Base bibliographique

Sommaire :

Complications de l'endopyélotomie par le ballonnet "Acucise®"
Complications of Acucise® balloon endopyelotomy.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 39-45

Objectifs: Alors que les résultats de l'endopyélotomie pour sténose de la jonction pyélo-urétérale (JPU) sont connus, notre but a été d'étudier les complications spécifiques du traitement des sténoses de la JPU par le ballonnet Acucise®.
Matériel et Méthodes: De janvier 1994 à février 1999, 50 patients (40 femmes, 10 hommes) consécutifs ont été traités par endopyélotomie avec le ballonnet Acucise®, pour sténose de la JPU ont été revues. L'âge moyen a été de 47 ans (18-84 ans). Trente-cinq sténoses (70%) étaient primitives. Dans 5 cas il existait un pédicule polaire diagnostiqué par l'angio-tomodensitométrie pré-opératoire. La technique a été celle décrite par sauf dans 3 cas où une section avec orientation latérale externe stricte a été réalisée.
Résultat: Les durées moyennes opératoires et d'hospitalisation ont été respectivement 70 min (35-180 min) et 5,4 jours (2-27 jours). On a rencontré en per-opératoire 6 (12%) incidents techniques (rupture du ballon: 3) et en péri-opératoire 7 (14%) incidents hémorragiques (5 pédicules polaires). Il n'y a pas eu de conversion per-opératoire en chirurgie ouverte. Il y a eu 4 (8%) complications péri-opératoires majeures, toutes hémorragiques, qui ont nécessité 2 embolisations radiologiques et une lombotomie. Seuls ces patients ont été transfusés (3,25 unités/patient). Quatorze complications infectieuses urinaires ont été notées dont 2 pyélonéphrites (4%) et une septicémie (2%). Neuf patients ont eu un inconfort important dû à la sonde JJ. Avec un suivi moyen de 47 mois, le succès global a été de 74%, non influencé par la survenue d'une complication. Parmi les 12 patients avec un échec de l'endopyélotomie, 7 (58%) patients avaient un pédicule polaire inférieur.
Conclusion: L'endopyélotomie Acucise® est une technique simple et efficace. Cependant sa morbidité hémorragique, souvent liée a un vaisseau polaire inférieur, doit rendre son indication et sa réalisation prudentes.

Objectives: Although the results of endopyelotomy for ureteropelvic junction (UPJ) stenosis are well known, our objective was to study the specific complications of treatment of UPJ stenoses by Acucise® balloon.
Material and Methods: The specific complications of 50 patients (40 women, 10 men) treated consecutively by Acucise® balloon endopyelotomy for UPJ stenosis from January 1994 to February 1999 were reviewed. The mean age was 47 years (range: 19-84 years). Thirty-five stenoses (70%) were primary. A polar pedicle was diagnosed by preoperative CT angiography in 5 cases. The endopyelotomy technique was that described by except in 3 cases in which section with strict external lateral orientation was performed.
Results: Mean operating time and mean length of hospital stay were 70 min (range: 35-180 min) and 5.4 days (range: 2-27 days), respectively. Six (12%) technical incidents were observed intraoperatively (3 cases of rupture of balloon) and 7 (14%) haemorrhagic incidents were observed perioperatively (5 polar pedicles). There were no conversions to open surgery. There were 4 (8%) major perioperative complications, all haemorrhagic, which required 2 radiological embolizations and one lumbotomy. Only these patients required transfusion (3.25 units/patient). Fourteen urinary tract infections were observed, including 2 cases of pyelonephritis (4%) and one case of septicaemia (2%). Nine patients experienced severe discomfort due to the double J stent. With a mean follow-up of 47 months, the overall success rate was 74%, not influenced by the development of a complication. Seven (58%) of the 12 patients with failure of endopyelotomy had a lower pole pedicle.
Conclusion: Acucise® endopyelotomy is a simple and effective technique. However, rigorous indications and technique are essential due to the possibility of haemorrhagic complications, often related to a lower pole vessel.

Mots clés:
sténose / JPU / endopyélotomie / Acucise® / complication.
Mots-clés:
stenosis / UPJ / endopyelotomy / Acucise / complication.
Cystite hémorragique grave à distance d'une allogreffe de moelle
Severe haemorrhagic cystitis following allogeneic bone marrow transplantation.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 131-134

Nous rapportons le cas d'une jeune patiente de 25 ans ayant comme antécédent une leucémie aiguë lymphoblastique traitée trois années auparavant par chimiothérapie ,radiothérapie et allogreffe de moelle, en rémission complète. Elle a été hospitalisée en Urologie à la suite d' un épisode d'hématurie avec une importante déglobulisation. Ce cas clinique illustre la démarche diagnostique et thérapeutique que nous avons suivie, confrontés à la gravité de l'hématurie et n'envisageant une chirurgie d'hémostase qu'en tout dernier recours.

The authors report the case of a 25-year-old woman with a history of acute lymphoblastic leukaemia in complete remission after being treated, three years previously, by chemotherapy, radiotherapy and allogeneic bone marrow transplantation, who was admitted to the urology department following an episode of haematuria with severe anaemia. This clinical case report illustrates the diagnostic and therapeutic approach adopted in relation to the severity of the haematuria, in which haemostatic surgery was only considered as a last resort.

Mots clés:
Cystite hémorragique / leucémie / polyomavirus.
Mots-clés:
Haemorrhagic cystitis / leukaemia / polyomavirus.
Utilisation d'un rein déjà greffé pour une seconde transplantation
Use of a previously transplanted kidney for second transplantation.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 121-122

La pénurie constante de greffons, conduit à sélectionner des donneurs inhabituels. Nous rapportons le cas d'une transplantation rénale à partir d'un greffon déjà greffé 29 mois auparavant. Ceci constitue, à notre connaissance le premier cas de retransplantation du même organe après une longue durée d'implantation chez un premier receveur.

The constant shortage of renal transplants has led to the selection of unusual donors. We report a case of renal transplantation using a renal transplant that had already been transplanted 29 months previously. To our knowledge, this constitutes the first case of retransplantation of the same organ after long-term implantation in a first recipient.

Mots clés:
Rein / Transplantation / rein domino.
Mots-clés:
Kidney / transplantation / domino kidney.
Actualités urologiques
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 183-185

ACTUALITÉS UROLOGIQUES sur:
- Tumeurs de vessie
- Hypertrophie bénigne de la prostate
- Lithiase
- Traumatismes
- Infectiologie

Mots clés:
urologie / actualités / Vessie / Tumeurs / Adénome
AIRBUS
2003
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 179-182

DISCOURS DE MONSIEUR BERNARD ZIEGLER

Mots clés:
discours inaugural / congrès d'urologie / airbus
Discours inaugural au 96ème Congrès Français d'Urologie
2003
- Point de vue, interview
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 175-179

DISCOURS INAUGURAL AU 96ème CONGRÈS FRANCAIS D'UROLOGIE, par le Professeur JEAN-PIERRE SARRAMON.

Mots clés:
discours / inauguration / congrès français d'urologie
ASTRO 2002 : résultats et perspectives dans les cancers urologiques
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 160-162

L'ASTRO (American Society for Therapeutic Radiology and Oncology) a tenu son 44ème congrès annuel à la Nouvelle-Orléans en octobre 2002.
Ce congrès de cancérologie pluridisciplinaire comporte des sessions de cancérologie d'organe, en particulier en urologie.
Ce résumé ne se veut pas exhaustif mais synthétise sur le vif les tendances susceptibles d'avoir un impact sur les pratiques médicales.

Mots clés:
Cancer / prostate / Vessie / perspectives
L'éléphantiasis scrotal
Report of two cases of scrotal elephantiasis.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 140-142

L'éléphantiasis scrotal (lymphoedème scrotal) s'observe surtout dans les zones d'endémie filarienne. En dehors de ces zones, cette pathologie est rare et elle est le plus souvent idiopathique, rarement congénitale ou secondaire.
Les auteurs rapportent deux cas d'éléphantiasis scrotal traités par une exérèse large de la paroi scrotale pathologique et une plastie péno-scrotale, avec un bon résultat fonctionnel et esthétique.

Scrotal elephantiasis (scrotal lymphoedema) is essentially observed in filaria endemic zones. It is very rare outside of these zones and is usually idiopathic, and rarely congenital or secondary. The authors report two cases of scrotal elephantiasis treated by wide resection of the pathological scrotal wall and peno-scrotal repair with a good functional and cosmetic result.

