Base bibliographique

Sommaire :

Anatomie fonctionnelle du plancher pelvien
Functional anatomy of the pelvic floor
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 916-925

Les structures de soutien des viscères pelviens comprennent le plancher pelvien proprement dit avec le muscle élévateur de l’anus et ses deux faisceaux pubo- et iliococcygien et le muscle coccygien solidaire du ligament sacroépineux. Le muscle élévateur de l’anus est composé essentiellement de fibres de type I (muscles de posture). Le métabolisme aérobique de ces fibres les rend plus fragile à une contraction de type excentrique et à un dysfonctionnement mitochondrial. L’innervation du plancher pelvien provient des branches antérieures des racines sacrées S2/S3/S4 ; toute dénervation aura un retentissement sur la statique pelvienne. Le périnée inclue les structures musculo-aponévrotiques sous-jacentes au muscle élévateur de l’anus : antérieur avec le sphincter strié de l’urètre et les muscles ischio- et bulbocaverneux, postérieur avec les fosses ischio-anales. Les fascias pelviens doublent ces muscles : fascia pelvien et ses renforcements par les ligaments utérosacrés et cardinaux, en outre, les arcs tendineux du fascia pelvien (ATFP) et du muscle élévateur de l’anus (ATLA). La statique pelvienne repose sur l’action conjuguée de toutes ces structures qui assurent un support antérieur (le « hamac » périnéal), moyen (les ligaments cardinaux et utérosacrés) et postérieur (fascia rectovaginal et centre tendineux du périnée). L’orientation des viscères pelviens contribue à la statique pelvienne avec les angulations des réservoirs pelviens urinaire, génital, digestif avec leur conduit d’évacuation. Lors de la dynamique pelvienne, la modification de ces angles sous l’action des structures musculo-aponévrotiques est la traduction de l’adaptation pelvienne.

The pelvic floor is the support of the pelvic visceras. The levator ani muscle (LA) with its two bundles (pubo- and ilio-coccygeus) is the major component of this pelvic floor. LA is formed essentially by type I fibers (with high oxidative capability and presence of slow myosin) as in postural muscles. The aerobic metabolism makes LA susceptible to injury caused by excentric contraction and mitochondrial dysfunction. The innervation of the pelvic floor comes from the 2nd, 3rd, 4th anterior sacral roots; denervation affects pelvic dynamism. Perineum includes the musculofascial structures under the LA: ventrally the striated urethral sphincter and the ischio-cavernous and bulbospongious, caudally the fatty tissue filling the ischioanal fossa. Pelvic fascia covers the muscles; it presents reinforcements: the uterosacral and cardinal ligaments, the arcus tendineus fascia pelvis (ATFP) and the arcus tendineus levator ani (ATLA). The pelvis statics is supported by the combined action of all this anatomical structures anteriorly forming the perineal “hammock”, medially the uterosacral and cardinal ligaments, posteriorly the rectovaginal fascia and the perineal body. The angles formed by the pelvic visceras with their evacuation ducts participate to the pelvic statics. During the pelvic dynamics the modification of these angles expresses the action of the musculofascial structures.

Mots clés:
Plancher pelvien / Élévateur de l'anus / Fascia pelvien
Mots-clés:
Pelvic floor / Levator ani / Endopelvic fascia
Bilan urodynamique et prolapsus
Urodynamics and prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 970-974

Les prolapsus genito-urinaires interagissent avec le fonctionnement vésicosphinctérien. À côté de la dysurie, l’incontinence urinaire d’effort est la principale anomalie constatée. Si l’examen physique permet normalement d’en faire le diagnostic, l’examen urodynamique reste le meilleur moyen d’analyser l’équilibre vésicosphinctérien dans son ensemble et de proposer ainsi la prise en charge la plus adaptée. Cependant, les conditions techniques de réalisation de l’examen urodynamique sont particulièrement importantes dans le contexte des prolapsus génito-urinaires et peuvent conduire à une difficulté d’interprétation des données. Au global, malgré toutes ces limites, nous considérons que l’examen urodynamique doit être réalisé avant toute prise en charge chirurgicale d’un prolapsus génito-urinaire.

Urogenital prolapses have a significant impact on bladder and urethral functions. Bladder outlet obstruction and associated stress urinary incontinence are the most commun findings in this setting. Although the diagnosis of stress urinary incontinence is made by physical examination, urodynamic investigations are crucial to decide the most appropriate treatment for each individual patient. Despite some technical limitations, we recommend that a proper urodynamic investigation should be performed before any surgical intervention for urogenital prolapse.

Mots clés:
Prolapsus génital / cystocèle / incontinence urinaire / Urodynamique
Mots-clés:
Urogenital prolapse / cystocele / urodynamics / Stress urinary incontinence
Conséquences sexuelles de la chirurgie du prolapsus
Sexual outcome after pelvic organ prolapse surgery
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1037-1059

La sexualité est un paramètre important de la qualité de vie des patientes. Elle peut être altérée par un prolapsus et/ou une incontinence urinaire mais aussi être modifiée par la chirurgie réparatrice elle-même. Les dysfonctions sexuelles secondaires à nos interventions ont longtemps été peu documentées mais des questionnaires spécifiques et validés ont été développés qui permettent une meilleure évaluation des résultats de la chirurgie du prolapsus et/ou de l’incontinence sur la sexualité. Cet article propose une mise au point des résultats disponibles dans la littérature et aborde notamment les conséquences sexuelles de la chirurgie avec renforcement prothétique qui restent aujourd’hui une des préoccupations majeures des chirurgiens urogynécologues, notamment vaginalistes.

Sexual well-being is an important parameter of women's health and quality of live. Sexual disorders may occur in women with pelvic organ prolapse and/or stress urinary incontinence and also after pelvic reconstructive surgery. Sexual dysfunction after POP or SUI surgery has been poorly documented but new condition specific questionnaires have been developed to help us to better evaluate such consequences. This paper reports updated data and highlights more specifically consequences of surgery with mesh reinforcement which is, currently, an important issue particularly when performing by vaginal approach.

