Base bibliographique

Sommaire :

Etude de la survie après cystectomie pour cancer de vessie. A propos de 504 cas
Study of survival after cystectomy for bladder cancer in a series of 504 cases.
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 553-560

Buts : La cystectomie est le traitement de référence des tumeurs de vessies infiltrantes et des tumeurs superficielles à haut risque récidivantes. Cependant les résultats à long terme de ce traitement restent objets à débat. Les progrès de l'anesthésie réanimation et des techniques chirurgicales semblent avoir permis d'améliorer ce pronostic dans les deux dernières décades. L'apport des nombreux traitements adjuvants proposés (radiothérapie et chimiothérapie) et l'émergence de traitement conservateur alternatif rendent donc nécessaire une évaluation des résultats à long terme de la cystectomie pour cancer de vessie pratiquée ces 20 dernières années.
Matériel et Méthodes : Les dossiers des 504 patients consécutifs ayant subi une cystectomie pour cancer dans notre service de 1981 à 1997 ont été revus. La morbidité per et post opératoire et la survie actuarielle par stade ont été étudiées. La recherche de facteurs pronostiques histologiques et l'étude de l'influence des traitements adjuvants ont été effectuées.
Résultats : Selon la classification TNM 97, 55% des tumeurs étaient (sur la pièce de cystectomie) intra-vésicales(<T3), et 70 % des patients n'avaient pas d'atteinte ganglionnaire(N0). La mortalité péri-opératoire a été de 1,56%. La survie globale à 2 ans, 5 ans et 10 ans de l'ensemble des patients a été respectivement de 83,1 %, 52,3 % et 46,6%. En cas de tumeur localisée à la vessie(<T3), la survie à 5 ans était de 79,4% alors qu'elle était de 27,5% si la tumeur dépassait la vessie (>T3). Le statut ganglionnaire influence fortement le pronostic vital, les patients N0, N1 et N2-3 ont respectivement un taux de survie à 5 ans de 64 % , 48 % et 14 %. La chimiothérapie ou la radiothérapie néo-adjuvante n'a pas semblé améliorer le pronostic vital.
Conclusions : Le pronostic vital après cystectomie pour cancer de vessie dépend essentiellement du stade pathologique et du statut ganglionnaire. Pour les patients ayant une tumeur localisée, les chances de survie à 5 ans sont supérieures à 80 %. Des études prospectives seraient nécessaires pour connaître le réel bénéfice de la chimiothérapie adjuvante qui actuellement n'a pas démontré formellement son intérêt.

Objectives: Cystectomy is the reference treatment for invasive bladder cancer and superficial tumours with a high risk of recurrence. However, the long-term results of this treatment remain controversial. Progress in anaesthesia-intensive care and surgical techniques appear to have improved the prognosis of this disease over the last two decades. The availability of numerous adjuvant therapies (radiotherapy and chemotherapy) and the development of alternative conservative management therefore require a re-evaluation of the long-term results of cystectomy for bladder cancer performed over the last 20 years.
Material and Methods: The case files of 504 consecutive patients undergoing cystectomy for bladder cancer in our department from 1981 to 1997 were reviewed. The operative and postoperative morbidity and actuarial survival by stage were studied. Histological prognostic factors and the influence of adjuvant therapies were also studied.
Results: According to the TNM 97 classification, 55% of tumours (on the cystectomy specimen) were intravesical (<T3), and 70% of patients had negative lymph nodes (N0). The perioperative mortality was 1.56%. The overall survival at 2 years, 5 years and 10 years for the total patient population was 83.1%, 52.3% and 46.6%, respectively. The 5-year survival of tumours confined to the bladder (< T3) was 79.4% versus 27.5% when the tumour extended beyond the bladder (> T3). The lymph node status considerably influenced survival. N0, N1 and N2-3 patients had 5-year survival rates of 64%, 48% and 14%, respectively. Neoadjuvant chemotherapy or radiotherapy did not appear to improve survival.
Conclusions: Survival after cystectomy for bladder cancer essentially depends on pathological stage and lymph node status. Patients with a localized tumour have a 5-year survival greater than 80%. Prospective studies are required to determine the real benefit of adjuvant chemotherapy, as its value has not yet been formally demonstrated.
Cystectomy is the reference treatment for invasive bladder cancer and superficial tumours with a high risk of recurrence. However, the long-term results of this treatment remain controversial. Progress in anaesthesia-intensive care and surgical techniques appear to have improved the prognosis of this disease over the last two decades. The availability of numerous adjuvant therapies (radiotherapy and chemotherapy) and the development of alternative conservative management therefore require a re-evaluation of the long-term results of cystectomy for bladder cancer performed over the last 20 years.
Material and Methods: The case files of 504 consecutive patients undergoing cystectomy for bladder cancer in our department from 1981 to 1997 were reviewed. The operative and postoperative morbidity and actuarial survival by stage were studied. Histological prognostic factors and the influence of adjuvant therapies were also studied.
Results: According to the TNM 97 classification, 55% of tumours (on the cystectomy specimen) were intravesical (<T3), and 70% of patients had negative lymph nodes (N0). The perioperative mortality was 1.56%. The overall survival at 2 years, 5 years and 10 years for the total patient population was 83.1%, 52.3% and 46.6%, respectively. The 5-year survival of tumours confined to the bladder (< T3) was 79.4% versus 27.5% when the tumour extended beyond the bladder (> T3). The lymph node status considerably influenced survival. N0, N1 and N2-3 patients had 5-year survival rates of 64%, 48% and 14%, respectively. Neoadjuvant chemotherapy or radiotherapy did not appear to improve survival.
Conclusions: Survival after cystectomy for bladder cancer essentially depends on pathological stage and lymph node status. Patients with a localized tumour have a 5-year survival greater than 80%. Prospective studies are required to determine the real benefit of adjuvant chemotherapy, as its value has not yet been formally demonstrated.

Mots clés:
Cancer de vessie / tumeur infiltrante / Chirurgie / cystectomie.
Mots-clés:
Bladder cancer / invasive tumour / surgery / cystectomy.
Evaluation de la continence urinaire dans la néovessie de Hautmann
Evaluation of urinary continence in the Hautmann neobladder
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 548-552

Objectif : La néovessie de Hautmann est une technique de remplacement de la vessie souvent proposée après cystectomie totale pour cancer de la vessie. Le but de cette étude prospective était d'évaluer la continence urinaire des patients après cette intervention, en s'appuyant sur des données cliniques et urodynamiques.
Matériels et Méthodes : L'étude fonctionnelle a porté sur 26 patients d'une série de 45 néovessies de Hautmann consécutives réalisées entre février 1994 et mai 1999. Ces 26 patients non sélectionnés (21 hommes et 5 femmes) d'âge moyen 56 ans (38-68) ont accepté le principe d'une évaluation fonctionnelle de la continence lors de visites à 1, 3, 6 et 12 mois post-opératoires comprenant un interrogatoire, une exploration urodynamique et une fibroscopie. Une seule patiente présentait une incontinence d'effort pré-opératoire. Le suivi moyen de ces 26 patients a été de 22 mois (10-60). Trois patients dont deux femmes sont décédés de l'évolution de leur néoplasie vésicale à 12, 20 et 32 mois post-opératoire.
Résultats : L'examen urodynamique a montré une capacité maximum du réservoir iléal de 420 ml en moyenne (316-571), une pression maximale au remplissage de 15 cm d'eau (2-24) et une pression de clôture maximale de l'urètre de 49 cm d'eau (31-74). Avec les critères d'évaluation utilisés, les taux de continence jugée satisfaisante par les patients à 3, 6 et 12 mois ont été respectivement de 62%, 77%, 84,6% le jour et de 42%, 61,5%, 77% la nuit.
Conclusion : La néovessie de Hautmann permet une continence urinaire satisfaisante diurne et nocturne dans plus de 75% des cas après 6 mois post-opératoires. La continence est un paramètre évolutif surtout dans la première année post-opératoire. La sélection de patients en bon état général et motivés pour la prise en charge de leur nouvelle situation urinaire reste un préalable indispensable pour obtenir un résultat fonctionnel de cet ordre.

Objective: The Hautmann neobladder is a bladder replacement technique frequently proposed after total cystectomy for bladder cancer. The objective of this prospective study was to evaluate the patients' urinary continence after this operation, based on clinical and urodynamic data.
Materials and Methods: The functional assessment was based on 26 patients from a series of 45 consecutive Hautmann bladder replacements performed between February 1994 and May 1999. These 26 nonselected patients (21 men and 5 women) with a mean age of 56 years (range: 38-68) accepted the principle of functional assessment of continence at visits held 1, 3, 6 and 12 months postoperatively including clinical interview, urodynamic studies and fibroscopy. Only one patient presented with preoperative stress incontinence. The mean follow-up of these 26 patients was 22 months (range: 10-60). Three patients, including two women, died from progression of their bladder tumour at the 12th, 20th and 32nd postoperative months.
Results: Urodynamic studies showed a mean maximum capacity of the ileal reservoir of 420 ml (range: 316-571), a maximum filling pressure of 15 cmH2O (range: 2-24) and a maximum urethral closure pressure of 49 cmH2O (range: 31-74). According to the evaluation criteria used, the satisfactory continence rates, as assessed by the patients were 62%, 77%, 84.6% during the day and 42%, 615%, 77% at night, at 3, 6 and 12 months, respectively.
Conclusion: The Hautmann neobladder ensures satisfactory diurnal and nocturnal urinary continence in more than 75% of cases after the 6th postoperative month. Continence is an evolving parameter especially during the first postoperative year. The selection of patients in good general condition and motivated for management of their new urinary situation remains an essential prerequisite to obtain a good functional result.