Mots clés:
Eléphantiasis / scrotum / Lymphoedème / chirurgie.
Mots-clés:
Elephantiasis / Lymphoedema / Scrotum / surgery.
Les complications du TVT
Complications of TVT.
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 144-146

La cure chirurgicale de l'incontinence urinaire d'effort par TVT® est apparue en France en 1998, sans réelle évaluation avant sa commercialisation concernant la morbidité. Dans le cadre du rapport du groupe Necker 2002, une revue de la littérature associée à une étude multicentrique portant sur ce point a été réalisée. La perforation vésicale, fréquente en début d'expérience, impose le repositionnement de la bandelette et un sondage vésical de 48 heures mais n'entraine pas d'augmentation de la morbidité postopératoire. La perforation urétrale, plus rare, est une contre-indication au maintien de la bandelette. L'obstruction post-opératoire se rencontre dans 5 à 12% des cas et nécessite initialement un apprentissage des auto-sondages. Les sections précoces de bandelettes doivent être envisagées en cas d'excès. L'instabilité de novo se rencontre dans 6 à 12% des cas, favorisée par une obstruction et en cas de béance cervicale. Les érosions dues à la bandelette semblent peu fréquentes, essentiellement vaginales.

Surgical repair of stress urinary incontinence by TVT was first performed in France in 1998, without any real evaluation of the morbidity related to this product before its release onto the market. In the context of the Necker 2002 report, a review of the literature and a multicentre study were performed to clarify this point. Bladder perforation, frequent during the early part of the learning curve, requires repositioning of the TVT and bladder catheterization for 48 hours, but does not cause any increase in postoperative morbidity. Urethral perforation, much less common, is a contraindication to maintenance of the TVT. Postoperative obstruction occurs in 5% to 12% of cases, and initially requires self-catheterization, as early section of TVT must be avoided. De novo instability is observed in 6% to 12% of cases, especially in the case of incomplete obstruction or a gaping bladder neck. Erosions due to TVT appear to be uncommon and are essentially vaginal.

Mots clés:
Incontinence / Bandelette sous urétrale / complications.
Mots-clés:
Incontinence / Suburethral sling / complications.
Les pseudotumeurs inflammatoires du rein: à propos de 2 cas
Inflammatory pseudotumours of the kidney. Report of 2 cases.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 135-139

Les pseudotumeurs inflammatoires du rein sont rares et posent un problème de diagnostic différentiel avec le cancer rénal. A travers l'étude de 2 cas les auteurs soulèvent les difficultés diagnostiques de cette affection.
Il s'agit de deux patients âgés de 32 et 60 ans, admis pour des lombalgies gauches (2 cas), gros rein (1cas) et hématurie (1cas). Le couple écho/TDM rénale a orienté soit vers une tumeur du rein, soit vers un kyste rénal, évoquant une tumeur nécrosée à l'IRM. L'exploration chirurgicale a permis la réalisation d'une tumorectomie dans un cas et une biopsie chirurgicale dans l'autre cas devant l'aspect inextirpable de la tumeur. L'étude anatomo-pathologique a montré qu'il s'agissait dans les deux cas d'une masse d'origine inflammatoire sans signe de malignité.
L'évolution était favorable dans les 2 cas avec un aspect normal du rein au contrôle tomodensitométrique.
Malgré les progrès de l'imagerie médicale, le diagnostic préopératoire des pseudotumeurs reste difficile et nécessite une exploration chirurgicale. Le diagnostic repose sur une corrélation radio-histopathologique.

Inflammatory pseudotumours of the kidney are rare and raise a problem of differential diagnosis with renal cancer. The authors discuss the diagnostic difficulties of this disease in the light of two patients, aged 32 years and 60 years, admitted for left low back pain (2 cases), large kidney (1 case) and haematuria (1 case). The combination of renal ultrasound and CT suggested a renal tumour or a renal cyst, and MRI suggested a necrotic tumour. Surgical exploration led to tumour excision in one case and surgical biopsy in the other case due to the unresectable appearance of the tumour. Histological examination revealed an inflammatory mass with no signs of malignancy in the two cases. A favourable course was observed in both cases with a normal kidney on subsequent CT. The preoperative diagnosis of pseudotumour remains difficult, despite progress in medical imaging and often requires surgical exploration. The diagnosis is based on a correlation of radiological and histological findings.

Mots clés:
Rein / tumeur inflammatoire / scanner / IRM.
Mots-clés:
Kidney / inflammatory tumour / CT / MRI.
Prise en charge des métastases lymphonodales rétropéritonéales des tumeurs germinales du testicule
2003
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 147-159

- Drainage lymphatique et distribution des métastases lymphonodales dans le cancer du testicule.
- Les techniques chirurgicales.
- Les complications et séquelles des curages lymphatiques rétropéritonéaux.

Mots clés:
testicule / Cancer / tumeurs germinales / métastases lymphonodales / rétropéritonéal
Prostatectomie extrapéritonéale rétrograde laparoscopique (P.E.R.L.). Technique simplifiée (à propos d'une série de 143 cas)
Retrograde extraperitoneal laparoscopic prostatectomy (R.E.L.P.). Simplified technique (based on a series of 143 cases).
2003
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 163-174

Depuis les premières prostatectomies laparoscopiques, réalisées par voie intrapéritonéale en France (GASTON et al.) en novembre 1997 à Bordeaux puis extra-péritonéale en septembre 1999 en Belgique (BOLLENS et al.), plusieurs équipes françaises (Montsouris et Mondor) ou européennes ont suivi et amplifié ces approches, mais beaucoup plus tardivement et discrètement pour la voie extra-péritonéale.
Dès 1999 a été initiée à Lyon, grâce à une collaboration multidisciplinaire, une technique laparoscopique originale par voie extra-péritonéale et rétrograde (P.E.R.L.), qui reproduit exactement l'intervention conventionnelle à ciel ouvert et qui permet l'abord initial avec la dissection première des bandelettes vasculo-nerveuses érectiles et du carrefour apexo-urétro-sphinctérien, puis le clivage prostato-rectal rétrograde.
Cette technique, qui repose sur une expérience de 143 interventions jusqu'à fin 2002 et qui utilise exclusivement une optique à vision oblique 30°, est décrite pas à pas et comporte :
1. L'abord et l'exposition du champ opératoire, étape primordiale qui conditionne tout le déroulement de l' intervention.
2. La lymphadenectomie ilio-obturatrice immédiate ou différée.
3. L'abord premier des bandelettes vasculo-nerveuses érectiles et du carrefour apexo-urétro-sphinctérien qui représente avec le temps suivant la spécificité de la technique.
4. La section urétrale et le clivage prostato-rectal et séminal rétrograde.
5. Le clivage vésico-prostatique et la dissection antégrades des vésicules séminales et des ailerons vésico-prostatiques.
6. L'anastomose vésico-urétrale confectionnée par des points séparés noués en extra-corporel.
Les résultats préliminaires encore limités sont très encourageants et feront l'objet d'une prochaine évaluation à plus long terme qui devrait faire apparaitre la voie extra-péritonéale et rétrograde comme la technique de choix de la prostatectomie radicale laparoscopique.

Since the first laparoscopic prostatectomies, performed via an intraperitoneal approach in Bordeaux, France, in November 1997 (Gaston et al.) and then via an extraperitoneal approach in Belgium in September 1999 (BOLLENS et al.), several French (Montsouris and Mondor) and European teams have adopted and amplified these approaches, but much late and more discreetly in the case of the extraperitoneal approach.
A multidisciplinary collaboration initiated in Lyon in 1999 has led to the development of an original retrograde extraperitoneal laparoscopic technique (R.E.L.P.) which exactly reproduces the conventional open operation and which allows primary access and dissection of the erectile neurovascular pedicles and the prostatic-urethral sphincter junction, followed by retrograde prostato-rectal dissection.
This technique, based on a series of 143 operations at the end of 2002, which exclusively uses an oblique vision scope, comprises the following steps:
1. Access to and exposure of the surgical field, an essential step which determines the success of the rest of the operation.
2. Primary or secondary pelvic lymphadenectomy.
3. Primary access to the erectile neurovascular pedicles and prostatic-urethral sphincter junction, which, together with the following step, represents the original feature of this technique.
4. Urethral section and retrograde prostato-rectal and seminal dissection.
5. Vesico-prostatic cleavage, and antegrade dissection of the seminal vesicles and vesico-prostatic attachments.
6. Vesicourethral anastomosis by interrupted sutures tied extracorporeally.
The still limited preliminary results are very encouraging and will soon be reviewed with a longer follow-up, which should show that the retrograde extraperitoneal approach is a technique of choice for laparoscopic radical prostatectomy.