Mots clés:
sexualité / Dyspareunie / prolapsus / incontinence urinaire / prothèse
Mots-clés:
Sexuality / Dyspareunia / Pelvic organ prolapse / Stress urinary incontinence / MeSH
Cystocèle : place des implants de renforcement par voie vaginale
The meshes in the cure of cystocele by vaginal way
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1025-1030

Les avantages de la voie vaginale dans le traitement de la cystocèle sont connus : simplicité, rapidité, absence de passage intrapéritonal. Les techniques de raphie donnent lieu à des récidives fréquentes et les spinofixations à des décompensations d’autres compartiments. Enfin les cystocèles touchent tous les segments de soutien du hamac vaginal décrit par Delancey. C’est pourquoi il semble logique de proposer des implants de substitution au support naturel déficient, ce sont les matériaux de renfort. Ceux-ci couvrent la totalité du défect fascial. Les implants peuvent être biologiques, synthétiques résorbables ou synthétiques non résorbables. La mise en place requiert une incision vaginale courte, le respect de l’utérus s’il n’est pas pathologique, l’absence de résection de paroi vaginale. L’implant peut être posé, mais la fixation par kit avec quatre bras transobturateurs est actuellement l’option la plus fréquente. Globalement, la mise en place d’implants montre une diminution significative de la récidive de la cystocèle. Les complications sont devenues rares avec l’amélioration de la technique et des implants. Les principales complications à distance sont l’érosion (3 à 4 % des cas) ou la rétraction (11 % des cas). Les implants sont un progrès dans la cure de la cystocèle par voie vaginale, mais il s’agit d’une chirurgie en évolution qui demande une expertise de la voie vaginale et la tenue de registre.

The advantages of vaginal way in the treatment of cystocele are simplicity, rapidity, peritoneal security. Raphy is subject to recidive. The meshes replace the weak fascia in its role of hammock (Delancey) for the bladder. The mesh covers the central and lateral fascial defects. The procedure consists in a short vertical colpotomy, vesicovaginal dissection, uterine preservation (if uterus is not pathologic), no vaginal excision. The mesh can be spread without fixation, fixed or anchored by arms in the obturator foramen. The results show a significative improvement in the risk of redux cystocele. Complications become less frequent with the expertise and quality of new meshes. Implants are a new vaginal evolving surgery: it must be evaluated by experts and practiced by experienced in vaginal approach surgeons.

Mots clés:
cystocèle / Implant vaginal / Prolapsus pelvien / prolapsus
Mots-clés:
cystocele / Vaginal mesh / Pelvic organ prolapse / Prolapse
État des lieux de l'épidémiologie des prolapsus génitaux
Update on the epidemiology of genital prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 907-915

La prévalence des prolapsus varie de 2,9 à 11,4 % ou 31,8 à 97,7 % selon que l’on utilise un questionnaire ou un examen clinique respectant la classification Pelvic Organ Prolapse Classification (POPQ). L’incidence cumulée de la chirurgie atteint 11 % au-delà de 70 ans. L’âge est associé significativement à une augmentation de la prévalence des prolapsus jusque 50 ans. Après la ménopause, c’est la sévérité des prolapsus qui est associé à l’âge, la prévalence restant stable. Les prolapsus constituent un problème de santé publique auquel vont devoir faire face de plus en plus souvent les médecins en raison des revendications légitimes de soins des patientes et de l’amélioration de l’espérance de vie sans handicap associé. Il conviendra de bien identifier les divers facteurs de risque afin de pratiquer une médecine préventive et diagnostiquer les prolapsus aux stades avancés symptomatiques nécessitant une prise en charge chirurgicale.

The prevalence of pelvic organ prolapse (POP) varies between 2.9 and 11.4% in questionnaire-based studies and from 31.8 to 97.7% according to the ICS Pelvic Organ Prolapse Classification (POPQ) anatomical classifications. The cumulative incidence of surgery for POP is as high as 70% in women more than 70-year-old. Aging is significantly associated with the prevalence and severity of POP. Pelvic disorders are a health economic challenge for the future due to the longer life expectancy of women and to an increasing demand for a better quality of life. Identification of risk factors will be critical in order to develop strategies to prevent the disease and limitate the need for surgical intervention.

Mots clés:
prolapsus / Épidémiologie / prévalence / Troubles pelviens
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / epidemiology / prevalence / Pelvic disorders / Risk factors
Examen clinique d'une dyschésie
Clinical examination in dyschesia
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 944-946

Une dyschésie est une gêne à la défécation avec la nécessité de poussées excessives. Elle est le plus souvent consécutive à une rectocèle ou à une procidence interne. La défécation est facilitée par des manœuvres digitales soient vaginales dans la rectocèle soient périnéales dans la procidence interne. L’examen clinique sera réalisé au repos et surtout en poussée, le déroulement de la rectocèle sera alors plus facilement visualisé. La mise en place de valves vaginales permettra de différencier une colpocèle antérieure d’une rectocèle. La rectocèle sera recherchée au toucher rectal en accentuant la hernie rectale antérieure. L’examen clinique sera souvent peu contributif pour révéler une procidence interne. Un score Obstructed Defecation Syndrome (ODS) sera coté au cours de cet examen afin d’évaluer la sévérité de la dyschésie et d’apprécier les résultats thérapeutiques en comparant les scores avant et après traitement.

Dyschesia, also called obstructed defecation syndrome (ODS), is a difficulty to exonerate with straining. A rectocele or an intussusception are the main causes. Defecation is facilitated by digital maneuvers into vagina in case of rectocele or on the perineum in intussusception. Clinical examination is conducted at rest and at strain allowing exposing the rectocele. Vaginal valves may allow differentiating an anterior colpocele to a rectocele. An anterior rectal hernia should be accentuated by digital examination of the rectum. Clinical examination in intussusception is poor. An ODS scoring is useful to determine the severity of the symptoms and to appreciate the therapeutic results comparing pre- and post-treatment scores.

Mots clés:
Dyschésie / Rectocèle / Procidence interne / examen clinique
Mots-clés:
Dyschesia / Rectocele / Intussusception / Clinical examination
Examen clinique des prolapsus
Clinical examination of prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 939-943

L’examen clinique demeure l’un des temps fondamentaux de l’évaluation des prolapsus pelviens. Il ne saurait être réduit à l’interrogatoire, qui, seul, ne peut préciser l’importance du prolapsus ni sa localisation. Il apparaît fiable avec la même valeur que les examens complémentaires pour les prolapsus antérieurs et moyens. Il doit être complété par des explorations pour les prolapsus postérieurs. Il ne varie pas en fonction de la journée ni des examinateurs à condition qu’il ait bien été sensibilisé par la position debout.

Physical examination is still very contributing in the evaluation of female pelvic organ prolapse. Related symptoms do predict neither the severity nor the location of the prolapse. The accuracy and the reliability of the physical examination are high for the anterior and middle compartments but insufficient for the evaluation of the posterior compartment, which should include imaging and manometric tests. The physical examination does not show any difference between morning and afternoon and its reliability is independent of the examiner particularly if performed in the patient standing.

