteinte rénale de la maladie ont été suivis dans notre service. Nous avons décidé d'opérer les patients qui avaient une ou plusieurs tumeurs pleines ou complexes d'un diamètre supérieur à 2,5 cm par chirurgie conservatrice (tumorectomie enlevant une couche de parenchyme sain) quand le nombre des tumeurs sur un rein ne dépassait pas 5-6 et par néphrectomie élargie dans les autres cas. Les patients ont été surveillés par une TDM, une radio thoracique et un contrôle de la fonction rénale tous les 6 mois.
RESULTATS : Vingt neuf patients ont été opérés à un âge moyen de 33,6 ans : 21 patients (29 reins) ont eu une chirurgie conservatrice, 20 fois in situ et 9 fois ex vivo; 3 ont eu une néphrectomie élargie bilatérale, 4 une néphrectomie élargie unilatérale et 1 une exérèse du dôme saillant pour obstruction de la voie excrétrice. Il y a eu 4 thromboses artérielles aiguës en cas de chirurgie ex vivo ayant nécessité à chaque fois une néphrectomie. La chirurgie conservatrice in situ n'a pas eu de complication grave. Pendant la période de surveillance (29 mois en moyenne), une nouvelle localisation sur le parenchyme rénal restant après chirurgie conservatrice a été constatée 5 fois. En cas de néphrectomie élargie aucune récidive locale ne s'est développée. Deux malades non opérés ont présenté une extension métastatique.
CONCLUSION : Le plus souvent une attitude conservatrice est possible : soit simple surveillance s'il n'y a aucune tumeur pleine ou complexe d'un diamètre supérieur à 2, 5 cm, soit chirurgie conservatrice si les tumeurs ont un diamètre supérieur à 2,5 cm et si leur nombre ne dépasse pas 6 par rein, la contre partie de cette attitude étant une surveillance bi-annuelle par TDM du parenchyme restant.

Treatment of von Hippel-Lindau disease with renal involvement.

Mots clés:
Rein / Tumeur / maladie de Von Hippel Lindau / Néphrectomie partielle
Mots-clés:
Kidney / tumor / von Hippel Lindau's disease / Partial nephrectomy
Devenir de la métaplasie néphrogène vésicale chez les transplantés rénaux
TexF-PU-97-00070948.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 948-952

BUTS : Evaluer le risque de récidive et de dégénérescence maligne de la métaplasie néphrogène vésicale en transplantation rénale.
MATERIEL ET METHODES : Quatorze patients ayant une métaplasie néphrogène connue ont été contrôlés d'une façon systématique. Les biopsies vésicales ont été réalisées avec un résecteur, colorées à l'hémalun éosine safran, analysées et comparées aux résultats initiaux. Dans 5 cas, où les réactions inflammatoires étaient importantes, un marquage par des anticorps monoclonaux anti EBV et anti CMV a été réalisé.
RESULTATS : Tous les patients étaient de sexe masculin. La médiane d'âge était de 39 ans. Le diagnostic de métaplasie néphrogène a été fait 7 à 80 mois après la transplantation rénale (médiane : 37,8). Douze patients ont été contrôlés 5 à 116 mois après le diagnostic initial (médiane = 52). La récidive a été observée dans 83% des cas mais sans aucune dégénérescence maligne.
CONCLUSION : La métaplasie néphrogène est donc une maladie bénigne et récidivante. L'importance de la vascularisation initiale et de la fibrose en cas de récidive serait en faveur d'un trouble de la vascularisation probablement d'origine traumatique. Quant à la surveillance, elle ne concerne actuellement que les patients symptomatiques.

Outcome of vesical nephrogenic metaplasia in renal transplant recipients.

