Base bibliographique

Sommaire :

Carcinome épidermoïde de la vessie
Squamous carcinoma of the bladder.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 321-329

Le carcinome épidermoïde vésical est une tumeur rare, qui demeure méconnue dans les pays occidentaux, contrastant avec une incidence élevée au Moyen-Orient et en Afrique de l'est. Son sex ratio est équilibré et la population noire semble préférentiellement atteinte. Plusieurs théories de carcinogénèse récentes éclairent la physiopathologie de cette tumeur. Ses facteurs de risque regroupent essentiellement la bilharziose urinaire et les facteurs mécaniques et chimiques irritatifs vésicaux. Son diagnostic, souvent tardif, peut être facilité par un suivi strict des patients à risques. Une prévention semble possible chez ces patients. Son pronostic, traditionnellement mauvais, dépend essentiellement du stade et du grade tumoral. Son traitement est chirurgical, dominé par la cystectomie radicale, avec une réelle efficacité thérapeutique. Les places respectives de la chimiothérapie et de la radiothérapie demeurent en évaluation.

Squamous carcinoma of the bladder is a rare tumour, little known in Western countries in contrast with the high incidence in the Middle East and East Africa. It has a sex-ratio of 1 and black populations appear to be preferentially affected. Several recent theories of carcinogenesis elucidate the pathophysiology of this tumour. Its risk factors essentially consist of urinary schistosomiasis and mechanical and chemical vesical irritant factors. The diagnosis of this cancer is often delayed, but can be facilitated by strict follow-up of high-risk patients. Prevention appears possible in these patients. Its prognosis, traditionally poor, essentially depends on tumour stage and grade. Treatment is surgical, essentially radical cystectomy, which has a real therapeutic efficacy. The respective roles of chemotherapy and radiotherapy are currently under evaluation.

Mots clés:
Vessie / tumeur rare
Mots-clés:
bladder / rare tumor
Maladie de von Hippel-Lindau et cancer du rein : dix ans de progrès génétiques
Von Hippel-Lindau disease and renal cancer : ten years of genetic progress.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 330-339

La maladie de von Hippel-Lindau (VHL) est une affection génétique prédisposant au développement de tumeurs variées (hémangioblastomes du névraxe et de la rétine, tumeurs du sac endolymphatique, cancer à cellules claires ou kystes rénaux, phéochromocytomes, kystes ou tumeurs pancréatiques, cystadénomes épididymaires), qui touche une personne sur 36.000. Le cancer du rein constitue l'une des principales causes de décès. Le gène VHL, situé en 3p25-36, est un gène suppresseur de tumeur qui joue un rôle majeur dans la régulation de la transcription et l'expression du VEGF. La mutation germinale est identifiable chez 70% des patients. Des mutations somatiques du gène VHL sont également à l'origine des cancers à cellules claires sporadiques. En milieu urologique, la recherche d'une maladie de VHL devrait être impérative chez tout patient présentant de manière "sporadique" un cancer rénal à cellules claires bilatéral ou décelé à un âge précoce, ou des cystadénomes épididymaires bilatéraux.

Von Hippel-Lindau (VHL) disease is a genetic disease predisposing to the development of various tumours (haemangioblastomas of the neuraxis and retina, tumours of the membranous labyrinth, renal clear cell carcinomas or cysts, phaeochromocytomas, pancreatic cysts or tumours, epididymal cystadenomas), affecting one in 36,000 people. Renal cancer constitutes one of the main causes of death. The VHL gene, situated at 3p25-26, is a tumour suppressor gene which plays a major role in regulation of VEGF transcription and expression. The germ cell mutation can be identified in 70% of patients. Somatic mutations of the VHL gene are also responsible for sporadic clear cell carcinomas. In the urological setting, any patient presenting with "sporadic" bilateral clear cell renal cancer or detected at an early age, or bilateral epididymal cystadenomas, should be investigated for the presence of VHL disease.

Mots clés:
Rein / Tumeur / génétique / maladie de Von Hippel Lindau
Mots-clés:
Kidney / tumor / genetics / von Hippel Lindau's disease
Devenir de la fonction rénale chez 114 uninéphrectomisés pour cancer du rein
Outcome of renal function in 114 patients undergoing nephrectomy for renal cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 341-346

