Base bibliographique

Sommaire :

Cystite hémorragique : étiologie et traitement
Haemorrhagic cystitis. Aetiology and treatment. Review of the literature.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 591-601

La cystite hémorragique est un saignement diffus, aigu ou insidieux, de la muqueuse vésicale.
L'étiologie des cystites hémorragiques est variée, les origines radiques et chimiques sont deux causes prédominantes. Parmi les causes chimiques ce sont les oxaphosphorines (cyclophosphamide, ifosfamide) qui sont le plus souvent responsables de cystite hémorragique. Il peut également s'agir de causes toxiques ou infectieuses (bactériennes, fungiques, parasitaires ou virales). Enfin, la cystite hémorragique peut survenir au décours d'une maladie systémique ou être isolée et idiopathique.
La prévention de la cystite hémorragique est essentielle mais ne permet pas toujours d'éviter sa survenue. Elle comporte des mesures générales et des mesures spécifiques.
En cas de cystite hémorragique avérée, les possibilités thérapeutiques sont variées et peuvent associer décaillotage, irrigation vésicale continue, instillations vésicales de facteurs hémostatiques, formolisation, oxygénothérapie hyperbare, embolisation artérielle ou chirurgie de sauvetage.
Si la prise en charge thérapeutique est le plus souvent efficace, elle peut s'avérer difficile en raison de l'importance du saignement et de son retentissement sur l'état général du patient. Les décès ne sont pas exceptionnels et font toute la gravité des cystites hémorragiques.
A partir des données de la littérature, ce travail fait le point sur l'étiologie et le traitement de la cystite hémorragique.

Haemorrhagic cystitis consists of acute or insidious diffuse bleeding from the bladder mucosa. Although the aetiology of haemorrhagic cystitis is varied, the two predominant causes are chemical and irradiation. The chemical compounds most frequently responsible for haemorrhagic cystitis are oxaphosphorines (cyclophosphamide, ifosfamide). Haemorrhagic cystitis may also be due to toxic or infectious causes (bacterial, fungal, parasitic or viral). Finally, haemorrhagic cystitis can occur in the context of a systemic disease or may be isolated and idiopathic. Prevention of haemorrhagic cystitis, based on general measures and specific measures, is essential, but is not always effective. In the case of proven haemorrhagic cystitis, various treatment options are available, including and can associate clot extraction, continuous bladder irrigation, bladder instillations of haemostatic factors, formalin, hyperbaric oxygen therapy, arterial embolization or salvage surgery. Although therapeutic management is usually effective, it can sometimes be difficult due to the severity of the bleeding and its repercussions on the patient's general state. Deaths are not exceptional, emphasizing the seriousness of haemorrhagic cystitis. Based on a review of the literature, the authors review the aetiology and treatment of haemorrhagic cystitis.

Mots clés:
Cystite hémorragique / cystite radique / cyclophosphamide / Vessie / hématurie
Mots-clés:
Haemorrhagic cystitis / radiation cystitis / cyclophosphamide / bladder / haematuria
Méthodes diagnostiques de l'obstruction de la voie excrétrice supérieure (VES) : quels sont les examens disponibles en 2001?
What diagnostic methods are currently available for upper urinary tract obstruction?
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 602-609

Dans la plupart des dossiers cliniques il est possible d'affirmer l'existence d'une obstruction de la voie excrétrice supérieure (VES), son siège et sa nature et d'en déduire une attitude thérapeutique adaptée. Cependant dans certaines circonstances, les méthodes non ou peu invasives, l'échographie, l'urographie intraveineuse, l'urographie avec test diurétique, la néphrographie conventionnelle et diurétique ou l'uro-IRM, ne peuvent affirmer l'existence de l'obstacle. Il est alors nécessaire de recourir à une étude du haut appareil par pyélomanométrie par voie antégrade. Cette exploration permet de mesurer la pression qui règne dans la VES perfusée à un débit constant par un cathéter percutané et d'évaluer l'obstacle. Les auteurs discutent la place des différentes techniques d'exploration de la voie excrétrice supérieure pour porter avec certitude le diagnostic d'obstruction de la VES.

The presence of upper urinary tract obstruction, its site and its nature can be determined and the most appropriate treatment can be defined in the majority of clinical cases. However, in some circumstances, non-invasive or minimally invasive methods, such as ultrasonography, intravenous urography, urography with diuretic test, conventional and diuretic nephrography and MR urography, are unable to confirm the presence of obstruction, requiring assessment of the upper urinary tract by antegrade pyelomanometry. This investigation measures the pressure in the upper urinary tract perfused at a constant rate by a percutaneous catheter and allows evaluation of the obstruction. The authors discuss the place of the various upper urinary tract investigations to confirm the definitive diagnosis of upper urinary tract obstruction.

Mots clés:
Voie excrétrice supérieure (VES) / Obstruction / méthodes diagnostiques
Mots-clés:
upper urinary tract / obstruction / diagnostic methods
Infertilité masculine idiopathique et récepteur aux androgènes
Idiopathic male infertility and androgen receptors.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 610-620

En France, 12 à 15% des couples ont des difficultés à procréer.Un trouble de la spermatogenèse chez l'homme (oligospermie, azoospermie) interviendrait dans 1/3 des cas.Ces infertilités, étiquetées idiopathiques, ont probablement une composante génétique, à l'image des microdélétions du chromosome Y.Le taux normal d'androgènes circulants fait suggérer l'implication d'une anomalie du récepteur aux androgènes (RA) dans certains cas, dont le nombre reste à définir, de ces infertilités masculines idiopathiques.Les mutations ponctuelles localisées sur les exons du gène codant pour le RA ne peuvent expliquer tous les cas d'infertilité par trouble de la spermatogenèse idiopathique.L'expansion du nombre de triplets CAG de l'exon 1 du gène du RA, déjà mise en évidence dans une neuropathie dégénérative fatale (maladie de Kennedy dans laquelle plus de 50% des patients sont infertiles) a été retrouvée dans ces cas d'infertilité idiopathique et serait responsable d'un dysfonctionnement du RA.Par ailleurs, le nombre de ces triplets est diminué dans le cancer de prostate androgéno-dépendant.Ainsi, le polymorphisme de répétition de triplets CAG serait responsable d'un réglage fin du RA entre excès et défaut de fonction.Actuellement, l'I.C.S.I. (Injection Intra-Cytoplasmique de Spermatozoïde) est proposée dans ces cas d'infertilités mais les conséquences de la transmission de telles anomalies sur la descendance ne sont pas encore connues.