Mots clés:
continence urinaire / remplacement de la vessie / Cystectomie / Cancer de la vessie / réservoir iléal
Mots-clés:
Urinary continence / Bladder replacement / Cystectomy / Bladder cancer / ileal reservoir.
Neuromodulation par électrode implantable pour le traitement des troubles mictionnels
Neuromodulation by implant for treating lower urinary tracts symtoms an dysfunction.
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 520-523

Nous présentons le cas d'une prostatectomie radicale par voie laparoscopique totalement réalisée à distance grâce à l'aide du robot da VinciTM. La durée de l'intervention a été de 420 minutes, la durée de l'hospitalisation de quatre jours, la sonde vésicale a été retirée après 3 jours. L'histologie a montré une tumeur pT3a avec des marges négatives. La prostatectomie radicale assistée à distance par un robot est donc faisable. Le robot améliore la qualité de la dissection et des sutures. Des développements futurs de cette technique pourraient ouvrir de nouveaux horizons notamment dans le domaine de la téléchirurgie.

Robotics has been commonly employed in numerous industrial fields for several decades.However, the application of this technology to surgery is a recent innovation.It provides new possibilities for facilitating specific surgical tasks, especially in the field of laparoscopy.We report a case of laparoscopic radical prostatectomy completed with the help of a remotely controlled da VinciTM robot. This system offered a user friendly surgical platform and enhanced surgical dexterity.Operating time was 420 minutes and the hospital stay was 4 days.The bladder catheter was removed after 3 days.One week later, the patient was fully continent.Pathologic examination showed a pT3a tumor, with negative margins.Robotically assisted laparoscopic radical prostatectomy is feasible.Further developments in this field of technology may have new applications in laparoscopic telesurgery.

Mots clés:
Robotique / études de faisabilité / laparoscopie / Prostatectomie / Cancer prostatique
Mots-clés:
Robotics / feasibility studies / Laparoscopy / Prostatectomy / Prostatic neoplasms
Carcinome épidermoïde de l'urèthre masculin
Squamous cell carcinoma of the male urethra. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 600-602

Le carcinome épidermoïde de l'urètre masculin est exceptionnel, les tumeurs de l'urètre toutes confondues représentant moins de 1% des tumeurs de l'appareil urinaire. Le traitement est fonction du stade de la lésion et de la localisation, mais malgré un traitement agressif comprenant une chirurgie d'exérèse mutilante associée ou non à une radiothérapie, le pronostic demeure sombre. Cependant l'espoir actuel des malades porteurs d'un carcinome épidermoïde de l'urètre réside dans des protocoles thérapeutiques combinant radiothérapie et chimiothérapie en se basant sur les résultats obtenus dans les cancers épidermoïdes de l'?sophage et de l'anus.

Squamous cell carcinoma of the male urethra is exceptional, as all urethral tumours represent less than 1% of urinary tract tumours. Treatment depends on the stage and site of the lesion, but the prognosis remains very poor despite aggressive treatment, including mutilating resection surgery with or without associated radiotherapy. However, the current hope for patients with squamous cell carcinoma of the urethra resides in radiotherapy-chemotherapy combination protocols based on the results obtained in squamous cell cancers of the oesophagus and anus

Mots clés:
carcinome épidermoïde / Urètre / Traitement
Mots-clés:
Squamous cell carcinoma / Urethra / treatment
Cure d'incontinence urinaire féminine par bandelette de prolène «TVT» : résultats préliminaires d'une enquête multicentrique et prospective
Female urinary incontinence repair by Prolene® TVT. Preliminary results of multicentre, prospective survey.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 622-628

Objectifs : Evaluer par une étude prospective et multicentrique (6 centres privés, 1 CHG et 1 CHU) la morbidité péri-opératoire et les résultats fonctionnels à court terme du procédé TVT dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort féminine.
Patients et Méthodes : De novembre 1996 à septembre 1999, 120 patientes d'un âge moyen de 65,2 ans (37-91) ont été opérées avec la technique TVT pour une incontinence urinaire d'effort isolée (stade 2 ou 3) dans 94 cas et associée à un trouble statique pelvien dans 26 cas. 59 patientes (49,2%) étaient en récidive d'incontinence urinaire déjà opérée entre 1 et 4 fois. L'examen clinique a mis en évidence une hypermobilité de l'urètre dans 73 cas (60,8%), une insuffisance sphinctérienne clinique isolée dans 47 cas (39,2%) et des troubles statiques pelviens dans 31 cas. L'examen urodynamique réalisé chez 113 patientes a montré l'existence d'une insuffisance sphinctérienne dans 65 cas (57,5%) avec une pression de clôture urétrale maximum moyenne de 18 cm d'H2O (5-29).
Résultats : L'intervention réalisée avec une rachi-anesthésie dans 97 cas (80,8%), une anesthésie générale dans 16 cas (13,3%) et locale dans 7 cas (5,8%) a duré en moyenne 28,7 min. pour la pose du TVT (15-60 jours). Douze plaies vésicales (10%) et deux hématomes pelviens (1,7%) ont constitué les complications péri-opératoires. Aucun cas d'infection, d'érosion ou de migration de la bandelette n'a été rapporté. Dans le groupe des 94 patientes opérées uniquement avec le "TVT", la durée moyenne de séjour a été de 2,6 jours (1-7). Douze patientes (10%) ont eu recours aux auto-sondages pendant 2 à 30 j. Avec un recul moyen de 15,2 mois (36-6), la continence était normalisée chez 104 patientes soit un taux de guérison de 86,7% des cas. Une amélioration a été notable dans 11 cas ( 9,2%) et cinq échecs (4,2%) ont été rapportés.
Conclusion : Le procédé TVT est une nouveauté dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort féminine. Ses avantages sont la simplicité, la rapidité de l'acte technique et l'efficacité à court terme sur la continence. Un recul plus important est indispensable pour apprécier le devenir fonctionnel et la tolérance urétrale à long terme.

Objectives: A multicentre, prospective study (6 private centres, 1 general hospital and 1 teaching hospital) was conducted to evaluate the perioperative morbidity and short-term functional results of the TVT procedure in the treatment of the female urinary stress incontinence.
Patients and Methods: From November 1996 to September 1999, 120 patients with a mean age of 65.2 years (range: 37-91) were operated according to the tension-free vaginal tape (TVT) technique for isolated urinary stress incontinence (stage 2 or 3) in 94 cases and associated with pelvic tone disorder in 26 cases. 59 patients (49.2%) presented recurrence of urinary incontinence that had already been operated between 1 and 4 times. Physical examination demonstrated hypermobility of the urethra in 73 cases (60.8%), isolated clinical sphincter incompetence in 47 cases (39.2%) and pelvic tone disorders in 31 cases. Urodynamic studies, performed in 113 patients, demonstrated sphincter incompetence in 65 cases (57.5%) with a mean maximum urethral closure pressure of 18 cmH2O (range: 5-29).
Results: The operation, performed under spinal anaesthesia in 97 cases (80.8%), general anaesthesia in 16 cases (13.3%) and local anaesthesia in 7 cases (5.8%) lasted an average of 28.7 min (range: 15-60) for insertion of the TVT. Perioperative complications consisted of twelve bladder injuries (10%) and two pelvic haematomas (1.7%). No cases of infection, erosion or migration of the tape were reported. In the group of 94 patients operated exclusively by TVT, the mean hospital stay was 2.6 days (range: 1-7). Twelve patients (10%) required self-catheterization for 2 to 30 days. With a mean follow-up of 15.2 months (range: 36-6), continence was restored in 104 patients, corresponding to a cure rate of 86.7%. A marked improvement was obtained in 11 cases (9.2%) and five cases (4.2%) were considered to be failures.
Conclusion: The TVT procedure is a new approach to the treatment of female urinary stress incontinence. Its advantages are its simplicity, the rapidity of the technical procedure and the short-term efficacy on continence. A longer follow-up is essential to assess to the functional outcome and the long-term urethral tolerance.

Mots clés:
incontinence urinaire féminine / Bandelette sous-uréthrale / technique chirurgicale
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Suburethral sling / surgical technique
Fistules vésico-utérines. A propos de 5 cas
Uterovesical fistulas. Report of 5 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 634-637

Les auteurs rapportent 5 cas de fistules vésico-utérines (FVU) et en analysent les aspects cliniques et thérapeutiques. L'âge moyen des patientes était de 31,2 ± 6,9 ans. Le traumastisme en cause était une césarienne dans tous les cas. Les motifs de consultation ont été dominés par l'hématurie cyclique (n=5). Du point de vue diagnostique l'urographie intraveineuse n'a pas été contributive tandis que l'hystérosalpingographie a pu objectiver la FVU dans 3 cas/4. Le traitement a été chirurgical pour toutes les patientes et a consisté en la fermeture de la fistule dans 3 cas et en une hystérectomie dans 2 cas. Avec un recul moyen de 2 ± 1,2 ans il n'a pas été rapporté de grossesse chez 3 patientes ayant bénéficié d'une fermeture de la fistule, par contre les résultats sur le plan urinaire étaient satisfaisants avec une bonne continence et la disparition de l'hématurie cyclique. Les auteurs soulignent la nécessité d'une prévention de la FVU par une bonne maîtrise de la césarienne.

The authors report 5 cases of uterovesical fistula (UVF) and analyse some of the clinical and therapeutic aspects of this disease. The mean age of these 5 patients was 31.2±6.9 years. The trauma responsible for the fistula was caesarean section in every case. The presenting complaints were dominated by cyclic haematuria (n=5). Intravenous urography did not contribute to the diagnosis, while hysterosalpingography demonstrated the UVF in 3 out of 4 cases. Treatment was surgical for all patients and consisted of closure of the fistula in 3 cases and hysterectomy in 2 cases. With a mean follow-up of 2±1.2 years, no pregnancies were reported in the 3 patients treated by closure of the fistula. On the other hand, the urinary results were satisfactory with good continence and resolution of the cyclic haematuria. The authors emphasize the importance of prevention of UVF by well conducted caesarean section.

