Base bibliographique

Assistance médicale à la procréation avec don de spermatozoïdes
Assisted reproductive technologies with sperm donation
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 561-567

Introduction : Cette revue concerne les règles de fonctionnement des CECOS en France et les problèmes légaux, médicaux et éthiques soulevés par le don de spermatozoïdes.
Matériel et méthodes : Sélection des articles et des conférences de consensus publiés sur le thème dans Medline (PubMed) de 1973 à 2011 et retenus en fonction de leur pertinence ainsi que les textes légaux relevés sur les sites officiels législatifs français.
Résultats : Les règles de fonctionnement des CECOS ont été établies par la loi du 29 juillet 2004, révisée le 6 août 2004, puis le 7 juillet 2011. Parmi les 21 759 enfants nés d’une AMP en France en 2009, 5,1 % sont issus d’un don de spermatozoïdes. De 1973 à 2006, 44 045 enfants sont nés après un don de spermatozoïdes. Entre 1973 et 2006, 16 971 donneurs se sont présentés dans les CECOS et seulement 10 347 ont effectué complètement leur démarche de don. La principale indication de recours au don de spermatozoïdes (75 % des demandes) est représentée par les hommes de couples infertiles avec une azoospermie non obstructive, la seconde indication correspond aux hommes infertiles présentant une oligozoospermie. En cas d’azoospermie, la demande est effectuée le plus souvent après échec d’un prélèvement chirurgical testiculaire ou épididymaire. En cas d’oligozoospermie, la demande intervient le plus souvent après plusieurs échecs d’AMP intraconjugales.
Conclusion : De nombreuses interrogations sont encore présentes autour de la conception d’enfants par don de spermatozoïdes. Celle de la légitimité du maintien de l’anonymat dans le don reste largement débattue.

Introduction: The purpose of this review is to relate to the operating rules of CECOS in France and the legal, medical and ethical issues raised by sperm donation.
Material and methods: Review of articles and consensus conferences on this subject published in Medline (PubMed) selected from 1973 and 2011 according to their relevance and Acts recorded on official legislative French websites.
Results: The operating rules of CECOS were established by the Act of July 29, 2004, revised 6 August 2004 and July 7, 2011. Of the 21,759 children born of ART in France in 2009, 5.1% are from a sperm donation. From 1973 to 2006, 44,045 children are born after a sperm donation. Between 1973 and 2006, 16,971 donors are presented in the CECOS and only 10,347 donors have completely made their donation process. The main indication for use of donor sperm (75% of applications) is represented by men of infertile couples with nonobstructive azoospermia, the second indication is infertile men with oligospermia. In azoospermia, the application is usually performed after failure of testicular or epididymal surgical specimen. In oligozoospermia, claims made most often after several failures of intraconjugal ART.
Conclusion: Many questions are still present around the conception of children by sperm donation. The legitimacy of maintaining anonymity in the gift remains widely debated.

Mots clés:
Assistance médicale à la procréation / Don de spermatozoïdes / Infertilité masculine
Mots-clés:
Assisted reproductive technologies / Sperm donation / Male infertility
Bilharziose urinaire : une série française
A western cohort of urinary schistosomiasis
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 598-601

La bilharziose urinaire est mondialement très fréquente et pourtant, peu de données existent sur son épidémiologie dans les pays occidentaux. Nous avons souhaité décrire la série des patients suivis à l’hôpital Tenon.
Méthodes : Nous avons rétrospectivement relevé différents items décrivant la population des patients suivis pour bilharziose urinaire en utilisant le logiciel de dossiers cliniques de notre service.
Résultats : Il s’agissait d’une population de 207 hommes et 34 femmes vus en moyenne pour la première fois à 34 ans, pour hématurie dans 49 % des cas ou troubles mictionnels dans 21 %. Les patients étaient d’origine subsaharienne dans 90 % des cas. Le taux de perdus de vue était de 54 %. Le diagnostic a été réalisé par les seules constatations endoscopiques dans la moitié des cas. La pathologie non tumorale a justifié sept plasties vésicales et 12 dilatations urétérales. La pathologie tumorale était fréquente et sévère (15 patients parmi 81 de la même classe d’âge). Le carcinome urothélial existait dans huit cas sur 14. Les formes d’importation étaient rares (cinq cas).
Conclusion : Malgré de nombreuses limitations, plusieurs caractéristiques de cette population ont semblé notables : fréquence des troubles mictionnels sans hématurie au diagnostic, fréquence et sévérité de la pathologie tumorale, avec prédominance de l’histologie urothéliale.

