Base bibliographique

Sommaire :

Métastases vaginales d'un carcinome à cellules rénales
Vaginal metastases from renal cell carcinoma.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 319-321

Le carcinome rénal à cellules claires est une tumeur qui métastase rarement au vagin. Seuls 80 cas ont été rapportés dans la littérature. Du fait des particularités anatomiques du drainage veineux du rein gauche, la plupart de ces métastases ont eu lieu sur des tumeurs rénales gauches. La découverte d'un adénocarcinome ou d'un carcinome indifférencié vaginal doit faire réaliser une imagerie rénale à la recherche d'une tumeur.

Renal cell carcinoma rarely metastasizes to the vagina, as only 80 cases have been reported in the literature. Due to the anatomical features of the venous drainage of the left kidney, most vaginal metastases are derived from left renal tumours. Renal imaging looking for a renal tumour must be performed in the presence of a vaginal adenocarcinoma or undifferentiated carcinoma.

Mots clés:
carcinome à cellules rénales / vagin / Rein
Mots-clés:
Renal cell carcinoma / vagina / kidney.
Angiomyolipome à composante épithélioide mimant un adénocarcinome rénal
Angiomyolipoma with epithelioid contingent mimicking renal cell carcinoma.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 322-325

Les auteurs rapportent l'observation d'un patient suivi pour angiomyolipome rénal. Au cours de la surveillance scannographique, cette lésion présente un aspect de tumeur maligne avec disparition de la composante graisseuse et le patient bénéficie d'une néphrectomie. La lésion se révélera être un angiomyolipome rénal à composante épithélioide. Les différents aspects de cette variante radiologique et histologique sont discutés.

The authors report the case of a patient followed for renal angiomyolipoma. On CT surveillance, this lesion developed features of a malignant tumour with loss of the fatty component and the patient was treated by nephrectomy. Histological examination demonstrated renal angiomyolipoma with an epithelioid contingent. The various aspects of this histological and radiological variant are discussed.

Mots clés:
Rein / Angiomyolipome / cellules épithélioides / adénocarcinome / tomodensitométrie.
Mots-clés:
Kidney / Angiomyolipoma / epithelioid cells / adenocarcinoma / computed tomography.
Néphroblastome de l'adulte
Adult Wilms tumour.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 326-328

Le néphroblastome est une tumeur exceptionnelle chez l'adulte. Ce diagnostic souvent histologique, est en général posé à un stade clinique plus avancé que chez l'enfant et le pronostic, au même stade clinique est comparativement plus péjoratif chez l'adulte. Son traitement associe la néphrectomie élargie à une polychimiothérapie adjuvante et à une radiothérapie.
Nous rapportons un cas de néphroblastome chez l'adulte. La prise en charge thérapeutique combinait une néphrectomie élargie à une polychimiothérapie adjuvante. Actuellement, la patiente est en rémission clinique avec un recul de 2 ans.

Wilms tumour is an exceptional tumour in adults. This diagnosis, often histological, is generally established at a more advanced clinical stage than in children and the prognosis, for the same clinical stage, is comparatively poorer in adults. Treatment consists of radical nephrectomy and adjuvant chemotherapy and radiotherapy.
The authors report a case of Wilms tumour in an adult treated by a combination of radical nephrectomy and adjuvant chemotherapy. The patient is currently in clinical remission with a follow-up of 2 years.

Mots clés:
Néphroblastome de l'adulte / néoplasme rénal / Néphrectomie élargie / Chimiothérapie.
Mots-clés:
Adult Wilms tumour / renal neoplasm / Radical nephrectomy / chemotherapy.
Traitement conservateur d'une rupture du greffon rénal
Renal graft rupture.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 329-332

La rupture spontanée du greffon rénal est une complication précoce et grave de la transplantation rénale qui peut être à l'origine de la perte du greffon. Elle se voit le plus souvent suite à un rejet aigu ou à une nécrose tubulaire aiguë. Le pronostic est mauvais puisque le traitement est dans la majorité des cas une détransplantation.
Nous rapportons un cas de rupture du greffon rénal découverte chez un transplanté lors d'une reprise chirurgicale suite à un saignement important. Cette rupture était secondaire à une nécrose tubulaire aiguë. Le traitement a eu pour objectif de préserver le rein. L'évolution à été favorable avec récupération complète de la fonction du greffon.

Spontaneous rupture of the renal graft is a serious early complication of renal transplantation, which can be responsible for loss of the graft. It usually follows an episode of acute rejection or acute tubular necrosis. It has a poor prognosis, as treatment consists of graft nephrectomy in the majority of cases. The authors report a case of renal graft rupture discovered during reoperation for severe bleeding. Rupture was secondary to acute tubular necrosis. Treatment is designed to preserve the kidney. The outcome was favourable with complete recovery of graft function.

Mots clés:
Rupture du greffon rénal / nécrose tubulaire aiguë.
Mots-clés:
Renal graft rupture / Acute tubular necrosis
Tumeur desmoplastique à petites cellules rondes paratesticulaire
Small round cell desmoplastic tumour presenting as a testicular mass.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 333-336

Nous rapportons l'observation d'un patient qui a présenté une tumeur desmoplastique à petites cellules rondes révélée par une masse testiculaire. Il s'agit d'une tumeur rare, développée aux dépens des séreuses et notamment de la vaginale testiculaire. Elle est caractérisée par une translocation réciproque spécifique t(11;22) (p13;q12) entraïnant la fusion des gènes EWS et WT1,
Le traitement de cette tumeur associe une chirurgie d'exérèse la plus complète possible à une chimiothérapie intensive (protocole P6 ou schéma de l'institut Gustave Roussy) et éventuellement à une radiothérapie. Le pronostic reste cependant défavorable.

The authors report a case of small round cell desmoplastic tumour presenting as a testicular mass. This is a rare tumour arising from serosal tissues, especially the tunica vaginalis. It is characterized by a specific reciprocal translocation t(11;22) (p13;q12) inducing fusion of the EWS and WT1 genes. Treatment of this tumour consists of a combination of surgical resection, as complete as possible, and intensive chemotherapy (P6 protocol or Institut Gustave Roussy protocol) and possibly radiotherapy. However, the prognosis remains very poor.

Mots clés:
Tumeur / desmoplastique / vaginale / testiculaire.
Mots-clés:
Desmoplastic tumour / tunica vaginalis / testis.
Priapisme et résistance à la protéine C activée
Priapism and activated protein C resistance.
2005
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 337-338

Le priapisme est une pathologie rare et peut être secondaire à une anomalie de l'hémostase. Nous rapportons le premier cas de priapisme dû à une mutation hétérozygote du facteur V Leiden responsable d'une résistance à la protéine C activée chez un patient traité par héparine de bas poids moléculaire. Un cas similaire a déjà été rapporté mais avec une mutation homozygote.
Le priapisme doit donc être considéré comme un accident thrombo-embolique et sa survenue doit faire rechercher systématiquement une anomalie de l'hémostase en l'absence d'étiologie évidente.

Priapism is a rare disease that can be secondary to a clotting disorder. The authors report the first published case of priapism due to a heterozygous mutation of factor V Leiden responsible for activated protein C resistance in a patient treated with low molecular weight heparin. A similar case has already been reported, but with a homozygous mutation. Priapism must therefore be considered to be a thromboembolic event and the presence of a clotting disorder should be systematically investigated in the absence of an obvious aetiology.

Mots clés:
priapisme / résistance à la protéine C activée.
Mots-clés:
priapism / activated protein C resistance.
Apprentissage chirurgical de la création des abords vasculaires pour hémodialyse : intérêt de la collaboration médico-radio-chirurgicale
Surgical learning curve for creation of vascular accesses for haemodialysis: value of medico-radio-surgical collaboration.
2005
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 339-343

Introduction : La création d'un abord vasculaire pour hémodialyse (AV) est une chirurgie qui comporte un taux d'échecs dus à la qualité des vaisseaux et à l'expérience de l'opérateur. Les 2 premières années d'un jeune urologue ayant débuté cette activité au sein d'un CHI et la collaboration avec l'équipe de néphrologie sont rapportées.

Patients et Méthodes : Les patients opérés d'un AV ont été séparés en 2 groupes chronologiques. L'âge et le sexe des patients, la cause de l'insuffisance rénale, la présence d'un diabète, l'examen clinique des membres supérieurs, le bilan pré-opératoire des vaisseaux des membres supérieurs, le type d'anesthésie, la durée d'intervention et le début de la dialyse par rapport à l'intervention, ainsi que le résultat fonctionnel de l'AV à 6 mois ont été étudiés. Les résultats concernant les patients de la première période ont fait l'objet d'une discussion entre l'opérateur et l'équipe de Néphrologie.

Résultats : Durant les 9 premiers mois, 28 patients ont été opérés, ce qui correspond à 36 interventions dont 32 fistules directes. Durant les 15 mois suivants, 61 patients ont été opérés, avec 63 créations d'AV dont 55 fistules directes. Le taux d'échecs (thrombose ou AV non fonctionnel) est passé de 32.1 à 11.1% (p=0.07) alors que les 2 groupes sont globalement comparables.

Conclusions : L'évaluation d'une activité chirurgicale nouvelle montre des échecs comme pour toute courbe d'apprentissage. Cependant elle permet d'améliorer les résultats. La collaboration avec les néphrologues doit intégrer un discussion qui permet d'accepter certains échecs car ils témoignent du respect d'une stratégie de préservation du capital vasculaire et de la tentative raisonnée d'éviter un accès proximal ou un pontage non indispensable. Il faut pouvoir s'entourer d'une équipe de radiologie motivée (bilan pré-opératoire et prise en charge des complications), mais également de l'aide d'un opérateur plus expérimenté.

