Base bibliographique

L'organisation des soins en onco-urologie dans le cadre du plan cancer
2007
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2007, 17, 06, 1019-1021

Les urologues comme tous les professionnels de santé impliqués en cancérologie mettent désormais en pratique les mesures du Plan Cancer concernant les soins (mesures 29 à 52) et l'organisation des soins déterminée par la circulaire DHOS de février 2005. La pratique quotidienne a été modifiée et formalisée dans un objectif d'amélioration de la qualité de la prise en charge des malades dans l'ensemble des régions.

Des nouvelles dispositions réglementaires sont désormais applicables pour la prise en charge des patients atteints de cancer.

Mots clés:
Organisation des soins / onco-urologie / plan cancer
Le compte rendu standardisé en pathologie cancérologique urologique
2007
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1026

1 Le CRFS remplacera le compte rendu histologique actuel.
2 Son contenu informatisé sera transmis par le biais de protocoles reconnus au dossier communiquant en cancérologie.
3 Chaque CRFS ainsi que son manuel d'utilisation seront appelés à évoluer.
4 Les CRFS des tumeurs urologiques sont consultables sur le site de l'INCa.

Mots clés:
compte rendu standardisé / Cancer
Tumeurs du Testicule
2007
- Recommandations
- Réf : Prog Urol, 2007, 1033

CE QU'IL FAUT RETENIR

  • DIAGNOSTIC
    • Examens recommandés
      • Examen clinique (des 2 testicules)
      • Imagerie : tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne [TDM TAP] (évaluation métastatique topographique et volumétrique ganglionnaire) échographie scrotale
      • Biologie : HCG totale, AFP, LDH. (niveau IIa)
    • Autres examens
      • IRM si contre-indication iode, ou précision rapports gros vaisseaux
      • Echographie hépatique (si suspicion de localisation secondaire)
      • IRM cérébrale (si localisations viscérales ou signes cliniques)
  • TRAITEMENT
  • Conservation de sperme (au moins 2 prélèvements, dont 1 avant l'orchidectomie) (niveau II)
  • Orchidectomie par voie inguinale (niveau II)
  • Autres situations : si tumeur sur testicule unique, chirurgie partielle envisageable (niveau IIb), et si néoplasie intra-tubulaire en périphérie, radiothérapie scrotale (Niveau IIb)
  • SEMINOME PUR

    • pT1 à pT4, N0, M0 :
      • radiothérapie 20 Gy lombo-aortique exclusif (niveau Ib)
      • OU surveillance active (marqueurs et TAP/ 6 mois 5 ans, puis annuellement 5 ans (niveau III-1)
      • OU 1 cycle carboplatine (AUC = 7) (niveau II)
    • pT1 à pT4, N1 ou 2, M0 : radiothérapie : 25 Gy lombo-aortique avec branche iliaque homolatérale avec surdosage 5 à 10 Gy sur les aires ganglionnaires suspectes (niveau IIb) ; pas d'irradiation médiastinale
    • pT1 à pT4, N3, M1a ou b :
      • chimiothérapie (3 BEP ou 4 EP) (niveau Ia)
      • Bilan de réévaluation : TDM TAP à 4 semaines
      • masse résiduelle < 3 cm : surveillance
      • masse résiduelle > 3 cm : Pet Scan et chirurgie si Pet positif (niveau IIb)

    TUMEUR NON SEMINOMATEUSE

    • pT1 à pT4, N0, M0 à marqueurs normalisés
      • Stratégie fonction du risque :
        • bas risque : absence d'invasion vasculaire ou lymphatique
        • haut risque : présence d'invasion vasculaire ou lymphatique
      • Modalités techniques :
        • Surveillance : marqueurs / mois pendant 1 an, puis / 2 mois pendant 1 an, puis / 3 mois pendant 1 an, puis / 6 mois pendant 2 ans ET TDM TAP / 3 mois pendant 1 an, puis / 4 mois pendant 1 an, puis / 6 mois pendant 3 ans ET échographie scrotale annuelle si haut risque lésion controlatérale (cryptorchidie, microlithiases diffuses, volume testiculaire < 12 ml))
        • Curage rétropéritonéal : curage modifié homolatéral avec conservation nerveuse. Si plus de 3 à 6 ganglions métastatiques ou si stade pN2 (1 ganglion métastatique de plus de 2 cm) ou si rupture capsulaire : + 2 BEP
        • Chimiothérapie : 2 cycles de BEP (chaque cycle espacé de 21 jours)
      • Indications :
        • bas risque : surveillance ou curage (niveau IIa-IIb)
        • haut risque : surveillance ou chimiothérapie (niveau IIb)
    • pT1 à pT4, N1 à N3, ou M1 ou N0, M0 à marqueurs non normalisés
      • Stratégie fonction groupe pronostique IGCCCG (niveau Ia)
        • bon pronostic : 3 cycles de BEP (chaque cycle espacé de21 jours)
        • pronostic intermédiaire : 4 cycles de BEP (chaque cycle espacé de 21 jours)
        • mauvais pronostic : 4 cycles de BEP (chaque cycle espacé de 21 jours)
      • Bilan d'évaluation 4 semaines après le dernier cycle : marqueurs, TDM TAP, Pet inutile
        • marqueurs non normalisés : 4 VeIP
        • marqueurs normalisés ET masse résiduelle visible en TDM : curage rétropéritonéal bilatéral (parfois curage unilatéral modifié si respect de critères stricts) (niveau IIa) si tissu actif dans les masses résiduelles : 2 VeIP en plus (niveau III)
    Mots clés:
    testicule / Tumeur / échographie / marqueur tumoral
    Tumeurs du Pénis
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1047

