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    Numéro 5- Volume 28- pp. 239-302 (Avril 2018)

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    • Dermato-urologie : les lésions des organes génitaux externes de l’homme à connaître par l’urologue

      Résumé

      L’objectif de cet article était de regrouper les dermatoses des organes génitaux externes de l’homme pouvant être rencontrées en consultation d’urologie, hors lésions précancéreuses et cancéreuses.

      Méthode

      Nous avons réalisé une mise au point en nous appuyant sur une recherche sur les bases de données Pubmed et EM-consult, en anglais ou en français, en utilisant les mots clés suivants : « male genital dermatoses », « male genital lesions », « balanitis », « balanoposthitis », « dermatoses des organes génitaux externes masculines », « lésions des organes génitaux externes de l’homme », « balanoposthites ».

      Résultats

      Les aspects morphologiques normaux, les balanoposthites aiguës (aspécifiques, infectieuses, allergiques, irritatives et traumatiques), les dermatoses systémiques pouvant se localiser aux organes génitaux externes et les dermatoses spécifiques des organes génitaux externes de l’homme ont été traitées.

      Conclusion

      Toute lésion suspecte et fixe doit mener à la réalisation d’une biopsie cutanée sans attendre.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Dermato-urologie : les lésions des organes génitaux externes de l’homme à connaître par l’urologue

      Summary

      This article aimed to gather male genital dermatoses that may lead to consult a urologist, except pre-neoplastic or neoplastic lesion.

      Method

      This review is based on a research on Pubmed and EM-consult database, in English and in French, using the following key terms “male genital dermatoses”, “male genital lesions”, “balanitis”, “balanoposthitis”, “dermatoses des organes génitaux externes masculines”, “lésions des organes génitaux externes de l’homme”, “balanoposthites”.

      Results

      It highlights normal morphological aspects, acute balanoposthitis (nonspecific, infectious, allergic, irritative and traumatic), common skin disease localized to male genital and male genital specific dermatoses.

      Conclusion

      Any suspicious, fixed, must lead to a skin biopsy.

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    • La protéine C-réactive à j4 postopératoire, un marqueur fiable du risque de complications après cystectomie

      Résumé
      Objectif

      Le dosage de la protéine C-réactive (CRP) à j4 postopératoire est recommandé en chirurgie digestive pour prédire le risque de complications. Le but de notre étude était d’analyser pour la première fois en urologie, la relation entre une CRP postopératoire élevée et l’existence de complications en postopératoire des cystectomies pour cancer.

      Patients et méthode

      Il s’agit d’une étude multicentrique, analysant de façon rétrospective les données cliniques et biologiques de 313 patients traités par cystectomie pour cancer entre janvier 2013 et juillet 2016. Les complications postopératoires et les différents facteurs de risques de complications ont été analysés pour valider l’utilité du dosage de la CRP en postopératoire.

      Résultats

      Trois cents treize (313) patients inclus, 278 (89 %) hommes, 35 (11 %) femmes (moyenne d’âge 68,1±9,2 ans). Parmi les patients, 57,5 % ont eu une dérivation urinaire par urétérostomie cutanée trans-iléale de type Bricker, 30,5 % par néovessie orthotopique et 11,5 % par urétérostomies cutanées. Nous avions 26,5 % de complications de grade≥2 selon la classification de Clavien–Dindo. Un tiers des complications postopératoires des cystectomies était d’ordre infectieux ou inflammatoire. Parmi les patients sans complication, 93,7 % avaient une CRP inférieure à 150mg/L à j4 postopératoire. En analyse multivariée, seul le taux de la CRP à j4 était prédictif du risque de complication (p <0,001). Une CRP>150mg/L à j4 postopératoire est fortement associée à un risque de complication postopératoire (OR=81,42 ; IC95 % [25,6–258,3] ; p <0,001). Ainsi la CRP à j4 est un marqueur fiable pour exclure l’existence de complications infectieuses avec une valeur prédictive négative de 0,94.

      Conclusions

      La CRP à j4 avec un seuil à 150mg/L permettrait de prédire de façon fiable le risque de complications postopératoires après cystectomie. Un monitorage de la CRP postopératoire pourrait aider à l’adaptation des protocoles de réhabilitation en postopératoire de cystectomie mais également à la prise en charge précoce de complications.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      La protéine C-réactive à j4 postopératoire, un marqueur fiable du risque de complications après cystectomie

      Summary
      Purpose

      Postoperative serum C-reactive protein (CRP) can be measured after major abdominal surgery to predict of complications at postoperative day (POD) 4. However, in urology, no studies have been conduced to analyze the role of CRP after radical cystectomy. The present study aims to analyze the relationship between a high postoperative level of CRP and the presence of complications after radical cystectomy for cancer.

      Materials and methods

      This multicenter retrospective study included 313 patients treated with radical cystectomy for cancer between January 2013 and July 2016. Among the patients, 57.5% of patients received urinary diversion using a Bricker ileal conduit, 30.5% an orthotropic ileal neobladder, and 11.5% had an ureterocutaneostomy.