Mots clés:
Fistule / césarienne / Vessie / utérus / traumatisme
Mots-clés:
Fistula / caesarean section / bladder / uterus / trauma
La malacoplakie prostatique : à propos de trois observations
Prostatic malakoplakia.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 597-599

La malacoplakie prostatique est rare. Nous rapportons 3 cas chez des patients âgés de 54 à 75 ans. Les symptômes observés étaient peu spécifiques (dysurie, pollakiurie), en rapport avec une augmentation du volume prostatique parfois suspecte. L'échographie révélait dans les trois cas la présence de nodules hypoéchogènes. Seule l'étude anatomo-pathologique de la lésion permettait d'affirmer le diagnostic de malacoplakie par la présence de corps de Michaelis-Gutmann au sein d'histiocytes composant une réaction inflammatoire granulomateuse. La malacoplakie est une réaction inflammatoire granulomateuse le plus souvent secondaire à une infection par E.Coli. Elle peut mimer radiologiquement et cliniquement une tumeur maligne. Le traitement par antibiothérapie prolongée permet une disparition de la symptomatologie.

Malakoplakia is a granulomatous inflammatory disorder occuring rarely in the prostate. We report our experience with three patients aged from 54 to 75 years old. Clinical presentations were unspecific. All patients presented with a past history of urinary tract infection. Ul trasound study revealed hypoechoic peripheral zone lesions. Histological examination showed a diffuse granulomatous inflammation with numerous histiocytes containing Michaelis-Gutmann bodies. In the prostate, malakoplakia is a histological variant of granulomatous chronic prostatitis following urinary infections.
Clinically and radiologically, the differential diagnosis with adenocarcinoma is difficult. The symptoms disappear with a prolongated antibiotic treatment.

Mots clés:
Malacoplakie / corps de Michaelis et Gutmann / prostate
Mots-clés:
Malakoplakia / Michaelis-Gutmann bodies / prostate
PSA libre : l'utilisation en routine est prématurée pour le dépistage du cancer de prostate
It is too early to routinely use free PSA for prostate cancer screening
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 618-621

La forme libre du PSA représente en moyenne 30% du PSA total. Son taux, rapporté au taux du PSA total, est exprimé en pourcentage (de PSA libre).
Le pourcentage du PSA libre apparaît peu dépendant de l'hypertrophie prostatique bénigne. Par contre, le pourcentage du PSA libre s'abaisse de façon nette et significative en cas de cancer de prostate et de prostatite aiguë.
En ce qui concerne l'indication des biopsies dans le dépistage du cancer de prostate, l'utilisation d'une valeur seuil de pourcentage de PSA libre en plus d'une valeur seuil du PSA total permet de diminuer le nombre de biopsies indiquées. Ce pourcentage de biopsies inutiles évitées est de 20 à 30% (spécificité), mais s'accompagne d'une perte 5 à 10% de cancers détectés (sensibilité de 90 à 95%) par rapport à l'utilisation du PSA total seul. Ce risque de 5 à 10% de méconnaître un cancer, de volume significatif chez un homme de moins de 65 ans, explique pourquoi l'utilisation du PSA libre pour indiquer des biopsies prostatiques n'est pas recommandé en routine. Malgré les résultats prometteurs des performances du pourcentage du PSA libre pour améliorer l'indication des biopsies prostatiques, la méthodologie des études ayant évalué ce test ne permet pas de valider suffisamment leurs conclusions.
Le pourcentage de PSA libre peut être prescrit en deuxième intention par l'urologue, en cas de première série de biopsies négatives chez un homme ayant une forte suspicion biologique et clinique de cancer prostatique, dans le but de proposer une deuxième série de biopsies dans les trois mois ou de préciser le rythme de surveillance clinique et biologique.
Dans l'attente d'études prospectives en situation de dépistage, on peut conclure sous la forme de recommandation sur l'utilisation du PSA pour les médecins généralistes, qui sont les premiers prescripteurs dans le cadre du dépistage :
L'intérêt du dosage du PSA libre pour la détection du cancer en première intention est non validé. Il n'y a pas de valeur consensuelle d'utilisation pour l'indication de biopsies et pour le rythme de dosage. Le dosage du PSA total (valeur seuil à 4 ng/ml) reste le test biologique de référence pour le dépistage et l'indication de biopsies. Un abaissement de sa valeur seuil de normalité (entre 2 et 4 ng/ml) est en évaluation.

The free form of PSA represents an average of 30% of total PSA. The free PSA level, in relation to total PSA, is expressed as a percentage (of free PSA).
The percentage of free PSA appears to be relatively independent of benign prostatic hypertrophy, but it is markedly and significantly decreased in the case of prostate cancer and acute prostatitis.
A cut-off value for the percentage of free PSA combined with a cut-off value for total PSA can decrease the number of biopsies indicated for the detection of prostate cancer. This approach avoids 20 to 30% of useless biopsies (specificity), but is accompanied by a 5 to 10% reduction of the number of cancers detected (sensitivity of 90 to 95%) compared to the use of total PSA alone. This 5 to 10% risk of missing a cancer of significant volume in a man under the age of 65 years explains why the use of free PSA to guide prostatic biopsies is not routinely recommended. Despite the promising performance of the percentage of free PSA to improve the indication for prostatic biopsies, the methodology of the studies performed to evaluate this test is not sufficient to validate their conclusions. The percentage of free PSA can be prescribed as a second-line test by the urologist, following a first series of negative biopsies in a man with a high clinical and laboratory suspicion of prostatic cancer, in order to propose a second series of biopsies after three months or to define the frequency of clinical and laboratory surveillance.
While waiting for the results of prospective studies in the screening setting, recommendations concerning the use of PSA by general practitioners, who are the first to order this test in the context of screening, can be formulated as follows:
The value of free PSA assay for first-line cancer screening has not been validated. A consensus has not been reached concerning the use of free PSA as an indication for biopsies and the frequency of assays. Total PSA assay (cut-off value: 4 ng/ml) remains the reference laboratory test for screening and indication of biopsies. A lower normal cut-off value (between 2 and 4 ng/ml) is currently under evaluation.

Mots clés:
Cancer de la prostate / PSA / PSA libre / dépistage / Diagnostic
Mots-clés:
Prostate cancer / PSA / free PSA / Screening / Diagnosis
Hypospadias antérieur : Duplay ou Mathieu?
Anterior hypospadias: Duplay or Mathieu?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 653-656

Introduction : L'urétroplastie de Mathieu est considérée comme l'intervention de référence pour le traitement des hypospadias antérieurs. L'incision verticale de la gouttière urétrale décrite par Snodgrass a permis d'élargir le champ des indications des urétroplasties par tubularisation de la plaque urétrale (principe de Duplay) la rendant applicable à pratiquement tous les cas d'hypospadias antérieurs. L'objectif de notre travail est de comparer les résultats de l'urétroplastie de Mathieu et de l'urétroplastie de Duplay dans le cadre des hypospadias antérieurs.
Matériels et Méthodes : 50 urétroplasties de Mathieu et 50 urétroplasties de Duplay ont été réalisées par le même opérateur sur une même période( 1996 à 1999). Toutes les sutures urétrales ont été confectionnées par des surjets inversants . Les urines ont été drainées par sonde de Fowley durant 48 heures. Pour les interventions de Duplay la plaque urétrale a été incisée longitudinalement 17 fois sur 50. Une reconstruction du prépuce a été réalisée 41 fois sur 100.
Résultats : Le recul est de 6 mois à 4 ans. Dans chaque groupe 3 enfants (6%) ont du être réopérés pour des complications urétrales ( fistule, sténose du méat, désunion de l'urétroplastie).
Conclusion : Nos résultats rejoignent ceux publiés dans la littérature. Les interventions de Duplay et de Mathieu apportent des résultats équivalents pour ce qui concerne l'urètre. L'aspect du méat urinaire apparaît être plus satisfaisant après intervention de Duplay. La modification de Snodgrass permet de réaliser la tubularisation de la plaque urétrale même lorsqu'elle est étroite. La couverture de l'urétroplastie par un lambeau pédiculé de tissu cellulaire sous cutané préputial permet de réduire le taux de fistule des interventions de Duplay le ramenant à la même valeur qu'après intervention de Mathieu alors qu'il était classiquement plus élevé.

Obvjective: The Mathieu urethroplasty is considered to be the reference operation for the treatment of anterior hypospadias. The vertical incision of the urethral groove, described by Snodgrass, has extended the field of indications for urethroplasty by tubularisation of the urethral plate (Duplay principle), by allowing it to be applied in almost every case of anterior hypospadias, The objective of this study was to compare results of Mathieu urethroplasty and Duplay urethroplasty for the treatment of anterior hypospadias.
Materials and Methods:
50 Mathieu urethroplasties and 50 Duplay urethroplasties were performed by the same operator over the same period (1996 to 1999). All urethral sutures were performed by inverted running sutures. Urine drainage was ensured by Foley catheter for 48 hours. For Duplay operations, the urethral plate was incised longitudinally in 17 out of 50 cases. Foreskin reconstruction was performed 41 out of 100 cases.
Results:
The follow-up is 6 months to 4 years. Three children (6%) in each group had to be reoperated because of urethral complications (fistula, meatal stricture, urethroplasty dehiscence).
Conclusion:
Our results confirm those published in the literature. Duplay and Mathieu urethroplasties provide equivalent results in terms of the urethra. The appearance of the urinary meatus appears to be more satisfactory after Duplay urethroplasty. The Snodgrass modification allows tubularisation of the urethral plate to be performed even when it is narrow. Cover of the urethroplasty by a foreskin subcutaneous connective tissue pedicled flap reduces the fistula rate of Duplay urethroplasty to the same value as that observed after Mathieu urethroplasty, although it classically used to be higher.