    CE QU'IL FAUT RETENIR


  • DIAGNOSTIC (Niveau de preuve III)
    Examens recommandés :
  • Pénis :
    • Examen clinique : topographie, aspect, infiltration caverneuse, longueur de verge saine
    • Prélèvement histologique :
      • Biopsies profondes : type histologique, grade, stade, invasion vasculaire et lymphatique
      • Posthectomie orientée (si lésion du prépuce)
    • Imagerie :
      • Echographie pénienne si évaluation clinique difficile
      • IRM si lésion > T1 (éventuellement avec érection pharmacologique)
  • Aires inguinales :
    • Si adénopathies palpables, cytoponction échoguidée ou réévaluation après 6 semaines d'antibiotiques
    • Examen clinique : nombre, taille, mobilité
    • TDM inguinale (ou IRM) si examen clinique difficile (obésité)
    • Echographie et cytoponction ganglionnaires si N suspect / palpable
    • Lymphoscintigraphie : examen prometteur en cours d'évaluation
  • Métastases viscérales :
    • TDM thoraco-abdomino-pelvienne si pN+ ganglionnaire inguinale
    • Scintigraphie osseuse si signes d'appel
    • Calcémie et SCC si métastases viscérales
  • TRAITEMENT
  • Pénis (niveau III) :
  • Ta/T1 G1/G2 : posthectomie systématique
    • Localisation préputiale : posthectomie large isolée (lésion à distance du sillon balano-préputial)
    • Autre localisation :
      • Patient compliant : traitement conservateur : biopsie excisionnelle ± laser
      • Patient non compliant : curiethérapie ou pénectomie partielle (marge 5 - 10 mm)
  • T1 G3 :
    • Traitement conservateur chez les patients compliants (lésion glandulaire < 3 cm)
    • Pénectomie partielle (marge 15 mm) ou Curiethérapie
  • ≥ T2 :
    • Pénectomie partielle ou totale ou Curiethérapie (si lésion distale < 8 cc).
    • Traitement conservateur si lésion T2 et patient motivé et compliant

    Remarque : quel que soit le geste réalisé, les marges chirurgicales doivent être négatives sinon l'exérèse doit être reprise.

  • Régions inguinales.
    Rappels (niveau III) :
    Si réalisation d'un curage inguinal modifié : curage bilatéral et examen extemporané systématique
    - si pN0 : surveillance
    - si pN+ : curage radical du côté pN+
    Réalisation d'un curage pelvien homolatéral si :
    - plus de ganglions métastasés ou si
    - effraction capsulaire ganglionnaire


  • Régions inguinales cliniquement normales (après éventuelle antibiothérapie).
    • Faible risque (pTis, carcinome verruqueux, pTa G1- G2, pT1 G1/2 L0 et V0)
      • patient compliant : surveillance
      • patient non compliant : curage modifié bilatéral
    • Risque intermédiaire (pT1 G1/2 L1 ou V1) et risque élevé (≥ pT2 ou G3/4): cytoponction ganglionnaire (en présence d'anomalies échographiques)
      • si positive : curage radical du coté positif, et curage modifié controlagtéral
      • si négative ou si non réalisée : curage modifié bilatéral (niveau III) ; place éventuelle de l'analyse du ganglion sentinelle par technique de lymphoscintigraphie (niveau III)
  • Ganglions inguinaux mobiles (après éventuelle antibiothérapie) : cytoponction sous échographie
    • si positive: curage radical du coté positif, et curage modifié controlatéral
    • si négative: curage modifié bilatéral (niveau III)
  • Ganglions fixés : Chimiothérapie première ; chirurgie si réponse claire et espérance de vie longue (niveau IV)
  • Cas particulier : Chirurgie inguinale incomplète ou patient non opérable : radio-chimiothérapie
  • Mots clés:
    cancer du pénis / apoptose / infection HPV.
    Tumeurs du Rein
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1099
  • Épidémiologie et facteurs de risque du cancer du rein
  • Classification et facteurs pronostiques
  • Imagerie du cancer du rein
  • Place de la médecine nucléaire dans le bilan diagnostique du cancer du rein
  • Biopsie des tumeurs du rein
  • Néphrectomie partielle (NP)
  • Néphrectomie totale élargie et prise en charge de l'envahissement cave
  • Traitement laparoscopique des tumeurs rénales
  • Traitements ablatifs
  • Tumeurs du rein > 4 cm : néphrectomie partielle ou totale
  • Cancer du rein localement avancé
  • Les traitements médicaux du cancer du rein
  • Suivi du cancer du rein
  • Mots clés:
    Rein / Tumeur / imagerie / échographie
    Tumeurs malignes de la surrénale de l'adulte
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1145
    I. Devant une tumeur de la surrénale, quels sont les arguments en faveur de la malignité 1. Clinique