Urinary schistosomiasis is very frequent, but there are few data upon its epidemiology in western countries. We wanted to describe the cohort from Tenon hospital, in Paris, France, near a big subsaharian community.
Methods: We searched in our clinical files database for “urinary schistosomiasis” encoding.
Results: The cohort comprised 207 men and 34 women seen for the first time at the mean age of 34, mainly for haematuria or LUTS. Patients were mainly native from subsaharian Africa. The lost to follow up rate was 54%. Diagnosis was made on sole endoscopic finding in half of the cases. For non-tumor pathology, were made seven cystoplasties et 12 ureteral dilations. Tumoral pathology was frequent and severe (15/81 from the same age range), mainly represented by urothelial histology (8/14). Imported cases were rare (five cases).
Conclusion: Despite its limitations, different characteristics from this cohort seemed noticeable: frequency of sole lower urinary tract symptoms, frequency and severity of tumoral diseases, mainly with urothelial carcinoma as histology.

Mots clés:
Bilharziose urinaire / Épidémiologie descriptive
Mots-clés:
Urinary schistosomiasis / Descriptive epidemiology
Effet des extraits de plantes médicinales sur la dissolution des calculs rénaux de cystine in vitro : étude à l’échelle mésoscopique
Effect of plant extracts on the in vitro dissolution of cystine stones: A study at the mesoscopic scale
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 577-582

Objectifs : Évaluer l’efficacité sur la dissolution des calculs de cystine de plantes utilisées en médecine traditionnelle contre la lithiase.
Matériel et méthodes : Des calculs de cystine pure ont été incubés in vitro dans quatre extraits de plantes utilisées en médecine traditionnelle et dans une solution témoin de sérum physiologique pendant huit semaines sous agitation magnétique. Les plantes étudiées étaient Arenaria ammophila, (feuilles et tiges), Parietaria officinalis (feuilles et fleurs séparément), Paronychia argentea (fleurs). Chaque expérience a été effectuée en triplicata. La perte de masse des calculs et le pH des solutions ont été déterminés périodiquement. Les modifications éventuelles de la surface des calculs ont été évaluées à l’échelle mésoscopique par microscopie électronique à balayage.
Résultats : Aucun des extraits testés n’a eu d’effet tangible pour dissoudre les calculs de cystine. Le seul qui a semblé avoir un effet solvant non lié au pH était l’extrait d’A. ammophila avec une perte moyenne de masse de 99 mg à la fin de l’expérience versus 43,7 mg pour la solution de NaCl (p = 0,051).
Conclusion : Nos expériences n’ont pas permis de mettre en évidence, sur une période de huit semaines, une efficacité significative des extraits testés pour dissoudre les calculs de cystine. Toutefois, l’examen des courbes de dissolution suggère qu’une exposition plus longue à certains extraits, notamment A. ammophila, pourrait se révéler efficace. De nouvelles expériences sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse. Cependant, il paraît difficile aujourd’hui de recommander ces plantes pour dissoudre des calculs de cystine in situ.

