Base bibliographique

Sommaire :

Cicatrice de radiofréquence rénale : corrélations anatomopathologiques-tomodensitométriques chez le porc. Applications pratiques pour le suivi en imagerie
Pathological features of radiofrequency ablation (RFA) renal scar CT-imaging in a swine model
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 105-112

Objectifs : Étudier la viabilité tissulaire et identifier les mécanismes d’action de la radiofréquence (RF) à partir d’une confrontation imagerie–anatomopathologie de lésions de RF rénale un mois après traitement sur un modèle porcin.
Matériels et méthodes : Vingt-quatre lésions de RF ont été réalisées sur six porcs anesthésiés (traitement aux deux pôles des deux reins) avec des aiguilles LeVeen 2 cm sous guidage tomodensitométrique. Quatre semaines après traitement, les cicatrices étaient contrôlées en scanner, les reins explantés étudiés en anatomopathologie et en immuno-histochimie.
Résultats : Dix-neuf zones d’ablation (ZA) ont été étudiées en anatomopathologie et en TDM (volume, morphologie, rehaussement, cavitation) quatre semaines après RF. Une ZA abcédée était exclue des résultats ; quatre ZA n’ont pu être analysées en raison du décès précoce d’un porc pendant l’anesthésie. L’histologie des ZA décrivait un aspect hétérogène associant des zones de nécrose, d’ischémie et une surexpression de l’apoptose dans 50 % des ZA. Une nécrose des ZA était constante en histologie alors que leur rehaussement était variable voire significatif (> 10 UH).
Conclusion : Un mois après traitement, l’examen anatomopathologique des ZA a mis en évidence des destructions tissulaires hétérogènes par différents mécanismes sans viabilité tissulaire centrale. Si l’examen TDM post-RF à un mois est utile pour dépister des complications iatrogènes, il ne peut prédire l’efficacité du traitement car des lésions ischémiques évolutives des ZA persistent. Les contrôles initiaux doivent donc être réalisés au moins trois mois après la RF.

Purpose: To analyze the changes in vicinal kidney parenchyma after percutaneous RFA.
Materials et methods: Twenty-four CT-guided RFA procedures were performed on six pigs using 2 cm LeVeen coaxial needles. We studied volume, morphology, cavitation and enhancement of the ablation zones (AZ) before and after the procedure on contrast-injected CT-scans. The kidneys were removed four weeks later and studied in the path lab.
Results: All the procedures were successfully completed. Four weeks later, the CT-scans showed AZ that were either clearly circumscribed or with unclear borders, heterogenous areas associating necrosis and infarct tissue and mesenchyma showing a process of apoptosis around the edges. A treatment considered as incomplete on the CT-scan (presenting as an enhancement) was always associated with necrosis on the histology slides, although the necrotic areas behaved in various different ways on the CT-scan after injection of contrast medium: an enhancement of more than 10 HU did not mean that no necrotic tissue was present.
Conclusion: RFA causes heterogenous tissue changes, associating necrotic and ischemic zones and an apoptotic reaction. The mechanisms of these changes and their therapeutic significance should be studied. CT-scans performed immediately after RFA procedure and one month later are not predictive of the efficacy of the treatment because an enhancement of the AZ does not mean that it is not necrotic. The value of a CT-scan performed one month after the procedure is debatable, because the tissue remodeling that occurs in the kidneys is not definitive at this time-point.

Mots clés:
Radiofréquence / scanner / Anatomopathologie / Traitement ablatif
Mots-clés:
Radiofrequency / CT-scans / Pathology / Ablation techniques
Impact à long terme des complications chirurgicales sur la survie du transplant rénal
Long-term outcome of renal transplantation: Impact of surgical complications on graft survival
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 113-120

But de cette étude : Le but de cette étude était d’évaluer l’impact à long terme des complications chirurgicales sur la survie du transplant rénal.
Patients et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique sur 145 transplantations rénales consécutives au CHU de Poitiers entre mars 1986 et février 1995. Nous avons recueilli rétrospectivement des données concernant le donneur, le receveur, l’anatomie du transplant, la transplantation et ses suites immédiates et les complications chirurgicales.
Résultats : Il y a eu un total de 67 complications chirurgicales survenues chez 54 patients (38,3 %) durant la période de suivi, c’est-à-dire 14,4 ± 6,23 ans en moyenne. Le taux de complications chirurgicales par transplantation était de 47,5 % (IC95 % 36,4–58,6). L’incidence toutes complications confondues était de 23,48 complications pour 100 000 patients-années. Les complications urologiques représentaient 58,2 % de l’ensemble des complications contre 26,9 % pour les complications pariétales et 14,9 % pour les complications vasculaires. Les complications vasculaires avaient un impact péjoratif sur la survie du transplant (HR = 17,442, p < 5E-10). Prises indépendamment, les complications urologiques liées à un défaut de l’anastomose urinaire (sténose urétérale, fistule urinaire, nécrose distale urétérale et reflux vésicorénal du transplant) et les complications pariétales n’avaient pas d’impact significatif (respectivement p = 0,566 et p = 0,797).
Conclusion : Ce travail n’a pas montré d’impact des complications urologiques traitées sur la survie du transplant.

