Base bibliographique

Sommaire :

Impact de la chirurgie des prolapsus rectaux et de la rectocèlesur les résultats du TVT
Impact of rectal prolapse and rectocele repair surgery on the results of TVT.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 453-458

Objectifs : La comorbidité entre la chirurgie rectale fonctionnelle et la cure de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) par TVT (procédé simplifié de fronde sous urétrale) est une entité mal connue. Le but de ce travail est d'évaluer l'influence de cette association sur la qualité de la reprise mictionnelle postopératoire et sur la continence urinaire.
Matériel et Méthodes : Analyse rétrospective de 12 patientes (groupe 1) ayant eu un TVT dans le même temps qu'une cure de rectocèle par une mucosectomie rectale antérieure (Sullivan : 6 cas) ou à une cure de prolapsus rectal (rectopromontofixation ouverte : 6 cas). Elles ont été comparées à un groupe de 12 autres tirées au sort (groupe 2) ayant eu un TVT seule pendant la même période.
Résultats : Des résidus postmictionnels significatifs ont été constatés chez 4 femmes du groupe 1 contre une seule du groupe 2. Toutes les patientes ont repris secondairement et spontanément une miction correcte sauf chez une seule femme du groupe 1 qui est resté aux autosondages. Après un recul moyen de 18 mois pour le groupe 1 et 17 mois pour le groupe 2, une seule femme appartenant au deuxième groupe est restée incontinente.
Conclusion : Associée au TVT, la chirurgie rectale fonctionnelle augmente le risque de rétention urinaire post opératoire transitoire. Cette association chirurgicale ne semble pas modifier le résultat à moyen terme du geste urologique.

Objectives: The comorbidity between rectal repair surgery and stress urinary incontinence (SUI) repair by TVT® (simplified suburethral sling procedure) is a poorly defined entity. The objective of this study was to evaluate the influence of this combination on the quality of postoperative voiding and urinary continence.

Methods: Retrospective analysis of 12 patients (group 1) simultaneously treated by TVT® and rectocele repair by anterior rectal mucosectomy (Sullivan: 6 cases) or rectal prolapse repair (open rectal fixation: 6 cases). They were compared to a group of 12 randomly selected patients (group 2) treated by TVT® alone during the same period.

Results: A significant post-voiding residual urine volume was observed in 4 women of group 1 versus only one woman of group 2. All patients subsequently and spontaneously resumed satisfactory voiding except for one woman of group 1, in whom self-catheterization had to be maintained. After a mean follow-up of 18 months for group 1 and 17 months for group 2, only one woman, in group 2, was still incontinent.

Conclusion: Rectal repair surgery, combined with TVT®, increases the risk of transient postoperative urinary retention. This surgical combination does not appear to modify the medium-term result of the urological procedure.



Mots clés:
incontinence urinaire / Rectocèle / prolapsus rectal / rétention urinaire.
Mots-clés:
Urinary incontinence / Rectocele / rectal prolapse / Urinary retention.
Alexis Boyer (1760-1833), éminent chirurgien et anatomiste et l'étude des troubles mictionnels
Alexis Boyer, eminent surgeon and anatomist and the study of micturition disorders.
2003
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 527-532

Alexis BOYER, professeur de clinique chirurgicale à l'hôpital de la Charité, premier chirurgien de Napoléon Ier, baron de l'Empire. Il a laissé une oeuvre écrite considérable qui comprend tous les domaines de la pathologie externe. Une grande partie de son oeuvre traite des affections urologiques parmi lesquelles les troubles de la miction. L'étude du chapitre traitant des troubles urinaires met en évidence le haut niveau de ses connaissances en matière d'urodynamique, chose surprenante pour un chirurgien du XVIIIe siècle.

Alexis Boyer, professor of clinical surgery at La Charité, first surgeon of Napoleon, baron of the Empire, left considerable written works covering the whole of external pathology. A great part of his works deals with urological affections, especially with micturition's disorders, in which one can appreciate the astonishingly high level of Boyer's knowledge on this matter, a knowledge which constitutes the germ of urodynamics.

Mots clés:
Boyer / chirurgien / anatomiste / andrologie / urologie
Mots-clés:
Baron Boyer / surgeon / anatomist / Urology / micturition disorders.
Incision endoscopique des sténoses de la jonction urétéro-vésicale après transplantation rénale
Endoscopic incision of stenosis of the ureterovesical junction after renal transplantation.
2003
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 523-526

La sténose de la réimplantation urétéro-vésicale est une des complications urologiques les plus fréquentes après transplantation rénale.
Son traitement peut se faire soit par voie chirurgicale, soit par voie endoscopique (dilatation, sonde urétérale ou Acucise®). Nous présentons ici les résultats d'une nouvelle technique d'incision endoscopique à l'électrode-couteau utilisée en première intention chez 9 patients ayant une sténose du dernier centimètre de l'uretère.

Stenosis of the ureterovesical reimplantation is one of the most frequent urological complications after renal transplantation. It can be treated surgically or endoscopically (dilatation, ureteric stent or Acucise®). The authors present the results of a new endoscopic electrode-scalpel incision technique used as first-line treatment in 9 patients with stenosis of the distal centimetre of the ureter.

Mots clés:
Transplantation rénale / Obstruction urétérale / traitement endoscopique.
Mots-clés:
renal transplantation / ureteric obstruction / endoscopic treatment.
La méatoskénectomie avec urétrostomie périnéale : traitement des cystites récidivantes de la femme
'Meatoskenectomy' with perineal uretrostomy : treatment for recurrent cystis in women.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 445-452

Objectif : Etudier les résultats d'une technique chirurgicale originale pour le traitement des cystites aiguës récidivantes de la femme : la 'méatoskénectomie' ou cellulo-adénectomie péri-uréthrale terminale avec méatectomie terminée par une urétrostomie périnéale.
Patientes et Méthode : Etude rétrospective des dossiers de 102 patientes ayant été opérées selon cette technique pour infections urinaires à répétition entre janvier 1991 et mars 1995. La fréquence annuelle des infections était : de 1 à 4 épisodes pour 5 patientes, de 5 à 11 épisodes pour 69 patientes et de 12 épisodes ou plus pour 28 patientes. 24 d'entre elles avaient présenté au moins une pyélonéphrite aiguë.
Résultats : Plus de 95% des patientes ont été jugées guéries (1 épisode infectieux au plus par an) avec un suivi moyen de 59,8 mois et aucun cas de pyélonéphrite n'a plus été rapporté. Les patientes ont également constaté une amélioration ou une disparition des troubles mictionnels dans deux tiers des cas. Aucune complication notable n'a été retrouvée dans cette série.
Conclusions : La méatoskénectomie est une technique chirurgicale fiable, reproductible, bénigne et efficace pour le traitement des cystites aiguës récidivantes de la femme.

