Réponse immunitaire anti-virale spécifique après thérapie génique suicide néoadjuvante du cancer de la prostate (CaP)
Introduction : Le traitement neo-adjuvant du cancer de prostate à risque est susceptible d’améliorer les résultats d’un traitement local radical.
Matériel : Nous avons conduit, chez 8 patients présentant un CaP localisé à haut risque, un essai de phase I d’augmentation de dose par injection intraprostatique de 2.1010 à 2.1011 particules d’un adénovirus porteur de la thymidine kinase (Ad-HSV-tk), suivie de l’administration de ganciclovir pendant 14 jours, puis d’une prostatectomie radicale à j21.
Résultats : La toxicité a été minime chez tous les patients. Une infiltration dosedépendante de la pièce de prostatectomie par des lymphocytes T et B a été retrouvée chez tous les patients. 7 patients ont présenté un boost d’anticorps neutralisants anti-adénovirus. Les mêmes patients ont présenté, après stimulation in vitro de leurs lymphocytes périphériques par Ad-HSV-tk, une augmentation à la fois de la prolifération lymphocytaire et de la production d’Interferon-gamma.
Conclusion : La thérapie génique suicide neo-adjuvante à la prostatectomie radicale est un traitement applicable en hospitalisation de jour sans toxicité significative qui induit une stimulation de l’immunité à la fois humorale et cellulaire.