Base bibliographique

Sommaire :

Accouchement par voie basse chez une patiente porteuse d'un sphincter artificiel urinaire et d'une entérocystoplastie d'agrandissement
Vaginal delivery in a patient with artificial urinary sphincter and augmentation enterocystoplasty: special management.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 303-305

Peu de cas dans la littérature rapportent la prise en charge de la grossesse chez les patientes ayant un sphincter artificiel (SA). Cependant, la fréquence de cette situation est très probablement amenée à augmenter en raison de la pose fréquente de SA chez les enfants.
Nous rapportons le cas d'une grossesse chez une patiente âgée de 36 ans ayant un spina-bifida lombo-sacré, porteuse d'un sphincter artificiel urinaire et d'une entérocystoplastie d'agrandissement. La grossesse et un accouchement par voie basse se sont déroulés sans problèmes particuliers.
L'accouchement par voie basse est envisageable moyennant quelques précautions : une confrontation foeto-pelvienne , une IRM au 8ème mois de la grossesse et une collaboration étroite entre urologues et obstétriciens à l'approche du terme. Il faut éviter la césarienne en urgence en raison du risque de lésions des pièces du SA et des difficultés chirurgicales liées à la présence de l'entérocystoplatie d'agrandissement.

Few cases of management of pregnancy in patients with an artificial sphincter (AS) have been reported in the literature, but this situation is very likely to become increasingly frequent with the more frequent use of AS in children. The authors report the case of a pregnancy in a 36-year-old woman with lumbosacral spina bifida, treated by artificial urinary sphincter and augmentation enterocystoplasty. The pregnancy and vaginal delivery did not raise any particular problems. Vaginal delivery is possible provided several precautions are observed: pelvimetry, MRI at the 8th month of pregnancy and close collaboration between urologists and obstetricians near term. Emergency caesarean section should be avoided due to the risk of lesions caused by elements of the AS and the surgical difficulties related to the presence of the augmentation enterocystoplasty.

Mots clés:
Sphincter urinaire artificiel / grossesse / spina bifida / IRM.
Mots-clés:
Artificial urinary sphincter / pregnancy / spina bifida / MRI.
Les tumeurs secondaires du rein
Secondary tumours of the kidney.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 306-308

La fréquence des tumeurs secondaires du rein est sous estimée, ce d'autant que leur diagnostic est souvent tardif après néphrectomie ou autopsie.
Nous présentons le cas d'un patient de 59 ans présentant des métastases rénales d'un carcinome bronchique opéré deux ans plus tôt et revoyons la quarantaine de cas publiés ces douze dernières années.
Le diagnostic par ponction-biopsie percutanée pourrait éviter une chirurgie inutile et améliorer la prise en charge des patients. Il reste à évaluer la spécificité et sensibilité de la méthode.

The frequency of secondary tumours of the kidney is underestimated, especially as their diagnosis is often delayed, after nephrectomy or autopsy. The authors present the case of a 59-year-old patient presenting with renal metastases from lung cancer operated two years previously and review about forty cases published in the literature over the last twelve years. The diagnosis by percutaneous needle biopsy can avoid useless surgery and improve patient management. The specificity and sensitivity of this method need to be evaluated.

Mots clés:
Rein / tumeurs secondaires / Diagnostic / cyto-ponction.
Mots-clés:
secondary tumours / Kidney / Diagnosis / aspiration cytology
BCGite : l'ofloxacine peut-elle constituer une alternative au traitement antituberculeux?
BCG hepatitis: can ofloxacin constitute an alternative to tuberculostatic therapy?
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 309-312

Nous rapportons le cas d'une hépatite sévère à BCG résistante au traitement antituberculeux et traitée par ofloxacine. Les antibiotiques modernes comme certaines fluoroquinolones peuvent constituer une alternative au traitement antituberculeux dans la prise en charge des effets indésirables graves de la BCGthérapie.

The authors report a case of severe BCG hepatitis resistant to tuberculostatic therapy and treated with ofloxacin. Modern antibiotics, such as certain fluoroquinolones, can constitute an alternative to tuberculostatic therapy in the management of serious adverse effects of BCG therapy.

Mots clés:
Vessie / BCGite / Cancer / fluoroquinolones.
Mots-clés:
Bladder cancer / BCG hepatitis / fluoroquinolones
Adénocarcinome vésical primitif à cellules en bague à chaton de type linite plastique
Linitis plastica type of primary signet cell adenocarcinoma of the bladder.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 313-317

Les adénocarcinomes primitifs représentent 0,5 à 2% de toutes les tumeurs vésicales. Ils sont considérés d'origine ouraquienne et non ouraquiennes, mais, sur le plan histologique, cette différenciation parait désormais caduque.
L'adénocarcinome à cellules en bague à chaton de type linite plastique dont les auteurs rapportent un cas découvert chez un patient de 53 ans, est rarissime.
Très particulier sur le plan anatomo-pathologique, ce carcinome mérite d'être individualisé.
Son diagnostic tardif, explique la gravité de son pronostic malgré les ressources thérapeutiques les plus agressives comme en témoigne la littérature.
L'élévation du CA 19-9, notée dans notre observation, peut avoir un intérêt pour suivre l'évolution.

Primary adenocarcinomas represent 0.5 to 2% of all bladder tumours and are classified according to whether or not they are derived from the urachus, although, histologically, this classification now appears to be obsolete. The authors report a very rare case of linitis plastica type of primary signet cell adenocarcinoma of the bladder in a 53-year-old patient. This carcinoma, with very unusual histological features, needs to be distinguished. Due to the delayed diagnosis, it has a poor prognosis despite the most aggressive treatment modalities, as reported in the literature. The elevated CA 19-9 observed in the present case may be a useful marker for follow-up.

Mots clés:
Vessie / adénocarcinome / cellules en bague à chaton / linite plastique.
Mots-clés:
bladder / adenocarcinoma / signet cell / linitis plastica.
Le carcinome lympho-épithélial de vessie. Discussion pathogénique
Lymphoepithelioma of the urinary bladder. Pathogenic discussion.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 318-320

Le carcinome lympho-épithélial (CLE) est un carcinome indifférencié infiltré d'un stroma lymphoide. Les principaux diagnostics différentiels sont les lymphomes et les lésions inflammatoires non spécifiques.
Fréquemment localisé au naso-pharynx, lié au virus Ebstein-Barr (EBV), il est beaucoup plus rare dans la vessie où l'EBV n'est pas retrouvé. Le CLE est chimiosensible et son pronostic semble meilleur que celui des autres carcinomes de vessie.
Nous rapportons l'observation d'un carcinome lympho-épithélial de vessie infiltrant la musculeuse et survenant chez un homme de 58 ans préalablement traité par BCG-thérapie endovésicale pour un carcinome vésical in situ.

Lympoepithelioma, originally described within the nasopharynx is an undifferenciated malignant epithelial tumor with a prominent lymphoid stroma. We report a case of lymphoepithelioma of the bladder after intravesical BCG treatment for carcinoma in situ.

Mots clés:
Carcinome lympho-épithélial / Vessie / carcinome urothélial / Carcinome in situ / BCG.
Mots-clés:
Lymphoepithelial carcinoma / bladder / urothelial carcinome / in situ carcinoma / BCG.
Tumeur fibromyxoide de la vessie : à propos de 3 cas
Fibromyxoid tumour of the bladder: report of 3 cases and review of the literature.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 321-324

Les tumeurs fibromyxoides font partie des tumeurs inflammatoires rares de la vessie. Ces tumeurs bénignes sont peu symptomatiques. Le diagnostic est histologique montrant des cellules fusiformes pouvant infiltrer le détrusor associées à des infiltrats inflammatoires plus ou moins abondant. Il est important de pouvoir démontrer la nature myofibroblastique de ces éléments qui expriment en immunohistochimie l'actine musculaire spécifique et l'actine musculaire lisse de façon constante. Les diagnostics différentiels sont le carcinome urothélial de haut grade à inflexion fusiforme sarcomatoide, le léiomyosarcome et le rhabdomyosarcome embryonnaire chez l'enfant. Le traitement est chirurgical comprenant la résection complète endoscopique ou la cystectomie partielle ou totale.
Nous rapportons 3 nouveaux cas de tumeurs fibromyxoides traités de façon conservatrice par résection endoscopique complète ou cystectomie partielle. Aucune récidive n'a été observée. Une revue de la littérature et une discussion des diagnostics différentiels sont présentées.