Objective: To study the results of an original surgical technique for the treatment of recurrent acute cystitis in women: 'meatoskenectomy' or terminal periurethral adenectomy with meatectomy completed by perineal urethrostomy.
Patients and Method: Retrospective review of the medical files of 102 patients operated according to this technique for recurrent urinary tract infections between January 1991 and March 1995. The annual infection rate was: 1 to 4 episodes for 5 patients, 5 to 11 episodes for 69 patients and 12 or more episodes for 28 patients; 24 patients had presented at least one episode of acute pyelonephritis.
Results : More than 95% of patients were considered to be cured (no more than 1 episode of infection per year) with a mean follow-up of 59.8 months and no cases of pyelonephritis have been reportedPatients also observed resolution of improvement of voiding disorders in two-thirds of cases. No serious complications were observed in this series.
Conclusions: 'Meatoskenectomy' is a reliable, reproducible, benign and effective surgical technique for the treatment of recurrent acute cystitis in women.

Mots clés:
cystites aiguës récidivantes / Troubles mictionnels / cellulo-adénectomie péri-urétrale / glandes péri-urétrales.
Mots-clés:
Acute recurrent cystitis / voiding disorders / periurethral adenectomy / perineal urethrostomy / periurethral glands
Apport de la laparoscopie pour une réimplantation vésico-urétérale sur vessie psoique
Value of laparoscopy for vesicopsoas hitch.
2003
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 518-522

Le traitement laparoscopique de certaines pathologies urétérales (calculs, syndrome de la jonction pyélo-urétérale...) est actuellement reconnu, et largement pratiqué.
Pour le traitement des pertes de substances de l'uretère pelvien de plus de 5 cm la réimplantation vésico-urétérale sur vessie psoique est une technique de référence.
Nous rapportons 2 cas de sténoses fibreuses de l'uretère pelvien traitées efficacement, après échec du traitement endo-urologique, par une réimplantation vésico-urétérale sur vessie psoique coelio-assistée. Les détails de la technique utilisée ainsi que ses avantages sont détaillés et discutés.
Nous pensons que la réimplantation vésico-urétérale sur vessie psoique par voie laparoscopique est faisable et reproductible. Des séries de patients traités par voie coelioscopique seront nécessaires pour une comparaison avec la voie ouverte traditionnelle.

Laparoscopy is now a recognized and widely performed treatment modality for certain ureteric diseases (stones, ureteropelvic junction syndrome, etc.). Vesicopsoas hitch is a reference technique for the treatment of defects of the pelvic ureter larger than 5 cm. The authors report 2 cases of fibrous stenosis of the pelvic ureter effectively treated by laparoscopic vesicopsoas hitch after failure of endourological treatment. The details of the technique and its advantages are described and discussed. The authors believe that laparoscopic vesicopsoas hitch is feasible and reproducible. Larger series of patients treated by laparoscopy are required to allow comparison with conventional open surgery.

Mots clés:
Uretère / sténose / réimplantation vésico-urétérale / laparoscopie.
Mots-clés:
Vesicopsoas hitch / Laparoscopy / ureteric stenosis.
Diverticule de l'urèthre post-traumatique chez l'adulte
Post traumatic urethral diverticulum.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 506-508

Le diverticule de l'urèthre est une pathologie peu fréquente chez l'homme. Le plus souvent, il est d'origine acquise. Les auteurs rapportent un cas de diverticule de l'urèthre bulbaire post-traumatique confirmé à l'uréthrocystographie. L'évolution après résection du diverticule est sans particularité. Les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de cette affection sont discutés.

The male urethral diverticulum is a rare affection. The authors report one case of traumatic urethral diverticula. The diagnosis was confirmed by urethrocystography. The postoperative follow-up was good after resection of the diverticulum and urethrography. On the basis of this case, the authors discuss the diagnosis and therapeutic aspects of this disease.

Mots clés:
Urèthre / Homme / Diverticule / traumatisme.
Mots-clés:
Male / Urethra / diverticula / traumatism.
Le condylome acuminé géant - tumeur de Buschke Lowenstein (à propos de 3 cas)
Giant condyloma acuminata - Buske-Lowenstein tumour. Report of 3 cases.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 513-517

La tumeur de Buschke Lownestein (TBL) est un condylome acuminé géant caractérisé par son potentiel dégénératif et son caractère envahissant et récidivant après traitement. C'est une affection rare, de déterminisme viral transmise essentiellement par voie sexuelle. Nous rapportons 3 observations particulières de la tumeur de Buschke Lowenstein par leur localisation scrotale dans 2 cas et par le caractère dégénéré dans 1 cas. Il s'agit d'une femme et de deux hommes ayant tous des comportements sexuels à risques présentant des TBL confirmées par biopsie et traitées par résection chirurgicale complète. L'évolution a été bonne sans récidives. Le traitement est mal codifié et reste essentiellement chirurgical. L'éducation sexuelle et le traitement précoce des lésions condylomateuses permet d'améliorer le pronostic de cette affection. A travers cette étude les auteurs insistent sur la prévention de toutes les infections sexuellement transmissibles par l'éducation sexuelle.

Buske-Lowenstein tumour (BLT) is a giant condyloma acuminata characterized by a potential for malignant transformation and invasion and recurrence after treatment. It is a rare viral disease, essentially transmitted by sexual intercourse. The objective of this study was to evaluate the epidemiology, clinical features, classification and prognosis of this disease and to outline the treatment modalities. The authors report 3 unusual cases of Buske-Lowenstein tumour involving the scrotum in 2 cases and associated with malignant transformation in 1 case. All three patients (1 woman and two men) presented a history of high-risk sexual behaviour. BLT was confirmed by biopsy and was treated by complete surgical resection. The postoperative course was uneventful without recurrence. Treatment has not been clearly defined and is essentially based on surgery. Sexual education and early treatment of condylomatous lesions can improve the prognosis of this disease. In the light of these cases, the authors emphasize the importance of prevention for all sexually transmissible infections based on sexual education.

Mots clés:
Tumeur de Buschke Lowenstein / condylome acuminé géant / Diagnostic / traitement.
Mots-clés:
Buske-Lowenstein tumour / giant condyloma acuminata / Diagnosis / treatment
Le ganglioneurome rétropéritonéal géant
Retroperitoneal giant ganglioneuroma
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 502-505

Les auteurs rapportent un nouveau cas de ganglioneurome rétropéritonéale chez une jeune de 18 ans, révélé par une masse abdominale, associée à des lombosciatalgies. Le diagnostic du caractère rétropéritonéal de la tumeur a été porté par la tomodensitométrie et la résonance magnétique. Le traitement a consisté en une ablation complète de la tumeur. L'évolution a été favorable sans récidive après un an de recul.
Les auteurs discutent les aspects diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs de cette affection.