Aim: Assessing the efficacy to dissolve cystine stones in vitro of plant extracts used in traditional medicine to treat or prevent urolithiasis.
Material and method: Pure cystine stones were incubated during 8 weeks under magnetic stirring in the presence of four plant extracts or of NaCl 9 g/l solution used as control. Plants under examination were Arenaria ammophila (leaves and stems), Parietaria officinalis (leaves and flowers studied separately), Paronychia argentea (flowers). Each experiment was performed in triplicate. The mass loss of the stones and the pH of the solution were measured after each two weeks period. Possible changes in the cystine crystals at the stone surface were assessed at the mesoscopic scale using a scanning electron microscope.
Results: None of the plant extracts has revealed a significant effect to dissolve cystine stones by comparison to the control during the time of the experiment. The best result was a mass loss of 99 mg at the end of experiment in the presence of A. ammophila vs. 43.7 mg for the NaCl solution (P = 0.051). Considering the slopes of the dissolution, only that extract could have an actual efficacy on a more prolonged period.
Conclusion: Our study failed to demonstrate a significant effect of the tested plant extracts to dissolve cystine stones in vitro. However, the examination of the dissolution curves suggests that a more prolonged test period could allow an efficacy of some extracts, especially A. ammophila. Further studies are needed to verify such hypothesis. However, we cannot recommend the use of the tested plants to treat cystine stones in vivo.

Mots clés:
Cystine / Plantes médicinales / Calculs / Dissolution in vitro / Arenaria ammophila
Mots-clés:
Cystine / Medicinal plants / Urinary calculi / In vitro dissolution / Arenaria ammophila
Étude anatomoclinique et de l’expression immuno-histochimique de CA9 dans les carcinomes kystiques multiloculaires du rein
Clinicopathological study and immunohistochemical expression of CA9 in cystic multilocular renal cell carcinomas
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 572-576

Objectif : Selon la classification de l’OMS en 2004, le carcinome kystique multiloculaire du rein est considéré comme un sous-type distinctif des carcinomes du rein à cellules claires. CA9 est un marqueur fiable du carcinome à cellules claires du rein dans sa forme solide. Le but de ce travail était d’analyser l’expression de CA9 dans une série de carcinomes kystiques multiloculaires bien individualisés sur le plan clinique et histologique.
Patients et méthodes : Neuf patients avec un diagnostic de carcinome kystique multiloculaire ont pu être identifiés. Il s’agissait de cinq hommes et quatre femmes âgés de 33 à 74 ans avec une médiane de 54 ans. L’examen tomodensitométrique de chaque patient a été revu. L’intervention consistait dans trois cas en une néphrectomie totale et dans six cas en une néphrectomie partielle. Le suivi postchirurgie était de cinq à 102 mois avec une médiane de 56 mois. Les coupes histologiques et l’étude immuno-histochimique pour étudier l’expression de CA9 ont été réévaluées pour l’ensemble des patients.
Résultats : Il y avait sept pT1a, un pT1b et un T2 ; quatre grade I et cinq grade II. Selon la classification de Bosniak il y avait : un B2F, six B3 et deux B4. Toutes les tumeurs étaient hypodenses sur la tomodensitométrie et sept sur neuf montraient de multiples cloisons internes, plus ou moins épaisses et vascularisées avec un rehaussement après injection de produit de contraste. Aucune métastase ou récidive n’a été identifiée durant le suivi. Une forte expression de CA9 était identifiée sur huit tumeurs.
Conclusion : Le carcinome kystique multiloculaire du rein avait un faible potentiel de malignité et un bon pronostic. Les critères de diagnostic selon la classification de l’OMS 2004 doivent être appliqués en pratique courante et la recherche de CA9 pourrait être un marqueur utile pour le diagnostic de cette tumeur.

Objective: Multilocular cystic renal cell carcinoma has been considered as a distinct subtype of clear cell renal cell carcinoma according to 2004 WHO classification. CA9 has proven to be a diagnostic and prognostic marker for clear cell renal cell carcinoma, but the study has been limited to solid tumors. The aim of this article was to analyse the clinical features of multilocular cystic renal cell carcinoma with focus on CA9 expression.
Patients and methods: Nine multilocular cystic renal cell carcinomas were found. Their age was from 33 to 74 years old with a median of 54 years. There were five men and four women. The computerized tomography was analyzed. There were three total nephrectomies and six partial nephrectomies. The follow-up ranged from five to 102 months with a median 56 months. Immunohistochemical staining was performed on surgical samples to detect CA9 expression.
Results: There were seven pT1a, one pT1b and one pT2; four grade 1 and five grade 2. The Bosniak classification was: one B2F, six B3 and two B4. In CT examination, all tumors showed a hypodense mass. Seven out of nine showed multiple intern septa, more or less thick and vascularized with an enhancement after injection of contrast. No metastasis or relapse was found during follow-up. Eight out of nine multilocular cystic renal cell carcinomas expressed strongly CA9.
Conclusion: Multilocular cystic renal cell carcinoma was a low malignant tumor with a good prognosis. The diagnostic criteria based on the WHO classification 2004 should be adopted in routine. CA9 could be a new diagnostic marker for this tumor.