    Les signes cliniques qui doivent faire craindre la malignité d'une tumeur surrénale sont l'existence de douleurs lombaires ou abdominales homolatérales, l'existence d'une tumeur palpable à l'examen physique, l'existence de signes de virilisation chez une femme (en particulier associés à un syndrome de Cushing) ou de féminisation chez un homme (beaucoup plus rare) (1,2,3). Environ 40 à 60% des corticosurrénalomes n'ont pas d'activité hormonale (2,4,5).

    Mots clés:
    recommandations / tumeurs malignes / surrénale / adulte
    Sarcomes rétropéritonéaux
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1151

    Les sarcomes rétropéritonéaux (SRP) des parties molles sont des tumeurs très rares, développées aux dépens de cellules souches mésenchymateuses. Il y aurait environ 1000 nouveaux cas par an aux Etats Unis (1), et probablement quelques centaines seulement en France. Il s'agit de tumeurs le plus souvent sporadiques, mais il existe des formes radio-induites. Des formes associées à des maladies génétiques ont été rapportées (2). Les sous-types histologiques les plus fréquents sont les liposarcomes, les léiomyosarcomes, les histiocytomes fibreux malins et les fibrosarcomes (3).

    Mots clés:
    Liposarcome / Rétropéritoine
    Cancer de la Prostate - Partie 1
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1157
  • Classification TNM 2002 du cancer de la prostate
  • Chimioprévention du cancer de la prostate
  • Epidémiologie et dépistage - Recommandations diagnostiques du cancer de la prostate
  • Imagerie du cancer de la prostate lors du diagnostic
  • Classification des facteurs pronostiques du cancer de la prostate
  • Cancer de la prostate à faible risque
  • Stade < T2b et PSA ≤ 10 ng/ml et score de Gleason biopsique < 7
  • Cancers de la prostate de risque intermédiaire
  • Cancer de la prostate « à haut risque »
  • Mots clés:
    prostate / Cancer / recommandations
    Cancer de la Prostate - Partie 2
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1188
  • Atteinte métastatique ganglionnaire régionale N1
  • Cancer de la prostate au stade métastatique M1a, b, c
  • L'échec thérapeutique
  • Cancers de la prostate hormono-indépendants et hormono-résistants
  • Recommandations de suivi du cancer de la prostate
  • Les comptes rendus synoptiques anatomo-pathologiques pour le cancer de la prostate
  • Références
  • Mots clés:
    prostate / Cancer / recommandations
    Méthodologie des recommandations
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1022

    Dans un monde parfait, toute intervention médicale, qu'elle soit diagnostique ou thérapeutique, devrait être justifiée par un ensemble d'études randomisées ayant toutes abouti à la même conclusion (niveau I dans la classification des fameux niveaux de preuve). Hélas, nous détenons rarement des preuves de ce niveau.

    Mots clés:
    recommandations / Méthodologie
    Principes de la classification TNM des tumeurs génito-urinaires
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1024

    La classification TNM utilisée en 2007 est la même que celle des précédentes recommandations de 2004 puisque cette classification n'a pas changée, la dernière mise au point datant de 2002 [1-3].

    La description de la classification TNM pour chaque tumeur urologique est précisée au début de chaque organe.

    Le propos de ce texte est de rappeler les grands principes de la classification, qui sont utilisés pour toutes les localisations tumorales, et les modifications apportées dans la dernière édition, qui sont peu nombreuses.

    Mots clés:
    Classification TNM / tumeurs genito-urinaires
    Morbidite compétitive en cancérologie urologique
    2007
    - Recommandations
    - Réf : Prog Urol, 2007, 1027

    La morbidité compétitive correspond à l'ensemble des affections médicales intercurrentes à une pathologie donnée qui peut interférer ou agir de façon prédominante sur le pronostic et l'évolution de cette pathologie (1). La morbidité compétitive est déterminante dans la décision thérapeutique pour un cancer urologique. En effet, un traitement n'est bénéfique que lorsqu'il entraîne une réduction de la morbidité et de la mortalité spécifique. La morbidité compétitive peut réduire le bénéfice attendu du traitement.

    Mots clés:
    morbidité compétitive / cancer urologique