Objective: To determine the incidence of surgical complications of renal transplantation at one institution, relate this to donor and recipient factors and to long-term graft survival.
Patients and methods: A consecutive series of 145 renal transplants were audited, and a database of donor and recipient characteristics created for risk-factor analysis. An unstented Barry-Sarramon anastomosis was the most used method of ureteric reimplantation. Lich-Gregoir anastomosis was used in 28.9% of cases. The mean follow-up time was 14.4 ± 6.23 years.
Results: There were 67 surgical complications including ten vascular, 39 urological and 18 parietal complications. Among urological complications, 13 were urinary leaks, four distal ureteric necrosis, 13 symptomatic ureteric reflux, six primary ureteric obstructions, and one ureteric stone at some time after transplantation. The overall incidence of urological complications was 26.2%. There was no association with recipient or donor age, cold ischaemic times before organ reimplantation, dialysis duration before transplantation, operating times, or ureteric stenting. Overall surgical complications had a significant pejorative impact on graft survival (Hazard Ratio [HR] = 1.805; P = 0.32), but as we studied them separately, we highlighted that in fact only vascular complications had an impact on long-term graft survival (HR = 17.442, P < 5E-10). There was no association between urological (P = 0.566) or parietal (P = 0.797) complications and long-term graft outcome.
Conclusion: The onset of a urological or a parietal complication had no impact in this series on long-term graft survival. Vascular complications dramatically increase the rate of graft loss.

Mots clés:
Transplantation rénale / Complications chirurgicales / Survie du transplant
Mots-clés:
renal transplantation / Surgical complications / Graft survival
Impact de l’âge au diagnostic sur le devenir à long terme des patients opérés de valves de l’urètre postérieur
Is there an outcome difference between posterior urethral valves diagnosed prenatally and postnatally at the time of antenatal screening?
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 144-149

Introduction : Les valves de l’urètre postérieur (VUP) représentent la plus grave des uropathies obstructives même si leur pronostic a été notablement amélioré par une prise en charge multidisciplinaire dès la période anténatale. L’objectif de cette étude était de savoir si les valves de diagnostic tardif dans notre centre avaient une évolution similaire à celles diagnostiquées en anténatal.
Patients et méthode : Nous avons mené une étude rétrospective, monocentrique des patients opérés pour VUP dans le service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital des enfants de Toulouse entre 1990 et 2010.
Résultats : Au cours des 20 dernières années, 69 patients ont été opérés pour cette pathologie dans notre centre. Trente-huit ont été diagnostiqués lors d’une évaluation prénatale à 30,6 SA et d’une prise en charge néonatale avec une prise en charge au cinquième jour en moyenne avec un suivi moyen de 7,2 ± 0,5. Trente et un patients étaient diagnostiqués secondairement au cours de l’enfance à l’âge de 6,3 ans avec un suivi de 2,3 ± 0,7 années. Dix altérations de la fonction rénale sur 38 patients (26,32 %) ont été mises en évidence dans le groupe diagnostic anténatal contre deux dans le groupe de diagnostic tardif (6,45 %, p = 0,029) (sans nécessité d’avoir recours à une transplantation). Aucune différence entre les deux groupes n’a été mise en évidence concernant des troubles mictionnels chez les patients de plus de cinq ans (p = 0,68).
Conclusion : Contrairement à certaines séries de la littérature, les VUP de diagnostic tardif étaient de meilleur pronostic dans notre série. Nous pensons que cela peut être attribué au caractère moins obstructif de ces valves. Néanmoins, un suivi plus prolongé s’avère nécessaire. Dans tous les cas, un suivi néphrologique et urologique concomitant reste primordial tout au long de la croissance.