Mots clés:
Pénis / Hypospadias / Urètre
Mots-clés:
penis / hypospadias / Urethra
L'urétéroscopie a-t-elle toujours une place dans le traitement des calculs de l'uretère?
Does ureteroscopy still have a place in the treatment of ureteric stones?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 537-541

Objectifs : Evaluer les résultats obtenus par l'urétéroscopie pour traiter les calculs de l'uretère et les complications qui lui sont liées.
Matériel et Méthodes : 74 urétéroscopies sont étudiées rétrospectivement, dont 62 pour calcul de l'uretère pelvien. Une fragmentation in situ a été nécessaire dans 28,4% des cas. Le succès est défini comme l'absence de calcul un mois après l'urétéroscopie. Les taux de succès sont analysés en fonction de la taille, du siège du calcul, de la nécessité d'une fragmentation et du sexe du patient.
Résultats : La morbidité est de 6,8%. Le succès est obtenu dans 60,8% des cas : 72,7% chez les femmes et 55,8% chez les hommes. La taille moyenne des calculs traités avec succès est statistiquement inférieure (6,2 ± 2,1 mm) à celle des calculs pour lesquels le résultat est mauvais (7,8 ± 3,7 mm) (p = 0,044 ; Spearman).
Conclusions : La taille, le siège du calcul et le sexe du patient influencent les résultats de l'urétéroscopie. L'urétéroscopie pour calcul reste d'actualité à la fois après échec de la lithotripsie extra-corporelle, mais également lorsque l'accès à un lithotripteur de bonne efficacité est difficile.

Objectives: To evaluate the results obtained by ureteroscopy to treat ureteric stones and the related complications.
Materials and Methods: 74 ureteroscopies were studied retrospectively, including 62 cases of pelvic ureteric stones. In situ fragmentation was necessary in 28.4% of cases. Success was defined as the absence of stones for one month after ureteroscopy. Success rates were analysed according to size and site of the stone, the need for fragmentation and the patient's sex.
Results::Morbidity was 6.8%. Success was obtained in 60.8% of cases: 72.7% in women and 55.8% in men. The mean diameter of successfully treated stones was statistically smaller (6.2±2.1 mm) than that of stones with a poor result (7.8±3.7 mm) (p=0.044, Spearman).
Conclusions: The size and site of the stone and the patient's sex influence the results of ureteroscopy. Ureteroscopy for stone disease remains a topical modality after failure of extracorporeal lithotripsy, but also in the case of poor access of an effective lithotriptor.

Mots clés:
Uretère / Calcul / Urétéroscopie
Mots-clés:
ureter / stone / ureteroscopy
Les scores symptômes : que décrivent-ils exactement?
Symptom scores: what do they describe exactly?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 561-566

Objectif : Pour évaluer les troubles mictionnels, des scores symptomatiques standardisés ont été élaborés . Parmi ceux-ci, l'IPSS et le Madsen-Iversen sont les plus répandus en France. Ces questionnaires d'auto évaluation sont par définition subjectifs. Le but de ce travail est de comparer les capacités de l'IPSS et du Madsen-Iversen à décrire l'état mictionnel du patient d'une part, de préciser le niveau de compréhension de ces questionnaires d'autre part.
Patients et Méthodes : Cent malades de sexe masculin ont été inclus dans cette étude prospective. Tous ont rempli un questionnaire de l'IPSS et de Madsen-Iversen. Un examen clinique, une débitmétrie et une échographie vésicale post-mictionnelle ont complété l'examen.
Résultats : La description de l'état mictionnel est jugée satisfaisante ou assez satisfaisante, avec un total de 85% pour l'IPSS et de 87% pour le Madsen-Iversen. La compréhension du questionnaire est élevée avec un taux de 84 % pour l'IPSS et de 83% pour le Madsen-Iversen. Ni l'ordre de remplissage du score, IPSS ou Madsen-Iversen en premier, ni l'âge n'influencent ces résultats.
Conclusion : en terme de description et de compréhension il n'y a pas de différence entre le score de l'IPSS et celui de MADSEN-IVERSEN. Un patient sur cinq éprouve toutefois des difficultés à remplir ces questionnaires.

Patients and Methods: One hundred male patients were included in this prospective study. All completed an IPSS and Madsen-Iversen questionnaire. Physical examination, uroflowmetry and post-voiding bladder ultrasonography were also performed.
Results:
The description of the voiding status was considered to be satisfactory or fairly satisfactory, with a total of 85% for IPSS and 87% for Madsen-Iversen. Understanding of the questionnaire was high with a value of 84% for IPSS and 83% for Madsen-Iversen. Neither the order of completion of the IPSS or Madsen-Iversen questionnaires nor the patient's age influenced these results.
Conclusions:
No difference was demonstrated between the IPSS score and the MADSEN-IVERSEN questionnaire in terms of description and comprehension. However, one out of five patients experienced difficulties completing these questionnaires.

Mots clés:
Troubles mictionnels / Diagnostic / Questionnaires
Mots-clés:
Urination disorders / Diagnosis / Questionnaire
Prévalence de l'hypertrophie bénigne de la prostate chez les hommes turcs hopitalisés en urologie
Prevalence of benign prostatic hyperplasia in Turkish men admitted to the urology department.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 568-570

Buts: La prévalence de l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) clinique est connue dans les pays d'Europe de l'Ouest et dans le continent nord-américain. Par contre, des données épidémiologiques manquent en ce qui concerne les Balkans. Le but de cette étude est de rechercher quelle est la prévalence de l'HBP dans cette région.
Méthodes: Nous avons analysé les données recueillies sur les malades atteints de l'HBP de la part des urologues de quarante-huit hôpitaux de Turquie, en 1996. L'analyse porte sur 84149 dossiers pour des patients âgés de 40 à 80 ans et plus.
Résultats: La prévalence globale de l'HBP clinique était de 18.5%. La prédominance d'age-spécifique de l'HBP était à son maximum dans la catégorie des 60-69 d'âge. Le choix d'un traitement médical est majoritaire dans la prise en charge de l'HBP (54,7% des cas).
Conclusion: Ce travail est le premier rapport concernant la prévalence de l'HBP clinique en Turquie. Mais il faudra l'affiner pour connaître la prévalence de l'HBP clinique par rapport à l'âge, au pays et à la race dans les Balkans et au Moyen-Orient.

Objectives: The prevalence of clinical benign prostatic hyperplasia (BPH) is known in Western European countries and in North America, but epidemiological data are lacking for Eastern European and Balkan countries. The objective of this study was to determine the prevalence of BPH in this region.
Methods: W
e analysed the data obtained on patients with BPH reported by urologists from 48 hospitals in Turkey, in 1996. This analysis is based on 84,149 case files for patients aged 40 to 80 years and more.
Results: The overall prevalence of clinical BPH was 18.5%. The age-specific predominance of BPH reached a maximum for the 60-69 years age-group. A majority of cases of BPH were treated medically (54.7% of cases).
Conclusion: T
he data are discussed in the light of our current knowledge. Our presentation is the first report concerning the prevalence of clinical BPH in our region, but it needs to be completed to determine the prevalence of clinical BPH in relation to age, country and race in the Balkans and the Middle East.

Mots clés:
HBP clinique / prévalence
Mots-clés:
Clinical BPH / prevalence
Rupture spontanée intrapéritonéale de la vessie traitée par coelioscopie
Laparoscopic treatment of spontaneous intraperitoneal bladder rupture
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 595-596

Nous rapportons l'observation d'une patiente de 53 ans admise pour rupture spontanée de vessie survenue lors d'une intoxication alcoolique.
Le traitement coelioscopique a consisté en une toilette péritonéale avec suture vésicale et drainage de la cavité abdominale. Les suites opératoires étaient favorables.

<I>The authors report the case of a 53-year-old patient admitted for spontaneous bladder rupture occurring during an episode of alcoholic intoxication. Laparoscopic treatment consisted of peritoneal toilet with bladder suture and drainage of the abdominal cavity with a favourable postoperative course.

Mots clés:
Vessie / traumatisme / Coelioscopie
Mots-clés:
bladder / trauma / Laparoscopy
Traitement chirurgical des rétrécissements urétraux. Réflexions personnelles
Surgical treatment of urethral strictures. A personal view
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 611-617

L'auteur exprime des réflexions personnelles sur les indications, avantages et des désavantages des techniques actuelles pour le traitement des sténoses urétrales chez l'homme, comme: l'urétrotomie endoscopique, l'anastomose bout à bout, les greffons libres du prépuce ou la muqueuse buccale, les lambeaux pédiculés du pénis ou scrotum, les endoprothèses métalliques expansibles et les urétroplasties en deux temps. En dehors de son expérience personnelle, il se base sur la pathophysiologie de la cicatrisation et les données de la littérature, souvent ancienne, de la chirurgie de l'urètre.
De façon critique, sont passés en revue les développements récents : l'abord postérieure des rétrécissements et les endoprothèses temporaires. Finalement deux techniques personnelles sont présentées : l'urétroplastie endoscopique avec une greffe libre autour d'une prothèse biodégradable et l'emploi d'un lambeau fascio-cutané honteux pour corriger de large défauts périnéaux

This article is the text of a state of the art paper presented at the congress of the Société Française d'Urologie in Paris in November 1999.
The author expressed his personal views on the indications, advantages and disadvantages of current techniques for the treatment of urethral stricture in men, such as: endoscopic urethrotomy, end-to-end anastomosis, prepuce or oral mucosa free grafts, penile or scrotal pedicled flaps, expansible metal stents and two-stage urethroplasties. Apart from his own personal experience, he bases his discussion on the pathophysiology of healing and, often old data of the literature concerning surgery of the urethra.
He critically reviews recent developments: the posterior approach to urethral stricture and temporary stents. Finally, he presents two personal techniques: endoscopic urethroplasty with free graft around a biodegradable stent and the use of a pudendal fascio-cutaneous flap to correct large perineal defects.

