Traitement chirurgical d’un schwannome pudendal par voie laparoscopique
Objectifs.- Le schwannome est une tumeur bénigne rare de la gaine des nerfs périphériques dont le traitement repose sur une exérèse chirurgicale la plus complète possible. Généralement ce type de lésion est rencontré au niveau cervical, du médiastin ou des extrémités. Seuls 20 cas de schwannomes à localisation pelvienne ont été recensés dans la littérature. Dans la grande majorité des cas, leur traitement chirurgical a été réalisé par voie ouverte. Des cas de résection par voie transischiorectale, vaginale et transglutéale ont aussi été décrits, ainsi que deux cas de résection laparoscopique. Nous présentons ici sous forme de vidéo notre expérience de la résection complète de cette lésion par voie laparoscopique.
Méthodes.- Un homme de 34 ans a consulté en raison de douleurs périnéales droites et de fasciculations évoluant depuis dix ans. Une tumeur pelvienne bien circonscrite de 3.2×2.8×3.2cm a été mise en évidence et un traitement chirurgical a été proposé. Parmi les voies d’abord décrites dans la littérature, c’est l’abord laparoscopique qui a été retenu compte tenu de la taille de la lésion, de son caractère bien circonscrit et de la volonté de réaliser un traitement minimal-invasif. L’intervention a été réalisée sous contrôle électrophysiologique continu de l’intégrité du nerf pudendal sous-jacent à la tumeur.
Résultat.- Trois semaines après l’intervention, on note une nette régression des douleurs périnéales et une disparition complète des fasciculations. Les examens urologique et neurologique sont normaux. Les scores SHIM (Sexual Health Inventory for Men) et IPSS post-opératoires sont équivalents à ceux observés en pré-opératoire.
Conclusion.- La voie laparoscopique est une alternative possible aux autres voies d’abord précédemment décrites dans la littérature dans le traitement chirurgical des tumeurs bénignes pelviennes. Elle permet un abord minimal invasif, une meilleure visibilité des structures anatomiques que la voie ouverte, et raccourcit également la durée de la convalescence post-opératoire.