Mots clés:
prostate / Cancer / Prostatectomie / laparoscopie.
Mots-clés:
cancer prostate / Prostatectomy / laparoscopy.
Revascularisation précoce par prothèse endovasculaire dans les traumatismes du pédicule rénal
Early revascularization by stent in renal pedicle trauma.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 123-127

Buts : Les lésions du pédicule rénal après traumatisme fermé de l'abdomen sont rares, et les résultats des différentes prises en charge thérapeutique sont aléatoires et le plus souvent décevantes. Ce cas clinique rapporte une approche endovasculaire avec mise en place d'un stent.
Observation : Une femme de 50 ans, victime d'une défenestration a présenté un coma d'emblée, associé à de multiples lésions d'organes, ainsi qu'un choc hémorragique et une instabilité hémodynamique initiale. L'artériographie rénale, réalisée 2 heures après la chute, montrait une dissection complète de l'artère rénale droite. Une endoprothèse a été mis en place. La revascularisation a été satisfaisante aux contrôles tomodensitométriques. L'hématurie macroscopique a été rapidement résolutive. Après 1 mois de recul, le rein présentait une morphologie normale, un néphrogramme et une excrétion se faisant dans des délais normaux.
Conclusion : Dans les traumatismes pédiculaires rénaux, la néphrectomie d'emblée programmée, chez des patients présentant un rein controlatéral fonctionnel, semble être, aujourd'hui, la solution thérapeutique la plus utilisée et ceci quel que soit le délai de prise en charge. Le traitement par endoprothèse vasculaire est réalisable même dans un contexte de polytraumatisme grave, et les premières tentatives montrent des résultats encourageants.

Objectives: Lesions of the renal pedicle after blunt trauma of the abdomen are rare, and the results of the various therapeutic approaches are unpredictable and usually disappointing. We therefore decided to evaluate an endovascular approach with stent placement in this indication.
Case: A 50-year-old woman, after jumping out of a window, arrived in coma with multiple organ lesions, haemorrhagic shock and initial haemodynamic instability. Renal arteriography, performed 2 hours after the fall, showed complete dissection of the right renal artery. A stent was inserted. Revascularization was satisfactory on follow-up CT. The macroscopic haematuria initially present rapidly resolved. With a follow-up of 1 month, the kidney presented a normal morphology with a normal nephrogram and a normal excretion time.
Conclusion: In renal pedicle trauma, urgent elective nephrectomy in patients with a functional contralateral kidney now appears to be the most widely used treatment option, regardless of the interval since trauma. Treatment by vascular stent can be performed even in the context of serious multiple injuries, and the first attempts show encouraging results.

Mots clés:
Traumatisme du rein / lésion vasculaire / revascularisation / endoprothèse / néphrectomie.
Mots-clés:
Kidney trauma / vascular lesion / revascularization / stent / nephrectomy.
Sténose congénitale suspendue de l'uretère
Suspended congenital ureteric stricture.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 118-120

Nous rapportons un cas de rétrécissement congénital urétéral suspendu au niveau lombaire chez une jeune femme de 20 ans, au décours d'une pyélonéphrite avec dilatation des cavités pyélo-calicielles. Le bilan de cette sténose a permis de mettre en évidence un pédicule vasculaire pré-croisant cette zone, mais sans élément compressif. Le traitement a consisté en une résection anastomose par laparoscopie rétro-péritonéale.

The authors report a case of suspended congenital lumbar ureteric stricture in a 20-year-old woman following pyelonephritis with dilatation of the pyelocaliceal cavities. Assessment of this stricture demonstrated a vascular pedicle crossing in front of this zone, but with no signs of compression. Treatment consisted of retroperitoneal laparoscopic resection-anastomosis.


Mots clés:
sténose / congénitale / Uretère / laparoscopie.
Mots-clés:
Stricture / congenital / ureter / laparoscopy.
Une forme rare de tuberculose surrénalienne : masse surrénalienne asymptomatique
A rare form of adrenal tuberculosis presenting as an asymptomatic adrenal mass.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 128-130

Nous rapportons une observation de tuberculose surrénalienne, découverte lors du bilan d'extension d'une tumeur de la vessie chez un patient de 70 ans consultant pour une hématurie. La cystoscopie avec biopsie trouve un carcinome urothélial papillaire de haut grade envahissant le détrusor. Une tomodensitométrie abdominopelvienne dans le cadre du bilan d'extension révèle une masse surrénalienne droite polylobée et nécrosée. L'étude anatomopathologique de la pièce de surrénalectomie trouve une tuberculose surrénalienne. Le traitement antibacillaire a été donné pendant 9 mois à base de 2 mois de streptomycine, isoniazide, rifampicine et pyrazinamide, suivi de 7 mois de rifampicine et d'isoniazide. Devant cette observation et depuis l'accroissement du sida, le diagnostic de tuberculose surrénalienne doit être évoqué devant toute image d'incidentalome.

The authors report a case of adrenal tuberculosis discovered during staging of a biopsy-confirmed bladder tumour, in a 70-year-old patient consulting for haematuria. Cystoscopy with biopsy revealed a high-grade papillary urothelial carcinoma invading the detrusor. Staging abdominopelvic computed tomography revealed a necrotic, multilobed right adrenal mass. Histological examination of the adrenalectomy specimen revealed adrenal tuberculosis. Antituberculous therapy was administered for 9 months and comprised streptomycin, isoniazid, rifampicin and pyrazinamide for 2 months, followed by rifampicin and isoniazid for 7 months. In the light of this case and with the increasing incidence of AIDS, the diagnosis of adrenal tuberculosis must be considered in any case of incidentaloma.

Mots clés:
Surrénales / tuberculose / incidentalome / Surrénalectomie / tumeur de vessie.
Mots-clés:
Adrenal glands / tuberculosis / incidentaloma / Adrenalectomy / bladder tumour.
Dysfonction érectile : connaissances, souhaits et attitudes. Résultats d'une enquête française réalisée auprès de 5.099 hommes âgés de 18 ans à 70 ans
Erectile dysfunction : knowledge, wishes and attitudes. Results of a French study of 5,099 men age 18 to 70.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 85-91

But : Alors que la dysfonction érectile est aujourd'hui reconnue comme une pathologie fréquente, peu de patients consultent leur médecin et bénéficient d'une prise en charge thérapeutique. L'objectif de cette étude a donc été d'analyser le contexte des usages et attitudes associés à la dysfonction érectile.
Matériel et Méthodes : L'enquête a été réalisée entre le 12 avril et le 21 mai 2002 auprès de 10 000 hommes représentatifs de la population masculine âgée de 18 à 70 ans (5099 dossiers ont été disponibles pour l'analyse). Le questionnaire, auto-administré, comportait 55 questions.
Résultats : Elle montre une prévalence élevée de la dysfonction érectile (25%), corrélée à l'âge (44% chez les plus de 45 ans). Pourtant seuls 22,2% des hommes concernés consultent et 36,9% d'entre eux sont traités. En général, les problèmes d'érection sont considérés comme peu fréquents contrairement à d'autres pathologies, et sont plutôt attribués au stress et à la fatigue. Les hommes présentant des troubles de l'érection (notamment les plus de 45 ans) évoquent cependant certaines pathologies (HTA, prostate, maladies cardio-vasculaires). Les troubles de l'érection conduiraient 94% des hommes à consulter un médecin s'ils se répétaient. Cependant, des freins à la consultation persistent et notamment, pour 63% des hommes interrogés, les difficultés qu'ils éprouvent à évoquer ce type de problèmes avec leur médecin.
Conclusion : Cette enquête confirme outre la prévalence élevée de la dysfonction érectile, le faible nombre de consultations médicales et de mises sous traitement. Elle révèle le rôle proactif que devrait avoir le médecin dans l'évocation des troubles de l'érection chez des patients encore trop peu sensibilisés ou craignant d'aborder le sujet.

Objective : Although erectile dysfunction is today considered as a frequent disease, few patients actually seek for medical advice and take medication. The purpose of the study was therefore to analyse use and behaviour of men with erectile dysfunction.
Material and Methods : The study, performed between the 12th April and the 21st May 2002, involved10 000 men 18 to 70 years old and consisted in self-administered questionnaires including 55 items (5099 questionnaires were eligible for analyse).
Results : Despite a high prevalence of erectile dysfunction (25%), increased with age (44% in the men aged 45 and over), the study showed that only 22,2% of men with erectile dysfunction take medical advice with 36,9% of them take medication. Men generally think erectile dysfunction is not very common in comparison to other diseases, and correlate it with stress and tiredness. However, men with erectile dysfunction (particularly those over 45) mention diseases as hypertension, prostatic and cardiovacular diseases. 94% of men would take medical advice if their problems should repeat. However, obstacles to consultation still remain for men presenting with erectile dysfunction and especially the difficulty to talk about sexuality with their physician (for 63% of men).
Conclusion : This study confirms the high prevalence of erectile dysfunction and that few men concerned actually seek for professional assistance and take medication. Moreover, it demonstrates the major contribution of the physician in opening the dialogue on sexual problems because men are frequently embarassed or afraid to discuss this sensistive topic.

