Base bibliographique

Sommaire :

A propos d'une observation de tuberculose urinaire bovine chez l'homme
Urinary bovine tuberculosis in man.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 529-531

L'infestation humaine par le mycobacterium bovis est devenue rare depuis l'éradication de la tuberculose dans le bétail. Il faut cependant savoir l'évoquer car la sensibilité de la bactérie est variable et sa mise en évidence requiert des techniques spécifiques.
La tuberculose urogénitale est, comme toutes les autres formes de tuberculose, secondaire à une infestation par une bactérie du genre mycobactérium. L'espèce la plus fréquente est mycobacterium tuberculosis mais mycobactérium bovis agent de la tuberculose bovine peut aussi être virulent chez l'homme (environ 1% des cas de tuberculose humaine).
Nous rapportons un cas de tuberculose rénale à mycobacterium bovis révélé par une sténose de l'uretère pelvien.

Human infestation by Mycobacterium bovis has become rare since eradication of bovine tuberculosis. However, this aetiology must be envisaged, as the sensitivity of the micro-organism is variable and its demonstration requires specific techniques.

Mots clés:
Tuberculose rénale / mycobacterium bovis.
Mots-clés:
Renal tuberculosis / mycobacterium bovis.
Académie européenne de médecine de réadaptation - Prix 2005
2005
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 554-554

Le prix annuel de l'Académie Européenne de Médecine et Réadaptation, d'un montant de 10.000 francs
suisses sera décerné à un travail original sur un sujet de réadaptation ou de rééducation, ou à un projet de recherche faisant suite à une étude en cours.
Le texte ou protocole dactylographié, en langue française ou en langue anglaise (avec résumé dans les deux langues), est à adresser avant le 31 décembre.
Professeur Alex CHANTRAINE
3, rue Emile Yung
1205 Genève
(Suisse)

Mots clés:
prix
Carcinome rénal et trichloréthylène
Renal cell carcinoma and trichloroethylene
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 525-528

Nous rapportons le cas d'un patient de 51 ans, à l'antécédent d'intoxication volontaire au trichloréthylène (TCE). Ce patient a eu une néphrectomie élargie après la découverte d'une masse rénale droite. Il s'agissait d'un carcinome à cellules rénales.
Le but de ce travail a été de discuter le rôle d'une toxicomanie au TCE comme cancérogène rénal.
Le TCE est excellent solvant utilisé pour le dégraissage des pièces métalliques. Sa pénétration dans l'organisme peut se faire par inhalation, ingestion ou contact cutané. La voie respiratoire est la voie d'absorption principale du TCE.
De nombreuses études épidémiologiques ont été menées sur des travailleurs exposés au TCE, mais elles n'ont pu établir clairement un lien entre exposition par inhalation au TCE et cancer.
Le centre international pour la recherche sur le cancer trouve actuellement les preuves suffisantes pour considérer le TCE comme cancérogène chez les animaux et considère le TCE comme un cancérogène humain probable.
Le TCE par l'intermédiaire de métabolites toxiques entraïnerait des lésions tubulaires rénales chroniques et exercerait un effet génotoxique sur le tubule proximal. L'effet génotoxique initial semble lié à des mutations du gène suppresseur VHL.
Dans les comportements d'addiction, les effets toxiques chroniques et l'incrimination éventuelle du TCE dans le développement de cancers n'ont pas fait l'objet d'études particulières.
A notre connaissance, nous rapportons ici le premier cas de carcinome à cellules rénales chez un toxicomane au TCE.

The authors report the case of a 51-year-old man with a history of trichloroethylene (TCE) poisoning. He was treated by radical nephrectomy after discovery of a right renal mass corresponding to renal cell carcinoma.
The objective of this study is to discuss the role of TCE abuse as a renal carcinogen.
TCE is an excellent solvent used to degrease metal parts. It can enter the body by inhalation, ingestion or cutaneous contact, but the respiratory tract is the main route of absorption of TCE.
Many epidemiological studies have been conducted on workers exposed to TCE, but they have not been able to clearly establish a link between exposure by inhalation to TCE and cancer. The International Agency for Research on Cancer has accumulated sufficient evidence to consider TCE to be carcinogenic to animals and considers that TCE is probably carcinogenic to humans.
Toxic metabolites derived from TCE induce chronic renal tubular lesions and may exert a genotoxic effect on the proximal convoluted tubule. The initial genotoxic effect appears to be related to mutations of the VHL suppressor gene.
The chronic toxic effects and the possible role of TCE in the development of cancer have not been specifically studied in the context of TCE abuse behaviour.
To our knowledge, this is the first case of renal cell carcinoma reported in a TCE addict.

Mots clés:
Toxicité / trichloréthylène / carcinogénèse / adénocarcinome rénal.
Mots-clés:
Toxicity tests / trichloroethylene / carcinogenicity test / Renal cell carcinoma
Comment éviter l'accumulation de fragments lithiasiques dans le calice inférieur au cours de l'urétérorénoscopie
How to avoid accumulation of stone fragments in the lower calix during flexible ureterorenoscopy.
2005
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 540-543

L'urétéro-rénoscopie souple (URS-S) associée au laser Holmium : YAG est une technologie émergente mais qui a désormais toute sa place dans l'arsenal thérapeutique de l'urologue pour la prise en charge des calculs urinaires.
Ce sont les calculs du rein qui représentent l'indication privilégiée de la technique et plus particulièrement les calculs caliciels inférieurs. Après mobilisation du calcul dans le pyélon ou le groupe caliciel supérieur, la fragmentation est obtenue au laser Holmium :YAG et les fragments les plus volumineux sont retirés. S'il persiste des fragments de petite taille et difficile à extraire, il est proposé d'injecter du sang du patient dans le groupe caliciel inférieur afin d'obtenir un caillot sanguin. Ce caillot comblera alors le groupe caliciel inférieur et empêchera l'accumulation secondaire des fragments lithiasiques résiduels. L'élimination des fragments vers l'uretère sera donc facilitée.
Le but de cet article est de décrire cet artifice technique.

Flexible ureterorenoscopy combined with Holmium:YAG laser is an emerging technology that already has its place among the urologist's treatment options for the management of urinary stones. The main indication for the technique is renal stones, particularly lower caliceal stones. After mobilization of the stone in the renal pelvis or upper caliceal group, fragmentation is achieved by Holmium:YAG laser and the largest fragments are removed. When small fragments persist that are difficult to extract, the patient's blood is injected into the lower caliceal group to obtain a blood clot. This clot then fills the lower caliceal group and prevents secondary accumulation of residual stone fragments, facilitating elimination of fragments towards the ureter. This article describes this technique.

Mots clés:
Calcul / Lithiase urinaire / Rein / Endoscopie / caillot.
Mots-clés:
stone / Urolithiasis / Kidney / endoscopy / blood clots.
Corrélation anatomo-clinique dans l'endométriose vésicale
Clinicopathological correlation in bladder endometriosis.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 498-500

L'endométriose vésicale est une localisation rare d'une pathologie au grand polymorphisme sémiologique.
Nous présentons le cas d'une patiente de 30 ans que nous avons opérée d'une endométriose vésicale révélée par des hématuries macroscopiques cataméniales récentes avec infertilité primaire et dyspareunie profonde.
Les résultats histologiques retrouvaient de l'endométriose vésicale avec respect de l'urothélium. La comparaison avec notre série anatomopathologique d'endométriose vésicale met en évidence un polymorphisme lésionnel allant de l'intégrité de la muqueuse vésicale jusqu'à sa disparition sans que l'on puisse établir de corrélation avec la symptomatologie.

Bladder endometriosis is a rare site of a disease with very polymorphic clinical signs. The authors report the case of a 30-year-old woman operated for bladder endometriosis who presented with recent menstrual macroscopic haematuria with primary infertility and deep dyspareunia. Histological examination demonstrated bladder endometriosis sparing the urothelium. Comparison with our histological series of bladder endometriosis demonstrated polymorphic lesions ranging from integrity to complete loss of the bladder mucosa, with no correlation with clinical features.