Introduction : Creation of a vascular access (VA) for haemodialysis is a surgical procedure which comprises a failure rate related to the quality of the vessels and the operator's experience. The authors report the first 2 years of a young urologist's experience with this procedure in a local hospital in collaboration with the nephrology team.

Patients and Methods: Patients undergoing creation of VA were divided into 2 chronological groups. The patient's age and gender, the cause of renal failure, the presence of diabetes, clinical examination of the upper limb, preoperative assessment of upper limb vessels, the type of anaesthesia, the operating time and the start of dialysis after the operation, as well as the functional results of the VA at 6 months were studied. Results concerning the patients of the first period were discussed by the operator and the nephrology team.

Results: During the first 9 months, 28 patients were operated, corresponding to 36 operations including 32 direct fistulas. Over the following 15 months, 61 patients were operated, with the creation of 63 VAs, including 55 direct fistulas. The failure rate (thrombosis or non-functioning VA) decreased from 32.1% to 11.1% (p=0.07), while the 2 groups were globally comparable.

Conclusion: Evaluation of a new surgical procedure shows a number of failures, as for all learning curves. However, it helps to improve the results. Collaboration with nephrologists must comprise a discussion allowing the acceptance of certain failures, as they reflect compliance with a strategy of preservation of the vascular capital and a rational attempt to avoid a non-essential proximal access or bypass graft. The support of a motivated radiology team (preoperative assessment and management of complications) and the assistance of a more experienced operator are essential.



Mots clés:
Abord vasculaire / apprentissage / complication post-opératoire.
Mots-clés:
Vascular access / learning / post-surgery complication.
L'urologie dans l'oeuvre De re medica d'Aulus-Cornelius Celsus (1er siècle après J.C.)
Urology in the work De re medica of Aulus-Cornelius Celsus (1st c. A.D)
2005
- Histoire
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 344-352

Les grandes acquisitions chirurgicales et urologiques de la période gréco-romaine (depuis Hippocrate jusqu'au siècle d'Auguste) nous sont conservées grâce à l'ouvrage De re medica de Celse dont ils constituent la source. Dans cette article nous présentons les points forts de l'oeuvre urologique de Celse.

The great surgical and urologic attainments of the Greek-Roman period (since Hippocrates until August's century) are preserved to us thanks to the work De re medica of Celsus of which they constitute the source. Through this paper we present the master points of Celsus' urologic work.

Mots clés:
Celse / De medicina / Chirurgie / urologie / taille périnéale.
Mots-clés:
Celsus / De medicina / surgery / Urology / perineal lithotomy.
LIVRE : Imagerie de l'appareil génito-urinaire
2005
- Livres, manuels de l'ECU
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 353-353

Le premier traité francophone sur le sujet
1 424 pages, 2 848 illustrations
Médecine-Science Flammarion
Prix : 275 euros TTC

Mots clés:
livre / imagerie
Grandeur et servitudes de la médecine moderne
2005
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 354-357

Le texte présenté ci-après correspond au discours prononcé par le Professeur Mattéi lors de la journée des 15 ans de l'AFUF qui s'est déroulée le 17 Novembre 2004. Au cours de cette journée, organisée par Philippe Sèbe et Morgan Rouprêt, le CA de l'AFUF, a souhaité inviter une personnalité extérieure au microcosme urologique. Ce fut donc un grand honneur pour les internes et chefs de clinique de recevoir le Professeur Mattéi. Il faut souligner l'aide précieuse du Professeur Thibault, qui fut le conseiller technique de M. Mattéi au ministère de la Santé, et sans qui l'invitation de l'AFUF n'aurait pas pu aboutir .

Mots clés:
discours
QCM Progrès en Urologie - Avril 2005
2005
- Enseignement, Pédagogie
- Réf : Prog Urol, 2005, 15, 2, 358-361
  • La dysfonction érectile : un symptôme sentinelle (P. 203)
    La dysfonction érectile (DE) est considérée comme un symptôme sentinelle parce que
    (1 réponse fausse)
  • De nombreux patients présentent une DE comme premier signe d'une maladie cardiovasculaire sous-jacente.
  • Mots clés:
    QCM / Évaluation / questions
    Le cloisonnement vaginal chez la femme pour prolapsus a-t-il encore une indication ?
    Is colpocleisis still indicated for the treatment of female genitourinary prolapse?
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 272-276

    But : Cette étude analyse la place des cloisonnements vaginaux, dans le traitement des prolapsus génito-urinaires associés ou non à une incontinence urinaire d'effort.
    Matériel et Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement dix-neuf patientes opérées d'un prolapsus génito-urinaire évolué associé pour onze d'entre elles à une incontinence urinaire d'effort. La méthode chirurgicale était l'intervention dite de "Le Fort" associée ou non à la pose d'une bandelette sous-urétrale. L'indication a été posée en raison de l'âge des patientes, des contre-indications aux autres chirurgies et de l'absence de sexualité. Nous avons étudié les critères objectifs de guérison et les critères subjectifs en différenciant le retentissement sur la qualité de vie du traitement réalisé, par des questionnaires adaptés.
    Résultats : L'intervention de Le Fort a donné d'excellents résultats à long terme, pour une morbidité faible. L'association avec la pose d'une bandelette sous urétrale était possible et n'altérait pas les résultats. Aucune récidive des prolapsus génito-urinaires n'a été vu dans le suivi. L'indice de satisfaction des patientes était proche de 90%.
    Conclusions : Dans des cas sélectionnés, quand la chirurgie classique ne peut plus répondre aux besoins des patientes, l'intervention de Le Fort mérite d'être réalisée. Elle peut être associée à une cure d'incontinence urinaire d'effort.

    Objective: To analyse the place of colpocleisis in the treatment of genitourinary prolapse with or without stress urinary incontinence.

    Material and Methods: The authors retrospectively reviewed 19 patients operated for advanced genitourinary prolapse associated with stress urinary incontinence in 11 cases. The surgical technique was the Le Fort procedure, either alone or combined with TVT placement. Le Fort procedure was indicated by the patient's age, contraindications to other surgical procedures and absence of sexual activity. Objective criteria of cure and subjective criteria were studied with assessment of the repercussions of treatment on quality of life by appropriate questionnaires.

    Results: The Le Fort procedure gave excellent long-term results with low morbidity. It could be combined with TVT placemen without altering the results. No recurrence of genitourinary prolapse was observed during follow-up. The patient satisfaction index was close to 90%.
    Conclusion: The Le Fort procedure should be performed in selected cases when conventional surgery can no longer achieve a satisfactory result. It can also be combined with treatment of stress urinary incontinence.

    Mots clés:
    prolapsus / incontinence urinaire / colpoclésis / Le Fort.
    Mots-clés:
    Prolapse / Urinary incontinence / colpocleisis / Le Fort.
    Section d'une bandelette TVTTM intravésicale par un trocart sus pubien
    Section of intravesical TVT tape by a suprapubic trocar.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 277-279

    Depuis sa description en 1995, la cure de l'incontinence urinaire chez la femme par TVT est devenue une intervention courante. La voie d'abord ascendante rétropubienne peut conduire à un certain nombre de complications. Les traumatismes vésicaux s'observent avec une fréquence de 2 à 20% selon les séries [2, 3, 5]. Elles n'ont aucun retentissement si elles sont diagnostiquées et corrigées en peropératoire. Par contre, vues tardivement, elles posent le problème de diagnostic et de prise en charge. Nous exposons 2 cas d'association de la cystoscopie et de la laparoscopie pour sectionner des bandelettes de TVT intravésicales.

    Since its first description in 1995, treatment of female urinary incontinence by TVT has become a routine procedure. The ascending retropubic approach can lead to a number of complications. Bladder trauma is observed in 2% to 20% of cases depending on the series [2, 3, 5]. They do not have any repercussions if they are diagnosed and repaired intraoperatively, but, when they are detected later, they raise problems of diagnosis and management. The authors report 2 cases in which a combination of cystoscopy and laparoscopy was used to section intravesical TVT.

    Mots clés:
    Incontinence / Bandelettes sous-urétrales / complications.
    Mots-clés:
    Incontinence / Tension-free Vaginal Tape / complications.
    Traitement de la lithiase urinaire du nourrisson
    Treatment of urinary stones in infants.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 280-284

    Jusqu'au début des années 90, la chirurgie était le seul moyen permettant l'ablation des calculs situés dans les reins ou les uretères chez le nourrisson. A partir de 1990, deux nouvelles techniques mini invasives ont intégré l'arsenal thérapeutique créant une véritable révolution dans la prise en charge de ces malades. La 1 acquisition, la plus spectaculaire a été l'extension de l'application de la LEC à cette tranche d'âge. La 2 est l'urétéroscopie qui a bénéficié des énormes progrès technologiques dans la fabrication des endoscopes. Elle constitue de plus en plus un recours précieux lorsque la lithotritie est impossible ou insuffisante. La chirurgie garde ses indications en cas de contre indication des méthodes mini invasives ou après échec de ces dernières. Elle est la méthode de choix pour les calculs vésicaux. Le traitement médical ou d'attente garde des indications précises au prix d'un suivi clinique et radiologique régulier des patients. Le choix de la méthode thérapeutique dépend de la taille du calcul, de son siège, de sa composition, de l'anatomie des voies urinaires et de la disponibilité des différents procédés thérapeutiques.

    Up until the beginning of the 1990s, surgery was the only available modality for the treatment of renal and ureteric stones in infants. From 1990 onwards, two new minimally invasive techniques were developed, leading to a real revolution in the management of these patients. The first and most spectacular breakthrough was extension of the application of ESWL to this age-group and the second breakthrough was ureteroscopy following the enormous technological progress in the manufacture of endoscopes. This technique is increasingly useful when lithotripsy is impossible or insufficient. Surgery is still indicated in the case of contraindications to minimally invasive methods or after failure of these methods. It is the method of choice for bladder stones. Medical treatment or watchful waiting have valuable indications, at the cost of regular clinical and radiological follow-up of patients. The choice of treatment modality depends on the size of the stone, its site, its composition, the anatomy of the urinary tract and the availability of the various techniques.