The authors report a new case of retroperitoneal ganglioneuroma in an 18-year-old girl presenting with abdominal mass and lumbosciatica. The diagnosis of retroperitoneal tumour was based on computed tomography and magnetic resonance imaging. Treatment consisted of complete resection of the tumour. The postoperative course was favourable with no recurrence after one year of follow-up. The authors discuss the diagnostic, therapeutic and prognostic aspects of this disease.

Mots clés:
Ganglioneurome / rétropéritonéal / chirurgie.
Mots-clés:
Ganglioneuroma / Retroperitoneal / surgery.
Métastases rénale et hépatique d'un hémangiopéricytome méningé
Renal and hepatic metastases of a meningeal haemangiopericytoma.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 498-501

Nous rapportons l'observation d'une femme de 57 ans opérée en 1992 d'un hémangiopéricytome méningé. Neuf ans après, cette patiente est opérée d'une tumeur hépatique puis d'une tumeur rénale qui étaient toutes deux des hémangiopéricytomes. Il s'agissait donc de métastases de la tumeur primitive.
La présence d'une tumeur rénale chez un patient déjà opéré d'un hémangiopéricytome méningé doit faire suspecter une métastase rénale.
Lorsqu'ils sont localisés, il faut les traiter par exérèse chirurgicale. La présence de récidives tardives justifie la réalisation de scanners thoraco-abdominaux et de scintigraphies osseuses annuelles pendant plus de dix ans.

The authors report the case of a 57-year-old woman operated in 1992 for meningeal haemangiopericytoma. Nine years later, this patient was operated for a liver tumour and then a renal tumour, which were both diagnosed as haemangiopericytoma and therefore corresponded to metastases of the primary tumour. The presence of a renal tumour in a patient previously operated for meningeal haemangiopericytoma should raise the suspicion of renal metastasis. Localized metastases can be treated by surgical resection. The possibility of late recurrence justifies annual thoraco-abdominal CT scan and bone scan for more than ten years.


Mots clés:
Rein / tumeur secondaire / hémangiopéricytome / méninges / foie.
Mots-clés:
kidney tumour / meningeal haemangiopericytoma / hepatic haemangiopericytoma / renal haemangiopericytoma.
Tumeur fibreuse solitaire de la loge rénale
Solitary fibrous tumour of the kidney: case report and review of the literature.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 491-494

La rareté des tumeurs fibreuses solitaires de la loge rénale explique que cette lésion, le plus souvent bénigne, soit difficilement évoquée. Nous rapportons le cas d'une volumineuse localisation hilaire chez un homme de 35 ans. L'histologie est obtenue à partir de la pièce opératoire, une ponction préalable sous scanner n'ayant pas permis une orientation diagnostic. La confirmation de la nature de cette tumeur primitive à cellules fusiformes fait appel aux données de l'analyse immuno-histochimique. Indépendamment de la taille de cette tumeur et de ses rapports étroits avec les éléments de la région hilaire, la présence possible de contingents malins, le risque de récidive locale ou d'extension métastatique encouragent à réaliser face à ce type de tumeur une chirurgie d'exérèse large.

The diagnosis of solitary fibrous tumour, usually a benign lesion, is rarely suggested in a case of renal mass due to the rarity of these lesions. The authors report a case of a very large hilar mass in a 35-year-old man. Histological examination was performed on the operative specimen, as preliminary CT-guided needle biopsy was non-diagnostic. The diagnosis of primary spindle cell tumour was confirmed by immunohistochemical analysis. Independently of the size of this tumour and its intimate relations with the hilar region, large surgical resection should be performed due to the possible presence of malignant contingents and the risk of local recurrence or metastatic spread.

Mots clés:
Rein / tumeur fibreuse solitaire.
Mots-clés:
Solitary fibrous tumour / kidney.
Un exemple de diphallia chez l'enfant
An example of diphallus in children
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 509-512

La diphallia est une malformation rare dont la fréquence est estimée à un cas sur cinq millions de naissances. Les auteurs en rapportent une observation associée à un hypospadias balanique chez un enfant âgé 2 mois. Il existe différentes formes anatomo-cliniques plus ou moins sévères de cette anomalie uro-génitale externe. La prise en charge thérapeutique très variable : de l'exérèse simple du pénis surnuméraire comme dans notre observation à une reconstruction complexe lorsqu'elle est associée à des malformations sévères (atrésie de l'oesophage, malformation ano-rectales, vertébrales).

Diphallus is a rare malformation with an estimated frequency of one case per five million births. The authors report a case of incomplete diphallus associated with glanular hypospadias in a 2-month-old. There are various more or less severe anatomical and clinical forms of this urogenital abnormality. The therapeutic management is very variable, ranging from simple resection of the supernumerary penis, as in our case, to complex reconstruction when the anomaly is associated with severe malformations (oesophageal atresia, anorectal malformation, spinal malformation).

Mots clés:
Pénis / malformation / enfant.
Mots-clés:
penis / malformation / child.
Vasculite urticarienne paranéoplasique et carcinome rénal
Paraneoplastic urticarial vasculitis and renal carcinoma.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 495-497

Les syndromes paranéoplasiques sont décrits pour différents types de tumeurs. Ils sont rarement associés à un cancer du rein. Les manifestations cutanées paranéoplasiques à type de vasculite urticarienne sont exceptionnelles et peuvent révéler un cancer du rein asymptomatique. Cette vasculite disparaït après le traitement curatif de la tumeur ce qui prouve son caractère paranéoplasique. Nous rapportons une observation d'une vasculite urticarienne paranéoplasique associée à la découverte d'un carcinome rénal asymptomatique chez un homme de 37 ans. Nous discuterons de ces syndromes cutanés paranéoplasiques à ne pas méconnaïtre pour un diagnostic plus précoce des tumeurs du rein.

Paraneoplastic syndromes have been described in various types of tumours, but are rarely associated with renal cancer. Paraneoplastic cutaneous manifestations, consisting of urticarial vasculitis are exceptional and can sometimes constitute the presenting sign of a completely asymptomatic renal cancer. This vasculitis resolves after curative treatment of the tumour, confirming its paraneoplastic nature. The authors report a case of a paraneoplastic urticarial vasculitis associated with the discovery of an asymptomatic renal carcinoma in a 37-year-old man and discuss paraneoplastic cutaneous syndromes that must be recognised to allow earlier diagnosis of renal tumours.