Mots clés:
impuissance / épidémiologie.
Mots-clés:
impotence / epidemiology.
Evaluation des résultats de la bandelette TVT® en cas d'insuffisance sphinctérienne majeure
Evaluation of the results of TVT® in a series of 29 cases of major sphincter incompetence
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 98-102

Objectif : Ce travail a pour but d'évaluer les résultats du procédé TVT® chez des patientes présentant une incontinence urinaire d'effort par insuffisance sphinctérienne majeure avec une pression de clôture urétrale inférieure à 20 cm d'eau.
Matériels et Méthodes : De mars 1998 à mars 2002, 29 patientes d'âge moyen 69 ans (36-92) incontinentes avec insuffisance sphinctérienne, ont subi la mise en place d'une bandelette TVT®. Les patientes ont été revues à 3 mois puis tous les ans.
Résultats : Le recul moyen est de 30 mois (12-48). 25 patientes (87%) ont un bon résultat, dont 16 (55%) avec une continence parfaite et 9 (32%) sont améliorées; 4 (13%) sont des échecs.
Conclusion : Le TVT constitue un traitement de l'insuffisance sphinctérienne majeure justifié par rapport aux frondes sous-urétrale et chez des patientes qui auraient été candidates à l'implantation d'un sphincter artificiel avant l'avènement de cette technique. Cette chirurgie mini-invasive améliore la qualité de vie. L'existence d'un résidu post-mictionnel modéré ou la dysurie retrouvée après la mise en place de la bandelette n'altère pas le résultat fonctionnel.

Objective: The objective of this study was to evaluate the results of TVT in patients with stress urinary incontinence due to major sphincter incompetence and a closing pressure less than 20 cm HO.
Materials and Methods: From March 1998 to March 2001, 29 patients with a mean age of 69 years (range: 36-92) with incontinence due to major sphincter incompetence were treated by this technique. The patients were reviewed at 3 months and then annually.
Results: The mean follow-up is 30 months (range: 12-48). 25 patients (87%) obtained a good result, including 16 (55%) with perfect continence, while 9 (32%) were improved and 4 (13%) were considered to be failures.
Conclusion: TVT constitutes a justified treatment for major sphincter incompetence compared to suburethral slings and in patients who would have been candidates for artificial sphincter implantation before the arrival of TVT. This minimally invasive surgery considerably improves the patient's quality of life. The existence of moderate residual urine or dysuria after insertion of TVT does not alter the functional result or the upper urinary tract.

Mots clés:
incontinence urinaire / insuffisance sphinctérienne / TVT.
Mots-clés:
Urinary incontinence / Sphincter incompetence / TVT.
Fusion spléno gonadique: diagnostic différentiel de tumeur testiculaire chez le nourrisson
Splenogonadal fusion : differential diagnosis of a testicular tumour in an infant.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 107-109

Nous rapportons le cas d'un nourrisson âgé de un an pour lequel l'examen systématique du pédiatre mettait en évidence une tuméfaction testiculaire gauche. Le bilan pratiqué (échographie scrotale et biologique) ne retrouvait qu'une augmentation modérée du taux des alpha-foeto protéines ; une orchidectomie était décidée devant la suspicion de tumeur vitelline. Le résultat anatomopathologique trouvait une fusion spléno gonadique. A la lumière de cette observation, nous discutons, des moyens diagnostiques précoces de cette anomalie embryonnaire pour laquelle une orchidectomie semble abusive, même si le parenchyme testiculaire est immature.

The authors report the case of a one-year-old infant in whom routine examination by the paediatrician demonstrated left testicular swelling. Subsequent assessment (scrotal ultrasound and laboratory tests) revealed only a moderate increase of alpha-foetoprotein levels. Orchidectomy was performed due to a suspicion of vitelline tumour. Histological examination revealed splenogonadal fusion. In the light of this case, the authors discuss the modalities of early diagnosis of this embryonic anomaly for which orchidectomy appears to be excessive, even when the testicular parenchyma has an immature appearance.

Mots clés:
testicule / rate / fusion spléno-gonadique / embryologie.
Mots-clés:
Testis / rate / splenogonadal fusion / embryology.
Hyperplasie à cellules de Leydig du testicule chez l'enfant
Leydig cell hyperplasia of the testis in children.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 110-114

Introduction : L'hyperplasie à cellules de Leydig (HCL) du testicule est rarement décrite chez l'enfant. Son diagnostic échographique fortuit fait l'originalité de cette observation.
Observation : Un enfant de neuf ans présentait une augmentation isolée et indolore du volume du testicule gauche, sans masse cliniquement palpable. L'échographie scrotale trouvait une masse de 12 mm de diamètre, échogène et d'aspect tissulaire, avec quelques plages hypo-échogènes, sans calcification, située au pôle inférieur de la gonade. Les marqueurs tumoraux étaient normaux, ainsi que le bilan hormonal de l'axe gonadotrope. Lors de l'exploration chirurgicale, le testicule était macroscopiquement normal; l'ouverture de l'albuginée mettait en évidence la lésion. Une énucléation fut effectuée. L'anatomopathologie confirmait la présence d'un foyer d'HCL de 5 mm de diamètre. Les suites opératoires furent simples. L'examen clinique et l'échographie scrotale étaient normaux avec un recul de deux ans.
Discussion : La lésion de HCL se manifeste le plus souvent chez l'enfant par des signes de puberté précoce, plus rarement par une gynécomastie. La lésion est rarement palpable. L'échographie scrotale retrouve une masse homogène avec quelques nodules hypo-échogènes. Un bilan endocrinien doit toujours être effectué (fréquente élévation de la LH). Un geste chirurgical le plus conservateur possible (énucléo-résection) est recommandé. L'histologie peut se heurter à des difficultés diagnostiques.

Introduction: Leydig cell hyperplasia (LCH) of the testis is rarely described in children. The authors report a case of incidental discovery of LCH on ultrasound examination.
Case report: The authors report the case of a 9-year-old boy presenting with isolated and painless increased volume of the left testis, with no clinically palpable mass. Scrotal ultrasound revealed an echogenic mass, 12 mm in diameter, with a solid appearance and several hypoechoic areas, without calcification, situated in the lower pole of the testis. Tumour markers and gonadotropin axis hormonal assessment were normal. On surgical exploration, the testis had a macroscopically normal appearance; opening of the tunica albuginea revealed the lesion and enucleation was performed. Histological examination confirmed the presence of LCH, 5 mm in diameter. The postoperative course was uneventful. Physical examination and scrotal ultrasound have remained normal with a follow-up of two years.
Discussion: The authors recall the characteristics of LCH, which usually presents, in children, in the form of signs of precocious puberty or more rarely by gynaecomastia. The lesion is rarely palpable. Scrotal ultrasound reveals a homogeneous mass with several hypoechoic nodules. An endocrine assessment must always be performed (frequent elevation of LH). Surgery should be as conservative as possible (enucleation-resection). Histological diagnosis may be difficult.

Mots clés:
Tumeur testiculaire / Enfant / hyperplasie à cellules de Leydig / tumeur à cellules de Leydig.
Mots-clés:
Testicular tumour / child / Leydig cell hyperplasia / Leydig cell tumour.
Plaie vésicale après bandelette trans-obturatrice
Bladder injury after transobturator TVT.
2003
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 115-117

La nouvelle technique mini-invasive de traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort féminine utilisant une voie trans-obturatrice a pour objectif de reconstituer un hamac de soutien de l'urèthre en préservant l'espace de Retzius. Un des intérêts de cette technique est d'éviter le risque de brèche vésicale fréquent lors du passage d'une bandelette TVT dans l'espace pré-vésical, en particulier quand il a été déjà abordé. Des travaux anatomiques récents ont cependant montré que le risque vésical existait lors de l'utilisation de cette nouvelle voie trans obturatrice. Cette observation est la première publiée rapportant une brèche vésicale au cours d'un passage trans-obturateur d'une bandelette.

The new minimally invasive technique for surgical treatment of female stress urinary incontinence via a transobturator approach is designed to reconstitute the urethral support sling while preserving the retropubic space. One of the advantages of this technique is that it avoids the risk of bladder injuries, frequently observed during passage of TVT into the prevesical space, particularly when it has been previously operated. However, recent anatomical studies have shown that bladder injuries may still occur with the use of this new transobturator approach. The present case is the first published case reporting a bladder injury during transobturator insertion of TVT.

