QUELLE PLACE POUR L’IRM DANS L’ENDOMETRIOSE URETERALE ?
Objectif: Evaluer la place de l’IRM pour le diagnostic del’endométriose urétérale et l’évaluation du retentissement sur le haut appareil urinaire.
Patients et Méthodes : 7 patientes suivies pour endométriose pelvienne et avec une suspicion d’endométriose urétérale ont été examinées par IRM. Des coupes axiales, coronales et sagittales en séquence pondérée FSET2, SET1 et SET1 avec une suppression de la graisse ont été systématiquement réalisées. Pour 4 patientes, une Uro-IRM a également été effectuée. Les résultats de l’IRM ont été corrélés avec ceux de la chirurgie, de l’anatomopathologie et des autres examens radiologiques (+/- échographie, TDM, UIV, pyélographie).
Résultats : Dans 6 cas, un nodule hypointense ponctué d’hyper signaux punctiformes était visible en séquence T2 et T1, proche de l’uretère pelvien, médian (n=4) ou accolé à l’uretère (n=2); dans 1 cas, seule une urétéro-hydronéphrose a pu être diagnostiquée. L’Uro-IRM a mis en évidence une dilatation unilatérale (n=3) ou bilatérale (n=1) des cavités pyélocalicielles. Les lésions associées du mur postérieur (ligaments utéro-sacrés, cloison rectovaginale) étaient présentes dans tous les cas. La chirurgie et l’anatomopathologie ont montré des nodules endométriosiques dans la zone péri-urétérale dans 5 cas (endométriose extrinsèque) et dans la paroi urétérale dans 2 cas (endométriose intrinsèque).
Conclusion : Cette série montre les performances de l’IRM pour la détection des lésions urétérales de l’endométriose et la caractérisation de leur nature intrinsèque ou extrinsèque qui conditionne le pronostic de cette maladie. L’IRM procure également des informations précises sur le degré de l’obstruction urétérale proprement dite et les répercussions de ces lésions endométriales sur le haut appareil urinaire. Pour ces raisons, l’IRM doit être aujourd’hui l’examen de choix pour le bilan diagnostique dans cette indication.