Mots clés:
Endométriose vésicale / Anatomopathologie / hématurie macroscopique / cystectomie partielle.
Mots-clés:
Bladder endometriosis / Histology / macroscopic haematuria / partial cystectomy
Evaluation de IGL-1, une nouvelle solution de conservation d'organes : résultats pré-cliniques en transplantation rénale
Evaluation of IGL-1, a new organ preservation solution: preclinical results in renal transplantation.
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 481-488

Introduction : Les lésions d'ischémie et de reperfusion rénale conditionnent en partie la survie des greffons à court et long terme. Les conditions de conservation semblent jouer un rôle déterminant. Ce travail a pour but de présenter les résultats expérimentaux pré-cliniques obtenus en transplantation rénale avec une solution de conservation de type extra-cellulaire dans laquelle le Polyéthylène Glycol (PEG) est utilisé comme colloide.
Méthodes et Résultats : Les effets d'une inversion des gradients de Na+ et de K+ dans la solution de conservation IGL-1 par rapport à l'UW et du remplacement de l'Hydroxyléthyl amidon (ou hydroxyethyl Starch : HES) par du PEG ont été évalués dans un modèle de rein isolé et perfusé de rat ex vivo puis dans un modèle d'auto-transplantation rénale chez le porc. Dans ces modèles expérimentaux, après 24 heures de conservation statique, la fraction de réabsorption du sodium corrélée à la qualité des fonctions tubulaires du rein et le taux de filtration glomérulaire ont été constamment meilleurs dans le groupe IGL-1 que dans le groupe UW. In vivo, chez le porc, les reprises de fonction rénale ont été significativement meilleures dans le groupe IGL-1 et l'étude histologique a permis de mettre en évidence une réduction significative de l'expression du Complexe Majeur d'Histocompatibilité (CMH) de type II, marqueur indirect de l'inflammation, mais également une diminution des marqueurs d'apoptose et de fibrose pour les reins préservés dans IGL-1.
Conclusions : IGL-1 donne, en transplantation rénale chez l'animal, une meilleure reprise de fonction rénale que UW qui reste jusqu'à aujourd'hui le "gold standard" des solutions de conservation. Des résultats complémentaires seront nécessaires pour déterminer si cette solution de nouvelle génération est susceptible de s'imposer comme la solution de référence et remplacer UW.

Introduction: Renal ischaemia and reperfusion lesions partly determine short-term and long-term graft survival. Organ preservation conditions appear to play a decisive role. This article presents the preclinical experimental results obtained in renal transplantation with an extracellular organ preservation solution, in which polyethylene glycol (PEG) is used as colloid.

Methods and Results: The effects of inversion of Na+ and K+ gradients in the IGL-1 preservation solution compared to UW and replacement of hydroxylethyl starch (HES) by PEG were evaluated in an ex vivo isolated, perfused rat kidney model and then in a pig renal autotransplantation model. In these experimental models, after 24 hours of static storage, the sodium reabsorption fraction correlated with the quality of tubular function of the kidney and the glomerular filtration rate were constantly better in the IGL-1 group than in the UW group. In vivo, in the pig, resumption of renal function was significantly better in the IGL-1 group and histological examination demonstrated a significant reduction of expression of Major Histocompatibility Complex (MHC) type II, an indirect marker of inflammation, but also a reduction of markers of apoptosis and fibrosis for kidneys preserved in IGL-1.

Conclusion: In animal renal transplantation, IGL-1 ensures better resumption of renal function than UW, which currently remains the "gold standard" preservation solution. Further studies must be conducted to determine whether this new generation solution can replace UW as the reference solution.

Mots clés:
Ischémie/reperfusion / solution de conservation / prélèvement multi-organes / solution extra-cellulaire / polyéthylène glycol
Mots-clés:
Ischaemia/reperfusion / Preservation solution / multi-organ harvesting / extracellular solution / polyethylene glycol
Facteurs favorisant les sténoses urétérales en transplantation rénale
Predisposing factors for ureteric strictures in renal transplantation.
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 462-471

But : La transplantation rénale est une intervention chirurgicale bien codifiée mais qui reste exposée à des complications médicales et chirurgicales. Les sténoses urétérales, dont l'incidence varie de 2 à 7,5% selon les séries, sont les plus fréquentes des complications urologiques. L'objectif de ce travail a été d'étudier l'incidence de ces sténoses urétérales, de déterminer l'existence d'éventuels facteurs de risque de survenue et d'évaluer leurs conséquences sur la survie des patients et des greffons, à partir d'une série rétrospective monocentrique de transplantations rénales.
Patients et Méthodes : De janvier 1990 à décembre 2002, 1787 transplantations rénales ont été réalisées consécutivement dans notre centre. Les caractéristiques des greffons, des donneurs et des receveurs ont été extraites d'une base de données informatisées et validées par une personne indépendante. Nous avons étudié, entre autres, l'âge des donneurs et des receveurs, le statut hémodynamique et la créatininémie du donneur lors du prélèvement, la cause du décès, le poids et le nombre d'artères du greffon, les durées d'ischémie froide et de reperfusion vasculaire, le nombre d'incompatibilité HLA et le pourcentage d'immunisation anti-HLA, les délais de démarrage, le rejet aigu, la présence ou non d'une sonde JJ, les épisodes de pyélonéphrite aiguë, l'infection à CMV et la survie des patients et des greffons selon la méthode de Kaplan-Meir.
Résultats : Une sténose urétérale a été observée chez 74 patients (4,1% des cas) et ont été retrouvés comme facteurs de risque indépendants un âge du donneur supérieur à 65 ans (p<0,0001), la présence de plus de 2 artères sur le greffon (p=0,03) et les receveurs dont l'immunisation anti-HLA était inférieure à 25% (p=0,037). Par ailleurs, les greffons compliqués de sténose démarraient plus tardivement (p=0,001). La survenue d'une sténose urétérale n'avait pas d'incidence défavorable sur la survie à 10 ans du receveur et du greffon, qui étaient respectivement de 90% et 64% dans le groupe des sténoses urétérales et de 86% et 63% dans le groupe témoin (p=NS).
Conclusions : Nous rapportons une série de 1787 transplantations rénales dans laquelle les sténoses urétérales par fibrose ont été observées dans 4,1% des cas. Sont retrouvés comme facteurs de risque indépendants l'âge du donneur supérieur à 65 ans, la présence de plus de deux artères sur le greffon et une immunisation anti-HLA inférieure à 25%. Toutefois ces sténoses n'ont eu aucune conséquence sur la survie à 10 ans des patients et des greffons.

Objective: Renal transplantation is a well defined surgical procedure, but it nevertheless remains associated with a risk of medical and surgical complications. Ureteric strictures, with an incidence ranging from 2% to 7.5% according to the series, are the most frequent urological complication. The objective of this study was to determine the incidence of ureteric strictures and the existence of risk factors predisposing to the development of ureteric strictures and to evaluate their consequences on patient and graft survival, based on a single-centre retrospective series of renal transplantations.

Patients and Methods: From January 1990 to December 2002, 1,787 renal transplantations were performed consecutively in our centre. Graft, donor and recipient characteristics were extracted from a computerized database and validated by an independent observer. The parameters studied included donor's age and recipient's age, donor's haemodynamic status and serum creatinine at the time of harvesting, cause of death, graft weight and number of graft arteries, cold ischaemia and reperfusion times, number of HLA incompatibilities and percentage anti-HLA immunization, time to return of graft function, acute rejection, presence or absence of a double J stent, episodes of acute pyelonephritis, CMV infection and patient and graft survival according to the Kaplan-Meier method.

Results: Ureteric stricture was observed in 74 patients (4.1% of cases) and a donor age greater than 65 years (p<0.0001), the presence of more than 2 arteries on the graft (p=0.03) and recipients with an anti-HLA immunization less than 25% (p=0.037) were identified as independent risk factors. Furthermore, grafts complicated by ureteric stricture resumed function later (p=0.001). The development of ureteric stricture did not have an unfavourable impact on the 10-year recipient and graft survival rates.

Mots clés:
Complications urologiques / Rein / sténoses urétérales / Transplantation rénale / uretère.
Mots-clés:
Urological complications / Kidney / ureteric strictures / renal transplantation / ureter.
Hydronéphrose par invagination rétrograde de l'uretère
Hydronephrosis due to retrograde ureteric intussusception.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 517-518

L'invagination urétérale est exceptionnelle. Nous rapportons l'observation d'une hydronéphrose par invagination rétrograde de l'uretère sous-pyélique chez un garçon de 3 mois. Admis pour syndrome de détresse respiratoire associé à une fièvre de 39°, l'imagerie a révélé la présence d'une importante dilatation du rein gauche. L'exploration chirurgicale a mis en évidence une hydronéphrose sur un obstacle constitué par une invagination urétérale. Il s'agit du premier cas rapporté chez un enfant.

Ureteric intussusception is exceptional. The authors report a case of hydronephrosis due to retrograde intussusception of the subpelvic ureter in a 3-month-old boy admitted for respiratory distress syndrome associated with fever of 39¬ƒC. Imaging revealed the presence of marked dilatation of the left kidney. Surgical exploration demonstrated hydronephrosis secondary to obstruction due to ureteric intussusception. This is the first case of ureteric intussusception reported in a child.