Purpose: Posterior urethral valves (PUV) diagnosed during childhood have classically been associated with a better outcome than antenatally diagnosed PUV. The aim of our study was to compare long-term outcome of these two patients’ groups.
Material and methods: We retrospectively reviewed the medical records of boys with PUV managed between 1990 and 2010. Patient demographics, clinical background, radiographic data (including prenatal ultrasonography data when available), renal and bladder functional outcomes, surgical procedures and urinary tract infections (UTI) were abstracted. Impaired renal function (IRF) was defined as glomerular filtration rate less than 90 mL/min/1.73 m2 at last follow-up.
Results: We identified 69 patients with confirmed PUV. Thirty-eight were diagnosed prenatally (group 1) at 30.5 weeks of gestation and 31 had a delayed diagnosis (group 2) at a median age of 6.31 years. At diagnosis, 20 patients in group 1 had renal insufficiency versus two in group 2 (P < 0.05). At the end of mean follow-up of 7.2 ± 0.5 years, in group 1, 26.3% developed IRF versus 6.3% in group 2 (mean follow-up 2.3 years). Mean age at last follow-up was 7.3 years in group 1 versus 8.3 in group 2 (P > 0.05). In group 1, 27% had voiding dysfunction versus 30% in group 2 (NS). In group 1, 35% had UTI during follow-up versus 10% (P = 0.01).
Conclusion: During the follow-up, the patients with delayed diagnosis VUP have developed fewer complications related to the initial obstruction than the population who was detected antenatally and managed from the early hours of life. However, the rate of IRF and voiding disorders in our study, associated with the data of the literature, highlights the potential persistence and worsening of these conditions. That is why, whatever the age at diagnosis, VUP patients require a close monitoring.

Mots clés:
Valves de l’urètre postérieur / Maladie rénale chronique / Diagnostic anténatal
Mots-clés:
Posterior urethral valves / Chronic renal disease / Antenatal diagnosis
Le score PCA3 et l’IRM prostatique permettent-ils de sélectionner les patients candidats a une première série de biopsies prostatiques ?
Does PCA3 score and prostatic MRI help selection of patients scheduled for initial prostatic biopsy?
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 121-127

Objectifs : Déterminer si l’ajout du score PCA3, et/ou de l’IRM prostatique permet d’améliorer la sélection des patients candidats à une première série de biopsies de prostate.
Méthodes : Une IRM prostatique multiparamétrique (IRM MP) et un dosage de PCA3 ont été réalisés avant biopsie chez les patients ayant une indication de première biopsie pour un toucher rectal anormal et/ou un PSA supérieur à 4 ng/mL. Les séquences T2, dynamiques et de diffusion recherchaient une cible suspecte cotée sur un score de 4. Les patients ont été inclus de façon prospective dans un seul centre. Les performances du PCA3 urinaire et de l’IRM ont été évaluées par comparaison aux résultats des biopsies.
Résultats : Soixante-huit patients ont été inclus, le PSA médian était de 5,2 ng/mL (3,2–28). La valeur prédictive négative (VPN) des sores IRM 0, 1 et 2 était respectivement de 80 %, 43 % et 69 %. La valeur prédictive positive (VPP) des scores IRM de 3 et 4 était de 50 % et 81 %. La valeur seuil discriminante pour le PCA3 était de 21 (Se : 0,91 ; Sp : 0,50). Un seul patient avec des biopsies positives (0,5 mm de score de Gleason 3 + 3) avait à la fois une IRM négative et un PCA3 inférieur à 21.
Conclusion : L’association de l’IRM MP et du PCA3 permettait, dans cette étude, d’envisager une réduction du nombre de primo-biopsies inutiles sans ignorer la présence d’une éventuelle tumeur agressive.

Introduction: Determinate if the adjunction of PCA3 score and/or prostatic MRI can improve the selection of the patients who have an indication of first prostate biopsy.
Patients and methods: Multiparametric prostatic MRI and PCA3 score were made before biopsy to men scheduled for initial prostate biopsy for abnormal digital rectal examination and/or PSA superior to 4 ng/mL. T2-weighted imaging, diffusion-weighted imaging and dynamic contrast-enhanced imaging looked for suspect target classified on a scale of four. It was a prospective, single centre study. The diagnostic accuracy of PCA3 score and MRI was to evaluate in comparison with biopsy results.
Results: Sixty-eight patients were included, median PSA was 5.2 ng/mL (3.2–28). Negative predictive value (NPV) of MRI score 0, 1 and 2 were respectively 80%, 43% and 69%. Positive predictive value (PPV) of MRI score 3 and 4 were 50% and 81%. The PCA3 cutoff with best accuracy was 21 (Se: 0.91; Sp: 0.50). Only one patient with positive biopsy (0.5 mm of Gleason score 3 + 3) had negative MRI and PCA3 inferior to 21.
Conclusion: MRI and PCA3 score in association allowed, in this study, to consider reduction of unnecessary initial biopsy without ignoring potential aggressive tumor.