Mots clés:
incontinence urinaire féminine / Bandelette sous-uréthrale / TVT.
Mots-clés:
Female urinary incontinence / Suburethral sling / TVT.
Prévalence des fractures d'allure ostéoporotique chez des patients traités par blocage androgénique pour cancer de prostate
Prevalence of osteoporotic fractures in patients treated by androgen blockade for prostate cancer.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 73-78

Introduction : Le traitement hormonal est le traitement standard de première ligne de la néoplasie prostatique métastasée. L'utilisation sur plusieurs années et sur une population importante a fait préciser certaines complications iatrogènes et notamment osseuses. L'hypogonadisme induit par la castration chimique serait à l'origine d'une ostéoporose pouvant se compliquer de fractures.
But : Evaluation de la prévalence des fractures ne survenant pas sur un foyer métastatique.
Patients et Méthode : Etude rétrospective de 49 patients traités depuis plus de 5 ans par hormonothérapie. Recueil du taux, du mécanisme et de la localisation des fractures.
Résultats : Huit patients ont présenté des fractures après leur traitement par blocage androgénique. Nous avons exclu 3 patients pour fracture sur traumatisme violent ou sur foyer métastatique. Cinq patients (10,2%) ont été retenus pour fractures d'allure ostéoporotique par leur localisation (vertèbre et col fémoral) ou leur mécanisme (traumatisme mineur). La durée moyenne de traitement de ces patients est de 8,1 ans.
L'incidence des fractures sur ostéoporose dans la population générale a été estimée à 2,2 pour 1000 hommes entre 65 et 80 ans et de 6,4 pour 1000 hommes après l'âge de 80 ans.
Conclusion : L'ostéoporose induite par l'hormonothérapie voit son importance croïtre du fait de la prolongation de la survie des patients et l'instauration précoce du traitement. Actuellement aucun traitement prophylactique n'est proposé à l'initiation du traitement.

Introduction: Endocrine therapy is the standard first-line treatment for metastatic prostate cancer. The use of this treatment modality for a number of years in a large population has demonstrated some of its iatrogenic complications, especially bone complications. Hypogonadism induced by chemical castration can be responsible for osteoporosis that may be complicated by fractures.
Objective: Evaluation of the prevalence of fractures in non-metastatic sites.
Patients and Method: Retrospective study of 49 patients treated for more than 5 years by endocrine therapy with determination of the fracture rate, mechanisms and fracture sites.
Results: Eight patients developed fractures after antiandrogen treatment. Three patients with a traumatic or metastatic fracture were excluded. Five patients (10.2%) were considered to present osteoporotic fractures on the basis of their site (vertebra and neck of femur) or their mechanism (minor trauma). The mean duration of treatment in these patients was 8.1 years
The prevalence of osteoporotic fractures in the general population is estimated to be 2.2 per 1,000 men between the ages of 65 and 80 years and 6.4 per 1,000 men after the age of 80 years.
Conclusion: The prevalence of osteoporosis induced by endocrine therapy is increasing due to longer patient survival and early introduction of treatment. No prophylactic treatment is currently proposed when starting endocrine therapy.

Mots clés:
ostéoporose / Cancer / prostate / analogues LH-RH / fracture.
Mots-clés:
osteoporosis / Cancer / prostate / LH-RH analogue / fracture.
Résultats du traitement par ultrasons focalisés transrectaux du cancer localisé de la prostate (120 patients avec PSA
Results of transrectal focussed ultrasound for the treatment of localized prostate cancer (120 patients with PSA <= 10 ng/ml).
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 60-72

Objectifs : évaluer l'efficacité du traitement du cancer localisé de la prostate par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), dans une population de patients potentiellement curables.
Matériels et Méthodes : 120 patients, présentant un cancer de la prostate de stade clinique T1-T2 avec un PSA initial Résultats : Le nombre de séances HIFU a été de 1,5 ± 0,7 par patient. La durée moyenne de cathétérisme a été de 9 jours et le suivi moyen de 27 mois (extrêmes: 3-96 mois). Les biopsies de contrôle ne montraient pas de cancer résiduel chez 103 patients (86%). Un cancer résiduel a été identifié chez 17 patients mais seuls 6 patients ont nécessité un traitement adjuvant (hormonal : n=2, radiothérapie : n= 4), soit un taux de succès clinique de 95%.
Le taux de survie sans progression pour l'ensemble des patients était de 76,9%. Il existait une différence significative (p Conclusion : ces résultats montrent que le traitement par ultrasons focalisés est une option thérapeutique dont les résultats sont comparables aux autres traitements non chirurgicaux du cancer de la prostate.

Objectives: to evaluate the efficacy of high intensity focused ultrasound (HIFU) for the treatment of localized prostate cancer in a population of potentially curable patients.
Materials and Methods: 120 patients with clinical stage T1-T2 prostate cancer with an initial PSA Results: The patients presented the following characteristics on inclusion: mean age: 71.2 ± 5.34 years, PSA: 5.67 ± 2.47 ng/ml, prostatic volume: 33.6 ± 16.5 cc, stage: T1: 61, T2: 59, Gleason score 2-6: 77, 7-10: 43.
The mean number of HIFU session per patient was 1.5 ± 0.7. The mean duration of catheterization was 9 days and the mean follow-up was 27 months (range: 3-96 months). Follow-up biopsies did not reveal any residual cancer in 103 patients (86%). A residual cancer was identified in 17 patients, but only 6 patients required adjuvant therapy (endocrine: n = 2, radiotherapy: n = 4), corresponding to a clinical success rate of 95%.
Progression-free survival for the whole patient population was 76.9%. A significant difference (pConclusion: These results show that high intensity focused ultrasound is a treatment option achieving similar results to those of other non-surgical treatments for prostate cancer.

Mots clés:
prostate / Cancer / Traitement / ultrasons focalisés.
Mots-clés:
prostate / Cancer / treatment / focussed ultrasounds.
Testicule impalpable : exploration inguinale complétée éventuellement par une laparoscopie
Impalpable testis: inguinal exploration possibly completed by laparoscopy.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 103-106

Objectif : évaluer prospectivement l'intérêt de l'abord inguinal dans la chirurgie du testicule impalpable avec l'assistance possible dans le même temps opératoire de la laparoscopie.
Matériel et Méthodes : De Janvier 1996 à Mars 2002 chaque cas de testicule impalpable unilatéral a été opéré par une incision inguinale et la laparoscopie était faite dans le même temps si le canal inguinal était vide de toute structure testiculaire. Soixante garçons ont été inclus dans cette étude. Les aspects anatomiques ont été évalués et les testicules ont été classés en fonction de leur trophicité et de leur localisation. Nous avons évalué le nombre de laparoscopies et les facteurs ayant motivé sa réalisation. L'orchidopexie était réalisée par voie inguinale avec si besoin une dissection rétropéritonéale étendue pour libérer les vaisseaux spermatiques. Une intervention de Fowler-Stephens en un temps était faite lorsque malgré cette dissection les vaisseaux demeuraient trop courts. Les résultats de l'abaissement étaient évalués par examen clinique avec un minimum de 4 mois de recul.
Résultats : Parmi les 60 cas nous avons identifié 19 testicules viables. Quatorze étaient en situation abdominale, 3 dans le canal inguinal, 2 en ectopie périnéale.Dans les autres cas nous avons conclu à une atrophie testiculaire. Chez 23 garçons (38%) une laparoscopie a du être réalisée, aucun testicule viable ou atrophique n'étant mis en évidence par l'incision inguinale.
Seize des 19 testicules viables ont été abaissés en conservant les vaisseaux spermatiques avec un bon résultat. Deux interventions de Fowler-Stephens ont apporté un bon résultat. Un testicule a été enlevé.
Conclusion : L'abord inguinal éventuellement complété par une laparoscopie nous semble être un moyen simple et fiable d'évaluation et de traitement des testicules non palpables .