Mots clés:
Invagination urétérale / Hydronéphrose / uretère.
Mots-clés:
Ureteric intussusception / Hydronephrosis / ureter.
Injections endo-urétrales de Zuidex® : évaluation de la morbidité de la technique dans le traitement de l'incontinence urinaire de la femme
Intraurethral injections of Zuidex®: evaluation of the morbidity of the technique in the treatment of female urinary incontinence.
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 494-497

Objectif : Evaluer la faisabilité et la morbidité des injections endo-urétrales de dextranomère/acide hyaluronique (Zuidex), réalisées sous anesthésie locale, en ambulatoire, dans le traitement de l'incontinence urinaire de la femme.
Matériel et Méthodes : Vingt et une patientes présentant une incontinence urinaire en rapport avec une insuffisance sphinctérienne, ont bénéficié d'un traitement par injection endo-urétrale de Zuidex. L'âge moyen était de 67 ans (29-93 ans). Les injections ont été effectuées à l'aide du système "Implacer" fourni avec le produit, sous anesthésie locale.
Résultats : Pour neuf de ces patientes (43%), une seconde injection après un délai de 6 semaines a été effectuée pour résultat sur la continence insuffisant. Ainsi, un total de 30 injections a été réalisé. Aucun problème significatif n'a été noté lors des injections. Trois injections (10%) ont été difficiles en raison d'un urètre court. Dans 7 cas (23%), une douleur lors de l'injection a été signalée par la patiente. Dans 3 cas (10%) une hématurie macroscopique après traitement a été notée et dans 4 autres cas (13%) une infection urinaire basse. Six patientes (20%) ont présenté une rétention aiguë d'urine transitoire, avec reprise des mictions après 24 à 48 heures.
Conclusions : Les injections endo-urétrales de Zuidex dans le traitement de l'incontinence urinaire de la femme possèdent l'avantage d'être un traitement peu invasif, de réalisation possible sous anesthésie locale, en ambulatoire, avec une bonne tolérance et un risque de complication faible. Compte tenu du risque de rétention urinaire la surveillance de la reprise des mictions semble nécessaire. L'évaluation des résultats à long terme reste cependant encore à évaluer.

Objective: To evaluate the feasibility and morbidity of intraurethral injections of dextranomer/hyaluronic acid (Zuidex®), performed under local anaesthesia as an outpatient procedure in the treatment of female urinary incontinence.

Material and Methods: Twenty one patients with a mean age of 67 years (range: 29-93 years) presenting urinary incontinence related to sphincter incompetence were treated by intraurethral injection of Zuidex®. Injections were performed with the Implacer system provided with the product under local anaesthesia.

Results: For nine of these patients (43%), a second injection after 6 weeks was performed due to an insufficient result on incontinence. A total of 30 injections were therefore performed. No significant problem was observed during the injections. Three injections (10%) were difficult because of a short urethra. In 7 cases (23%), the patient reported pain during the injection. In 3 cases (10%), macroscopic haematuria was observed after treatment and another 4 cases (13%) developed lower urinary tract infection. Six patients (20%) developed transient acute urinary retention with resumption of micturition after 24 to 48 hours.

Conclusion: Intraurethral injection of Zuidex® has the advantage of being minimally invasive and can be performed under local anaesthesia, as an outpatient procedure, with good safety and a low complication rate. Resumption of spontaneous voiding must be monitored in view of the risk of urinary retention. The long-term results have not yet been evaluated.

Mots clés:
Dextranomère/acide hyaluronique / incontinence urinaire / Femme / injection endo-urétrale.
Mots-clés:
Dextranomer/hyaluronic acid / Female urinary incontinence / intraurethral injection.
L'urologie dans les planches anatomiques d'André Vésale (1514-1564)
The urology in the anatomical plates of Andreas Vesalius (1514-1564)
2005
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 544-550

Clairvoyant et méthodique autant que génial, Vésale fut le plus grand anatomiste de tous les temps. C'est lui qui a créé la nomenclature anatomique des organes que l'on utilise même aujourd'hui. Grâce à son ingéniosité, Vésale put créer plus de 300 remarquables illustrations anatomiques, dont une partie est consacrée à l'appareil urogénital mâle, fournissant ainsi des informations précieuses sur l'état des connaissances en matière d'urologie de son temps.

Perspicacious and methodical as much as genious, Vesalius was the greatest anatomist of all times. He created the anatomical nomenclature of organs used even today. He elaborated more than 300 remarquable anatomical illustrations, a part of which is dedicated to the male urogenital tract, providing in this way precious informations about the knowledges on urology of his time.


Mots clés:
Vésale / anatomiste / urologie
Mots-clés:
Vesalius / anatomy / urology.
La lithiase urinaire géante : à propos de deux cas
Giant ureteric stones : report of two cases.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 505-510

En général, le calcul urétéral est unique et inférieur à 2 cm de longueur. Exceptionnellement, les calculs urétéraux sont plus long que 5 cm et ou pesant plus que 50 grammes, on parle alors de lithiase urétérale géante. A travers deux observations personnelles et une revue de la littérature, nous avons essayé de faire le point sur les aspects épidémiologiques, étiopathogéniques, cliniques et thérapeutiques de cette affection et en insistant sur l'importance du bilan étiologique. Il s'agit de deux garçons âgés respectivement de 10 ans et de 4 ans et demi, sans antécédents pathologiques notables, qui avaient présenté un épisode de pyélonéphrite aiguë. L'AUSP, l'échographie rénale et l'UIV ont objectivé une énorme lithiase qui épouse l'uretère droit dans un cas et l'uretère gauche dans l'autre cas. Le traitement de la lithiase était chirurgical dans les deux cas. L'étiopathogénie de ces grosses lithiases urétérales reste un objet de discussion. Une uropathie malformative (mégauretère, urétérocèle, sténose ...) associée ou non à une prédisposition métabolique joue un rôle important dans la genèse de ces gros calculs. Il faut donner toute l'importance au bilan étiologique de ces gros calculs. L'analyse morpho-constitutionnelle du calcul est un élément d'information extrêmement utile et même déterminant dans certains cas pour le diagnostic étiologique. Malgré le développement de la lithotritie extracorporelle et des techniques endo-urologiques, le traitement de la lithiase urétérale géante reste souvent chirurgical.

Ureteric stones are generally solitary and less than 2 cm long. Exceptionally, ureteric stones can be longer than 5 cm and/or weigh more than 50 grams, and are referred to as giant ureteric stones. In the light of two personal cases and a review of the literature, the authors review the epidemiological, aetiopathogenic, clinical and therapeutic aspects of this disease with particular emphasis on the importance of the aetiological work-up. These two cases concerned two boys, aged 10 years and 4 and a half years, respectively, with no particular medical history, who presented an acute episode of pyelonephritis. The KUB plain film, renal ultrasound and IVU demonstrated a huge stone filling the right ureter in one case and the left ureter in the other case. The stones were treated surgically in both cases. The aetiopathogenesis of these large ureteric stones remains unclear. A urinary tract malformation (megaureter, ureterocele, stricture, etc), either alone or associated with a metabolic predisposition plays an important role in the pathogenesis of these large stones. The aetiological work-up of these large stones is essential. Morpho-constitutional stone analysis provides extremely useful and even decisive information in some cases for the aetiological diagnosis. Despite the development of extracorporeal lithotripsy and endourological techniques, the treatment of giant ureteric stones often remains surgical.

Mots clés:
Lithiase urinaire / lithiase urétérale géante / uropathie malformative / enfant.
Mots-clés:
urinary stones / giant ureteric stones / urinary tract malformation / child
Le kyste pyélogénique chez l'enfant
Pyelogenic cyst in children.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 514-516

Le kyste pyélogénique est une cavité rénale intra parenchymateuse bordée d'un épithélium transitionnel qui communique avec un calice par un collet. C'est une pathologie rare souvent de découverte fortuite. Le diagnostic repose sur les données de l'imagerie. Les formes asymptomatiques bénéficient d'une simple surveillance et le traitement chirurgical n'est indiqué que dans les formes compliquées d'infections urinaires ou de lithiases. A travers un cas de kyste pyélogénique révélé par une infection urinaire haute chez une fillette de 12 ans, les auteurs rappellent les particularités anatomopathologiques, cliniques et thérapeutiques de cette rare affection.

Pyelogenic cyst is an intraparenchymal renal cavity lined by transitional cell epithelium which communicates with a calyx via a neck. It is a rare disease, often discovered incidentally. The diagnosis is based on imaging. Asymptomatic forms require simple surveillance and surgical management is only indicated in forms complicated by urinary tract infections or stones. In the light of a case of pyelogenic cyst revealed by upper urinary tract infection in a 12-year-old girl, the authors recall the clinical, histological and therapeutic features of this rare disease.

Mots clés:
Kyste pyélogénique / Enfant / traitement.
Mots-clés:
Pyelogenic cyst / child / Treatment.
Le léïomyosarcome du bassinet
Leiomyosarcoma of the renal pelvis.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 538-539

Le léïomyosarcome du bassinet est une tumeur exceptionnelle; seulement 3 cas ont été décrits dans la littérature. Nous rapportons un nouveau cas, puis discutons les diagnostics différentiels et le pronostic de cette lésion.