Mots clés:
Urèthre / sténose / Chirurgie / uréthroplastie
Mots-clés:
Urethra / stenosis / surgery / urethroplasty
Actinomycose rénale avec abcès lombaires fistulisés
Renal actinomycosis with fistulized lumbar abscesses: a case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 587-589

Nous rapportons un cas d'actinomycose rénale chez un adolescent révélée par deux abcès lombaires fistulisés.
Cette pathologie rare, mais généralement de bon pronostic est de diagnostic difficile, aussi bien cliniquement que radiologiquement. Le diagnostic positif repose sur l'examen anatomo-pathologique réalisé bien plus sur la pièce opératoire, après néphrectomie, que lors d'une ponction échoguidée à l'aiguille fine devant une tumeur rénale atypique.
En effet, le traitement conservateur utilisant la pénicilline à forte dose donne d'excellents résultats.

The authors report a case of renal actinomycosis in an adolescent presenting with two fistulized lumbar abscesses. This rare disease, which generally has a good prognosis, is difficult to diagnose, both clinically and radiologically. The positive diagnosis is based on histological examination, more frequently of the nephrectomy operative specimen, than ultrasound-guided fine needle aspiration biopsy of an atypical renal tumour. Conservative treatment with high-dose penicillin gives excellent results.

Mots clés:
Actinomycose rénale / Néphrectomie / pénicilline
Mots-clés:
Renal actinomycosis / nephrectomy / penicillin
Apport de la lomboscopie dans le traitement des syndromes de la jonction pyélourétérale. A propos de 25 cas
Contribution of lumboscopy to the treatment of ureteropelvic junction syndromes, based on a series of 25 cases
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 524-528

But : Evaluation des résultats de la cure des syndromes de la jonction pyélouréterale par lomboscopie.
Matériel et Méthode : Etude rétrospective de 25 pyéloplasties consécutives par voie lomboscopique retropéritonéale réalisées en 3 ans chez 14 femmes et 11 hommes présentant un syndrome de la jonction pyélourétérale symptomatique.
Résultats : La durée moyenne d'intervention a été de 200 minutes (120-360 minutes). La perte sanguine moyenne a été de 60 ml. La conversion chirurgicale a été nécessaire trois fois par difficulté de dissection et une fois en raison d'une rupture de l'uretère. La prescription d'antalgiques n'a été nécessaire que les 2 premiers jours post-opératoires en moyenne. La durée moyenne d'hospitalisation était de six jours (2- 16 jours). La reprise de l'activité professionnelle a été possible en moyenne dans les 10 jours suivant l'intervention. Avec un recul moyen de 9 mois (6 à 18 mois), tous les patients étaient asymptomatiques sauf un qui rapportait une douleur au niveau d'un point de ponction. Le contrôle urographique au 3e mois a montré une amélioration nette chez 18 patients (85,7%), 2 dilatations pyélocalicielles modérées et un échec.
Conclusion : la pyéloplastie lomboscopique est une alternative à l'endopyélotomie. Elle offre des taux de succès comparables à ceux de la chirurgie conventionnelle tout en réduisant la morbidité, la durée d'hospitalisation et de convalescence. Cependant elle impose la maîtrise des sutures intra corporelles.

Objective : Evaluation of the results of lumboscopic repair of ureteropelvic junction syndromes.
Material and Method:
Retrospective study of 25 consecutive lumboscopic retroperitoneal pyeloplasties performed over 3 years in 14 women and 11 men with symptomatic ureteropelvic junction syndrome.
Results:
The mean operating time was 200 minutes (range: 120-360 minutes) and mean blood loss was 60 ml. Surgical conversion was necessary in three cases due to the difficulty of dissection and in one case because of rupture of the ureter. Analgesic prescription was generally only necessary for the first 2 postoperative days. The mean hospital stay was six days (range: 2-16 days). Patients were able to return to work an average of 10 days after the operation. With a mean follow-up of 9 months (range: 6 to 18 months), all patients were asymptomatic except for one patient who reported pain at a trocar site. Follow-up urography at 3 months showed marked improvement in 18 patients (85.7%), moderate pyelocaliceal dilatation in 2 cases and one failure.
Conclusion:
Lumboscopic pyeloplasty is an alternative to endopyelotomy. It provides a comparable success rate to that of conventional surgery, while reducing the morbidity, length of hospital stay and convalescence. However, it requires mastery of intracorporeal suture techniques.

Mots clés:
Hydronéphrose / Pyéloplastie / lomboscopie
Mots-clés:
Hydronephrosis / pyeloplasty / lumboscopy
Association radio-chimiothérapie concomitante des carcinomes vésicaux infiltrants. Quoi de nouveau depuis 1997?
Concomitant radiotherapy-chemotherapy in invasive bladder cancers. What's new since 1997?
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 513-519

La radio-chimiothérapie concomitante est de plus en plus utilisée en urologie dans le traitement des tumeurs vésicales infiltrantes. En 1997, l'évolution de 552 patients était rapportée dans la littérature internationale. Deux ans plus tard 617 nouveaux patients ont été traités selon des modalités diverses. Le taux initial de réponse complète varie de 56 à 87% (médiane : 70%). Les survies globales à 5 ans sont comprises entre 55 et 68% pour les T2. Le taux de métastases est compris entre 22 et 35% pour l'ensemble de la population traitée. La radio-chimiothérapie concomitante utilisant un sel de platine représente une modalité thérapeutique éventuelle chez certains patients. Mais elle ne peut pas être considérée comme équivalente à la cystectomie totale qui reste le traitement de référence chez des patients opérables porteurs d'une tumeur opérable, permettant d'obtenir de 63 à 80% de survie à 5 ans pour les tumeurs pT2.

Concomitant radiotherapy-chemotherapy is increasingly used in urology in the treatment of invasive bladder tumours. In 1997, the outcome of 552 patients was reported in the international literature. Two years later, another 617 patients had been treated according to various modalities. The initial complete response rate ranged from 56 to 87% (median: 70%). 5-year overall survival rates were between 55 and 68% for T2 tumours. The metastasis rate was between 22 and 35% for the overall treated population. Concomitant radiotherapy-chemotherapy using a platinum salt represents a possible therapeutic modality in some patients, but it cannot be considered to be equivalent to total cystectomy, which remains the reference treatment in operable patients with an operable tumour, achieving a 63 to 80% 5-year survival for pT2 tumours.

Mots clés:
Vessie / Cancer / radiothérapie / Chimiotherapie / traitement concomitant
Mots-clés:
bladder / Cancer / radiotherapy / Chemotherapy
Carcinomes neuroendocrines primitifs de vessie : diagnostic et traitement
Primary malignant neuroendocrine bladder tumours: Diagnosis and treatment
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 590-594

But : Les carcinomes neuroendocrines (CNE) primitifs à petites cellules de la vessie sont des tumeurs rares d'évolution très péjorative qu'il ne faut pas méconnaître. Cette étude a analysé les critères diagnostics et les résultats thérapeutiques obtenus chez 5 patients diagnostiqués consécutivement sur une période de 3 ans.
Matériels et Méthodes : 5 patients (3 hommes et 2 femmes) atteints d'un carcinome neuroendocrine primitif de vessie sont évalués. Nous nous sommes intéressés aux méthodes de diagnostics, aux modalités de thérapeutiques et à la survie.
Résultats : Le mode de révélation le plus fréquent a été l'hématurie macroscopique. Toutes les tumeurs sont infiltrantes au moment du diagnostic. 4 patients ont été traités par résection transurétrale de vessie dont 2 avec radio- chimiothérapie adjuvante ; une patiente a bénéficié d'une cystectomie radicale. Les 4 patients ayant bénéficié d'un traitement conservateur (chirurgie seule ou chimiothérapie seule) ont une progression de leur maladie et une durée de survie plus courte, comparativement à la patiente traitée par cystectomie.
Conclusion : Les cancers primitifs à petites cellules de la vessie sont rares et de mauvais pronostic. Le traitement doit associer la chimiothérapie néo-adjuvante ou adjuvante à la chirurgie pour obtenir de meilleurs résultats.

Objective: This rare but aggressive bladder tumour presents the morphological and immunohistochemical characteristic. common to all neuroendocrine tumours observed in other organs This study analyzed the diagnostic criteria and therapeutic results obtained in 5 consecutive patients over a 3-year period
Materials and Methods:
5 patients (3 men and 2 women) suffering from primary small cell carcinoma of the bladder were evaluated. Histological diagnosis, treatment modalities and outcome were reviewed.
Results:
The main clinical presentation was macroscopic haematuria. All tumours were invasive at the time of diagnosis. 4 patients were treated by trans urethral resection alone, 2 of whom also received adjuvant radio- chemotherapy. One patient was treated by radical cystectomy. The 4 patients treated by conservative treatment modality had progression and a shorter survival, in contrast with patient treated by radical cystectomy.
Conclusion:
The urologist must recognize this rare histological entity, which have a poor prognosis and requires multidisciplinary management. Treatment must consist of a combination of neoadjuvant or adjuvant chemotherapy and surgery to achieve the best results.