Fibromyxoid tumours are rare inflammatory bladder tumours. These benign tumours are responsible for minimal symptoms. The diagnosis is based on histological examination showing spindle cells infiltrating the detrusor associated with more or less abundant inflammatory infiltrates. It is important to demonstrate the myofibroblastic nature of these cells, which constantly express specific muscle actin and smooth muscle actin on immunohistochemistry. The differential diagnoses are high-grade sarcomatoid spindle cell urothelial carcinoma, leiomyosarcoma and embryonal rhabdomyosarcoma in children. Treatment is surgical, comprising complete endoscopic resection or partial or total cystectomy. The authors report 3 new cases of fibromyxoid tumours treated conservatively by complete endoscopic resection or partial cystectomy. No recurrence was observed. The authors present a review of the literature and a discussion of the differential diagnoses.

Mots clés:
Vessie / tumeur fibromyxoide / tumeur bénigne / carcinome pseudosarcomatoide / léiomyosarcome
Mots-clés:
bladder / fibromyxoid tumour / benign bladder tumour / pseudosarcomatoid carcinoma / leiomyosarcoma
Métaplasie colique pseudo-tumorale de la muqueuse vésicale
Pseudo-tumoral colic metaplasia of the urinary bladder.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 325-328

Affection rare, la métaplasie colique est secondaire à un facteur irritatif chronique. Son expression clinique est celle d'une cystite banale dans la forme mineure. La forme majeure pseudo-tumorale peut égarer le diagnostic vers une tumeur maligne de vessie. Le diagnostic est histologique. Le traitement vise l'éradication des facteurs irritatifs et la résection endoscopique de la forme pseudo-tumorale. La chirurgie s'adresse aux complications de cette affection. L'évolution est incertaine imposant une surveillance au long cours.
Nous rapportons une observation de métaplasie glandulaire de type colique de la muqueuse vésicale, chez un patient de 50 ans. La symptomatologie clinique était dominée par l'hématurie et la pollakiurie. Une tumeur vésicale maligne était fortement suspectée sur les données de l'échographie et de la cystoscopie. Le patient avait subi une résection transurétrale de la tumeur vésicale. L'étude histologique des copeaux de résection avait révélé une métaplasie glandulaire de type colique de la muqueuse vésicale.

Colic metaplasia of the urinary bladder is a rare disease, secondary to a chronic irritative factor. In its minor form, it has the same clinical features as simple cystitis, but its major pseudoneoplastic form may be mistaken for bladder tumor. The diagnosis is essentially histological. Treatment is based on eradication of the irritative factor and of the resection of pseudoneoplastic form. Surgery is performed in the case of complications of this disease. The clinical course is unclear, requiring long-term surveillance.
We report one case of colic-type glandular metaplasia of the urinary bladder in a 50 years-old patient. The clinical symptomatology was dominated by hematuria and pollakuria. A bladder neoplasm was higly suspected in ultrasound and endoscopic findings. The patient underwent a transurethral resection of the bladder tumor. Histological examination of of resection shavings revealed a colic-type glandular metaplasia.

Mots clés:
métaplasie / glandulaire / colique / vessie.
Mots-clés:
Metaplasia / glandular / colic / bladder.
Une entité rare : le cystadénome de prostate
Cystadenoma of the prostate: a rare entity.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 329-333

Nous rapportons l'observation d'un homme de 40 ans, qui présentait un cystadénome de prostate. Cette pathologie est rare, de diagnostic difficile malgré un bilan radiologique complet (échographie endorectale, vésicale et IRM du pelvis). Seule l'étude histologique de la pièce opératoire permet de conclure à l'absence de malignité. Une surveillance du patient est cependant nécessaire compte tenu du risque de récidive de cette lésion prostatique.

The authors report the case of a 40-year-old man with cystadenoma of the prostate. This rare disease is difficult to diagnose despite a complete radiological assessment (transrectal and bladder ultrasound and MRI of pelvis). Only histological examination of the operative specimen demonstrated absence of malignancy. However, follow-up is required in view of the risk of recurrence of this prostatic lesion.

Mots clés:
prostate / cystadénome.
Mots-clés:
prostate / cystadenome.
Tumeur pénienne de Buschke-Löwenstein
Micro-invasive human papillomavirus 11-associated Buschke-Löwenstein penile tumour: a case report.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 332-336

La tumeur génitale de Buschke-Löwenstein est une tumeur peu fréquente et mal définie. La classification nosologique est difficile entre lésion bénigne, lésion à potentiel malin ou lésion carcinomateuse. Nous rapportons un cas de tumeur de Buschke-Löwenstein associée au Papillomavirus Humain (PVH) 11 avec un foyer de carcinome micro-invasif à l'analyse histologique de la pièce d'exérèse chirurgicale.
Un patient de 34 ans était opéré d'une lésion condylomateuse récidivante du pénis avec une extension scrotale. L'analyse histologique de la pièce opératoire complète a confirmé l'aspect de tumeur de Buschke-Löwenstein mais associant sur une coupe un foyer de micro-invasion dermique. L'hybridation moléculaire a révélé la présence d'ADN du PVH 11 et l'immunohistochimie a montré des cellules basale exprimant faiblement la p53 mutée.
La classification des tumeurs de Buschke-Löwenstein est discutée. Certains auteurs les considèrent comme des tumeurs bénignes ou condylomes géants (non métastatique, associée aux PVH 6-11), tandis que pour d'autres ce sont des tumeurs dites 'border line' (extension locale et risque d'évolution vers un carcinome invasif).
Le rôle des PVH comme cofacteurs impliqués dans la transformation carcinomateuse reste débattu. Nous insistons sur l'exérèse chirurgicale de ce type de tumeur avec l'analyse histologique de la pièce opératoire entière à la recherche d'un foyer de micro-invasion. En cas de micro-invasion, après exérèse in sano et un bilan d'extension clinique et paraclinique, l'attitude thérapeutique consiste principalement en une surveillance régulière.

The Buschke-Löwenstein genital tumour is a poorly defined, uncommon tumour. The distinction between benign lesions, potentially malignant lesions and carcinomatous lesions is difficult. The authors report a case of Human Papillomavirus (HPV) 11-associated Buschke-Löwenstein tumour with an area of micro-invasive carcinoma on histological examination of the surgical resection specimen.
A 34-year-old patient was operated for recurrent condylomatous lesions of the penis with scrotal extension. Histological examination of the complete operative specimen confirmed the presence of Buschke-Löwenstein tumour as well as an area of dermal micro-invasion on one section. Molecular hybridization revealed the presence of HPV 11 DNA and immunohistochemistry showed basal cells weakly expressing mutant p53.
The classification of Buschke-Löwenstein tumours is controversial. Some authors consider these tumours to be benign tumours or giant condylomata (non-metastatic, associated with HPV 6-11), while others consider these tumours to be borderline malignant (local extension and risk of progression to invasive carcinoma).
The role of HPV as cofactor involved in carcinomatous transformation also remains controversial. The authors emphasize the need for surgical resection of this type of tumour with histological examination of the entire operative specimen looking for areas of micro-invasion. In the presence of micro-invasion with healthy resection margins and staging by clinical examination and complementary investigations, treatment essentially consists of regular surveillance.

Mots clés:
Pénis / papillomavirus / Humain / condylome géant / carcinome verruqueux
Mots-clés:
papillomavirus / human / giant condylomata acuminata / carcinoma verrucous / Buschke-Löwenstein tumour.
Traitement chirurgical d'un éléphantiasis péno-scrotal
Surgical treatment of penoscrotal elephantiasis.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 337-339

L'éléphantiasis péno-scrotal est une pathologie rare en dehors des pays d'endémie filarienne. Nous rapportons un cas d'éléphantiasis péno-scrotal primitif qui a été traité par une résection chirurgicale complète du tissu pathologique et une reconstruction péno-scrotale, avec un bon résultat fonctionnel et esthétique. Les examens complémentaires indiqués ainsi que les différentes possibilités thérapeutiques ont été analysés à travers une revue de la littérature.

Penoscrotal elephantiasis is a rare disease outside of filariasis endemic regions. The authors report a case of primary penoscrotal elephantiasis treated by complete surgical resection of the pathological tissue and penoscrotal reconstruction, with a good functional and cosmetic result. The complementary investigations indicated and the various treatment options are analysed in the light of a review of the literature.