Leiomyosarcoma of the renal pelvis is an exceptional tumour, as only 3 cases have been reported in the literature. The authors report a new case and discuss the differential diagnoses and prognosis of this lesion.

Mots clés:
tumeurs du rein / léiomyosarcome / haut appareil urinaire / néphrectomie.
Mots-clés:
kidney tumours / leiomyosarcoma / upper urinary tract / nephrectomy.
Le myélolipome surrénalien
Adrenal myelolipoma.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 532-534

Le myélolipome surrénalien est une tumeur bénigne, non sécrétante qui peut se compliquer de douleur ou d'hémorragie rétropéritonéale. Son diagnostique est porté par le scanner ou mieux l'IRM. La chirurgie peut être nécessaire en cas de complication.
L'apport de la radiologie interventionnelle n'a pas été rapporté dans la littérature. L'embolisation sélective, non plus, n'a pas été tentée.

Adrenal myelolipoma is a benign, non-secreting tumour, which can be complicated by pain or retroperitoneal haemorrhage. The diagnosis is based on CT or preferably MRI. Surgery may be necessary in the case of complications. The contribution of interventional radiology has not been reported in the literature and selective embolization has also not been previously reported.

Mots clés:
Tumeur surrénalienne / myélolipome / incidentalome / chirurgie.
Mots-clés:
Adrenal myelolipoma / incidentaloma / surgery.
Le sinus de l'ouraque : à propos de 3 cas
Urachal sinus. Report of 3 cases.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 501-504

Le sinus de l'ouraque est une anomalie congénitale secondaire à une insuffisance d'oblitération haute de l'ouraque. Il se manifeste à n'importe quel age par un écoulement ombilical purulent. Le couple échographie, fistulographie est capital pour le diagnostic. Le risque de dégénérescence en un adénocarcinome existe. Le traitement consiste en une exérèse du sinus et de sa base d'implantation sur la vessie. L'excision de l'ombilic n'est pas obligatoire chez l'enfant. Nous rapportons une analyse rétrospective de 3 observations de sinus de l'ouraque chez 3 filles d'un age moyen de 12 ans qui présentaient pendant environ 3 mois avant l'hospitalisation un écoulement ombilical purulent. Un bourgeon ombilical a été retrouvé chez 2 patientes et une masse sous ombilical fusiforme chez la troisième. L'échographie a montré une formation échogéne sous ombilicale. La fistulographie réalisée chez 2 patientes a montré une cavité borgne dirigée vers le bas confirmant le sinus de l'ouraque. Le traitement a consisté en une exérèse complète du sinus chez une patiente et une exérèse complète du sinus et de sa base d'implantation sur la vessie chez les 2 autres. Chez une patiente on a trouvé un tératome de l'ovaire droit associé. Les suites post opératoires étaient simples. L'omphaloplastie réalisée chez les 2 patientes qui ont eu l'exérèse de l'ombilic était satisfaisante. Aucune récidive n'a été notée après un recul moyen de 12 mois. L'étude anatomopathologique n'a pas montré de signes de malignité. L'écoulement ombilical purulent peut être l'expression d'un sinus de l'ouraque le couple échographie, fistulographie est suffisant pour le diagnostic. Le traitement consiste en une exérèse du sinus et de sa base d'implantation sur la vessie. Le but de notre étude est de mettre en évidence les éléments de diagnostic et les particularités thérapeutiques du sinus de l'ouraque.

Urachal sinus is a congenital anomaly secondary to insufficiently high obliteration of the urachus. It can present clinically at any age with purulent umbilical discharge. A combination of ultrasound and fistulography is essential to confirm the diagnosis. There is a risk of adenocarcinomatous degeneration. Treatment consists of resection of the sinus and its implantation base on the bladder. Excision of the umbilicus is not mandatory in children. The authors report a retrospective analysis of 3 cases of urachal sinus in 3 girls with a mean age of 12 years, presenting a 3-month history of purulent umbilical discharge before admission. An umbilical nodule was detected in 2 patients and an infraumbilical spindle-shaped mass was observed in the third patient. Ultrasound showed an infraumbilical echogenic mass and fistulography, performed in 2 patients, showed a blind cavity directed inferiorly, confirming the urachal sinus. Treatment consisted of complete resection of the sinus in one patient and complete resection of the sinus and its implantation base on the bladder in the other 2 patients. An associated teratoma of the right ovary was found in one patient. The postoperative course was uneventful. Umbilicoplasty, performed in 2 patients with resection of the umbilicus, was satisfactory. No recurrence was observed with a mean follow-up of 12 months. Histological examination did not reveal any signs of malignancy. Purulent umbilical discharge may indicate the presence or urachal sinus, which can be confirmed by a combination of ultrasound and fistulography. Treatment consists of resection of the sinus and its implantation base on the bladder. The objective of this study was to define the diagnostic and therapeutic features of urachal sinus.

Mots clés:
Sinus de l'ouraque / fistulographie / base d'implantation.
Mots-clés:
Urachal sinus / fistulography / implantation base.
Malacoplakie chez l'enfant
Malakoplakia in children.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 511-513

La malacoplakie est une maladie inflammatoire rare, liée à une infection à germes coliformes dans un contexte de trouble de l'immunité cellulaire. Cette maladie n'offre pas de présentation clinique ou para-clinique spécifique, son diagnostic étant exclusivement anatomopathologique. La malacoplakie est exceptionnelle chez l'enfant, survenant préférentiellement au niveau du tube digestif. Nous rapportons ainsi le cas rare d'une malacoplakie vésicale chez un enfant de 4 ans, dont le diagnostic initial était celui d'une pathologie de l'ouraque.

Malakoplakia is a rare inflammatory disease, related to Enterobacteria infection in the context of a disorder of cell-mediated immunity. This disease does not have any specific clinical or laboratory signs and the diagnosis is exclusively based on histology. Malakoplakia is exceptional in children and usually involves the gastrointestinal tract. The authors report a rare case of malakoplakia of the urinary bladder in a 4-year-old child, in whom the initial diagnosis was an anomaly of the urachus.

Mots clés:
Malacoplakie / Vessie / ouraque / enfant.
Mots-clés:
Malakoplakia / bladder / urachus / child.
Métastase cutanée d'une tumeur vésicale infiltrante
Skin metastasis from invasive bladder tumour.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 535-537

La diffusion métastatique d'un carcinome à cellules transitionnelles de la vessie à un stade avancé est rarement révélée par une localisation cutanée. Cependant, elle signe une dissémination des cellules cancéreuses au niveau du foie ou du poumon au moins microscopique, déterminant un mauvais pronostic. Les auteurs rapportent une nouvelle observation de métastase cutanée unique, survenue au cours de l'évolution d'un carcinome à cellules transitionnelles de la vessie, peu différencié stade pT3a N0 M0. Le patient est décédé 5 mois après l'apparition de la métastase cutanée.

Metastatic spread of advanced transitional cell bladder carcinoma rarely involves the skin. However, the presence of a skin metastasis indicates at least microscopic dissemination of cancer cells to the liver or lung, corresponding to a poor prognosis. The authors report a new case of single skin metastasis during the course of a poorly differentiated stage pT3a N0 M0 transitional cell bladder carcinoma. The patient died 5 months after the appearance of the skin metastasis.

Mots clés:
Métastase / peau / Carcinome / Vessie / pronostic.
Mots-clés:
Metastasis / skin / Carcinoma / bladder / prognosis.
Prise en charge thérapeutique des sténoses urétérales en transplantation rénale
Therapeutic management of ureteric strictures in renal transplantation.
2005
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 472-480

But : Les sténoses urétérales, dont l'incidence varie de 2 à 7,5% selon les séries, sont les plus fréquentes des complications urologiques de la transplantation rénale. L'objectif de ce travail était de rapporter les résultats de la chirurgie ouverte et des techniques endoscopiques ou percutanées utilisées pour traiter ces sténoses, à partir d'une série rétrospective monocentrique de transplantations rénales.
Patients et Méthodes : De janvier 1990 à décembre 2002, sur les 1787 transplantations rénales réalisées consécutivement dans notre centre, 74 se sont compliquées de sténose urétérale (4,1% des cas). Les sténoses siégeaient au niveau de l'implantation urétéro-vésicale dans 82,4% des cas et survenaient dans 88% des cas la première année. Le délai moyen de prise en charge de la sténose par rapport à la transplantation était de 9 mois (6 jours-120 mois). Les critères de succès étaient définis par la régression voire la disparition de la dilatation échographique associée à une stabilisation de la créatininémie obtenue par la dérivation urinaire externe. Toute reprise chirurgicale ou percutanée (changements itératifs de sonde double J en particulier) était également considérée comme un échec thérapeutique.
Résultats : 44 sténoses (59,5% des cas) ont ainsi été traitées par chirurgie ouverte et 30 (40,5%) par une technique endoscopique ou percutanée en première intention. Entre nos mains, les techniques chirurgicales ouvertes (anastomose pyélo-urétérale : 80% de succès (n=25), réimplantation urétéro-vésicale : 82% de succès (n=11), anastomose urétéro-urétérale : 100% de succès (n=4)) ont donné de meilleurs résultats que les techniques endo-urologiques (incision électrique endoscopique : 61,5% de succès (n=13), sonde double J : 61,5% de succès (n=13), dilatation au ballonnet : aucun succès (n=4).
Conclusions : Le traitement de référence des sténoses urétérales en transplantation rénale reste pour notre équipe la classique reprise chirurgicale ouverte, en cas d'échec de la mise en place d'une sonde double J, toujours tentée en première intention.