    Mots clés:
    Lithiase urinaire / Nourrisson / Traitement / Lithotritie extracorporelle / Chirurgie
    Mots-clés:
    urinary stones / Infant / treatment / extracorporeal lithotripsy / surgery
    Techniques de transplantation rénale chez des enfants présentant un trouble de la perméabilité de la veine cave inférieure ou des veines iliaques
    Renal transplantation techniques in children with impaired patency of the inferior vena cava or iliac vein.
    2005
    - Technique chirurgicale
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 285-290

    Introduction : Les troubles acquis ou congénitaux de la perméabilité de la veine cave inférieure (VCI) ou des veines iliaques ont longtemps été considérés comme un obstacle technique quasi insurmontable en transplantation pédiatrique. Nous rapportons notre expérience à partir de 7 transplantations effectuées chez des enfants qui présentaient un trouble de perméabilité veineuse et chez lesquels les greffes été réalisées. Nous discutons également de façon plus générale des possibilités techniques offertes au vu d'une étude de la littérature.
    Matériel et Méthode: D'avril 1987 à janvier 2002, 7 enfants présentant une anomalie acquise ou congénitale des veines iliaques ou de la VCI ont été greffés dans notre unité. Tous ont bénéficié d'une évaluation radiologique par écho doppler veineux avant la transplantation. L'étude a considéré de façon rétrospective l'apport des examens radiologiques au diagnostic, la technique chirurgicale utilisée, les complications post opératoires, la survie des patients et du greffon ainsi que la fonction rénale au long cours.
    Résultats : Parmi les 7 enfants greffés, 4 présentaient une anomalie congénitale de la VCI et 3 une thrombose acquise. Dans 5 cas sur 7 le diagnostic fut établi avant la transplantation grâce à l'écho doppler (complété une fois par une cavographie). La veine rénale du greffon a pu être anastomosée avec le système ilio-cave dans la majorité des cas une fois nous avons été contraint d'utiliser le système porte. Avec un suivi moyen de 94 mois, tous les enfants greffés ont un greffon fonctionnel avec une créatininémie moyenne de 88 ¬µmol/l.
    Conclusions : Les troubles de la perméabilité de la VCI ou des veines iliaques chez l'enfant en attente de transplantation rénale sont rares mais ces anomalies sont propres à mettre en difficulté l'équipe chirurgicale et à compromettre la survie du greffon. L'évaluation radiologique de la perméabilité du réseau veineux doit participer à la mise en évidence de telles anomalies et conduira à adapter au mieux la technique de transplantation, ce qui permet alors d'obtenir des survies de greffons très acceptables.

    Introduction: Congenital or acquired disorders of patency of the inferior vena cava (IVC) or iliac veins have been considered for a long time to be an almost insurmountable technical obstacle in paediatric renal transplantation. The authors report their experience based on 7 transplantations performed in children with a disorder of venous patency, in whom renal transplantation was able to be performed. More generally, they also discuss the available technical options based on a review of the literature.

    Material and Method: From April 1987 to January 2002, renal transplantation was performed in 7 children with congenital or acquired abnormality of the iliac veins or IVC in our unit. All children underwent radiological assessment by venous Doppler ultrasound before transplantation. The contribution of radiological examinations to the diagnosis, the surgical technique performed, postoperative complications, patient survival and graft survival as well as long-term renal function were studied retrospectively.

    Results: Four of the 7 transplanted children presented a congenital anomaly of the IVC and 3 had acquired thrombosis. In 5 out of 7 cases, the diagnosis was established before transplantation by Doppler ultrasound (completed by cavography in one case). The transplant renal vein was anastomosed to the iliocaval system in the majority of cases and the portal system had to be used in one case. With a mean follow-up of 94 months, all children have a functioning graft with a mean serum creatinine of 88 µmol/l.

    Conclusions: Disorders of patency of the IVC or iliac veins in children waiting for renal transplantation are rare, but these abnormalities can cause problems for the surgical team and compromise graft survival. Radiological assessment of patency of the venous network must help to demonstrated these abnormalities in order to optimally adapt the transplantation technique, which ensures very acceptable graft survival rates.

    Mots clés:
    Transplantation rénale / Pédiatrie / thrombose / Veine cave inférieure / technique chirurgicale.
    Mots-clés:
    renal transplantation / Paediatric / thrombosis / surgical technique / Inferior vena cava
    Echecs du traitement endoscopique des reflux vésico-urétéraux (RVU) de l'enfant par injection de Macroplastique®
    Failures of endoscopic treatment of vesico-ureteric reflux in children using Macroplastique®.
    2005
    - Technique chirurgicale
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 291-295

    Introduction : Depuis 1993, nous utilisons, dans notre équipe, le Macroplastique pour le traitement endoscopique des reflux vésico-urétéraux (RVU) de l'enfant avec un taux d'échec par unité urétérale injectée de 21%.
    Le but de ce travail est d'analyser ces échecs sur la base des constatations endoscopiques à l'injection, des données de l'échographie à 2 mois post-endoscopie et des constatations opératoires lors de la réimplantation secondaire.
    Matériel et Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement les dossiers d'échec du traitement par Macroplastique de septembre 1993 à décembre 2002. Seuls les enfants ayant eu une réimplantation chirurgicale ultérieure ont été inclus dans l'étude, soit 60 cas (57 filles, 3 garçons). 68 autres patients ont également présenté une récidive de leur reflux mais n'ont pas été réopérés car ils sont, jusqu'à présent asymptomatiques.
    25 patients (42%) présentaient initialement un RVU unilatéral ; dans ces cas, 17 fois, l'injection a été bilatéralisée en raison des constatations anatomiques à l'endoscopie. Dans 92% des cas, l'orifice urétéral refluant est apparu anormal (en terme de position, d'aspect et en ce qui concerne le trajet sous-muqueux de l'uretère).
    Résultats : 11 enfants (18 %) ont présenté une infection urinaire symptomatique ou non avant le premier contrôle radio-clinique à 2 mois.
    A la première échographie, l'implant a été visualisé dans la paroi vésicale dans 77% des cas.
    Lors de la réimplantation, la muqueuse vésicale est apparue inflammatoire chez 56 patients soit 94% des cas. L'orifice urétéral restait béant dans 38% des cas et l'implant semblait modifié (migration, diminution de volume) dans 35%.
    Conclusions : Les échecs du traitement endoscopique par Macroplastique peuvent être le fait d'une persistance des lésions anatomiques urétérales préexistantes (mauvaise indication, faute ou difficulté technique) ou d'une modification du produit injecté. Le rôle de l'inflammation vésicale et donc des infections urinaires antérieures ou post-endoscopie pourrait également être évoqué.

    Introduction: Macroplastique® has been used since 1993 for the endoscopic treatment of vesico-ureteric reflux in children with a failure rate per injected ureteric unit of 21%. The objective of this study was to analyse these failures on the basis of endoscopic findings on injection, ultrasound data at 2 months post-endoscopy and operative findings during the secondary reimplantation.

    Material and Methods: The authors retrospectively reviewed cases of failure of Macroplastique® treatment from September 1993 to December 2002. Only children undergoing subsequent surgical reimplantation were included in the study: 60 cases (57 girls, 3 boys). Another 68 patients also presented recurrence of reflux, but are currently asymptomatic and have not been reoperated. Twenty five patients (42%) initially presented unilateral vesico-ureteric reflux: bilateral injection was performed in 17 of these cases because of the anatomical findings on endoscopy. In 92% of cases, the refluxing ureteric orifice appeared to be abnormal (in terms of position, appearance and the submucosal course of the ureter).

    Results: Eleven children (18%) presented symptomatic or asymptomatic urinary tract infection before the first clinical and radiological review at 2 months. On the first ultrasound examination, the implant was visualized in the bladder wall in 71% of cases. At reimplantation, the bladder mucosa was inflammatory in 56 patients (94%). The ureteric orifice remained gaping in 38% of cases and the implant appeared to be modified (migration, decreased volume) in 35% of cases.

    Conclusion: Failures of endoscopic treatment by Macroplastique® can be due to persistence of pre-existing ureteric anatomical lesions (poor indication, technical error or difficulty) or modification of the injected product. Bladder inflammation and therefore previous or post-endoscopy urinary tract infections may also play a role.

    Mots clés:
    Traitement endoscopique / Reflux vésico-urétéral / macroplastique / Enfant / échec.
    Mots-clés:
    endoscopic treatment / vesico-ureteric reflux / Macroplastique / child / failure.
    Réflexions sur la prise en charge de l'énurésie dans un centre hospitalier au Sénégal
    Review of the management of enuresis in a Senegalese hospital.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 296-301

    But : Etablir le profil du patient énurétique consultant en milieu hospitalier urologique.
    Patients et Méthode : Sur une période de 15 mois. 102 cas ont été relevés concernant 47 sujets de sexe masculin et 55 de sexe féminin. L'âge moyen des patients était de 15 ± 5,3 ans. La fréquence hebdomadaire moyenne de l'épisode énurétique était de 5,2 ± 1,9 et celui-ci survenait plus d'une fois la nuit pour 41,6% des patients. Il s'agissait d'énurésie primaire dans près de 67% des cas.
    Résultats : A partir des données cliniques différents facteurs énurétiques ont été identifiés. Ils étaient généralement associés : facteur sommeil (n=9), facteur vésical (n=84), facteur hormonal (n=52). Les patients ont été pris en charge en fonction des facteurs identifiés. Avec un recul moyen de 6 ± 2,1 mois une guérison a été rapportée dans 30,4% des cas et une amélioration dans 24,5%.
    Commentaires : Les différents problèmes de prise en charge thérapeutique sont évoquée en fonction des réalisés socio-économiques au Sénégal et les auteurs soulignent la nécessité d'une approche plurifactorielle.