Mots clés:
Rein / Cancer / syndrome paranéoplasique / vasculite urticarienne.
Mots-clés:
paraneoplastic syndrome / urticarial vasculitis / renal carcinoma.
Chirurgie des complications de l'hypospade
Surgery for complications of hypospadias.
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 477-485

Le très grand nombre des techniques chirurgicales décrites et l'insuffisance des résultats à long terme publiés pour chacune d'entre elles, témoignent de la difficulté de l'évaluation objective de la chirurgie de l'hypospade [9].
Bien que la majorité des chirurgiens considère comme résultat satisfaisant : un pénis droit, sans excès de peau, des cicatrices régulières, un méat uréthral apical avec un 'bon' jet urinaire, l'évaluation de ces critères reste très subjective vu le manque de méthodes précises, fiables, et standardisées. Les critères de succès de cette chirurgie pour le chirurgien différent d'une manière significative des critères de satisfaction pour le patient lui-même [53]. Ainsi, le taux de complications varie dans la littérature de 5 à 70% selon la technique utilisée et l'honnêteté du chirurgien.

The very large number of surgical techniques described and the inadequate long-term results published for each of them illustrate the difficulty of objective evaluation of hypospadias surgery [9]. Although the majority of surgeons define a satisfactory result as a straight penis without excess skin, regular scars, an apical urethral meatus with a 'good' urinary stream, evaluation of these criteria remains very subjective due to the lack of precise, reliable, and standardized methods. The surgeon's criteria of success of this surgery differ significantly from the patient satisfaction criteria [53]. The complication rate reported in the literature therefore varies from 5% to 70% depending on the technique used and the surgeon's honesty.

Mots clés:
Hypospadias / Sténose uréthrale / déhiscence uréthrale / fistule uréthrale / uréthrocèle
Mots-clés:
hypospadias / Urethral stricture / Urethral dehiscence / Urethral fistula / Urethrocele
Complications de la technique TVT
Complications of the TVT technique.
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 459-465

Depuis la description de la technique TVT en 1995 par Ulmsten, plus de 300 000 bandelettes on été posées dans le monde, essentiellement en Europe. Cette technique apparait efficace et sûre.
Grâce à l'analyse de publications, d'importantes séries avec un recul suffisant, il est désormais possible d'effectuer un recensement des différentes complications, d'établir leurs incidences, d'identifier leurs causes et de mettre en oeuvre les moyens pour les éviter ou éventuellement les traiter. Les perforations vésicales sont fréquentes, les hématomes pelviens et les accidents hémorragiques, les érosions urétrales ou vaginales rares. Les rétentions urinaires post opératoire surviennent dans 5 à 10% des cas. Des troubles mictionnels (dysuries, impériosités de novo, pollakiuries) sont aussi rapportés. Les autres complications incluent les lésions nerveuses, les douleurs, la dyspareunie, les infections urinaires, les fistules urétro-vaginales ou vésico-vaginales. Des complications graves comme des plaies vasculaires ou des lésions intestinales sont rares. Seuls 4 décès ont été rapportés à ce jour.

Since the first description of the TVT technique in 1995 by Ulmest, more than 300,000 TVT procedures have been performed worldwide, essentially in Europe. This technique appears to be safe and effective. Based on analysis of large published series with sufficient follow-up, it is now possible to define the various complications, establish their incidences, identify their causes and implement ways to avoid or possibly treat these complications. Bladder perforation is frequent, pelvic haematomas and haemorrhagic complications, and urethral or vaginal erosions are rare. Postoperative urinary retention occurs in 5% to 10% of cases. Voiding disorders (dysuria, de novo urge incontinence, and frequency) have also been reported. The other complications include nerve lesions, pain, dyspareunia, urinary tract infections, urethrovaginal or vesicovaginal fistulas. Serious complications such as vascular wounds or intestinal lesions are rare. Only 4 deaths have been reported to date.

Mots clés:
incontinence urinaire / TVT / chirurgie.
Mots-clés:
Urinary incontinence / TVT / surgery.
Faut-il déconseiller l'échographie scrotale en cas de suspicionde torsion du cordon spermatique ?
Should scrotal ultrasound not be recommended in case torsion of the spermatic cord is suspected?
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 440-444

Objectif : Evaluer l'intérêt de l'échographie scrotale pour orienter le diagnostic de torsion du cordon spermatique.
Matériel et Méthodes : Etude rétrospective de janvier 1995 à juin 2001. Cent soixante huit patients ont été admis aux urgences avec le diagnostic présumé de torsion du cordon spermatique. Une échographie scrotale a été réalisée en cas de doute diagnostique ou de symptomatologie atypique. Tous les patients ont eu une exploration scrotale. Deux groupes ont été distingués : torsion et non torsion. Nous avons évalué l'apport de la sémiologie échographique.
Résultats : Une échographie scrotale a été réalisée dans 66 cas (39%). La sémiologie orientait vers le diagnostic de torsion dans 30 cas et ne suspectait pas une torsion dans 36 cas. Parmi ces 36 cas, 7 étaient en réalité des torsions confirmées par l'exploration chirurgicale (faux négatifs), soit une sensibilité de 79% et une spécificité de 88%. Le délai entre l'arrivée des patients aux urgences et l'exploration scrotale était 2,6 fois plus long en cas de réalisation d'une échographie (pConclusion : L'échographie scrotale étant faussement rassurante dans 10% des cas et retardant l'intervention, nous déconseillons cet examen en urgence. L'exploration scrotale chirurgicale systématique de tout testicule douloureux doit être réalisée en urgence sans bilan morphologique pré-opératoire.

Objective: To assess the value of scrotal ultrasound to guide the diagnosis of torsion of the spermatic cord.
Material and Methods: Retrospective study from January 1995 to June 2001. One hundred and sixty eight patients were admitted to the emergency department with an empirical diagnosis of torsion of the spermatic cord. Scrotal ultrasound was performed when there was a doubt about the diagnosis or in the presence of atypical clinical features. All patients underwent surgical exploration of the scrotum. Two groups were distinguished: torsion and no torsion. We evaluated the contribution of ultrasound signs.
Results: Scrotal ultrasound was performed in 66 cases (39%) and suggested the diagnosis of torsion in 30 cases and showed no signs of torsion in 36 cases. Seven of these 36 cases actually presented torsions confirmed by surgical exploration (false-negative), corresponding to a sensitivity of 79% and a specificity of 88%. The interval between arrival of the patient in the emergency department and scrotal exploration was 2.6-fold longer when scrotal ultrasound was performed (pConclusion: As scrotal ultrasound gave false-negative results in 10% of cases and delayed surgery, we do not recommend this examination as an emergency investigation. Systematic surgical exploration of the scrotum in all cases of painful testis must be performed urgently without preoperative morphological assessment.