Mots clés:
Eléphantiasis / lymphoedème chronique / Pénis / Scrotum.
Mots-clés:
Elephantiasis / chronic lymphoedema / penis / scrotum.
Contrôle du développement du noyau spinal d'Onuf
Control of the development of Onuf's spinal nucleus.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 340-343

Le noyau d'Onuf est situé au niveau de la moelle épinière sacrée et contient les motoneurones qui innervent les muscles périnéaux. Le nombre de neurones et leur taille est très variable entre le mâle et la femelle réalisant un dimorphisme sexuel. La mise en place de ce dimorphisme nécessite une imprégnation androgénique. En absence de ces facteurs, les motoneurones meurent par apoptose. Cet effet androgénique n'est pas direct sur les motoneurones mais ces hormones agissent sur les muscles périnéaux assurant leur survie. Les muscles périnéaux produisent à leur tour des facteurs trophiques qui agissent de façon rétrograde sur les motoneurones. Un de ces facteurs de survie pourrait être le CNTF (Ciliary Neurotrophic Factor). Plus tard au cours du développement, les androgènes agissent directement sur les motoneurones soit sur leur propre récepteur soit après conversion intracellulaire en oestrogènes par l'aromatase.

Onuf's nucleus is located at the sacral level of the spinal cord and is formed by the motoneurons innervating the perineal muscles. Both the number and the size of these neurons vary between males and females creating a so-called sexual dimorphism. This dimosphism is mediated by androgens. In absence of these hormones, the motoneurons die by apoptosis. This androgenic effect is not mediated directly on the motoneurons but on perineal muscles. These muscles survive by the action of androgens and they secrete factors that act to promote motoneuronal survival. One of these factors could be CNTF (Ciliary Neurotrophic Factor). Later during development, androgens act directly on motoneurons either by binding their own receptor or by intracellular transformation into estrogens due to the action of the aromatase.

Mots clés:
muscles périnéaux / noyau d'Onuf / dimorphisme sexuel / androgènes.
Mots-clés:
Perineal muscles / Onuf's nucleus / sexual dimorphism / androgens.
Bases anatomiques et expérimentales des greffes nerveuses après prostatectomie radicale rétropubienne
Anatomical and experimental basis for nerve grafts after retropubic radical prostatectomy.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 344-347

Pour restaurer la fonction érectile après prostatectomie radicale, une technique de greffe nerveuse a été mise au point, lorsque l'exérèse des bandelettes vasculo-nerveuses est bilatérale.
Le but de cette revue de la littérature est de décrire cette nouvelle technique chirurgicale et d'analyser ses bases anatomiques et expérimentales.
D'après les données actuelles de la littérature, il existe peu d'arguments scientifiques pour étayer les premiers résultats.

A nerve graft technique has been developed to restore erectile function after radical prostatectomy, following bilateral resection of the neurovascular bundles.
The objective of this review of the literature is to describe this new surgical technique and analyse its anatomical and experimental bases.
According to the current data of the literature, there is little scientific evidence to support the preliminary results.

Mots clés:
greffes nerveuses / fonction érectile / prostatectomie.
Mots-clés:
Nerve graft / erectile function / Prostatectomy
Facteurs prédictifs des difficultés techniques lors de la prostatectomie radicale rétropubienne à l'aide d'une pelvimétrie externe
Predictive factors for technical difficulties during retropubic radical prostatectomy using external pelvimetry.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 348-350

Utilisation de la pelvimétrie externe comme moyen de prédiction de la difficulté de réalisation d'une prostatectomie radicale rétropubienne. Prise en compte dans le schéma thérapeutique.

External pelvimetry can be used to predict the technical difficulty of retropubic radical prostatectomy and the results should be taken into account in the treatment plan.

Mots clés:
prostate / prostatectomie radicale / pelvimétrie.
Mots-clés:
prostate / radical prostatectomy / pelvimetry.
Multiplicité urétérale : à propos de 3 cas
Ureteric multiplicity: report of 3 cases.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 288-293

La multiplicité urétérale est une malformation rare avec une centaine de cas décrits dans la littérature. Cette rareté et la complexité des anomalies éventuellement rencontrées rendent souvent le diagnostic pré-opératoire difficile.
Nous rapportons 1 cas de quadriplicité partielle associée à une duplication vésicale et 2 cas de triplicité correspondant aux types I, II et III de la classification de Smith.
Nous discutons, à propos de notre expérience et d'une revue de la littérature, la démarche diagnostique et le traitement de ces anomalies.

The ureteric multiplicity is a rare malformation with about one hundred cases described in the literature. The rarity of this anomaly and the complexity of possible associated anomalies often make the preoperative diagnosis difficult. The authors report 1 case of partial quadruplicate ureter associated with bladder duplication and 2 cases of triplicate ureter, corresponding to types I, II and Ill of Smith's classification. Based on their experience and a review of the literature, they discuss the diagnostic approach and treatment of these anomalies.

Mots clés:
Uretère / multiplicité / Triplicité / ectopie méatique.
Mots-clés:
Ureteric multiplicity / triplicate ureter / ectopic meatus.
Traitement laparoscopique des testicules impalpables. Résultats
Laparoscopic treatment of the nonpalpable testis.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 294-297

Objectif: A travers une étude rétrospective, nous avons évalué la fiabilité et les résultats de l'utilisation de la laparoscopie dans le traitement des testicules impalpables.
Matériels et Méthodes: Nous rapportons les résultats des 32 enfants traités (39 testicules impalpables) pendant une période de 5 ans. Les enfants opérés étaient âgés de 2,3 à 14 ans (moyen d'âge est de 4,18 ans). La laparoscopie était utilisée en première intention pour localiser, préparer et abaisser les testicules ectopiques. La position scrotale des testicules opérés, le développement et la sensibilité testiculaire étaient suivis à 6, 12 et 24 mois après l'abaissement.
Résultats: Dans 11 cas, l'abaissement testiculaire était réalisé en un temps laparoscopique sans section des vaisseaux spermatiques. Dans 18 cas, il était nécessaire de réaliser l'abaissement en 2 temps selon la technique de Fowler-Stephens. Dans 9 cas, nous avons constaté l'absence des testicules et enfin dans un cas nous avons réalisé une orchidectomie laparoscopique pour atrophie testiculaire. Dans tous nos cas, la laparoscopie a permis une prise en charge et un traitement adéquat. Vingt-six des 29 (89 %) testicules abaissés étaient en bonne position scrotale, avec un bon développement et une sensibilité testiculaire normale.
Conclusion: Avec une morbidité faible et un taux de succès élevé, l'exploration laparoscopique est notre option de choix dans le traitement des testicules impalpables.

Objective: The purpose of laparoscopy in the management of the non palpable testis is to provide information regarding testicular presence and location to facilitate overall surgical management.
Materials and Methods: We report our experience with laparoscopic orchiopexy to treat 39 nonpalpable testes in 32 patients, patient age ranged from 2,3 years to 14 years (average 4,18 years). We retrospectively reviewed the medical records of all patients for a 5-year period.
Results: At laparoscopy 11 testes were at the internal inguinal ring, these patients underwent one-stage laparoscopic orchiopexy without division of the spermatic vessels. 18 high intra-abdominal testes underwent two-stage Fowler-Stephens orchiopexy. One Patient underwent laparoscopically assisted orchiectomy for atrophy. 9 testes were absent. At follow-up 6, 12 and 24 months after 26 of 29 (89 %) testes are without atrophy, and in acceptable scrotal position.
Conclusions: the low incidence of complications and 89 % success rate underscore the feasibility of laparoscopic orchiopexy. It is our procedure of choice for the management and treatment of nonpalpable testis.

Mots clés:
Testicules impalpables / laparoscopie.
Mots-clés:
Nonpalpable testes / laparoscopy.
Spondylodiscite à E. Coli après urétéroscopie pour lithiase
E. coli spondylitis after ureteroscopy for stones.
2002
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 298-302

Nous rapportons l'observation d'une complication rare dans les suites d'une urétéroscopie pour lithiase urétérale lombaire : une spondylodiscite thoracique bactérienne à Escherichia coli.