BUTS : Evaluer l'impact à moyen et long terme de la néphrectomie totale élargie sur la fonction rénale et identifier les facteurs pronostiques susceptibles de nous aider à prévoir une détérioration de la fonction rénale chez les patients ayant un cancer du rein traité par néphrectomie radicale, le rein restant étant fonctionnellement et morphologiquement sain.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre janvier 1992 et juin 1996, 114 patients (72 hommes, 42 femmes) présentant un cancer du rein ont été traités par une néphrectomie totale élargie, le rein controlatéral étant sain. L'âge moyen des patients était de 64 ans (31-85 ans). La fonction rénale pré et post-opératoire a été appréciée par le dosage de la créatininémie sérique en micromol/l.
RÉSULTATS : 105 patients étaient vivants (dont 16 avec métastases) et 9 étaient décédés. Le suivi moyen des patients vivants était de 19,6 mois (3-53 mois). Dans ce groupe une légère élévation de la créatininémie moyenne après néphrectomie par rapport aux chiffres pré-opératoires a été notée (117,9 micromol/l versus 95,6 micromol/l. 37 patients (35,2%) avaient une créatininémie post-opératoire supérieure ou égale à 121 micromol/l, la plupart d'entre eux étaient âgés, de sexe masculin (81%) et/ou hypertendus (43%) et/ou diabétiques (11%). Sur ces 37 patients, 6 (5,7%) avaient une créatininémie supérieure ou égale à 170 micromol/l et étaient tous hypertendus et/ou diabétiques. Conclusion : Il ressort de cette étude que l'HTA, le diabète, l'âge avancé et le sexe mâle représentent des facteurs à risque de dégradation de la fonction rénale. En présence de ces facteurs, l'opportunité d'une chirurgie conservatrice vis-à-vis de certaines tumeurs T1 T2 N0 M0 pourrait se discuter. En leur absence et à la condition que le rein restant soit sain, la fonction rénale demeure relativement stable après néphrectomie totale élargie pour cancer.

OBJECTIVE : To evaluate the medium-term and long-term impact of radical nephrectomy on renal function and to identify pronostic factors able to help predict deterioration of renal function in patients treated for renal cancer by radical nephrectomy, with a functionally and morphologically healthy remaining kidney. MATERIAL AND METHODS : Between January 1992 and June 1996, 114 patients (72 males, 42 females) with renal cancer were treated by radical nephrectomy. The controlateral kidney was healthy. The mean age of the patients was 64 years (31-85 years). Pre- and postoperative renal function was assessed by serum creatinine assay, in micromol/l. RESULTS : 105 patients were alive (16 with metastases) and 9 had died. The mean follow-up of the survivors was 19.6 months (3-53 months). A slight elevation of mean serum creatinine was observed in this group after nephrectomy compared to preoperative figures (117.9 micromol/l versus 95.6 micromol/l). 37 patients (35.2%) had a postoperative serum creatinine greater than or equal to 121 micromol/l, most of them were elderly, male (81%) and/or hypertensive (43%) and/or diabetic (11%). 6 (5.7%) of these 37 patients had a serum creatinine greater than or equal to 170 micromol/l and all were hypertensive and/or diabetic.
CONCLUSION : This study shows that HT, diabetes, advanced age and male sex constitute risk factors for deterioration of renal function. The indication for conservative surgery for T1 T2 N0 M0 tumours should be discussed in the presence of these factors. In their absence and provided the remaining kidney is healthy, renal function remains relatively stable after radical nephrectomy for cancer.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie / exploration fonctionnelle rénale
Mots-clés:
Kidney / tumor / nephrectomy / renal functional tests
Evaluation de la tomodensitométrie à acquisition hélicoïdale dans la mise en évidence des calculs rénaux. Etude ex vivo
Ex vivo evaluation of spiral computed tomography in the demonstration of renal stones.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 347-351

BUTS : Le but de cette étude est de déterminer ex vivo les limites de la tomodensitométrie à acquisition hélicoïdale (TDMH) dans la détection de calculs rénaux.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Douze fragments de calculs d'oxalate de calcium de 1 à 10 millimètres ont été introduits dans 3 reins de porc, puis une TDMH a été réalisée sur ces reins.
RÉSULTATS : Tous les calculs, quelles que soient leurs tailles, ont été détectés avec une sensibilité et une spécificité de 100%. La mesure de ces calculs sur la TDMH fait apparaître un facteur d'agrandissement et un phénomène de distorsion variable en fonction de la vitesse de table et de la collimation.
CONCLUSION : Dans cette étude, la TDMH a montré ses excellentes performances dans la détection des calculs, même pour les calculs les plus petits, de 1 mm de diamètre.

OBJECTIVES : The objective of this study was to determine, ex vivo, the limitations of spiral computed tomography (CT) in the detection of renal stones. MATERIAL AND METHODS : Twelve fragments of calcium oxalate stones, 1 to 10 millimetres in diameter, were introduced into 3 porcine kidneys. Spiral CT was then performed on these kidneys. RESULTS : All stones, regardless of their dimensions, were detected with a sensitivity and specificity of 100%. Measurement of these stones on spiral CT showed a magnification factor and a distortion phenomenon which varied according to the table speed and collimation.
CONCLUSION : In this study, spiral CT demonstrated excellent performances in the detection of renal stones, even for the smallest stones, measuring 1 mm in diameter.

Mots clés:
Lithiase / Rein / Calcul / imagerie / scanner hélicoïdal
Mots-clés:
stones / Kidney / calculus / imaging / helical CT scan
Tumeur rénale avec thrombus s'étendant à la totalité de la lumière de la veine cave inférieure : indication chirurgicale, technique et résultats
Renal tumour with thrombus involving all of the lumen of the inferior vena cava : surgical indication, technique and results.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 352-357