Mots clés:
transplanté rénal / Vessie / tumeur rare / métaplasie / Pronostic
Mots-clés:
renal transplant patient / bladder / rare tumor / Metaplasia / prognosis
Chirurgie conservatrice et iridium 192 pour tumeur vésicale de stade pT2. Résultats à 5 ans.
TexF-PU-97-00070953.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 953-959

BUTS : Etude des résultats carcinologiques à 5 ans d'une série de 24 patients traités par chirurgie conservatrice et iridium 192 pour carcinome urothélial de vessie de stade pT2.
MATERIEL ET METHODES : étude rétrospective portant sur 24 patients (âge moyen : 60 ans) traités entre mars 79 et juin 88, porteurs d'une tumeur vésicale, unique, de diamètre inférieur à 5 cm, sans adénopathies ni métastases décelables au moment du traitement. Le traitement a comporté successivement une RTU de la lésion à visée histologique, une irradiation pelvienne préopératoire de 10,5 Gy, un curage ganglionnaire chez 3 patients, la pose des tubes de curiethérapie dans le site de résection (5 fois), associée à une tumorectomie (9 fois) ou à une cystectomie partielle (10 fois). 18 patients ont bénéficié d'une curiethérapie de 45 à 60 Gy, 6 d'un protocole demi-dose : curiethérapie 30 Gy + irradiation externe postopératoire (20 à 30 Gy sur le site tumoral, 30 à 40 Gy sur les chaînes ganglionnaires pelviennes).
RESULTATS : à 5 ans, 2 décès sur 6 sont imputables à la maladie urothéliale. Les 4 autres patients décédés n'avaient pas de signe de récidive. 4 patients ont récidivé sur le site de curiethérapie et/ou à distance de celui-ci, nécessitant une cystectomie de rattrapage pour un des patients, des RTUV itératives +/- BCGthérapie pour les trois autres. Au total, 18 patients sur 24 étaient vivants à 5 ans, 17 avaient conservé une vessie fonctionnelle, 14 étaient indemnes de toute récidive.
CONCLUSION : Une chirurgie conservatrice associée à une curiethérapie par iridium 192 peut être une alternative carcinologiquement raisonnable à une cystectomie totale pour les tumeurs urothéliales pT2 sélectionnées : tumeurs unifocales, de diamètre inférieur à 5 cm.

Conservative surgery and Iridium 192 for stage pT2 bladder tumour. Results at 5 years.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / résection transuréthrale / Curiethérapie
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / transurethral resection / Brachytherapy
Résultats urodynamiques et cliniques à long terme chez 70 patients ayant une vessie iléale de substitution combinée àun mécanisme anti-reflux ou un segment tubulaire afférent.
TexF-PU-97-00070960.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 960-966

BUTS : Une vessie iléale de substitution à basse pression n'a pas de contraction coordonnée durant la miction. C'est pourquoi nous avons évalué divers mécanismes anti-reflux dans le cadre d'une étude prospective randomisée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 70 patients recevant une vessie iléale de substitution à basse pression ont été randomisés en 2 groupes. 35 patients ont reçu un mécanisme anti-reflux et les 35 autres un segment tubulaire afférent.
RÉSULTATS : Après un temps d'observation médian respectivement de 57 et 45 mois, la capacité fonctionnelle du réservoir, l'incidence des infections urinaires, la continence urinaire, les habitudes mictionnelles, l'urée et la créatinine sériques étaient similaires dans les deux groupes. 11/67 unités pyélourétérales évaluables (16.5%) avec un mécanisme anti-reflux et 2/69 (3%) avec un segment tubulaire afférent ont présenté une dilatation majeure, due à une sténose du mécanisme anti-reflux ou de l'implantation urétéro-iléale (Fisher's exact test, pCONCLUSION : La protection du haut appareil urinaire par un segment iléal afférent tubulaire doit encore être confirmée par une série plus importante de patients avec un suivi plus long. Nos résultats montrent que la prévention d'un reflux en cas de vessie iléale orthotopique de substitution à basse pression est de moindre importance. De ce fait la confection d'un mécanisme anti-reflux présentant un taux de complications élevé n'est probablement pas justifiée.

Long-term clinical and urodynamic results in 70 patients with ileal bladder replacement combined with an antireflux mechanism or an afferent tubular segment.