    The profile of enuretic patients consulting a hospital urology department was reviewed over a period of 15 months based on 102 cases. The study concerned 47 male subjects and 55 female subjects with a mean age of 15 ± 5.3 years. The mean weekly frequency of enuresis was 5.2 ± 1.9 and enuresis occurred more than once a night for 41.6% of patients. Enuresis was primary in almost 67% of cases. Various aetiological factors for enuresis were identified from analysis of the clinical data and were generally associated: sleep factor (n=93), bladder factor (n=84), hormonal factor (n=52). Patients were managed as a function of the factors identified. With a mean follow-up of 6 ± 2.1 months, cure was obtained in 30.4% of cases and improvement was obtained in 24.5%. The various management problems are discussed as a function of socio-economic realities in Senegal and the authors emphasize the need for a multifactorial approach.

    Mots clés:
    Énurésie / nocturne / facteurs / traitement.
    Mots-clés:
    enuresis / nocturnal / factors / treatment
    Une image à retenir
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 302-302

    Contexte Etude rétrospective multicentrique menée par l'équipe du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center. Résultats de la radiothérapie de rattrapage pour augmentation du PSA après prostatectomie radicale sur une cohorte de 356 patients évaluables.
    Conclusions Le score de Gleason, le PSA pré radiothérapie, les marges chirurgicales, le temps de doublement du PSA et l'envahissement des vésicules séminales sont autant de facteurs pronostiques d'une réponse durable à la radiothérapie de rattrapage. Cependant, certains patients avec un score de Gleason élevé et/ou un temps de doublement du PSA rapide, éléments en faveur classiquement d'unmaladie métastatique, ont eu une réponse prolongée à la radiothérapie de rattrapage.
    L'image Correspond à un algorithme construit sur les données de la survie sans progression à 4 ans après radiothérapie de rattrapage et stratifié en fonction du score de Gleason, du PSA pré radiothérapie, des marges chirurgicales et du temps de doublement du PSA.
    Commentaire Ces données rétrospectives confirment les études antérieures : la radiothérapie de rattrapage a des probabilités importantes d'être efficace chez les patients ayant un score de Gleason inférieur ou égal à 7, un PSA pré radiothérapie<2 ng/ml, des marges chirurgicales positives et un temps de doublement du PSA > 10 mois (plus de 70% de survie sans progression à 4 ans dans ce cas de figure optimal).
    Le point fort de cette étude est le nombre de patients évalués qui autorise des calculs statistiques d'une puissance acceptable. Cependant le caractère rétrospectif reste suspect de tous les biais imaginables. Les équipes qui ont participé à ce travail ont choisi la radiothérapie de rattrapage précoce (augmentation confirmée du PSA). La politique du traitement de rattrapage a l'avantage par rapport au traitement adjuvant (systématique) de ne pas imposer une radiothérapie inutile à une majorité de patients qui ne récidiveront jamais. Elle permet également d'avoir un renseignement supplémentaire précieux : la cinétique du PSA. Mais traitement de rattrapage et traitement adjuvant ont-ils la même efficacité ? Voilà la prochaine étude randomisée que nous attendons.

    Mots clés:
    radiothérapie / cancer de prostate
    Rupture de l'artère rénale et du parenchyme rénal chez une patiente enceinte, atteinte du Syndrome de Ehlers-Danlos de type vasculaire
    Rupture of the renal artery and renal parenchyma in a pregnant woman with vascular form of Ehlers-Danlos syndrome
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 303-305

    Un cas d'hémorragie rénale intra parenchymateuse associé à une dissection de l'artère rénale, survenant en fin de grossesse chez une patiente atteinte du Syndrome de Ehlers-Danlos de type vasculaire, est rapporté pour la première fois. Ce cas illustre le risque potentiel d'un tel syndrome et l'importance d'une prise ne charge multidisciplinaire afin d'adopter une stratégie diagnostique et thérapeutique adéquate. L'imagerie par résonance magnétique trouve de plus ici tout son intérêt dans la mise au point des cas complexes de crises de colique chez la femme enceinte présentant un risque accru de troubles ischémiques ou hémorragiques.

    A case of intraparenchymal renal haemorrhage associated with renal artery dissection, occurring at the end of pregnancy in a woman with a vascular form of Ehlers-Danlos syndrome is reported for the first time. This cases illustrates the potential risk of this syndrome and the importance of multidisciplinary management to ensure an appropriate diagnostic and therapeutic strategy. Magnetic resonance imaging is useful in this setting to elucidate complex cases of renal colic in pregnant women presenting an increased risk of ischaemic or haemorrhagic disorders.

    Mots clés:
    Ehlers Danlos de type vasculaire / Rein / artère rénale / grossesse / colique néphrétique.
    Mots-clés:
    Ehlers-Danlos / vascular type / Kidney / Renal artery / pregnancy
    Fistule artério-veineuse rénale post-traumatique découverte après 28 ans
    Post-traumatic renal arteriovenous fistula discovered after 28 years.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 306-308

    Il n'existe qu'une publication faisant mention d'une fistule artério-veineuse découverte 20 ans après un traumatisme par arme à feu.
    Nous rapportons ici le cas d'un patient de 47 ans blessé par arme à feu il y a 28 ans et chez qui il a été diagnostiqué un anévrisme d'hyper débit de l'artère rénale droite sur fistule artério-veineuse associée à une tumeur rénale du pôle inférieur. Nous décrivons la prise en charge radio-chirurgicale.

    There is only one published case of arteriovenous fistula discovered 20 years after firearm trauma. The authors report the case of a 47-year-old man injured by firearm 28 years ago presenting with a high-flow aneurysm of the right renal artery secondary to arteriovenous fistula and associated with lower pole renal tumour and describe the radiological work-up and surgical management.

    Mots clés:
    Rein / Fistule artério-veineuse / embolisation.
    Mots-clés:
    Kidney / Arteriovenous fistula / Embolization
    Adénocarcinome rénal sur néphrite tuberculeuse
    Renal cell carcinoma secondary to tuberculous nephritis.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 309-311

    L'association d'une tuberculose rénale et d'un cancer du rein est rare. Nous rapportons le cas d'un patient qui a été suivi pour une tuberculose multifocale, pulmonaire, hépatique et rénale. Le diagnostic d'une tumeur rénale associée a été posé devant les images radiologiques évocatrices. Après un traitement antituberculeux, une tumorectomie a été réalisée. L'examen histologique a révélé un adénocarcinome rénal à cellules claires remanié par des granulomes caséo-folliculaires tuberculeux. L'évolution a été favorable après un recul de 2 ans.
    L'objectif de ce travail est d'analyser la pathogénie, les aspects diagnostiques et les modalités thérapeutiques de cette association, qui est exceptionnelle.

    The combination of renal tuberculosis and renal cancer is rare. The authors report the case of a patient who was followed for multifocal pulmonary, hepatic and renal tuberculosis. The diagnosis of associated renal tumour was raised in the presence of suggestive radiological images. Tumourectomy was performed after tuberculostatic therapy, and histological examination revealed renal cell carcinoma associated with caseo-follicular tuberculous granulomas. The outcome was favourable after a follow-up of 2 years. The objective of this study is to analyse the pathogenesis, diagnostic features and treatment modalities of this exceptional combination.

    Mots clés:
    Adénocarcinome rénal / néphrite tuberculeuse.
    Mots-clés:
    Renal cell carcinoma / tuberculous nephritis.
    Adénome oncocytaire rénal associé à un carcinome à cellules rénales chromophobes
    Renal oncocytoma associated with renal cell carcinoma.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 312-314

    L'adénome oncocytaire rénal est une tumeur bénigne. Il peut être associé à un carcinome rénal dans de rares cas de syndrome génétique.
    Nous rapportons le cas d'une patiente de 62 ans sans antécédent, chez qui un bilan de lombalgie en 1999 avait mis en évidence une tumeur de 40 mm du pôle inférieur du rein gauche. Une ponction biopsie percutanée de la tumeur avait mis en évidence un adénome oncocytaire confirmé par une coloration de Hale. La surveillance échographique avait mis en évidence une augmentation de taille (88 mm) et de volume avec une multiplication par neuf en quatre ans (210 cm en avril 2003). L'indication chirurgicale a été posée en raison de l'augmentation rapide du volume tumoral. A l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire il existait une association d'un adénome oncocytaire et d'un carcinome à cellules chromophobes du rein de grade III de Fuhrman.

    Renal oncocytoma is a benign tumour that can be associated with renal cell carcinoma in rare genetic syndromes. The authors report the case of a 62-year-old patient with no medical history, in whom assessment of low back pain in 1999 demonstrated a 40 mm tumour of the lower pole of the left kidney. Percutaneous needle biopsy of the tumour demonstrated oncocytoma confirmed by Hale's stain. Follow-up ultrasound demonstrated an increase in size (88 mm) and a ninefold increase in volume over four years (210 cm3 in April 2003). Surgery was indicated in view of the rapid increase of the tumour volume. Histological examination of the operative specimen demonstrated a combination of oncocytoma and Fuhrman grade III renal cell carcinoma.

    Mots clés:
    cancer du rein / oncocytome / anatomopathologie.
    Mots-clés:
    Renal cancer / oncocytoma / pathology.
    Néphrome kystique multiloculaire de l'adulte : stratégie diagnostique et thérapeutique
    Multilocular cystic nephroma in an adult: diagnostic and therapeutic strategy.
    2005
    - Cas clinique
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 315-318

    Nous rapportons deux observations cliniques de néphrome kystique de l'adulte observées dans le service depuis 10 ans. Les données cliniques non spécifiques et le caractère peu informatif des examens d'imagerie contribuent à rendre difficile le diagnostic de cette affection rare. Seule l'étude anatomopathologique permet d'en affirmer le diagnostic et d'éliminer un carcinome rénal kystique multiloculaire ou d'un carcinome pseudokystique nécrotique. Au travers d'une synthèse de la littérature, les auteurs insistent sur les connaissances récentes physiopathologiques et immuno-histochimiques susceptibles d'améliorer la prise en charge de cette maladie bénigne pour laquelle une évolution néoplasique reste possible.