In France, 12 to 15% of couples experience procreation difficulties. A disorder of spermatogenesis (oligospermia, azoospermia) is responsible in 1/3 of cases. These forms of infertility, labelled idiopathic, probably have a genetic component, like microdeletions of the Y chromosome. The normal rate of circulating androgens suggests the implication, in some cases, of an abnormality from the receptor to the androgens (RA) of these male infertilities, whose number remains to be defined. Point mutations on exons of the gene encoding the AR cannot account for all cases of infertility due to idiopathic disorders of spermatogenesis. Expansion of the number of CAG triplets of exon 1 of the AR gene, already demonstrated in a fatal degenerative neuropathy (Kennedy's disease, in which more than 50% of patients are infertile), has been detected in these cases of idiopathic infertility and would be responsible for AR dysfunction. The number of these triplets is also decreased in patients with androgen-dependent prostate cancer. The polymorphism of repetition of CAG triplets would therefore be responsible for fine adjustment of the AR between excessive and insufficient function. ICSI. (Intra-Cytoplasmic Sperm Injection) is currently proposed in these cases of infertility, but the consequences of transmission of these abnormalities to the offspring are unknown.

Mots clés:
Infertilité masculine idiopathique / récepteur aux androgènes / I.C.S.I
Mots-clés:
idiopathic male infertility / androgen receptor / ICSI
La pyéloplastie par rétropéritonéoscopie pour hydronéphrose primitive : résultats préliminaires des 30 premières interventions
Retroperitoneoscopic pyeloplasty for primary hydronephrosis: preliminary results of the first 30 operations.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 625-630

Objectif : évaluer les résultats préliminaires de la pyéloplastie par rétropéritonéoscopie (RP) pour syndrome de la jonction pyélo-urétérale primitif (SJPUP) concernant la durée opératoire, les complications opératoires et post-opératoires, le résultat fonctionnel clinique et radiographique, la durée de séjour et la reprise d'activité physique.
Matériels et Méthodes : de novembre 1997 à juin 2000, parmi 57 patients consécutifs traités pour une anomalie de la jonction pyélo-urétérale (JPU), 29 patients (18 femmes et 11 hommes) d'âge moyen 35,6 ans (17-68) opérés par RP pour un SJPUP (dont un bilatéral) ont fait l'objet de l'étude. Douze patients présentaient un pédicule vasculaire polaire inférieur et 24 patients avaient un bassinet extra-sinusal. La technique de la RP a été identique pour tous les patients (4 trocarts) et la réparation de la JPU a été faite selon la technique de Anderson-Hynes et Küss (28 cas) ou Y-V (2 cas).
Résultats: La durée moyenne (Dm) de l'opération a été de 150 minutes (120-240) et la Dm d'hospitalisation de 4,2 jours (3-10). Il n'y a pas eu de complication per-opératoire, mais une conversion (3,3%) a été nécessaire pour adhérences majeures. Les complications post-opératoires (23,3%) ont été : quatre infections urinaires dont une pyélonéphrite aiguë, un hématome de la loge rénale, une fuite urinaire par le redon sur sonde JJ obstruée, une migration de sonde JJ sous l'anastomose entraînant une sténose cicatricielle infranchissable (pyéloplastie à ciel ouvert nécessaire à 3 semaines). Avec un recul moyen de 19,7 mois (7-40), 28 patients étaient asymptomatiques et dans un cas des douleurs lombaires persistaient à 9 mois sans signe de récidive. L'UIV à 3 mois faite chez 27 patients a montré une diminution de l'hydronéphrose dans 85,7% et une jonction perméable dans 96,3% des cas. La reprise complète de l'activité physique et professionnelle a été possible en moyenne à 1 mois post-opératoire (15 jours pour la population de moins de 40 ans).
Conclusion: Le SJPUP peut être traité par RP selon les mêmes principes qu'en chirurgie ouverte. La pyéloplastie par RP est réalisable avec une durée opératoire et une morbidité acceptables. Les résultats fonctionnels et radiologiques sur la perméabilité de la JPU mériteront une réévaluation à plus long terme.

Objective: To evaluate the preliminary results of retroperitoneoscopic pyeloplasty (RP) for the treatment of primary ureteropelvic junction syndrome (PUPJS) in terms of operating time, operative and postoperative complications, clinical functional and radiographic results, length of hospital stay and resumption of physical activity.
Material and Methods: From November 1997 to June 2000, from a consecutive series of 59 patients treated for an anomaly of the ureteropelvic junction (UPJ), the 29 patients (18 females and 11 males, mean age: 35.6 years [range: 17-68]) operated by RP for PUPJS (bilateral in one case) were reviewed. Twelve patients presented a lower pole vascular pedicle and 24 patients had an extrasinusal renal pelvis. The RP technique was identical for all patients (4 ports) and the UPJ repair was performed according to the technique described by Anderson-Hynes and Küss (28 cases) or Y-V plasty (2 cases).
Results: The mean operating time was 150 minutes (range: 120-240) and the mean hospital stay was 4.2 days (range: 3-10). There were no intraoperative complications, but one conversion (3.3%) was necessary because of major adhesions. postoperative complications (23.3%) consisted of: four urinary tract infections with one case of acute pyelonephritis, perirenal haematoma, urine leak in the Redon drain due to obstructed double J stent, migration of the double J stent underneath the anastomosis leading to unstentable cicatricial stricture (treated by open pyeloplasty 3 weeks later). With a mean follow-up of 19.7 months (range: 7-40), 28 patients were asymptomatic and one patient presented persistent lumbar pain at 9 months with no signs of recurrence. The 3-month IVU, performed in 27 patients, showed reduction of hydronephrosis in 85.7% of cases and a patent ureteropelvic junction in 96.3% of cases. Complete resumption of physical activity and return to work were possible an average of 1 month postoperatively (a fortnight for the population under the age of 40 years).
Conclusion: PUPJS can be treated by RP according to the same principles as conventional surgery. RP pyeloplasty can be performed with an acceptable operating time and morbidity. The functional and radiological results in terms of patency of the UPJ need to be assessed in the longer term.