Mots clés:
iléo-cystoplastie de remplacement / résultat à long terme
Mots-clés:
replacement ileocystoplasty / long term outcome
L'urétéro-sigmoïdostomie après cystectomie totale pour cancer. Résultats à long terme. A propos de 60 cas.
TexF-PU-97-00070967.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 967-975

BUTS : Le rétablissement du cours des urines après une cystectomie totale mérite discussion même si la plupart des auteurs optent actuellement pour un remplacement vésical ou une dérivation trans-iléale à la peau. La dérivation dans le côlon qui a été utilisée pendant longtemps a peut-être été injustement abandonnée.
MATERIEL ET METHODES : De 1974 à 1995, soixante malades (116 unités rénales) ont subi une cystectomie pour cancer, suivie par principe d'une urétéro sigmoïdostomie quand l'âge et les conditions locales s'y prêtaient. L'âge moyen des patients (52 hommes et 8 femmes) était de 60 ans. Ils ont été revus au minimum deux fois par an et la surveillance s'est faite par la clinique, des examens biologiques et une urographie intraveineuse une fois par an pendant 5 ans. L'évaluation des résultats fonctionnels et de la qualité de vie a été faite à partir des informations contenues dans les dossiers et pour les 19 patients vivants sans récidive par réponse à un questionnaire.
RESULTATS : La médiane d'observation est de 80 mois. Trente sept patients sont décédés dont 23 (38,38%) de leur cancer de vessie. Quarante patients (66,6%) ont eu des suites immédiates simples. A distance, reflux septique dans le haut appareil urinaire, sténose de la réimplantation urétérale et infections urinaires fébriles ont constitué les complications majeures imposant soit une réimplantation itérative soit une autre dérivation.La continence nocturne (82%) et diurne (85%) est bonne et sur les 19 patients toujours vivants sans signe de récidive, 17 sont satisfaits de leur mode de vie.
CONCLUSION : Après une cystectomie totale pour cancer, l'implantation des deux uretères dans le côlon reste un bon mode de dérivation des urines par sa simplicité et sa bonne tolérance au prix parfois d'une seconde intervention. Des modifications techniques récemment décrites devraient redonner de l'intérêt à cette intervention.

Ureterosigmoidostomy after total cystectomy for cancer. Long-term results in a series of 60 cases.

Mots clés:
Cystectomie radicale / dérivation urinaire interne / Urétérosigmoïdostomie / résultat à long terme
Mots-clés:
Radical cystectomy / internal urinary diversion / Ureterosigmoidostomy / long term outcome
Voies rétropubienne et périnéale : plaidoyer pour la prostatectomie radicale par voie périnéale.
TexF-PU-97-00070976.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 976-983

BUTS : Deux voies d'abord chirurgical sont proposées pour la prostatectomie radicale, la voie rétropubienne et la voie périnéale. Nous avons comparé sur les plans chirurgical, carcinologique et fonctionnel ces deux voies d'abord et présentons les arguments qui nous font penser que la voie périnéale est la voie d'abord de la prostatectomie radicale.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 55 prostatectomies radicales par voie rétropubienne ont été comparées rétrospectivement à 55 prostatectomies radicales par voie périnéale effectuées de mars 1992 à décembre 1995. Le TNM clinique, les PSA préopératoires, les résultats des 6 biopsies endorectales systématisées, la durée d'intervention, le saignement peropératoire, le nombre de patients transfusés et le nombre de culots globulaires par patient transfusé, les complications médicales et chirurgicales, la durée de sondage et la durée d'hospitalisation, le nombre de fuites et de sténoses de l'anastomose uréthrovésicale, l'analyse de la pièce de prostatectomie, l'évolution des PSA, la continence et l'érection ont été étudiés.
RESULTATS : Les différences statistiquement significatives concernent respectivement pour les voies rétropubienne et périnéale: le PSA préopératoire (24 vs 15 ngr/ml), le saignement peropératoire (2664 vs 1071 ml), le nombre de patients transfusés (91% vs 28%), le nombre de culots globulaires par patient transfusés (3,9 vs 2,7), les complications médicales et chirurgicales (56,9 vs 29,1%), la fuite anastomotique (24,1 vs 7,2%), la sténose anastomotique (31,5 vs 1,8%), la durée du sondage (18 vs 13 jrs) et la durée d'hospitalisation (14 vs 8 jrs). A 2 ans, les PSA restent inférieurs à 0,5 ngr/ml dans les 2 groupes.
CONCLUSION : Même avec la période d'apprentissage, la voie périnéale offre les mêmes résultats que la voie rétropubienne sur les plans carcinologique et fonctionnel avec des suites opératoires plus simples pour le patient.