Mots clés:
Biopsie / cancer de prostate / PCA3 / IRM / Diagnostic initial
Mots-clés:
biopsy / Prostate cancer / PCA3 / MRI / Initial diagnosis
Mise au point sur la mutation FGFR3 et le phénotype épigénétique MRES dans la carcinogenèse vésicale
Update on <i>FGFR3</i> mutation and <i>MRES</i> phenotype in urothelial carcinogenesis
2011
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 96-98

La mutation FGFR3 conduit à une activation constitutive du récepteur 3 au FGF. Elle est précoce dans la carcinogenèse vésicale, et est fortement associée aux tumeurs papillaires. Le phénotype tumoral épigénétique multiple regional epigenetic silencing (MRES) correspond à l’inactivation transcriptionnelle de régions chromosomiques dans les tumeurs invasives du muscle, et est très fortement associé à la signature moléculaire du carcinome in situ. Ces altérations pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.

FGFR3 mutation leads to a constitutive activation of the receptor 3 to Fibroblast Growth Factor. This mutation is early in urothelial carcinogenesis and is strongly associated to low grade papillary tumors. MRES epigenetic phenotype corresponds to the transcriptional inactivation of chromosomal regions in muscle invasive bladder cancer, and is strongly associated to the molecular signature of carcinoma in situ. These alterations could be targeted by new specific therapies.

Mots clés:
carcinome urothélial / Mutation FGFR3 / Épigénétique / MRES
Mots-clés:
Urothelial carcinoma of the bladder / FGFR3 mutation / Epigenetic / MRES phenotype
Photovaporisation prostatique avec le laser KTP chez les patients sous traitement antithrombotique. À propos d’une étude rétrospective sur 120 cas
Photovaporisation of the prostate using KTP laser in patients on antithrombotics. About a restrospective study of 120 cases
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 137-143

Les prescriptions des traitements antithrombotiques (AT) au long cours tendent à se multiplier, compliquant ainsi la chirurgie de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). Grâce à ses propriétés hémostatiques, le laser KTP se pose aujourd’hui comme une alternative crédible à la résection transurétrale de la prostate (RTUP).
Objectifs : Étudier les résultats fonctionnels et les complications du laser KTP 80W dans une population de patients sous traitement AT, en les comparant à ceux obtenus chez des patients sans AT (nAT).
Patients et méthodes : Une étude rétrospective monocentrique a été conduite dans le service d’urologie du CHU de Nice, chez des patients avec une HBP symptomatique non compliquée, traités par photovaporisation avec le laser KTP 80W, entre novembre 2005 et octobre 2009. La cohorte a été scindée en deux groupes appariés AT/nAT. Dans le groupe des patients AT, les traitements par aspirine et antivitamine K (AVK) ont été maintenus, alors que le clopidogrel a été interrompu. La débimétrie urinaire, la mesure du résidu post-mictionnel, l’International Prostate Symptom Score (IPSS) et la question de qualité de vie du score IPSS ont été analysées. La durée d’intervention, la quantité d’énergie laser délivrée, les durées de sondage vésical postopératoire et d’hospitalisation, ainsi que le taux de transfusion sanguine ont été évalués. La classification de Clavien a été utilisée pour caractériser les complications postopératoires.
Résultats : Au total, 120 patients ont été inclus en deux groupes (50 AT/70 nAT), avec un suivi médian de 24 mois. Les deux groupes étudiés étaient comparables, excepté pour l’âge qui était significativement plus élevé chez les patients sous AT (p = 0,001). Les durées moyennes opératoire, de sondage vésical et d’hospitalisation ont été significativement plus longues chez les patients sous AT. Sept complications ont été rapportées dans le groupe AT versus trois complications dans le groupe nAT. Aucune différence significative n’a été rapportée sur l’évaluation des paramètres mictionnels et du score IPSS.
Conclusion : La photovaporisation prostatique par le laser KTP 80W a permis d’obtenir des résultats fonctionnels comparables chez les patients AT et les patients nAT, avec un risque minimal de complication.

