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Thé vert et cancer prostatique : l’épigallocatéchine-3-gallate (EGCG), un nouvel inhibiteur de la sphingosine kinase ?

Introduction : Les faibles taux d’incidence du cancer de prostate dans les pays asiatiques ont permis aux épidémiologistes de proposer le thé vert, et plus spécifiquement son composé actif l’EGCG, comme agent protecteur vis-à-vis de cette maladie . Nous présentons ici les résultats préliminaires de nos travaux in vitro et in vivo étudiant ses propriétés vis-à-vis de la sphingosine kinase (SK), une lipide kinase de nature oncogénique surexprimée dans de nombreuses tumeurs solides.

Matériel et méthode : In vitro : étude de la viabilité cellulaire (MTT) sur 2 populations cellulaires néoplasiques prostatiques d’origine humaine ( PC3 et PC3 surexprimant la SK) et dosage enzymatique de l’activité SK en réponse à l’EGCG. In vivo : xénogreffe par implantation orthotopique prostatique chez la souris Nude de cellules PC3 surexprimant la Green Fluorescent Protein (GFP), administration par voie orale d’EGCG durant 5 semaines, sacrifice et expertise par stéréomicroscopie numérisée de fluorescence.

Résultats : In vitro : (1) l’EGCG induit l’apoptose chez les PC3 (Fig.1), (2) la surexpression de la SK protège les PC3 de l’apoptose induite par l’EGCG (Fig.1), (3) l’activité enzymatique SK est inhibée par l’EGCG (Fig.2). Les études in vivo , cherchant à établir l’implication de la SK dans le rôle pro-apoptotique de l’EGCG, sont actuellement en cours de réalisation.

Conclusion : L’EGCG, constituant principal du thé vert, exerce une action proapoptotique qui semble être régulée par la SK, dans la lignée humaine prostatique PC3.

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