The authors report a rare complication of ureteroscopy for stones of the lumbar ureter: Escherichia coli spondylitis.

Mots clés:
Spondylodiscite / Escherichia coli / urétéroscopie.
Mots-clés:
Spondylitis / Escherichia coli / ureteroscopy
L'étude volumétrique des hématies urinaires par un automate d'hématologie peut-elle aider au diagnostic étiologique d'une hématurie microscopique?
Can urinary corpuscular volume using a haematology automat contribute to the aetiological diagnosis of microscopic haematuria?
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 248-252

Objectifs : Evaluer l'intérêt de la mesure du volume des hématies urinaires (VHU) par un automate d'hématologie pour la détermination de l'origine glomérulaire ou non glomérulaire de l'hématurie microscopique isolée (HMi).
Matériel et Méthodes : Quarante-cinq échantillons d'urine fraiche prélevés chez 45 patients consécutifs, d'âge médian 59 ans, consultant pour HMi à la bandelette urinaire ont été étudiés avec un automate d'hématologie. Après chaque analyse, l'HMi était classée dans l'un des trois groupes suivants: HMi haute (glomérulaire, VHU 50 fl), HMi d'origine indéterminée (VHU mixte). Un bilan étiologique complet de l'HMi a été réalisé dans chaque cas.
Résultats : Le diagnostic étiologique de l'HMi a pu être établi dans 28 cas (62%). L'origine était glomérulaire dans 16 cas et non glomérulaire dans 12 cas. Le VHU était de type glomérulaire (19 cas), non glomérulaire (3 cas) ou mixte (6 cas). Lorsque le VHU indiquait une origine glomérulaire ou non glomérulaire de l'HMi (22/28 = 78,6 %) le résultat était exact dans 77% des cas (17/22). La sensibilité pour diagnostiquer une hématurie glomérulaire a été de 100%, la spécificité : 37,5%, la VPP : 73,7% et la VPN : 100%.
Conclusion : L'étude du VHU permet d'orienter vers l'origine d'une HMi, mais ne permet pas d'affirmer cette origine du fait de sa faible spécificité.

Objectives: To assess the value of measuring urinary corpuscular volume (UCV) with a haematology automat for determination of the glomerular or non-glomerular origin of isolated microscopic haematuria (MHi).
Material and Methods: Forty-five fresh urine samples taken from 45 consecutive patients, with a median age of 59 years, consultant for MHi on urinary dip-sticks were studied with a haematology automat. After each analysis, MHi was classified into one of the following three groups: High MHi (glomerular, UCV 50 fl), MHi of unknown origin (mixed UCV). A complete aetiological assessment of MHi was performed in each case.
Results: The aetiological diagnosis of MHi was established in 28 cases (62%), with a glomerular origin in 16 cases and a non-glomerular origin in 12 cases. UCV was of the glomerular (19 cases), non-glomerular (3 cases) or mixed type (6 cases). When UCV indicated a glomerular or non-glomerular origin for MHi (22/28 = 78.6%), the result was exact in 77% of cases (17/22). The sensitivity to diagnose glomerular haematuria was 100%, the specificity was 37.5%, the PPV was73.7% and the NPV waas 100%.
Conclusion: The study of UCV can suggest the origin of MHi, but cannot confirm this origin due to its poor specificity.

Mots clés:
hématurie / Diagnostic / glomérulaire / volume globulaire.
Mots-clés:
haematuria / Diagnosis / glomerular / non-glomerular / corpuscular volume.
Ostéites du pubis postopératoires : prise en charge diagnostique, thérapeutique et résultats
Postoperative osteomyelitis of the pubis: diagnosis, treatment and results.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 253-259

Objectif : L'ostéite du pubis peut compliquer des interventions uro-gynécologiques. Le but de cet article est de faire le point sur cette pathologie qui porte encore à controverse.
Matériel et Méthodes : Entre 1984 et 1997, cinq patients atteints d'ostéite du pubis ont eu, après bilan paraclinique, une résection de la symphyse pubienne avec analyse histologique et bactériologique, associée à une antibiothérapie. Le recul était de 1,5 mois à 4 ans.
Résultats : Le délai d'apparition des premiers symptômes était de 2 semaines à 5 ans. La douleur était inflammatoire en post-opératoire précoce, et devenait mécanique avec la chronicisation de la maladie, évoluant par poussées dans 3 cas. L'irradiation de la douleur et les anomalies constatées à l'imagerie prédominaient de manière unilatérale chez tous les malades. La fièvre et le syndrome inflammatoire biologique étaient inconstants. Des bactéries ont été identifiées dans 4 cas en l'absence d'antibiothérapie, et des lésions d'ostéite chronique dans tous les cas. L'antibiothérapie a été administrée par voie veineuse pendant 3 à 7 semaines, puis par voie orale pendant 1,5 à 3 mois. Les résultats fonctionnel et infectieux étaient bons pour 4 malades, le dernier ayant une instabilité postérieure.
Conclusion : L'ostéite pubienne postopératoire est une maladie infectieuse. On distingue les ostéites aiguës qui peuvent être traitées par antibiothérapie en l'absence de collection et de séquestre osseux, des ostéites chroniques dans lesquelles il faut s'attacher à rechercher les germes responsables. L'exérèse chirurgicale des tissus infectés doit être large et accompagnée d'une antibiothérapie prolongée. L'instabilité postérieure en est la complication principale.

Objective: Osteomyelitis of the pubis is a possible complication of urological and gynaecological surgery. This article reviews this disease which is still a source of controversy.
Material and Methods: Between 1984 and 1997, five patients with osteomyelitis of the pubis, following complementary investigations, underwent resection of the symphysis pubis with histological and bacteriological examination, combined with antibiotic therapy. The follow-up was 1.5 months to 4 years.
Results: The time to onset of first symptoms was 2 weeks to 5 years. Pain initially presented inflammatory features during the early postoperative period and subsequently became mechanical as the disease became chronic, with intermittent acute episodes in 3 cases. Radiation of the pain and the abnormalities observed on imaging were predominantly unilateral in all patients. Fever and laboratory signs of inflammation were inconstant. Bacteria were identified in 4 cases in the absence of antibiotics and lesions of chronic osteomyelitis were observed in every case. Antibiotics were administered by intravenous injection for 3 to 7 weeks, then orally for 1.5 to 3 months. Good functional and infectious results were obtained in 4 patients, while the remaining patient presented posterior instability.
Conclusion: Postoperative pubic osteomyelitis is an infectious disease. Acute osteomyelitis, which can be treated by antibiotics in the absence of a collection and bone sequestrum, is distinguished from chronic osteomyelitis, in which every effort must be made to identify the bacteria responsible. Infected tissues must be widely excised in combination with prolonged antibiotic therapy. Posterior instability is the main complication.

Mots clés:
Ostéite / pubis / postopératoire.
Mots-clés:
Osteomyelitis / pubis / Postoperative
Prévalence de l'insuffisance érectile en France : résultats d'une enquête épidémiologique menée auprès d'un échantillon représentatif de 1004 hommes
Prevalence of erectile dysfunction in France: results of an epidemiological survey conducted on a representative sample of 1,004 men
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 260-267

But : Plusieurs études ont récemment rapporté des taux de prévalence de l'insuffisance érectile (IE) variables selon les pays. Nous relatons ici les résultats d'une enquête réalisée en France en 2001.
Matériel et Méthodes : Cette étude a été réalisée par entretien téléphonique auprès d'un échantillon représentatif de 1004 hommes âgés de 40 ans et plus. La prévalence de l'IE a été mesurée par une auto-évaluation du patient et par l'index IIEF-5.
Résultats : Les résultats montrent qu'en France, environ 1 homme sur 3 (31,6%) présenterait une IE, essentiellement d'intensité légère ou modérée (selon l'IIEF-5).
Par ailleurs, on note parmi ceux ayant une IE une majorité d'hommes insatisfaits quant à leur relation avec leur partenaire.
Enfin, une proportion importante d'hommes se déclarent prêts à consulter un praticien.
Conclusion : Cette enquête confirme la prévalence élevée de l'insuffisance érectile en France. Source d'une souffrance encore difficile à exprimer et à apprécier, cette pathologie nécessite d'être évaluée au mieux par des méthodes rigoureuses et standardisées, d'autant qu'il existe maintenant des thérapeutiques simples et efficaces.

