Base bibliographique

Transplantation rénale à partir d’un donneur vivant
Living donor kidney transplantation
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 789-792

En France, l’activité de transplantation rénale à partir de donneur vivant est inférieure à 10 % malgré la révision de la loi bioéthique en 2004. Pourtant, l’avantage pour les receveurs est actuellement bien établi, la durée de demi-vie d’un transplant à partir d’un don vivant est bien supérieure à celle d’un transplant à partir d’un donneur cadavérique. Le prélèvement rénal peut se faire par chirurgie classique (lombotomie) ou par voie cœlioscopique, fonction de l’habitude et de l’expérience du chirurgien avec l’absence de mise en évidence de supériorité d’une technique sur l’autre. La mortalité chez le donneur est faible et le retentissement sur la fonction rénale reste peu important.

Overall success for living donor kidney transplantation is better than conventional cadaver transplant without imposing a high level of risk to the donor. The kidney can be removed by laparoscopic surgery or by traditional open surgery.

Diététique de l’insuffisant rénal chronique
Dietary therapy in patients with chronic kidney disease
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 793-797

La place de la diététique est fondamentale dans le traitement de l’insuffisance rénale chronique (IRC). Les prescriptions diététiques doivent tenir compte du stade de l’IRC. Avant le stade de la dialyse, les objectifs sont d’éviter d’aggraver l’IRC et de limiter les troubles métaboliques. Au stade d’IRC modérée, une restriction protidique modérée est recommandée (0,8 g/kg par jour). Pour les stades ultérieurs la restriction est de 0,6 à 0,75 g/kg par jour. Au stade de la dialyse au contraire, l’objectif est de lutter contre les pertes protéiques. Il faut prescrire un régime hyperprotidique entre 1,1 et 1,5 g/kg par jour. À tous les stades de l’IRC, avant comme après la mise en dialyse, la dénutrition doit être évitée en conseillant des apports caloriques élevés de 30 à 40 kcal/kg par jour.

L’antigène spécifique de la prostate ou PSA
The prostate specific antigen (PSA)
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 798-800

Le prostate specific antigen (PSA) ou antigène spécifique de la prostate est une molécule secrétée exclusivement par la prostate, découverte en 1960 et utilisée en oncologie prostatique depuis 1987. Le PSA est un marqueur tumoral, utilisé dans toutes les étapes de la prise en charge du cancer de prostate. Le dosage du PSA sérique total est, en association au toucher rectal, au centre du dépistage du cancer de prostate. Un taux de PSA supérieur à 4 ng/mL et/ou une anomalie du toucher rectal doivent amener à consulter un urologue. En cas de diagnostic d’un cancer de prostate, le dosage du PSA intervient à tous les stades de la maladie (localisée ou métastatique) dans l’évaluation de la réponse au traitement, le suivi et le diagnostic d’une récidive. Le PSA n’est cependant pas spécifique du cancer de prostate. Une élévation du PSA est observée aussi dans l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), l’inflammation et l’infection prostatique. De nouveaux biomarqueurs plus spécifiques du cancer de prostate sont en cours d’étude pour améliorer la sensibilité et spécificité du PSA vis-à-vis du cancer de prostate.

Radiothérapie conformationelle du cancer de prostate
Conformal radiotherapy for prostate cancers
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 801-807

La radiothérapie représente une des armes thérapeutiques indiscutable dans la prise en charge des cancers de prostate et ce quel que soit le stade initial. Les développements techniques de ces dernières années ont permis l’évolution vers des techniques de conformation tridimensionnelle offrant une répartition de la dose adaptée à l’anatomie de chaque patient. Il est ainsi possible de mieux protéger les organes à risque tout en respectant une dose thérapeutique suffisante aux volumes cibles. Cette technique nécessite une parfaite connaissance de la radio-anatomie mais également de la balistique et de la dosimétrie. La généralisation de la radiothérapie conformationnelle permet une équivalence dans la qualité des traitements délivrés ; elle est aussi la base nécessaire pour faire évoluer la radiothérapie vers des techniques de traitement plus complexe comme la modulation d’intensité.