Retropubic and perineal approaches: in favour of perineal radical prostatectomy. OBJECTIVES : Two surgical approaches are proposed for radical prostatectomy : the retropubic route and the perineal route. We compared the surgical, oncological and functional aspects of these two approaches and present arguments suggesting that the perineal approach is the preferred approach for radical prostatectomy. MATERIAL AND METHODS : 55 retropubic radical prostatectomies were retrospectively compared to 55 perineal radical prostatectomies and performed between March 1992 to December 1995. The clinical TNM, preoperative PSA, results of 6 systematized intrarectal biopsies, operating time, intraoperative bleeding, number of patients transfused and number of packed cell units per patient transfused, medical and surgical complications, catheterization time and length of hospital stay, incidence of urethrovesical anastomosis leak and stenosis, analysis of the prostatectomy specimen, course of PSA, continence and erection were studied. RESULTS : Statistically significant differences were observed for the retropubic and perineal approaches, respectively: preoperative PSA (24 vs 15 ng/mL), intraoperative bleeding (2664 vs 1071 mL), number of patients transfused (91% vs 28%), number of packed cell units per patient transfused (3.9 vs 2.7), medical and surgical complications (56.9 vs 29.1%), anastomotic leak (24.1 vs 7.2%), anastomotic stenosis (31.5 vs 1.8%), duration of catheterization (18 vs 13 days) and length of hospital stay (14 vs 8 days). At 2 years, PSA remained less than 0.5 ng/mL in both groups.
CONCLUSION : Even taking the learning period into account, the perineal approach provides the same results as the retropubic approach in terms of functional and oncological parameters, with a simpler postoperative course for patient.

Mots clés:
prostatectomie radicale / voie d'abord périnéale / voie d'abord rétro-pubienne
Mots-clés:
radical prostatectomy / Perineal approach / retropubic approach
Tolérance et réponses clinique et biologique au cours des 6 premiers mois de traitement par la leuproréline ou la triptoréline, agonistes de la LHRH à libération prolongée sur 1 mois chez des patients présentant un cancer de la prostate métastas
TexF-PU-97-00070984.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 984-995

BUTS : Efficacité et tolérance comparées de 2 agonistes de la LHRH dans l'adénocarcinome prostatique métastasé.
MATERIEL ET METHODES : 68 patients ont reçu des injections mensuelles pendant 6 mois (randomisation) : soit sous-cutanées de leuproréline 3,75 mg LP (n=36), soit intramusculaires de triptoréline 3,75 mg LP (n=32) (Prévention flare-up : nilutamide). Paramètres réévalués à 1,3 et 6 mois : dosages centralisés de testostéronémie (T), LH et PSA sériques; symptomatologie. Critère principal : proportions de patients dont T ? 0,5 ng/ml.
RESULTATS : Les pourcentages de patients ayant T ? 0,50 ng/ml ne diffèrent pas significativement et sont respectivement sous leuproréline et triptoréline aux 3 temps étudiés de 100 et 90%, 97 et 100%, 100 et 96%. La différence est significative à 1 mois dans l'analyse complémentaire au seuil choisi T CONCLUSION : Les 2 traitements sont efficaces, la testostéronémie chutant toutefois plus précocement sous leuproréline. Aucune conclusion sur d'éventuels bénéfices cliniques ou sur la survie ne peut être formulée. La tolérance globale est satisfaisante.