Mots clés:
Pyéloplastie / Syndrome de la jonction pyélo-urétérale / laparoscopie / rétropéritonéoscopie
Mots-clés:
pyeloplasty / ureteropelvic junction syndrome / Laparoscopy / retroperitoneoscopy
Urétéro-iléoplastie non modelée de substitution
Non-modelled replacement uretero-ileoplasty.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 636-641

Buts: Evaluer les indications et les résultats de l'urétéro-iléoplastie de substitution réalisée au cours des 6 dernières années.
Matériel et Méthodes: En 6 ans, 8 patients ont reçu une urétéro-iléoplastie de substitution total ou sub-total, avec un total de 9 unités rénales traitées. Une dérivation urinaire temporaire pré opératoire avait été mise en place chez tous les patients . La créatininémie moyenne en pré opératoire a été de 88 µmol/L (53 et 150). Il s'agissait 7 fois de sténose urétérale (une fois bilatérale et une fois sur rein unique), une fois de nécrose urétérale sur transplant rénal sans uretère propre et une fois de tumeur urothéliale sur rein unique.
Résultats: Le recul moyen était de 54 mois. Le temps opératoire moyen de 218 minutes pour les urétéro-iléoplasties unilatérales, avec une durée d'hospitalisation moyenne de 12 jours ( 10 et 18 jours). Les complications ont été : une rétention aiguë d'urine, une sténose de l'implantation iléo-vésicale traitée par dilatation endoscopique, 2 éventrations après laparotomie médiane, une lithiase anastomotique iléo-vésicale, des infections urinaires non fébrile de traitement ambulatoire. Le résultat fonctionnel été jugé comme correcte dans tous les cas. Aucun trouble ionique n'était observé. La créatininémie était en moyenne 86 µmol/L ( 59 et 140) en post opératoire.
Conclusion: Dans cette série récente avec un recul de 4,5 ans, l'urétéro-iléoplastie de substitution a permis de traiter des lésions urétérales, partielles ou totales, complexes avec une faible morbidité.

Objectives: To evaluate the indications and results of replacement uretero-ileoplasties performed over the last six years.
Material and Methods: Over a period of 6 years, 8 patients underwent subtotal or total replacement uretero-ileoplasty involving a total of 9 renal units. Preoperative temporary urinary diversion was performed in each patient. The mean preoperative serum creatinine was 88 µmol/l (range: 53 to 150). Uretero-ileoplasty was performed for ureteric stricture in 7 cases (bilateral in one case and in a solitary kidney in one case), ureteric necrosis following renal transplantation without a donor ureter in one case and urothelial tumour on a solitary kidney in one case.
Results: The mean follow-up was 54 months. The mean operating time was 218 minutes for uretero-unilateral ileoplasties, with a mean length of hospital stay of 12 days (range: 10 to 18 days). The following complications were observed: acute urinary retention, stenosis of the ileo-vesical implantation treated by endoscopic dilatation, 2 incisional hernias after midline laparotomy, one case of stones of the ileo-vesical anastomosis, non-febrile urinary tract infections treated on an outpatient basis. The functional result was considered to be satisfactory in every case. No electrolyte disorders were observed. Mean postoperative serum creatinine was 86 µmol/l (range: 59 to 140).
Conclusion: In this recent series with a mean follow-up of 4.5 years, replacement uretero-ileoplasty successfully treated partial or total complex ureteric lesions with a low morbidity.

Mots clés:
Uretère / iléon / plastie
Mots-clés:
ureter / ileum / plasty
Etude de la tolérance et de l'efficacité des instillations endovésicales de Bacille Calmette-Guérin dans le traitement prophylactique des tumeurs superficielles de vessie, en utilisant un traitement d'entretien
Study of the safety and efficacy of maintenance treatment with intravesical BCG instillation in the prevention of superficial bladder tumours.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 647-656

L'utilisation d'un traitement d'entretien par instillations complémentaires de BCG, dans la prophylaxie des tumeurs superficielles de vessie, pourrait améliorer les résultats de cette immunothérapie. Ce traitement d'entretien est limité par une majoration des effets indésirables liés au BCG.
Objectifs: Evaluer l'impact du traitement d'entretien sur la récidive et la progression tumorale, et évaluer l'influence des effets indésirables sur le traitement d'entretien et la fréquence des récidives.
Matériel et Méthodes: 72 patients ont été traités par six instillations hebdomadaires de 81 mg de BCG (Immucyst®), puis par trois instillations complémentaires à 3,6,12,18,24,30 et 36 mois. Les effets indésirables (EI) étaient classés en quatre classes, en utilisant leur type, leur sévérité et leur durée, et étaient collectés prospectivement pour 518 instillations. Un score d'effets indésirables était défini pour chaque patient.
Résultats: 84,9% des patients n'ont pas présenté de récidive, 12,5% ont récidivé et 2,6% ont progressé. Le schéma d'instillation à pu être complet pour 19% des patients, la dose à du être diminuée pour 57% des patients et le traitement cessé pour 39%. Un score d'effets indésirables initial (SEIi) supérieur à 1,5 était associé au risque de devoir cesser le traitement ou de devoir diminuer la dose lors du traitement d'entretien (p=0,01).
Conclusions: Le traitement d'entretien est associé à un taux de récidive et de progression très faible. Nous avons établi et validé une échelle de gravité des EI ainsi que les conséquences de ces effets indésirables sur le traitement d'entretien. Cette échelle pourrait permettre de définir prospectivement le schéma instillatoire d'entretien le plus approprié, en diminuant les doses ou en différant l'instillation préventivement.

Maintenance treatment with complementary BCG instillations in the prevention of superficial bladder tumour could improve the results of this immunotherapy. This maintenance treatment is limited by accentuation of the adverse effects related to BCG.
Objectives: To evaluate the impact of maintenance treatment on tumour recurrence and progression, and to evaluate the influence of adverse effects on maintenance treatment and the recurrence rate.
Material and Methods: 72 patients were treated with six weekly instillations of 81 mg of BCG (Immucyst®) followed by three complementary instillations 3, 6, 12, 18, 24, 30 and 36 months later. Adverse effects (AE) were classified into four classes, according to their type, severity and duration, and were recorded prospectively for 518 instillations. An adverse effect score was determined for each patient.
Results: 84.9% of patients did not present any recurrence, 12.5% developed recurrence and 2.6% progressed. The instillation regimen was completed by 19% of patients, the dose had to be decreased for 57% of patients and treatment had to be discontinued for 39% of patients. An initial adverse effect score (AESi) greater than 1.5 was associated with an increased risk of discontinuation of treatment or reduction of the dosage during maintenance treatment (p = 0.01).
Conclusions: Maintenance treatment was associated with a very low recurrence and progression rate. We have established and validated an adverse effect severity scale and the consequences of these adverse effects on maintenance treatment. This scale could be used to prospectively define the most appropriate maintenance instillation regimen, by preventively decreasing the doses or deferring instillation.