Mots clés:
Prolapsus génito-urinaire / examen clinique
Mots-clés:
Genitourinary prolapse / Clinical examination
Facteurs de risque et prévention des prolapsus génito-urinaires
Risk factors and prevention of genitourinary prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 932-938

De nombreuses études épidémiologiques se sont attachées ces dernières années à rechercher les principaux facteurs de risque de prolapsus genito-urinaires. Ainsi, s’il est établi depuis longtemps que l’accouchement par voie vaginale augmente le risque de prolapsus (niveau de preuve 1) ; en revanche, la césarienne ne peut être considérée comme une méthode préventive totalement efficace (niveau de preuve 2). La grossesse elle-même est un facteur de risque de prolapsus (niveau de preuve 2). Certaines conditions obstétricales favorisent les altérations du plancher périnéal : un poids fœtal supérieur à quatre kilos, une extraction instrumentale (niveau de preuve 3). Si le risque de prolapsus augmente avec l’âge, l’intrication avec les facteurs hormonaux est importante (niveau de preuve 2). Le rôle du traitement hormonal substitutif reste controversé. Les antécédents de chirurgie pelvienne sont également identifiés comme un facteur de risque (niveau de preuve 2). D’autres facteurs acquis modulables sont documentés. L’obésité (BMI et périmètre abdominal), l’activité professionnelle et physique intense (niveau de preuve 3) et la constipation augmentent le risque de prolapsus. Ces derniers facteurs de risque modulables nécessiteraient des investigations plus rigoureuses pour pouvoir argumenter des mesures de prévention, les techniques obstétricales ayant déjà évolué pour assurer un dommage minimal aux structures du soutien périnéal.

Numerous epidemiological studies in recent years have involved the search for the principal risk factors of genitourinary prolapse. Although it has been agreed for a long time that vaginal delivery increases the risk of prolapse (proof level 1), on the other hand, the Cesarian section cannot be considered a completely effective preventative method (proof level 2). The pregnancy itself is a risk factor for prolapse (proof level 2). Certain obstetrical conditions contribute to the alterations of the perineal floor muscle: a foetus weighing more than four kilos, the use of instruments at birth (proof level 3). If the risk of prolapse increases with age, intrication with hormonal factors is important (proof level 2). The role of hormonal replacement therapy remains controversial. Antecedent pelvic surgery has also been identified as a risk factor (proof level 2). Other varying accquired factors have been documented. Obesity (BMI and abdominal perimeter), professional activity and intense physical activity (proof level 3), as well as constipation, increase the risk of prolapse. More thorough research into these varying factors is necessary in order to be able to argue for measures of prevention, obstetrical techniques having already evolved to ensure minimal damage to the perineal structure.

Mots clés:
prolapsus / Épidémiologie / facteurs de risque / prévention
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / epidemiology / Risk factors / Prevention
Faut-il faire une hystérectomie au cours de la chirurgie du prolapsus par voie vaginale ?
Should a hysterectomy be carried at the same time as surgery for a prolapse by vaginal route?
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1060-1073

Classiquement systématique l’hystérectomie au cours de la chirurgie pour prolapsus par voie vaginale est aujourd’hui discutée. Les données anatomiques et physiopathologiques seraient en faveur de la conservation de l’utérus, au moins de son col. Cette conservation comporte-t-elle des avantages ? Elle ne semble pas intervenir sur les résultats anatomiques de la chirurgie du prolapsus par voie vaginale. En revanche, la conservation utérine diminue le risque d’érosion vaginale avec exposition d’une prothèse. L’impact fonctionnel urinaire ou digestif est difficile à apprécier en raison des gestes associés qui peuvent interférer. Les conséquences sexuelles, en dehors des interventions réduisant le conduit vaginal, semblent identiques avec ou sans conservation ; elles sont essentiellement psychologiques. En cas de désir de grossesse des interventions conservatrices avec une spinofixation vaginale, type Richter, ou utérine, type Richardson, respectent la fertilité et seront préférées à l’amputation du col (technique de Manchester). Le risque de pathologies utérines ultérieures ne justifie pas l’ablation sous réserve d’une surveillance gynécologique. L’annexectomie n’est pas non plus recommandée dans un but préventif. Enfin, l’hystérectomie apporte plus de morbidité, de durée d’hospitalisation, de coût. L’hystérectomie semble se justifier en cas d’hystérocèle largement extériorisée ou de pathologie utérine concomitante.

Classically hysterectomy is done during vaginal surgery for prolapse. But the anatomical and physiopathological facts would be in favour of uterus or cervix preservation. Uterine preservation do not modify the anatomical results of prolapse surgery. If a mesh is used, uterine or cervix preservation reduce the chance for a vaginal erosion. The sexual consequences, aside the narrow vaginal tube, are more psychological than objectively proved. The wish of pregnancy in young patient must leads to conservative procedures with sacrofixation (Richter or Richardson) better than cervix ablation (Manchester procedure). Further uterine or ovarian pathologies are as rare as to justify hysterectomy or annexectomy, the patient must be aware of a regular gynecological exam. Hysterectomy implies more bleeding, more hospital stay, more cost. So hysterectomy during vaginal surgery for prolapse would indicate for major hysterocele or in case of concomitant uterine pathology.

Mots clés:
prolapsus / hystérectomie
Mots-clés:
prolapsus / Hysterectomie
La colporraphie traditionnelle a-t-elle encore une place dans le traitement de la colpocèle antérieure ?
Does traditional colporraphy still have a role to play in the treatment of anterior colpocele?
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1019-1024

L’objectif de ce travail est de proposer une synthèse sur la place de la colporraphie antérieure (CA) traditionnelle dans le traitement de la cystocèle à partir des données de la littérature. Une série d’articles parus entre 1978 et 2008 était sélectionnée à l’aide du moteur de recherche Pubmed. Les résultats anatomiques étaient évalués pour chaque étude en fonction de la proportion de cystocèle de haut grade, des antécédents de cure de prolapsus et des gestes chirurgicaux concomitants de la CA. Le taux de correction anatomique variait de 0 à 100 % avec un recul allant d’un mois à 20 ans. Les taux de récidive anatomique les plus élevés étaient rapportés par les séries incluant un grand nombre cystocèle sévère et/ou d’antécédents de cure de prolapsus. Bénéficiant d’une technique simple à réaliser et offrant de bons résultats anatomiques immédiats, elle peut toujours être proposée pour des cas bien sélectionnés.