    The authors report two clinical cases of cystic nephroma in adults observed in the department over the last 10 years. The nonspecific clinical findings and the poor contribution of imaging examinations make this rare disease difficult to diagnose. Only histological examination can confirm the diagnosis and eliminate multilocular cystic renal carcinoma or necrotic pseudocystic carcinoma. Based on a review of the literature, the authors emphasize recent pathophysiological and immunohistochemical data that could improve the management of this benign disease, in which malignant transformation is also possible.

    Mots clés:
    Néphrome kystique multiloculaire / tumeur rénale kystique.
    Mots-clés:
    Multilocular cystic nephroma / cystic renal tumour.
    La dysfonction érectile : un symptôme sentinelle ?
    Erectile dysfunction: a sentinel symptom?
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 203-207

    La dysfonction érectile (DE) est un trouble fréquent affectant la qualité de vie sexuelle et relationnelle de l'homme.
    En France, les études épidémiologiques montrent que la prévalence de la DE est estimée entre 11% et 44% et les enquêtes de prévalence font apparaïtre une corrélation entre DE et âge : entre 40 et 70 ans le risque relatif de dysfonction érectile est multiplié par 2 à 4.
    Peu de patients consultent leur médecin et seulement une faible partie d'entre eux bénéficie d'une prise en charge thérapeutique, et d'autre part, peu de médecins prennent l'initiative et abordent la question de la sexualité de leurs patients.
    Il est aujourd'hui nécessaire de bien comprendre la dysfonction érectile et d'amener la prise de conscience de l'utilité de dépister ou en tout cas d'explorer un trouble de l'érection qui peut être le premier symptôme d'une pathologie en cours telle qu'une affection cardio-vasculaire, un diabète, une dépression, une hypertrophie bénigne de la prostate, un cancer prostatique, un déficit androgénique ou également la conséquence d'une iatrogénie médicamenteuse.
    La mise en évidence de troubles érectiles représente donc une excellente opportunité pour effectuer un bilan de santé, car plus d'un tiers des patients ayant une DE ignorent leur problème de santé sous-jacent et les prendre ainsi en charge s'inscrit dans une véritable démarche de médecine préventive.

    Erectile dysfunction (ED) is a frequent disorder affecting the man's sexual and relational quality of life. French epidemiological studies estimate that the prevalence of ED is between 11% and 44% and prevalence surveys show a correlation between ED and age: the relative risk of erectile dysfunction increases by a factor of 2 to 4 between the ages of 40 and 70 years. Few patients consult their doctor and only a small proportion of them receive treatment and few doctors take the initiative to discuss the question of their patients' sex life. Doctors should now have a good understanding of erectile dysfunction and must be aware of the importance of detecting or at least investigating any erectile dysfunction, which can be the first symptom of an underlying disease such as cardiovascular disease, diabetes, depression, benign prostatic hyperplasia, prostate cancer, androgen deficiency or a drug-induced effect. Demonstration of erectile disorders therefore represents an excellent opportunity to conduct a general work-up, as more than one-third of patients with ED ignore their underlying health problem and management of ED is therefore an integral part of preventive medicine.

    Mots clés:
    dysfonction érectile / déficit androgénique / symptôme sentinelle / inhibiteur de la phospho-diestérase 5.
    Mots-clés:
    Erectile dysfunction / androgen deficiency / sentinel symptom / PDE5 inhibitor.
    Chimiothérapie et/ou hormonothérapie adjuvantes après prostatectomie radicale des cancers de prostate à haut risque
    Adjuvant chemotherapy and/or hormone therapy after radical prostatectomy for high-risk prostate cancer.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 208-212

    Le cancer de prostate est hétérogène et une approche thérapeutique adaptée aux risques est nécessaire. Des taux de survie améliorés sont observés après chimiothérapie adjuvante seule ou en association avec une hormonothérapie. Le profil d'expression génique peut être utilisé pour identifier et prédire la réponse thérapeutique à un traitement adjuvant standard hormonal associé ou non à la chimiothérapie après prostatectomie radicale.

    Cancer prostate is heterogeneous and may require a risk-adjusted approach to therapy. Improved survival rates are reported for adjuvant chemotherapy alone or in combination with hormone therapy. A specific gene expression signature can be used to identify and predict response to adjuvant standard hormone therapy or hormone therapy and chemotherapy after radical prostatectomy.

    Mots clés:
    prostatectomie radicale / Traitement adjuvant / profil d'expression des gènes.
    Mots-clés:
    radical prostatectomy / adjuvant treatment / gene expression profiling
    Les candiduries
    Candiduria.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 213-216

    Les infections urinaires à Candida sont en recrudescence depuis ces dernières années en particulier en milieu hospitalier. Pourtant, il n'existe toujours pas de critères absolus pour différencier une colonisation et une infection ou encore une infection urinaire haute et une infection urinaire basse. Nous établissons un compte rendu sur les facteurs de risque, l'épidémiologie, la pathogénicité des candiduries et nous proposons des stratégies diagnostiques et thérapeutiques pour la plupart des situations cliniques rencontrées en pratique courante.

    Fungal urinary tract infections, especially those caused by Candida species, have become increasingly frequent over the last decade, especially in hospitalized patients. However, no clearly defined criteria can distinguish between colonization and infection or between upper and lower urinary tract infection. The authors review the risk factors, epidemiology and pathogenesis of candiduria and propose diagnostic and treatment strategies for most of the situations encountered in clinical practice.

    Mots clés:
    Candidurie / infections / Épidémiologie / Diagnostic / traitement.
    Mots-clés:
    Candiduria / epidemiology / Diagnosis / Treatment.
    Faut-il biopsier systématiquement le testicule controlatéral après orchidectomie pour une tumeur germinale unilatérale du testicule ?
    Sould the controlateral testis be systematically biopsied after orchidectomy for unilateral germ cell tumour of the testis ?
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 217-220

    La néoplasie intra tubulaire (NIT) du testicule est un précurseur des tumeurs germinales en dehors du séminome spermatocytaire. Elle est souvent retrouvée dans le tissu testiculaire adjacent aux tumeurs germinales, elle est plus rare dans le testicule controlatéral. Son diagnostic précoce par biopsie testiculaire permettrait une prise en charge rapide et conservatrice. Cette attitude reste néanmoins très controversée en dehors d'indications très spécifiques.

    Intratubular neoplasia (ITN) of the testis is a precursor of germ cell tumour, apart from spermatocytic seminoma. It is often detected in testicular tissue adjacent to germ cell tumours, but is less common in the contralateral testis. Early diagnosis of ITN by testicular biopsy would allow earlier, conservative management. However, this approach remains highly controversial except in very specific indications.

    Mots clés:
    testicule / Cancer / néoplasie intra tubulaire / tumeur controlatérale.
    Mots-clés:
    Testis / Cancer / intra tubular neoplasia / controlateral tumour
    Pyéloplastie : bénéfice pariétal de la lomboscopie
    Pyeloplasty: aesthetic benefit of lumboscopy.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 221-225

    But : Evaluer le bénéfice pariétal de la lomboscopie par rapport à la lombotomie dans un groupe de patients opérés d'une pyéloplastie.
    Matériel et Méthode : Une enquête téléphonique a été réalisée chez 103 personnes opérées d'une pyéloplastie par lomboscopie ou par lombotomie. Les questions posées concernaient l'aspect de la cicatrice (taille, relief, visible ou non), les complications cutanées, la satisfaction de leur cicatrice, la douleur post opératoire, la durée d'hospitalisation et la reprise d'activité physique ou professionnelle.
    Résultats : Le taux de réponse a été de 58,2% avec une répartition en 32 lomboscopies et 28 lombotomies. Les cicatrices de lomboscopie étaient plus courtes (2,7 contre 15,6 cm pour les lombotomies, p<0,001). Les cicatrices de lombotomies étaient palpables dans 75% des cas contre 53,1% des cicatrices de lomboscopies (p=0,037). Près de 96,5% des lombotomies sont visibles contre seulement 68,7% des cicatrices de lomboscopie (p=0,0057).
    Les lombotomies étaient compliquées d'une éventration dans 14,2% des cas, il n'y en a eu aucune dans le groupe lomboscopie (p=0,02).
    Dans le groupe lomboscopie, 85% des patients étaient satisfaits de leurs cicatrices contre 56% des patients opérés par lombotomie (0,0286).
    Conclusions : Cette étude a montré une différence statistiquement significative en terme de bénéfice purement esthétique et de solidité au profit de la lomboscopie, ce qui conforte la place croissante de cette technique chirurgicale en urologie.

    Study objective: to evaluate the aesthetic benefit of lumboscopy versus lumbotomy in a group of patients undergoing pyeloplasty.

    Material and Method: A telephone survey was conducted in 103 people operated by pyeloplasty via lumboscopy or lumbotomy. The questions concerned the appearance of the scar (size, relief; visible or invisible), skin complications, satisfaction with the scar, postoperative pain, length of hospital stay and return to physical activity or work.

    Results: The response rate was 58.2% corresponding to 32 lumboscopies and 29 lumbotomies. Lumboscopy scars were shorter (2.7 vs 15.6 cm for lumbotomies, p<0.00l). Lumbotomy scars were palpable in 75% of cases versus 53.1% of lumboscopy scars of (p=0.037). Almost 96.5% of lumbotomy scars were visible versus only 68.7% of lumboscopy scars (p=0.0057). Lumbotomies were complicated by incisional hernia in 14.2% of cases, while no incisional hernias were observed in the lumboscopy group (p=0.02). 85% of patients were satisfied with their scars in the lumboscopy group versus 56% of patients operated by lumbotomy (p=0.0286).