Objective: Ureteric strictures, with a reported incidence ranging from 2% to 7.5%, are the most frequent urological complication of renal transplantation. This article reports the results of open surgery and percutaneous or endoscopic techniques used to treat these strictures, based on a single-centre retrospective series of renal transplantations.

Patients and Methods: From January 1990 to December 2002, in a series of 1,787 consecutive renal transplantations performed in our centre, 74 were complicated by ureteric stricture (4.1% of cases). Strictures occurred at the ureterovesical implantation in 82.4% of cases and during the first year in 88% of cases. The mean time to management of the stricture after transplantation was 9 months (range: 6 days-120 months). Criteria of success were defined by regression or even resolution of ultrasound signs of dilatation associated with stabilization of serum creatinine obtained by the external urinary diversion. Surgical or percutaneous revisions (particularly repeated changes of double J stents) were considered to be treatment failures.

Results: 44 strictures (59.5% of cases) were treated by open surgery and 30 (40.5%) were treated by a first-line endoscopic or percutaneous technique. In our hands, open surgical techniques (ureteropelvic anastomosis: 80% of success (n=5), ureterovesical reimplantation: 82% of success (n=11), ureteroureteric anastomosis: 100% of success (n=4)) gave better results than endourological techniques (endoscopic electrical incision: 61.5% of success (n=13), double J stent: 61.5% of success (n=13), balloon catheter dilatation: no success (n=4)).

Conclusion: Classical open surgical revision remains the reference treatment for ureteric strictures in renal transplantation for our team.

Mots clés:
Chirurgie / Complications urologiques / Rein / sténoses urétérales / Transplantation rénale
Mots-clés:
surgery / Urological complications / Kidney / ureteric strictures / renal transplantation
QCM Progrès en Urologie - Juin 2005
2005
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 3, 551-553
  • Prise en charge du priapisme chez les patients drépanocytaires (P. 392)
    (1 réponse fausse)
  • 40% des patients ont eu un épisode dans leurs antécédents.
  • Les formes de l'enfant sont trompeuses et souvent négligées.
  • Le priapisme de la drépanocytose est uniquement un priapisme de stase.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Sphincters urinaires artificiels chez la femme : indications, techniques, résultats
    Artificial urinary sphincters in women: indications, techniques, results.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 489-493

    Le sphincter artificiel urinaire (SAU) est un des traitements chirurgicaux de dernier recours proposés aux patientes présentant une incontinence urinaire d'effort (IUE) par insuffisance sphinctérienne majeure. Malgré des résultats fonctionnels probants, l'implantation de cette prothèse chez la femme n'est privilégiée que par certaines équipes. La voie d'abord abdominale est souvent préférée à la voie trans-vaginale pour l'implantation de la prothèse. Les données les plus récentes montrent que plus de 84% des patientes sont sèches à 5 ans. Le taux de révision du sphincter est de l'ordre de 20% à 5 ans. En 2005, le SAU demeure un traitement d'actualité dans l'IUE et garde toute sa place dans l'arsenal thérapeutique de l'urologue y compris depuis l'avènement des bandelettes synthétiques sous-uréthrales.

    Artificial urinary sphincter (AUS) is one of the last resort surgical treatments proposed to patients with stress urinary incontinence (SUI) due to severe sphincter incompetence. Despite convincing functional results, AUS implantation in women is a preferred treatment option only for certain teams. An abdominal approach for implantation of the prosthesis is often preferred to the transvaginal approach. The most recent data show that more than 84% of patients are continent at 5 years. The 5-year sphincter revision rate is about 20%. In 2005, AUS is still a valid treatment option in SUI and has a real place in the urologist's therapeutic armamentarium even in the age of synthetic suburethral tape.

    Mots clés:
    Sphincter artificiel / incontinence urinaire / insuffisance sphinctérienne.
    Mots-clés:
    Artificial sphincter / Urinary incontinence / sphincter incompetence.
    Spongioplastie dans la réparation de l'hypospadias : évaluation à moyen et long terme
    Medium-term and long-term evaluation of spongioplasty in hypospadias repair.
    2005
    - Technique chirurgicale
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 519-523

    Introduction : La spongioplastie dans le traitement de l'hypospadias est une technique qui associe à une uréthroplastie de tubulisation à une dissection des deux hémicorps spongieux divergents qui sont rapprochés médialement.
    L'objectif de notre étude est d'évaluer les résultats au moyen et au long terme sur le plan cosmétique, fonctionnel, ainsi que la satisfaction des patients opérés selon cette technique.
    Matériel et Méthodes : 50 spongioplasties ont été réalisées par le même opérateur entre 1990 et 1996. Une reconstruction du prépuce a été réalisée chez 40 patients. 48 patients ont été réévalués entre 2002 et 2003.
    Résultats : Les résultats immédiats sont marqués par la survenue de fistule dans 8% des cas, de sténose du méat dans 4% des cas, de complications préputiales dans 14% des cas.
    Les résultats au long terme montrent la persistance d'une cicatrice opératoire inesthétique dans 8% des cas, d'une coudure résiduelle dans 6% des cas, un recul du méat dans 8% des cas, la persistance d'une sténose partielle dans 4% des cas. 92% des patients se sont déclarés satisfaits des résultats de leur chirurgie.
    Conclusions : Les résultats de la spongioplastie rejoignent ceux obtenus par d'autres techniques quant aux résultats immédiats, le suivi au long terme montre une bonne stabilité des résultats cosmétiques et fonctionnels.

    Introduction: Spongioplasty for the treatment of hypospadias consists of tubulization urethroplasty combined with dissection and midline approximation of the two divergent hemicorpora spongiosa. The objective of this study was to evaluate the medium-term and long-term cosmetic and functional results, and satisfaction of patients operated by this technique.

    Material and Methods: Fifty spongioplasties were performed by the same surgeon between 1990 and 1996. Foreskin reconstruction was performed in 40 patients. 48 patients were reviewed between 2002 and 2003.

    Results: The immediate results revealed fistula in 8% of cases, meatal stricture in 4% of cases, and foreskin complications in 14% of cases. The long-term results showed persistence of an unsightly operative scar in 8% of cases, residual chordee in 6% of cases, meatal retraction in 8% of cases, and persistent partial stricture in 4% of cases. 92% of patients declared that they were satisfied with the results of surgery.

    Conclusion: The immediate results of spongioplasty are similar to those obtained by other techniques and long-term follow-up shows maintenance of the cosmetic and functional results.

    Mots clés:
    Hypospadias / spongioplastie / long terme.
    Mots-clés:
    hypospadias / spongioplasty / long-term results.
    Une image à retenir
    2005
    - Technique chirurgicale
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 524-524

    In Raza A, Byrne D, Townell N: Lower limb (well leg) compartment syndrome after urological pelvic surgery. J Urol. 2004 Jan;171(1):5-11.

    Mots clés:
    chirurgie pelvienne / position de la taille / lithotomie
    Dysfonction érectile chez les patients insuffisants rénaux et transplantés rénaux
    Erectile dysfunction in renal failure patients and renal transplant recipients.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 447-456

    La fréquence des troubles de l'érection peut être majorée dans certaines populations particulières comme les patients insuffisants rénaux chez qui elle est estimée entre 50% à 70% selon le stade de l'insuffisance rénale. Dans cette population encore plus que dans la population générale, la dysfonction érectile apparaït être d'étiologies multiples, associant troubles organiques et psychologiques.
    Si la transplantation rénale est le traitement de choix de l'insuffisance rénale terminale, il semble qu'elle ait des effets très variables sur la dysfonction érectile. En effet celle-ci peut l'améliorer au même titre que la qualité de vie globale. Cependant il a été montré par certains auteurs un rôle aggravant de la transplantation rénale sur la qualité de l'érection, voire l'apparition d'une dysfonction érectile inexistante avant celle ci.
    A l'heure actuelle, les progrès réalisés dans les domaines de l'épuration extra-rénale et de la transplantation rénale ont permis une nette amélioration de la qualité de vie des patients insuffisants rénaux chroniques. Cependant cette amélioration de la qualité de vie ne concerne pas toujours la vie sexuelle des patients.
    Les principales causes de dysfonctions érectiles chez les patients hémodialysés sont les perturbations endocriniennes, la neuropathie urémique, l'atteinte tissulaire liée à l'insuffisance rénale chronique, et les prises médicamenteuses. Ces facteurs de dysfonction érectile sont partiellement corrigés par la transplantation mais d'autres facteurs peuvent alors intervenir comme les causes vasculaires ou médicamenteuses.
    L'objectif de ce travail est donc de réaliser une revue de la littérature sur la dysfonction érectile (épidémiologie, physiopathologie, traitement) chez les patients insuffisants rénaux au stade terminal (dialyse) et après transplantation rénale.