Mots clés:
Torsion du cordon spermatique / Echographie doppler / urgence chirurgicale.
Mots-clés:
torsion of the spermatic cord / Duplex ultrasound / surgical emergency.
Hématurie persistante après embolisation pour complicationhémorragique d'une néphrolitotomie percutanée : intérêt de l'étude du volume des globules rouges dans les urines
Persistent haematuria after embolization for haemorrhagic complication of percutaneous nephrolithotomy: value of studying mean corpuscular volume of red cells in the urine.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 486-490

La néphrolithotomie percutanée est grevée d'un risque de complications en particulier hémorragiques qui en fait une technique potentiellement invasive. La prise en charge de ces hémorragies nécessite parfois le recours à l'embolisation. La rechute après embolisation est possible par revascularisation ou recanalisation des vaisseaux, mais l'infarctus post-embolisation peut également expliquer l'hématurie persistante.
Nous rapportons le cas clinique d'un patient de 36 ans ayant présenté une récidive d'hématurie importante après deux embolisations hypersélectives successives. L'analyse du volume des globules rouges dans les urines a permis d'affirmer la nature parenchymateuse et non-vasculaire du saignement qui s'intégrait en fait dans le syndrome post-embolisation.
Cette analyse constitue donc un moyen simple pouvant éviter le recours à l'embolisation itérative ou à l'exploration chirurgicale.

Percutaneous nephrolithotomy is associated with a high risk of complications, particularly bleeding, which makes it a potentially invasive technique. Management of haemorrhagic complications sometimes requires the use of embolization. Recurrence after embolization can occur as a result of revascularization or recanalization of vessels, but post-embolization infarction can also lead to persistent haematuria. The authors report the clinical case of a 36-year-old patient presenting with recurrence of severe haematuria after two successive highly selective embolizations. Analysis of the mean corpuscular volume of red cells in the urine confirmed the parenchymal and non-vascular origin of the bleeding, corresponding to a post-embolization syndrome. This analysis therefore constitutes a simple way to avoid repeated embolization or surgical exploration.

Mots clés:
néphrolithotomie percutanée / hématurie / fustule artério-veineuse / volume globulaire moyen.
Mots-clés:
percutaneous nephrolithotomy / haematuria / Arteriovenous fistula / mean corpuscular volume.
Le néphrome mésoblastique congénital aux manifestations multikystiques
Congenital mesoblastic nephroma (Bolande's tumour).
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 466-469

Le néphrome mésoblastique est une affection congénitale rare, bénigne qui se présente comme un néphroblastome. Il a été individualisé pour la première fois par en 1967.
Nous rapportons l'observation d'un nourrisson âgé de 6 mois hospitalisé pour exploration d'une masse abdominale. Le bilan radiologique (échographie-tomodensitométrie) a conclu à une tumeur rétro-péritonéale , occupant la presque totalité de la cavité abdominale, intra-rénale droite, à prédominance kystique et évoquant un néphroblastome non métastatique. Une urétéro-néphrectomie élargie a été réalisée et l'évolution a été favorable avec un recul de 2 ans. L'étude anatomo-pathologique a redressé le diagnostic en faveur d'un néphrome mésoblastique en montrant une tumeur fibreuse à cellules fusiformes d'aspect musculaire avec hémorragie intrakystique.
Les auteurs insistent sur les particularités cliniques et radiologiques de cette tumeur, son traitement chirurgical et son bon pronostic (survie de 98% à 5 ans).

Mesoblastic nephroma is a rare, benign congenital disease with a clinical presentation similar to that of Wilms tumour. It was described for the first time by BOLANDE in 1967. The authors report the case of a 6-month-old infant admitted for investigation of an abdominal mass. The radiological assessment (ultrasonography, CT) concluded on a right intrarenal retroperitoneal tumour occupying almost all of the abdominal cavity, predominantly cystic suggesting a diagnosis of non-metastatic Wilms tumour. Radical ureteronephrectomy was performed. The outcome was favourable with a follow-up of 2 years. Histological examination corrected the diagnosis to mesoblastic nephroma by showing a fibrous tumour composed of spindle cells resembling muscle cells, associated with intracystic haemorrhage. The authors emphasize the clinical and radiological features of this tumour, its treatment (exclusively surgical) and its good prognosis (98% survival).

Mots clés:
Rein / Tumeur / mésoblaste / Enfant / tumeur de Bolande.
Mots-clés:
Kidney / tumour / mésoblast / child.
Valves urétérales : à propos de 3 cas
Ureteric valves: Report of 3 cases.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 470-476

Les valves urétérales sont une cause rare d'obstruction de la voie urinaire supérieure.
Nous en rapportons 3 cas, l'un découvert de façon fortuite au cours du bilan d'un traumatisme abdominal, dans les deux autres cas l'échographie anté-natale avait permis de visualiser la dilatation. Le diagnostic de valves urétérales a été évoqué sur l'urographie dans deux cas et a pu être confirmé dans tous les cas par la réalisation pré-opératoire immédiate d'une urétéro-pyélographie rétrograde.
Les 3 patients ont été traités par résection-anastomose urétérale avec une évolution favorable dans tous les cas.
Avec une revue de la littérature, nous discutons des modalités du diagnostic de valves urétérales ainsi que de la conduite à tenir. Les hypothèses embryologiques de formation des valves sont aussi évoquées.

Ureteric valves are a rare cause of upper urinary tract obstruction. The authors report 3 cases of ureteric valves: one discovered incidentally during assessment of abdominal trauma and two cases detected by antenatal ultrasound. The diagnosis of ureteric valves was suggested by urography in two cases and was confirmed by immediate preoperative retrograde ureteropyelography in all three cases. The three patients were treated by ureteric resection-anastomosis with a favourable outcome in each case. Based on a review of the literature, the authors discuss the diagnostic modalities and management of ureteric valves. They also discuss the embryological hypotheses concerning the formation of ureteric valves.

Mots clés:
Uretère / valve / malformation congénitale.
Mots-clés:
ureter / valve / congenital malformation.
Dépistage de l'hypertrophie bénigne de la prostate clinique en médecine générale : enquête sur 18.540 hommes
Detection of benign prostatic hyperplasia in general practice: a survey in 18,540 men.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 416-424

