Résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans le traitement des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique.
Objectifs. Évaluer les résultats de la stimulation du nerf tibial de type TENS dans les troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique réfractaires.
Méthodes. Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur tous les patients ayant des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique réfractaires aux traitements médicamenteux traités par stimulation transcutanée du nerf tibial de type TENS entre janvier 2009 et janvier 2013. À l’initiation du traitement, l’appareil était loué pour 8 semaines et une éducation par une infirmière spécialisée réalisée. Les patients étaient revus en consultation de neuro-urologie à 2 mois afin d’évaluer les résultats. Ils avaient systématiquement un bilan urodynamique et remplissaient un catalogue mictionnel de niveau 2 sur 3 jours avant l’initiation et dans la semaine précédant la consultation d’évaluation. Le critère de jugement principal était l’achat de l’appareil à 2 mois.
Résultats. Soixante-deux patients, 41 femmes et 21 hommes, d’âge moyen 58,33 ± 14,65 ans ont été traités. Les principales pathologies neurologiques étaient une sclérose en plaques dans 20,97 % des cas, une atrophie multisystématisée dans 12,90 % des cas, une maladie de Parkinson dans 11,29 % des cas et un rétrécissement du canal vertébral dans 9,68 % des cas. Les symptômes urinaires étaient des symptômes de la phase de remplissage dans 68,85 % des cas, de la phase mictionnelle dans 4,92 % des cas et des deux dans 26,23 % des cas. À 2 mois, l’appareil a été acheté par 37 patients (59,68 %). Il s’agissait de 59,46 % de ceux ayant des symptômes de la phase de remplissage, de 50,00 % de la phase mictionnelle et de 60,00 % des deux. Concernant les pathologies neurologiques, 54,55 % des patients sclérose en plaques ont acheté l’appareil, 85,71 % des atrophies multisystématisées, 42,86 % des maladies de Parkinson et 33,33 % des canaux vertébraux rétrécis.
Conclusion. Après la phase de location, 59,46 % des patients ayant des troubles vésico-sphinctériens d’origine neurologique ont acheté l’appareil afin de poursuivre ce traitement. Il s’agissait principalement de ceux ayant des symptômes de la phase de remplissage.