Mots clés:
Tumeurs superficielles de vessie / BCG / traitement d'entretien / tolérance
Mots-clés:
Superficial bladder cancer / BCG vaccine / maintenance therapy / tolerability
La pyélonéphrite emphysémateuse : à propos de 3 observations
Emphysematous pyelonephritis: report of 3 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 703-706

La pyélonéphrite emphysémateuse (PNE) est une forme rare de suppuration rénale définie par la présence intra parenchymateuse de pus et de gaz d'origine bactérienne. Elle est grevée d'une lourde mortalité en dehors d'un traitement rapide et efficace.
La néphrectomie en urgence constitue le traitement de référence. Le drainage per cutané associé au traitement médical est une alternative en cas d'atteinte localisée, bilatérale ou sur rein unique.
Nous rapportons 3 observations de PNE, le traitement a consisté en un drainage per cutané associé au traitement médical pour une atteinte localisée dans deux cas et une néphrectomie dans un cas de lésion multiloculaire et diffuse. Les suites furent simples dans les trois cas.

Emphysematous pyelonephritis (EPN) is a rare form of renal suppuration defined by the presence of pus and gas or bacterial origin within the renal parenchyma. It is associated with a high mortality in the absence of rapid and effective treatment. Emergency nephrectomy constitutes the reference treatment. Percutaneous drainage associated with medical treatment is an alternative in patients with localized or bilateral lesions or in the case of solitary kidney. The authors report 3 cases of EPN treated by percutaneous drainage combined with medical treatment for a localized lesion in two cases and nephrectomy in one case of disseminated multilocular lesion with an uneventful course in all three cases.

Mots clés:
Pyélonéphrite emphysémateuse / scanner / Néphrectomie / drainage per-cutané
Mots-clés:
Emphysematous pyelonephritis / CT / nephrectomy / percutaneous drainage
Les anomalies d'origine mullérienne chez l'homme et anomalies de la prostate
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 712-728
Mots clés:
malformation / prostate / hydatide
Chirurgie conservatrice de principe pour cancer du rein inférieur à 4 cm : étude multicentrique
Systematic conservative surgery for renal cancer less than 4 cm: multicentre study.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 621-624

Objectif : Evaluer le contrôle tumoral et la morbidité de la chirurgie conservatrice de principe chez les patients qui présentent un cancer du rein inférieur à 4 cm.
Matériels et Méthodes : Une étude multicentrique rétrospective a été réalisée chez 73 patients, ayant eu une chirurgie conservatrice de principe pour un cancer du rein inférieur à 4 cm. L'âge moyen était de 55,8 ans (19-82). La taille moyenne de la tumeur était de 2,8 cm ± 0,9. Le stade tumoral était pT1 dans 97% des cas et pT3a dans 3%. Le suivi moyen était de 46,2 mois (12-138).
Résultats : La morbidité post-opératoire a été de 11%, comprenant les fistules urinaires dans 5 cas et l'hémorragie dans 3 cas. Aucun patient n'a présenté de récidive locale. Un patient est décédé de métastases. La survie à 5 ans sans récidive a été de 97,4%.
Conclusion : La chirurgie partielle de principe a une morbidité faible chez les patients qui présentent un cancer du rein inférieur à 4 cm. Elle donne un contrôle tumoral satisfaisant à moyen terme. Cependant, seul un suivi à long terme permettra d'établir la place de la chirurgie partielle de principe dans le cancer du rein.

Objective: To evaluate tumour control and morbidity of systematic conservative surgery for patients with a renal cancer ? 4 cm.
Materials and Methods: A retrospective multicentre study was performed in 73 patients undergoing systematic conservative surgery for renal cancer ? 4 cm. The mean age of the patients was 55.8 years (range: 19-82). The mean diameter of the tumour was 2.8 cm ± 0.9. Tumour stage was pT1 in 97% of cases and pT3a in 3% of cases. The mean follow-up was 46.2 months (range: 12-138).
Results: The postoperative morbidity was 11%, including urinary fistulas in 5 cases and haemorrhage in 3 cases. No patient has developed local recurrence. One patient died from metastases. The 5-year recurrence-free survival was 97.4%.
Conclusion: Systematic partial nephrectomy has a low morbidity in patients with a renal cancer less than 4 cm. It ensures satisfactory medium-term tumour control. However, only long-term follow-up can establish the place of systematic partial nephrectomy in the treatment of renal cancer.

Mots clés:
Rein / Tumeur / cancer du rein / Néphrectomie partielle
Mots-clés:
Kidney / tumour / Renal cancer / Partial nephrectomy
Prise en charge urologique des traumatismes iatrogènes de l'uretère
Urological management of iatrogenic trauma of the ureter.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 642-646

Introduction: Les traumatismes iatrogènes de l'uretère peuvent survenir au cours d'une chirurgie pelvienne, abdominale ou rétro péritonéale ainsi que lors d'une laparoscopie ou d'une urétéroscopie.
Matériel et Méthodes : De 1988 à 1998, 30 patients présentant 34 traumatismes iatrogènes de l'uretère ont été traités dans notre service.
Résultats : Les patients étaient adressés dans un délai de moyen de 13 jours. Ces traumatismes étaient dûs à une chirurgie gynécologique (47%), viscérale (23%), urologique (20%), vasculaire (10%). Un traitement endo-urologique a été choisi de première intention dans 76% des uretères traumatisés, permettant d'obtenir 71% de succès immédiat. En cas d'échec, la chirurgie, choisie dans 78% des cas, obtenait 83% de succès. Sept patients ont eu une néphrectomie. Un patient est décédé.
Conclusion : Le traitement endourologique de première intention donne de bons résultats. Le diagnostic précoce reste une nécessité absolue afin d'éviter des complications graves.

Introduction: Iatrogenic trauma of the ureter can occur following pelvic, abdominal or retroperitoneal surgery and during laparoscopy or ureteroscopy.
Material and Methods: From 1988 to 1998, 30 patients with 34 iatrogenic ureteric injuries were treated in our department.
Results: Patients were referred after a mean of 13 days. Endourological treatment was performed as first-line management in 76% of cases of ureteric trauma, with a 71% immediate success rate. In the case of failure, surgery was performed in 78% of cases, with an 83% success rate. Seven patients required nephrectomy and one patient died.
Conclusion: First-line endourological treatment gives good results. An early diagnosis remains an essential prerequisite to avoid serious complications.