Antithrombotic (AT) medications are more and more prescribed, so complicating the surgery of benign prostatic hyperplasia (BPH). KTP laser is an alternative to the transurethral resection of the prostate thanks to its haemostatic properties.
Objectives: To study the functional outcomes and complications of KTP 80W laser treatment in patients taking AT, comparing with patients without AT (nAT).
Patients and methods: A single-center retrospective study has been conducted in the department of Urology of Nice Teaching Hospital, in patients with uncomplicated symptomatic BPH, treated with the KTP 80W laser treatment, between November 2005 and October 2009. The cohort was divided into two matched groups AT/nAT. In the AT group patients, treatment with aspirin and vitamin K antagonist (VKA) were maintained, whereas clopidogrel was discontinued. The urinary flowmetry, measurement of residual urine, International Prostate Symptom Score (IPSS) and question 8 of the IPSS score were analyzed. The duration of intervention, the amount of laser energy delivered, duration of catheterization and postoperative hospitalization, and the rate of blood transfusion have been evaluated. Clavien classification was used to characterize the postoperative complications.
Results: A total of 120 patients were included in two groups (50 AT/70 nAT), with a median follow-up of 24 months. The two study groups were comparable except for age which was significantly higher in patients on AT (P = 0.001). The average duration of operation, of catheterization and hospital stay were significantly longer in patients receiving AT. Seven complications were reported in the AT group versus three complications in the nAT. No significant difference was reported on the evaluation of voiding parameters and IPSS score.
Conclusion: Photovaporisation of the prostate using KTP 80W laser treatment provided functional outcomes comparable in patients on AT and untreated patients, with minimal risk of complication.

Mots clés:
hyperplasie bénigne de la prostate / Traitement antithrombotique / Antiagrégant plaquettaire / Antivitamine K / Laser KTP
Mots-clés:
Benign prostatic hyperplasia / Antithrombotic medications / Antiplatelet / Antivitamin K / KTP laser
Résultats de la radiothérapie de rattrapage pour récidive biologique après prostatectomie radicale dans la population africaine-caribéene de la Guadeloupe
Salvage radiotherapy outcomes for biochemical recurrence following radical prostatectomy among the African-Caribbean population of Guadeloupe
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 128-136

Buts : Évaluer pour la première fois les résultats de la radiothérapie de rattrapage pour récidive biologique du cancer de la prostate après prostatectomie radicale dans une population d’origine africaine : la population africaine-caribéenne de la Guadeloupe.
Patients et méthode : Quatre-vingt dix patients successifs, en récidive biologique ont été traités au CHU de Pointe-à-Pitre par radiothérapie de rattrapage entre avril 2003 et décembre 2008. L’analyse rétrospective, monocentrique, a évalué le taux de survie sans récidive biologique (SSRB) après irradiation selon la méthode de Kaplan-Meier et les facteurs prédictifs du traitement selon le modèle de COX, avec p < 0,05. L’échec thérapeutique était défini par le seuil de PSA supérieur ou égal à nadir + 0,1 ng/mL.
Résultats : La dose médiane d’irradiation était de 64 Gy, le recul médian de 24,63 mois. 35 (38,9 %) patients étaient en échec thérapeutique. La médiane de SSRB était de 55,3 mois. Les probabilités de SSRB à 12, 24, 36 et 48 mois étaient respectivement de 88,1 %, 70,3 %, 61,9 % et 56,1 %. En analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants de l’échec de la radiothérapie de rattrapage étaient l’invasion des vésicules séminales (p = 0,0094, HR = 2,63 CI 95 % : [1,28–5,55]), la vélocité du PSA supérieure ou égale à 0,75 ng/mL par an (p = 0,0002, HR = 3,88 CI95 % : [1,86–7,75]) et le taux de PSA supérieur ou égal à 1,5 ng/mL avant irradiation (p = 0,0093, HR = 2,89 CI95 % : [1,30–6,45]).
Conclusion : La radiothérapie de rattrapage dans la population africaine-caribéenne a été un traitement aussi efficace de la récidive biologique que dans les populations d’origine caucasienne.

Objectives: To make the first analysis of the salvage radiotherapy outcomes for biochemical recurrence of prostate cancer after radical prostatectomy in African descendant people, witch has no healthcare access difficulties: the French West-Indies African-Caribbean people of Guadeloupe.
Patients and method: Ninety successive patients, with biological failure after radical prostatectomies were treated in the University Hospital of Pointe-à-Pitre with salvage radiotherapy between April 2003 and December 2008. The retrospective study analysed the biochemical disease free survival (bDFs) after irradiation with Kaplan-Meier method, and the independent predictors of bDFs using the Cox model, with P < 0.05. The treatment failure was defined for PSA superior or equal to nadir + 0.1 ng/mL.
Results: The median dose was 64 Gy. At the median follow-up of 24.63 months, 35 (38.9%) patients had biochemical recurrence. The median bDFs was 55.3 months, the bDFs probabilities at months 12, 24, 36 and 48 were 8.1%, 70.3%, 61.9% and 56.1%. Multivariate analysis determined that the independents predictors of treatment failure were the seminals vesicles invasion (P = 0.0094, Hazard ratio = 2.63 CI 95%: [1.28–5.55]), the PSA velocity superior or equal to 0.75 ng/mL per year (P = 0.0002, Hazard ratio = 3.88 CI95%: [1.86–7.75]) and the pre-irradiation PSA level superior or equal to 1.5 ng/mL (P = 0.0093, Hazard ratio = 2.89 CI95%: [1.30–6.45]).
Conclusion: Salvage radiotherapy for African descendent people with no healthcare difficulty access was an efficient treatment for the biochemical recurrence and had the same outcomes than others Caucasian people.