Objectifs : Les symptômes urinaires, attribués à l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), sont fréquents chez l'homme de plus de 50 ans, mais leur prévalence semble sous estimée en raison de l'absence de plainte des patients. Nous avons cherché à identifier les motifs du défaut de consultation chez des patients symptomatiques mais non diagnostiqués et à étudier leur prise en charge par les médecins généralistes.
Patients et Méthodes : Cette enquête épidémiologique transversale, prospective, multicentrique, a étudié des patients âgés de plus 50 ans sans HBP connue et n'ayant signalé spontanément aucun symptôme urologique. Un interrogatoire a été réalisé systématiquement afin de rechercher de tels symptômes et les raisons pour lesquelles ils ne s'en étaient pas plaints. La prise en charge par les généralistes a alors été analysée, y compris les examens cliniques et complémentaires appropriés pour rapporter les symptômes à une HBP.
Résultats : 18.540 patients ambulatoires ont été recrutés par 2.200 généralistes. La prévalence de l'"HBP confirmée" (diagnostic porté en consultation et I-PSS >= 8, score de gêne (I-PSS-SG) >= 3) a été de 49,4%. Ces patients (âge moyen 66 ans) souffraient de symptômes urinaires depuis près de 3 ans ; 70,1% d'entre eux avouaient être au minimum 'plutôt ennuyés' s'ils devaient continuer à vivre ainsi. L'I-PSS moyen était de 14,1 et 86,7% des patients présentaient une symptomatologie modérée. L'I-PSS augmentait avec l'âge (p=0,001) et avec l'ancienneté des symptômes (p = 0,001).
L'I-PSS-SG suivait l'augmentation de l'I-PSS (p=0,0001). Les principaux motifs de non-consultation ont été 'un problème jugé banal à cet âge' (69,8%) et 'l'appréhension de la chirurgie' (47,7%). Après diagnostic d'HBP clinique, 93% des patients ont bénéficié de mesures diagnostiques complémentaires, et 33,5% d'entre eux ont été adressés à un urologue. Dans 85,9% des cas, une décision thérapeutique a été prise (traitement médical dans 83,5% des cas) d'autant plus souvent que les patients étaient plus âgés (p = 0,001) et que l'I-PSS était plus élevé (p=0,001).
Conclusion : Cette enquête épidémiologique a confirmé les difficultés du dépistage de l'HBP en médecine générale. Les patients n'exprimaient aucune plainte spécifique malgré la gêne. Une fois le diagnostic posé, la prise en charge de la pathologie par les généralistes, a été conforme aux recommandations cliniques admises.

Objectives : Urinary symptoms, mainly attributed to benign prostatic hyperplasia (BPH), are frequent in men over the age of 50, but their prevalence appears to be largely underestimated, as patients fail to report this complaint. We therefore tried to identify the reasons for failure to seek medical attention by symptomatic but undiagnosed patients and to evaluate the management of these patients by general practitioners.
Patients and Methods : This cross-sectional, prospective, multicentre epidemiological survey studied patients over the age of 50 without a diagnosis of BPH and not spontaneously reporting any urological symptoms. A clinical interview was systematically performed in order to identify such symptoms and the reasons why the patient did not complain of these symptoms. The management by general practitioners was then analysed, including appropriate clinical and complementary examinations to attribute the symptoms to BPH.
Results : 18,540 outpatients were recruited by 2,200 general practitioners. The prevalence of 'confirmed BPH' (diagnosis established at the visit and I-PSS >= 8, Bother score (I-PSS-Q) >= 3) was 49.4%. These patients (mean age: 66 years) had suffered from urinary symptoms for almost 3 years; 70.1% of them reported to be at least 'mostly dissatisfied' if they were to spend the rest of their life with these urinary symptoms. The mean I-PSS was 14.1 and 86.7% of patients were considered to be moderately symptomatic. The I-PSS increased with age (p=0.001) and the history of symptoms (p=0.001). The I-PSS-Q increased in parallel with the I-PSS (p=0.0001). The main reasons for not consulting were 'a problem considered to be common at this age' (69.8%) and 'fear of surgery' (47.7%). Following a clinical diagnosis of BPH, 93% of patients underwent complementary diagnostic investigations and 33.5% of them were referred to a urologist. A treatment decision (medical treatment in 83.5% of cases) was taken in 85.9% of cases, especially in older patients (p=0.001) with higher I-PSS scores (p=0.001).
Conclusion : This epidemiological survey confirmed the difficulties of detection of BPH in general practice, as patients did not report any specific symptoms despite increasing discomfort. Management of the disease by general practitioners, following the diagnosis, complied with generally accepted clinical guidelines.

Mots clés:
hypertrophie bénigne de la prostate / prévalence / dépistage / Épidémiologie / diagnostic.
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / prevalence / Screening / epidemiology / diagnosis.
Différenciation neuro-endocrine des tumeurs de vessie
Neuroendocrine differentiation of bladder tumours.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 375-384

Les tumeurs neuro-endocrines de vessie (TNE) constituent un ensemble varié de tumeurs au sein d'un phénotype neuro-endocrine commun. Il s'agit d'une entité nosologique parfaitement définie (morphologique, immunohistochimique, et ultrastructurale). Les carcinomes de haut grade de malignité à petites cellules représentent la grande majorité des TNE de vessie rapportées, mais les carcinomes à grandes cellules sont probablement sous-estimés par absence de recherche systématique.
L'objectif de cette revue a été de faire le point sur ces tumeurs rares et mal connues qui nécessitent une prise en charge spécifique. L'ensemble des TNE de vessie sont décrites. La fréquence, la stratégie diagnostique et thérapeutique des carcinomes neuro-endocrines de vessie sont rapportés.

Neuroendocrine bladder tumours (NET) constitute a group of various tumours with a common neuroendocrine phenotype. This is a very well defined entity (morphological, immunohistochemical, and ultrastructural). The great majority of bladder NETs reported in the literature are high-grade small cell carcinomas, but large cell carcinoma are probably underestimated due to the lack of systematic investigation. This paper reviews these rare, poorly known tumours, which require specific management. All bladder NETs are described. The frequency and diagnostic and therapeutic strategy of neuroendocrine bladder tumours are described.

Mots clés:
Tumeur neuro-endocrine / tumeur vésicale / carcinome à petites cellules / Diagnostic / pronostic.
Mots-clés:
Neuroendocrine tumour / bladder tumour / small cell carcinoma / Diagnosis / prognosis.
Effet du bicalutamide 150 mg, à trois ans de suivi médian, dans le cancer de la prostate non métastatique
Effect of bicalutamide 150 mg in non-metastatic prostate cancer with a median follow-up of three years: analysis as a function of previous treatment and prognostic factors.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 430-439

Objectif : Déterminer l'efficacité et la tolérance du bicalutamide, à la dose de 150 mg par jour, en première ligne comme monothérapie ou comme adjuvant au traitement à visée curative chez des patients présentant un cancer de la prostate non métastatique, et explorer la possibilité d'un meilleur bénéfice pour certains groupes de patients.
Matériel et Méthodes : Cette étude rappelle les premiers résultats issus d'un programme international de traitement hormonal comportant trois essais cliniques contrôlés en double aveugle versus placebo chez des patients atteints d'un cancer de la prostate non métastatique (T1-T4, Nx/N0/N1, M0). Les patients ont été randomisés pour recevoir soit 150 mg/j de bicalutamide, soit un placebo, en adjuvant à une prostatectomie totale, une radiothérapie externe ou dans le cadre d'une surveillance attentive. Les critères de jugement principaux étaient le délai jusqu'à la progression clinique objective et la survie globale. Nous reprenons les données combinées des trois essais en une analyse d'ensemble en intention de traiter. Nous rapportons, en outre, les résultats des études exploratoires réalisées en fonction des types de traitement et des facteurs pronostiques.
Résultats : Après un suivi médian de 3 ans portant sur un effectif de 8 113 patients, une progression clinique objective a été observée chez 9 % des patients du groupe bicalutamide (4 052 patients) et chez 13,8 % des patients du groupe placebo (4 061 patients), ce qui correspond à une diminution du risque relatif de 42 % (RR : 0,58 ; p Conclusion : Après trois ans de suivi médian, le bicalutamide, en première ligne, en monothérapie ou en adjuvant à un traitement à visée curative, réduit significativement le risque de progression clinique objective de la maladie chez des patients atteints de cancer de la prostate non métastatique. Les analyses exploratoires permettent de montrer que le bénéfice du bicalutamide apparaït plus important pour les groupes de patients ayant des facteurs pronostiques péjoratifs. Les résultats en termes de survie ne sont pas encore disponibles.