The aim of this review was to summarize the available literature on transvaginal anterior colporrhaphy (AC) in the management of anterior vaginal wall prolapse. A medline search from 1978 to 2008 was performed. Anatomical results were assessed for each study according to the severity of cystocele, the previous pelvic organ prolapse (POP) procedure and the numbers of procedures preformed concomitantly to the AC. The anatomic success rates of single anterior colporrhaphy varied between 0 and 100 % with a follow-up ranged from 1 month to 20 years. The highest rates of anatomical recurrence were reported in series which encompassed a large number of women with high grade cystocele and/or previous POP procedures. However, the excellent short-term results and the feasibility of this technique suggest that AC can still be performed in selected cases.

Mots clés:
Prolapsus génital / cystocèle
Mots-clés:
cystocele / Pelvic organ prolapse / Urinary baldder prolapse
La prise en charge des prolapsus multicompartimentaux par voie vaginale
How to manage multicompartment pelvic organe prolapse?
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1086-1097

La chirurgie des prolapsus multicompartimentaux par voie vaginale peut faire appel soit à des techniques classiques utilisant les tissus autologues, soit à des techniques de renforcement prothétique dont la diffusion a été exponentielle ces dernières années. Les techniques traditionnelles, et notamment la sacrospinofixation selon Richter, peuvent se prévaloir d’un recul important et d’une bonne fiabilité dans le temps avec des risques bien identifiés et, le plus souvent, évitables sous réserve d’une bonne maîtrise technique et d’un respect des règles de bonne pratique. Cette chirurgie garde toute sa place en première intention dans les prolapsus complets de la femme de plus de 70 ans. Néanmoins, la cystocèle de haut grade reste le point faible de la chirurgie traditionnelle par voie vaginale avec des taux de récidives de 30 à 50 % selon la technique de réparation. La chirurgie prothétique et notamment le recours à des kits complets constitue une alternative possible notamment chez les patientes dont le prolapsus comprend une cystocèle à la vulve ou au-delà, d’autant plus qu’il existe une désinsertion du paravagin. Leur utilisation semble aussi tout à fait licite en cas de récidive. Sa diffusion aux patientes jeunes, chez qui l’existence d’un prolapsus de grade 3 ou plus est le témoin d’une qualité tissulaire médiocre qui pourrait justifier le renforcement prothétique, doit être envisagé avec beaucoup de prudence car les connaissances sur le devenir à long terme et l’impact sexuel restent à ce jour incomplètes.

Repair of pelvic organ prolapse by vaginal route may use native tissues or meshes, which have been in extensive use over the last decades. Traditional surgery, and particularly sacrospinous fixation, has been proven to be effective with long term follow-up with well-known specific risks that could be avoided by skilled surgeons on condition that he observes basic vaginal surgery rules. This surgery is still recommended as first choice in patients over 70 years old with high-grade prolapse. Nevertheless recurrence rate after high-grade cystocele repair using native tissues as been reported between 30 and 50% depending on the technique used. Mesh repair and particularly the use of mesh kits is a valid option in case of prolapse with cystocele behind the hymen, specifically in case of paravaginal defect. Meshes use is licit in patients with prolapse recurrence as well. In contrast, spread use of transvaginal meshes in young patients with grade 3 or 4 prolapse whom tissues have a poor quality, has to be considered very carefully because of the lack of knowledge about long term results and sexual outcome.

Mots clés:
Prolapse / Chirurgie vaginale / prothèses / Kits prothétiques / polypropylène
Mots-clés:
Pelvic organ prolapse / Vaginal surgery / Transvaginal mesh / Mesh kits / Polypropylene
Le cloisonnement vaginal : indications, technique et résultats
Colpocleisis: Indications, technique and results
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1031-1036

L’objectif de ce travail est de proposer une synthèse sur les indications, la technique et les résultats du cloisonnement vaginal dans le traitement du prolapsus génito-urinaire. Une série d’articles récents parus après 1990 était sélectionnée à l’aide du moteur de recherche PubMed. Les résultats anatomiques et fonctionnels urinaires et sexuels étaient évalués pour chaque étude selon la technique opératoire en précisant l’âge des patientes et la morbidité péri-opératoire. Qu’il soit complet ou partiel, le colpocléisis donne de résultats proches de 100 % de correction anatomique à court et moyen terme. Compromettant la fonction sexuelle, ses indications restent limitées aux prolapsus extériorisés de la femme âgée. De réalisation technique simple et pouvant être effectué sous anesthésie locale, il peut être associé à une cure d’incontinence urinaire d’effort sans accroître la morbidité peropératoire.

The aim of this review was to summarize recent published data about indications, surgical technique and results of colpocleisis. We conducted a literature search on Medline using PubMed from 1990 to 2008. Anatomical and functional results were assessed for each selected study according to the age and the morbidity of the surgical procedure. As the colpocleisis was complete or partial, anatomic success rates were reported near 100 % with a follow-up ranged from one month to six years. Colpocleisis is an effective procedure for treatment of advanced pelvic organ prolapse in selected patient who no longer desire preservation of coital function. Concomitant anti-incontinence procedure is not associated with increased postoperative morbidity. However, preoperative urodynamics remain to be established for an optimal management of urinary incontinence.

Mots clés:
Chirurgie vaginale / prolapsus / incontinence urinaire / Colpocléisis / cystocèle
Mots-clés:
Vagina surgery / Urinary bladder prolapse / Urinary incontinence / cystocele / colpocleisis
Physiopathologie des prolapsus génito-urinaires
Physiopathology of genitourinary prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 926-931

La physiopathologie des prolapsus urogénitaux est multifactorielle, résultant des interactions entre des facteurs constitutionnels et des facteurs acquis, aboutissant à la fragilisation du soutien périnéal. Des modifications génétiques favorisent la survenue du prolapsus (niveau de preuve 2). Des différences portant sur les types de collagène et leurs proportions, l’architecture des fibres musculaires lisses et des structures nerveuses, ont été décrites entre les femmes avec et sans prolapsus. Mais les relations de cause à effet ne sont pas toujours clairement établies. Il semble que la diminution d’expression du gène de l’élastine et la perturbation de son métabolisme soient en cause dans la genèse des prolapsus. Cependant, l’activité intense de remodelage tissulaire est probablement la conséquence des contraintes biomécaniques exercées par le prolapsus. Les lésions musculaires ou neuropathiques du levator ani sont largement décrites et étudiées. En cas de prolapsus, elles sont exceptionnellement isolées et le plus souvent associées à une déhiscence du tissu de soutien.