      Results

      Three hundred and thirteen patients were included (mean age 68.1±9.2 years). Among the patients, 26.5% had grade≥2 complications, according to the Clavien–Dindo classification. In multivariate analysis, only CRP level at POD 4 predicted the risk of a complication (P <0.001). CRP>150mg/L at POD 4 was strongly associated with a risk of a postoperative complication after a cystectomy (OR=81.42, 95% CI [25.6–258.3], P <0.001). CRP assessed on POD4 was reliable at ruling out the existence of an infectious complications with a negative predictive value of 0.94. The main limitation of our study was it observational design.

      Conclusions

      CRP at POD4 with a threshold of 150mg/L would reliably predict the risk of postoperative complications after cystectomy. Monitoring postoperative CRP could help adapt rehabilitation protocols after radical cystectomy and also the early management of complications.

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    • Cryothérapie prostatique de rattrapage après échec de radiothérapie externe ou curiethérapie : morbidité et résultats oncologiques à moyen terme

      Résumé
      Objectif

      Étudier les résultats oncologiques et fonctionnels de la cryothérapie prostatique de rattrapage après échec de la radiothérapie externe et curiethérapie.

      Matériels et méthodes

      Inclusion rétrospective des patients entre janvier 2008 et avril 2016, dans 2 centres (Groupe hospitalier Paris Saint Joseph et Clinique Jule-Verne à Nantes) traités par cryothérapie totale de rattrapage (appareil de 3e génération). La survie sans récidive biologique (SSRB) a été calculée en utilisant les critères de Phoenix (PSA>nadir+2ng/mL). Les résultats fonctionnels ont été évalués cliniquement.

      Résultats

      Au total, 79 patients ont été évalués avec un suivi moyen de 39,4 mois. La SSRB à 5 ans était de 58,1 % (IC à 95 % [45,9–68,5]). La SSRB à 5 ans dans le groupe risque faible/intermédiaire était de 81,05 % (IC à 95 % [64,1–90,5]) versus 35,09 % (IC à 95 % [20,1–50,4]) dans le groupe d’Amico élevé (p <0,0001), 75,35 % (IC à 95 % [59,7–85,6]) pour le groupe Gleason<7 versus 32,31 % (IC à 95 % [16,5–49,2]) dans le groupe Gleason>7 (p =0,0002). En analyse univariée le score de gleason>7 (OR=6,9 ; p =0,002), l’atteinte péri-urétrale (OR=35,8 ; p <0,001) et le PSA nadir>1 (OR=25,8 ; p =0,0026) sont des facteurs de risques significatifs de récidive. En analyse multivariée seul le PSA nadir >1ng/mL (OR=12,9 ; p =0,042) et l’atteinte péri-urétrale (OR=21,6 ; p =0,0003) restent des facteurs de risque majeurs de récidive. Une incontinence urinaire a été trouvée chez 13 patients (16,46 %) nécessitant la pose de sphincter urinaire artificiel chez 3 patients (3,79 %). L’altération de la fonction érectile était présente chez 66 patients (83,5 %). Une fistule recto-urétrale a été observée chez 1 patient (1,27 %).

      Conclusion

      Il s’agit d’une technique fiable et reproductible avec des résultats oncologiques et fonctionnels encourageant en situation de rattrapage après échec de la radiothérapie et curiethérapie. L’étude des facteurs pronostiques permettront dans l’avenir de mieux sélectionner les patients éligibles pour cette technique.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Cryothérapie prostatique de rattrapage après échec de radiothérapie externe ou curiethérapie : morbidité et résultats oncologiques à moyen terme

      Summary
      Objective

      To study the oncologic and functional results of salvage cryotherapy after failure of external radiotherapy and brachytherapy.

      Materials and methods

      Patients treated by total salvage cryotherapy (3rd generation) in 2 centers (Groupe Hospitalier Saint-Joseph in Paris and Clinique Jule-Verne Nantes) in between January 2008 and April 2016 were included. The biochemical recurrence-free survival (BRFS) was calculated using the Phoenix criteria (PSA>nadir+2ng/mL). The functional results were assessed clinically.

      Results

      Ninety-seven patients with an average follow up of 39.4months were evaluated retrospectively. The 5-year biochemical recurrence-free survival (5y-BRFS) among all patients was 58.1% (IC à 95% [45.9–68.5]). Low and intermediate risk patients (d’Amico classification) were less prone to biochemical recurrence than high risk (81.05% (IC à 95% [64.1–90.5]) 5y-BRFS as opposed to 35.09% (IC à 95% [20.1–50.4]) respectively) (P <0.0001). As were patients with a Gleason score≤7 75.35% (IC à 95% [59.7–85.6]) compared to 32.31% (IC à 95% [16.5–49.2]) for higher Gleason (>7 scores [P =0.0002]). A Gleason score>7 (OR=6.9; P =0.002), PSA nadir>1ng/mL (OR=25.8; P =0.0026) and peri-urethral invasion (OR=35.8; P <0.001) were major risk factors for local recurrence in univariate analysis. In multivariate analysis, only PSA nadir>1ng/mL (OR=12.9; P =0.042) and peri-urethral invasion (OR=21.6; P =0.0003) remain major risk factors for recurrence. About 13 (16.46%) patients were incontinent of which 3 (3.79%) required placement of an artificial urinary sphincter. Erectile dysfunction was present in 66 (83.5%) patients. Recto-urethral fistula was uncommon in 1 patient (1.27%).