    The frequency of erectile dysfunction can be increased in certain populations, such as patients with renal failure in whom the incidence of erectile dysfunction is estimated to be between 50% to 70% depending on the stage of renal failure. In this population, even more than in the general population, erectile dysfunction appears to be due to multiple aetiologies, combining organic and psychological disorders.
    Although renal transplantation is the treatment of choice for end-stage renal failure, it appears to have very variable effects on erectile dysfunction, as it may improve erectile dysfunction in the same way as global quality of life. However, some authors have demonstrated the aggravating role of renal transplantation on quality of erection, or even de novo appearance of erectile dysfunction.
    Progress in the fields of dialysis and renal transplantation have considerably improved the quality of life of patients with chronic renal failure. However, this improvement of quality of life does not always concern the patient's sex life.
    The main causes of erectile dysfunction in haemodialysed patients are endocrine disorders, uraemic neuropathy, tissue lesions related to chronic renal failure, and drugs. These factors of erectile dysfunction are partially corrected by transplantation, but other factors can subsequently be involved, such as drugs or vascular causes.
    The objective of this study is therefore to conduct a review of the literature on erectile dysfunction (epidemiology, pathophysiology, treatment) in patients with end-stage renal failure (dialysis) and after renal transplantation.



    Mots clés:
    dysfonction érectile / Insuffisance rénale / transplantation rénale.
    Mots-clés:
    Erectile dysfunction / renal failure / Renal transplantation.
    Etude de la cristallurie des sujets diabétiques
    Study of crystalluria in diabetic patients.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 420-426

    Introduction: Le diabète, en particulier dans sa forme non insulino-dépendante, est une pathologie en pleine expansion dans les pays industrialisés et dans les pays émergents. La prévalence de la lithiase dans la population diabétique a été évaluée récemment à 21%, soit plus du double de la prévalence de la lithiase dans la population générale. D'autres études ont souligné la fréquence élevée des calculs d'acide urique chez les lithiasiques diabétiquesdans cette population particulière. Notre travail s'est attaché à vérifier si les patients diabétiques présentaient une cristallurie particulière les prédisposant plus à la lithiase urique qu'à d'autres formes de lithiase, ce qui pourrait permettre de détecter ce risque et de proposer des mesures thérapeutiques pour prévenir la lithiase.
    Matériel et Méthode: Les premières urines du réveil de 208 patients diabétiques ont été examinées en microscopie optique à polarisation pour rechercher et identifier une éventuelle cristallurie. Les patients ont été répartis en 3 classes d'âge: moins de 40 ans, de 40 à 59,9 ans et 60 ans ou plus. Les résultats sont exprimés en espèce cristalline majoritaire.
    Résultats: La fréquence globale de cristallurie était de 29,8%, soit environ deux fois inférieure à celle observée dans la lithiase calcique. Cependant, le profil cristallogène était très particulier puisque 61,3% des cristalluries étaient de nature purique. Les cristalluries d'acide urique étaient deux fois plus fréquentes chez la femme que chez l'homme (66% contre 33,3%, p < 0,05). Le pH moyen des urines des sujets diabétiques était de 5,5, c'est-à-dire significativement plus acide que celui des sujets normaux ou lithiasiques calciques. Le pH était corrélé négativement à l'âge des patients, diminuant de 5,54 chez les sujets âgés de moins de 40 ans à 5,3 dans le groupe de 60 ans et plus (p < 0,05). Le pH moyen des urines cristalluriques était significativement plus acide que celui des urines sans cristaux (pH 5,2 ± 0,46 contre 5,5 ± 0,67, p < 0,01).
    Conclusion: Les diabétiques ont un pH urinaire acide qui s'abaisse encore avec l'âge, ce qui favorise la cristallurie d'acide urique, particulièrement fréquente chez la femme. La prévalence élevée de la cristallurie urique et la proportion élevée de calculs d'acide urique rapportée par ailleurs chez les femmes lithiasiques diabétiques suggèrent que les femmes sont plus exposées que les hommes à développer une lithiase urique en cas de diabète. L'étude de la cristallurie pourrait être utile pour détecter ce risque et proposer des mesures préventives. Des études complémentaires sont nécessaires pour identifier les facteurs de l'hypersensibilité des femmes au risque de lithiase urique en cas de diabète et pour vérifier si un bon contrôle du diabète permet de réduire le risque cristallogène.

    Introduction: The incidence of diabetes, particularly non-insulin-dependent diabetes, is on the increase in industrialized and developing countries. The prevalence of renal stones in the diabetic population was recently estimated to be 21%, i.e. more than twice the prevalence of stones in the general population. Other studies have emphasized the high frequency of uric acid stones in this particular population. The present study was designed to verify whether diabetic patients present a particular type of crystalluria predisposing them to a high frequency of uric acid stones than other types of stones, which could allow detection of this risk and the proposal of therapeutic measures to prevent these stones.

    Material and Method: The first morning urine of 208 diabetic patients was examined by polarized light microscopy to detect and identify crystalluria. Patients were distributed into 3 age-groups: less than 40 years, 40 to 59.9 years and 60 years or more. The results are expressed as the predominant crystalline species.

    Results: The overall frequency of crystalluria was 29.8%, i.e. about one half that observed in calcium stones. However, the crystallogenic profile was very unusual, as 61.3% of cases of crystalluria consisted of purine. Uric acid crystalluria was twice as frequent in women than in men (66% vs 33.3%, p<0.05). The mean pH of the urine of diabetic subjects was 5.5, i.e. significantly more acidic than that of normal subjects or patients with calcium stones. pH was negatively correlated with the patient's age, decreasing from 5.54 in patients younger than 40 to 5.3 in patients over the age of 60 (p<0.05). The mean pH of crystalluric urine was significantly more acidic than that of crystal-free urine (pH 5.2 ± 0.46 vs 5.5 ± 0.67, p<0.01).

    Conclusion: Diabetic patients have an acidic urinary pH which tends to decrease with age, predisposing to uric acid crystalluria, which is particularly frequent in women. The high prevalence of uric acid crystalluria and the high proportion of uric acid stones reported in diabetic women suggest that women are at greater risk than men of developing uric acid stones in the context of diabetes. The study of crystalluria could be useful to detect this risk and to propose preventive measures. Complementary studies are necessary to identify factors accounting for the increased risk of uric acid stones in diabetic women and to verify whether good glycaemic control can reduce the crystallogenic risk.

    Mots clés:
    Acide urique / Cristallurie / diabète / urolithiase / sexe.
    Mots-clés:
    Uric acid / Crystalluria / Diabetes / Urolithiasis / gender.
    Intérêt de l'analyse morpho-constitutionnelle par spectrophotométrie infra-rouge des incrustations des sondes double J pour la détermination indirecte de la composition des calculs urinaires
    Value of infrared spectrophotometry morpho-constitutional analysis of double J stent encrustations for indirect determination of stone composition.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 411-415

    Introduction : Une seule analyse du calcul est nécessaire au cours de l'histoire clinique des patients au décours de laquelle des mesures hygiéno-diététiques et médicamenteuses spécifiques peuvent être instaurées pour prévenir la récidive lithiasique. En pratique, seulement un calcul sur deux est récupéré pour analyse morpho-constitutionnelle. Le but était de déterminer la place de l'analyse des incrustations des sondes JJ pour la détermination indirecte de la nature des calculs urinaires.
    Matériel et Méthodes : Les sondes JJ et les calculs de tous les patients traités dans le même centre pendant 24 mois ont été consécutivement analysés en spectrophotométrie infra rouge. Le coefficient de corrélation l, évaluant la concordance entre la nature des calculs et des incrustations sur les sondes JJ a été estimé statistiquement à l'aide du logiciel SPSS 12.0 ( 0<l<1 ; l=0 aucune concordance ; l=1 concordance parfaite).
    Résultats : 45 hommes et 27 femmes avec 45,3 ans (29-70) d'âge moyen ont été inclus. Les sondes JJ avaient été mises en place pour: obstruction fébrile (N=52 ; 72%), crise hyperalgique (N=15 ; 21%) et altération de la fonction rénale (N=5 cas ; 7%). Les valeurs calculées de l étaient : 0,78 pour la concordance entre le composant majoritaire du calcul et celui de l'incrustation (N=72 ; p< 0.0005) ; 0,91 pour la concordance entre la nature de l'incrustation de la boucle supérieure et celle de la boucle inférieure de la sonde (N=30 ; p< 0.0005).
    Conclusion : La nature de l'incrustation minérale des sondes JJ est un bon reflet de la lithogenèse. Il s'agit d'une méthode alternative que les urologues peuvent exploiter lorsqu'aucun calcul n'est disponible pour analyse spectrophotométrique.