Objective: To prospectively evaluate an inguinal approach to surgery for impalpable testis possibly assisted by laparoscopy during the same operation.
Material and Methods: From January 1996 to March 2002 each case of unilateral impalpable testis was operated via an inguinal incision and laparoscopy was performed during the same procedure whenever the inguinal canal was devoid of any testicular structures. Sixty boys were included in this study. Anatomical features were evaluated and testes were classified according to their trophicity and their site. We evaluated the number of laparoscopies and the factors justifying this procedure. Orchidopexy was performed via an inguinal approach with extensive retroperitoneal dissection to release spermatic vessels, when necessary. A one-stage Fowler-Stephens operation was performed when the vascular pedicle remained too short despite this dissection. The results of orchidopexy were evaluated by physical examination with a minimum follow-up of 4 months.
Results: In this series of 60 cases, we identified 19 viable testes. Fourteen were situated in the abdomen, 3 in the inguinal canal, and 2 in a perineal ectopic position. The other cases were considered to present testicular atrophy. Laparoscopy was performed in 23 boys (38%) in whom no viable or atrophic testis was demonstrated via the inguinal incision. Sixteen of the 19 viable testes were descended by preserving the spermatic vessels with a good result. Two Fowler-Stephens operations gave a good result. One testis was removed.
Conclusion: An inguinal incision, possibly completed by laparoscopy, appears to be a simple and reliable method of evaluation and treatment of impalpable testis.

Mots clés:
testicule / cryptorchidie / laparoscopie.
Mots-clés:
Testis / cryptorchidism / laparoscopy.
Traitement des obstructions cervico-prostatiques par implantation d'une prothèse Memotherm®
Treatment of bladder neck obstruction by Memotherm® stent.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 79-84

Objectif : Le but de ce travail est d'évaluer la faisabilité, l'efficacité et les complications du traitement des obstructions cervico prostatiques par endoprothèses du type Mémotherm®.
Matériel et méthodes : 53 patients âgés et ayant des tares générales et/ou cardio-pulmonaires, ont été implantés sous anesthésie locale d'une prothèse Mémotherm® endoprostatique.
Tous les patients étaient en rétention vésicale. 48 patients présentaient une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Les 5 patients restants avaient une vessie neurologique.
Résultats : Après implantation 40 patients ont repris immédiatement des mictions. Chez 3 patients l'implantation était un échec d'emblée. 3 patients ont nécessité une modification de la prothèse. 7 patients ont eu une prolongation du drainage vésical avant de reprendre des mictions.
A long terme, 40 patients ont été suivis avec un recul moyen de 42 mois et un recul maximum de 75 mois. 36 (90%) patients ont gardé leurs prothèses durant tout le suivi.
Des complications ont été observées. Une intolérance majeure, une migration précoce, 3 migrations tardives, 1 seul cas d'incrustation partielle et 1 cas de comblement de la lumière de la prothèse par du tissu prostatique.
Conclusion : Quand la chirurgie classique de l'HBP est contre indiquée, la prothèse Mémotherm® permet de lever l'obstacle cervicoprostatique avec une bonne tolérance et un résultat fonctionnel satisfaisant.

Objective: This study was designed to evaluate the feasibility, efficacy and complications of treatment of bladder neck obstruction by Memotherm® stent.
Material and Methods: A Memotherm® stent was implanted under local anaesthesia in 53 elderly patients presenting a poor general status and/or cardiopulmonary disease. All patients presented urinary retention, 48 patients presented signs of benign prostatic hyperplasia (BPH) and 5 patients presented neurogenic bladder.
Results: Micturition was restored immediately after implantation in 40 patients, implantation failed immediately in 3 patients and 3 patients required stent modification. Seven patients required prolonged bladder drainage before resumption of spontaneous micturition. Forty patients have long-term follow-up with a mean follow-up of 42 months and a maximum follow-up of 75 months. The stent was conserved throughout follow-up in 36 (90%) patients.
The following complications were observed: 1 case of major intolerance, 1 case of early migration, 3 cases of late migration, 1 case of partial encrustation and 1 case of obstruction of the stent lumen by prostatic tissue.
Conclusion: When conventional BPH surgery is contra-indicated, the Memotherm® stent can safely relieve bladder neck obstruction with satisfactory functional results.

Mots clés:
Obstruction cervico-prostatique / prothèse endo-prostatique.
Mots-clés:
bladder neck obstruction / intraprostatic stent.
Tumeurs germinales du testicule : étude pronostique
Germ cell tumours of the testis: prognostic study.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 92-97

Objectifs : Etudier le pronostic des tumeurs germinales du testicule.
Matériel et Méthodes : 60 patients ont été opérés consécutivement d'une tumeur germinale du testicule entre février 1988 et janvier 2002. Les tumeurs se répartissaient en 35 tumeurs séminomateuses (TS) et 25 tumeurs non séminomateuses (TNS). Dans le groupe des TS, 32 patients ont eu une radiothérapie complémentaire soit prophylactique (28 tumeurs pT1N0M0 et 2 pT2N0M0) soit thérapeutique (1 tumeur pN2M0). Les 3 autres patients ont eu une chimiothérapie de type BEP (1 tumeur pT3N0M0 et 2 pN2M0). Dans le groupe des TNS, 15 patients ont eu une chimiothérapie complémentaire de type BEP (1 tumeur pT1N0M0, 5 pT2N0M0, et 7 pN2-3 et/ou M+). Aucun patient n'a eu de curage lymphonodal d'emblée ; 7 ont eu un curage pour masses résiduelles après chimiothérapie.
Résultats : Le recul moyen après orchidectomie était de 85,2 mois.
Dans le groupe des TS, il y a eu une récidive sus-claviculaire gauche pour une tumeur pT1N0M0, qui a nécessité 3 cycles de BEP complémentaires. Tous les patients étaient en rémission complète à la fin du suivi.
Dans le groupe des TNS, il y a eu une récidive après curage secondaire, qui a nécessité 3 cycles de BEP complémentaires. Un seul décès (4%) est survenu après 18 mois. Tous les autres patients étaient en rémission complète à la fin du suivi.
Conclusions : Dans cette série, les taux de mortalité des tumeurs germinales du testicule sont faibles (0% pour les TS et 4% pour les TNS à 7 ans). Ces résultats sont comparables à ceux de la littérature. Dans notre expérience, les TNS de stade pT1N0M0 peuvent relever d'une surveillance rapprochée, sans traitement adjuvant. De plus, réaliser un curage de première intention dans les TNS avec atteinte lymhonodale ne parait pas justifié.

Objectives: To assess the prognosis of germ cell tumours of the testis based on a series of 60 patients.
Material and Methods: The files of 60 patients consecutively operated for germ cell tumour of the testis between February 1988 and January 2002 were reviewed. Tumours were classified as 35 seminomas (S) and 25 non-seminomatous germ cell tumours (NSGCT). In the S group, 32 patients received either prophylactic (28 pT1N0M0 tumours and 2 pT2N0M0 tumours) or therapeutic (1 pN2M0 tumour) adjuvant radiotherapy. The other 3 patients received BEP chemotherapy (1 pT3N0M0 tumour and 2 pN2M0 tumours). In the NSGCT group, 15 patients received adjuvant BEP chemotherapy (1 pT1N0M0 tumour, 5 pT2N0M0 tumours, and 7 pN2-3 and/or M+ tumours). Primary lymph node dissection was not performed in any patient, but 7 patients underwent lymph node dissection for residual masses after chemotherapy.
Results: The mean follow-up after orchidectomy was 85.2 months. One patient in the S group developed left supraclavicular recurrence of a pT1N0M0 tumour, requiring 3 complementary cycles of BEP. All patients were in complete remission at the end of follow-up. In the NSGCT group, there was one recurrence after secondary lymph node dissection, requiring 3 complementary cycles of BEP. Only one death (4%) occurred after 18 months. All other patients were in complete remission at the end of follow-up.
Conclusions: The mortality rate of germ cell tumour of the testis was low in this series (0% for S and 4% for NSGCT at 7 years). These results are comparable to those reported in the literature. In our experience, stage pT1N0M0 NSGCT may be suitable for close surveillance, with no adjuvant therapy. It also does not appear justified to perform primary lymph node dissection in seminomas with lymph node involvement.

Mots clés:
Cancers du testicule / tumeur germinale / séminome / tumeur non-séminomateuse / pronostic.
Mots-clés:
Cancer of the testis / Germ cell tumour / seminoma / non-seminomatous tumour / prognosis.
Mécanismes et fréquence des complications urologiques de 73 fractures instables du bassin
Mechanisms and frequency of urological complications of 73 cases of unstable pelvic fractures.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 54-59

Objectifs : Analyser les complications urologiques des fractures instables du bassin. Etablir une corrélation entre le type de complication urologique observé et le type de fracture du bassin.
Matériel et Méthodes : Les complications urologiques de 73 fractures instables du bassin ont été analysées entre 1977 et 1996. Les fractures du cadre obturateur ont été exclues de l'étude. Les fractures du bassin ont été classées selon les critères de la classification de Tile comprenant 3 grands types : Le type A correspond à des fractures stables n'atteignant pas l'anneau pelvien proprement dit ; Le type B comprend des fractures avec une instabilité rotatoire et le type C des fractures avec une instabilité verticale.
Résultats : 12 hommes (12,5 %) présentent des complications urologiques. Il y a 7 ruptures de l'urèthre membraneux (3 type C, 4 type B), 4 ruptures intrapéritonéales de la vessie (3 type C et un type B) et une rupture sous-péritonéale de la vessie ( type A). La moyenne d'âge est de 37 ans (14 à 56 ans). La mortalité est de 50% du fait des lésions associées.
Conclusion : Les complications urologiques sont rares après fracture du bassin cependant elles doivent être recherchées systématiquement. La classification de Tile est intéressante pour comprendre les mécanismes responsables des complications urologiques dans les fractures du bassin. Ce sont les fractures instables (type B et C) qui sont le plus à risque de complications urologiques. Le type B ou C n'est pas corrélé à une complication urologique précise.