      Conclusion

      Salvage cryotherapy after failure of external radiotherapy and brachytherapy is a reliable and reproducible technique with promising oncological and functional results. Study of prognostic factors will help better select eligible patients in the future.

      Level of evidence

      4.

    • Editorial Board

      Prog Urol, 2018, 5, 28, i

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    • Ileal conduit vs orthotopic neobladder: Which one offers the best health-related quality of life in patients undergoing radical cystectomy? A systematic review of literature and meta-analysis

      Résumé
      Introduction

      La néo-vessie de substitution (NVS) et le Bricker (B) sont les techniques de dérivation urinaire (DU) les plus fréquemment utilisées après cystectomie radicale (CR) chez les patients atteints de cancer de la vessie. Jusqu’à présent, les données de la littérature sont discordantes en ce qui concerne la technique de DU offrant la meilleure qualité de vie (QdV).

      Objectif

      L’objectif était de comparer la QdV chez les patients opérés d’une NVS et B après RC, par le biais d’une revue systématique de la littérature avec méta-analyse.

      Matériel et méthodes

      Nous avons effectué une revue de la littérature dans les bases de données: PubMed, ScienceDirect, Cochrane Library et ClinicalTrials.Gov en septembre 2017 selon les recommandations du « Cochrane Handbook for Systematic Reviews of Interventions  » et « Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses  » (PRISMA). Les études ont été évaluées selonles critères « Oxford Centre for Evidence-Based Medicine  ». Les critères de jugement ont été les scores des sous-domaines du questionnaire « Bladder Cancer Index  » (BCI) : fonction urinaire (FU), gêne urinaire (GU), fonction digestive (FD), gêne digestive (GD), fonction sexuelle (FS) et gêne sexuelle (GS). Les variables continues ont été comparées en utilisant les différences pondérées des moyennes, avec des intervalles de confiance à 95 %. La présence de biais de publication a été examinée par les graphiques de type « funnel plots  ».

      Résultats

      Quatre études répondaient aux critères d’inclusion. Les résultats combinés ont démontré des meilleurs scores de FU et de GU chez les patients ayant eu un Bricker: les différences étaient de −18,17 (IC 95 % : −27,49, −8,84, p =0,0001) et −3,72 (IC 95 % : −6,66, −0,79, p =0,01) respectivement. Il n’y avait pas de différence significative en termes de FD et GD. La FS était significativement meilleure chez les patients NVS : la différence était de 12,7 (IC à 95 %, 6,32, 19,08, p <0,0001). Cependant, il n’y avait pas de différence significative en matière de GS.

      Conclusion

      Cette méta-analyse d’études non randomisées a démontré une meilleure QdV en termes des résultats fonctionnels urinaires chez les patients opérés d’un Bricker comparativement aux patients NVS.

      Ileal conduit vs orthotopic neobladder: Which one offers the best health-related quality of life in patients undergoing radical cystectomy? A systematic review of literature and meta-analysis

      Summary
      Introduction

      Orthotopic neobladder (ONB) and ileal conduit (IC) are the most commonly practiced techniques of urinary diversion (UD) after radical cystectomy (RC) in bladder cancer patients. Data in the literature is still discordant regarding which UD technique offers the best HR-QoL.

      Objective

      The objective was to compare HR-QoL in patients undergoing ONB and IC after RC, through a systematic review of the literature and meta-analysis.

      Material and methods

      We performed a literature search of PubMed, ScienceDirect, CochraneLibrary and ClinicalTrials.Gov in September 2017 according to the Cochrane Handbook and the Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyzes. The studies were evaluated according to the “Oxford Center for Evidence-Based Medicine” criteria. The outcome measures evaluated were subdomains’ scores of Bladder Cancer Index BCI: urinary function (UF), urinary bother (UB), bowel function (BF), bowel bother (BB), sexual function (SF) and sexual bother (SB). Continuous outcomes were compared using weighted means differences, with 95% confidence intervals. The presence of publication bias was examined by funnel plots.

      Results

      Four studies met the inclusion criteria. The pooled results demonstrated better UF and UB scores in IC patients: differences were −18.17 (95% CI: −27.49, −8.84, P =0.0001) and −3.72 (95% CI: −6.66, −0.79, P =0.01) respectively. There was no significant difference between IC and ONB patients in terms of BF and BB. SF was significantly better in ONB patients: the difference was 12.7 (95% CI, 6.32, 19.08, P <0.0001). However no significant difference was observed regarding SB.

      Conclusion

      This meta-analysis of non-randomized studies demonstrated a better HR-QoL in urinary outcomes in IC patients compared with ONB patients.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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