    Introduction: A single stone analysis is necessary during the patient's clinical history in order to institute specific drug treatment and health and dietary measures to prevent stone recurrence. In practice, only one in every two stones is recovered for morpho-constitutional analysis. The objective of this study was to determine the place of double J stent encrustation analysis for indirect determination of stone composition.

    Material and Methods: Double J stents and stones from all patients treated in the same centre over 24 months were consecutively analysed by infrared spectrophotometry. The correlation coefficient l, evaluating the concordance between the composition of stones and double J stent encrustation was estimated statistically by SPSS 12.0 software (0<l<1; l=0: no concordance; l=1: perfect concordance).

    Results: 45 males and 27 females with a mean age of 45.3 years (range: 29-70) were included. Double J stents were placed for: febrile obstruction (N=52; 72%), acute renal colic (N=15; 21%) and impaired renal function (N=5; 7%). Calculated values for l were: 0.78 for the concordance between the predominant constituent of the stone and the encrustation (N=72; p<0.0005); 0.91 for the concordance between the nature of the encrustation of the upper loop and that of the lower loop of the stent (N=30, p<0.0005).

    Conclusion: The composition of mineral encrustation of double J stents is a good marker of stone formation. This constitutes an alternative method that can be used by urologists when no stone is available for spectrophotometric analysis.

    Mots clés:
    Endoprothèse urinaire / Lithiase / biocompatibilité / biofilm.
    Mots-clés:
    urinary stent / Urolithiasis / biocompatibility / biofilm
    La bi-transplantation rénale : état des lieux
    Double kidney transplantation..
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 441-446

    L'incidence de l'insuffisance rénale terminale est en augmentation depuis de nombreuses années avec une nette élévation de l'âge moyen des malades candidats à une transplantation rénale. Cette situation contraste avec la pénurie de transplants rénaux. Outre le développement de la transplantation de reins de donneurs vivants, l'utilisation de reins de donneurs décédés dits "limites" constitue une voie de recours. C'est dans l'optique d'un élargissement du nombre de donneurs "limites" que se place la bi-transplantation rénale.
    L'analyse de la littérature médicale rapportant l'expérience acquise en matière de bi-transplantation permet de constater une grande hétérogénéité des critères de sélection des donneurs entre les différentes équipes. Les receveurs sont généralement choisis parmi les patients les plus âgés en attente de transplantation.
    La bi-transplantation n'induit pas de sur-mortalité et la survie et la fonction des greffons sont tout à fait satisfaisantes, assurant une créatininémie proche de 200 mmol/l à 3 ans.
    Ces résultats sont obtenus au prix d'une morbidité faible. Les complications pariétales ne sont pas plus souvent rapportées que pour la transplantation simple. A l'exception d'une équipe, les complications vasculaires ne sont pas plus fréquentes, mais sont plus redoutables encore que pour la transplantation simple. Les sténoses et fistules urétérales sont plus souvent observées lorsque les deux uretères sont réimplantés dans un trajet commun, en cas de transplantation homolatérale des deux reins.
    Au total, la bi-transplantation rénale a permis d'augmenter de 10% le recrutement de reins "limites" dans toutes les équipes, avec des résultats fonctionnels satisfaisants et une morbidité faible.
    Il reste cependant à définir avec plus d'acuité les critères de sélection des donneurs et des receveurs en matière de bi-transplantation rénale, afin d'éviter, à la fois de priver des patients âgés de transplantation, et d'utiliser deux reins chez un receveur lorsqu'un seul aurait assuré un résultat fonctionnel satisfaisant.
    Les deux études françaises en cours permettront probablement de progresser dans ce sens et d'évaluer la faisabilité et les bénéfices d'une telle technique en France.

    The incidence of end-stage renal failure has been increasing for many years with a marked elevation of the mean age of kidney transplantation candidates. This situation contrasts with the shortage of kidney transplants. One solution, apart from the development of live donor kidney transplantation, is the use of so-called "borderline" cadavre kidneys. Double kidney transplantation is performed in the context of enlargement of the number of "borderline" donors.
    A review of the medical literature reporting the experience acquired in double kidney transplantation demonstrates a marked heterogeneity of donor selection criteria between the various teams. Recipients are generally selected from among the oldest patients waiting for transplantation.
    Double kidney transplantation is not associated with any excess mortality and graft survival and graft function are perfectly satisfactory, ensuring a serum creatinine close to 200 µmol/l at 3 years.
    These results are obtained at the price of low morbidity. Wound complications are not more frequent than after single kidney transplantation. With the exception of one team, vascular complications are not more frequent, but are even more serious than for single kidney transplantation. Ureteric strictures and fistulas are observed more frequently when the two ureters are reimplanted into a common conduit in the case of homolateral transplantation of the two kidneys.
    Overall, double kidney transplantation has allowed a 10% increase in the recruitment of "borderline" kidneys by all teams with satisfactory functional results and low morbidity.
    However, donor and recipient selection criteria for double kidney transplantation need to be more precisely defined to avoid depriving elderly patients of transplantation and to avoid using two kidneys in the same recipient when one kidney would have ensured a satisfactory functional result,
    Two ongoing French studies will probably allow progress in this direction by evaluating the feasibility and benefits of this technique in France.


    Mots clés:
    Insuffisance rénale / bi-transplantation / donneur limite / gériatrie.
    Mots-clés:
    renal failure / renal transplantation / double transplantation / borderline donor / geriatry.
    Modalités théoriques, pratiques et docimologiques de l'enseignement de l'urologie au cours du deuxième cycle des études médicales en France
    Theoretical, practical, and assessment modalities of urology teaching during the second cycle of medical training in France.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 433-440

    Introduction : Pour répondre aux dispositions législatives actuelles, les Facultés de Médecine françaises organisent l'enseignement théorique des spécialités destiné aux étudiants en médecine en pôles de spécialités ou en modules transversaux. Le but de cette étude était d'étudier les modalités théoriques, pratiques et docimologiques de l'enseignement de l'Urologie à partir d'une enquête.
    Méthodes : En janvier 2004, un questionnaire en 4 parties a été adressé à l'ensemble des responsables de l'enseignement de l'Urologie au sein des 45 UFR françaises. Les 4 parties étaient : modalités de l'enseignement théorique, modalités de l'enseignement pratique, modalités docimologiques de l'enseignement, évaluation des enseignements, chacune d'entre elles faisant l'objet de plusieurs questions.
    Résultats : Le taux de réponse était de 64,4% (29/45). 12 facultés ont choisi un enseignement polaire, 15 un enseignement modulaire. L'implication des CCA est plus importante s'il existe une organisation polaire plutôt que modulaire (75% et 53,3% des facultés). Parmi les 12 facultés à organisation polaire, 7 pratiquent un enseignement intégré. En moyenne 23% des étudiants d'une promotion passent en Urologie durant leur cursus. Dans la plupart des facultés, il existe une évaluation des enseignements théoriques (82,7%) et pratiques (65,5%).
    Conclusion : L'enseignement des spécialités semble réalisable en organisation polaire ou modulaire. Cette dernière répondrait théoriquement mieux aux objectifs de transversalité, cependant, le regroupement quelquefois artificiel des pathologies peut compliquer l'enseignement d'une spécialité comme l'Urologie, alors éparpillée.

    Introduction: To comply with current legislation, French medical schools organize theoretical speciality teaching for medical students in speciality poles or in global modules. The objective of this study was to assess the theoretical, practical and assessment modalities of Urology teaching based on a survey.

    Methods: In January 2004, a four-part questionnaire was sent to all urology teachers in 45 French universities. These 4 parts concerned: modalities of theoretical teaching, modalities of practical teaching, assessment modalities, evaluation of teaching, each evaluated by several questions.

    Results: The response rate was 64.4% (29/45). Twelve medical schools chose teaching by speciality poles and 15 chose modular teaching. CCAs (Senior Registrars) played a greater role in modular teaching than in speciality pole teaching (75% and 53.3% of medical schools). Among the 12 medical schools with a speciality pole organization, 7 provided integrated teaching. An average of 23% of students of any one year receive Urology teaching during their training. Most medical schools conduct evaluation of theoretical (82.7%) and practical teaching (65.5%).

    Conclusion: Speciality teaching can be performed according to a polar or modular organization. A modular organization would be theoretically more appropriate to achieve the objective of a global approach to medicine, but artificial grouping of diseases can sometimes complicate speciality teaching in a speciality as diverse as Urology.

