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Surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénalienne

Objectifs.– Évaluer les résultats de la surrénalectomie laparoscopique pour métastase surrénalienne.

Méthodes.– Les dossiers de l’ensemble des patients ayant eu une surrénalectomie laparoscopique pour métastases surrénaliennes entre juin 2006 et septembre 2012 ont été revus rétrospectivement. Les indications chirurgicales étaient toujours à visée curative incluant des métastases surrénaliennes uniques ou associées à d’autres localisations métastatiques pour lesquels un traitement visant un contrôle local pouvait être proposé. Les données recueillies comprenaient : les caractéristiques préopératoires des patients (âge, ASA,…), les caractéristiques de la tumeur primitive (localisation, anatomopathologie,…) de la localisation métastatique (taille, anatomopathologie, caractère synchrone/métachrone, autres localisations,…) et les données du suivi carcinologique (date de récidive, date de fin de suivi, cause du décès,…). Une analyse de survie a été réalisée par la méthode de Kaplan-Meier puis les groupes ont été comparés par un test de Log-rank.

Résultats.– Onze patients ont eu 12 surrénalectomies pour métastases sur la période d’étude. La tumeur primitive était un cancer du poumon dans 5 cas, un carcinome rénal dans 3 cas, un carcinome urothélial infiltrant dans 2 cas. La surrénalectomie bilatérale a été réalisée pour métastases d’un carcinome neuroendocrine. L’âge moyen des patients était de 62 ans (48–79). Il s’agissait de métastases surrénaliennes uniques dans 9 cas dont 3 ayant déjà été traités pour d’autres localisations métastatiques. Dans les 2 autres cas, il existait d’autres localisations métastatiques synchrones pour lesquelles un traitement local a été réalisé. Le taux de complications était faible (1 complication [8 %] : Clavien 2). Une conversion en chirurgie ouverte a été pratiquée en raison d’un saignement au niveau du pédicule rénal. Les pertes sanguines moyennes étaient de 177 mL (0–1600) et la durée opératoire de 170 minutes (90–300). Les marges chirurgicales étaient positives dans 2 cas (16,7 %). Après un suivi médian de 15 mois (4–61), 6 patients (54 %) étaient en vie sans signes de récidive, avec des médianes de survie spécifique et de survie sans récidive de 44 mois (6–60) et 54 mois (4–60) respectivement. Du fait du faible effectif, aucun facteur prédicitf de survie n’a pu être isolé.

Conclusion.– La surrénalectomie laparoscopique pour métastase peut être pratiquée avec un faible taux de marge positive et avec des résultats carcinologiques satisfaisants, comparables à ceux de la chirurgie ouverte.

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