BUTS : Près de 5% des tumeurs du rein présentent, lors de leur diagnostic, un thrombus de la veine rénale ou de la veine cave inférieure. La néphrectomie élargie avec exérèse complète du bourgeon tumoral est alors le traitement de référence de première intention. Cette série rétrospective a pour but d'analyser d'une part la stratégie chirurgicale en fonction de l'étendue du bourgeon tumoral et, d'autre part, la morbidité et la mortalité en fonction des facteurs pronostiques de ces tumeurs rénales.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1982 à 1995, 51 patients (sur 724 néphrectomies pour adénocarcinome) présentaient un envahissement de la veine rénale s'étendant à la totalité de la lumière de la veine cave. Le choix de l'imagerie a évolué dans le temps (Cavographie, Echo-doppler, TDM, IRM et Echographie endo-oesophagienne). Le clampage de la veine cave s'est toujours effectué au dessous des veines rénales et au dessus du thrombus.
RÉSULTATS : Sur le plan diagnostique, l'IRM et l'échographie endo-oesophagienne apparaissent comme les examens les plus fiables. La voie d'abord et la technique de contrôle des vaisseaux doivent être choisies en fonction du type de thrombus et du risque emboligène. Avec un suivi de 4,3 ans, la survie globale à 2 ans a été de 46% et à 5 ans de 31%. Toutes les récidives à 1 an sont survenues chez les patients N+.
CONCLUSION : L'état des ganglions et l'envahissement de la graisse péri-rénale sont les facteurs pronostiques les plus importants, la présence et la hauteur du thrombus ne semblent pas influencer la survie. La néphrectomie élargie dans ces tumeurs envahissant la totalité de la lumière de la veine cave nécessite une exérèse complète du thrombus; l'adhérence de celui-ci doit être prévue avant l'incision afin de contrôler correctement les vaisseaux.

OBJECTIVES : Almost 5% of renal tumours are associated with thrombus of the renal vein or inferior vena cava at the time of diagnosis. Radical nephrectomy with complete resection of the tumour nodule is the reference first-line treatment in this situation. This retrospective series was designed to analyse the surgical strategy according to the extent of the tumour nodule and the morbidity and mortality as a function of the prognostic factors of these renal tumours. MATERIAL AND METHODS : From 1982 to 1995, 51 patients (out of a series of 724 nephrectomies) presented with renal vein invasion involving all of the lumen of the inferior vena cava. The choice of medical imaging varied over time (cavography, Doppler ultrasound, CT, MRI and transoesophageal ultrasonography). Control of the inferior vena cava was always performed below the renal veins and above the thrombus. RESULTS : MRI and transoesophageal ultrasonography were found to be the most reliable diagnostic examinations. The incision and vessel control technique must be selected as a function of the type of thrombus and the emboligenic risk. With a follow-up of 4.3 years, the overall 2-year survival was 46% and the 5-year survival was 31%. All recurrences at 1 year occurred in N+ patients.
CONCLUSION : Lymph node status and invasion of the perirenal fat are the most important prognostic factors, while the presence and length of the thrombus do not appear to influence survival. Radical nephrectomy of these tumours, invading all of the lumen of the inferior vena cava, requires complete resection of the thrombus. Adhesion of the thrombus constitutes a major technical problem that must be envisaged before the incision in order to correctly control the vessels.

Mots clés:
Rein / Tumeur / veine cave / thrombus / thrombectomie
Mots-clés:
Kidney / tumor / vena cava / thrombus / thrombectomy
Des dangers de l'urétéroscopie à l'étage lombaire : à propos de 4 cas d'avulsion de l'uretère
Dangers of lumbar ureteroscopy : report of 4 cases of avulsion of the ureter.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 358-362

L'urétéroscopie est d'indication courante dans le traitement des lithiases de l'uretère pelvien. L'accès à l'uretère lombaire entraîne plus de complications: plaies, ruptures uretérales, hémorragies, ou lésions plus graves comme les avulsions de l'uretère. Nous présentons ici 4 cas d'avulsions. Il s'agissait de 4 hommes porteurs de lithiases de l'uretère lombaire traités par urétéroscopie, 2 d'entre eux après échec d'une lithotritie extracorporelle (LEC) in situ et d'une tentative de "flush" du calcul et les deux autres parce que la LEC n'était pas disponible. La lésion urétérale était liée à une sonde de Dormia dans 2 cas et à l'urétéroscope dans 2 cas. Le diagnostic et le traitement ont été immédiats chez 2 patients et tardifs chez les 2 autres. La réparation s'est faite par réimplantation urétérale sur lambeau de Boari (1 cas), par réimplantation sur vessie psoïque (1 cas), par urétéro-iléoplastie (1 cas) et par autotransplantation (1 cas). Les lésions urétérales empêchaient une urétéro-urétérostomie. La réimplantation urétérale sur vessie psoïque et/ou sur lambeau de Boari paraît être la méthode la plus simple, mais sa réalisation n'est pas toujours possible. En cas d'avulsion de la jonction pyélo-urétérale avec perte de substance importante, l'autotransplantation est une méthode de choix chez le sujet jeune. L'urétéro-iléoplastie semble réservée aux sujets âgés.