La photovaporisation laser de la prostate
Photoselective vaporization of the prostate
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 808-810

L’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) concerne tous les hommes de plus de 60 ans. Seulement une partie aura des symptômes. Le traitement de l’HBP symptomatique consiste en un traitement médical, puis en cas d’échec en un traitement chirurgical. Le traitement classique est la résection transurétrale de prostate (RTUP) qui consiste à réduire la partie gênante de la prostate au niveau de l’urètre prostatique par voie naturelle. D’autres alternatives se sont développées et notamment la chirurgie laser qui permet, selon la même voie d’abord, de vaporiser le tissu prostatique en réduisant les risques de saignements ou de réabsorption du glycocolle utilisé classiquement dans la RTUP. L’étude de la littérature sur le sujet est de plus en plus vaste et confirme à court et moyen terme les très bons résultats fonctionnels de la photovaporisation prostatique (PVP) par laser. Les avantages potentiels sont une diminution de la durée de sondage et d’hospitalisation, des saignements postopératoires réduits, l’absence de syndrome de réabsorption du liquide d’irrigation (glycocolle) et la possibilité de traiter des malades sous anticoagulants ou à risques opératoires élevés. L’absence de possibilité de réaliser un examen anatomopathologique du tissu réséqué est un des arguments des détracteurs de cette technique. Des études médicoéconomiques sont en cours pour confirmer l’intérêt aussi financier pour la communauté d’utiliser cette technique.

Photoselective vaporization of the prostate is a minimal invasive endoscopic treatment of benign prostatic hyperplasia (BPH) obstruction. It uses the light energy produced by a laser source to destroy and remove urethral obstruction due to BPH. Its main advantage over transurethral resection of prostate is the minimal bleeding allowing a short urethral catheterization and hospital stay. It is useful in patients with bleeding disorders.

Urétérorénoscopie souple laser pour calcul du haut appareil urinaire
Flexible ureteroscopy with laser for upper urinary tract stone
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 811-815

La prise en charge des calculs du haut appareil urinaire par urétéroscopie souple est aujourd’hui un traitement sûr et efficace. Selon la taille et la localisation des calculs, il s’agit du traitement de première intention. Le patient doit être informés des modalités et des risques de ce traitement. Les urines doivent être stériles. La fragmentation des calculs se fait avec l’énergie du Laser Holmium. La connaissance du matériel, fragile, et de la technique opératoire permet d’obtenir un traitement complet dans près de 80 % des cas.

The treatment of upper urinary tract stone with flexible ureteroscopy is safe and efficient. According to the size and the localization of stone, it is the first-line treatment. The patient must be informed about modalities and risks of this treatment. Urines must be sterile. The fragmentation of stone is made with the energy of Laser Holmium. The knowledge of material and technique allows to obtain a complete treatment in about 80% of cases.

Mots clés:
Urétéro-rénoscopie souple / Calcul / Laser / haut appareil urinaire
Mots-clés:
ureteroscopy / stone / Laser / upper urinary tract
Chimiothérapie en oncologie urologique
Chemotherapy in urologic oncology
2011
- Article IDE
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 11, 816-821

La chimiothérapie est utile dans le traitement des tumeurs d’origine urologique au stade métastatique ou localisé. Son intérêt avant cystectomie semble important dans les tumeurs urothéliales non métastatiques infiltrant le muscle vésical, en termes de survie. Chez les patients métastatiques, son objectif premier est d’augmenter la survie en préservant la qualité de vie des patients. Son efficacité est directement liée au type de la tumeur et à sa chimiosensibilité. Elle se révèle notamment très efficace dans les tumeurs germinales testiculaires qui restent les seules tumeurs curables à un stade polymétastatique. Bien que non-curative lorsqu’elle est prescrite dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration et dans les carcinomes urothéliaux métastatiques, elle permet des gains en survie et en qualité de vie. Elle n’a aucune place dans le traitement du cancer du rein métastatique dans sa forme classique, dont la prise en charge a été révolutionnée par les thérapies ciblées anti-angiogéniques. Ces mêmes thérapies ciblées se sont pour le moment révélées décevantes dans les carcinomes urothéliaux métastatiques. Exception faite de l’hormonothérapie, certaines thérapies ciblées semblent prometteuses dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration à l’image du cabozantinib.

Chemotherapy is an effective treatment in urologic cancers either for localized tumor or metastatic disease. In urologic cancers, chemotherapy always takes part in a multidisciplinary strategy including surgery, oncology and radiotherapy. Except for metastatic testicular germ cell cancers, chemotherapy is a palliative treatment in other metastatic urologic cancers such as bladder and castration-resistant prostate carcinomas. In metastatic clear cell renal carcinomas, it has not any indication and anti-angiogenic drugs are the only therapeutic options. Neoadjuvant chemotherapy in non-metastatic muscle-invasive bladder cancers must be considered as a standard treatment in fit patients.