Safety and clinical and biological responses during the first 6 months of treatment by leuprolide or triptorelin, 1-month sustained-release LHRH agonists, in patients with metastatic prostatic cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Métastase / Hormonothérapie / agoniste de la LHRH
Mots-clés:
prostate / tumor / Metastasis / endocrine therapy / LHRH agonist
Intérêt de la néphrostomie percutanée dans la prise en charge des valves de l'urèthre postérieur chez le nouveau-né
Value of percutaneous nephrostomy in the management of posterior urethral valves in neonates.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 996-1001

BUTS : Cette étude évalue la place de la néphrostomie percutanée (NPC) chez le nouveau-né porteur de valves de l'urèthre postérieur (VUP).
MATERIEL ET METHODES : 11 nouveau-nés avec VUP, dont 10 avec un diagnostic anténatal, ont été pris en charge. Un drainage par NPC a été réalisé chez 9 d'entre eux, avant la résection endoscopique; 6 NPC étaient bilatérales et 3 unilatérales. L'indication était : une insuffisance rénale 5 fois, une infection sévère 2 fois, l'évaluation d'un rein dilaté 2 fois.
RESULTATS : Ces NPC ont été laissées 18 jours en moyenne. Dans les suites, on relève deux bactériuries asymptomatiques. Concernant les reins dérivés, une néphrectomie et une urétérostomie cutanée suivie de réimplantation pour mégauretère ont été réalisées.
CONCLUSION : La NPC est devenue le mode de dérivation du haut appareil dans la plupart des cas de VUP néonataux. Outre les indications classiques (infection urinaire sévère, insuffisance rénale), elle permet d'effectuer la résection des valves en toute sécurité en cas de dilatation du haut appareil et d'apprécier la valeur des reins.

OBJECTIVES : This study evaluates the place of percutaneous nephrostomy (PCN) in neonates with posterior urethral valves (PUV). MATERIAL AND METHODS : 11 neonates with PUV, 10 of which were diagnosed antenatally, were treated. PCN drainage was performed in 9 cases, prior to endoscopic resection. Six PCN were bilateral and 3 were unilateral, for the following indications : renal failure in 5 cases, severe infection in 2 cases, evaluation of a dilated kidney in 2 cases. RESULTS : These PCN were left in place for an average of 18 days. Two cases of asymptomatic postoperative bacteriuria were observed. One nephrectomy and one cutaneous ureterostomy followed by reimplantation for megaureter were performed on the diverted kidneys.
CONCLUSION : PCN has become the method of upper tract diversion in most cases of neonatal PUV. In addition to the classical indications (severe urinary tract infection, renal failure), it allows perfectly safe resection of valves in the case of upper tract dilatation and assessment of the kidneys.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire inférieure / nouveau-né / valves de l'urèthre / néphrostomie
Mots-clés:
lower urinary tract malformation / neonate / urethral valves / nephrostomy
Métastase périrénale controlatérale d'un adénocarcinome rénal.
TexF-PU-97-00071002.html
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1002-1003

Nous rapportons un cas de métastase solitaire exceptionnelle périrénale controlatérale d'un adénocarcinome rénal. Il s'agit d'un patient de 62 ans, chez lequel on a découvert à l'occasion d'une hématurie isolée, une tumeur de 9 cm de diamètre au niveau du pôle supérieur du rien droit associée à une métastase controlatérale au niveau de la graisse périrénale gauche. Par une voie bi-souscostale, une néphrectomie élargie droite et une tumorectomie gauche emportant la graisse péritumorale ont été réalisées. La stadification anatomopathologique est pT3b N0 M1, grade III de Fuhrman. A huit mois de recul, ce patient a été asymptomatique avec un bilan radiologique de contrôle normal.

Contralateral perirenal metastasis from a renal cell carcinoma.

Mots clés:
Rein / Tumeur / métastase viscérale
Mots-clés:
Kidney / tumor / visceral metastasis
Embolie artérielle du membre inférieur après lithotritie extracorporelle. A propos d'un cas.
TexF-PU-97-00071004.html
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1004-1006

Les auteurs rapportent un cas d'embolie artérielle du membre inférieur droit survenu après traitement par lithotritie extracorporelle d'un calcul de l'uretère pelvien gauche.Cette complication probable de la lithotritie n'a jamais été rapportée dans la littérature.