Ureteroscopy is frequently indicated in the treatment of stones of the pelvic ureter. Access to the lumbar ureter is associated with a higher complication rate : wounds, ureteric rupture, haemorrhage, or more serious lesions such as avulsions of the ureter. We present 4 cases of avulsion of the ureter seen in our department, corresponding to 4 men with stones of the lumbar ureter treated by ureteroscopy, 2 of them after failure of in situ extracorporeal lithotripsy (ESWL) and an attempt to "flush" the stone and the other two because ESWL was not available. The ureteric lesion was related to a Dormia catheter in 2 cases and the ureteroscope in 2 cases. The lesion was diagnosed and treated immediately in 2 patients and after a delay in the other 2 cases. Repair consisted of ureteric reimplantation on a Boari flap (1 case), implantation onto a psoas bladder (1 case), ureteroileoplasty (1 case) and autologous transplantation (1 case). Ureteric lesions prevented uretero-ureterostomy. Ureteric reimplantation on psoas bladder and/or Boari flap appears to be the simplest method, but it cannot always be performed. In the case of avulsion of the ureteropelvic junction with a large defect, autologous transplantation is a method of choice in young subjects. Ureteroileoplasty appears to be reserved for elderly patients.

Mots clés:
Uretère / Urétéroscopie / complication iatrogène / lésion traumatique / avulsion
Mots-clés:
ureter / ureteroscopy / iatrogenic complication / traumatic lesion / avulsion
Amélioration au cours du temps des résultats carcinologiques après prostatectomie radicale : quels en sont les facteurs responsables?
What factors are responsible for improvement of the oncological results of radical prostatectomy over time?
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 363-369

BUTS : Les résultats anatomopathologiques après prostatectomie radicale constituent l'un des principaux facteurs pronostiques. Nous avons étudié l'évolution de ces résultats au cours du temps afin d'apprécier leur amélioration et de rechercher quels en étaient les facteurs responsables.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : De 1989 à 1996, 175 prostatectomies radicales ont été effectuées. Pour chaque patient, le bilan pré-opératoire comprenait un examen clinique, un dosage des PSA, 6 biopsies par voie endorectale échoguidées et leur analyse anatomopathologique. Toutes les pièces de prostatectomie radicale ont été analysées selon la technique de Stanford par le même anatomopathologiste : le poids de la pièce de prostatectomie, le score de Gleason, l'existence d'un franchissement capsulaire, d'un envahissement des vésicules séminales, d'une positivité du curage ganglionnaire et la présence de marges d'exérèse positives ont été étudiés. Les résultats ont été étudiés et comparés année par année en utilisant des tests de Student et du c2.
RÉSULTATS : De 1989 à 1996, les stades pT1-pT2 augmentent de 40 à 81,8% alors que le taux de marges d'exérèse positives régresse de 80 à 18,1%. Au cours du temps, aucune différence n'est relevée quant au poids de la prostate et au score de Gleason. Dans les facteurs préopératoires, aucune différence n'est notée pour l'âge des patients, le nombre de biopsies positives et le score de Gleason de ces biopsies. Seul le taux moyen de PSA préopératoire régresse de 52,2 à 12,2 ng/ml (t=0,0001) et le nombre de stade T1c augmente de 13,3 à 59%.
CONCLUSION : Le taux de PSA préopératoire est le principal facteur expliquant l'amélioration des résultats carcinologiques ce d'autant plus qu'il s'agit de tumeurs identiques en terme d'agressivité tumorale (score de Gleason) qui ont été opérées de 1988 à 1996. Cette amélioration des résultats reflète une meilleure sélection des patients même si cette sélection est effectuée au cas par cas sans facteurs exclusifs.

OBJECTIVES : The histological results after radical prostatectomy constitute one of the main prognostic factors. We studied the course of these results over time in order to assess their improvement and to identify the factors responsible. MATERIAL AND METHODES : 175 radical prostatectomies were performed between 1989 and 1996. The preoperative assessment for each patient comprised clinical examination, PSA assay, and histological examination of 6 ultrasound-guided transrectal biopsies. All radical prostatectomy specimens were analysed according to the Stanford technique by the same pathologist : the weight of the prostatectomy specimen, the Gleason score, existence of capsular effraction, seminal vesicle invasion, positive lymph node dissection and the presence of positive surgical margins were studied. The results were studied and compared year by year using Student's test and the Chi-square test. RESULTS : From 1989 to 1996, stages pT1-pT2 increased from 40 to 81.8%, while the positive resection margin rate decreased from 80 to 18.1%. No difference was observed over time for weight and Gleason score. Among the preoperative factors, no difference was observed for age of the patients, number of positive biopsies and Gleason score of these biopsies. Only the mean preoperative PSA level decreased from 52.2 to 12.2 ng/ml (t=0.0001) and the number of stage T1c tumours increased from 13.3 to 59%
CONCLUSION : The preoperative PSA level is the main factor explaining improvement of the oncological results, especially as the tumours operated between 1988 and 1996 were identical in terms of aggressiveness (Gleason score). This improvement of the results reflects better patient selection, although this selection is performed case by case without exclusive factors.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / histo-pronostic / PSA
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / histoprognosis / PSA
Corrélation entre anomalies génito-urinaires, spermogramme et génotype CFTR chez les patients atteints d'une agénésie bilatérale des canaux déférents
Correlation between genitourinary anomalies, sperm count and CFTR genotype in patients suffering from bilateral vas deferens agenesis.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 370-376