Objective: To determine the efficacy and safety of bicalutamide, at the dose of 150 mg per day, as first-line monotherapy or as curative adjuvant therapy in patients with non-metastatic prostate cancer, and to investigate the possibility of a greater benefit for certain patient subgroups.
Material and Methods: This article recalls the preliminary results of an international endocrine therapy programme comprising three double-blind placebo-controlled clinical trials in patients with non-metastatic prostate cancer (T1-T4, Nx/N0/N1, M0). Patients were randomized to receive either 150 mg/day of bicalutamide, or placebo, as an adjuvant to radical prostatectomy, external beam radiotherapy or in the context of watchful waiting. The main endpoints were the time to objective clinical progression and overall survival. The combined data of the three trials were submitted to intent-to-treat analysis. The authors also report the results of exploratory studies performed as a function of the type of treatment and prognostic factors.
Results: After a median follow-up of 3 years of a sample size of 8,113 patients, objective clinical progression was observed in 9% of patients of the bicalutamide group (4,052 patients) and in 13.8% of patients of the placebo group (4,061 patients), corresponding to a 42% relative risk reduction (RR: 0.58; p Conclusion: After a median follow-up of three years, bicalutamide, as first-line monotherapy or as curative adjuvant therapy, significantly reduced the risk of objective clinical disease progression in patients with non-metastatic prostate cancer. Exploratory analyses demonstrate that the benefit of bicalutamide appeared to be greater for patient with poor prognostic factors. Survival data are not yet available.

Mots clés:
prostate / Cancer / Traitement adjuvant / traitement hormonal précoce / bicalutamide.
Mots-clés:
Prostate cancer / Adjuvant therapy / early endocrine therapy / bicalutamide
Intérêt pronostique de la localisation des marges d'exérèse positives après prostatectomie radicale pour les tumeurs intra-prostatiques
Prognostic value of the site of positive resection margins after radical prostatectomy for organ-confined prostate cancer.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 425-429

But : Evaluer le risque de récidive biologique des tumeurs intra-capsulaires (pT2+) après prostatectomie radicale, en fonction de la localisation des marges d'exérèse positives.
Matériel et Méthodes : De 1988 à 2002, 649 prostatectomies radicales ont été réalisées. La tumeur était intra-capsulaire dans 436 cas (stade pT2). Les données pré-opératoires (le stade clinique, le dosage du PSA et le score de Gleason des biopsies) et post-opératoires (le poids de la pièce, le score de Gleason et le volume tumoral) ont été relevées en fonction de la localisation des marges d'exérèse positives. La récidive biologique a été définie par un taux de PSA supérieur à 0,2 ng/ml. Les survies sans progression biologique ont été étudiées selon la méthode de Kaplan-Meier, en fonction de le localisation de la marge.
Résultats : Soixante-six patients (15,1%) avaient une marge positive unique. Avec un suivi moyen de 52,9 (1,1-160,4) mois, onze patients (16,6%) ont eu une récidive biologique. La survie moyenne sans progression a été de 7,8 mois. Une marge positive à l'apex offrait le pronostic le plus défavorable par rapport aux autres localisations.
Conclusion : La localisation à l'apex des marges d'exérèse positives semble plus péjorative que dans les autres localisations. Au stade intra-capsulaire, notre étude confirme que la dissection de l'apex paraït primordiale pour optimiser le contrôle et le pronostic carcinologiques.

Objective: To evaluate the risk of biochemical recurrence of organ-confined prostate cancer (pT2+) after radical prostatectomy, according to the site of positive resection margins.
Material and Methods: 649 radical prostatectomies were performed between 1988 and 2002 for organ-confined tumours in 436 cases (stage pT2). Preoperative (clinical stage, PSA assay and Gleason score on biopsies) and postoperative data (weight of the resection specimen, Gleason score and tumour volume) were recorded as a function of the site of positive resection margins. Biochemical recurrence was defined by a PSA level greater than 0.2 ng/ml. Biochemical progression-free survival was studied according to the Kaplan-Meier method, as a function of the site of positive resection margins.
Results: Sixty-six patients (15.1%) had a single positive margin. With a mean follow-up of 52.9 months (range: 1.1 to 160.4 months), eleven patients (16.6%) developed biochemical recurrence. The mean progression-free survival was 7.8 months. An apical positive resection margin was associated with the most unfavourable prognosis compared to other sites.
Conclusion: Apical positive resection margins appear to be associated with a poorer prognosis than other sites. This study confirms that dissection of the apex is essential to ensure optimal tumour control and prognosis in organ-confined prostate cancer.

Mots clés:
prostatectomie radicale / limité à l'organe / Pronostic / marges.
Mots-clés:
radical prostatectomy / organ-confined / prognosis / resection margins.
L'urétéroscopie souple dans la pathologie du haut appareil urinaire
Flexible ureteroscopy in upper urinary tract disease.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 404-415

But de l'étude : Evaluation des mini-urétérorénoscopes flexibles à déflexion active, à visée diagnostique ou thérapeutique, dans le traitement des pathologies du haut appareil urinaire.
Matériel et Méthode : Nous rapportons une série de 111 patients consécutifs ayant eu 137 urétéroscopies souples, pour une pathologie du haut appareil urinaire, entre novembre 1997 et avril 2001. Les interventions étaient réalisées soit à visée diagnostique (54 cas/39%), soit à visée thérapeutique (83 cas/61%). Le succès de l'intervention était définit comme la réussite du but fixé lors de l'indication opératoire. L'âge moyen des patients était de 51+/-15 ans. Les pathologies explorées ou traitées étaient principalement des calculs (66%) et des tumeurs urothéliales (25%).
Résultats : La durée opératoire moyenne était de 42+/-22 mn. La durée d'hospitalisation postopératoire avait une médiane de 2 j (0-27 j). 8% des patients n'ont pas eu de drainage urétéral postopératoire. 78% des urétéroscopies souples réalisées ont été des succès. Il y a eu 8% de complications, principalement des hématurie macroscopiques, dont 3 complications majeures à type de perforation urétérale. Il y a 4% de dégâts matériels sévères peropératoires.
Conclusion : L'urétéroscopie avec les mini-urétéroscopes souples est une technique diagnostique et thérapeutique efficace, reproductible et peu traumatique pour les lésions situées au dessus des vaisseaux iliaques. L'utilisation de divers instruments, dont le laser Holmium:Yag, devrait augmenter les possibilités des techniques endoscopiques. La limite des mini urétérorénoscopes souples à déflexion active reste leur fragilité.