Mots clés:
Carcinome neuroendocrine / Vessie / Pronostic / Traitement
Mots-clés:
Neuroendocrine carcinoma / bladder / prognosis / treatment
Facteurs prédictifs du succès du traitement des calculs caliciels inférieurs par |ithotritie extra corporelle Edap LTO2®
Predictive factors of the success of EDAP LTO2® extracorporeal shock-wave lithotripsy of lower caliceal stones
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 529-536

But : Déterminer les facteurs prédictifs du succès d'une lithotritie extracorporelle (LEC) pour un calcul caliciel inférieur.
Patients et Méthodes : Les dossiers de 100 patients avec calcul unique du pôle inférieur du rein allant de 6 à 25 mm traités par lithotritie extracorporelle EDAP LT02 entre 1994 et 1997 ont été étudiés. L'urographie intraveineuse pré traitement a été revue pour réétudier les caractéristiques du calcul, mesurer l'angle pyélocaliciel et étudier l'anatomie du pôle inférieur du rein.
Résultats : Le taux global de «stone-free» à 3 mois est de 57%. Le taux de succès est de 67,18% pour les calculs inférieurs à 1 cm et de 38,88% pour les calculs supérieurs à 1 cm. Les calculs plus denses que l'os sont traités avec succès dans 45,5% des cas, ceux moins denses que l'os sont traités avec succès dans 71,11% des cas. Le succès est de 86,04% lorsque l'angle pyélo-caliciel est supérieur à 90° et de 35,08% lorsque ce dernier est inférieur à 90°. Le taux de stone-free est de 75% si la tige calicielle est inférieure à 3 cm et de 37,5% si la tige est supérieure à 3 cm.
Conclusion : Dans notre série la taille du calcul, sa densité, l'angle pyélo-caliciel et la longueur de la tige sont des éléments prédictifs du succès de la LEC pour calcul caliciel inférieur. L'angle pyélo-caliciel est le facteur le plus significatif. Un calcul très dense à l'ASP, atteignant ou dépassant 1 cm de diamètre avec des facteurs anatomiques défavorables devrait être traité d'emblée par néphrolithotomie percutanée.

Objective: to determine the predictive factors of success of extracorporeal shock-wave lithotripsy (ESWL) for lower caliceal stones.
Patients and Methods:
The case files of 100 patients with a single stone in the lower pole of the kidney, ranging in size from 6 to 25 mm, treated by EDAP LTO2 extracorporeal lithotripsy between 1994 and 1997, were studied. Pretreatment intravenous urography was reviewed to assess the characteristics of the stone, to measure the pyelocaliceal angle and to study the anatomy of the lower pole of the kidney.
Results:
The overall stone-free rate at 3 months was 57%. The success rate was 67.18% for stones smaller than 1 cm and 38.88% for stones larger than 1 cm. Stones denser than bone were successfully treated in 45.5% of cases, those less dense than bone were successfully treated in 71.11% of cases. The success rate was 86.04% when the pyelocaliceal angle was greater than 90° and 35.08% when this angle was less than 90°. The stone-free rate was 75% when the caliceal stalk was less than 3 cm and 37.5% when the stalk was greater than 3 cm.
Conclusion:
In this series, the size of the stone, its density, the pyelocaliceal angle and the length of the caliceal stalk were predictive elements of the success of ESWL for lower caliceal stones. The pyelocaliceal angle was the most significant factor. A very dense stone on the plain abdominal film with a diameter of 1 cm or more and presenting unfavourable anatomical factors should be treated by percutaneous nephrolithotomy as the first-line procedure.

Mots clés:
Lithiase / calice inférieur / lombalgies / lithotritie extra-corporelle.
Mots-clés:
stones / lower calyx / Low back pain / extracorporeal lithotripsy.
Kyste épidermoïde du testicule. Chirurgie conservatrice à propos de 3 cas
Conservative surgery for epidermoid cyst of the testis. Report of 3 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 603-606

Nous rapportons 3 cas cliniques de kyste épidermoïde du testicule. Les données cliniques, biologiques et échographiques sont peu spécifiques. Des critères anatomo-pathologiques précis ont été déterminés par PRICE en 1969. L'examen extemporané après exploration testiculaire par voie inguinale fait le diagnostic. Nous précisons l'approche thérapeutique la plus conservatrice devant une tumeur testiculaire constamment bénigne.

The authors report 3 cases of epidermoid cyst of the testis. Clinical, laboratory and ultrasound data were relatively nonspecific. Precise histological criteria were defined by PRICE in 1969. The diagnosis is based on frozen section examination after transinguinal testicular exploration. The authors describe the most conservative therapeutic approach for a constantly benign testicular tumour.

Mots clés:
Tumeur testiculaire bénigne / échographie / chirurgie conservatrice
Mots-clés:
Testicular tumour / Benign / Ultrasound / conservative surgery
Le pédicule polaire inférieur dans une série de 84 syndromes de la jonction pyélo-urétérale opérés chez l'enfant
The lower pole pedicle in a series of 84 operated ureteropelvic junction syndromes in children.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 638-643

But : Evaluer l'implication et le retentissement du pédicule polaire inférieur (PPI) lorsqu'il s'associe à un syndrome de la jonction pyélo-urétérale.
Matériel et Méthode : Etude rétrospective chez 81 enfants portant sur 84 syndromes de la jonction pyélo-urétérale opérés consécutivement entre 1994 et 1998. Une échographie de l'appareil urinaire et une cystographie sont réalisées systématiquement. Une scintigraphie rénale (DTPA ou MAG 3) est réalisée chez 80 enfants. Une urographie intraveineuse à titre préopératoire est pratiquée chez 60 enfants. Le PPI est considéré comme présent lorsque sa participation à l'obstruction est confirmée en per-opératoire (technique d'Anderson Hynes avec décroisement du pédicule vasculaire).
Résultats : le groupe I : un PPI est retrouvé pour 24 reins (28,5% des cas), 17 reins gauches et 7 reins droits, chez 14 garçons et 10 filles, de 4 ans d'âge moyen (2 mois - 14 ans). Le groupe II : 60 reins sans PPI (71,5% des cas), 32 reins gauches et 28 reins droits, chez 40 garçons et 17 filles, de 2 ans d'âge moyen (1 mois - 15 ans). Le mode de révélation le plus fréquent correspond à des douleurs lombaires récidivantes, dans 58% des cas du groupe I (14/24) et dans 5% des cas du groupe II (3/60). L'âge moyen du diagnostic est alors de 6 ans. L'hydronéphrose est décelée par l'échographie anténatale dans 33% des cas du groupe I (8/24) et dans 72% des cas du groupe II (43/60). Sur le plan fonctionnel, pour le groupe I, 19 ont une fonction supérieure à 40%, 2 comprise entre 20 et 39%, 2 inférieures à 20%. Ces résultats ne sont pas influencés par l'âge au moment du diagnostic et ne sont pas significativement différents de ceux du groupe II. Une mal-rotation rénale est notée 2 fois dans le groupe I et 12 fois dans le groupe II. L'histologie de la jonction retrouve une fibrose non spécifique dans le même pourcentage de cas (91%) dans les deux groupes. Le suivi moyen est de 15 mois (2 mois - 5 ans). Aucun échec chirurgical n'est observé.
Conclusion : Le syndrome de la jonction pyélo-urétérale associé à un PPI apparaît de révélation tardive devant une symptomatologie douloureuse récidivante chez un grand enfant. Il ne grève pas le pronostic fonctionnel du rein atteint. L'examen Doppler couplé à l'échographie permet sa visualisation. Il pourrait agir comme un inducteur de l'obstruction en aggravant une anomalie préexistante de la jonction pyélo-urétérale. Lorsque le PPI s'associe à une dilatation isolée des cavités pyélo-calicielles, le risque de décompensation ultérieure implique un suivi échographique plus rapproché et prolongé jusqu'à la puberté.

Objective: To evaluate the involvement and consequences of the lower pole pedicle (LPP) associated with ureteropelvic junction syndrome.
Material and Method:
Retrospective study in 81 children presenting a total of 84 ureteropelvic junction syndromes operated consecutively between 1994 and 1998. Urinary tract ultrasound and cystography were systematically performed. Renal scintigraphy (DTPA or MAG 3) was performed in 80 children. Preoperative intravenous urography was performed in 60 children. LPP was considered to be present when its participation in the obstruction was confirmed intraoperatively (Anderson Hynes technique with uncrossing of the vascular pedicle).
Results:
Group I: a LPP was revealed in 24 kidneys (28.5% of cases), 17 left kidneys and 7 right kidneys, in 14 boys and 10 girls, with a mean age of 4 years (range: 2 months - 14 years). Group II: 60 kidneys without LPP (71.5% of cases), 32 left kidneys and 28 right kidneys, in 40 boys and 17 girls, with a mean age of 2 years (range: 1 month - 15 years). The most frequent presenting complaint was recurrent low back pain in 58% of cases in group I (14/24) and 5% of cases in group II (3/60). The mean age at diagnosis was 6 years. Hydronephrosis was detected by antenatal ultrasound in 33% of cases in group I (8/24) and in 72% of cases in group II (43/60). Kidney function in group I was greater than 40% in 19 patients, between 20 and 39% in 2 patients and less than 20% in 2 patients. These results were not influenced by age at diagnosis and were not significantly different from those observed in group II. Renal malrotation was observed in 2 cases in group I and in 12 cases in group II. Histology of the junction revealed nonspecific fibrosis in the same percentage of cases (91%) in the two groups. The mean follow-up was 15 months (range: 2 months - 5 years). No surgical failure was observed.
Conclusion:
Ureteropelvic junction syndrome associated with a LPP appears to present later with recurrent low back pain in older children. It does not worsen the functional prognosis of the affected kidney. LPP can be visualized by duplex ultrasound. It may act as an inducer of obstruction by aggravating a pre-existing abnormality of the ureteropelvic junction. When LPP is associated with isolated dilatation of the pyelocaliceal cavities, the risk of subsequent decompensation requires closer ultrasound surveillance, until puberty.

Mots clés:
Rein / Uretère / artère rénal
Mots-clés:
Kidney / ureter / Renal artery
Traitement de l'incontinence urinaire neurogénique de l?enfant
Treatment of neurogenic urinary incontinence in children. A review
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 644-652

La prise en charge de l'incontinence urinaire neurologique reste à l'heure actuelle uniquement urologique et donc palliative. Cependant, les techniques urologiques ont considérablement évoluées au cours de ces 20 dernières années et permettent, dans la très grande majorité des cas, d'obtenir la sécheresse tout en préservant le tractus urinaire supérieur. Nous faisons le point sur les différentes techniques proposées dans le but d'obtenir une sécheresse acceptable. Nous précisons les indications aux vues des résultats publiés et de notre expérience personnelle.