The physiopathology of urogenital prolapse is multifactorial, a combination of the interaction between constitutional and acquired factors resulting in the weakening of perineal support. Genetic modifications contribute to the occurrence of prolapse (proof level 2). Differences relating to types of collagen and their proportions, the construction of smooth muscle fibres and nervous structures, have been described between women with and without prolapse. But the relationship of cause and effect is not always clear. It would appear that the reduction in the expression of the elastine gene and the perturbation of metabolism may be at the origin of the cause of a prolapse. However, the intense activity of tissue remodeling is probably the consequence of biomechanical pressure born by the prolapse. Muscular or neuropathic lesions of the levator ani have been widely researched and documented. In the case of prolapse, these were isolated exceptions and most often associated with dehiscence of support tissue.

Mots clés:
physiopathologie / prolapsus / collagène
Mots-clés:
pathophysiology / Pelvic organ prolapse / Collagene
Place de l'hystérectomie lors de la cure de prolapsus par promontofixation
The role of hysterectomy during the repair of prolapse by promonotofixation
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1006-1013

Classiquement l’hystérectomie était associée à la cure de prolapsus. Aujourd’hui ce geste ne se discute pas si l’utérus est pathologique (dysplasie, fibrome…) tout comme la conservation utérine s’impose le plus souvent chez la femme jeune d’autant plus qu’il existe un désir de maternité. La question reste par contre toujours débattue chez la femme âgée sans pathologie utérine associée au prolapsus. Il n’existe pas d’arguments en faveur de l’hystérectomie ou de la conservation utérine en termes de résultats sur la statique pelvienne, que ce soit pour l’étage moyen mais aussi pour les étages antérieur et postérieur. En revanche l’hystérectomie semble augmenter significativement la morbidité per et postopératoire précoce. L’hystérectomie subtotale, comparativement à l’hystérectomie totale, réduit cette morbidité en diminuant l’importance du saignement et la durée opératoire. Il y a aussi de risque plus faible d’exposition prothétique en l’absence d’hystérectomie associée ou en cas d’hystérectomie subtotale. Il est actuellement impossible d’établir des conclusions sur un éventuel retentissement urinaire de la conservation ou non de l’utérus. Sur le plan sexuel la patiente doit être informée des éventuelles conséquences de l’hystérectomie sur le plan psychosexuel et son avis doit être pris en compte dans la décision de conserver ou non l’utérus lors de la cure du prolapsus. Enfin en cas de conservation, doit être discuté le risque de cancer de l’endomètre ou sur col restant en cas d’hystérectomie subtotale, même si ce risque reste faible chez les patientes correctement dépistées en préopératoire.

In the past, hysterectomy was routinely performed at the time of pelvic organ prolapse repair. Nowadays, in patients with abnormal uterus (fibroma, dysplasia…), hysterectomy should be performed at the time of surgery. In contrast, in young women especially with desire of childbearing, uterus preservation is the best choice. But there is still a debate in postmenopausal patients with normal uterus and POP. There is currently no argument for choosing hysterectomy or uterus preservation at the time of POP repair in regard of the anatomical results for the middle as well as the anterior and posterior compartments. But it has been proven that hysterectomy increased the perioperative morbidity. Subtotal hysterectomy decreases this morbidity and result in a decreased rate of mesh erosion. To date, literature is not conclusive about the impact of hysterectomy on lower urinary tract symptoms. Patient's counselling is important before hysterectomy with adequate information about potential psychosexual consequences of such procedure. At least, if uterus preservation, patients must be aware of the risk of malignant diseases (cervix or endometrial carcinoma) even if the risk is low in case of a good screening preoperatively.

Mots clés:
prolapsus / Promontofixation / hystérectomie
Mots-clés:
prolapsus / cystocele / Sacrocolpopexy / hysterectomy
Place des explorations électrophysiologiques dans la prise en charge des prolapsus urogénitaux
What role does electrophysiological exploration play in the treatment of urogenital prolapse?
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 975-983

Les troubles de la statique pelvienne, qu’ils soient isolés ou s’accompagnent de troubles anorectaux ou urinaires, sont souvent associés à une atteinte neurogène périphérique qui selon les cas peut être considérée comme cause ou conséquence de l’anomalie anatomique ou fonctionnelle. Les inter relations prolapsus – troubles anorectaux – ont été les plus étudiées. Concernant les prolapsus urogénitaux, il est vraisemblable que l’hypotonie musculaire induite par une neuropathie distale puisse être parfois tenue comme responsable d’un prolapsus. Les explorations électrophysiologiques périnéales vont permettre, sans équivoque, de mettre en évidence ce facteur neurogène, de préciser son siège et de le quantifier. S’agissant des troubles vésicosphinctériens, si le facteur neurogène est bien supposé dans la genèse de certaines incontinences urinaires à l’effort, peu de données d’évidence sont disponibles, et le lien direct prolapsus–dénervation périphérique–altération sphinctérienne–incontinence même s’il est conceptuellement satisfaisant a été moins investigué. Le bilan électrophysiologique ne doit pas être considéré comme un test de routine dans l’exploration des prolapsus mais doit être réalisé chaque fois qu’une origine neurologique sous-jacente est suspectée.

Isolated pelvic organ prolapse or together with urinary or fecal incontinence are frequently associated with peripheral neuropathy. This peripheral neuropathy could be seen as the cause or sometimes the consequence of the prolapse itself. Most of the studies have looked at the relationships between neuropathy and fecal incontinence. However, concerning urogenital prolapses, it seems that any peripheral denervation would lead to an exacerbation of the prolapse due to the weakness of the pelvic floor. Electromyography and electrophysiological tests are the only options to demonstrate objectively the peripheral neuropathy associated with pelvic organ prolapse. Those tests should not be performed systematically but only if there is any clinical suspicion of an underlying neuropathy.

Mots clés:
Prolapsus urogénital / Électromyographie / Diagnostic
Mots-clés:
Urogenital prolapse / Diagnosis / Electromyography
Prise en charge des prolapsus génito-urinaires
Treatment of genitourinary prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1098-1102

La prise en charge chirurgicale des prolapsus génito-urinaires s’est considérablement modifiée au cours de ces dernières années. Dorénavant, de nombreuses options chirurgicales sont disponibles pour proposer une option thérapeutique efficace pour prendre en charge les différentes situations cliniques. L’indication du traitement chirurgical repose sur l’analyse précise de la plainte fonctionnelle et de la lésion anatomique pelvienne. Le traitement proposé doit prendre en compte tous les aspects de la pathologie. Cependant, l’analyse de la littérature montre encore des insuffisances lorsqu’il s’agit de comparer les techniques entre elles.

