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Restauration des fonctions urinaires et sexuelles après injection bifocale de cellules hMADS dans un modèle animal reproduisant les séquelles de la prostatectomie radicale

Objectifs.– Évaluer la thérapie cellulaire bifocale par injection intracaverneuse et intra-sphinctérienne de cellules hMADS (human Mesenchymal Stem Cell) dans un modèle de lésion sphinctérienne urétrale et de dysfonction érectile chez le rat reproduisant les séquelles possibles de la prostatectomie radicale.

Méthodes.– Un modèle de séquelles post-prostatectomie radicale a été développé. Il consiste en une lésion par électrocoagulation du sphincter strié urétral et des pédicules neurovasculaires péniens. L’évaluation de la fonction sphinctérienne a été conduite par mesure du LPP rétrograde et la fonction érectile par mesure de la variation du flux doppler pénien avant/après injection d’apomorphine. Dans le groupe traité, 16 rats ont eu une injection de 2 millions de cellules hMADS dans le sphincter strié et de 1 millions de cellules hMADS dans le pénis immédiatement après la lésion. Dans le groupe témoin, une injection de sérum physiologique a été réalisée. Les fonctions sphinctériennes et sexuelles ont été évaluées sur chaque rat, avant la lésion, puis une semaine, 15 jours, 30, 60 et 90 jours plus tard. Les pénis et les sphincters ont été prélevés à J7 (n = 4) ou après le sacrifice de l’animal pour analyse immnuohistologique et biologie moléculaire (RT-PCR).

Résultats.– Une amélioration significative (p < 0,01) du LPPr (61 mmHg, 36,5 mmHg) et de la variation du flux doppler pénien (95,73 %, 3,15 %) a été constatée à partir du 60e jour dans le groupe traité par rapport au groupe témoin. Cette différence persistait au 3e mois. Des cas de transdifférentation des cellules hMADS en cellules musculaires et endothéliales ont été constatés par RT-PCR et immunohistologie mais de manière sporadique. La plupart des cellules avaient disparu à j7. Une augmentation persistante de la NOSe et de la NOSn a été notée dans le pénis mais pas dans le sphincter. Une régression de la fibrose a été constatée dans le sphincter strié urétral.

Conclusion.– La même source de cellules souches issue de tissu adipeux humain peut régénérer une lésion sphinctérienne ou des tissus caverneux chez le même animal et sans immunosuppression. Dans ce contexte extrême, les cellules hMADS ont une survie courte, elles semblent avoir mode d’action principalement paracrin et qui s’adapte à l’environnement.

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