    Conclusion: this study showed a statistically significant difference in terms of a purely aesthetic benefit and scar solidity in favour of lumboscopy, which supports the growing place of this surgical technique in urology.

    Mots clés:
    lomboscopie / Lombotomie / Pyéloplastie / bénéfice esthétique et pariétal / paroi.
    Mots-clés:
    lumboscopy / lumbotomy / pyeloplasty / aesthetic benefit / wall.
    La laparoscopie dans la prise en charge des lithiases de la voie excrétrice supérieure. A propos de 18 cas
    Laparoscopy in the management of upper urinary tract stones based on a series of 18 cases.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 226-230

    But : Evaluer l'efficacité et la morbidité de la chirurgie laparoscopique dans la prise en charge des lithiases de la voie excrétrice supérieure (VES).
    Matériel et Méthode : Entre janvier 1998 et juillet 2004, 18 patients (14 hommes, 4 femmes) ont bénéficié de technique laparoscopique pour l'extraction d'un calcul de la VES. Les calculs étaient lombaires (n=13), pyélo-urétéraux (n=2), iliaque (n=1) et caliciel inférieur (n=1), intradiverticulaire (n=1). La taille des calculs était de 15mm (8-25). 15 étaient obstructifs. Dans 9 cas, il s'agissait d'une indication après l'échec d'un ou plusieurs traitements antérieurs : LEC (n=2), urétéroscopie rétrograde (n=1), urétéroscopie antégrade (n=6). L'abord a été rétropéritonéal (n=15) pour les calculs lombaires et caliciel, transpéritonéal (n=3) pour les calculs pyélo-urétéraux et iliaque.
    Résultats : La durée moyenne d'intervention a été de 80 min. (40-150), la déperdition sanguine moyenne de 50cc (0-250cc). La durée moyenne de séjour a été de 3,86 jours (2 à 7 jours). 15 patients ont été drainés par une sonde double J qu'ils ont conservée pendant un mois. Dans tous les cas le calcul a pu être retiré par voie laparoscopique. Une patiente a développé un urinome ayant nécessité une lombotomie et réparation chirurgicale.
    Conclusions : La laparoscopie présente actuellement une alternative séduisante aux traitements des calculs de la VES. L'indication a été retenue en première intention pour des calculs obstructifs de taille supérieurs à 12 mm, enchâssés dans l'uretère ou après échec des traitements antérieurs.

    Objective: To evaluate the efficacy and morbidity of laparoscopic surgery in the management of upper urinary tract stones.

    Material and Method: Between January 1998 and July 2004, 18 patients (14 males, 4 females) underwent laparoscopic extraction of an upper urinary tract stone. Stones were lumbar (n=13), ureteropelvic (n=2), iliac (n=1), inferior caliceal (n=1), and intradiverticular (n=1) with a mean diameter of 15 mm (range: 8-25 mm). Fifteen stones were obstructive. Laparoscopy was performed after failure of one or several previous treatments in 9 cases: ESWL (n=2), retrograde (n=1), anterograde ureteroscopy (n=6). A retroperitoneal approach (n=15) was used for caliceal and lumbar stones and a transperitoneal approach (n=3) was used for pyeloureteric and iliac stones.

    Results: The mean operating time was 80 minutes (range: 40-150 min). The mean blood loss was 50 cc (range: 0-250 cc). The mean length of stay was 3.86 days (range: 2 to 7 days). Fifteen patients were drained by a double J stent for one month. The stone was removed by laparoscopy in every case. One patient developed a urinoma requiring surgical repair via a lumbar incision.
    Conclusion: Laparoscopy currently constitutes an attractive alternative for the treatment of upper urinary tract stones and, in this study, was indicated for first-line treatment of obstructive stones larger than 12 mm impacted in the ureter or after failure of previous treatments.

    Mots clés:
    Calcul / laparoscopie / uretère.
    Mots-clés:
    stone / Laparoscopy / ureter.
    Urétérocèle de l'adulte. A propos de 14 cas
    Ureterocele in adults based on a series of 14 cases.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 231-237

    But de l'étude : Evaluer l'efficacité de la méatotomie endoscopique dans le traitement des urétérocèles de l'adulte ainsi que l'incidence de sa principale complication : le reflux vésico-urétéral (RVU)
    Matériel et Méthode : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 14 cas d'urétérocèles de l'adulte colligés entre mars 1989 et août 2004. Il s'agissait de 7 hommes et 7 femmes avec un âge moyen de 39 ans (17-73 ans). L'urétérocèle existait sur un uretère simplex dans 13 cas (94%) et sur duplicité urétérale au dépens du pyélon supérieur chez un patient (7%). L'urétèrocèle était compliqué de calculs dans 9 cas (64%). Une méatotomie endoscopique a été pratiquée chez 13 malades alors qu'une exérèse d'emblée de l'urétèrocèle suivie d'une réimplantation urétéro-vésicale type Hendren fut réalisée chez une patiente présentant un important retentissement en amont.
    Résultats : Les suites opératoires ont été simples chez tous les malades y compris chez la patiente traitée par chirurgie conventionnelle. Le suivi post-opératoire a consisté en un contrôle clinique et radiologique à 3 et 6 mois. Le traitement endoscopique était efficace dans tous les cas avec disparition des lombalgies et absence de calculs résiduels lorsque l'urétérocèle était initialement compliquée de lithiases. En revanche, un R.V.U est apparu chez 5 patients (38,5%) mais n'a persisté à 6 mois que chez un malade nécessitant un deuxième temps opératoire : exérèse de l'urétèrocèle et réimplantation urétérale type Hendren.
    Conclusions : La méatotomie endoscopique peut être considérée comme le traitement de première intention des urétérocèles de l'adulte en l'absence d'une dilatation importante du haut appareil en amont. Sa principale complication reste l'apparition d'un R.V.U. Un contrôle radiologique par une uréthro-cystographie paraït donc indispensable.

    Objective: To evaluate the efficacy of endoscopic meatotomy in the treatment of ureterocele in adults and to determine the incidence of its main complication, vesico-ureteric reflux.
    Material and
    Method: Retrospective study of 14 cases of ureterocele in adults observed between March 1989 and August 2004, corresponding to 7 males and 7 females with a mean age of 39 years (range: 17-73 years). The ureterocele was observed in a context of single ureter in 13 cases (94%) and duplicated ureter arising from the superior renal unit in one patient (7%). The ureterocele was complicated by stones in 9 cases (64%). Endoscopic meatotomy was performed in 13 patients, while immediate resection of the ureterocele followed by Hendren ureterovesical reimplantation was performed in one patient with major proximal repercussions.

    Results: The postoperative course was uneventful in all patients including the patient treated by conventional surgery. Postoperative follow-up consisted of clinical and radiological assessment at 3 months and 6 months. Endoscopic treatment was effective in every case with resolution of low back pain and absence of residual stones when the ureterocele was initially complicated by stones. In contrast, de novo vesico-ureteric reflux appeared secondarily in 5 patients (38.5%) but persisted at 6 months in only one patient, who required re-operation: resection of the ureterocele and Hendren ureteric reimplantation.

    Conclusion: Endoscopic meatotomy can be considered to be the first-line treatment for ureterocele in adults in the absence of severe dilatation of the proximal urinary tract. Its main complication remains vesico-ureteric reflux. Radiological surveillance by urethrocystography therefore appears to be essential.

    Mots clés:
    urétérocèle / méatotomie / reflux vésico-urétéral.
    Mots-clés:
    Ureterocele / meatotomy / vesicoureteric reflux
    Etude cystomanométrique de la sensation vésicale pendant le test de neuromodulation sacrée
    Cystomanometric study of bladder sensation during sacral neuromodulation test.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 238-243

    But : Etude prospective clinique et urodynamique évaluant la modification de la sensation vésicale sous neuromodulation sacrée (NMS).
    Matériels et Méthodes : 24 patients consécutifs, souffrant d'hypersensibilité vésicale non neurologique ont eu un test de NMS. Interrogés sur leurs symptômes avant et pendant le test par l'échelle de mesure du handicap urinaire, les patients ont été séparés en deux groupes A (améliorés) et B (non améliorés). Les patients ayant une amélioration de 50 % des symptômes sous NMS avec réapparition des troubles à l'arrêt du test ont constitué le groupe A, les autres le groupe B. Puis nous avons comparé les résultats cystomanométriques en fonction de leur réponse clinique.
    Résultats : L'âge moyen était de 53 ans ; 10 patients bons répondeurs ont constitué le groupe A (n=10 soit 42%) et 14 mauvais répondeurs le groupe B (n=14 soit 58%). Cliniquement la NMS a fait pbserver chez les sujets bons répondeurs une baisse de 100 % des fuites impérieuses, 89% de pollakiurie diurne et 55% des protections. Pendant le test, on a observé au bilan urodynamique dans le groupe A, une augmentation significative de +23% de la capacité vésicale (p<0,0l), de +57% du volume d'apparition de la 1 ère contraction instable ( p<0,004), de +83% du volume vésical au premier besoin d'uriner B1 (p<0,001) et de +46 % au besoin impérieux B3 (p<0,04). Sous NMS, la cystomanométrie révèle que 100% des sujets améliorés ont un ou 2 volumes de remplissage vésical augmentés au B1 et/ou au B3. A l'opposé 58% des sujets non améliorés ont un ou 2 volumes diminués au B1 et/ou au B3. On ne note pas de différence significative d'intensité des contractions instables entre les 2 groupes sous NMS (p=0,31).
    Conclusion : Nos résultats suggèrent une corrélation significative entre les deux méthodes d'analyse clinique et urodynamique. Nos résultats suggèrent l'utilisation de l'augmentation cystomanométrique du volume vésical au B1 et au B3 comme critère de sélection à une NMS des candidats non neurologiques souffrant d'hypersensibilité vésicale.