Surgical treatment of genitourinary prolapse has changed considerably over the last few years. Now numerous surgical options are available offering efficient therapeutic solutions to treat different clinical situations. The type of surgical treatment depends on the precise analysis of the functional complaint and of anatomical pelvic lesions. The proposed treatment must take all aspects of the pathology into account. However, a review of existing research shows that there are still improvements to be made when it comes to comparing different techniques with one another.

Mots clés:
Prolapsus génito-urinaire / Chirurgie / Traitement / cystocèle / Rectocèle
Mots-clés:
Genitourinary prolapse / surgery / treatment / cystocele / Rectocele
Rôle de l'échographie dans l'exploration des troubles de la statique pelvienne
The role of ultrasound in the exploration of pelvic floor disorders
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 947-952

L’échographie dynamique permet, surtout par voie périnéale et introïtale, l’appréciation des prolapsus (cystoptose et mobilité cervico-urétrale, hystéroptose, entérocèle, rectocèle). Elle reste, cependant, nettement plus limitée pour l’étude précise des colpocèles postérieures et surtout de la pathologie anorectale que la colpocystodéfécographie ou que l’IRM dynamique. L’échographie endoanale est l’examen morphologique de première intention du sphincter anal. L’échographie introïtale et endovaginale est utile pour apprécier certaines complications des bandelettes sous-urétrales et des prothèses. Pour l’appréciation morphologique du pelvis et du résidu post-mictionnel, l’échographie reste l’examen de première intention. L’échographie pelvienne et endovaginale devrait être systématique, en l’absence d’IRM, dans le bilan préopératoire d’un prolapsus : recherche d’une lésion ovarienne ou d’un cancer de l’endomètre (dont l’obésité est un facteur de risque chez la femme ménopausée), appréciation du volume utérin chez la femme jeune.

Dynamic ultrasound, especially perineal and introital, allows the appreciation of the prolapses (cystoptosis, bladder neck and urethral mobility,enterocele, rectocele). It remains, however, clearly more limited in the precise study of posterior colpoceles, and especially in anorectal disorders, than colpocystodefecography or dynamic MRI. Endoanal ultrasound is the first line morphological examination of the anal sphincter. Perineal and introital ultrasound examinations are useful to appreciate certain complications with suburethral tape and pelvic mesh. For an appreciaton of the morphology of the pelvis and post-mictional residual, the ultrasound remains the first line examination. Pelvic and endovaginal ultrasounds should be systematic, in the absence of MRI, in the presurgical assessment of a prolapse: checks for an ovarian lesion or endrometrial cancer (obesity being a risk factor in the menopaused woman), evaluation of uterine volume in the younger woman.

Mots clés:
Prolapsus urogénital / cystocèle / incontinence urinaire / incontinence anale / échographie
Mots-clés:
Urogenital prolapse / cystocele / Urinary incontinence / Anal incontinence / Ultrasound
Rôle de l'imagerie dans l'exploration des troubles de la statique pelvienne
The role of medical imaging in the exploration of pelvic floor disorders
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 953-969

La colpocystodéfécographie (CCD) et l’IRM dynamique (IRMd) avec déféco-IRM permettent, d’une part, l’alternance de la vidange et de la réplétion des organes creux et, d’autre part, une poussée abdominale maximale attestée par la défécation. L’application en imagerie de ces deux principes dévoile les prolapsus masqués (en compétition défavorable) ou sous-stadifiés lors de l’examen clinique. Le respect d’une technique rigoureuse garantit des résultats presque équivalents des deux examens. Les avantages de la CCD sont l’obtention de clichés mictionnels et une meilleure analyse de la pathologie anorectale spécifique (intussuception, anisme) au prix d’une irradiation et d’un examen plus invasif. Les avantages de l’IRMd sont la visibilité permanente du compartiment péritonéal, des coupes dans les trois plans de l’espace et l’étude associée de la morphologie des organes pelviens et des moyens de soutien avec le défaut d’un examen encore actuellement en décubitus, et parfois d’échecs liés à l’impossibilité d’obtenir une défécation en décubitus. Les résultats normaux et pathologiques (cystoptose, hystéroptose, élytrocèle, intussuception anorectale, périnée descendu et descendant, incontinence urinaire et anale) et les avantages et les limites respectives des différentes méthodes d’imagerie sont détaillés. Les examens d’imagerie morphologique et dynamiques sont un complément essentiel de l’examen physique lorsque ce dernier ne permet pas d’analyser avec précision les raisons anatomiques de la plainte fonctionnelle exprimée par la patiente ou bien lors de la prise en charge des situations complexes, notamment de récidive postopératoire.

Colpocystodefecography (CCD) and dynamic MRI with defecography (MRId) permit an alternation between filling and emptying the hollow organs and the maximum abdominal strain offered by the defecation. The application in imaging of these two principles reveal the masked or underestimated prolapses at the time of the physical examination. Rigorous application of the technique guarantees almost equivalent results from the two examinations. The CCD provides voiding views and improved analysis of the anorectal pathology (intussusceptions, anismus) but involves radiation and a more invasive examination. MRId has the advantage of providing continuous visibility of the peritoneal compartment, and a multiplanar representation, enabling an examination of the morphology of the pelvic organs and of the supporting structures, but with the disadvantage of still necessitating a supine examination, resulting sometimes in an incomplete evacuation. The normal and abnormal results (cystoptosis, vaginal vault prolapse, enterocele, anorectal intussuception, rectocele, descending perineum, urinary and fecal incontinence) and the respective advantages and the limits of the various imaging methods are detailed. Morphological and dynamic imaging are essential complementary tools to the physical examination, especially when a precise anatomic assessment is required to understand the functional complaint or when a reintervention is needed.