Objectives: To analyse the urological complications of unstable pelvic fractures and to try to establish a correlation between the type of urological complication observed and the type of pelvic fracture.
Material and Methods: The urological complications of 73 unstable pelvic fractures observed between 1977 and 1996 were analysed. Fractures of the obturator foramen were excluded from the study. Pelvic fractures were classified according to the criteria of the Tile classification, comprising 3 main types: type A corresponds to stable fractures not involving the pelvic brim; type B corresponds to fractures with rotary instability and type C corresponds to fractures with vertical instability.
Results: 12 men (12.5%) developed urological complications: 7 ruptures of the membranous urethra (3 type C, 4 type B), 4 intraperitoneal ruptures of the bladder (3 type C and 1 type B) and one extraperitoneal rupture of the bladder (type A). The mean age of these patients was 37 years (range: 14 to 56). The mortality was 50%.
Conclusion: Urological complications are rare after pelvic fractures, but must be systematically investigated. The Tile classification is useful to understand the mechanisms responsible for urological complications of pelvic fractures. Unstable fractures (type B and C) are at greatest risk of urological complications. Type B or C fractures are not correlated with a specific type of urological complication.

Mots clés:
Urèthre / Vessie / fracture du bassin / traumatisme.
Mots-clés:
pelvic fracture / Urethra / bladder / trauma
Analyse moléculaire et cytométrique des cellules d'adénocarcinome rénal. Concepts, techniques et perspectives.
Molecular and cytometric analysis of renal cell carcinoma cells. Concept, techniques and prospects.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 1-13

Nous ne disposons pas, actuellement, de marqueur biologique fiable pour le diagnostic et le pronostic de l'adénocarcinome rénal à cellules conventionnelles (ARCC). Or, 20% environ des tumeurs de petit volume détectées par les nouvelles techniques d'imagerie sont bénignes. Enfin, l'évolution est difficilement prévisible, avec des différences considérables pour le même stade et le même grade. L'identification moléculaire des cellules d'ARCC pourrait répondre à ces exigences nouvelles dans le cadre du diagnostic des tumeurs rénales atypiques ou de petit volume et permettre d'affiner un pronostic actuellement incertain.
Parmi les antigènes utilisables pour le diagnostic moléculaire d'ARCC, certains sont présents dans le rein normal comme Cadhérine-6. D'autres sont des antigènes néoformés (TuM2PK, MN/CA9, CA12, calpaine) ou ectopiques (PSMA, PSA, KLKI, cytokératine 7) ou entraïnant une glycosylation anormale (sialyl Lewis X, galectines) qui marquent le caractère tumoral. La capacité de progression de la tumeur est liée à des dysrégulations du cycle (ras, Pax2, Tiam 1, waf /p21), de la division (cyclines, MIB1, PCNA, Ag Nor), de l'apoptose (bcl2, P53, CD95/Apo1), des capacités d'invasion tissulaire (protéases), de désorganisation (cadhérine, caténines) ou de nidation (ICAM-1, CD44). Enfin, des anomalies chromosomiques (mutations, translocations) apparaissent. MN/CA9, cadhérine-6, vimentine, mucine1 et le contenu en ADN sont particulièrement intéressants pour le diagnostic et/ou le pronostic de l'ARCC. Ces marqueurs peuvent être analysés par des méthodes cytométriques (en flux, en plaque) ou moléculaires (RT-PCR, hybridation in situ) extrêmement sensibles. Ces techniques permettent d'abaisser les seuils de détection de cellules tumorales dans les produits biologiques (cytoponction, micro-biopsie) voire, à terme, dans le sang circulant. Les méthodes en protéomique et en génomique (biopuces) devraient accélérer considérablement la recherche dans ce domaine avant d'avoir des applications cliniques de routine.

At the present time, there is no reliable laboratory marker for the diagnosis and prognosis of clear cell renal cell carcinoma (RCC), while about 20% of small tumours detected by modern imaging techniques are benign and the clinical course is difficult to predict with considerable differences for the same stage and same grade. The molecular identification of clear cell RCC cells could satisfy these new requirements in the context of diagnosis of atypical or small renal tumours, allowing a more refined prognostic assessment, which is currently uncertain. Some of the antigens used for molecular diagnosis of clear cell RCC, such as cadherin-6, are present in the normal kidney, while others are newly formed antigens (TuM2PK, MN/CA9, CA12, calpain) or ectopic (PSMA, PSA, KLKI, cytokeratin 7 vimentin) or induce abnormal glycosylation (sialyl Lewis X, galectins) indicating the malignant nature of the cells. The tumour's capacity for progression is related to dysregulations of the cycle (ras, Pax2, Tiam 1, waf/p21), division (tetracyclines, MIB1, PCNA, Nor Ag), apoptosis (bcl2, p53, CD95/Apo1), and the capacities for tissue invasion (proteases), disorganization (cadherin, catenins) or nidation (ICAM-1, CD44). Finally, chromosomal anomalies (mutations, translocations) also occur. MN/CA9, cadherin-6, vimentin, mucin 1 and DNA content are particularly useful for the diagnosis and/or prognosis of clear cell RCC. These markers can be analysed by extremely sensitive cytometric (flow cytometry, plate cytometry) or molecular methods (RT-PCR, in situ hybridization). These techniques lower the limit of detection of tumour cells in biological products (aspiration cytology, micro-biopsy) and eventually in circulating blood. Proteomic and genomic methods (biochips) should considerably accelerate research in this field leading to the development of routine clinical applications.

Mots clés:
Rein / adénocarcinome / marqueurs biologiques.
Mots-clés:
Kidney / adenocarcinoma / biological markers.
Corrélation entre le mode de présentation des tumeurs du rein et la survie des patients
Correlation between the mode of presentation of renal tumours and patient survival.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 23-28

Objectifs : Etablir un score symptomatique et tester sa valeur pronostique en comparaison des critères histo-pronostiques usuels.
Matériel et Méthodes : Les circonstances de découverte de 388 tumeurs malignes du rein ont permis de classer les tumeurs en trois scores symptomatiques : S1 découverte fortuite, S2 découverte par hématurie ou lombalgie, S3 découverte par altération de l'état général ou métastase symptomatique. Les critères pronostiques suivants ont été étudiés : âge, sexe, taille de la tumeur, score symptomatique, ECOG (0 contre 1 ou plus), stade (TNM 1997), grade de Fuhrman, envahissement veineux et surrénalien. Les taux de survie ont été comparés par la méthode de Kaplan-meier (Log rank test). L'analyse multivariée a été faite selon le modèle de Cox.
Résultats : Les tumeurs étaient classées T1, T2, T3, T4 dans respectivement 140 (36,1%), 73(18,8%), 162(41,8%) et 13 cas(3,4%). 31 tumeurs étaient G1(8%), 167 G2(43%), 152 G3(39,2%) et 38 G4(9,8%). 143 tumeurs étaient S1(36,9%), 159 S2(41%) et 86 S3(22,1%). 45 patients étaient N+(11,6%) et 54 étaient M+(13,9%). Le recul moyen était de 73 mois. En analyse univariée étaient significatifs : l'ECOG, le score symptôme, le stade TNM, le grade, l'envahissement surrénalien et veineux et la taille tumorale (pConclusion : Le score symptomatique est un facteur pronostique indépendant au même titre que le stade et le grade tumoral. Ce score pourrait être utilisé dans un algorithme mathématique prédictif de la survie des patients atteints de cancer du rein.