Arterial embolism of the lower limb after extracorporeal lithotripsy. A case report.The authors report a case of arterial embolism of the right lower limb after extracorporeal lithotripsy for left pelvic ureteric stone. This probable complication of lithotripsy has never been reported in the literature.

Mots clés:
Lithiase / lithotripsie extra-corporelle / complication iatrogène / thrombo-embolie
Mots-clés:
stones / extracorporeal lithotripsy / iatrogenic complication / thromboembolism
Fistules urétéro-artérielles : à propos de 2 cas et revue de la littérature
Uretero-arterial fistulas : report of 2 cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1007-1011

Les fistules urétéro-artérielles sont rares. Nous en rapportons deux nouvelles observations compliquant une chirurgie vasculaire iliaque. Ces fistules surviennent dans un contexte particulier : pathologie artérielle aorto-iliaque, néoplasie et radiothérapie pelviennes. Le cathétérisme urétéral prolongé est un facteur de risque retrouvé dans 65% des cas. Le diagnostic clinique est difficile et doit être évoqué devant des épisodes d'hématurie, quelquefois minimes et intermittents mais souvent cataclysmiques. La notion de terrain est alors capitale pour évoquer le diagnostic. Les examens complémentaires les plus utiles sont l'artériographie et l'urétéro-pyélographie rétrograde. Le traitement chirurgical est complexe, car il est réalisé dans un contexte d'urgence chez des patients en mauvais état général et qu'il doit prendre en charge à la fois le problème urologique et vasculaire. Dans quelques cas une embolisation peut être proposée. Un diagnostic précoce améliore le pronostic qui reste quand même sombre du fait de la fréquence et de la gravité des complications post-opératoires.

Uretero-arterial fistulas are rare. The authors report two new cases complicating iliac vascular surgery. These fistulas occurred in a particular context : aorto-iliac disease, neoplasm and pelvic radiotherapy. Prolonged ureteric catheterisation is a risk factor found in 65% of cases. The clinical diagnosis is difficult and must be suggested in the presence of episodes of haematuria, sometimes minimal and intermittent, but often cataclysmic. The clinical context is highly suggestive of the diagnosis. The most useful complementary investigations are arteriography and retrograde ureteropyelography. Surgical treatment is complex, as it is performed in an emergency context in patients with a poor general state and it must treat both the vascular and the urological problem. Embolization can be proposed in some cases. The prognosis remains serious due to the frequency and severity of postoperative complications, which is why this disease must be investigated in all patients at risk.

Mots clés:
fistule uro-vasculaire / hématurie
Mots-clés:
urovascular fistula / hematuria
Perforation vésicale spontanée due à une cystite à éosinophiles : à propos d'une observation.
TexF-PU-97-00071012.html
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1012-1014

Nous rapportons une observation de cystite à éosinophiles découverte devant un tableau de péritonite aiguë secondaire à une rupture spontanée de vessie. Trois mois après fermeture de la brèche vésicale, une lésion résiduelle muqueuse hyperplasique a été électro-coagulée. Actuellement, avec 18 mois de recul, le patient est totalement asymptomatique. Cette observation démontre que la cystite à éosinophiles peut être une cause de rupture spontanée de vessie.

A rare case of spontaneous bladder perforation secondary to eosinophilic cystitis.

Mots clés:
infection urinaire / cystite / Vessie / lésion / perforation
Mots-clés:
urinary tract infection / Cystitis / bladder / lesion / perforation
Azoospermie mixte sécrétoire et obstructive . Vasovasostomie trans-septale par transposition des déférents : à propos d'un cas et revue de la littérature.
Mixed obstructive and secretory azoospermia. Transeptal vasovasostomy by vas deferens transposition. Case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1015-1019

Les auteurs rapportent le cas d'une azoospermie complexe chez un homme de 35 ans, associant une atrophie testiculaire droite à une lésion iatrogène du déférent contro-latéral. Une vasovasostomie avec transposition trans-septale des déférents a permis de restituer une éjaculation fertile.