Mots clés:
Uretère / traumatismes / complications per-opératoires
Mots-clés:
ureter / injuries / intraoperative complications
L'hypospadias de l'adulte
Hypospadias in adults
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 667-669

But : Evaluer à long terme les résultats et les complications en revoyant les dossiers des hypospades opérés dans 14 cas pour la première fois à l'âge adulte.
Matériel et Méthodes : Ce travail est basé sur l'analyse rétrospective de 15 dossiers d'adultes de 17 à 36 ans atteints d'hypospadias opérés entre 1989 et 1999. Les constatations à la première consultation ont porté sur le siège du méat urétral, l'existence et l'importance de la courbure du pénis et les caractères sexuels primaires et secondaires. Tous les patients ont eu un examen cytobactériologique des urines.
Résultats : Le recul est de 12 mois à 8 ans. Parmi les 15 patients, 6 patients ont eu une uréthroplastie seule, 9 patients ont eu une uréthroplastie avec redressement de la verge, 40% des patients (3 hypospadias antérieurs, 2 médio-péniens et 1 vulviliforme) ont, à distance d'une seule intervention, un bon résultat. En cas de complications (fistule, sténose ou nécrose distale du tube), une seule réintervention a permis de porter le pourcentage de bons résultats à 80% pour l'ensemble de la série.
Conclusion : Le résultat du traitement de l'hypospadias de l'adulte sont différents de ceux obtenus chez l'enfant, malgré l'utilisation de techniques chirurgicales similaires.

Introduction: In order to evaluate the long-term results and complications, the authors reviewed the files of 14 adult patients operated for the first time for hypospadias.
Material and Methods: This study was based on retrospective analysis of the files of 15 adults between the ages of 17 and 36 years operated for hypospadias between 1989 and 1999. The findings of the first visit concerned the site of the urethral meatus, the presence and severity of chordee and the primary and secondary sexual characteristics. Urine culture was performed in all patients.
Results: The follow-up was 12 months to 8 years. Six of the 15 patients were treated by urethroplasty alone and 9 patients underwent urethroplasty with correction of chordee. 40% of patients (3 cases of anterior hypospadias, 2 cases of midpenile hypospadias and 1 vulviform hypospadias) obtained a good long-term result. In the case of complications (fistula, stenosis or distal necrosis of the tube), a single reoperation allowed good results to be achieved in 80% of the series.
Conclusion: The results of treatment of hypospadias in adult patients differ from those obtained in children despite the use of similar surgical techniques.

Mots clés:
Hypospadias / adulte
Mots-clés:
hypospadias / adult
Métastase rénale d'un carcinome de la thyroïde
Renal metastasis of a carcinoma of the thyroid.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 670-672

Nous rapportons le cas d'une métastase rénale unique d'un carcinome folliculaire de la thyroïde chez un homme de 62 ans survenue 7 ans après isthmolobectomie. La symptomatologie clinique, les résultats radiologiques et l'attitude thérapeutique sont discutés après revue de la littérature.

The authors report a case of renal metastasis from a follicular carcinoma of the thyroid in a 62-year-old man, occuring 7 years after isthmolobectomy for thyroid carcinoma. Clinical symptoms radiographics results and treatment are discuss after a review of the literature.

Mots clés:
Rein / Métastase / Cancer / thyroïde
Mots-clés:
Kidney / Metastasis / Cancer / thyroid
Le phéochromocytome de découverte peropératoire : analyse de 3 cas
Intraoperative discovery of phaeochromocytoma: report of 3 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 673-676

Le phéochromocytome est une tumeur rare, sa découverte peut être fortuite lors d'une intervention chirurgicale et être la cause des troubles du rythme parfois mortels. Les auteurs rapportent 3 observations de phéochromocytomes révélés lors de la manipulation tumorale par des poussées hypertensives et des troubles du rythme graves. L'évolution était fatale dans 2 cas. Ces observations illustrent la gravité et la complexité des problèmes rencontrés et l'intérêt du dépistage des phéochromocytomes en particulier lors de la visite préanesthésique.

Phaeochromocytoma is a rare tumour that may be discovered incidentally during a surgical operation that can sometimes cause fatal arrhythmias. The authors report 3 cases of phaeochromocytoma presenting in the form of hypertensive crisis and serious arrhythmias following manipulation of the tumour with a fatal outcome in 2 cases. These cases illustrate the severity and complexity of the problems encountered and the importance of preoperative detection of phaeochromocytomas, particularly at the pre-anaesthetic visit.

Mots clés:
Arrêt cardiaque peropératoire / Phéochromocytome / troubles du rythme cardiaque
Mots-clés:
Intraoperative cardiac arrest / phaeochromocytoma / cardiac arrhythmias
Carcinome épidermoïde verruqueux de vessie d'origine non bilharzienne
Papillomatous squamous carcinoma of the bladder unrelated to schistosomiasis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 695-699

Nous avons rapporté deux cas de carcinome épidermoïde verruqueux de vessie non associé à une bilharziose vésicale. Deux patients présentant une tumeur de vessie ont été traités par résection endoscopique. Le bilan d'extension comprenait une tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne. Un carcinome épidermoïde verruqueux a été trouvé dans les deux cas : l'un classé pT2 G1 N0 M0 et l'autre pT1 G1 N0 M0. La récidive a été précoce, au premier contrôle cystoscopique. Pour la tumeur classée initialement pT1, nous avons observé une transformation en carcinome sarcomatoïde et des métastases péritonéales.
Le carcinome verruqueux de vessie, carcinome épidermoïde rare, est une tumeur bien différenciée. Son développement est uniquement loco-régional. Le pronostic est conditionné par l'invasion tumorale, le risque de récidive locale est important. Au stade infiltrant, son pronostic est identique à celui du carcinome épidermoïde classique. La prise en charge thérapeutique est peu codifiée, mais le seul traitement curatif semble être la cystectomie radicale.

The authors report two cases of papillomatous squamous carcinoma of the bladder unrelated to schistosomiasis. Both patients were treated by endoscopic resection. The staging assessment comprised thoraco-abdominopelvic computed tomography. A papillomatous squamous carcinoma of the bladder was detected in both cases: one was classified as pT2 G1 N0 M0 and the other as pT1 G1 N0 M0. Recurrence was rapidly observed, at the first follow-up cystoscopy. The tumour initially classified as pT1 subsequently underwent transformation to sarcomatoid carcinoma with peritoneal metastases.
Papillomatous squamous carcinoma of the bladder, a rare squamous cell carcinoma, is a well differentiated tumour with an exclusively local and regional development. The prognosis is determined by the degree of tumour invasion, with a high local recurrence rate. The prognosis of invasive tumours is identical to that of conventional squamous cell carcinoma.
Therapeutic management is poorly defined, but the only curative treatment appears to be radical cystectomy.