The current management of neurogenic urinary incontinence is exclusively urological and therefore palliative. However, urological techniques have considerably advanced over the last 20 years and now allow continence with protection of the upper urinary tract in the very great majority of cases. The authors review the various techniques proposed in achieve acceptable continence and define the indications based on published results and their personal experience.

Mots clés:
vessie neurologique / incontinence urinaire
Mots-clés:
Neurogenic bladder / Urinary incontinence
BCG-thérapie intravésicale : comparaison des effets secondaires
Intravesical BCG-therapy: comparison of the adverse effects of Connaught (Toronto) and Pasteur (Paris) strains.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 542-547

Buts: Les effets secondaires de la BCG-thérapie intra-vésicale ont été ressentis par les Urologues comme plus graves et plus fréquents depuis l'utilisation de la souche Connaught. Le but de cette étude rétrospective est de comparer la toxicité de cette nouvelle souche à celle précédemment utilisée en France (souche Pasteur).
Matériel et Méthodes: Après résection endoscopique, 89 patients ayant présenté une tumeur vésicale de stade Ta grade 1-2 récidivante ou T1 grade 3 et/ou CIS ont été traités par 6 instillations de l50 mg de BCG Pasteur de 1992 à 1996 (50 patients : groupe 1) ou de 81 mg de BCG Connaught de janvier 1997 à décembre 1998 (39 patients : groupe 2). Les effets secondaires ont été classés en mineurs évoluant sur moins de 48 heures (syndrome irritatif vésical et/ou hématurie macroscopique et/ou fièvre inférieure à 38°c), moyens (nécessité d'un traitement symptomatique, d'une diminution de dose ou d'un espacement des instillations), majeurs (contre-indication à la poursuite du traitement).
Résultats: Dans le groupe 1, 74 % des patients ont présenté au moins un effet secondaire contre 77 % dans le groupe 2. Ont été des causes d'arrêt définitif de la BCG-thérapie dans les groupes 1 et 2 respectivement : malaise lors de l'instillation (1 vs 0), syndrome irritatif vésical non contrôlé par le traitement symptomatique (4 vs 5) et épididymite (0 vs 1). Chez une patiente du groupe 2 a été découverte, un an après la dernière instillation, une tuberculose pulmonaire. La fréquence et l'intensité des effets secondaires ne sont pas statistiquement différentes dans les deux groupes. De même, le nombre de patients ayant du interrompre leur BCG-thérapie en raison de complications sévères n'est pas statistiquement différent dans les deux groupes.
Conclusion
Cette étude n'a pas montré de différence de toxicité entre les souches Connaught et Pasteur dans le traitement des tumeurs superficielles de vessie par BCG.

since the use of the Connaught strain. The objective of this retrospective study was to compare the toxicity of this new strain with that previously used in France (Pasteur strain).
Material and Methods: After endoscopic resection, 89 patients with stage Ta grade 1-2 recurrent or T1 grade 3 and/or CIS bladder tumour were treated with 6 instillations of 150 mg of BCG Pasteur from 1992 to 1996 (50 patients: group 1) or 81 mg of BCG Connaught from January 1997 to December 1998 (39 patients: group 2). Adverse effects were classified as minor, lasting less than 48 hours (bladder irritation syndrome and/or macroscopic haematuria and/or fever less than 38°C), moderate (requiring symptomatic treatment, reduction of the dose or an increased interval between instillations), and major (contraindication to continuation of treatment).
Results: 74% of patients in group 1 presented at least one adverse effect versus 77% in group 2. The reasons for permanent discontinuation of BCG-therapy in groups 1 and 2, respectively, were as follows: malaise during instillation (1 vs 0), bladder irritation syndrome not controlled by symptomatic treatment (4 vs 5) and epididymitis (0 vs 1). Pulmonary tuberculosis was diagnosed in one patient from group 2, one year after the last instillation. The frequency and severity of adverse effects were not statistically different between the two groups. The number of patients discontinuing BCG-therapy because of severe complications was also not statistically different between the two groups.
Conclusion: This study did not reveal any difference of toxicity between Connaught and Pasteur strain in intravesical BCG-therapy of superficial bladder tumours.

Mots clés:
Tumeur vésicale superficielle / BCG-thérapie / effets secondaires
Mots-clés:
Superficial bladder tumour / BCG-therapy / Side effects
Curage lymphonodal rétropéritonéal pour cancer du testicule et troubles génito-sexuels : une étude rétrospective
Retroperitoneal lymphadenectomy and sexual disfunction in patients with testis and funicle tumours : our experience.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 578-582

But : Evaluer à partir d'une étude rétrospective les conséquences génito-sexuelles des curages lymphonodaux pour cancer du testicule
Patients et Méthodes : Entre 1983 et 1998, 41 patients atteint d'un cancer du testicule ont été pris en charge dans notre institution pour curage lymphonodal rétropéritonéal. L'âge moyen était de 29 ans (extrêmes : 18 - 58 ans). L'évaluation préopératoire a comporté une tomodensitométrie abdominale, une radiographie pulmonaire, un dosage des différents marqueurs sériques (alpha foetoprotéine, beta HCG, LDH). Le curage a été bilatéral dans 14 cas, unilatéral droit dans 6 cas et unilatéral gauche dans 7 cas. Une préservation nerveuse a été tentée dans 14 cas. L'éjaculation post opératoire a pu être étudiée chez 39 patients, deux patients étant décédés de dissémination métastatique. Le recul moyen lors de l'évaluation était de 64 mois (extrêmes : 5 - 182). Par ailleurs 21 patients ont eu un spermogramme en préopératoire et 19 en post opératoire.
Résultats : Les curages bilatéraux ont entraîné une perte d'éjaculation dans 67% des cas (8/12). Les curages unilatéraux droit et gauche ont permis un maintien de l'éjaculation dans 100% (6/6) et 57% (4/7) des cas respectivement. Lorsqu'une technique de préservation nerveuse a été utilisée, tous les patients ont conservé des éjaculations normales en post opératoire (14/14). Nous n'avons pas constaté de modification concernant le nombre de spermatozoïdes ou la motilité des spermatozoïdes (143.0 + 124.0 x 106 contre 128.2 + 72.0 x 106 p> 0,05 ; 40,7 ± 17,6% contre 48,0 + 15,5 %, p> 0,05). Le taux de survie global est de 95%. Aucun des patients qui ont eu un curage unilatéral ou avec préservation nerveuse ont récidivé.
Conclusion : la simplification des curages lymphonodaux rétropéritonéaux a permis d'en réduire la morbidité génito-sexuelle sans affecter le pronostic carcinologique.

Objectives : The aim of this study was to evaluate retrospectively the preservation of fertility in a number of patients with testis or funicle tumour treated with retropéritoneal lymph node dissection (RPLND).
Material and Methods : Between 1983 and 1998, 41 patients with testis or funicle cancer (mean age 29 years, range 18-58) underwent RPLND at our institution.Clinical staging included abdominal CT scan, chest X-rays and serum tumour markers (aFP, bHCG, LDH). RPLND was performed bilaterally in 14 patients and unilaterally in 13 patients (6 right and 7 left).The nerve sparing technique was used in 14 cases.Ejaculation was evaluated in 39 patients (2 patients died of metastases before the study).Mean follow up was 64 months (range 5-182).Semen was available for 21 patients before RPLND and for 19 patients after RPLND.The «t Student» test was used to compare the semen parameters before and after surgery.
Results : Bilateral RPLND caused loss of ejaculation in 67% of the patients (8/12).Unilateral right and left RPLND allowed to maintain ejaculation in 100% (6/6) and 57% (4/7) of cases respectively.Nerve sparing procedure preserved ejaculation in 100% of the patients (14/14).After RPLND, both mean total sperm count and mean motility rate were not significantly changed (143 ± 124 x 106 vs 128.2 ± 72 x 106 p > 0.05; 40.7 ± 17.6 vs 48 ± 15.5%, p > 0.05).The survival rate of the patients treated with RPLND was 95%.None of the patients treated with unilateral (en bloc or nerve sparing) RPLND had relapse.
Conclusion : The evolution of surgical technique has notably reduced the andrological complications of the RPLND without affecting the oncological results.

Mots clés:
Cancer du testicule / curage ganglionnaire rétropéritonéal / Éjaculation
Mots-clés:
testis cancer / retroperitoneal lymphadenectomy / Ejaculation
Est-il possible de définir un seuil de l'index de PSA libre utile en pratique urologique quotidienne?
Is it possible to define a cut-off value for the free PSA index that is useful in routine urological practice?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 571-577

Buts: Evaluation rétrospective de l'utilisation de l'index de PSA libre avant biopsies prostatiques.
Matériel et Méthodes : A partir d'une population de 391 hommes avant biopsies prostatiques, nous avons étudié rétrospectivement les valeurs du PSA total, du PSA libre, et de l'index de PSA libre (rapport du PSA libre sur le PSA total exprimé en %) chez les hommes dont le PSA total était compris entre 2 et 10 ng/ml et isolé un sous-groupe de patients chez qui l'index de PSA libre aurait pu être utilisé en première intention pour décider de faire ou non des biopsies.
Résultats : Les valeurs moyennes du PSA total, du PSA libre, et de l'index de PSA libre sont comparées en fonction du diagnostic, de l'âge, et du volume prostatique échographique. Les rendements des différentes valeurs du seuil de l'index de PSA libre pour un PSA compris entre 2 et 4 ng/ml, 4 et 10 ng/ml, et 2 et 10 ng/ml avec un toucher rectal normal sont détaillés. Entre 2 à 10 ng/ml, au seuil de 30 %, on aurait détecté 94,1% des cancers (sensibilité) et économisé 22 % des biopsies, dont 10 auraient été inutiles, soit une économie de 30,3 % des biopsies inutiles non réalisées (spécificité). Au seuil de 15 %, moins de la moitié des cancers sont détectés (47,1 %) et l'on économise 90,9 % des biopsies inutiles. Les biais créant des difficultés d'interprétation sont les coffrets de dosage, la population de référence, l'âge, la conservation des sérums, et le volume prostatique.
Conclusion : L'index de PSA libre serait utile en première intention chez seulement 12,7 % des candidats à des biopsies prostatiques. Le seuil de 30%, validé pour notre méthode de dosage, permettrait de détecter, chez l'homme de 50 à 65 ans l'essentiel des cancers en épargnant des biopsies au tiers des hommes sans cancer décelable.