Mots clés:
Cancer prostate / Récidive biologique / Radiothérapie de rattrapage / Africain-américain / Guadeloupe
Mots-clés:
Prostate cancer / Biochemical recurrence / Salvage radiotherapy / Race / African-American
Rupture traumatique du col vésical chez l’enfant
Bladder neck traumatic rupture in children
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 150-152

La survenue d’une rupture transversale post-traumatique du col vésical est rare chez l’enfant. Nous en rapportons un nouveau cas chez un garçon de dix mois ayant une péritonite urineuse. Le diagnostic a été peropératoire. Le traitement chirurgical en urgence comportant une anastomose vésico-urétrale protégée d’un double drainage a été efficace sans séquelle urogénitale.

Transverse rupture of the bladder neck injury is rare in children. We report a new case in a 10-month boy with urinary peritonitis. Diagnosis was intraoperative. Surgical treatment in emergency with urethrovesical anastomosis protected by a perivesical drain and a large-bore urinary catheter was performed without urogenital complication.

Mots clés:
Anastomose vésico-urétrale / Rupture traumatique du col vésical
Mots-clés:
Rupture bladder neck injury / Urethrovesical anastomosis
Syndrome métabolique et insulinorésistance chez les patients atteints de cancer de la prostate traités par suppression androgénique hormonale
Metabolic syndrome and insulin resistance in patients with prostate cancer treated with androgen deprivation hormone
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 88-95

Introduction et objectifs : La suppression androgénique dans le cancer de la prostate est responsable de nombreux effets secondaires. De nombreuses études, pour la plupart rétrospectives, ont retrouvé une association entre suppression androgénique et augmentation de la morbidité cardiovasculaire. Si cet impact cardiovasculaire était retenu, une des explications étiologiques serait la survenue de troubles métaboliques et en particulier d’une insulinorésistance. L’objectif de notre travail était d’effectuer une revue de la littérature évaluant l’impact de la suppression androgénique sur la survenue d’une insulinorésistance, d’un syndrome métabolique et des modifications des principaux marqueurs de l’insulinorésistance.
Matériel et méthode : Une revue systématique de la littérature à partir de la base de recherche Pubmed a été effectuée en utilisant les mots clés suivants : androgen deprivation therapy, metabolic syndrome, insulin resistance, hyperglycemia, cardiovascular diseases, cardiovascular risk, abdominal obesity.
Résultats : Douze études ont été incluses, elles mettaient en évidence une prévalence de 55 % de syndrome métabolique chez les patients traités depuis plus de 12 mois, une augmentation de la masse grasse ainsi qu’une diminution de la masse maigre, une augmentation de l’adiposité abdominale sous-cutanée et de l’adiposité viscérale. L’insulinémie était augmentée dans quatre des études (de 25 à 60 % dès trois mois). L’augmentation de l’insulinorésistance était évaluée par l’index Homeostasis Model Assessment (HOMA) était reportée trois fois (12 % dans deux études de type cohorte prospective).L’augmentation des triglycérides (20 à 40 % à 12 mois) et du cholestérol total (de 7 à 11 %) fut constatée dans cinq études ; et l’augmentation du LDL cholestérol et du HDL dans trois études (de 9 à 22 %).
Conclusion : L’ensemble des études de cette analyse semblait converger vers l’apparition d’une insulinorésistance et de troubles métaboliques, cependant aucune étude de cohorte prospective, de bonne qualité méthodologique, n’a été recensée. Il serait nécessaire de réaliser un essai prospectif multicentrique afin d’avoir une étude de causalité de bonne qualité.