BUTS : Evaluer la fréquence des anomalies échographiques urogénitales et anomalies spermatiques chez les patients porteurs d'une agénésie bilatérale des canaux déférents (ABCD) en fonction de la présence ou non de mutation du gène CFTR.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Chez 41 patients présentant une ABCD confirmée par exploration chirurgicale entre 1988 et 1997, les anomalies rénales et des vésicules séminales (VS) ont été recherchées par échographie. Les paramètres spermatiques (pH, fructose et volume de l'éjaculat) ont été étudiés ainsi que le taux de chlore sudoral et, par PCR, les mutations portant sur les exons 3, 4, 7, 9, 10, 11, 13, 14b, 17b, 19, 20 et 21 du gène CFTR.
RÉSULTATS : Sur les 8 patients porteurs d'une anomalie rénale, aucun n'a présenté de mutation du gène CFTR contre 23 sur 33 chez les patients sans anomalie rénale (pCONCLUSION : Les agénésies rénales sont considérées comme pathognomoniques d'une anomalie du développement. Contrairement à une anomalie des VS, à un volume spermatique

OBJECTIVES : To evaluate the frequency of urogenital ultrasound and spermatic abnormalities in patients with bilateral vas deferens agenesis according to the presence or absence of CFTR gene mutation. METHODS : In 41 patients with bilateral vas deferens agenesis confirmed by surgical exploration between 1988 and 1997, renal and seminal vesicle anomalies were investigated by ultrasonography. Spermatic parameters (pH, fructose and ejaculate volume) were also studied, together with sweat chloride assay and PCR of mutations on exons 3, 4, 7, 9, 10, 11, 13, 14b, 17b, 19, 20 and 21 of the CFTR gene. RESULTS : None of the 8 patients with a renal anomaly presented a CFTR gene mutation, versus 23 out of 33 patients without a renal anomaly (pCONCLUSION : Renal agenesis is considered to be pathognomonic of a developmental anomaly. Unlike a seminal vesical anomaly, a semen volume

Mots clés:
malformation rénale / malformation génitale / déférent / Rein / agénésie
Mots-clés:
renal malformation / genital malformation / vas deferens / Kidney / agenesis
La dysérection chez le diabétique. Profil épidémiologique au Sénégal
TexF-98-00080377.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 377-381

BUTS : L'objectif de ce travail était de rapporter le profil épidémiologique de la dysérection dans une population de diabétiques.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Il s'agit d'une étude prospective ayant inclu 431 diabétiques vus en consultation de contrôle. Parmi ces derniers, 69 souffraient d'une dysérection. Nous avons choisi un groupe témoin de 138 patients choisis au hasard selon l'âge parmi les 362 patients restants. Chaque patient a fait l'objet d'un examen clinique complet. Les antécédents médico-chirurgicaux notamment vasculaires, neurologiques, endocriniens, et urologiques ont été notés. Nous avons aussi relevé la notion d'intoxication alcoolo-tabagique et la prise de médicaments anti-diabétiques ou autres. L'analyse statistique s'est faite selon la méthode des cas-témoins. Le seuil de significativité a été fixé pour un p RÉSULTATS : La prévalence globale de la dysérection était de 16%. Ce taux est inférieur à ceux rapportés dans la littérature. Parmi les facteurs de risque, seules les complications du diabète notamment les complications neurologiques, étaient bien corrélées au risque de dysérection (p = 0,0004). De même, la prévalence de la dysérection augmentait avec la durée d'évolution du diabète ( p = 0,049).
CONCLUSION : La prévalence de la dysérection chez le diabétique semble souvent surestimée dans la littérature. Les biais méthodologiques expliqueraient la grande variation des taux rapportés. En revanche notre étude confirme d'autres auteurs qui pensent que les facteurs neurologiques jouent un rôle prépondérant.

Erectile dysfunction in diabetics. Epidemiological profile in Senegal.

Mots clés:
andrologie / dysérection / diabète / Afrique
Mots-clés:
andrology / Erectile dysfunction / Diabetes mellitus / Africa
Varicocèle de l'adolescent. Traitement par sclérothérapie et embolisation percutanée : réflexions sur la méthode. A propos de 23 cas
Varicocele in adolescents. Treatment by sclerotherapy and percutaneous embolization. Review of the method based on 23 clinical cases.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 382-387

BUTS : Nous rapportons notre expérience du traitement de la varicocèle de l'adolescent. Grâce au développement de la radiologie interventionnelle et des procédés d'embolisation, nous utilisons depuis 1993 une technique associant sclérothérapie et embolisation percutanée.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Depuis 1993 , vingt-trois adolescents âgés de 11 à 17 ans (m=14,5 ans) ont été traités par voie percutanée d'une varicocèle gauche de grade II et III. L'intervention s'effectue sous anesthésie locale et/ou neuroleptanalgésie. Une phlébographie par cathétérisme sélectif de la veine spermatique gauche est réalisée et permet son étude anatomique (incontinence ostiale, collatéralité). L'embolisation est ensuite réalisée sous contrôle scopique par l'injection d'un produit sclérosant liquidien : Tétradécyl sulfate de sodium (Thrombovar (r)) et complétée systématiquement par la mise en place d'un ressort métallique endovasculaire occlusif ("coil").
RÉSULTATS : Le suivi varie de 6 à 48 mois (m=30mois). L'examen clinique et échographique de contrôle montre la disparition de toute varicocèle dans 22 cas (95% des cas) ; il persiste une varicocèle gauche asymptomatique de grade I. Aucune complication n'est observée. La durée moyenne d'hospitalisation est de 48 heures.
CONCLUSION : Il s'agit d'une méthode rapide d'exécution, peu traumatisante pour l'adolescent. Son efficacité est comparable à celle des techniques chirurgicales classiques avec des résultats durables. La mise en place du "coils" est un équivalent endo-vasculaire de la ligature chirurgicale de la veine pathologique. L'embol liquide a un intérêt majeur car il diffuse et sclérose les veines collatérales, sources de récidives. L'avantage de cette méthode réside dans une meilleure compréhension des mécanismes du reflux, ce qui permet d'adapter le geste à l'anatomie veineuse. Cette technique assure le traitement des varicocèles complexes, telles que les récidives après chirurgie.