Objective: Several studies have recently reported the prevalence rates of erectile dysfunction (ED) that vary according to the country. The authors report the results of a survey conducted in France in 2001.
Material and Methods: This study was conducted by telephone conversation with a representative sample of 1,004 men over the age of 40. The prevalence of ED was measured by the patient's self-assessment and by the IIEF-5 index.
Results: The results show that about 1 man in 3 (31.6%) suffers from ED in France, which is essentially mild to moderate (according to IIEF-5). The majority of men reporting ED declared to be dissatisfied with their relationship with their partner. Finally, a large proportion of men declared that they would be willing to consult a practitioner.
Conclusion: This survey confirms the high prevalence of erectile dysfunction in France. It is responsible for a distress that is still difficult to express and assess. This disease needs to be more accurately evaluated by rigorous and standardized methods, especially as simple and effective treatments are now available.

Mots clés:
dysfonction érectile / Épidémiologie / évaluation.
Mots-clés:
Erectile dysfunction / epidemiology / Evaluation
Relations entre l'Aire Sous la Courbe de la contraction du détrusor pendant la miction et les paramètres usuels de l'examen pression-débit chez la femme
Relationship between the Area Under Curve of detrusor pressure during miction and usual parameters of the flow-pressure rate in women.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 268-273

Introduction : Le but de ce travail était de préciser la signification urodynamique d'une nouvelle entité, Aire Sous la Courbe (Area Under Curve) de la contraction du détrusor (AUCdet) par rapport aux paramètres classiquement utilisés lors de l'examen pression-débit chez la femme.
Matériel et Méthode : Cent trois femmes, âgées de 18 ans et plus, vues consécutivement pour troubles de la miction, ont eu dans une étude prospective, un bilan clinique, radiographique et urodynamique. L'examen urodynamique comportait une débitmétrie simple, une cystomanométrie avec une sonde uréthrale et une sonde rectale 6 CH perfusées et une évaluation Pression/Débit lors d'une miction en position assise. Les paramètres classiques étudiés étaient Débit maximum, Volume Résiduel après la miction (VRM), Pression du detrusor au Débit maximum, Pression vésicale au Débit maximum, Pression du detrusor au début de miction, Résistance Uréthrale définie par Pression vésicale au Débit maximum divisée par Débit maximum au carré et les nouveaux paramètres
(1) Aire sous la Courbe de la Pression du detrusor depuis le début de la contraction jusqu'à la fin de la miction (AUCdet.totale),
(2) Aire sous la Courbe de la Pression du detrusor pendant la miction (AUCdet),
(3) AUCdet.totale rapportée au volume uriné soit AUCdet.totale/Vol
(4) AUCdet rapportée au volume uriné soit AUCdet/Vol.
Résultats : Quatre vingt cinq patientes, d'âge moyen 55 ans (18 à 83,) ont été retenues. La meilleure corrélation était observée entre AUCdet/Vol et Résistance Uréthrale : 0,84 et p Conclusion : AUCdet/Vol est le premier paramètre urodynamique à prendre en compte l'ensemble de la contraction du detrusor pendant la miction. AUCdet/Vol semble assez proche de la Résistance Uréthrale, élément confirmé par la meilleure corrélation observée entre ces deux paramètres. AUCdet/Vol est un nouveau paramètre qui nécessite une validation externe.

Objectives: The aim of this work was to assess the relationship between a new urodynamic parameter Area Under Curve of detrusor pressure during voiding (AUCdet) and the usual pressure flow study parameters.
Material and Methods : 103 women with various urinary symptoms (incontinence, dysuria, chronic bladder pain or frequent urinary infection) had a urodynamic evaluation with pressure flow analysis. The intravesical pressure was measured through a 6CH Porges Neoplex and the intra-abdominal pressure through a 6CH rectal catheter in an empty rectum. Pressure-flow study was performed one time in each patient. The maximum flow rate (Qmax), the detrusor pressure at maximal flow (PdetQmax), the vesical pressure at maximal flow (PvesQmax), the urethral resistance defined as the ratio between the PvesQmax and Qmax2 (RU) and the AUCdet/Vol were recovered.
Results : 85 women were included and mean age was 55 years old. The averages were 19.42 for Qmax, 28.91 for PdetQmax, 63.85 for PvesQmax, 2.10 for RU and 7.83 for AUCdet/Vol. The correlation with AUCdet/Vol were for Qmax -0.80 p Conclusions : AUCdet/Vol is the first urodynamic parameter which takes into account the whole detrusor contraction during voiding. AUCdet/Vol is relatively close to the urethral resistance. The very high degree of correlation between RU and AUCdet/Vol confirms clinically this definition of the RU. Further studies are needed to assess the validity of AUCdet/Vol.

Mots clés:
Urodynamique / sexe féminin / techniques diagnostiques / pathologie vésicale.
Mots-clés:
urodynamics / female / diagnostic techniques / urological / bladder diseases
Auto-rééducation de l'incontinence urinaire d'effort de la femme
Autoreeducation of female stress urinary incontinence
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 274-282

Objectif : Etude d'une sonde originale d'auto-rééducation dans l'incontinence urinaire d'effort de la femme.
Matériel et Méthodes : La sonde que nous avons élaborée est le fruit d'une étude anatomique, fonctionnelle et rééducative qui regroupe tous les éléments du plancher pelvien. Sa technologie en fait une solution accessible, adaptée au mode de vie actuel, qui lui permet d'auto-éduquer son périnée en complément des possibilités thérapeutiques. Elle n'a rien de comparable avec un 'cône vaginal' et représente une méthode de prise de conscience et d'amélioration de la qualité musculaire périnéale. Elle repose sur le rétrocontrôle, permet d'améliorer non seulement la prise de conscience mais également la force musculaire.
30 femmes porteuses d'une incontinence urinaire d'effort ont été soumises au protocole d'auto-rééducation. Elles avaient en commun l'existence de fuites d'urine, d'une incontinence urinaire urétrale par hypermobilité urétrale ou insuffisance sphinctérienne, d'un testing musculaire périnéal inférieur à 4.
Résultats : A l'issue de la rééducation, nous obtenons 17 guérisons (57%), 9 améliorations (30%) sans disparition complète de l'incontinence et 4 échecs (13%). Le recul moyen après rééducation est de 10 mois (2-22).
Conclusion : Les résultats objectifs de cette technique sont encourageants. Ces résultats méritent d'être confirmés, sur une série plus importante et un recul supérieur.

The Pelvia device is the fruit of the latest anatomic, functional and physiotherapeutic research into the pelvic floor.Thanks to its sophisticated technology, Pelvia is a user-friendly device fully suited to today's lifestyle of women, allowing them to do self-retraining exercises of the perineal muscles as an adjunct to the other therapies available. It is a reliable method to make patients aware of the strength and improvement of th perineal muscles contraction.
It has nothing to do with "vaginal weight cones". This method is based on feedback, but the weight of the device itself does not only increase awareness but allows patients to increase their muscular strength.
30 women with stress urinary incontinence followed the protocol of self-retraining. All of them presented the following symptoms:
_ urinary leakage,
_ urethral urinary incontinence due to urethral hypermobility or sphincteral insufficiency,
_ a perineum muscular testing below 4.
After retraining the results were as follows: 17 cases of cure (57 %); 9 cases (30 %) were improved without full disappearance of incontinence; 4 cases failed (13 %).
The average follow-up period is 10 months (2-22). The results observed in 30 women seem promising. Of course this is only a small series and results need confirming by studying a larger series with a longer follow-up.