Mots clés:
Carcinome kystique multiloculaire du rein / Étude clinique / Marqueur / CA9
Mots-clés:
Multilocular cystic renal cell carcinoma / Clinical study: Marker / CA9
Évaluation du positionnement de la bandelette rétro-urétrale transobturatrice par IRM pelvienne statique et dynamique
Assessment of the transobturator male sling by a pelvic MRI
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 602-609

But : Évaluer l’intérêt de l’IRM pour définir les rapports anatomiques et fonctionnels entre la bandelette rétro-urétrale (BRU) Advance® et l’urètre sphinctérien, après mise en place chez des patients ayant une incontinence urinaire post-prostatectomie radicale.
Patients : Chez 12 patients traités pour incontinence urinaire post-prostatectomie, une IRM pelvienne statique et dynamique a été réalisée entre un et trois mois postopératoires. Pour huit patients, une IRM avait été effectuée en préopératoire permettant de la comparer aux séquences postopératoires. Les séquences statiques ont étudié les rapports anatomiques entre la bandelette et l’urètre sphinctérien, ainsi que l’impact sur la position de l’anastomose vésico-urétrale. Les séquences à la toux ont recherché l’existence d’une mobilité de l’urètre sphinctérien. Enfin, les séquences mictionnelles ont étudié l’impact de la bandelette sur l’urètre lors de la miction.
Résultats : La position de la bandelette était toujours visualisable, à une distance médiane de 5 mm en arrière de la lumière urétrale. Les bras de la bandelette exerçaient une traction sous forme d’un V ouvert dont l’angle en coupe transversale entre un bras et la ligne intertubérosité ischiatique variait de 28 à 59°. En comparant les clichés pré- et postopératoires, la position de l’anastomose vésico-urétrale n’était pas modifiée. Sur les séquences préopératoires à la toux, quatre patients avaient une mobilité urétrale qui n’existait plus en postopératoire. Enfin, les sept patients ayant fait des clichés mictionnels avaient une miction sans sténose urétrale.
Conclusion : L’IRM était un examen intéressant pour mettre en évidence le positionnement de la bandelette par rapport à l’urètre sphinctérien. Correctement positionnée, la bandelette était rétro-urétrale et aucune sténose urétrale n’était visible lors de la miction.

Purpose: To evaluate the usefulness of MRI to assess the anatomical and functional relationships between the transobturator male sling Advance® and the uretral sphincter, in patients treated for postprostatectomy urinary incontinence.
Patients: For 12 patients treated for postprostatectomy urinary incontinence using the transobturator male sling Advance®, a pelvic real-time MRI was performed between 1 and 3 months postoperatively. A comparison between pre- and postoperative MRI was performed in eight patients. The static sequences studied the anatomical relationships between the sling and the uretral sphincter, as well as the impact on the location of the vesico-uretral anastomosis. The dynamic sequences by coughing looked for the existence of an uretral sphincter mobility. Finally, the voiding sequences studied the impact of the sling on the uretral lumen during the micturition.
Results: The position of the sling was always visible, located at a median distance of 5 mm from the posterior wall of the uretra. On transverse sections, the angles between the transobturator arms and the horizontal line between the ischial tuberosities varied from 28 to 59 degrees. The vesico-uretral anastomosis location was not modificated between pre and postoperative MRI. On the preop sequences by coughing, four patients had uretral mobility, which didn’t exist on postop sequences. To finish, the seven patients who were able to void during MRI, had micturition without uretral stenosis.
Conclusion: Pelvic MRI was a useful tool to assess the positioning of the sling and the relationships with the uretral sphincter. When correctly positioned, the sling was retro-uretrally and no urethral stenosis was visible during the micturition.