OBJECTIVE : The authors report their experience of the treatment of varicocele in adolescents. As a result of progress in interventional radiology and embolization techniques, they have used a technique combining sclerotherapy and percutaneous embolization since 1993. MATERIAL AND METHODS : Since 1993, twenty three adolescents between the ages of 11 and and 17 years (mean=14.5 years) were treated percutaneously for grade II and II left varicocele. The operation was performed under local anaesthesia and/or neuroleptanalgesia. Phlebography by selective catheterization of the left spermatic vein was performed for anatomical assessment (ostial incontinence, collateral vessels). Embolization was then performed under fluoroscopic control by injection of a sclerosing liquid, sodium tetradecylsulphate (Thrombovar(r)), and systematically completed by insertion of endovascular occlusive metal coils. RESULTS : The follow-up ranged from 6 to 48 months (mean = 30 months). The follow-up clinical and ultrasound examination showed complete disappearance of the varicocele in 22 cases (95% of cases), with a persistent grade I asymptomatic left varicocele in 1 case. No complications were observed. The mean hospital stay was 48 hours.
CONCLUSION : This constitutes a rapid method, which is minimally traumatic for the adolescent. Its efficacy is comparable to that of classical surgical techniques with lasting results. Insertion of coils is the endovascular equivalent of surgical ligation of the pathological vein. The liquid embolus is particularly useful as it diffuses and scleroses collateral veins, responsible for recurrence. The advantage of this method resides in a better understanding of the reflux mechanisms, allowing the procedure to be adapted to the venous anatomy. This technique ensures treatment of complex varicoceles, such as postsurgical recurrences.

Mots clés:
andrologie / varicocèle / injection sclérosante / Adolescent
Mots-clés:
andrology / Varicocele / sclerosing injection / Adolescent
Réponse érectile à l'injection intracaverneuse de linsidomine chez 38 impuissants. Comparaison à la Prostaglandine E1
Erectile response to intracavernous injection of linsidomine in 38 impotent patients. Comparison with prostaglandin E1.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 388-391

BUTS : Tester les effets de la linsidomine, donneur de NO, en injection intracaverneuse et comparer les résultats à ceux observés après injection de PGE1.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 38 patients présentant une insuffisance érectile ont eu une injection intracaverneuse de 10 µg de PGE1, puis une injection intracaverneuse de 1 mg de linsidomine au moins 3 jours après. La réponse érectile après linsidomine a été comparée à celle obtenue après PGE1. 21 de ces 38 patients ont eu une exploration Doppler après chacune des injections.
RÉSULTATS : La linsidomine induisait une rigidité complète chez 4 patients jugés psychogènes (contre 11 sujets avec PGE1) et 1 patient jugé artériel (contre 8 patients après PGE1). Les vitesses systoliques maximales enregistrées après linsidomine étaient corrélées significativement à celles mesurées chez le même patient après PGE1. Après injection de linsidomine, les index de résistance ne se modifiaient pas.
CONCLUSION : Notre étude confirme l'impact de la linsidomine sur les mécanismes locaux de l'érection. Elle montre que la puissance de la linsidomine est nettement inférieure à celle de la PGE1 mais peut toutefois avoir sa place dans l'arsenal thérapeutique de l'impuissance.

OBJECTIVE : To test the effects of intracavernous injection of Linsidomine, an NO donor, and to compare the results to those obtained after injection of PGE1. MATERIAL AND METHODS : 38 subjects with erectile insufficiency received an intracavernous injection of 10 µg of PGE1, followed by an intracavernous injection of 1 mg of linsidomine at least 3 days later. The erectile response after linsidomine was compared to that obtained after PGE1. 21 patients were investigated by Duplex ultrasound after each injection. RESULTS : Linsidomine induced complete rigidity in 4 subjects considered to suffer from psychogenic impotence (versus 11 subjects with PGE1) and 1 subject considered to suffer from arterial disease (versus 8 subjects with PGE1). The maximal systolic velocities recorded after linsidomine were significantly correlated with those measured in the same subject after PGE1. The resistance index was not modified after linsidomine injection.
CONCLUSION : Our study confirms the impact of linsidomine on the local mechanisms of erection. It shows that linsidomine is much less effective than PGE1, but nevertheless has a place in the therapeutic armamentarium of impotence.