Objectives: To establish a symptom score and to test its prognostic value in comparison with the usual histological prognostic criteria.
Material and Methods : 388 renal tumours were classified into three symptomatic grades according to the circumstances of discovery: S1: incidental discovery, S2; patient presenting with haematuria or low back pain, S3: patient presenting with alteration of general state or symptomatic metastasis. The following prognostic criteria were studied: age, gender, tumour volume, symptom score, ECOG (0 vs 1 or more), stage (TNM 1997), Fuhrman grade, venous and adrenal invasion. Survival rates were compared by the Kaplan-Meier method (Log rank test). Multivariate analysis was performed according to the Cox model.
Results: Tumours were classified as T1, T2, T3, T4 in 140 (36.1%), 73 (18.80%), 162 (41.8%) and 13 (3.4%) cases, respectively. 31 tumours were graded as G1 (8%), 167 as G2 (43%), 152 as G3 (39.2%) and 38 as G4 (9.8%). 143 tumours were classified as S1 (36.9%), 159 as S2 (41%) and 86 as S3 (22.10%). 45 patients were N+ (11.6%) and 54 were M+ (13.9%), The mean follow-up was 73 months. The significant parameters on univariate analysis were: ECOG, symptom score, TNM stage, grade, venous and adrenal invasion and tumour volume (p Conclusion: The symptom score is an independent prognostic factor in the same way as tumour stage and grade. This score could be used in a mathematical algorithm predictive of survival of patients with renal cancer.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Diagnostic / Pronostic / survie.
Mots-clés:
Carcinoma / renal cell / Diagnosis / prognosis / survival.
Evaluation du scanner hélicoidal non injecté dans la prise en charge des coliques néphrétiques : série prospective de 81 malades
Evaluation of non-enhanced spiral CT in the assessment of renal colic. Prospective series of 81 patients and review of the literature.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 29-38

Objectif : L'urographie intraveineuse a été pendant des années le mode d'exploration privilégié de la colique néphrétique. Depuis le milieu des années 90 le scanner hélicoidal non injecté est présenté comme une alternative plus performante, moins invasive et moins coûteuse que l'UIV. Le but de cette étude a été de comparer le scanner hélicoidal non injecté à l'UIV dans la prise en charge des coliques néphrétiques et d'évaluer une prise en charge unique par le scanner dans cette pathologie.
Matériel et Méthodes : Etude prospective incluant 81 malades tous explorés en urgence par scanner hélicoidal non injecté et pour les 30 premiers par un scanner non injecté et une UIV.
Résultats : Comparaison UIV-scanner : meilleure sensibilité du scanner pour le diagnostic de colique néphrétique (96% vs 92%) et pour la détection du calcul (95% contre 59%) diagnostique par scanner. Le diagnostic définitif de colique néphrétique a été retenu chez 72/81 malades : calcul vu dans 64 cas et syndrome post critique dans 8 cas. Les 9 autres malades présentaient une pathologie abdominale non urologique.
Discussion : La comparaison de notre série à celles de la littérature permet de confirmer la supériorité du scanner sur l'UIV avec meilleure visualisation du calcul, un coût inférieur, une durée d'examen plus courte, l'absence d'injection et une détection de pathologies extra-urinaires. L'analyse de la sémiologie tomodensitométrique souligne l'importance des signes secondaires pour le diagnostic de colique néphrétique (dilatation, oedème péri-rénal ou urétéral, rim sign). La notion de retard de sécrétiomis en évidence par l'UIV et non évaluable directement par le scanner non injecté n'est plus un argument pour conserver l'UIV comme examen de première intention en cas de colique néphrétique
Conclusion : La supériorité du scanner pour le diagnostic de colique néphrétique est maintenant démontrée. Il est donc possible de prendre en charge cette pathologie par un scanner hélicoidal non injecté isolé de première intention. L'UIV ou l'injection du scanner gardent des indications en cas de doute diagnostic sur le scanner non injecté.

Objective : For many years, intravenous urography has been the first-line investigation for renal colic. Since the middle of the 1990s, non-enhanced spiral CT has become a more efficient, less invasive and less expensive alternative to IVU. The aim of this study was to compare non-enhanced spiral CT and IVU in the assessment of renal colic and to evaluate the possibility of exclusive CT assessment in this disease.
Material and Methods: Prospective study including 81 patients all undergoing urgent non-enhanced spiral CT, while the first 30 patients were investigated by non-enhanced spiral CT and IVU.
Results: Comparison of IVU versus CT: better sensitivity of CT for the diagnosis of renal colic (96% vs 92%) and for the detection of stones (95% vs 59%).
CT diagnosis: A definitive diagnosis of renal colic was established in 72/81 patients: stone visualized in 64 cases and post-colic syndrome in 8 cases, while the other 9 patients presented a non-urological abdominal disease.
Discussion: Comparison of our series with results reported in the literature confirms the superiority of CT over IVU with better visualization of the stone at a lower cost, with a shorter examination time, without injection and allowing the detection of non-urological disease. Analysis of CT signs emphasizes the importance of secondary signs for the diagnosis of renal colic (dilatation, perirenal or ureteric oedema, rim sign). Delayed excretion demonstrated by IVU and not directly evaluable by non-enhanced CT is no longer an argument in favour of IVU as first-line examination for the assessment of renal colic.
Conclusion: The superiority of CT for the diagnosis of renal colic has now been demonstrated. Renal colic can now be assessed exclusively by first-line non-enhanced helical CT. IVU or contrast-enhanced CT may be indicated in rare cases when there is a doubt about the diagnosis on non-enhanced CT.

Mots clés:
Scanner non injecté / Colique néphrétique / douleur lombaire.
Mots-clés:
Non-enhanced CT / Renal colic / lumbar pain.
Résultats carcinologiques à long terme après chirurgie conservatrice pour cancer rénal unifocal
Long-term oncological results after conservative surgery for unifocal renal cancer.
2003
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2003, 13, 14-22

Objectifs : Evaluer, avec un suivi minimum de 5 années, le risque de récidive locale et de diffusion métastatique de cancer du rein traité par chirurgie conservatrice.
Matériel et Méthodes : Tous les patients opérés d'un cancer du rein par chirurgie conservatrice entre novembre 1989 et mars 1997 ont été inclus. Il s'agissait d'indications de principe (tumeurs uniques T1N0M0Résultats : Le suivi de ces patients était de 5 ans minimum (extrêmes : 63-143 mois, médiane : 90 mois). La série comprenait 30 néphrectomies partielles, dont 15 de principe pour des tumeurs uniques classées T1N0M0 inférieures à 4cm. 15 patients ont eu une chirurgie conservatrice de nécessité (10 patients T1N0M0, 5 patients Toutes les tumeurs de moins de 4 cm en imagerie faisaient moins de 4 cm sur la pièce opératoire. Dans les stades T1N0M0, la prédiction du stade pathologique par l'imagerie pré-opératoire était juste 24 fois sur 25, avec 24 pT1N0M0 et 1 pT3aN0M0 sur l'histologie définitive. Les marges d'exérèse étaient négative pour 29 patients sur 30. Un patient de stade T2N0M+ (tumeur de 7,5cm) a eu une marge d'exérèse positive. 2 patients sur 30 ont eu une aggravation de leur fonction rénale, après une chirurgie sur rein unique. Tous les autres patients avaient une fonction rénale à 3 mois identique à leur fonction rénale pré-opératoire.
Pour les 24 patients pT1N0M0Conclusion : L'indication de la chirurgie conservatrice de principe pour les tumeurs rénales T1N0M0

Objective: To evaluate the risk of local recurrence and metastatic spread of renal cancer treated by conservative surgery with a minimum follow-up of 5 years.
Material and Methods: All patients operated for renal cancer by conservative surgery in our department between November 1989 and March 1997 were included in this retrospective study and were submitted to annual follow-up. These patients presented conventional indications (solitary T1N0M0 tumours Results: The minimum follow-up was 5 years (range: 63-143 months; median: 90 months). This series comprised 30 partial nephrectomies, 15 performed for solitary T1N0M0 tumours All tumours less than 4 cm on imaging were less than 4 cm on the operative specimen. In stage T1N0M0 tumours, the prediction of pathological stage by preoperative imaging was accurate in 24 out of 25 cases, with 24 pT1N0M0 and 1 pT3aN0M0 on final histology. The resection margins were negative in 29 out of 30 patients. One patient with a stage T2N0M+ tumour (7.5 cm in diameter) had a positive resection margin. Two out of 30 patients developed impaired renal function after surgery to a solitary kidney. Renal function at 3 months remained identical to preoperative renal function in all other patients.
For 24 patients with pT1N0M0 tumours Conclusion: The indication for conservative surgery for T1N0M0 renal tumours

Mots clés:
Rein / Tumeur / cancer du rein / Néphrectomie partielle / récidive.
Mots-clés:
Kidney / tumour / Renal cancer / Partial nephrectomy / recurrence.