Mots clés:
incontinence urinaire / Bandelette transobturatrice / IRM / prostatectomie radicale
Mots-clés:
Urinary incontinence / Transobturator male sling / MRI / radical prostatectomy
Inhibiteurs des 5 alpha-réductases et cancer de la prostate : une mise au point du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie
5 alpha-reductase inhibitors and prostate cancer: A statement of the Committee of Cancerology of the French Association of Urology
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 555-560

Introduction : Les résultats de deux grandes études randomisées et la décision contradictoire de la FDA concernant la prévention du cancer de la prostate par les inhibiteurs de la 5 alpha-réductase (5IAR), justifient une révision des indications potentielles de cette classe médicamenteuse.
Méthodes : Après un rappel des données fondamentales, une revue de la littérature dans PubMed a fait le point sur les connaissances actuelles selon les différents stades du cancer et en y incluant la prévention.
Résultats : Même si les deux études, PCPT et Reduce, mettaient en évidence une diminution du nombre de cancers avec les inhibiteurs de la 5 alpha-reductase mais avec des effets secondaires, il n’y a pas d’indication à la chimioprévention du cancer de la prostate par ces médicaments. De la même façon, malgré les résultats de l’étude Reedem, il n’y a pas d’indication à ces médicaments dans la surveillance active.
Conclusion : Malgré un intérêt potentiel en cancérologie prostatique, aucune recommandation ne peut être formulée pour les 5IAR, ni dans la prévention ni dans la prise en charge thérapeutique du cancer de la prostate.

Introduction: Two randomised trials and negative conclusion of the FDA about inhibitors of 5 alpha-reductase in prevention of prostate cancer need a revision of the indications of these drugs.
Methods: After description of fundamentals data, review of the literature in PubMed library was performed to analyse the indications of these drugs according to the different stages of prostate cancer.
Results: Even if PCPT and REDUCE studies showed a decrease of cancers with the use of 5 alpha-reductase (5ARI) but with side effects, there is no indication for prostate cancer prevention by these drugs. In the same way, despite the results of REEDEM study, there is no indication of these drugs in active surveillance.
Conclusion: Despite the large interest of these drugs, no recommendation can be given for indications of 5ARI in prevention or treatment of prostate cancer.

Mots clés:
Cancer de la prostate / Chimioprévention / Dunastéride / Finastéride / Inhibiteurs de la 5 alpha-réductase
Mots-clés:
Prostate cancer / Chemoprevention / Dutasteride / finasteride / 5 alpha-reductase inhibitors
IRM mutiparamétrique de la prostate avant biopsies : la fin des biopsies systématisées ?
Prebiopsy multiparametric MRI of the prostate: The end of randomized biopsies?
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 583-589

Objectif : Évaluer la valeur des biopsies ciblées par IRM multiparamétrique chez les patients ayant une suspicion de cancer prostatique à faible risque de d’Amico.
Patients et méthode : Les patients ayant un PSA compris entre 4 et 10 ng/mL et un toucher rectal normal ont été prospectivement inclus. Une IRM multiparamétrique de la prostate était réalisée systématiquement avant les biopsies. Douze biopsies systématisées ont été réalisées, avec des prélèvements additionnels dans chaque cible identifiée à l’IRM. Les taux et les caractéristiques des cancers détectés ont été comparés entre les deux protocoles biopsiques. Un micro foyer cancéreux (MFC) était défini par l’existence de moins de 4 mm de cancer Gleason 3 + 3 sur une seule biopsie.
Résultats : Soixante et onze patients ont été inclus. Le taux global de détection était de 53 % (38/71). Il était de 70 % (26/37) en présence de cible(s) IRM, versus 35 % (12/34) en l’absence de cible (p = 0,004). Les biopsies ciblées seules ont détecté trois cancers, dont aucun MFC. Les biopsies systématisées seules en ont détecté 14, dont dix MFC (71 %). Chez 21 patients, le cancer a été détecté à la fois par les biopsies ciblées et systématisées. Le score de Gleason au niveau de la cible correspondait au score de Gleason maximal dans 90 % des cas. Il était élevé (> 6) chez 76 % (16/21) des patients.
Conclusion : Les biopsies ciblées par IRM ont détecté moins de micros foyers cancéreux biopsiques que les biopsies systématisées. En revanche, elles ne semblaient pas diminuer la détection des cancers cliniquement significatifs.