Mots clés:
carcinome épidermoïde / Tumeur de vessie / condylomes
Mots-clés:
Squamous cell carcinoma / bladder tumour / condylomata
Pseudo-obstruction colique, révélatrice d'un empierrement vésical : à propos de 2 cas
Unusual cause of colon obstruction : vesical full stones. Report of 2 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 700-702

Les auteurs rapportent deux cas de compression recto-sigmoïdienne par lithiase vésicale ayant entraîné une occlusion intestinale. Ils discutent les diagnostics différentiels et l'intérêt de certains examens complémentaires utiles au diagnostic. L'occlusion par obstacle extrinsèque représente 10 à 15% des occlusions et la principale cause étant les compressions de voisinage. Les complications de la lithiase vésicale sont rarement digestives. Le traitement d'une telle obstruction colique se résume à la levée de l'obstacle : évacuation des calculs vésicaux par cystostomie. Le pronostic est excellent à condition d'un diagnostic précoce.

The autors report two cases of acute intestinal obstruction caused by bladder calculi and insist on differential clinical diagnosis. Simple X ray and sonography seemed to be sufficientfor diagnosis of this extrinseque colique obstruction and management consisted of removal of the bladder stones The prognosis is excellent.

Mots clés:
lithiase vésicale / complication / obstruction intestinale / Niger-Afrique
Mots-clés:
Bladder stone / Complications / colon obstruction / Niger-Africa
Organogenèse des voies génitales mâles
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 708-711

La formation des voies génitales passe par un stade initial indifférencié. C'est à la septième semaine que s'effectuera la différenciation dans le sens mâle. De nombreux facteurs génétiques interviennent dans cette évolution.

Mots clés:
embryologie / voies génitales mâles
Anomalies des organes génitaux internes masculins et retentissement sur la fertilité
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 729-732

Les malformations des organes génitaux internes (OGI) sont rares. En revanche, leur retentissement sur la fertilité est fréquent. La stérilité concerne environ 15% des couples dans les pays industrialisés. Dans 55 à 60% des cas, il existe un facteur masculin isolé ou associé à un facteur féminin. Une azoospermie est retrouvé dans 10 à 30% des cas de stérilité d'origine masculine. Elle est obstructive dans 1,5 à 7,4% selon les séries.
L'infertilité liée à des anomalies des organes génitaux internes est rare (estimé à 2% des stérilités d'origine masculine). Elle est dans la grande majorité des cas due à une azoospermie obstructive (ou une oligozoospermie sévère), avec un volume d'éjaculat faible et une concentration de fructose effondrée. L'examen clinique et l'échographie endo-rectale permettent un diagnostic précis dans la majorité des cas. En cas d'atteinte distale, l'IRM permet de bien détailler les anomalies du carrefour uro-génital. La vésiculo-déférentographie est rarement nécessaire et sera le plus souvent intégrée dans une éventuelle stratégie chirurgicale.

Mots clés:
malformation / testicule / épididyme / déférent / infertilité
Approche actuelle de l'hypospade chez l'enfant
Modern approach of hypospadias surgery in children.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 741-751

La chirurgie de l'hypospade a considérablement évolué au cours de ces quinze dernières années grâce à une approche anatomique nouvelle permettant de mieux comprendre les anomalies ventrales du pénis et les manières de les corriger. La description de l'hypoplasie des tissus formant la face ventrale du pénis (radius ventral du pénis) en aval de la division du corps spongieux et le concept de gouttière uréthrale sont les deux éléments majeurs qui permettent le choix de la technique de reconstruction la mieux adaptée. Ces concepts modernes sont décrits ici et rapportés aux techniques chirurgicales courantes avec leurs résultats

Hypospadias surgery has dramatically changed over the last 15 years with a new anatomical approach of the ventral penile anomalies and new techniques of repair. The description of the hypoplasia of the tissues forming the ventral aspect of the penis (ventral radius of the penis) beyond the division of the corpus spongiosum, and the concept of urethral plate are the two key-elements to select the most appropriate technique of reconstruction. These modern concepts and the various surgical techniques used are reported here with their results.

Mots clés:
Pénis / Urèthre / hypospade
Mots-clés:
penis / Urethra / hypospadias
Le refroidissement des reins pendant le prélèvement multi-organe.Etude descriptive
Kidney cooling during multi-organ harvesting. A descriptive study.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 631-635

Objectif : Décrire le refroidissement des reins pendant le prélèvement multi-organe (PMO) chez le donneur en état de mort encéphalique et évaluer les pratiques de prélèvement.
Matériel et Méthode : La température de 12 reins, 6 gauches et 6 droits, a été mesurée en continu pendant des PMO sur des donneurs en état de mort encéphalique. Après le refroidissement in situ, les reins étaient séparés sur table et lavés quelques minutes avec une solution de préservation UW. La température des reins a été étudiée en fonction des principaux temps opératoires.
Résultats : La température minimale des reins en moyenne de10,8°C (3,7°C à 16,6°C) était atteinte au début de la mobilisation du foie soit en moyenne 20 minutes (13 à 37 min) après la mise en place des canules. La cinétique moyenne de refroidissement était de 1,37°C/min (0,73 à 2,19°C/min). La température moyenne de la solution de refroidissement UW était de 9,4°C (3,8°C à 14°C). Pendant la dissection hépatique puis rénale, les reins se réchauffaient lentement à une cinétique moyenne de 0,20°C/min (0,12 à 0,37°C/min) pour atteindre en moyenne 21°C (13,5°C à 26,3°C) lors de leur exérèse. La température moyenne des reins lors de leur mise en place dans le conteneur était de 17,5°C (13,2°C à 22°C).
Conclusion : L'évolution de la température des reins lors de PMO n'a pas été décrite jusqu'ici. Cette étude, réalisée dans les conditions habituelles de prélèvement, a montré un refroidissement parfois imparfait, susceptible d'être délétère pour les reins, mais qui pourrait être amélioré par des mesures simples : une dissection rapide du foie et des reins et un refroidissement de contact bien appliqué.

Objective: To describe kidney cooling during multi-organ harvesting (MOH) from brain-dead donors and to evaluate harvesting practices.
Material and Method: The temperature of 12 kidneys (6 left and 6 right kidneys) was monitored continuously during MOH from brain-dead donors. After in situ cooling, the kidneys were separated on the table and washed for several minutes with UW preservation solution. The kidney temperature was studied as a function of the main phases of the operative procedure.
Results: The mean minimum kidney temperature of 10.8°C (3.7°C to 16.6°C) was reached at the beginning of mobilization of the liver, i.e. an average of 20 minutes (13 to 37 min) after cannulation. The mean cooling rate was 1.37°C/min (0.73 to 2.19°C/min). The mean temperature of the UW cooling solution was 9.4°C (3.8°C to 14°C). For hepatic followed by renal dissection, the kidneys slowly reheated at a mean rate of 0.20°C/min (0.12 to 0.37°C/min) to reach a mean temperature of 21°C (13.5°C to 26.3°C) at the time of resection. The mean kidney temperature at the time of placement in the container was 17.5°C (13.2°C to 22°C).
Conclusion: The course of kidney temperature during MOH has not been previously described. This study, performed under usual harvesting conditions, demonstrated sometimes imperfect cooling that could be harmful to he kidneys, but which could be improved by simple measures: rapid dissection of the liver and kidneys and correct application of contact cooling.