Mots clés:
incontinence urinaire d'effort / rééducation uro-gynécologique / dysfonctions sexuelles de la femme / trouble de la statique pelvienne.
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / uro-gynecological reeducation / female sexual dysfunction / pelvic floor dysfunctions.
Calculs obstructifs de l'uretère chez l'enfant. Analyse rétrospective de 24 cas
Obstructive ureteric stones in children. Retrospective analysis of 24 cases.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 283-287

But : Préciser les particularités chez l'enfant des calculs de l'uretère symptomatiques et définir pour ces calculs les indications thérapeutiques.
Matériel et Méthodes : Entre 1993 et 2000, 24 enfants ont été pris en charge pour un calcul obstructif de l'uretère. Le bilan comportait une échographie et un ASP. Enquête métabolique, cystographie ± UIV étaient pratiquées secondairement. Le traitement de première intention a consisté en un traitement médical seul dans 34% des cas (8/24), une lithotritie extra-corporelle (LEC) piézoélectrique (EDAP®LT02) dans 58% des cas (14/24) et une urétéroscopie avec fragmentation balistique dans 8% des cas (2/24).
Résultats : Il s'agissait de 15 garçons et 9 filles d'âge moyen de 6 ans (1 mois à 15 ans). Les circonstances du diagnostic les plus souvent observées étaient une colique néphrétique dans 14 cas et une pyélonéphrite aiguë dans 7 cas. Le calcul obstructif de l'uretère était associé à une infection urinaire dans 1/3 des cas. Il s'agissait d'un calcul unique chez 12 enfants et de calculs multiples chez les 12 autres. La topographie était pelvienne dans 15 cas, iliaque dans 4 cas, lombaire dans 6 cas. L'enquête étiologique a révélé 6 hypercalciuries, 2 cystinuries, 4 malformations urinaires. Dans 34% des cas (8/24) le calcul était éliminé spontanément (¾ 5 mm de diamètre). Pour les calculs traités par LEC (14/24) (diamètre moyen = 8,3 mm), 78% d'entre eux (11/14) étaient sans fragment résiduel par ce seul traitement. Le taux de re-traitement a été de 36% (4/11). Trois échecs de LEC ont fait l'objet dans 2 cas d'une urétéroscopie et dans 1 cas d'une chirurgie. Avec un suivi moyen de 16 mois, 92% de ces enfants (22/24) étaient libres de tout calcul.
Discussion : Chez l'enfant, le risque de complications infectieuses en cas de calcul obstructif de l'uretère est important, ce qui justifie un traitement rapide et adapté. Il révèle dans 1/3 des cas une anomalie métabolique qui doit toujours être recherchée. Un diamètre de calcul de 5mm correspond à la limite supérieure pour envisager une élimination spontanée sous traitement médical. La LEC représente le traitement de choix pour les calculs de l'uretère d'une taille supérieure à 5mm surtout au niveau pelvien. L'urétéroscopie est applicable à l'enfant dans les cas d'échecs de la LEC et pour les calculs compliqués.

Objective: To specify the characteristics of symptomatic ureteric stones in children and to define therapeutic indications for these stones.
Material and Methods: Between 1993 and 2000, 24 children were treated for obstructive ureteric stones. The assessment comprised ultrasound and plain x-ray of the abdomen. A metabolic work-up and cystography ± IVU were performed secondarily. First-line treatment consisted of medical treatment only in 34% of cases (8/24), piezoelectric extracorporeal lithotripsy (ESWL) (EDAP® LT02) in 58% of cases (14/24) and ureteroscopy with ballistic fragmentation in 8% of cases (2/24).
Results: This series consisted of 15 boys and 9 girls with a mean age of 6 years (range: 1 month to 15 years). The most frequent presenting complaints were renal colic in 14 cases and acute pyelonephritis in 7 cases. The obstructive ureteric stone was associated with urinary tract infection in 1/3 of cases. 12 children had a single stone and 12 children had multiple stones. The stone was situated in the pelvic ureter in 15 cases, the iliac ureter in 4 cases, and the lumbar ureter in 6 cases. The aetiological survey revealed hypercalciuria in 6 cases, cystinuria in 2 cases, and 4 urinary tract malformations. In 34% of cases (8/24), the stone was eliminated spontaneously (diameter¾ 5 mm). 78% (11/14) of stones treated by ESWL (14/24) (mean diameter = 8.3 mm) left no residual fragments with this treatment alone. The re-treatment rate was 36% (4/11). Three failures of ESWL were treated by ureteroscopy in 2 cases and surgery in 1 case. 92% (22/24) of these children were stone-free with a mean follow-up of 16 months.
Discussion: Obstructive ureteric stones in children are associated with a high risk of infectious complications, justifying rapid and appropriate treatment. A metabolic abnormality must always be investigated and is present in 1/3 of cases. A stone diameter of 5 mm corresponds to the upper limit allowing spontaneous elimination during medical treatment. ESWL is the treatment of choice for ureteric stones greater than 5 mm in diameter, especially in the pelvic ureter. Ureteroscopy can be performed in children after failure of ESWL and for complicated stones.

Mots clés:
Lithiase / Enfant / Uretère / lithotritie extra-corporelle / urétéroscopie.
Mots-clés:
stones / child / ureter / extracorporeal lithotripsy / ureteroscopy
Mécanismes de tolérance immunitaire locale dans les cancers du rein
Mechanisms of local immune tolerance in renal cancers.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 205-212

De nombreux arguments suggèrent que les tumeurs du rein sont immunogéniques. Cependant les cellules immunitaires présentes autour ou au sein de la tumeur ne sont pas capables d'induire un rejet de celle ci et les résultats de l'immunothérapie dans le cancer du rein métastatique quels que soient les protocoles utilisés restent décevants. L'objectif de ce travail a été de revoir les principaux mécanismes par lesquels une tumeur du rein peut échapper à la destruction immune.
Ces mécanismes peuvent concerner : les antigènes tumoraux, les molécules qui les présentent à la surface cellulaire ou des déficiences dans la machinerie cellulaire qui conduit à leur préparation. Les déficiences peuvent concerner également les communications intercellulaires, notamment des molécules d'adhésion et de co-stimulation. Les cellules immunitaires présentes peuvent elle aussi être déficientes : il peut s'agir de déficits quantitatifs ou qualitatifs, d'anomalies du récepteur T, de défaut de fabrication de cytokines et cela peut aussi bien concerner les cellules effectrices que les cellules présentatrices d'antigènes. Un très puissant mécanisme immuno-suppresseur est aussi la capacité qu'à la cellule tumorale de libérer des substances anergisantes c'est à dire qui paralysent le système immunitaire. Il s'agit de cytokines et plus particulièrement du TGF-ß. Cette anergie peut également être médiée par des contacts intercellulaires entre tumeur et lymphocytes par notamment le système Fas.
Ces mécanismes sont utiles à étudier à plusieurs titres : 1/Compréhension des mécanismes d'anergie de manière à découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques ou à court-circuiter ces mécanismes in vitro
2/ Définir un ' phénotype immunitaire ' de la tumeur qui devrait être évalué comme marqueur pronostic à la fois pour la survie après chirurgie radicale dans les tumeurs localisées mais aussi comme critère pronostique de la réponse à l'immunothérapie dans les formes métastatiques.

Many arguments suggest that renal tumours are immunogenic. However, the immune cells present around or within the tumour are unable to induce tumour rejection and the results of immunotherapy in metastatic renal cancer remain disappointing regardless of the protocols used. The objective of this study was to review the main mechanisms by which a renal tumour can escape immune destruction.
These mechanisms can concern: tumour antigens, antigen-presenting molecules on the cell surface or defects of the cell machinery leading to the preparation of these molecules. Defects may also concern intercellular communications, especially adhesion and co-stimulation molecules. The immune cells present may also be defective, presenting qualitative or quantitative deficits, abnormalities of the T receptor, defect of cytokine production and these defects may concern both effector cells and antigen-presenting cells. The capacity of tumour cells to release anergic substances, i.e. substances which paralyse the immune system, also constitutes another very powerful immunosuppressive mechanism. These substances are cytokines, especially TGF-b. This anergy can also be mediated by intercellular contacts between tumour cells and lymphocytes, especially via the Fas system.
It is important to study these mechanisms for several reasons:
1/ Understanding of anergy mechanisms in order to discover new therapeutic targets or to short-circuit these mechanisms in vitro;
2/ Definition of an 'immune phenotype' of the tumour which should be evaluated as a prognostic marker both for survival after radical surgery of localized tumours as a prognostic factor for response to immunotherapy in metastatic forms.