    Mots clés:
    Education médicale / urologie.
    Mots-clés:
    Medical education / urology.
    Nature et mécanismes de 54 traumatismes du rein chez des automobilistes victimes d'accidents de la circulation
    Types and mechanisms of 54 cases of kidney trauma in car drivers injured by road accident.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 416-419

    Objectifs : Analyser les types, les mécanismes et la gravité des traumatismes du rein chez les automobilistes victimes d'accident de la circulation. Effets de la présence ou non de la ceinture de sécurité sur les lésions rénales observées.
    Matériel et Méthodes : 64325 victimes d'accidents de la circulation ont été répertoriées entre 1996 et 2002. Le recueil des informations a été réalisé dans 96 services de soins de première ligne, 160 services de suite et 11 centres de convalescence. Parmi les 33431 automobilistes accidentés, 54 ont présenté un traumatisme du rein (0,16%). La classification AAST a été utilisée pour analyser ces traumatismes.
    Résultats : Les 54 traumatismes du rein se répartissaient en 39 grade I et II, 6 grade III, 5 grade IV, 4 grade V. Neuf victimes sont décédées avec une lésion rénale. Cette lésion n'était jamais isolée car associée à une rupture de rate dans 8 cas, à un traumatisme crânien dans 6 cas et un traumatisme thoracique dans 4 cas. Le mécanisme de ces accidents mortels était dans tous les cas un choc frontal.
    Conclusions : Les traumatismes du rein chez les automobilistes de notre série sont rares (0,16%) et bénins (72% de grade I et II). Les victimes décédées avec une lésion rénale sont toujours des polytraumatisés. Les atteintes du pédicule rénal sont le plus souvent observées chez des automobilistes qui ne portent pas de ceinture de sécurité.

    Purpose: To analyse the types, mechanisms and severity of kidney trauma in injured car drivers and the effects of the presence or absence of the safety belt on the renal lesions observed.

    Material and Methods: 64,325 road accident victims were reported between 1996 and 2002. Data collection was performed in 96 primary care departments, 160 inpatient departments and 11 convalescence centres. Among the 33,431 injured car drivers, 54 presented kidney trauma (0.16%). The AAST classification was used to analyse these cases of trauma.

    Results: The 54 cases of kidney trauma was classified as grade I and II in 39 cases, grade III in 6 cases, grade IV in 5 case, and grade V in 4 cases. Nine patients died with a kidney lesion. This lesion was never isolated, as it was associated with rupture of the spleen in 8 cases, head injury in 6 cases and chest injury in 4 cases. The mechanism of these fatal accidents was a head-on collision in every case.

    Conclusion: Kidney trauma in the car drivers of our series was rare (0.16%) and benign (72% of grade I and II lesions). Patients with a kidney lesion who died always presented multiple injuries. Renal pedicle lesions are usually observed in car drivers not wearing a safety belt.

    Mots clés:
    Traumatisme du rein / accidents de la circulation / pédicule rénal / ceinture de sécurité.
    Mots-clés:
    Kidney trauma / road accident / renal pedicle / safety belt
    Place actuelle de la chimiothérapie dans le traitement du cancer de la prostate métastatique hormonorésistant
    Current place of chemotherapy in the treatment of hormone-refractory metastatic prostate cancer.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 398-404

    La prise en charge actuelle du cancer de la prostate hormonorésistant métastatique est palliative. L'utilisation de la chimiothérapie dans cette indication a été réactualisée depuis 1996, basée sur les résultats d'études associant la mitoxantrone à la prednisone. Cette association avait mis en évidence une amélioration de la qualité de vie (+ 48%) et des douleurs (+ 30%) de façon significative mais sans bénéfice de survie globale. Le 7 octobre 2004, deux études utilisant des taxanes, TAX-327 et SWOG-9916, ont été publiées dans le New England Journal of Medecine, avec, pour la première fois, un bénéfice sur la survie globale de 2 mois en médiane. Les résultats encourageants de ces 2 études, qui vont probablement modifier la prise en charge du cancer de la prostate hormonorésistant, sont cependant à nuancer. Tout d'abord les populations étudiées ont été sélectionnées (âge moyen inférieur à 70 ans, indice de Karnofsky supérieur à 80% dans plus de 85% des cas, contrôle local de la maladie dans plus de 70% des cas). De plus, il existe des imprécisions méthodologiques et de nombreux biais avec notamment, dans l'étude TAX_327, un changement de bras de traitement des patients dans 1/3 des cas sans exclusion des patients lors de l'analyse finale. Par ailleurs, les résultats obtenus sont à la limite de la significativité statistique. Les objectifs, respectivement de +25% et +33% d'amélioration de la survie globale, n'ont pas été atteints au terme de ces études. Enfin, d'un point de vue palliatif, une seule de ces 2 études (TAX-327) a mis en évidence un bénéfice palliatif par rapport à la mitoxantrone, de 9% sur les douleurs, pour un coût 6 fois plus élevé. Les effets secondaires ont été significativement supérieurs à ceux de la mitoxantrone. Une sélection des patients ainsi que des précisions sur les indications sont nécessaires. Les taxanes ne devraient pas être utilisées à titre systématique dans cette indication. Par ailleurs, bien que plusieurs études soient en cours, le bénéfice des taxanes à des stades plus précoces n'est pas connu. Les urologues doivent connaïtre la place de la chimiothérapie dans le cancer de la prostate afin de rester au centre de la décision thérapeutique.

    The current management of hormone-refractory metastatic prostate cancer is purely palliative. The use of chemotherapy in this indication was revised in 1996, based on the results of studies with a combination of mitoxantrone and prednisone. This combination demonstrated a significant improvement of quality of life (+48%) and pain (+30%), but without any overall survival benefit. Two studies using taxols, TAX_327 and SWOG_9916, were published in the New England Journal of Medicine on 7 October 2004, with, for the first time, a median overall survival benefit of 2 months. However, the encouraging results of these 2 studies, which will probably modify the management of hormone-refractory prostate cancer, need to be interpreted cautiously. First of all, they were conducted in selected study populations (mean age less than 70 years, Karnofsky index greater than 80% in more than 85% of cases, local disease control in more than 70% of cases). They also comprise many methodological imprecisions and biases with especially, in the TAX_327 study, a change of treatment arm in 1/3 of patients without exclusion of these patients from the final analysis. The results obtained are also at the limit of statistical significance. The target improvement of overall survival, +25% and +33%, respectively, was not achieved at the end of these studies. Finally, from a palliative point of view, only one of these 2 studies (TAX_327) demonstrated a palliative benefit compared to mitoxantrone: 9% for pain, for a sixfold higher cost. Adverse effects were significantly more frequent than with mitoxantrone. Patient selection and details about the indications are necessary. Taxols should not be used systematically in this indication. Furthermore, although several studies are underway, the benefit of taxols at earlier stages of the disease are unknown. Urologists must be aware of the place of chemotherapy in the treatment of prostate cancer in order to remain at the centre of the treatment decision.

    Mots clés:
    Cancer prostatique avancé / hormonorésistant / Métastase / Chimiothérapie.
    Mots-clés:
    Advanced Cancer Prostate / Hormone-refractory / Metastasis / chemotherapy.
    Prise en charge du priapisme chez les patients drépanocytaires
    Management of priapism in patients with sickle-cell anaemia.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 392-397

    La drépanocytose est une hémoglobinopathie héréditaire de transmission autosomique récessive. La patients atteints par cette anémie sont particulièrement exposés au risque de priapisme. Au moins 40% des patients drépanocytaires rapportent des épisodes de priapisme. Les priapismes des drépanocytaires ont la particularité de débuter dans l'enfance et de menacer rapidement le pronostic érectile. Outre la mise en place des moyens spécifiques à la drépanocytose, l'urologue doit savoir reconnaïtre les formes de priapismes intermittents et promouvoir les moyens médicaux de prévention. L'urologue doit également savoir distinguer le priapisme à bas débit du priapisme à haut débit, plus rare, dont les traitements sont distincts, de mieux en mieux codifiés, et où la chirurgie a une place de plus en plus réduite.

    Sickle-cell anaemia is an autosomal recessive hereditary haemoglobinopathy. Patients with sickle-cell anaemia present a high risk of priapism. At least 40% of sickle-cell patients report episodes of priapism. Priapism in patients with sickle-cell tend to start during childhood and rapidly threaten the erectile prognosis. Apart from specific treatment of sickle-cell anaemia, the urologist must be able to recognize forms of intermittent priapism and promote medical prevention. The urologist must also be able to distinguish low-flow priapism from the rarer high-flow priapism, as the treatments differ. Treatment strategies are increasingly well defined, with an increasingly limited place for surgery.

    Mots clés:
    priapisme / fonction érectile / Drépanocytose / embolisation sélective.
    Mots-clés:
    priapism / erectile function / sickle-cell anaemia / selective embolization.