Mots clés:
Prélèvement multi-organe / Rein / ischémie / température / Transplantation
Mots-clés:
multi-organ harvesting / Kidney / ischaemia / temperature / transplantation
La place des examens complémentaires dans la prise en charge des fistules colo-vésicales
The place of complementary investigations in the management of colo-vesical fistulas.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 657-661

But : Les fistules colovésicales (FCV) compliquent des affections inflammatoires ou néoplasiques du petit bassin. Si le diagnostic clinique est évident devant une pneumaturie ou une fécalurie, un certain nombre de patients nécessite la réalisation d'explorations complémentaires à visée diagnostique et/ou préthérapeutique. Le but de ce travail a été d'analyser la prise en charge de ces patients afin d'essayer de définir la place et la rentabilité des explorations complémentaires.
Matériel et Méthodes : Cette étude rétrospective a porté sur 37 patients porteurs d'une fistule colovésicale secondaire dans 60% des cas à une diverticulite sigmoïdienne.
Résultats : La cystoscopie était l'examen le plus rentable pour le diagnostic de FCV avec une sensibilité de 94%. Le bilan préopératoire de la FCV et de la pathologie sous jacente était au mieux réalisé par l'association d'une cystoscopie, d'un lavement opaque et d'un examen tomodensitométrique.
Conclusions : Notre étude a permis de préciser la place des différents examens à réaliser devant une fistule colovésicale. Cependant, l'intérêt de l'imagerie par résonance magnétique nucléaire, que nous n'avons jamais réalisée, reste à définir.

Objective: Colo-vesical fistulas (CVF) are a complication of inflammatory or neoplastic diseases of the lesser pelvis. Although the clinical diagnosis is obvious in the presence of pneumaturia or faecaluria, a number of patients require complementary diagnostic and/or pretreatment investigations. The objective of this study was to analyse the management of these patients in order to define the place and cost-effectiveness of complementary investigations.
Material and Methods: This retrospective study was based on 37 patients with a colo-vesical fistula, secondary to sigmoid diverticulitis in 60% of cases.
Results: Cystoscopy was the most cost-effective examination for the diagnosis of CVF with a sensitivity of 94%. The preoperative assessment of CVF and the underlying disease was optimally performed by a combination of cystoscopy, opaque enema and CT.
Conclusions: Our study defined the place of the various examinations in the assessment of colo-vesical fistula, but the value of magnetic resonance imaging, not performed in this series, remains to be defined.

Mots clés:
Fistule colo-vésicale / diverticulite / infection urinaire
Mots-clés:
colo-vesical fistula / diverticulitis / urinary tract infection
Cancer de prostate de stade T1a : étude rétrospective à long terme de 27 patients
Stage T1a prostate cancer: long-term retrospective study of 27 patients.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 662-666

Objectif : L'histoire naturelle du cancer de prostate au stade T1a est généralement favorable mais marquée cependant d'un taux d'évolution non négligeable de 7 à 27% selon les études. Cette étude permettra de rechercher d'éventuels critères prédictifs d'évolution tumorale afin de savoir qui surveiller, qui et comment traiter au moment opportun.
Matériel et Méthode : 27 patients porteurs d'un cancer de prostate de stade T1a selon la classification TNM 97, ont été suivi pendant une durée moyenne de 79 mois (24-132, med :68). Ils ont été soumis à un bilan complémentaire s'ils étaient âgés de moins de 70 ans, et un protocole strict de surveillance clinique(TR) et biologique(PSA), quelque soit leur age. Initialement, le PSA moyen était de 7 ng / ml et le Gleason moyen de 4,8.
Résultat : 20 patients soit 75% n'ont pas présenté de signes d'évolution clinique et/ou biologique et n'ont donc pas été traité. Sept patients soit 25% ont eu un traitement avec un délai moyen de 63 mois (2 prostatectomies radicales, 1 radiothérapie externe, 4 hormonothérapies). Au terme du suivi, tous les patients sont vivants et en rémission complète.
Conclusion : A partir de nos résultats et des données de la littérature, l'abstention thérapeutique à condition d'une surveillance stricte et prolongée, est une attitude fréquente face au cancer de prostate de stade T1a confirmé par des biopsies négatives de la coque résiduelle. La vélocité du PSA est la clef de la surveillance, se révélant être le seul facteur prédictif d'évolution tumorale véritablement utilisable en pratique courante. Cependant, notre étude a montré 25% d'évolution tumorale, posant la question surtout pour les patients jeunes d'un traitement à visée curative.

Objective: The natural history of stage T1a prostate cancer is generally favourable, but is nevertheless associated with a considerable progression rate of 7% to 27% depending on the study. The objective of this study was to identify possible predictive criteria of tumour progression to improve patient surveillance and early treatment.
Material and Methods : 27 patients with stage T1a prostate cancer according to the TNM 97 classification, were followed for a mean duration of 79 months (range: 24-132, median: 68). A complementary assessment was performed in patients under the age of 70 years, and a strict clinical (DRE) and laboratory (PSA) surveillance protocol was performed in all patients. The initial mean PSA was 7 ng/ml and the mean Gleason score was 4.8.
Results: 20 patients (75%) did not present any clinical and/or laboratory signs of progression and were therefore not treated. Seven patients (25%) received treatment with a mean follow-up of 63 months (radical prostatectomy in 2 cases, external beam radiotherapy in 1 case, endocrine therapy in 4 cases). All patients are alive and in complete remission at last follow-up.
Conclusion: Based on our results and a review of the literature, conservative management based on strict, long-term surveillance, is a frequent approach to stage T1a prostate cancer confirmed by negative biopsies of the residual capsule. The PSA velocity is the key to surveillance, and the only factor of predictive of tumour progression that can be really used in routine clinical practice. However, our study showed tumour progression in 25% of cases, raising the question of curative treatment, especially in young patients.

Mots clés:
prostate / Cancer / T1a
Mots-clés:
prostate / Cancer / T1a.
Paragangliome associé à un schwanosarcome gastrique
Paraganglioma associated with gastric schwannoma.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 677-680

Nous rapportons l'observation d'un patient âgé de 45 ans, qui présentait un paragangliome latéro-aortique gauche associé à un schwanosarcome gastrique. Le traitement a consisté en l'ablation de la tumeur chromaffine et en la résection de la tumeur gastrique. L'évolution est jusqu'à présent favorable. Nous passons en revue les données de la littérature.