Mots clés:
Rein / Cancer / Immunothérapie / antigène tumoral.
Mots-clés:
Kidney / Cancer / response to immunotherapy / tumour antigen
Interleukine-2 et Interféron dans le cancer du rein métastatique. L'expérience du Groupe Français d'Immunothérapie
Interleukin-2 and interferon in metastatic renal cancer. The French Immunotherapy Group experience.
2002
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 213-218

Nous rapportons l'expérience des investigateurs du Groupe Français d'Immunothérapie dans le traitement du cancer du rein métastatique par les cytokines à travers plusieurs essais thérapeutiques conduits successivement entre 1991 et 1998. Ce groupe a initialement conduit une large étude randomisée rapportée dans le New England Journal of Medicine en 1998. comparant trois schémas thérapeutiques: l'interleukine-2 intraveineuse, l'interféron seul et l'association de ces deux modalités thérapeutiques. En termes de résultats, les deux cytokines ont un effet additif permettant un doublement du taux de réponse et de la survie sans progression à un an. Malheureusement cet effet n'est pas retrouvé à long terme et il n'y a pas de différence de survie globale. Par ailleurs, les patients résistant à l'une des cytokines ne tirent pas de bénéfice avec l'autre ultérieurement. Un sous-groupe de patients dont la probabilité de progression sous traitement était supérieure à 70% et la médiane de survie de 6 mois a été identifié. Ces patients présentent, de manière concomitante, des métastases initiales dans l'année suivant le diagnostic de tumeur rénale, plusieurs organes métastatiques et un envahissement hépatique.
Par la suite, plusieurs essais testant les deux cytokines s.c. ont apporté des résultats médiocres, avec des taux de réponse faibles, même en association avec le 5-fluorouracile. Ainsi, dans l'expérience française, les schémas de cytokines s.c. sont assez décevants. Ces résultats ont été pris en compte dans le programme d'évaluation en cours actuellement (programme Percy) qui est basé sur la sélection des patients en fonction des facteurs pronostiques.

The authors report the experience of the investigators of the Groupe Français d'Immunotherapie in the treatment of metastatic renal cancer by cytokines based on several clinical trials conducted successively between 1991 and 1998. This group initially conducted a large-scale randomized trial reported in the New England Journal of Medicine in 1999, comparing three treatment regimens: intravenous interleukin-2, interferon alone and a combination of these two treatment modalities. The two cytokines demonstrated an additive effect allowing doubling of the response rate and the one-year progression-free survival. Unfortunately, this effect was not maintained in the long term and no overall survival difference was observed. Patients resistant to one of the two cytokines also failed to respond to the other cytokine administered subsequently. A subgroup of patients was identified with a probability of progression during treatment greater than 70% and a median survival of 6 months. These patients concomitantly presented initial metastases during the year following the diagnosis of renal cancer, involving several organs including the liver.
Several subsequent trials testing the two cytokines by SC injection provided poor results, with low response rates, even in combination with 5-fluorouracil. In the French experience, SC cytokine regimens are therefore fairly disappointing. These results were taken into account in the ongoing evaluation programme (Percy programme) based on patient selection as a function of prognostic factors.

Mots clés:
Rein / Cancer / Métastases / interféron / interleukine-2.
Mots-clés:
Kidney / Cancer / Metastases / Interferon / Interleukin-2.
PSA Nadir et cinétique de décroissance du PSA entre les 3ème et 6ème mois après radiothérapie externe pour cancer de prostate localisé T1 T2 Nx M0 : intérêts dans la prédiction du risque de progression biologique
Nadir PSA and kinetics of PSA decline between the 3rd month and the 6th month after external beam radiotherapy for T1 T2 Nx M0 localized prostate cancer: value for the prediction of the risk of biochemical progression.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 219-225

Introduction: Cette étude analyse les résultats de la radiothérapie externe dans les stades T1 T2 Nx M0 de cancer de prostate, en se référant au PSA Nadir et à la cinétique de décroissance du PSA.
Matériel et Méthodes: 65 patients porteurs d'un cancer de prostate localisé T1 T2 Nx M0 ont reçu une radiothérapie externe entre 1990 et 1999 (conventionnelle ou de conformation). Deux populations de 22 et 25 patients ont été distinguées suivant la valeur du Nadir atteint : Population A avec un Nadir ¾ 0,5 ng/ml ou non encore atteint mais avec un PSA ¾ 0,5 ng/ml ; Population B avec un Nadir > 0,5 ng/ml. Les différents paramètres cliniques et paracliniques ont été comparés par des tests statistiques (chi-2, t de Student) ainsi que la cinétique de décroissance du PSA (calcul basé sur l'évolution du PSA entre les 3 et 6 premiers mois après irradiation ). Suivant les critères de l'ASTRO, les résultats en terme d'absence de progression biologique ont été évalués par l'estimation non paramétrique de Kaplan-Meier.
Résultats: La population A n'a eu aucune évolution biologique avec un suivi moyen de 29,5 mois. L'absence de progression biologique dans la Population B à 42 mois était de 52,8%. Le PSA initial (p=0,009), la dose délivrée (p=0,027), et la cinétique de décroissance du PSA (p=0,0069) ont été identifiés comme facteurs prédictifs. Le patient dont la cinétique était nulle a évolué, tandis qu'avec une cinétique Conclusion: Dans les stades T1-T2, la valeur du Nadir est essentielle pour le pronostic. La cinétique de décroissance du PSA paraît avoir un rôle prédictif précoce.

Introduction: This study analyses the results of external beam radiotherapy in stage T1 T2 Nx M0 prostate cancer, with reference to the nadir PSA and the kinetics of PSA decline.
Material and Methods: 65 patients with T1 T2 Nx M0 localized prostate cancer were treated by external beam radiotherapy (conventional or conformal) between 1990 and 1999. Two populations of 22 and 25 patients were distinguished according to the nadir PSA: population A with a nadir ¾ 0.5 ng/ml or not yet reached, but with PSA ¾ 0.5 ng/ml and population B with a nadir > 0.5 ng/ml. The various clinical and laboratory parameters and the kinetics of PSA decline (calculation based on the course of PSA between the first 3 and 6 months after irradiation) were compared by statistical tests (Chi-square, Student t test). According to the ASTRO criteria, the results in terms of absence of biochemical progression were evaluated by non-parametric Kaplan-Meier estimate.
Results: No biochemical progression was observed in population A with a mean follow-up of 29.5 months. The absence of biochemical progression in population B at 42 months was 52.77%. The baseline PSA (p=0.009), the dose delivered (p=0.027), and the kinetics of PSA decline (p=0.0069) were identified as predictive factors. The patient with a zero kinetic developed biochemical progression, while 91.3% of patients with a kinetic Conclusion: In stage T1-T2 prostate cancer, the value of the nadir PSA is an essential prognostic factor. The kinetics of PSA decline appear to have an early predictive role.

Mots clés:
Nadir / cinétique / PSA / radiothérapie.
Mots-clés:
prostate / nadir / kinetics / PSA / radiotherapy
Epidémiologie des cancers de la prostate en Limousin
Epidemiology of prostate cancer in the Limousin region.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 226-231

Objectif : En France, le cancer de la prostate est la localisation cancéreuse la plus fréquente chez l'homme et son incidence augmente avec l'âge des patients. Il occupe la 4ème place en terme de mortalité. Le Limousin, région la plus âgée de France, s'est dotée en 1998 d'une structure d'enregistrement régionale des nouveaux cas de cancers. L'objectif de cette étude était d'analyser les données d'incidence et de mortalité du cancer de la prostate en région Limousin pour l'année 1998.
Matériel et Méthodes : A partir des données du registre des cancers et des données de mortalité du service d'information sur les causes médicales de décès, il a été réalisé un enregistrement de tous les nouveaux de cancers et de tous les cas de décès par cancers de la prostate des patients domiciliés en Limousin en 1998. Une comparaison des taux standardisés d'incidence et de mortalité a été réalisée avec les données françaises.
Résultats : Le taux brut d'incidence retrouvé en Limousin était de 149,5 pour 100.000 habitants et le taux standardisé par rapport à la population française de 124. Ces taux étaient significativement plus élevés que ceux retrouvés en France. Le taux de mortalité par cancers de la prostate en Limousin était de 29,2 décès pour 100 000 habitants et était plus élevé que celui retrouvé pour la France entière.
Conclusion : Au vue des données de l'année 1998, le cancer de la prostate est un problème important de santé publique dans la région Limousin. Cette sur-incidence pourrait être liée à la méthodologie utilisée, à la sensibilisation des médecins traitants aux problèmes du cancer de la prostate qui n'hésitent pas à demander en dépistage individuel un taux de l'antigène prostatique spécifique (PSA) ou à l'existence de facteurs de risque spécifiques à la région Limousin. Des études complémentaires s'avèrent nécessaire en Limousin.