Mots clés:
Prolapsus génito-urinaire / Colpocystodéfécographie / Déféco-IRM / cystocèle / élytrocèle
Mots-clés:
Urogenital prolapse / Dynamic MRI / Colpocystodefecography / cystocele / enterocele
Traitement chirurgical du prolapsus par promontofixation coelioscopique. Techniques et résultats
Surgical treatment of prolapse using coelioscopic promontofixation: Techniques and results
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 994-1005

La promontofixation laparoscopique s’est imposée comme le traitement de choix du prolapsus de la femme jeune. Cette technique associe les avantages de la voie abdominale avec une technique mini-invasive. La technique est celle de toute laparoscopie sur le pelvis en ce qui concerne l’installation et les différents temps sont ceux de la voie ouverte, facilitée par le pneumopéritoine et la pneumo-dissection et par la vision endoscopique. Les prothèses de polypropylène sont placées dans les espaces recto- et vésicovaginaux et fixées au promontoire. Une péritonisation soigneuse est faite. Les résultats montrent un taux de succès de plus de 90 %. Les récidives sont principalement des cystocèles. Les expositions de prothèses sont rapportées en moyenne de 3,4 % (2,7 à 9 %). La prothèse postérieure est discutée : elle ne doit pas être systématique en l’absence de rectocèle et s’il n’y a pas de colposuspension associée. La fixation des prothèses se fait en avant sur le vagin juste au-dessus du trigone et sur l’isthme utérin, en arrière sur les muscles élévateurs sans trop comprimer le rectum et le centre tendineux et ce, uniquement par voie haute. La fixation se fait par des fils non-résorbables. Parmi toutes les différentes prothèses utilisées la préférence va vers les matériaux de type I de la classification d’Amid. Les études comparatives avec la promontofixation par voie ouverte ou la voie vaginale montrent que la cœlioscopie donne un temps opératoire plus long mais une hospitalisation plus courte avec un résultat anatomique aussi si ce n’est plus satisfaisant. Les complications spécifiques sont les plaies vésicales, rectales, vasculaires au promontoire. En postopératoires, les érosions vaginales qui peuvent survenir tardivement, les spondylodiscites, les troubles colorectaux le plus souvent transitoires. Le taux moyen de troubles sexuels serait de 7,8 % (0 à 47 %). La promontofixation peut être assistée par robot mais les résultats préliminaires ne sont pas différents de ceux de la promontofixation par laparotomie ou cœlioscopie avec un coût supérieur.

The laparoscopic sacrocolpopexy is the preferred procedure for the young woman. The procedure is that used for pelvic laparoscopy. The steps are identical as during open sacrocolpopexy, with the advantages of pneumodissection and better vision. The success rate is more than 90% and redux is mostly cystocele. Mesh erosion is reported in 2,7 to 9%. The indication for a posterior mesh is recommended if there is a rectocele or if a colposuspension at the same time. The fixation of the mesh must be posteriorly on the central tendon of perineum and the levator ani with a non resorbable stitches. The best mesh is type I in Amid classification. The comparative studies with open sacrocolpopexy and sacrospinifixation show an advantage for pain and hospital stay, but greater operative time for identical results. In preliminary results, the robotic abdominal sacrocolpopexy give the same results with a greater cost.

Mots clés:
prolapsus / Promontofixation / Coelioscopie
Mots-clés:
cystocele / Sacrocolpopexy / Laparoscopy
Traitement chirurgical du prolapsus par promontofixation par laparotomie
Surgical treatment of prolapse using laparoscopic promontofixation: Technical principles and results
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 988-993

La promontofixation est la technique de référence pour le traitement des prolapsus par voie abdominale. Il en existe des variantes selon la voie d’abord, le nombre des prothèses mises en place, l’étendue de la dissection, la fixation de la prothèse, l’association à d’autres gestes. La technique utilisée actuellement est celle décrite par Scali. Les bases de l’intervention reposent sur la dissection intervésico et rectovaginale qui expose les zones de faiblesse des fascias responsables du prolapsus. Elle doit être complétée par un renforcement avec des prothèses synthétiques étalées à toute la dissection.
Technique : Le plus souvent par voie de Pfannenstiel, le ligament vertébral antérieur est exposé au niveau du promontoire ; après incision péritonéale, dissection intervésicovaginale et rectovaginale ; fixation d’une prothèse sur le vagin en avant, sur les muscles élévateurs et les ligaments utérosacrés en arrière ; péritonisation soigneuse pour limiter les risques d’occlusion.
Résultats : Les résultats des études publiées sont anciens, souvent rétrospectifs. Globalement, le taux de récidive est de 10 % (entre 74 et 98 %) et la récidive survient dans 95 % des cas dans les deux ans. Les expositions de prothèses, les infections (spondylodiscites), les occlusions sont rares. Par comparaison avec la voie vaginale, les résultats sont meilleurs en termes de récidive, de dyspareunie. Mais la laparotomie a comme inconvénient une hospitalisation plus longue, des douleurs postopératoires, une cicatrice, un risque d’éventration, une moins bonne dissection de la partie basse du prolapsus. Elle a des contre-indications : l’insuffisance respiratoire, l’obésité morbide, l’abdomen multi-opéré, l’ascite, les anévrismes aorto-iliaques.

Abdominal sacrofixation is the gold standard for the treatment of the prolapse. There are many ways to do it: technical, meshes, dissection, fixation of the mesh, associated procedures. Laparotomy is the classical procedure for sacrofixation. The basis of sacrofixation is to dissect the weak vesicovaginal and rectovaginal fascias and to replace with meshes spread out on the entire dissected surface.
Procedure: Suprapubic abdominal incision, dissection of the anterior vertebral ligament on the right of the promontory, dissection of the vesicovaginal and rectovaginal spaces; meshes are fixed anteriorly on the vagina, posteriorly on the levator ani and uterosacral ligaments. The peritoneum on the meshes is carefully closed to avoid later ileus.
Results: Redux is globally 10% (74–98%); the redux occur in the two years. Meshes exposure, spondilodiscitis, ileus are uncommon. In comparison with the vaginal procedures, there is less redux, less dyspareunia. But the drawbacks are postoperative pains, scars, eventration, low dissection difficult and some contraindications to the abdominal sacrofixation: respiratory insufficiency, morbid obesity, multi-operated abdomen, ascitis, aortoiliac aneurysms.

Mots clés:
prolapsus / Promontofixation / Laparotomie
Mots-clés:
cystocele / Sacrofixation / Laparotomy
Traitement chirurgical du prolapsus par voie haute et incontinence urinaire d'effort associée
Surgical treatment of prolapse by abdominal route and effort-related urinary incontinence
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1014-1018

L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est souvent associée à un prolapsus. L’avènement de la chirurgie mini-invasive représentée par les bandelettes sous-urétrale a modifié la gestion de ces incontinences : leur mise en place est indiquée en cas d’IUE patente ou masquée par le prolapsus ; en revanche, elle se discute en cas d’IUE potentielle. Le diagnostic d’IUE repose sur la recherche d’un groupe à risque par l’interrogatoire, la clinique. L’examen urodynamique n’apparaît pas comme contributif. Il n’y a aucun critère prédictif absolu permettant de prédire la continence après chirurgie du prolapsus. Une IUE peut survenir chez une patiente continente en préopératoire et présentant un test de continence négatif, et ce, même après refoulement du prolapsus. Lors de la correction chirurgicale d’un prolapsus, le traitement d’une incontinence masquée (ou occulte) et ses risques chirurgicaux doivent être clairement expliqués à la patiente. Outre les complications opératoires spécifiques de la procédure, la patiente doit être prévenue du risque potentiel de symptômes urinaires obstructifs et irritatifs (hyperactivité vésicale secondaire).