    Purpose: Prospective clinical and urodynamic study evaluating modification of bladder sensation during sacral neuromodulation (SNM).

    Materials and Methods: 24 consecutive patients with non-neurological hyperactive bladder underwent an SNM test. Questioned about their symptoms before and during the test by the urinary handicap assessment scale, patients were divided into two groups: A (improved) and B (not improved). Group A consisted of patients obtaining 50% improvement of their symptoms with SNM followed by return of symptoms at the end of the test, while the other patients constituted group B. We then compared the cystomanometric results according to their clinical response.

    Results: The mean age was 53 years: 10 patients with a good response constituted group A (n=10, i.e. 42%) and 14 patients with a poor response constituted group B (n=14, i.e. 58%). Clinically, in patients with a good response, SNM decreased urge incontinence by 100%, daytime frequency by 89% and protections by 55%. Urodynamic assessment in group A during the test demonstrated a significant increase of +23% of bladder capacity (p<0.01), +57% of the volume of onset of the first unstable contraction (p<0.004), +83% of bladder volume to the first urge to urinate B1 (p<0.001) and +46% to urgency B3 (p<0.04). During SNM, cystometry revealed that 1 or 2 bladder filling volumes were increased at B1 and/or B3 in 100% of improved subjects. In contrast, 1 or 2 volumes decreased at B1 and/or B3 in 58% of non-improved subjects. No significant difference of intensity of unstable contractions was observed between the 2 groups during SNM (p=0.31).

    Conclusion: A significant correlation was observed between the two methods of clinical and urodynamic assessment. Our results suggest the use of the cystomanometric increase of bladder volume at B1 and B3 as selection criterion for candidates for SNM with non-neurological hyperactive bladder.

    Mots clés:
    neuromodulation sacrée / Hyperactivité du détrusor / bilan urodynamique.
    Mots-clés:
    Sacral neuromodulation / hyperactivity of the detrusor / urodynamic assessment.
    Résultats du sphincter urinaire artificiel AMS 800 chez l'homme : à propos d'une série de 47 patients
    Results of the AMS 800 artificial urinary sphincter in men, based on a series of 47 patients.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 244-249

    Introduction : Chez l'homme, l'incontinence urinaire par insuffisance sphinctérienne est, le plus souvent, la conséquence d'une chirurgie prostatique. Après échec des autres traitements, l'insuffisance sphinctérienne sévère nécessite la pose d'un sphincter urinaire artificiel (SUA). Nous présentons les résultats du SUA AMS 800 d'après une série de 47 patients opérés consécutivement.
    Patients et Méthodes : De 1990 à 2003, 47 AMS 800 ont été posés par le même opérateur et selon la même technique. Les étiologies de l'incontinence urinaire étaient les suivantes : prostatectomie radicale (45% des cas), résection trans-urétrale de prostate (36%), adénomectomie par taille (10,5%), et autres (8,5%).
    Résultats : L'âge moyen des patients était de 65 ans. Le suivi moyen était de 36 mois. Le délai moyen de pose était de 3 ans et 10 mois (5 mois-15 ans). 23,4% des patients ont eu une ou plusieurs complications (défaillance mécanique : 19% ; infection : 10,6% ; érosion : 4% ; lithiase vésicale : 2%). 21% des patients ont eu une ou plusieurs révisions avec un délai moyen de 25,5 mois (2-80 mois). Le taux actuariel de révision à 5 ans était de 25,5%. Au terme du suivi, 98% des patients avaient un SUA fonctionnel et 83% avaient leur SUA d'origine. Les taux de continence sociale et de satisfaction étaient respectivement de 87% et 95,7%.
    Conclusions : Ces résultats sont comparables à ceux de séries similaires déjà publiées. L'AMS 800 est associé à des taux élevés de continence et de satisfaction. Il reste actuellement le traitement de référence de l'insuffisance sphinctérienne réfractaire chez l'homme.

    Introduction: Male urinary incontinence due to sphincter incompetence is usually secondary to prostate surgery. After failure of other treatments, severe sphincter incompetence requires placement of an artificial urinary sphincter. The authors present the results of the AMS 800 artificial urinary sphincter based on a series of 47 consecutively operated patients.

    Patients and Methods: From 1990 to 2003, 47 AMS 800 were inserted by the same operator and according to the same technique. The aetiologies of urinary incontinence were: radical prostatectomy (45% of cases), transurethral resection of the prostate (36%), open prostatectomy (10.5%), and others (8.5%).

    Results: The mean age of the patients was 65 years. The mean follow-up was 36 months. The mean time to insertion was 3 years and 10 months (range: 5 months-15 years). 23.4% of patients presented one or several complications (mechanical failure: 19%; infection; 10.6%; erosion: 4%; bladder stones: 2%), 21% of patients required one or several surgical revisions after a mean interval of 25.5 months (range: 2-80 months). The actuarial 5-year revision rate was 25.5%. With a mean follow-up of 36 months, 98% of patients had a functioning artificial urinary sphincter and 83% still had their original artificial urinary sphincter. Social continence and patient satisfaction rates were 87% and 95.7%, respectively.

    Conclusion: These results are comparable to those of similar published series. The AMS 800 is associated with high continence and patient satisfaction rates and currently remains the reference treatment for refractory sphincter incompetence in men.

    Mots clés:
    incontinence urinaire / Sphincter artificiel / qualité de vie.
    Mots-clés:
    Urinary incontinence / Artificial sphincter / quality of life.
    Valeur pronostique de l'immunomarquage du stroma par la MMP-2, la MT1-MMP et le TIMP-2 dans l'adénocarcinome prostatique cliniquement localisé
    Prognostic value of stromal immunolabelling by MMP-2, MT1-MMP and TIMP-2 in clinically localized prostate cancer .
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 250-254

    Introduction : Les métalloprotéinases (MMPs) favorisent la migration cellulaire et l'invasion tumorale par dégradation de la matrice extracellulaire. Des activateurs et des inhibiteurs (tels la métalloprotéinase transmembranaire de type 1 ou MT1-MMP et l'inhibiteur tissulaire de la métalloprotéinase 2 ou TMP-2) en régulent l'activité. L'objectif de cette étude est de déterminer l'intérêt pronostique de l'immunomarquage stromal à la MMP-2, la MT1-MMP et au TIMP-2 dans l'adénocarcinome prostatique cliniquement localisé.
    Matériel et Méthodes : L'étude immunohistochimique a été réalisée sur 30 pièces de prostatectomies radicales. Les résultats ont été confrontés au PSA préopératoire, au score de Gleason, au stade pT et à la récidive biologique. Le suivi minimum était de 5 ans.
    Résultats : L'immunomarquage stromal à la MMP-2 est corrélé au stade pT3 (p=0,0022, OR=17,5). Il n'existe pas de corrélation avec les autres paramètres histopronostiques. Aucun lien statistique n'a pu être établi avec la MT1-MMP et le TIMP-2.
    Conclusion : L'immunomarquage stromal à la MMP-2 est un marqueur histopronostique du dépassement capsulaire dans les adénocarcinomes prostatiques. Réalisé sur des biopsies prostatiques, il permettrait de prédire le stade pT3 et d'adapter la thérapeutique initiale chez certains patients.

    Introduction: Metalloproteinases (MMPs) promote cell migration and tumour invasion by degradation of the extracellular matrix. Activators and inhibitors (such as membrane type 1-matrix metalloproteinase or MT1-MMP and tissue inhibitor metalloproteinase 2 or TIMP-2) regulate metalloproteinase activity. The objective of this study was to determine the prognostic value of stromal immunolabelling with MMP-2, MT1-MMP and TIMP-2 in clinically localized prostate cancer.

    Material and Methods: The immunohistochemical study was performed on 30 radical prostatectomy specimens. The results were compared to preoperative PSA, Gleason score, pT stage and biochemical recurrence with a minimum follow-up of 5 years.

    Results: Stromal immunolabelling with MMP-2 is correlated with stage pT3 (p=0.0022, OR=17.5). No correlation was observed with the other histoprognostic parameters. No statistical link was established with MT1-MMP and TIMP-2.

    Conclusion: Stromal immunolabelling with MMP-2 is a histoprognostic marker of capsular effraction in prostatic adenocarcinoma. When performed on prostatic biopsies, it can predict the pT3 stage, allowing adaptation of the initial treatment in some patients.