Objective: To evaluate the value of multiparametric MRI-targeted prostate biopsies in patients with suspected low-risk prostate cancer.
Patients and method: Patients with normal digital rectal examination and a PSA level between 4 and 10 ng/mL were prospectively included. A multiparametric MRI of the prostate was performed prospectively before the biopsies. 12-core randomized biopsies were performed, with additional targeted samples in each suspicious area identified on MRI. Detected cancers and their histological characteristics were compared between those two biopsy protocols. A micro focal cancer (MFC) was defined by the presence of less than 4 mm of Gleason score 3 + 3 cancer on a single core.
Results: Seventy-one consecutive patients were included. The overall detection rate was of 53% (38/71). It was of 70% (26/37) in the presence of suspicious area on MRI versus 35% (12/34) in the absence of any suspicious area (P = 0.004). MRI-targeted biopsies alone detected three cancers, none of which was a MFC. 12-core biopsies alone detected 14 cancers, including ten MFC (71%). In 21 patients, prostate cancer was detected by both the MRI-targeted and 12-core biopsies. The Gleason score in the MRI-targeted area was the highest Gleason score in 90% of the cases. It was high (> 6) in 76% (16/21) of the patients.
Conclusions: MRI-targeted biopsies detected less micro focal cancers than randomized 12-core biopsies. They did not seem however to decrease the detection of clinically significant cancers.

Mots clés:
Cancer de la prostate / IRM multiparamétrique / Biopsies ciblées
Mots-clés:
Prostate cancer / Multiparametric MRI / Targeted biopsies
Le growing teratoma syndrome
Growing teratoma syndrome
2011
- Mise au point
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 568-571

Le syndrome de growing teratoma (GTS) est une entité rare, qui se définie par une croissance de masses tumorales rétropéritonéales ou d’autres sites survenant lors ou au décours d’une chimiothérapie pour tumeur germinale non séminomateuse du testicule (TGNS). Trois critères définissent ce syndrome : la croissance de la masse tumorale, la normalisation des marqueurs tumoraux et l’absence de tissu actif au sein du tératome. Le pronostic est bon après résection des masses mais cette chirurgie doit être la plus complète possible et donc, potentiellement morbide justifiant d’une prise en charge non retardée de ces malades.

Growing teratoma syndrome (GTS) is a rare entity, characterized by enlarging masses of the retroperitoneum or other location occurring during or after systemic chemotherapy for the treatment of non-seminomatous germ cell of the testis (NSGCT). Three criteria define this syndrome: enlarging metastatic masses, normalized serum markers and no component of viable germ cell tumor in this mature teratoma. Prognostic is excellent after the resection of these masses, but this surgery has to be as much complete as possible. Surgical excision of large GTS lesions is technically challenging, a serious intraoperative complications may occur, that's why the treatment must not be delayed.

Mots clés:
Syndrome de growing teratoma / Tumeur germinale non séminomateuse / Masses résiduelles / Chimiotherapie
Mots-clés:
Growing teratoma syndrome / Non-seminomatous germ cell of the testis / Residual masses / Chemotherapy
L’acétate de goséréline pourrait-il induire des hépatites d’allure auto-immune ?
Could gosereline acetate induce autoimmune-like hepatitis?
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 610-612

Nous rapportons le cas d’une hépatite aiguë ictérique attribuée à l’acétate de goséréline survenue au décours du traitement d’un cancer de prostate. Ce traitement pourrait déterminer des hépatites aiguës, dont les caractéristiques sont proches des hépatites auto-immunes de type I, pouvant nécessiter une surveillance hépatique.