The authors report the case of a 45-year-old patient who presented with a left latero-aortic paraganglioma associated with gastric schwannosarcoma. Treatment consisted of resection of the chromaffin tumour and the gastric tumour, with a favourable course at last follow-up. The authors review the literature on this subject.

Mots clés:
Paragangliome / schwanosarcome gastrique / Chirurgie
Mots-clés:
Paraganglioma / gastric schwannosarcoma / surge
Sténoses urétérales complexes tuberculeuses (à propos de deux cas traités par sonde double J définitive)
Complex tuberculous ureteral strictures treated with definitive double J stent : report of two cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 681-684

Deux patients présentant des sténoses urétérales complexes sur rein unique séquellaires d'une tuberculose uro-génitale ont été traitées de façon définitive par sonde double J changée semestriellement. Ce type de traitement a permis une stabilisation de la fonction rénale et a été parfaitement toléré par les patients.
Sur la base de ces deux observations et d'une revue de la littérature, les différentes modalités thérapeutiques sont discutées.

Two patients presenting complex tuberculous ureteral strictures on an only existing kidney were treated with definitive double J stent changed every 6 months. This treatment modality was well tolerated.
On the basis of two cases and literature review, different therapeutic measures are discussed.

Mots clés:
Genito-urinary tuberculosis / ureter / stricture / Double J
Mots-clés:
Tuberculose uro-génitale / uretère / sténose / double J
Le kyste de la vésicule séminale associé à une agénésie rénale ipsilatérale
Seminal vesicle cyst with ipsilateral renal agenesis.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 685-689

Le kyste de la vésicule séminale associé à une agénésie rénale ipsilatérale est une entité rare. A travers le cas rapporté, nous avons analysé les aspects cliniques, l'apport de l'imagerie ainsi que les différentes thérapeutiques possibles.
Le patient, âgé de 24 ans, était suivi depuis 5 ans pour douleurs périnéales accentuées lors de l'éjaculation. Le TR a retrouvé une masse pré-rectale. C'est grâce à l'échographie endorectale qu'on a pu confirmer le diagnostic du kyste de la vésicule séminale. La prise en charge thérapeutique fut, une aspiration du kyste par voie périnéale, sous contrôle échographique. Les suites furent satisfaisantes.
Conclusion : Le kyste de la vésicule séminale associé à une agénésie rénale ipsilatérale est une malformation congénitale rare, dont l'échographie endorectale fait le diagnostic.L'aspiration par voie périnéale du kyste constitue une possibilité thérapeutique.

The seminal vesicle cyst associated with ipsilaterale renal agenesis is a rare entity. Through this case report, we analyse the clinical aspects, the importance of imaging techniques and the various therapeutic possibilities.
The patient, age 24, presented perineal pain accentuated at ejaculation. The digital rectal examination showed a pre-rectal lump. Transrectal ultrasound plays an important role both for the diagnosis and the treatment. The treatement was perineal aspiration under transrectal echography control. The follow-up was satisfactory.
Conclusion : The seminal cyst with ipsilareral renal agenesis is a rare congenital malformation , transrectal ultrasound is an excellent imaging technique for diagnosis, the perineal aspiration of the cyst constitutes a therapeutic alternative.

Mots clés:
vésicule séminale / Kyste / agénésie rénale
Mots-clés:
seminal vesicle / Cyst / renal agenesis
Adénocarcinome de l'ouraque
Adenoma of the urachus : a case report and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 690-694

Le cancer de l'ouraque est une forme rare de tumeur de vessie. L'adénocarcinome mucosecrétant représente la forme histologique la plus fréquente. Sa latence clinique rend son pronostic péjoratif au moment du diagnostic. Nous rapportons une observation d'une tumeur de l'ouraque métastatique révélée par une hématurie. La revue de la littérature rappelle la rareté de cette tumeur et précise ses différents aspects.

Cancer of the urachus is very unusual. The lesion is a mucosecretory adenocarcinoma. The diagnosis is usually established late, and has a serious prognosis because of a long clinical latency.
We report a case of metastatic adenocarcinoma of the urachus revealed by hematuria. A review of the literature allows us to demonstrate the rarity of this tumour and to demonstrate its various clinical, histological, radiological and therapeutical aspects.

Mots clés:
Vessie / ouraque / adénocarcinome
Mots-clés:
bladder / urachus / adenocarcinoma
Malformations des organes génitaux internes masculins issus du canal mésonéphrotique de Wolff
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 733-740
Mots clés:
malformation / épididyme / déférent
Le traitement laparoscopique d'un diverticule caliciel lithiasique et symptomatique
Laparoscopic treatment of symptomatic stone in a caliceal diverticulum. Technical report.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 752-756

Le traitement du diverticule caliciel lithiasique peut être indiqué s'il devient symptomatique. Les techniques opératoires du rein ne cessent d'évoluer. Après la chirurgie ouverte, la chirurgie percutanée, la laparoscopie commence à occuper, depuis quelques années, une place grandissante dans l'arsenal thérapeutique urologique. Nous rapportons le cas d'une femme porteuse d'un diverticule caliciel inférieur lithiasique, découvert à l'occasion d'une pyélonéphrite aiguë, traitée efficacement par laparoscopie transpéritonéale. Les détails de la technique utilisée, ainsi que ceux rapportés dans la littérature sont discutés.

Treatment of urinary stones in a caliceal diverticulum may be indicated when they are symptomatic. Operative techniques for the kidney are continuing to improve. After open surgery and percutaneous surgery, laparoscopy occupies an increasingly important place in the urological therapeutic armamentarium over recent years. The authors report the case of a woman with a stone in an inferior caliceal diverticulum, discovered in the context of acute pyelonephritis, and effectively treated by transperitoneal laparoscopy. The details of the operative technique are described and discussed in relation to the techniques reported in the literature.

Mots clés:
Lithiase / diverticule caliciel / laparoscopie
Mots-clés:
Lithiasis / Caliceal diverticulum / Laparoscopy
L'eunuchisme à Byzance
Eunuchism at Byzantium.
2001
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2001, 11, 757-760

Le but de cet article est de présenter les divers types d'eunuques, les techniques de castration, et les modifications chez l'homme dues à la castration.

The purpose of this article is to present the various types of eunuchs, the castration techniques and the modification observed on males due to castration.

Mots clés:
Techniques de castration / divers types d'eunuques
Mots-clés:
Castration techniques / various types of eunuques