Introduction and objectives: Androgen suppression in prostate cancer is responsible for many side effects. Many studies, mostly retrospective, have found an association between androgen deprivation and increased cardiovascular morbidity. If the cardiovascular impact was chosen, an etiological explanation would be the occurrence of metabolic disorders, particularly insulin resistance. The objective of our work was to conduct a review of the literature assessing the impact of androgen deprivation on the onset of insulin resistance, the metabolic syndrome and changes in key markers of insulin resistance.
Materials and methods: A systematic review of literature from the Pubmed database search was performed using the following keywords: androgen deprivation therapy, metabolic syndrome, insulin resistance, hyperglycemia, cardiovascular diseases, cardiovascular risk, abdominal obesity.
Results: Twelve studies were included, bringing into focus a 55% prevalence of metabolic syndrome in patients treated for more than 12 months, an increase in fat mass and decreased lean body mass, an increase in abdominal subcutaneous fat and in visceral adiposity. The insulin was increased in four studies (25 to 60% three months dice). The increased insulin resistance was assessed by the Homeostasis Model Assessment (HOMA) was postponed three times (12% in two prospective cohort studies of type). The increase in triglycerides (20 to 40% at 12 months) and total cholesterol (7 to 11%) was observed in five studies, and increased LDL cholesterol and HDL in three studies (9 to 22%).
Conclusion: All studies of this analysis appeared to converge towards the development of insulin resistance and metabolic disorders, however, no prospective cohort study of good methodological quality were identified. It would be necessary to conduct a prospective multicenter study in order to have a causal quality.

Mots clés:
Suppression androgénique / Insulinorésistance / Syndrome métabolique / Hormonothérapie / Risque cardiovasculaire
Mots-clés:
Androgen deprivation therapy / Metabolic syndrome / Insulin resistance / Prostate cancer / Hyperglycemia
Traitement de l’hyperplasie bénigne de prostate par photovaporisation au laser Greenlight® : analyse de la littérature
Greenlight<sup>®</sup> photoselective vaporisation for benign prostatic hyperplasia: A systematic review
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 77-87

La résection transurétrale de prostate (RTUP) reste le traitement chirurgical de référence de l’hypertrophie prostatique compliquée ou réfractaire au traitement médical. La photovaporisation prostatique (PVP) au laser Greenlight® a été développée dans le but d’améliorer la sécurité de l’hémostase. Le but de ce travail était de rapporter les résultats de la PVP à partir de la littérature.
Matériel et méthode : Une revue systématique de la littérature sur la base de recherche Pubmed était effectuée en utilisant les mots clés : benign prostate hyperplasia ; greenlight ; photovaporisation ; Laser ; IPSS score ; endoscopicsurgery ; morbidity ; complication. Les études prospectives et rétrospectives étaient sélectionnées à partir de la première utilisation chez l’homme en 1998.
Résultats : Certains paramètres techniques sont bien définis (vitesse de rotation de la fibre, angle d’attaque et distance avec le tissu) mais d’autres restent débattus (nombre de joules par volume prostatique). Versus RTUP, la PVP offrirait les mêmes résultats fonctionnels à moyen terme mais avec un risque de saignement plus faible. L’hétérogénéité des techniques d’évaluation et des populations étudiées rend difficile l’évaluation de la fonction érectile mais elle ne semblerait pas associée à un risque accru versus RTUP. L’absence de matériel histologique devrait motiver un dépistage du cancer de prostate avant PVP. L’économie générée par la diminution de la durée moyenne de séjour n’a pas été formellement analysée en France.
Conclusion : La PVP est une technique sure. Le nouveau générateur XPS semble arrivé à maturité. Son développement permettra certainement d’obtenir une évaluation à long terme avec des niveaux de preuve satisfaisants.

Introduction: Transurethral resection of the prostate (TURP) is the most common surgical procedure in urology and remains the gold standard treatment of complicated benign prostatic hyperplasia or refractory to medical treatment. Routinely used since the 2000s, prostate photoselective vaporization (PVP) with Greenlight® laser has been developed to improve the safety of hemostasis in elderly patients and/or with high surgical risk. The purpose of this study was to review the results of PVP from the international literature.
Materiel and methods: A systematic review of the literature on the research base Pubmed (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/) was performed using the keywords benign prostatic hyperplasia; greenlight; photovaporisation; Laser; IPSS score; endoscopicsurgery; morbidity; complication. Prospective and retrospective studies in English and French were selected from its first use in 1998. Finally, we looked for studies that reported at least one of the following items: surgical technique; operative data; complications; anatomical and functional results and/or direct comparison between PVP and TURP.
Results: Regardless the PVP technique used to treat adenoma and identify the limits of the prostatic capsule, some parameters are well defined (sweepspeed, angle and distance of the fiber with the tissue) but others are still debated (number of joules per volume, when do we have to stop the PVP) and are reported in a heterogeneous manner due to the different generators. Versus TURP, PVP would offer the same functional results in the medium term but with a lower risk of per- and postoperative bleeding. The study of the risk of erectile dysfunction (ED) after PVP is made difficult due to the heterogeneity of DE assessment and study populations. However, PVP does not seem associated with an increased risk of ED versus TURP. The lack of histological material should lead to preoperative individual screening of prostate. The economy generated by PVP regarding the decrease in average length of stay has been clearly identified in Australia, Canada, Switzerland and USA. Studies will be published soon on French economic model.
Conclusion: PVP with Greenlight® laser appears to be a safe and effective technique. With the new generator XPS, the PVP technique reaches maturity. Its development will certainly lead to a long-term evaluation with high levels of evidence based.