Study objective: Evaluation of active deflection flexible mini-ureterorenoscopes for diagnostic or therapeutic applications in the management of upper urinary tract diseases.
Material and Method: The authors report a series of 111 consecutive patients undergoing a total of 137 flexible ureteroscopies for upper urinary tract disease between November 1997 and April 2001. The procedures were performed for diagnostic purposes (54 cases; 39%) or therapeutic purposes (83 cases; 61%). A successful procedure was defined as achievement of the objective defined when establishing the indication for ureteroscopy. The mean age of the patients was 51 ± 15 years. The main diseases investigated or treated were stones (66%) and urothelial tumours (25%).
Results: The mean operating time was 42 ± 22 min. The median length of postoperative hospital stay was 2 days (range: 0-27 days). 8% of patients did not require any postoperative ureteric drainage. 78% of the flexible ureteroscopies performed were successful. Complications were observed in 8% of cases, mainly macroscopic haematuria, including 3 major complications in the form of ureteric perforation. Serious intraoperative equipment damage was observed in 4% of cases.
Conclusion: Ureteroscopy with a flexible mini-ureteroscope is an effective, reproducible and minimally traumatic diagnostic and therapeutic technique for lesions situated above the iliac vessels. The use of various instruments, including the Holmium:Yag laser, should increase the range of possibilities of endoscopic techniques. The major limitation of active deflection flexible mini-ureterorenoscopes remains their fragility.

Mots clés:
Endo-urologie / Urétéroscopie souple / Calcul / Tumeur urothéliale / laser.
Mots-clés:
Endourology / Flexible ureteroscopy / renal stones / urothelial tumour / Laser
Les cancers urologiques dans le département de l'Hérault: quatorze ans d'enregistrement continu
Urological cancers in the Hérault department. Fourteen years of continuous recording.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 394-403

But : Le but de cette étude est de présenter les particularités de la cancérologie urologique dans l'Hérault à partir des données du registre des tumeurs de ce département.
Méthodologie : A partir de la base de données du Registre des Tumeurs de l'Hérault, nous avons analysé l'évolution de toutes les données urologiques sur 14 ans, de 1987 à 2000. Pour chaque localisation cancéreuse, nous avons calculé, entre autre, les tendances chronologiques de l'incidence et de la mortalité, les risques d'avoir un cancer avant 75 ans, les estimations régionales. Nous avons positionné aussi chaque localisation par rapport aux données françaises, européennes et mondiales.
Résultats : En quatorze ans, nous avons recensé 9 556 cancers urologiques : 8 779 chez l'homme et 777 chez la femme.
Les cancers urologiques représentent 30,1% des cancers masculins, et 3,6% des cancers féminins.
La probabilité, pour un homme, d'être atteint d'un cancer génital avant 75 ans est de 12,6%. Pour les cancers des voies urinaires, cette probabilité est de 3,2% chez l'homme et de 0,8% chez la femme.
Conclusion : En quatorze ans, l'incidence du cancer de la prostate a plus que triplé, alors que la mortalité est restée stable. Dans les deux sexes, l'incidence des cancers du rein est aussi en augmentation, alors que celle des cancers de la vessie diminue. L'incidence des cancers du pénis, des testicules et des voies excrétrices supérieures reste stable dans le temps.

Objective : The objective of this study is to present the characteristics of urological cancers in the Hérault department based on data of this department's cancer registry.
Methodology : We analysed the course of all urological data over a 14-year period, from 1987 to 2000, based on the Hérault cancer registry database. Incidence and mortality chronological trends, the risk of cancer before the age of 75 years, and regional estimations were calculated for each cancer site. Data for each cancer site were also compared to French, European and international data.
Results: 9,556 urological cancers were reported over a period of fourteen years: 8,779 in males and 777 in females. Urological cancers represented 30.1% of all male cancers and 3.6% of all female cancers. The probability of developing a genital cancer before the age of 75 years for a man was 12.6% and the probability of a urinary tract cancer was 3.2% in males and 0.8% in females. The incidence of prostate cancer has more than tripled over this 14-year period, while the mortality has remained stable. The incidence of renal cancers in both sexes is also increasing, while that of bladder cancers is decreasing. The incidence of cancers of the penis, testis and upper urinary tract has remained stable over time.

Mots clés:
Épidémiologie / Registre / Tumeur / urologie / prostate
Mots-clés:
epidemiology / registry / tumour / Urology / prostate
Utilisation des matrices biologiques acellulaires en urologie
Use of biological acellular biomaterials in urology.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 385-393

Du fait des difficultés croissantes et des limites imposées par la chirurgie conventionnelle dans la reconstruction tissulaire par l'utilisation de tissu autologue, les méthodes d'ingénierie tissulaire se sont de plus en plus développées. En dehors des méthodes dites in vitro par la culture cellulaire qui pourrait présenter le futur en urologie, les méthodes in vivo par la mise en place de biomatériaux ayant pour but leurs clonisations par les cellules de l'organisme offrent de réelles possibilités pour la reconstruction du tractus urogénital.
L'utilisation de matrices biologiques acellulaires a permis de réduire de manière considérable les risques liés aux rejets immunologiques et aux réactions infectieuses. La colonisation par les cellules hôtes d'une trame collagénique sous l'influence très probable de facteurs de croissance et la structure tridimensionnelle de ces matrices facilitent la reconstitution tissulaire. Le nombre d'études rapportées dans cet article souligne l'importance des implications cliniques futures en urologie.

Tissue engineering methods have been increasingly developed due to the growing difficulties and limits imposed by conventional tissue reconstruction surgery using autologous tissues. Apart from so-called in vitro cell culture methods, which could have future applications in urology, in vivo methods using biomaterials designed to allow colonizations by host cells offer real possibilities for urogenital tract reconstruction. The use of acellular biological matrix has considerably reduced the risks related to immunological rejection and infectious complications. Colonization of a collagen mesh by host cells, very probably under the influence of growth factors, and the three dimensional structure of these matrices facilitate tissue reconstitution. The number of studies reported in this article emphasizes the importance of the future clinical implications in urology.

Mots clés:
biomatériaux / matrice biologique acellulaire / sous-muqueuse de l'intestin de proc (SIS) / remplacement vésical.
Mots-clés:
biomaterials / acellular biological matrix / pig small intestinal submucosa (SIS) / bladder replacement.