Material and Methods: The authors retrospectively studied the values for total PSA, free PSA, and free PSA index (ratio of free PSA over total PSA expressed as a %) in men with a total PSA between 2 and 10 ng/ml, from a population of 391 men prior to prostatic biopsies. They also isolated a subgroup of patients in whom the free PSA index could have been used as a first-line marker to decide whether or not to perform prostatic biopsies.
Results: The mean values for total PSA, free PSA, and free PSA index were compared as a function of the diagnosis, age, and ultrasound prostatic volume. The yields of the various cut-off values for the free PSA index for PSA between 2 and 4 ng/ml, 4 and 10 ng/ml, and 2 and 10 ng/ml with a normal digital rectal examination are reported. Between 2 to 10 ng/ml, at a cut-off value of 30%, 94.1% of cancers would have been detected (sensitivity) and 22% of biopsies would have been avoided, 10 of which would have been useless, i.e. a 30.3% economy of useless biopsies not performed (specificity). At the cut-off value of 15%, less than half of cancers would have been detected (47.1%) and 90.9% of useless biopsies would have been avoided. Biases creating difficulties of interpretation were the assay kits, the reference population, age, storage of sera, and prostatic volume.
Conclusion: The free PSA index would be a useful first-line parameter in only 12.7% of candidates for prostatic biopsies. The cut-off value of 30%, validated for our assay method, would be able to detect the majority of cancers in men aged 50 to 65 years, while avoiding biopsies in the third of men with no detectable cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA libre / Biopsie
Mots-clés:
prostate / tumor / free PSA / biopsy
La relation causale
Causal relationship
2001
- Didactique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 608-610

Seule la méthode des essais contrôlés, équivalent clinique de la méthode expérimentale, avec ses phases successives et sa randomisation, permet d'affirmer une relation causale et de quantifier le risque d'erreur (a). Encore faut-il que l'étude ait une puissance suffisante et que le tirage au sort n'ait pas réparti de façon inégale certains paramètres susceptibles d'influencer le résultat. Les autres méthodes, en particulier les enquêtes, les études d'observations, n'autorisent que des présomptions de causalité. Cette mise au point a pour but de montrer, à travers trois exemples de la littérature urologique, les difficultés qu'il y a pour établir un lien de causalité lorsqu'on recherche les biais ou facteurs de confusions possibles.

Only the controlled trial method, clinical equivalent to the experimental method, with its successive phases and randomization, is able to confirm a real causal relationship and quantify the risk of error (a). However, the study must have sufficient power and randomization must not have resulted in an unbalanced distribution of various parameters likely to influence the result. Other methods, particularly surveys and case studies, only provide presumptions of causality. This review article, illustrated by three examples from the urological literature, is designed to demonstrate the difficulties of establishing a causal relationship when possible biases and confounding factors are taken into account.

Mots clés:
Statistiques / Méthodologie / causalité
Mots-clés:
Statistics / methodology / causality
Nutrition et cancer de prostate
Nutrition and prostate cancer
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 505-512

Du fait de variations géographiques importantes en terme d'incidence clinique, le cancer de prostate semble être sous la dépendance de facteurs environnementaux qui pourraient selon les cas, favoriser ou inhiber le développement de cette néoplasie. Parmi ces facteurs environnementaux, l'alimentation semble jouer un rôle non négligeable. Des arguments épidémiologiques et également expérimentaux sont en faveur du rôle de l'alimentation dans le développement du cancer prostatique. Parmi les différents nutriments, les graisses, les composés phénoliques et d'autres micronutriments tels que les vitamines ou le sélénium ont été rapportés comme pouvant avoir une action sur l'histoire naturelle du cancer de la prostate. Une revue de la littérature est effectuée en analysant les différentes actions potentielles des nutriments impliqués.

Due to the major geographical variations affecting its clinical incidence, prostate cancer appears to be influenced by environmental factors, which may either promote or inhibit the development of this tumour. Diet appears to play a considerable role among these environmental factors. There are epidemiological and experimental arguments in favour of the role of diet in the development of prostatic cancer. Certain foods, such as fats, phenolic compound and other micronutrients such as vitamins or selenium have been reported to have an action on the natural history of prostate cancer. The authors present a review of the literature analysing the various potential actions of various foods.

Mots clés:
cancer de prostate / nutrition / graisses / phytoestrogènes
Mots-clés:
Prostate cancer / nutrition / fats / phytoestrogen
Statistiques et déceptions. La méthodologie au secours du lecteur
2001
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 607-607

Les progrès thérapeutiques ne sont pas toujours aussi évidents que ceux apportés par l'œstrogénothérapie dans le cancer de prostate, ou la lithotritie extracorporelle pour les calculs rénaux. L'efficacité de telles thérapeutiques est facile à mettre en évidence par des statistiques simples, robustes, accessibles au plus grand nombre des lecteurs. Par nécessité, les travaux actuels cherchent souvent à mettre en évidence des progrès plus modestes dans des domaines très spécialisés.

Mots clés:
Statistiques / Méthodologie
Traitement des rétentions chroniques d'urine après cure chirurgicale d'incontinence urinaire par résection transuréthrale du col vésical
Treatment of chronic urinary retention after surgical repair of urinary incontinence by transurethral bladder neck resection.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 629-633

Objectif : Evaluer l'efficacité et la tolérance de la résection transuréthrale de la lèvre postérieure du col vésical hypercorrigé (RTC) chez des patientes souffrant de rétention chronique après cure d'incontinence (RC).
Matériel et Méthodes : Une RTC a été réalisée chez 26 femmes, d'âge médian 59 ans. La cure d'incontinence avait consisté en un Burch dans huit cas, un Raz dans huit cas, un Marshall-Marchetti-Krantz dans cinq cas, une bandelette aponévrotique dans trois cas et synthétique dans deux cas. Le débit urinaire maximum médian préopératoire était de 11,5 ml/s, le résidu post-mictionnel médian de 150 ml. L'uréthrocystographie et la fibroscopie uréthrovésicale préopératoires ont retrouvé une hypercorrection du col vésical dans chaque cas.
Résultats : Avec un suivi médian de 39 mois, 65,5% des patientes étaient guéries (disparition de la symptomatologie, débit urinaire maximum supérieur à 15 ml/s et résidu post-mictionnel inférieur à 50 ml), 23% améliorées et 11,5% en échec. Aucune complication ou incontinence urinaire secondaire n'a été à déplorer. Les patientes non guéries ont été traitées par uréthrolyse dans trois cas, la mise en place d'une prothèse Uroflow® dans un cas et la section d'un fil de cervicocystopexie selon Raz dans un cas.
Conclusion : La RTC peut être utilisée comme le traitement de première intention des RC, en effet il s'agit d'une technique efficace, rapide d'exécution, peu invasive et sans morbidité. En cas d'échec l'uréthrolyse sera toujours possible.

Treatment of chronic urinary retention after surgical repair of urinary incontinence by transurethral bladder neck resection.
Objective: To evaluate the efficacy and safety of transurethral resection of the overcorrected posterior lip of the bladder neck in patients with chronic urinary retention after repair of incontinence.
Material and Methods: Transurethral bladder neck resection was performed in 26 women with a median age of 59 years. Incontinence repair consisted of a Burch procedure in eight cases, a Raz procedure in eight cases, a Marshall-Marchetti-Krantz procedure in five cases, an aponeurotic sling in three cases and a synthetic sling in two cases. The median preoperative maximum urine flow rate was 11.5 ml/s and the median residual urine was 150 ml. Preoperative cystourethrography and cystoscopy revealed overcorrection of the bladder neck in each case.
Results: With a median follow-up of 39 months, 65.5% of patients were cured (resolution of symptoms, maximum urine flow rate greater than 15 ml/s and residual urine less than 50 ml), 23% were improved and 11.5% were considered to be failures. No complications or secondary urinary incontinence were observed. Patients not cured by this technique were treated by urethrolysis in three cases, Uroflow® stent in one case and section of a Raz cervicocystopexy suture in one case.
Conclusion: Transurethral bladder neck resection can be used as first-line treatment for chronic urinary retention after repair of incontinence, as it is an effective, rapid, minimally invasive technique not associated with any morbidity. Urethrolysis can always be performed in the case of failure.

Mots clés:
Obstruction uréthrale / incontinence urinaire / Chirurgie / Urèthre
Mots-clés:
Urethral obstruction / Urinary incontinence / surgery / Urethra
Ganglioneurome surrénalien
Adrenal ganglioneuroma : a case report
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2000, 10, 583-586

Les auteurs rapportent un cas de ganglioneurome surrénalien chez une jeune fille de 25 ans.Il s'agit d'une tumeur bénigne, rare, dont 20% sont de siège surrénalien.Les aspects diagnostiques et thérapeutiques sont discutés.

The authors report a case of adrenal ganglioneuroma in a 25 year old woman.This rare and benign tumor is localized in the adrenal gland in 20% of cases.Considerations on diagnosis, pathogenesis and management are discussed.

Mots clés:
Ganglioneurome / surrénale
Mots-clés:
Ganglioneuroma / adrenal gland