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Prévalence urogénitale des différents papillomavirus humains dans le cancer de la prostate, l’hyperplasie bénigne de la prostate et l’inflammation chronique prostatique

Objectifs.– Le cancer de la prostate et l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) sont deux enjeux de santé publique. Ils n’ont pas de prévention primaire. L’anatomopathologie trouve dans plus de 50 % des cas une inflammation chronique prostatique non bactérienne. L’intérêt pour les infections virales chroniques urogénitales grandit, notamment pour les papillomavirus humains (HPV) pour lesquels une vaccination est disponible. L’infection chronique à HPV est à l’origine de tumeurs bénignes (condylomes) et malignes (cancers du col). Des études ont recherché un lien entre HPV et cancer de la prostate ou HBP, mais pas avec l’inflammation chronique. Elles ont souvent opposé le rôle oncogène probable des HPV dans le cancer prostatique à leur supposée innocuité dans l’HBP, en se limitant à l’étude des HPV 16 et 18. L’objectif est de mesurer la prévalence urogénitale des HPV et de rechercher un lien avec les pathologies prostatiques et l’inflammation chronique.

Méthodes.– La méthodologie initiale prévoit l’inclusion prospective de 100 patients opérés d’un cancer de la prostate ou d’une HBP n’ayant pas eu d’infection symptomatique à HPV. Six prélèvements par patient ont été réalisés (urétral, urines, prostate) pour rechercher l’ADN des HPV par PCR en temps réel. En cas de positivité, les HPV étaient génotypés par hybridation inverse (INNO-LiPA HPV Genotyping Extra, Innogenetics) identifiant 28 HPV dont 18 à haut risque oncogène. En cas d’échec, un séquençage d’une portion du gène de la capside a été réalisé à l’aide des amorces consensus MY09/MY11. Nous présentons ici les résultats intermédiaires.

Résultats.– Les résultats préliminaires sur les 20 premiers patients ne retrouvent qu’un seul patient ayant un papillomavirus au niveau urétral. Il s’agit d’un patient de 70 ans opéré d’une HBP n’ayant pas d’antécédent de maladie sexuellement transmissible. Aucun papillomavirus n’a été retrouvé au niveau du tissu prostatique ni dans les urines, et l’analyse anatomopathologique des pièces opératoires ne retrouve pas de koïlocyte. Par contre, la prévalence de l’inflammation chronique prostatique est pour l’instant de 45 %.

Conclusion.– L’incidence de l’HPV dans les pathologies prostatiques semblent assez faible pour penser à l’absence d’implication de ce germe dans la physiopathologie.

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