Prédiction de l’évolution d’un syndrome de la jonction pyélo-urétérale du nouveau né par analyse de la protéomique urinaire
Introduction : Le syndrome de la Jonction Pyélo-Urétérale (JPU) de diagnostic anténatal (DAN) pose le problème de sa prise en charge, à savoir quels cas et quand faut-il opérer ? Ce suivi entraîne le plus fréquemment la répétition de nombreux examens invasifs.
Objectifs : 1) L’analyse du protéome urinaire du nouveau né permet-elle de prédire l’évolution d’une JPU de DAN ? 2) Identifier des marqueurs protéiques discriminants
Matériel et Méthode : 75 nouveaux nés ont été inclus, répartis en 3 groupes ; non chirurgical (A), chirurgical (B) et intermédiaire (C). Un profil protéique de référence pour les groupes A et B a été établi par électrophorèse capillaire couplée à la spectrométrie de masse (EC-MS). Les échantillons urinaire précoces du groupe C ont été classés en aveugle et corrélés à l’évolution clinique (chirurgie ou non) avec un recul supérieur à 1 an.
Résultats : 1) L’EC-MS permet par l’étude de plus de 2500 polypeptides d’établir des profils de références. L’analyse de 52 polypeptides distincts discriminants a permis de classer de manière prédictive (sensibilité et une spécificité de 100%) les patients du groupe C en groupe A ou B. 2) L’analyse par Spectrométrie de Masse en tandem (MALDI-TOFTOF) a permis l’identification de protéines urinaires discriminantes.
Conclusion : Cette étude montre que les profils polypeptidiques urinaires analysés par EC-MS permettent à partir d’un simple échantillon urinaire précoce de diagnostiquer la sévérité d’une JPU et de prédire l’évolution clinique.