Mots clés:
Hypertrophie de la prostate / Laser / score IPSS / chirurgie endoscopique / morbidité
Mots-clés:
Benign prostate hypertrophy / Laser / IPSS score / endoscopic surgery / Morbidity
Traitement d’une tumeur rénale et préservation néphronique impérative : étude comparative des données périopératoires et des résultats à moyen terme de la néphrectomie partielle et de la radiofréquence
Perioperative outcomes and mid-term results of radiofrequency ablation and partial nephrectomy in indications of renal tumor treatment and imperative nephron-sparing procedure
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 2, 99-104

Objectif : Comparer la morbidité, les suites carcinologiques et la fonction rénale à moyen terme de la néphrectomie partielle (NP) et de la radiofréquence percutanée (RFA) dans les indications de traitement d’une tumeur rénale avec préservation néphronique impérative.
Patients et méthodes : Cinquante patients consécutifs pris en charge par NP ou RFA pour une tumeur rénale avaient une insuffisance rénale, et/ou une tumeur sur rein unique et/ou une tumeur bilatérale. Les données périopératoires et de suivi ont été comparées.
Résultats : Trente-six NP et 14 RFA ont été réalisées. Dans le groupe RFA, les patients étaient plus âgés (79,2 vs 62,5 ans), avaient un score ASA supérieur (3 vs 2), un score RENAL inférieur (6 vs 7,5) et moins de tumeurs sur rein unique ou bilatérales (p = 0,009). Les patients traités par NP ont eu plus de complications totales (29,4 % vs 6,3 %), de transfusion (20,6 % vs 0) et une durée d’hospitalisation plus longue (9 vs 3 jours). Sur un suivi médian de 22 mois (4,3–53,7), la perte de fonction rénale n’a pas été différente (p = 0,34). En analyse multivariée, le traitement a été un facteur prédictif indépendant des complications en défaveur de la NP (OR = 14,09, p = 0,02) mais pas de perte de fonction rénale. Aucun patient n’a récidivé.
Conclusion : Chez les patients avec une indication de traitement d’une tumeur rénale et préservation néphronique impérative, la RFA a semblé moins morbide à court terme avec des résultats fonctionnels identiques. Le suivi carcinologique insuffisant n’a pas permis de statuer sur les résultats à long terme.

Objective: To compare morbidity, oncological and functional outcomes of percutaneous radiofrequency ablation (RFA) and partial nephrectomy in indications of renal tumor treatment with imperative nephron-sparing procedure.
Patients and methods: Between January 2005 and December 2010, 50 consecutive patients were referred in our center for NP or RFA for a renal tumor with either a renal function impairment defined as estimated glomerular filtration (eGFR) less than 60 mL/min/1.73 m2, and/or solitary kidney and/or bilateral tumors. Perioperative outcomes were compared.
Results: Thirty-six PN and 14 RFA were performed. RFA patients were older (79.2 vs. 62.5 years old), had a higher ASA score (3 vs. 2), a lower RENAL score (6 vs. 7.5) and a lower rate of tumor on solitary kidney or bilateral tumors (P = 0.009). Overall complications (29.4% vs. 6.3%), transfusions (20.6% vs. 0) and longer hospital stay (9 vs. 3 days) were more likely to occur in the NP group. During a median follow-up of 22 months (4.3–53.7), eGFR decrease was similar between the two groups (P = 0.34). On multivariate analysis, PN was associated with an increased occurrence of overall complications (OR = 14.09, P = 0.02) but with a similar eGFR decrease. No patient died.
Conclusion: For patients with an indication of treatment of renal tumor and imperative nephron-sparing procedure, RFA seems to provide low morbidity and comparable functional outcomes as partial nephrectomy. Our limited follow-up does not permit to conclude on oncologic data.

Mots clés:
cancer du rein / Néphrectomie partielle / Radiofréquence / Complications
Mots-clés:
Renal cancer / Partial nephrectomy / radiofrequency ablation / Complications