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Prise en charge et suivi en pratique quotidienne en France des cancers de la prostate à un stade avancé traités par injection semestrielle d’analogue de la LHRH

Objectifs.– L’objectif principal de cette étude était de recenser les mesures mises en œuvre par les urologues lors de l’instauration d’une forme semestrielle d’un analogue de la LHRH chez des patients atteints d’un CaP avancé.

Méthodes.– Une étude de cohorte transversale a été menée auprès d’urologues et de radiothérapeutes français pendant une période de 6 mois. Les participants ont complété un questionnaire dont les items (N = 15) concernaient notamment : la prise en charge de la primo-prescription d’une SA, les paramètres de surveillance prescrits, et les informations transmises aux patients.

Résultats.– Au total 637 patients ont été inclus avec un âge médian de 79 ans (51–98 ans), dont 204 (32,8 %) étaient métastatiques et 102 (16,2 %). L’ancienneté du dernier PSA effectué était ? 6 mois dans 578 cas (97,3 %) : le taux de PSA était > 10 ng/mL pour 345 (60,6 %) d’entre eux et < 4 ng/mL pour 122 (21,4 %). Le dosage de la testostérone totale était très peu pratiqué 26 (4 %). Les comorbidités associées comme l’hypertension artérielle (N = 351, 55,3 %) et l’hypercholestérolémie (N = 201, 31,8 %) ne constituaient pas un frein à l’initiation d’une SA, correspondant à une hormonothérapie seule (22,6 %) ou en association à des anti-androgènes (77,4 %). Des recommandations étaient adressées par courrier au médecin traitant dans 48,1 % (N = 194) des cas. Conformément aux recommandations de l’AFU, une glycémie à jeun avait été demandée dans 265 cas (42,2 %), un bilan lipidique dans 224 cas (35,2 %), une NFS dans 130 cas (20,8 %), et une ostéodensitomètrie dans 63 cas (10,1 %). Les conseils délivrés aux patients concernaient les règles hygiéno-diététiques (N = 351, 58,2 %) avec notamment : le suivi d’un régime alimentaire, la pratique d’une activité physique, et l’arrêt du tabac. Les risques potentiels d’EI évoqués concernaient principalement les bouffées de chaleur N = 604 (94,8 %), la fatigue N = 457 (71,7 %), et la prise de poids N = 409 (64,2 %).

Conclusion.– L’initiation d’une SA au long cours pour traiter le CaP est susceptible de susciter certains EI dont le patient doit être prévenu. Au regard des ces résultats, il semble que les modalités d’information et de surveillance de la SA étaient insuffisantes en pratique quotidienne, notamment sur le plan cardiovasculaire.

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