Mots clés:
andrologie / traitement des dysérections / Injection intra-caverneuse
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / intracavernous injection
Tumeur neuroectodermique primitive (PNET) rénale. A propos d'un cas
Primary renal neuroectodermal tumour. A case report.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 392-397

Les tumeurs neuroectodermiques primitives (PNET) rénales sont exceptionnelles. Elles s'intègrent dans le vaste groupe des tumeurs neuroectodermiques primitives périphériques malignes (MPNT) dont les formes les plus connues sont le sarcome osseux d'Ewing et la tumeur thoraco-pulmonaire d'Askin. A propos d'une nouvelle observation, nous discutons les caractéristiques cliniques, évolutives et thérapeutiques ainsi que les spécificités anatomopathologiques, en particulier l'intérêt de l'immunohistochimie et de la cytogénétique qui met en évidence une anomalie chromosomique spécifique, la translocation t (11;22)(q24;q12).

Renal primary neuroectodermal tumours (PNET) are exceptional and belong to the vast group of peripheral malignant primary neuroectodermal tumours (MPNT), the best known forms of which are Ewing's sarcoma of bone and Askin's thoracopulmonary tumour. In the light of a case, the authors discuss the clinical features, course, treatment and pathological characteristics, particularly the value of immunohistochemistry and cytogenetics, which demonstrate a specific chromosomal abnormality, the t (11;22) (q24;q12) translocation.

Mots clés:
Rein / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / rare tumor
Léiomyomatose isolée d'une veine rénale droite associée à un myélolipome hépatique : problèmes diagnostiques et thérapeutiques
Isolated leiomyomatosis of the right renal vein associated with hepatic myelolipoma : diagnostic and therapeutic problems.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 398-403

Les auteurs rapportent un cas de léiomyomatose intraveineuse isolée d'une veine du hile rénal droit associée à un myélolipome hépatique opérée avec le diagnostic de cancer du rein métastatique. Ces tumeurs sont très rares et leur diagnostic est le plus souvent fait lors de l'analyse histologique de la pièce d'exérèse. Quoique d'histologie bénigne, elles ont un pronostic et une prise en charge thérapeutique très différents. Si l'association de ces deux tumeurs exceptionnelles peut être parfaitement fortuite, il est cependant possible de s'interroger sur l'existence possible d'un facteur causal univoque.

The authors report a case of isolated intravenous leiomyomatosis involving a vein of the right renal hilum associated with operated hepatic myelolipoma with a diagnosis of metastatic renal cancer. These tumours are very rare and are usually diagnosed on histological examination of the resection specimen. Although they have a benign histology, they have a very different prognosis and therapeutic management. Although the association of these two exceptional tumours may appear to be purely incidental, a common aetiological factor may nevertheless exist.

Mots clés:
veine rénale / tumeur rare
Mots-clés:
renal vein / rare tumor
Cancer du rein et métastases pancréatiques tardives. A propos de 3 cas et revue de la littérature
Renal cancer and late pancreatic metastases. Report of three cases and review of the literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 404-407

L'adénocarcinome rénal est une tumeur maligne épithéliale toujours susceptible de donner des métastases dont les localisations habituelles sont pulmonaires, osseuses et hépatiques. En revanche les localisations secondaires pancréatiques sont exceptionnelles et peuvent survenir tardivement. Nous rapportons trois cas de métastases pancréatiques métachrones 1, 4 et 10 ans après la néphrectomie. Les gestes pratiqués sont une duodéno-pancréatectomie céphalique, une tumorectomie et une duodéno-pancréatectomie totale. Bien qu'étant rares lorsqu'elles sont isolées au pancréas, ces métastases peuvent justifier d'une résection pancréatique même audacieuse.

Renal cell carcinoma is a malignant epithelial tumour which can always give rise to metastases, usually situated in the lungs, bone and liver. In contrast, pancreatic metastases are exceptional and can occur late. The authors report three cases of metachronous pancreatic metastases, 1, 4 and 10 years after nephrectomy. The procedures performed consisted of Whipple procedure, tumour excision and total duodenopancreatectomy. Although rare when isolated to the pancreas, these metastases can justify even audacious pancreatic resection.

Mots clés:
Rein / Tumeur / métastase viscérale
Mots-clés:
Kidney / tumor / visceral metastasis
Tumeur du testicule en transplantation rénale et pancréatique
Testicular tumour in renal and pancreatic transplantation.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 408-409

Nous rapportons le cas d'un homme de 49 ans, diabétique insulinodépendant traité par double transplantation rein-pancréas. Il s'est vu découvrir au 8ème mois une tumeur testiculaire T3, N3, M0 traitée par orchidectomie inguinale et 2 cures de chimiothérapie. Le traitement immunosuppresseur a été diminué et ceci sans préjudice pour les greffons. Sept ans plus tard le patient est guéri mais à nouveau en hémodialyse pour rejet chronique du greffon rénal. Le greffon pancréatique est toujours fonctionnel et le patient est inscrit pour une seconde transplantation rénale.