    Mots clés:
    Tumeur prostatique / métalloprotéinases / Stroma / stade.
    Mots-clés:
    Prostate cancer / metalloproteinases / Stroma / stage.
    Une expérience de diagnostic individuel et précoce du cancer de la prostate dans le centre de la Tunisie
    An experience of individual and early diagnosis of prostate cancer in a Tunisian centre.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 255-259

    Introduction : L'introduction de l'antigène spécifique de la prostate (PSA) ainsi que le progrès de l'échographie endorectale et des biopsies prostatiques échoguidées ont permis une avancée considérable dans le diagnostic du cancer de la prostate mais en Tunisie le cancer prostatique reste diagnostiqué le plus souvent à un stade évolué.
    Méthodes : Evaluation prospective de l'incidence du cancer de la prostate de stade localisé dans une population du centre tunisien au cours d'un programme de dépistage.
    Evaluation de tous les hommes consultant pour un problème urologique de janvier 1998 à juin 2001, de 50 à 75 ans avec une espérance de vie estimée au moins à 10 ans.
    Dépistage par toucher rectal (TR) et dosage du PSA total et libre. Biopsies transrectales échoguidées systématisées (9 biopsies) en cas de TR suspect, de PSA total entre 4 et 20 ng/ml et rapport PSA libre/PSA total inférieur à 25%.
    Résultats : 642 patients ont été dépistés. 521 (81%) des patients avaient un PSA < 4 ng/ml. 23 patients avaient un TR suspect et un PSA inférieur à 4 ng/ml. Aucun cancer n'a été détecté par biopsies prostatiques
    92 patients (14%) avaient un PSA entre 4 et 20 ng/ml dont 44 avaient un rapport PSA libre/PSA total inférieur à 25%. 59 sur 92 patients avec PSA entre 4 et 20 ng/ml ont eu des biopsies prostatiques. 18 cancers ont été détectés par biopsies : 3 de stade pN+, 15 de stade pN0 dont1 de stade pT3 et 14 de stade pT2 après prostatectomie totale. 14 cancers sur 642 (2,2%) étaient donc de stade pT2. 29 patients (4,5%) avaient un PSA supérieur à 20 ng/ml. Tous ont eu une désobstruction chirurgicale prostatique montrant un adénocarcinome. Au total 47 cancers (7,3%) ont été détectés.
    Conclusion : Un dépistage individualisé précoce en Tunisie est possible. Il permet la détection d'un cancer au stade localisé pour 7,32% des patients avec un PSA inférieur à 20 ng/ml.
    Un recours aux biopsies prostatiques en cas d'anomalie des tests de dépistage permet d'améliorer la prise en charge du cancer prostatique en Tunisie.

    Introduction: The introduction of prostate specific antigen (PSA) and progress in transrectal ultrasound and ultrasound-guided prostatic biopsies have allowed considerable progress in the diagnosis of prostate cancer. However, prostate cancer is still usually diagnosed at an advanced stage in Tunisia.

    Methods: We prospectively evaluated the prevalence of localized prostate cancer in the population of a Tunisian centre during a screening programme. This study included all men consulting for a urological problem between January 1998 and June 2001, between the ages of 50 and 75 years with an estimated life expectancy of at least 10 years. Screening consisted of digital rectal examination (DRE) and total and free PSA assay. Systematic ultrasound-guided prostatic biopsies (9 biopsies) were performed in the case of a suspicious DRE, total PSA between 4 and 20 ng/ml and a free PSA/total PSA ratio less than 25%.

    Results: 642 patients were screened. 521 patients (81%) had a PSA less than 4 ng/ml, 23 had a suspicious DRE and PSA less than 4 ng/ml. No cancer was detected by prostatic biopsies. 92 patients (14%) had a PSA between 4 and 20 ng/ml and 44 of them had a free PSA/total PSA ratio less than 25%. Prostatic biopsies were performed in 59 of these 92 patients with PSA between 4 and 20 ng/ml and revealed 18 cancers: 3 stage pN+ and 15 stage pN0, including 1 stage pT3 and 14 stage pT2 after radical prostatectomy. 14 cancers detected in a population of 642 men (2.2%) were therefore stage pT2. 29 patients (4.5%) had a PSA higher than 20 ng/ml. All underwent surgical prostatic disobstruction demonstrating adenocarcinoma. A total of 47 cancers (7.3%) were therefore detected.

    Conclusion: Early individualized screening is possible in Tunisia and allows the detection of localized prostate cancer in 77% of patients with PSA less than 20 ng/ml. The use of prostatic biopsies in the case of abnormal screening tests improves the management of prostate cancer in Tunisia.

    Mots clés:
    Tumeur prostatique / dépistage / PSA / biopsie.
    Mots-clés:
    Prostate tumour / Screening / Prostate specific antigen / biopsy.
    Cancer de la prostate à haut risque de rechute.Résultats d'une RT-HT de 12 mois
    Prostate cancer at high risk of recurrence: results of 12 months of radiotherapy-hormone therapy.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 260-264

    But : Evaluer le risque de progression après traitement par radiothérapie conformationnelle associée à une hormonothérapie adjuvante de 12 mois sur une série de patients ayant un adénocarcinome prostatique classé à haut risque de progression.
    Matériel et Méthodes : Entre janvier 1997 et décembre 2001, 63 patients consécutifs classés à haut risque selon la classification de d'Amico ont été traités par une association hormonoradiothérapie. Tous les patients avaient au moins un facteur du groupe à haut risque de la classification de d'Amico : un stade TNM 92 T2c, T3, T4, ou un score de Gleason à 8, ou un PSA initial > 20 ng/ml. Tous les patients ont eu une hormono-radiothérapie avec un traitement hormonal concomitant de 2 mois et adjuvant de 10 mois. La progression biologique a été définie selon les critères de l'ASTRO. Le suivi médian a été de 36 mois.
    Résultats : La survie sans récidive biologique à 3 ans et à 5 ans a été de 78%. Il y avait une absence de rechute locale dans 94 % des cas et une absence de survenue de métastases chez 93% des patients. En analyse univariée, seul un PSA initial supérieur à 22 ng/ml a été retrouvé comme facteur prédictif de récidive biologique précoce. La survie sans récidive biochimique à 3 ans a été de 96% pour les patients ayant un taux initial de PSA < à 22 ng/ml et 56% pour un taux ≥ à 22 ng/ml (p=0,0017).
    Conclusions : Les résultats précoces d'une hormono-radiothérapie de 12 mois proposée à des patients à haut risque sont, dans notre série, comparables à ceux de la littérature. Seul le taux de PSA initial élevé est prédictif d'une rechute biochimique précoce. Ainsi le traitement hormonal adjuvant (hormonothérapie longue, intermittente ...) pourrait être modulé en fonction du taux initial du PSA.

    Objective: To evaluate the risk of progression after conformal radiotherapy combined with 12 months of adjuvant hormone therapy in a series of patients with prostate cancer considered to be at high risk of progression.

    Material and Methods: Between January 1997 and December 2001, 63 consecutive patients classified at high-risk according to Amico's classification were treated by combined radiotherapy-hormone therapy. All patients presented at least one factor of the high-risk group of Amico's classification: TNM 92 stage T2c, T3 or T4, or Gleason score ≥ 8 or baseline PSA > 20 ng/ml. All patients were treated by combined radiotherapy-hormone therapy with concomitant hormone therapy for 2 months and adjuvant hormone therapy for 10 months. Biochemical progression was defined according to the ASTRO criteria. The median follow-up was 36 months.

    Results: The 3-year and 5-year biochemical recurrence-free survival was 78%. No local recurrence was observed in 94% of cases and no metastases were observed in 93% of patients. On univariate analysis, only a baseline PSA greater than 22 ng/ml was identified as a predictive factor of early biochemical recurrence. The 3-year biochemical recurrence-free survival was 96% for patients with baseline PSA < 22 ng/ml and 56% for patients with baseline PSA ≥ 22 ng/ml (p=0.0017).

    Conclusion: The early results of 12 months of radiotherapy-hormone therapy in high-risk patients in our series were comparable to those reported in the literature. Only a high baseline PSA was predictive of early biochemical recurrence. Adjuvant hormone therapy (long-term, intermittent hormone therapy) could therefore be modulated as a function of the baseline PSA.

    Mots clés:
    Adénocarcinome de prostate / radiothérapie / Hormonothérapie / classification de d'Amico.
    Mots-clés:
    Prostate cancer / radiotherapy-hormone therapy / Amico's classification.
    Le périnée descendant de la femme
    Descending perineum in women.
    2005
    - Article original
    - Réf : Prog Urol, 2005, 15, 265-271

    Le syndrome du périnée descendant décrit en 1970 par PARKS reste d'interprétation physiopathologique et clinique difficile. A partir de la littérature, de 1966 à 2004, et de la lecture rétrospective de 1023 colpocystogrammes, une revue générale sur le périnée descendant a été effectuée. La symptomatologie observée est le plus souvent secondaire à des lésions associées. Les périnées descendants radiologiques n'ont pas toujours de traduction clinique. Le colpocystogramme montre la descente périnéale et les troubles associés de la statique pelvienne antérieurs et moyens alors que la défécographie permet de mieux expliquer la dyschésie qui résulte en général d'un trouble postérieur associé (rectocèle avec intussusception rectale). La prise en charge des périnées descendants repose sur le traitement médical et la rééducation. Il n'y a pas de consensus concernant le traitement chirurgical. La chirurgie traite en général les lésions associées. En cas d'effondrement complet du périnée, la voie abdominale avec soutien sous vésical, pré et rétro-rectal, fixé sans tension au promontoire, pourrait être intéressante alors qu'une réfection transanale du rectum à l'agrafeuse pourrait être proposée lorsque le périnée descendant n'est associé qu'à une intussusception rectale ou à une rectocèle.

    The descending perineum syndrome, described in 1970 by Alan Parks, remains difficult to interpret clinically and pathophysiologically. A general review of descending perineum was conducted, based on review of the literature published between 1966 and 2004, and retrospective analysis of 1,023 colpocystograms. The symptoms observed are usually secondary to associated lesions. Radiological signs of descending perineum are not always associated with clinical symptoms. Colpocystogram shows perineal descent and associated disorders of anterior and middle pelvic tone, while defecography provides a better explanation for dyschezia which is generally due to an associated posterior disorder (rectocele with rectal intussusception). The management of descending perineum is based on medical treatment and retraining. No consensus has been reached concerning surgical management. Surgery is generally used to treat associated lesions. In the case of complete collapse of perineum, an abdominal approach with infravesical, prerectal and retrorectal tension-free tape to the sacrum could be useful, while transanal staple repair of the rectum could be proposed when descending perineum is associated with only rectal intussusception or rectocele.

    Mots clés:
    Périnée descendant / statique pelvienne / Dyschésie / constipation terminale (Obstructed Defecation Syndrom).
    Mots-clés:
    Descending perineum / pelvic tone / dyschezia / obstructed defecation syndrome.