Objective: Prostate cancer is the commonest cancer in men in France, and its incidence increases with age. It occupies 4th place in terms of mortality. The Limousin region, with the oldest population in France, established a regional registry of new cases of cancers in 1998. The objective of this study was to analyse the prostate cancer incidence and mortality data in the Limousin region for 1998.
Material and Methods: Based on the cancer registry data and mortality data of the department of information on medical causes of death, a registry was established for all new of prostate cancer and all cases of prostate cancer death in patients living in the Limousin region in 1998. Standardized incidence and mortality rates were compared with French data.
Results: The crude incidence rate detected in the Limousin region was 149.5 per 100,000 inhabitants and the standardized rate compared to the French population was 124. These rates were significantly higher than those reported in France. The mortality rate from prostate cancer in the Limousin region was 29.2 deaths per 100,000 inhabitants and was higher than that reported for France as a whole.
Conclusion: In view of the data for 1998, prostate cancer is a major public health problem in the Limousin region. This excess incidence could be related to the methodology used, the increased awareness of general practitioners of the problems of prostate cancer, who do not hesitate to request individual screening by prostatic-specific antigen (PSA) or the presence of specific risk factors in the Limousin region. Further studies must be conducted in the Limousin region.

Mots clés:
Cancer / Épidémiologie / Limousin / mortalité / prostate.
Mots-clés:
Cancer / epidemiology / Limousin / mortality / prostate.
Facteurs pronostiques du cancer de la prostate traité par hormonothérapie de première intention
Prognostic factors of prostate cancer treated by first-line endocrine therapy.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 232-239

Objectif : Le traitement hormonal du cancer de la prostate est destiné à supprimer l'action des androgènes afin de contrecarrer la croissance des cellules néoplasiques hormono-sensibles. La durée et la qualité de la réponse à ce traitement sont variables d'un patient à l'autre. Le but de notre étude a été d'évaluer les facteurs pronostiques des patients traités par hormonothérapie de première intention pour un cancer de la prostate.
Matériel et Méthodes : De septembre 1988 à septembre 1999, 170 patients ayant un cancer de la prostate traité par hormonothérapie de première intention ont été inclus. Le traitement hormonal a été des analogues de la LH-RH seuls dans 59,4 % des cas, un blocage androgènique complet dans 21,2 % des cas, des anti-androgènes seuls dans 17,6 % des cas et des oestrogènes dans 1,8 % des cas. Des données cliniques, biologiques, scintigraphiques et anatomo-pathologiques ont été colligées. La survie globale a été étudiée en analyse uni-variée en fonction des critères préthérapeutiques à l'aide de courbes de survie de Kaplan-Meier.
Résultats : La survie moyenne de la population a été de 33 ± 26 mois (2 - 126 mois). Les paramètres suivants ont été associés à une diminution significative de la survie globale: patients de plus de 70 ans, score ECOG élevé, mode de révélation du cancer par altération de l'état général, présence de douleurs osseuses, présence de métastases osseuses en particulier au niveau du squelette appendiculaire, dilatation des cavités rénales, score de Gleason > 5, taux de PSA > 100 ng/ml, un taux d'hémoglobine 105 µmol/l, testostéronémie basse, taux de phosphatases alcalines élevé, mauvaise réponse au traitement appréciée par un taux de PSA supérieur à 4 ng/ml à 3, 6 et 12 mois.
Conclusion : La connaissance de ces facteurs pronostiques permet de prédire la réponse au traitement hormonal et la survie des patients. Ces facteurs permettent aussi de regrouper les patients comparables pour les essais cliniques.

Objective: Endocrine therapy of prostate cancer is designed to eliminate the action of androgens to prevent the growth of hormone-sensitive cancer cells. The duration and quality of the response to this treatment vary from one patient to another. The objective of this study was to evaluate the prognostic factors of patients treated by first-line endocrine therapy for prostate cancer.
Material and Methods: From September 1988 to September 1999, 170 patients receiving first-line endocrine therapy for prostate cancer were included. Endocrine therapy consisted of LHRH analogues alone in 59.4% of cases, complete androgen suppression in 21.2% of cases, antiandrogens alone in 17.6% of cases and oestrogens in 1.8% of cases. Clinical, laboratory, scintigraphic and histological data were collected. The overall survival was studied by univariate analysis as a function of pretreatment criteria using Kaplan-Meier survival curves.
Results: The mean survival of the population was 33 ± 26 months (range: 2-126 months). The following parameters were associated with a significant reduction of overall survival: age greater than 70 years, high ECOG score, mode of presentation of the cancer by alteration of general state, presence of bone pain, presence of bone metastases particularly in the appendicular skeleton, dilatation of renal cavities, Gleason score > 5, PSA level > 100 ng/ml, haemoglobin 105 µmol/l, low plasma testosterone, high alkaline phosphatase, poor response to treatment assessed by PSA greater than 4 ng/ml at 3, 6 and 12 months.
Conclusion: Determination of these prognostic factors can be used to predict the patient's response to endocrine therapy and survival. These factors can also be used to stratify patients in comparable groups for clinical trials.

Mots clés:
prostate / adénocarcinome / Cancer de la prostate / traitement hormonal / pronostic.
Mots-clés:
prostate / adenocarcinoma / Prostate cancer / endocrine therapy / prognosis
Etude de l'hormonothérapie intermittente chez les patients présentant une récidive biologique après prostatectomie radicale ou radiothérapie
Study of intermittent endocrine therapy in patients with biochemical recurrence after radical prostatectomy or radiotherapy.
2002
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2002, 12, 240-247

Introduction: Etude de l'efficacité de l'hormonothérapie intermittente chez les patients présentant un échec d'un traitement local.
Matériel et Méthodes: 74 patients ont été traités pour une récidive biologique après prostatectomie radicale (n=30), radiothérapie (n=28) ou prostatectomie radicale puis radiothérapie (n=16). Le traitement (63 patients étaient traités par antiandrogènes seuls, 8 par agoniste de la LHRH et 3 par blocage androgénique complet) a été poursuivi 6 mois après l'obtention d'un PSA indétectable pour les patients après prostatectomie radicale (et repris pour un PSA > 4 ng/mL) ou d'un PSA nadir 10 ng/mL).
Résultats: La durée des périodes sans traitement représente 50% du cycle thérapeutique. Avec un suivi moyen de 43,8 mois, la probabilité de survie globale sans progression biologique à 5 ans était de 54,6%. En étude multivariée, les facteurs prédictifs de la progression biologique étaient l'âge inférieur à 70 ans (p=0,05), le Gleason supérieur ou égal à 8 (p=0,038) et la présence d'adénopathies métastatiques (p=0,05).
Conclusion: L'hormonothérapie intermittente est une option thérapeutiquepour les patients présentant un échec d'un traitement local. Les candidats au traitement intermittent sont les patients âgés de plus de 70 ans atteints d'un adénocarcinome localisé de score de Gleason inférieur ou égal à 7.

Introduction: Study of the efficacy of intermittent endocrine therapy after failure of local treatment.
Material and Methods: 74 patients were treated for biochemical recurrence after radical prostatectomy (n=30), radiotherapy (n=28) or radical prostatectomy followed by radiotherapy (n=16). Treatment (63 patients were treated by antiandrogens alone, 8 by LHRH analogue and 3 by complete androgen suppression) was continued for 6 months after obtaining undetectable PSA levels for patients after radical prostatectomy (and restarted when PSA > 4 ng/ml) or a PSA nadir 10 ng/ml).
Results: The duration of periods without treatment represented 50% of the total treatment cycle. With a mean follow-up of 43.8 months, the overall 5-year biochemical progression-free survival rate was 54.6%. On multivariate analysis, factors predictive of biochemical progression were age less than 70 years (p=0.05), Gleason score greater than or equal to 8 (p=0.038) and the presence of lymph node metastases (p=0.05).
Conclusion: Intermittent endocrine therapy is a treatment option for patients with recurrence after local treatment. Candidates for intermittent endocrine therapy must be over the age of 70, with localized adenocarcinoma and a Gleason score less than or equal to 7.

Mots clés:
prostate / Cancer / Hormonothérapie / blocage androgénique intermittent / Prostatectomie
Mots-clés:
prostate / Cancer / endocrine therapy / intermittent androgen suppression / Prostatectomy