The authors report a case of complex azoospermia in a 35-year-old man, due to a combination of right testicular atrophy and an iatrogenic lesion of the contralateral vas deferens. Vasovasostomy with transeptal transposition of the vasa deferentes restored fertile ejaculation.

Mots clés:
andrologie / infertilité / Azoospermie / traitement de l'infertilité / anastomose déférento-déférentielle
Mots-clés:
andrology / Infertility / Azoospermia / infertility treatment / vasovasostomy
Conférence sur le traitement du cancer de la prostate. Munich, Allemagne, 2-3 novembre 1996
TexF-PU-97-00071020.html
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1020-1022

Cette réunion a confronté les opinions personnelles d'auteurs européens et américains sur différents aspects actuels du traitement du cancer de prostate, à partir de trois thèmes principaux : 1) les critères diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques, 2) les nouvelles approches thérapeutiques, 3)la qualité de vie et la pharmaco-économie.

Mots clés:
prostate / Tumeur
Mots-clés:
prostate / tumor
La place de la coelioscopie en urologie
TexF-PU-97-00071023.html
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1023-1026
Mots clés:
chirurgie laparoscopique
Mots-clés:
laparoscopic surgery
Le traitement hormonal intermittent dans le cancer de la prostate
TexF-PU-97-00071026.html
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1026-1027
Mots clés:
prostate / Tumeur / Hormonothérapie
Mots-clés:
prostate / tumor / endocrine therapy
Les mécanismes anatomiques de la continence chez l'homme.
Anatomical mechanisms of continence in man.
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 1028-1036

Le rôle de l'appareil vésico-sphinctérien est, selon la formule classique, de contenir sans faiblesse et d'expluser sans effort. Etre continent sans être dysurique est le résultat 1)des propriétés biomécaniques de la paroi vésicale qui lui confèrent la visco-élasticité expliquant sa compliance et la contractilité lui permettant d'expulser son contenu 2) de l'action des structures cervicales et des mécanismes passifs urétraux qui dans les conditions normales assurent pratiquement à eux seuls la continence passive. C'est le tonus des fibres musculaires qui collabe l'urètre pendant la phase de continence et ferme le col vésical en créant une angulation vésico-urétrale. La disposition de ces fibres musculaires tant au niveau du col qu'au niveau de l'urètre rend compte d'une fonction sphinctérienne sur toute la hauteur de ces deux structures. Le sphincter externe est constitué de fibres musculaires striées émanées des muscles périnéaux au niveau desquelles la rééducation trouve son champ d'application. Le rôle principal du sphincter à l'état normal est de s'opposer à une contraction vésicale non souhaitée ou d'interrompre rapidement une miction en cours et son action est relative dans la continence passive. Il prend toute son importance après la chirurgie prostatique, qu'il s'agisse du traitement chirurgical de l'adénome ou de celui du cancer. Le sphincter strié reste alors le seul élément susceptible de s'opposer aux forces de pression qui tendent à expulser l'urine de la vessie.

According to classical concepts, the role of the vesicosphincteric apparatus is to contain without weakness and to expel without effort. Continence without dysuria is the result of 1) biomechanical properties of the bladder wall which confer viscoelasticity accounting for its compliance and contractility allowing expulsion of its contents, 2) the action of bladder neck structures and passive urethral mechanisms which, under normal conditions, are practically sufficient to ensure passive continence. Muscle fibre tone collapses the urethra during the continence phase and closes the bladder neck by creating vesicourethral angulation. The arrangement of these muscle fibres in the bladder neck and urethra accounts for the sphincter function over the entire length of these two structures. The external sphincter is composed of striated muscle fibres derived from perineal muscles, which are amenable to retraining. The main role of the sphincter under normal conditions is to oppose an unwanted bladder contraction or to rapidly interrupt ongoing micturition and it only has a relatively limited role in passive continence. It is particularly important after prostatic surgery, either for benign prostatic hyperplasia or for cancer, when the striated sphincter remains the only structure able to oppose the pressure forces which tend to expel urine from the bladder.

Mots clés:
physiologie vésico-sphinctérienne / Homme / anatomie
Mots-clés:
vesicosphincteric physiology / Male / anatomy