We report a case of acute icteric hepatitis attributed to goserelin acetate, occurred during prostate cancer treatment. Gosereline acetate could induce acute hepatitis, which characteristics are close to autoimmune hepatitis type I and may require hepatic monitoring.

Mots clés:
Acétate de goséréline / Hépatite auto-immune
Mots-clés:
Gosereline acetate / Autoimmune hepatitis
Pose d’implants UroLift® intra-prostatiques pour hyperplasie bénigne de la prostate : résultats préliminaires des quatre premiers cas réalisés en France
Intra-prostatic UroLift<sup>®</sup> implants for benign prostatic hyperplasia: Preliminary results of the four first cases performed in France
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2012, 22, 10, 590-597

Objectifs : Évaluer la faisabilité, la tolérance et les résultats fonctionnels précoces de la pose d’implants UroLift® intra-prostatiques chez quatre patients ayant une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) symptomatique.
Patients et méthode : Quatre patients ayant une HBP symptomatique traitée par alpha-bloquant ont été opérés consécutivement par pose d’implants UroLift® sous anesthésie générale. Une sonde vésicale a été mise en place en postopératoire. Le traitement alpha-bloquant a été interrompu sept jours après l’intervention. Les caractéristiques cliniques et morphologiques préopératoires des patients ont été notées. Les symptômes urinaires (IPSS) et sexuels (IIEF5, MSHQ-EjD), le débit urinaire maximal et le résidu postmictionnel (RPM) ont été évalués en préopératoire et à un mois.
Résultats : L’âge médian des patients était de 69 [52–74] ans et le volume prostatique médian de 50 cm3 [40–80]. La durée médiane de l’intervention était de 11 minutes [6–15]. Aucune complication per- ou postopératoire n’a été notée. À un mois, l’amélioration moyenne des scores IPSS et IPSS-QDV était de 46 et 58 %, respectivement. Le premier patient traité a rapporté une non-amélioration de ses symptômes urinaires et sexuels. Chez les trois autres patients, le débit urinaire maximal était augmenté, le RPM similaire dans un cas et diminué dans les deux autres. Aucune altération de la fonction éjaculatoire ou érectile n’a été rapportée.
Conclusions : Dans notre expérience initiale, la pose d’implants UroLift® intra-prostatiques semblait faisable, efficace sur les symptômes du bas appareil urinaire et bien tolérée, en particulier sur le plan sexuel.

Objectives: To evaluate the feasibility, tolerance and short-term efficacy of intra-prostatic UroLift® implants in four patients with symptomatic benign prostatic hyperplasia.
Patients and method: Four patients with symptomatic BPH, already treated with alpha-blockers, were consecutively treated with intra-prostatic UroLift® implants under general anaesthesia. A bladder catheter was placed postoperatively. Alpha-blocker therapy was withdrawn 7 days postoperatively. The clinical and morphological characteristics of the patients were noted. Low urinary tract (IPSS) and sexual symptoms (IIEF5, MSHQ-EjD), maximum urinary flow rate and post voiding residual volume were evaluated preoperatively and at 1 month.
Results: Median age was of 69 [52–74] years old and median prostatic volume of 50 cm3 [40–80]. Median procedure time was of 11 minutes [6–15]. Intra- and postoperative outcomes were uneventful. At 1 month, the mean IPSS and IPSS-QOL improvement were of 46 % and 58 %, respectively. One patient reported no improvement in his urinary and sexual symptoms. In the other three patients, the maximum urinary flow rate was improved, the post voiding residual improved in two patients and similar in one. No alteration in erection or ejaculation functions was reported.
Conclusions: In our initial experience, intra-prostatic UroLift® implant procedure seemed feasible, efficacious for LUTS and well tolerated, especially concerning sexual outcomes. Further study of the UroLift® implant in France is currently being planned.

Mots clés:
hyperplasie bénigne de la prostate / UroLift® / Mini-invasif
Mots-clés:
Benign prostate hyperplasia / UroLift® / Mini-invasive