Stress urinary incontinence is often associated with prolapse. The suburethral tapes have modified the indication for a preventive treatment of incontinence. The tapes are necessary in case of patent or masked incontinence, discussed in case of potential incontinence. The diagnosis of incontinence is done on questions to the patient, clinical exam, more than in urodynamic study. There is no absolute sign allowing to predict postoperative incontinence after surgery for prolapse. A continent woman can be incontinent postoperatively. If a potential incontinence is treated in the same as the prolapse, the patient must be informed of risk of obstruction and/or urgency.

Mots clés:
prolapsus / Promontofixation / incontinence urinaire d'effort
Mots-clés:
cystocele / Sacrocolpopexy / Stress urinary incontinence
Traitement des rectocèles par voie basse
Cure of rectocele by vaginal way
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1080-1085

La rectocèle ou hernie du rectum par la paroi vaginale postérieure se subdivise en trois niveaux différents auxquels correspondent des mécanismes, un examen et un traitement différent par voie vaginale. Les rectocèles hautes accompagnent un prolapsus utérin ou un prolapsus du dôme vaginal ; liée à une lésion des ligaments utérosacrés et/ou des ligaments cardinaux, la rectocèle haute nécessite une raphie fasciale et péritonéale avec le traitement du prolapsus associé (sacrospinofixation directe ou indirecte). Les rectocèles moyennes sont entraînées par une faiblesse de la cloison rectovaginale ; la réparation par une plicature du fascia prérectal apporte les meilleurs résultats ; les myoraphies de cet étage sont source de dyspareunie ; la mise en place d’une prothèse est discutée dans les rectocèles moyennes isolées. Les rectocèles basses par destruction du centre tendineux du périnée tel que le traduit la béance vulvaire, se traite par myoraphie des muscles élévateurs de l’anus et vulvopérinéoraphie. Lorsque la rectocèle touche les trois niveaux, la mise en place d’un implant postérieur peut se discuter.

Rectocele is a rectal hernia through the posterior vaginal wall. There is three levels of rectocele. High rectocele is caused by the uterosacral and cardinal ligaments stretching; it needs prerecti fascia placation with a sacrofixation of an associated prolapsus of uterus or vaginal vault. The middle rectocele is linked with a rectovaginal fascia defect; the preferential choice for middle rectocele is midline fascial plication; superior myoraphy gives dyspareunia. The inferior rectocele results of a destruction of the perineal body; the treatment is a myoraphy with vulvoraphy. Complete rectocele would be an indication for a posterior mesh.

Mots clés:
Rectocèle / Colpocèle postérieure / Plicature fasciale / Myoraphie des élévateurs / Implant vaginal
Mots-clés:
Rectocele / Posterior colpocele / Fascial plication / Levator myoraphy / Vaginal mesh
Traitement du prolapsus utérin et du dôme vaginal par voie vaginale
Treatment of uterine prolapse and vaginal vault by vaginal route
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 1074-1079

Sous les termes hystéroptose, trachéloptose et colpoptose fundique sont regroupés des prolapsus de l’étage moyen qui répondent à des mécanismes identiques : la défaillance des systèmes de suspension de la région du col utérin. Le traitement chirurgical n’est indiqué qu’en cas de prolapsus symptomatique. La technique de référence, par voie vaginale, est la sacrospinofixation de Richter ; mais d’autres technique sont possibles soit de fixation, soit de cloisonnement. Si la promontofixation est la technique de référence et doit être proposé aux femmes jeunes, chez les femmes plus âgés les interventions par voie basse sont plus rapides, avec une convalescence plus courte.

All the prolapses of the median compartment (uterine or vault prolapse) of the pelvis have the same physiopathology. The surgical treatment must be reserved to symptomatic patients. Hysterectomy is discussed. The gold standard of the vaginal way is the sacrospinofixation (Richter procedure) Many other procedures are possible: colpofixation or colpocléisis. On young premenopausal women, the abdominal sacrofixation is the gold standard, but in postmenopausal ones, the vaginal way, specially the sacrospinofixation, is quicker and with less morbidity and hospitalization.

Mots clés:
Prolapsus utérin / Prolapsus du dôme / Sacrospinofixation / Sacropexie infracoccygienne
Mots-clés:
Uterine prolapse / Vault prolapse / Sacrospinofixation / Infracoccygeal sacropexy
Traitement non chirurgical du prolapsus
Non surgical treatment of prolapse
2009
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2009, 19, 13, 984-987

La chirurgie est le traitement des prolapsus ; mais lorsque le prolapsus est modéré et/ou non symptomatique, lorsque la chirurgie est contre-indiquée, il existe des traitements non chirurgicaux palliatifs. Les traitements hormonaux par voie générale ou locale n’ont pas fait la preuve de leur efficacité. Le pessaire, procédé ancien, apporte de 58 à 80 % de satisfaction chez des patientes motivées. Le pessaire cube serait actuellement celui qui est le mieux toléré. Le pessaire chez une patiente jeune ou avec des contre-indications chirurgicales reste donc une option. Il est mieux toléré avec des estrogènes locaux. Les résultats de la rééducation sont discutés, mais dans les prolapsus modérés, elle améliorerait la symptomatologie et retarderait l’évolution du prolapsus. Les mesures préventives sont la lutte contre l’obésité, la constipation, le port de charges lourdes, la toux et les sports à haute sollicitation périnéale.

Surgery is the treatment of pelvic prolapses. But in case of stage 1 prolapses or surgical contra-indication, some non surgical treatment can be proposed. There is no scientific proof of efficacy of an hormonal treatment. Pessaries are an alternate with satisfaction for voluntary patients, it gives 58 to 80% satisfaction; in young patients or if surgery is contra-indicated, pessaries can be proposed; vaginal discomfort induced by pessaries can be improved by local oestrogenotherapy. Pelvic floor training has been compared in some studies with no training: after 2 years, 72% versus 27% without worsening of the prolapse (Piya-Anant); in moderate prolapse, training can be useful. Prevention includes careful delivery management, struggle against overweight, carriage of weight, chronic cough, etc.

Mots clés:
prolapsus / Estrogènes / Pessaire / Rééducation
Mots-clés:
prolapsus / Estrogens / Pessarie / Pelvic floor training