The authors report the case of a 49-year-old, insulin-dependent diabetic man treated by double kidney-pancreas transplantation. A T3, N3, M0 testicular tumour was discovered at the 8th month and treated by inguinal orchidectomy and 2 courses of chemotherapy. Immunosuppressant treatment was decreased without any consequences for the transplants. Seven years later, the patient was cured but still treated by haemodialysis for chronic rejection of the renal transplant. The pancreatic transplant was still functional and the patient is waiting for a second renal transplantation.

Mots clés:
testicule / Tumeur / transplantation rein-pancréas
Mots-clés:
Testis / tumor / combined kidney-pancreas transplantation
Orchite granulomateuse. A propos d'une observation et revue de la littérature
Aspecific granulomatous orchitis : report of a case and review of literature.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 410-412

Les auteurs rapportent un cas d'orchite granulomateuse, affection rare et d'étiologie inconnue. Ils discutent les problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Elle se présente sous différents aspects qui font errer le diagnostic, imposant l'orchidectomie. L'histologie fait le diagnostic. L'étiopathogénie serait en rapport avec une extravasation des spermatozoïdes dans le tissu interstitiel entraînant une réaction immunitaire.

Idiopathic granulomatous orchitis is a rare testicle lesion of unknown etiology. We report one case of aspecific granulomatous orchitis. Diagnosis and treatment problems are discussed. Clinically, it can be misdiagnosed as a malignant tumour or tuberculosis. The diagnosis is usually made on histological examination after orchiectomy.The aetiology of this disease is still debated. It is supposed to be associated with sperm extravasation causing self-immune reaction.

Mots clés:
infection génitale / testicule / Orchite
Mots-clés:
genital infection / Testis / Orchitis
Rôle du biofilm en urologie
Role of biofilm in urology.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 413-414

L'organisation particulière des bactéries en biofilm au niveau des surfaces joue un rôle primordial en Urologie en raison de l'utilisation croissante de matériel prothétique. Si la biocompatibilité des différents matériaux utilisés est aujourd'hui mieux maîtrisée, la colonisation des surfaces par des micro-organismes est fréquente et la formation d'un biofilm est à l'origine des difficultés rencontrées au cours des traitements des infections prothétiques. Les problèmes relatifs à la détection du biofilm ainsi qu'à son éradication nous ont amené à proposer une courte mise au point sur l'évolution des connaissances du biofilm en Urologie au cours des cinq dernières années.

The particular organization of bacteria as a biofilm on surfaces plays an essential role in urology because of the increasing use of prosthetic materials. Although the biocompatibility of the various materials used is now more effectively controlled, colonization of surfaces by microorganisms is frequent and the formation of a biofilm is responsible for difficulties encountered during treatment of prosthetic infections. The problems concerning the detection and eradication of biofilm led the authors to propose a brief review of the growing understanding of biofilm in urology over the last five years.

Mots clés:
Infection / bio-matériaux
Mots-clés:
infection / biomaterials
Etat actuel des connaissances sur les mécanismes d'action du B.C.G
Current state of knowledge concerning the mechanisms of action of BCG.
2001
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 415-421

La connaisance de l'immunité anti-tumorale a permis de progresser dans la compréhension des mécanismes d'action du B.C.G. Il existe trois phases dans la réponse immunitaire au B.C.G. Tout d'abord, le B.C.G. adhère puis est phagocyté par les cellules présentatrices d'antigènes mais aussi par les cellules urothéliales. A cette phase correspond la libération précoce de cytokines dites inflammatoires (l'IL-1, l'IL-6, l'IL-8). Ces cytokines pourraient être en cause dans certains effets indésirables mais elles pourraient également participer au phénomène cytotoxique. La deuxième phase est la reconnaissance des antigènes bactériens par les lymphocytes CD4, qui libèrent principalement de l'IL-2 et de l'IFN-g (réponse TH1). Cette activation cellulaire va aboutir à la troisième phase qui est l'amplification de populations cytotoxiques: CD8, Lymphocytes gd, macrophages, NK, LAK, BAK. Toutes ces cellules larguent elles aussi des cytokines qui vont réguler la réponse. La connaissance de ces modulations rend possible la rationalisation des protocoles d'instillations, mais l'identification des éléments réellement cytotoxiques permettrait de proposer des protocoles d'immunisation plus efficaces.

The better understanding of antitumour immunity has improved our knowledge concerning the mechanisms of action of BCG. There are three phases in the immune response to BCG : first of all, BCG adheres and is then phagocytosed by antigen-presenting cells, but also by urothelial cells. This phase corresponds to the early release of so-called inflammatory cytokines (IL-1, IL-6, IL-8). These cytokines may be responsible for certain adverse effects, but may also participate in the cytotoxic phenomenon. The second phase consists of recognition of bacterial antigens by CD4 lymphocytes, which release mainly IL-2 and IFN-g (TH1 response). This cell activation leads to the third phase, which consists of amplification of cytotoxic populations : CD8, gd lymphocytes, macrophages, NK, LAK, BAK. All these cells also release cytokines which then regulate the response. The identification of these modulations allows rationalization of BCG instillation protocols, but identification of the truly cytotoxic elements would allow the proposal of more effective immunization protocols.

Mots clés:
Vessie / Tumeur urothéliale / Immunothérapie / BCG
Mots-clés:
bladder / transitional cell carcinoma / Immunotherapy / BCG